Vue lecture

BMW creuse l’écart avec Mercedes aux États-Unis

BMW renforce son avance sur Mercedes aux États-Unis au premier semestre 2026 grâce à une hausse de ses ventes et une gamme diversifiée.

Au premier semestre 2026, BMW confirme son statut de leader du segment premium sur le marché automobile américain. Le constructeur bavarois enregistre une nouvelle progression de ses ventes et accentue son avance sur Mercedes-Benz, son principal concurrent historique. Les chiffres publiés pour les six premiers mois de l’année illustrent une dynamique favorable pour la marque de Munich, qui profite d’une gamme de véhicules diversifiée et d’une stratégie multi-énergies, tandis que son rival allemand traverse une période plus délicate marquée par plusieurs transitions dans son catalogue.

Selon les données communiquées, BMW a livré 186 944 véhicules sous sa marque principale aux États-Unis entre janvier et juin 2026. Ce volume représente une progression de 4,7 % par rapport à la même période de l’année précédente. Dans le même temps, Mercedes-Benz USA a enregistré 145 000 livraisons de voitures particulières, soit une baisse de 3,5 % sur un an. En ajoutant les véhicules utilitaires, le constructeur de Stuttgart totalise 160 700 unités, un niveau qui reste inférieur aux performances de BMW sur ce marché stratégique.

Ces résultats confirment une tendance déjà observée ces dernières années : la marque bavaroise conserve son leadership commercial sur le marché américain des véhicules premium, tandis que Mercedes-Benz doit composer avec un contexte moins favorable.

BMW s’appuie sur une gamme diversifiée

Le deuxième trimestre 2026 a encore renforcé cette dynamique positive pour BMW. Sur cette seule période, le constructeur a livré 102 713 véhicules aux clients américains, affichant une progression de 13 % par rapport à la période de référence mentionnée dans les données communiquées.

L’un des principaux enseignements de ce bilan commercial réside dans la diversité des motorisations proposées par BMW. Le texte met en avant une stratégie dite « multi-énergies », qui combine véhicules à moteur thermique, modèles hybrides et voitures électriques. Cette approche aurait permis au constructeur de limiter l’impact des fluctuations du marché en répartissant les ventes sur plusieurs technologies.

Contrairement à la tendance actuelle dominée par les SUV, c’est la BMW Série 3 qui s’impose comme le modèle le plus vendu de la marque au cours du premier semestre ainsi que du deuxième trimestre. La berline totalise 18 731 immatriculations, soit une progression de 32,3 % par rapport au premier semestre 2025.

D’autres modèles enregistrent également une évolution positive. Le roadster BMW Z4 voit ses ventes progresser avec 1 577 exemplaires écoulés contre 1 067 un an plus tôt. Malgré cette hausse, son volume reste limité. Du côté des SUV et des crossovers, seul le BMW X2 affiche une amélioration notable, même si le texte précise que ses volumes demeurent relativement modestes.

L’ensemble de ces résultats permet au constructeur de maintenir une croissance globale malgré certaines contre-performances enregistrées sur des modèles spécifiques.

Mercedes-Benz confronté à une période de transition

Face à BMW, Mercedes-Benz connaît un premier semestre plus difficile. Les ventes de voitures particulières reculent de 3,5 % sur les six premiers mois de l’année et de 3,7 % au deuxième trimestre.

Certains modèles enregistrent pourtant des performances solides. Le SUV GLE affiche une progression proche de 30 %, tandis que le GLC progresse d’environ 40 %. La gamme Maybach connaît également une hausse de près de 25 %. Toutefois, ces résultats ne suffisent pas à compenser les difficultés rencontrées sur d’autres segments du catalogue.

Le texte souligne notamment que les berlines et les véhicules électriques ont été confrontés à des conditions de marché moins favorables, ce qui a pesé sur le résultat global de la marque.

Plusieurs facteurs sont avancés pour expliquer cette situation. Mercedes-Benz serait actuellement engagé dans une importante phase de renouvellement de sa gamme. Les futurs restylages de nombreux modèles seraient déjà connus du public, ce qui pourrait avoir conduit une partie des clients à reporter leur achat dans l’attente des nouvelles versions.

