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Essai Toyota Hilux de 204 ch

Nul besoin d’être spécialiste du 4X4 pour reconnaitre l’une de ses icônes. Un pickup badgé Toyota dans notre coin du globe, il s’agit forcément d’un Hilux. Depuis 1968, il sévit littéralement aux quatre coins du monde. 27 millions d’unités plus tard, Toyota sort une nouvelle génération de ce modèle légendaire. Nous l’avons essayé dans l’un des meilleurs domaines tout-terrain du monde, celui du Château Lastours.

Un style résolument moderne

8 générations de Toyota Hilux se succèdent depuis 80 ans. Son histoire a commencé en France avec la 4ème, commercialisée sur notre territoire en 1983. Plus de 80 000 unités de ce modèle ont été écoulées sur notre marché national. Si l’on se réfère aux chiffres de l’année dernière, il reste d’ailleurs leader de son segment devant le Ford Ranger et l’Isuzu D-Max. Autant vous le dire tout de suite, il n’a, au premier regard, plus rien du modèle relativement rustique des premières générations.

Autant on associe certaines anciennes générations à des théâtres d’opérations dans différents lieux troublés de la planète, autant on a du mal à imaginer le modèle 2026 prendre le risque d’abimer sa carrosserie léchée au fin fond du Sahara. Cela ne veut pas dire pour autant qu’il n’en serait pas capable. Force est de reconnaitre qu’il a des airs de 4X4 très moderne, à l’instar de ses feux effilés full LED. Son bouclier n’a rien à envier à celui d’un RAV4. Malgré ses airs de Transformers des champs, il faut tout de même reconnaitre qu’on aura toujours beaucoup de mal à décerner un prix d’élégance à un pick-up. Mais dans son genre, l’Hilux 2026 apparait très nettement comme le plus moderne du marché.

Un habitacle et des équipements de SUV

À bord, on retrouve des touches du Land Cruiser. Ainsi, on navigue dans une atmosphère en réalité assez proche de celle d’un SUV moderne. Simplement, Toyota épargne la planche de bord et les contre-portes de revêtements moussés, à l’exception des repose-coudes. Les professionnels apprécieront. Pour le reste, on trouve aussi des équipements pour faciliter la vie de l’artisan en itinérance. Un large écran de 12 pouces hyperconnecté embarque tout ce qu’il faut pour égayer le voyage. Comme il s’agit tout de même d’un grand véhicule, il dispose d’un système multi-caméras pour mieux voir notamment où l’on place les roues avec la fonction « capot transparent » si l’on peut dire.

Toyota a la bonne idée de continuer de garder pas mal de commandes et boutons physiques pour actionner les différentes fonctions de confort. Encore une fois, on se sent plus dans un SUV familial que dans un utilitaire. On a droit également à quelques ADAS bienvenus qui rendent les longues liaisons plus simples. Enfin, en version double cabine, on peut à notre grande surprise voyager dans un confort qui n’a rien d’insupportable. Tant mieux pour un véhicule long de 5,23 m à l’empattement de 3,08 m. Notez une benne carrée longue de 1,55 m, large de 1,44 m et haute de 0,48 m. Des dimensions assez classiques dans le segment pour pouvoir recevoir notamment une palette standard (1000 kg de charge utile, 3 500 kg de remorquage). On adore le marchepied intégré sur le côté du bouclier pour grimper plus facilement à l’arrière.

Un pick-up capable du meilleur

Côté motorisations, il y a désormais une version 100 % électrique. Mais nous nous sommes concentrés sur le Diesel 2,8 l à micro-hybridation 48V de 204 chevaux à boite automatique. D’après les projections de Toyota, il devrait logiquement représenter environ 85 % du mix des ventes. Le gros couple offert par le Diesel s’avère être le meilleur allié de ce pick-up pour crapahuter sur le terrain varié et très accidenté du domaine du Château Lastours. Pour rendre la tâche bien moins compliquée pour les moins aguerris, on dispose de la molette multi-terrains comptant 5 programmes (neige, boue, sable, etc.). Que les plus exigeants ne s’inquiètent pas, on peut choisir également d’être en 2 roues, 4 roues à rapports longs ou courts et avec un blocage de différentiel.

À vrai dire, la plupart du temps nous sommes restés en 4 roues. Nous avons activé en quelques occasions la fonction LOW, mais plus pour maitriser notre allure que pour renforcer la traction. Et autant vous dire que ses capacités sont extraordinaires, surtout lors de certains passages très rocheux où l’on s’attendait à minima à devoir appeler l’assistance pour un pneu crevé. Nous n’en avons en fait pas eu besoin, le Toyota Hilux s’est illustré comme un franchisseur de première qualité. Surtout, on insiste, il rend le tout-terrain bien plus accessible à des conducteurs qui ne sont pas spécialement à l’aise avec ça. Une fois une certaine confiance installée, on prend carrément du plaisir à faire du hors-piste.

Dès 55 900 €, et disponible aussi en électrique

On a pu également se reposer sur l’aide automatique à la descente, car il s’agit bien d’une action finalement plus intimidante que les montées. La souplesse des suspensions rend l’activité de franchissement finalement pas si pénible. La voiture s’avère tellement à l’aise que les équipes Toyota n’ont pas jugé nécessaire de nous faire accompagner sur les difficultés les plus compliquées. Si on remercie le constructeur pour la confiance, on doit surtout une fière chandelle à notre Hilux qui a rattrapé bon nombre de nos lacunes en tout-terrain. Heureusement, il est calibré pour ça, et sa garde au sol de 309 mm, ses angles d’attaque de 24 degrés et de de fuite de 29, permettent de garder l’intégrité de la carrosserie dans bien des situations. Il peut se permettre d’ailleurs des passages de gué de 70 cm de hauteur d’eau.

Avec cette 8ème génération de son Hilux, Toyota permet aux professionnels et amateurs de 4X4 d’avoir un outil une fois de plus à la pointe. Surtout, il peut se le permettre en rendant la pratique tout-terrain encore moins compliquée qu’auparavant. Parole de novice ! Il sera disponible en double cabine chez nous uniquement, avec une grille des tarifs s’étalant de 55 900 € à 66 900 € dans sa version haut de gamme baptisée Invincible. En outre, il existe également en électrique, à partir de 69 000 €. Les premières livraisons sont attendues pour le dernier trimestre. Merci en tout cas au constructeur japonais pour continuer à commercialiser ce véhicule, qui correspond à des usages spécifiques et nécessaires à certaines professions, avec un niveau de prestations élevé, que ce soit en termes de confort, comme de capacités tout-terrain.

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Luxeed RX : Huawei et Chery dévoilent leur SUV

Le Luxeed RX ouvre ses précommandes en août 2026 avec jusqu’à 594 ch, quatre lidars et une technologie Huawei dédiée à la conduite.

Le marché des SUV électriques premium continue de s’enrichir en Chine avec l’arrivée du Luxeed RX, un nouveau modèle développé conjointement par Huawei et Chery. Après plusieurs mois de teasers, le constructeur ouvre les précommandes de ce grand SUV électrique au cours du mois d’août 2026. Si la date exacte de lancement commercial, le prix officiel et le montant de l’acompte restent encore inconnus, plusieurs caractéristiques techniques ont déjà été confirmées.

Le Luxeed RX entend se distinguer dans un segment où la concurrence entre les constructeurs chinois s’intensifie rapidement. Doté de dimensions généreuses, de deux motorisations électriques, d’une architecture électronique développée par Huawei et d’une configuration originale intégrant quatre capteurs lidar, le modèle mise autant sur les performances que sur les technologies d’aide à la conduite.

Face à des concurrents comme le Xiaomi YU7, ce nouveau SUV électrique cherche à séduire une clientèle attirée par les véhicules haut de gamme, la personnalisation, les innovations embarquées et les performances élevées. Plusieurs éléments techniques restent toutefois à découvrir, notamment son autonomie, la capacité de sa batterie et ses performances de recharge.

Un grand SUV électrique orienté haut de gamme

Le Luxeed RX affiche des dimensions qui le positionnent parmi les grands SUV électriques du marché. Le véhicule mesure 5 020 mm de longueur, 2 007 mm de largeur et 1 585 mm de hauteur, avec un empattement de 3 000 mm.