Parallèlement, le constructeur poursuit le lancement de plusieurs nouveautés, parmi lesquelles les GLE et GLS restylés, un nouveau GLC intégrant la technologie EQ ainsi qu’une Classe S modernisée. Le texte évoque également une disponibilité insuffisante du nouveau CLA au sein du réseau de distribution.

Une seconde partie d’année sous surveillance

Le manque d’inventaire sur certains modèles stratégiques est présenté comme un élément susceptible d’avoir limité les ventes de Mercedes-Benz durant une période traditionnellement favorable aux achats de véhicules neufs. Selon le texte, cette situation aurait privé les concessionnaires de modèles compétitifs alors que la demande restait soutenue.

À l’inverse, BMW semble avoir mieux traversé cette période grâce à la diversité de son offre. La seule véritable baisse notable concerne le SUV électrique BMW iX, dont les ventes ont reculé de 46,8 % au deuxième trimestre. Cette contre-performance a toutefois été compensée par les bons résultats des véhicules thermiques et hybrides du constructeur.

Les chiffres du premier semestre montrent ainsi que la stratégie de BMW repose sur un portefeuille équilibré, capable d’absorber les variations de la demande selon les segments et les motorisations. Berlines, SUV, roadsters, modèles hybrides et véhicules à moteur thermique contribuent à maintenir un niveau de ventes élevé sur le marché américain.

De son côté, Mercedes-Benz affiche un discours plus optimiste pour la seconde moitié de l’année 2026. Le constructeur estime que son retard commercial est principalement lié à une période de transition dans le renouvellement de sa gamme plutôt qu’à une faiblesse durable de la marque. Les prochains lancements et la montée en disponibilité des nouveaux modèles seront donc déterminants pour mesurer la capacité de Mercedes-Benz à réduire l’écart qui le sépare actuellement de BMW sur le marché américain.

Notre avis, par leblogauto.com

Les chiffres du premier semestre 2026 confirment l’avance de BMW sur Mercedes-Benz aux États-Unis. La diversité de la gamme et des motorisations semble avoir permis au constructeur bavarois de maintenir une croissance malgré le recul du SUV électrique iX. À l’inverse, Mercedes-Benz traverse une phase de transition marquée par le renouvellement de plusieurs modèles et des disponibilités limitées dans son réseau. Les prochains mois permettront d’évaluer si ces difficultés étaient effectivement temporaires.

Crédit illustration : BMW.

L’article BMW creuse l’écart avec Mercedes aux États-Unis est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

Rivian R2 : un mode Launch bientôt disponible

Le Rivian R2 recevra bientôt un mode Launch via une mise à jour logicielle, avec des performances d’accélération supérieures aux chiffres annoncés.

Le Rivian R2 poursuit son évolution quelques semaines seulement après le début de sa commercialisation. Le constructeur américain prépare une nouvelle mise à jour logicielle qui apportera plusieurs fonctionnalités attendues, dont un mode Launch destiné à améliorer les performances du crossover électrique. Selon les informations communiquées par Rivian, cette évolution concernera le R2 Performance et permettra d’exploiter davantage les capacités de sa motorisation électrique.

Cette nouveauté intervient alors que les premières livraisons du Rivian R2 ont débuté en juin. Si le SUV électrique dispose déjà d’améliorations matérielles par rapport à certains modèles de la gamme, plusieurs fonctionnalités logicielles restent encore absentes. Rivian poursuit ainsi le développement de son véhicule grâce à des mises à jour over-the-air, une stratégie qui permet d’ajouter de nouvelles fonctions sans intervention en atelier.

Les premiers essais réalisés avec le futur mode Launch montrent également des performances supérieures aux chiffres officiellement annoncés par le constructeur, ce qui suscite un intérêt particulier autour de cette prochaine évolution logicielle.

Une mise à jour logicielle axée sur les performances

Depuis le lancement commercial du Rivian R2, le constructeur enrichit progressivement les équipements disponibles grâce à des mises à jour logicielles. Le prochain déploiement devrait notamment introduire un mode Launch, une fonction particulièrement attendue sur la version Performance du crossover électrique.

La confirmation est venue de Wassym Bensaid, responsable des logiciels chez Rivian, qui a indiqué que cette fonctionnalité était désormais en phase de validation avant son déploiement auprès des clients. Une vidéo diffusée par le dirigeant montre un Rivian R2 effectuant un départ arrêté sur une piste d’essai, illustrant les gains de performances obtenus grâce à ce nouveau mode de conduite.

Le mode Launch permet généralement d’optimiser la gestion de la puissance, de la transmission et de la motricité afin d’obtenir la meilleure accélération possible lors d’un départ arrêté. Sur un véhicule électrique, cette fonction exploite instantanément le couple disponible des moteurs afin de maximiser les performances.

Les premiers exemplaires du Rivian R2 Performance équipés du Launch Package sont livrés aux clients depuis le mois de juin. Les numéros de série désormais attribués dépasseraient les 2 000 unités, un élément qui laisserait penser que la montée en cadence de la production suit les objectifs du constructeur. Le texte évoque toutefois des témoignages suggérant une interruption temporaire des livraisons avant une reprise récente des attributions de VIN.

Des performances meilleures que les chiffres annoncés

L’un des principaux enseignements de cette démonstration concerne les performances mesurées avec le futur mode Launch. Rivian annonçait jusqu’à présent un temps de 3,6 secondes pour réaliser le 0 à 60 mph, soit environ 97 km/h.

Or, la vidéo publiée montre un Rivian R2 Performance capable d’effectuer cet exercice en 3,45 secondes. Si ces résultats sont confirmés sur les véhicules de série après le déploiement de la mise à jour, ils permettraient au crossover électrique de faire mieux que les performances initialement communiquées par le constructeur.

La démonstration révèle également d’autres données d’accélération. Le Rivian R2 atteint 100 mph, soit environ 161 km/h, en 6,99 secondes. Le quart de mile est parcouru en 11,31 secondes. Ces chiffres mettent en avant le potentiel de la motorisation électrique du modèle Performance lorsque le mode Launch est activé.

Le fait que cette fonctionnalité arrive seulement quelques semaines après le début des livraisons constitue également une évolution notable. Rivian rappelle que les premiers R1S et R1T Quad Motor n’avaient bénéficié d’un mode de lancement qu’en 2024, soit environ trois ans après les premières livraisons. Une fonction similaire destinée aux versions R1 Dual-Motor Performance avait ensuite été introduite en février.

Avec le R2 Performance, le constructeur accélère donc le calendrier de déploiement de cette technologie, qui pourrait être disponible avant la fin du mois de juillet selon les informations présentées.

D’autres fonctionnalités sont encore attendues

Malgré cette évolution, le Rivian R2 ne dispose pas encore de toutes les fonctions présentes sur les modèles R1. Plusieurs équipements logiciels restent absents au lancement du véhicule.

Le constructeur prévoit notamment d’ajouter Rivian Assistant, Climate Hold, Pet Mode, Google Cast, Vehicle Hotspot ainsi que la Gear Guard Suite au fil des prochaines mises à jour. Rivian avait déjà indiqué que ces fonctionnalités seraient progressivement intégrées afin d’enrichir l’expérience utilisateur.

Le responsable des logiciels a également précisé que le mode Animal avait déjà franchi les étapes de validation qualité. Celui-ci devrait donc accompagner le mode Launch lors d’une prochaine mise à jour logicielle.

La future version 2026.24 constituera la deuxième mise à jour over-the-air du Rivian R2. La précédente, déployée sous la référence 2026.20, avait principalement corrigé différents bugs sans détailler leur nature. La prochaine évolution apportera également de nouvelles fonctions liées à la gestion du climat ainsi qu’une intégration plus poussée d’ABRP, le planificateur d’itinéraire utilisé par les véhicules Rivian. Le constructeur n’a toutefois pas précisé ce que recouvrira exactement cette évolution.