Cette configuration lui permet de rivaliser directement avec les modèles les plus imposants du segment. Le constructeur souligne notamment la proximité de ses dimensions avec celles du Xiaomi YU7. Le Luxeed RX est ainsi 21 mm plus long, 11 mm plus large et 15 mm plus bas que son concurrent, tandis que les deux véhicules partagent un empattement identique.

Le style extérieur est complété par des phares capables de répondre à des commandes vocales et d’afficher différentes animations lumineuses. Les futurs acheteurs disposeront également de plus de vingt possibilités de peinture, mettant en avant l’accent porté sur la personnalisation de ce SUV électrique.

À bord, Huawei fournit plusieurs technologies destinées à renforcer l’expérience utilisateur et les aides à la conduite. Le Luxeed RX reçoit notamment la plateforme Huawei Tuling, l’architecture de batterie Giant Whale ainsi qu’une redondance des composants critiques liés aux systèmes d’assistance au conducteur.

Ces équipements témoignent du positionnement technologique revendiqué par le modèle, même si plusieurs caractéristiques essentielles restent encore à confirmer officiellement.

Jusqu’à 594 chevaux et quatre lidars

Les documents publiés par les autorités chinoises permettent déjà de connaître les deux motorisations prévues pour le Luxeed RX.

La version à propulsion reçoit un moteur électrique Huawei développant 277 kW, soit environ 377 chevaux.

La variante à transmission intégrale combine quant à elle un moteur de 160 kW avec le bloc de 277 kW, pour une puissance totale de 437 kW, soit environ 594 chevaux.

Cette configuration permet au SUV électrique d’atteindre une vitesse maximale annoncée de 251 km/h.

Au-delà de la puissance, Luxeed met particulièrement en avant son architecture dédiée à l’assistance à la conduite. Le RX adopte une configuration intégrant quatre capteurs lidar, une solution encore peu répandue sur le marché automobile.

Cette architecture s’accompagne d’une redondance des principaux capteurs afin d’assurer le fonctionnement des systèmes d’assistance au conducteur. Huawei poursuit ainsi le développement de ses technologies embarquées après les évolutions déjà apportées aux modèles Luxeed R7 et S7.

Le constructeur considère cette configuration comme l’un des principaux éléments différenciants du RX face aux autres SUV électriques du marché.

Plusieurs caractéristiques restent encore inconnues

Si la fiche technique progresse, plusieurs informations importantes demeurent absentes.

Huawei et Chery n’ont toujours pas communiqué la date exacte de lancement, le prix, le montant de l’acompte ni les conditions commerciales du véhicule.

Le constructeur n’a pas non plus dévoilé la capacité de la batterie, la vitesse de recharge ou encore l’autonomie certifiée.

Ces éléments seront particulièrement observés au moment où le Luxeed RX sera comparé au Xiaomi YU7, dont l’autonomie annoncée peut atteindre 835 km selon le cycle CLTC.

L’histoire entourant le design du SUV a également suscité des commentaires. Une controverse est apparue après que le vice-président exécutif de Luxeed, Zhao Changjiang, a affirmé que la marque avait recruté un ancien « chef designer de Ferrari ». Cette déclaration a conduit la directrice de la communication de Ferrari pour la Grande Chine, Ingrid Sun, à demander publiquement l’identité de cette personne.

Le média chinois Yiche a associé le design du RX à Werner Gruber, ancien responsable senior du design extérieur chez Ferrari ayant travaillé sur plusieurs projets, dont la LaFerrari. Toutefois, le texte précise que son rôle exact chez Ferrari ne correspondait pas au titre de « chef designer ». En conséquence, il n’est pas possible de confirmer que le Luxeed RX est l’œuvre du « designer de la LaFerrari ».

Enfin, aucune commercialisation en Russie n’a été annoncée. Le texte indique également qu’il est encore trop tôt pour évaluer les perspectives d’importation parallèle, plusieurs paramètres restant inconnus, notamment le prix définitif de la version à transmission intégrale, le type de batterie, la compatibilité linguistique ou encore les conditions d’entretien d’un système aussi sophistiqué intégrant quatre lidars.