Grâce à cette stratégie de développement logiciel, Rivian continue d’améliorer les performances, les fonctionnalités embarquées et l’expérience de conduite de son crossover électrique sans modifier son architecture matérielle. Le R2 poursuit ainsi son enrichissement fonctionnel au rythme des mises à jour à distance, une approche désormais largement adoptée sur le marché des véhicules électriques.

Notre avis, par leblogauto.com

L’arrivée rapide du mode Launch montre que Rivian poursuit activement le développement logiciel du R2 après le début de sa commercialisation. Les performances observées lors de la démonstration sont supérieures aux chiffres annoncés, même si elles devront être confirmées sur les véhicules clients. Le constructeur semble également accélérer le déploiement de nouvelles fonctionnalités par rapport aux précédents modèles de sa gamme. Cette stratégie illustre l’importance croissante des mises à jour over-the-air dans l’évolution des véhicules électriques.

Crédit illustration : Rivian.

L’article Rivian R2 : un mode Launch bientôt disponible est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

BMW X5 M G95 : un V8 48V de 618 ch en préparation

Le futur BMW X5 M G95 miserait sur un V8 biturbo 48V de 618 ch plutôt qu’un hybride rechargeable, selon des informations non confirmées.

Le futur BMW X5 M G95 pourrait marquer une évolution importante dans la stratégie de BMW M pour ses SUV sportifs. Selon des informations relayées par BMWBlog, le constructeur allemand préparerait une nouvelle génération de son modèle hautes performances équipée d’un moteur V8 biturbo S68 développant 618 ch, associé à une assistance électrique légère de 48 volts. Si cette information venait à être confirmée, le gain de puissance serait symbolique par rapport aux 617 ch du modèle actuel, mais il traduirait surtout un choix technique différent de celui adopté sur d’autres modèles de la gamme.

À ce stade, BMW n’a ni confirmé ni démenti ces informations. Elles doivent donc être considérées comme des rumeurs. Néanmoins, cette orientation laisserait penser que le constructeur privilégierait une hybridation légère plutôt qu’une motorisation hybride rechargeable pour son futur SUV sportif, un choix qui pourrait répondre à des objectifs de performances, de poids et d’efficience.

Un V8 biturbo épaulé par une hybridation légère

Toujours selon les informations publiées, le BMW X5 M G95 conserverait le moteur V8 biturbo S68, désormais associé à une technologie 48 volts. Cette architecture permettrait notamment d’intégrer un démarreur-générateur capable d’apporter une assistance au couple à bas régime. Si la contribution électrique reste limitée, elle pourrait améliorer les accélérations, les reprises ainsi que le fonctionnement du système Stop & Start.

L’hybridation légère offrirait également des bénéfices en matière de consommation de carburant et de réduction des émissions polluantes, tout en évitant la complexité et la masse supplémentaire d’une batterie de grande capacité propre à un système hybride rechargeable. Cette approche représenterait ainsi un changement de stratégie par rapport aux BMW M5 et XM, qui reposent sur une motorisation hybride rechargeable pour atteindre leurs performances.

Le choix d’un système 48 volts pourrait également permettre au futur X5 M de préserver un comportement dynamique plus proche de celui attendu par les amateurs de SUV sportifs à moteur thermique. Le texte source souligne que cette décision constituerait un « pivot tactique » pour le modèle, en privilégiant une solution plus légère tout en maintenant les performances du V8.

BMW séparerait davantage ses offres thermiques et électriques

Selon les éléments évoqués, BMW poursuivrait parallèlement le développement d’une version entièrement électrique de son SUV sportif. Le constructeur travaillerait notamment sur un futur iX5 M, qui pourrait reprendre une architecture à quatre moteurs électriques déjà évoquée pour les futurs iX3 M et iM3.

Cette stratégie permettrait de distinguer clairement les modèles thermiques et les versions électriques. D’un côté, le X5 M G95 conserverait le caractère du moteur V8 S68, notamment sa sonorité et son architecture mécanique. De l’autre, les futurs modèles électriques viseraient des niveaux de puissance nettement supérieurs grâce à leur transmission intégralement électrique.