Notre avis, par leblogauto.com

Le Luxeed RX se distingue, selon les informations disponibles, par son positionnement technologique avec quatre lidars, deux motorisations électriques et une architecture développée par Huawei. En revanche, plusieurs données essentielles, comme le prix, l’autonomie, la capacité de batterie ou la vitesse de recharge, n’ont pas encore été communiquées. Ces informations seront déterminantes pour situer réellement le modèle face à ses concurrents directs. À ce stade, seules les caractéristiques officiellement dévoilées permettent d’évaluer le potentiel du futur SUV électrique.

Crédit illustrations : Luxeed.

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1,2 million de Tesla sous enquête pour un risque de suspension

La NHTSA enquête sur 1,2 million de Tesla après des signalements de défaillances de suspension pouvant affecter la direction.

La sécurité des véhicules électriques revient une nouvelle fois au centre de l’actualité automobile. La National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), l’autorité américaine chargée de la sécurité routière, a annoncé l’ouverture d’une enquête préliminaire visant environ 1,2 million de véhicules Tesla. Cette procédure fait suite à des signalements évoquant un défaut potentiel de suspension susceptible d’entraîner une perte de contrôle de la direction et d’immobiliser le véhicule.

L’enquête concerne des Tesla Model 3 produits entre 2018 et 2020 ainsi que des Tesla Model Y fabriqués entre 2021 et 2023. À ce stade, aucune décision de rappel n’a été prise, mais cette première étape du processus pourrait déboucher sur une campagne de rappel si le régulateur conclut à l’existence d’un défaut lié à la sécurité.

Le dossier intervient alors que Tesla continue de développer sa gamme de véhicules électriques, réputés pour leurs performances, leurs technologies embarquées et leurs systèmes d’assistance à la conduite. Il rappelle également que les composants mécaniques, tels que la suspension ou la direction, restent des éléments essentiels dans la sécurité globale d’une automobile, au même titre que les batteries, les motorisations électriques ou les logiciels embarqués.

Une enquête déclenchée après 156 plaintes

Selon la NHTSA, son Bureau des enquêtes sur les défauts a reçu 156 plaintes faisant état d’un problème touchant le lien latéral inférieur avant de la suspension.

Les déclarations des propriétaires indiquent que cette pièce pourrait se détacher sur certains Model 3 et Model Y concernés par l’enquête. Une telle défaillance pourrait compromettre le comportement routier du véhicule et entraîner une perte de contrôle de la direction.

L’autorité américaine précise que cette panne peut rendre le véhicule inutilisable et nécessiter son remorquage. Dans la majorité des cas rapportés, les conducteurs indiquent qu’aucun avertissement n’était apparu avant la défaillance. Quelques propriétaires mentionnent toutefois avoir entendu des bruits inhabituels avant que le problème ne survienne.

À ce stade de la procédure, la NHTSA souligne qu’elle n’a connaissance d’aucun accident, blessure ou décès directement lié au défaut signalé.

Tesla n’a pas immédiatement répondu à la demande de commentaires formulée par Reuters après l’annonce de cette nouvelle enquête.

Cette procédure constitue une évaluation préliminaire, première phase du processus officiel d’investigation mené par le régulateur américain lorsqu’un défaut potentiel susceptible d’affecter la sécurité des véhicules est signalé.

Des rappels déjà effectués par le passé

Ce n’est pas la première fois que Tesla est confronté à des problèmes concernant les liaisons de suspension.

En 2021, le constructeur avait procédé au rappel d’environ 2 800 Model 3 à la suite d’un problème de production affectant cette même zone du train avant.

Deux ans plus tard, en 2023, un second rappel avait concerné 422 Model 3 présentant des défaillances similaires.

Toutefois, la NHTSA indique que les incidents recensés dans le cadre de l’enquête actuelle semblent dépasser le périmètre de ces précédentes campagnes techniques. Selon l’agence, les nouvelles plaintes ne paraissent pas directement liées au défaut de fabrication identifié lors des rappels antérieurs.