Les projections officielles mentionnées dans le texte indiquent qu’une version iX5 M70 xDrive entrerait en production à partir de septembre 2027 avec un objectif d’au moins 650 ch sans émissions à l’échappement. L’iX5 M arriverait ensuite, potentiellement comme modèle 2028. Les estimations citées avancent que les futurs iX3 M et iM3 pourraient dépasser les 800 ch, même si ces chiffres restent présentés comme des hypothèses.

Une adaptation du V8 aux nouvelles normes

Le moteur S68 aurait déjà été modifié afin de satisfaire aux exigences de la future norme Euro 7. Le texte évoque également la possibilité que le X5 M bénéficie de la technologie BMW M Ignite, récemment introduite sur le moteur six cylindres en ligne S58 des BMW M2, M3 et M4.

Ce système repose sur un allumage à préchambre destiné à améliorer les performances tout en répondant aux contraintes réglementaires. Toutefois, son adaptation au V8 S68 reste incertaine. Le texte explique que l’architecture dite « hot-vee », dans laquelle les turbocompresseurs prennent place entre les deux rangées de cylindres, compliquerait fortement l’intégration des composants nécessaires à cette technologie.

Le constructeur aurait déjà réduit la puissance intrinsèque du moteur S68 afin de répondre aux objectifs liés aux émissions et à la consommation. Sur la BMW M5 hybride rechargeable, cette baisse est compensée par un moteur électrique plus puissant. Dans le cas du futur X5 M, BMW privilégierait au contraire une assistance électrique légère, sans recourir à une batterie rechargeable de grande capacité.

À travers cette orientation, le constructeur semble vouloir proposer une offre distincte entre les modèles thermiques performants et les futurs SUV électriques de la division M. En attendant une confirmation officielle, ces informations dessinent les grandes lignes d’une évolution technique qui conserverait le V8 biturbo au cœur du BMW X5 M, tout en intégrant une hybridation légère adaptée aux nouvelles exigences environnementales.

Notre avis, par leblogauto.com

Les informations disponibles reposent à ce stade sur des rumeurs et n’ont pas été confirmées par BMW. Si elles se vérifient, le choix d’une hybridation légère de 48 volts distinguerait le futur X5 M des modèles hybrides rechargeables déjà commercialisés par la marque. Cette stratégie irait de pair avec le développement annoncé de versions entièrement électriques destinées à compléter la gamme des SUV sportifs. Il faudra toutefois attendre les annonces officielles du constructeur pour confirmer les caractéristiques techniques définitives du BMW X5 M G95.

Crédit illustration : BMW.

L’article BMW X5 M G95 : un V8 48V de 618 ch en préparation est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

Volkswagen sabre ses modèles et ses options

Volkswagen prépare une vaste restructuration avec moins de modèles, moins d’options et une baisse des capacités de production.

Le groupe Volkswagen prépare une profonde transformation de son organisation afin de répondre aux difficultés auxquelles il est confronté sur plusieurs marchés automobiles. Le constructeur allemand envisage de réduire de moitié sa gamme de modèles, de simplifier fortement les configurations proposées aux clients et de diminuer sa capacité de production. Cette réorganisation, évoquée lors d’une réunion du conseil de surveillance, pourrait également avoir des conséquences importantes sur l’emploi et l’outil industriel, même si plusieurs points restent encore en discussion et n’ont pas été officiellement confirmés.

Une réduction majeure de la gamme et des configurations

Face à une concurrence de plus en plus forte, notamment de la part des constructeurs chinois, Volkswagen estime qu’une réduction de ses coûts et une simplification de son portefeuille de véhicules sont devenues indispensables. Le groupe prévoit ainsi de diminuer de 50 % sa gamme de modèles afin de concentrer ses investissements et ses ressources sur les segments de marché jugés les plus attractifs.

Le constructeur dispose actuellement d’environ 150 lignes de modèles réparties entre ses différentes marques, parmi lesquelles Audi, Bentley, Cupra, Lamborghini, Porsche, Seat, Skoda et Volkswagen Véhicules Utilitaires. À ce stade, aucun détail n’a été communiqué concernant les modèles concernés par cette réduction, ni sur les marques qui seront les plus affectées. Le calendrier de mise en œuvre n’a pas non plus été précisé, laissant entendre une évolution progressive de cette stratégie.