L’objectif de cette nouvelle enquête est donc de déterminer la cause exacte du problème, son ampleur réelle au sein du parc automobile concerné ainsi que son niveau de gravité.

Cette démarche permettra au régulateur d’évaluer si un rappel supplémentaire est nécessaire afin de corriger un éventuel défaut de conception ou de fabrication affectant la suspension.

Une surveillance renforcée de la sécurité des véhicules

La NHTSA rappelle que cette enquête ne constitue pas un constat définitif de défaut. L’évaluation préliminaire vise à collecter des informations complémentaires afin d’établir si un risque pour la sécurité existe réellement.

Le constructeur américain évolue dans un contexte où les autorités surveillent de près la fiabilité des véhicules électriques, qu’il s’agisse des batteries, des logiciels, des systèmes d’assistance à la conduite ou des éléments mécaniques traditionnels comme la suspension, la direction ou le freinage.

Reuters rappelle par ailleurs qu’en 2023, l’agence de presse avait indiqué que Tesla suivait en interne des défaillances chroniques touchant certains composants de suspension et de direction depuis plusieurs années. Selon ce rapport, le constructeur attribuait fréquemment ces dommages à une utilisation inadaptée des véhicules dans ses échanges avec les clients et les autorités américaines.

Enfin, selon les données citées de BizzyCar, Tesla occupait le septième rang des constructeurs par volume de rappels au cours du deuxième trimestre. Durant cette période, la marque a lancé trois campagnes de rappel concernant environ 234 000 véhicules.

L’ouverture de cette nouvelle enquête ne signifie pas qu’un rappel sera automatiquement décidé. Les investigations de la NHTSA devront d’abord établir l’origine du problème, son étendue et son impact potentiel sur la sécurité des automobilistes avant toute mesure supplémentaire.

Notre avis, par leblogauto.com

Cette enquête préliminaire montre que la NHTSA poursuit son examen des signalements concernant la suspension de certains Model 3 et Model Y. À ce stade, l’autorité américaine ne fait état d’aucun accident, blessure ou décès lié au défaut présumé, et aucun rappel supplémentaire n’a été ordonné. Les investigations devront déterminer si les incidents observés relèvent d’un nouveau problème distinct des rappels déjà réalisés en 2021 et 2023. Leur conclusion conditionnera les éventuelles mesures qui pourraient être prises par le régulateur.

Crédit illustration : Tesla.

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Rivian accélère grâce au R2 et à ses logiciels

Rivian dépasse les attentes au deuxième trimestre, relève ses prévisions de livraisons et confirme la montée en puissance du SUV électrique R2.

Rivian poursuit sa montée en puissance sur le marché du véhicule électrique. Le constructeur américain a publié des résultats trimestriels supérieurs aux attentes des analystes, portés par la progression de son activité automobile, le succès commercial naissant de son nouveau SUV R2 et la forte croissance de son pôle logiciels et services. L’entreprise a également revu à la hausse ses objectifs de livraisons pour l’ensemble de l’année et réduit ses prévisions de dépenses d’investissement, signe d’une gestion plus optimisée de son développement industriel.

Cette publication intervient dans un contexte où le marché américain des véhicules électriques connaît un ralentissement après la disparition du crédit d’impôt fédéral destiné aux consommateurs. Malgré cet environnement plus exigeant, Rivian estime que son offensive vers un segment plus accessible lui permet d’élargir sa clientèle au-delà de sa gamme premium composée des R1S et R1T.

Les investisseurs ont accueilli favorablement ces annonces. Après une baisse d’environ 15 % depuis le début de l’année, l’action Rivian a progressé de près de 2 % lors des échanges suivant la publication des résultats. Au-delà des performances financières, le constructeur met également en avant l’intérêt suscité par son nouveau SUV électrique R2, appelé à jouer un rôle stratégique dans son développement futur.

Des résultats financiers supérieurs aux attentes

Au deuxième trimestre, Rivian a enregistré un chiffre d’affaires de 1,66 milliard de dollars, en hausse de 27 % par rapport à la même période de l’année précédente. Cette performance dépasse les attentes du marché, les analystes anticipant en moyenne environ 1,51 milliard de dollars.