En parallèle, le groupe souhaite simplifier de manière significative les possibilités de configuration de ses véhicules. Les nombreuses combinaisons d’options proposées par les différentes marques sont considérées comme une source importante de complexité industrielle et de coûts de production. Le projet prévoit ainsi une réduction pouvant atteindre 75 % des options de configuration afin de rationaliser la fabrication, d’améliorer l’efficacité des chaînes d’assemblage et de réduire les dépenses opérationnelles.

Une capacité de production revue à la baisse

Cette restructuration ne concerne pas uniquement la gamme de véhicules. Volkswagen prévoit également de réduire sa capacité de production mondiale. Celle-ci passerait d’environ 10 millions de véhicules actuellement à près de 9 millions d’unités. Avant la pandémie, le groupe produisait jusqu’à 12 millions de véhicules, ce qui montre que cette nouvelle baisse s’inscrit dans une tendance engagée depuis plusieurs années.

Selon les informations rapportées par des sources industrielles, les réductions de capacité concerneraient principalement les sites de production situés en Europe et en Chine. Plusieurs usines allemandes seraient potentiellement concernées par des fermetures. Les sites de Hanovre, Emden, Zwickau ainsi que l’usine Audi de Neckarsulm sont évoqués parmi les installations susceptibles d’être touchées.

Toutefois, aucune fermeture d’usine n’a été officiellement annoncée à l’issue de la réunion du conseil de surveillance. La communication du groupe ne confirme ni arrêt de production sur ces sites ni calendrier précis. Les négociations semblent toujours en cours entre les différentes parties prenantes du constructeur automobile.

L’emploi au cœur des négociations

Au-delà des évolutions industrielles, la restructuration pourrait avoir un impact majeur sur l’emploi. Selon des sources du secteur, les besoins de réduction des effectifs auraient fortement augmenté par rapport aux projets évoqués en 2022. Alors que l’ancien dirigeant Herbert Diess souhaitait supprimer 50 000 postes avant son départ, les estimations actuelles évoquent jusqu’à 100 000 suppressions d’emplois à l’horizon 2035.

Pour l’heure, cette hypothèse n’a pas été validée officiellement par Volkswagen. Le groupe s’est limité à annoncer les grandes orientations de son plan sans confirmer les rumeurs concernant les fermetures de sites ou les réductions d’effectifs. Les discussions entre les différents acteurs du groupe restent ouvertes.

Le contexte de gouvernance rend les arbitrages particulièrement complexes. D’un côté, les familles Piech et Porsche, qui contrôlent les droits de vote via Porsche SE, sont présentées comme favorables à une amélioration rapide de la rentabilité du groupe. De l’autre, les puissants syndicats allemands, notamment IG Metall, ainsi que l’État de Basse-Saxe, également actionnaire de Volkswagen, défendent le maintien de l’emploi et des capacités industrielles.

L’issue de cette vaste restructuration dépendra donc des négociations entre ces différents acteurs. Les décisions qui seront prises dans les prochains mois pourraient redéfinir durablement la stratégie industrielle du groupe Volkswagen, sa gamme de véhicules, son organisation de production ainsi que son positionnement face à une concurrence internationale toujours plus intense.

Notre avis, par leblogauto.com

Le projet présenté marque une évolution stratégique majeure pour Volkswagen, avec une volonté affichée de simplifier sa gamme et son organisation industrielle. À ce stade, plusieurs éléments importants, notamment les fermetures d’usines et les suppressions d’emplois, restent toutefois au stade des discussions ou des informations issues de sources industrielles. Les annonces officielles se concentrent principalement sur la réduction de la gamme, des options de configuration et de la capacité de production. Les prochaines négociations seront déterminantes pour mesurer l’ampleur réelle de cette restructuration.

Crédit illustration : LeblogAuto.com.

L’article Volkswagen sabre ses modèles et ses options est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  
❌