Cette progression reflète l’évolution du constructeur automobile vers un modèle économique plus diversifié. Si la vente de véhicules électriques reste au cœur de son activité, Rivian bénéficie également d’une montée en puissance de ses revenus issus des logiciels et des services.

Ce segment a progressé de 37 % pour atteindre 515 millions de dollars sur le trimestre. Parmi cette somme, 308 millions de dollars proviennent de la coentreprise conclue avec Volkswagen. Cette activité confirme l’importance croissante des solutions logicielles, de la connectivité et des services numériques dans l’industrie automobile moderne, où les constructeurs cherchent à développer des sources de revenus complémentaires à la vente de véhicules.

Parallèlement, Rivian prévoit désormais une perte ajustée d’exploitation plus faible que prévu et réduit ses investissements futurs. L’entreprise table désormais sur des dépenses d’investissement comprises entre 1,7 et 1,8 milliard de dollars, contre une estimation précédente comprise entre 1,95 et 2,05 milliards de dollars.

Cette évolution traduit une volonté de maîtriser les coûts tout en poursuivant le développement de ses capacités industrielles et de ses nouveaux modèles électriques.

Le SUV électrique R2 confirme son potentiel

Le lancement du Rivian R2 constitue aujourd’hui le principal moteur de croissance du constructeur. Ce SUV électrique, positionné sur un segment plus accessible que les modèles premium de la marque, représente une étape stratégique pour élargir la clientèle de Rivian.

Au cours du deuxième trimestre, l’entreprise a commencé les premières livraisons aux clients de ce modèle, présenté comme un concurrent direct du Tesla Model Y. Selon le directeur général RJ Scaringe, Rivian a organisé un nombre record d’essais routiers du R2 durant cette période.

Le dirigeant affirme que le taux de conversion entre les réservations et les commandes fermes dépasse les prévisions internes de l’entreprise. Cet intérêt soutenu renforce l’optimisme de Rivian concernant la capacité du R2 à devenir un modèle à fort volume, capable d’accompagner la transition du constructeur vers un marché plus large.

RJ Scaringe indique également que Rivian prévoit d’obtenir une marge brute positive sur le R2 au cours du second semestre. Cet objectif constitue une étape importante pour la rentabilité du véhicule et, plus largement, pour l’équilibre financier de la marque.

Cette montée en puissance intervient alors que la demande américaine de véhicules électriques évolue dans un contexte moins favorable, marqué notamment par la fin du crédit d’impôt fédéral destiné aux acheteurs.

Des ambitions renforcées pour les livraisons et l’industrie

Fort de ces résultats, Rivian revoit à la hausse ses prévisions de livraisons pour l’ensemble de l’exercice. Le constructeur prévoit désormais de livrer entre 65 000 et 70 000 véhicules, contre une estimation précédente comprise entre 62 000 et 67 000 unités.

Cette révision traduit la confiance de l’entreprise dans la dynamique commerciale de sa gamme, portée notamment par le lancement du R2 et par le maintien de son activité sur les modèles premium.

Afin d’accompagner son développement industriel, Rivian a également renforcé sa situation financière. Le constructeur a levé 1,5 milliard de dollars grâce à une émission d’actions réalisée au cours du mois. Ces fonds doivent notamment contribuer au financement des apports en capital associés à un prêt accordé par le Département américain de l’Énergie pour soutenir la construction de sa future usine en Géorgie.

Cette nouvelle capacité industrielle doit permettre à Rivian d’accompagner la montée en cadence de sa production dans les prochaines années, tout en préparant l’élargissement de sa gamme de véhicules électriques.

L’ensemble de ces annonces confirme que le constructeur poursuit sa stratégie de diversification. Entre l’augmentation des revenus issus des logiciels, le développement d’une plateforme de services numériques et le lancement d’un SUV destiné à un marché plus large, Rivian cherche à renforcer sa compétitivité dans un secteur où la maîtrise des coûts, la performance industrielle et l’innovation technologique deviennent des facteurs déterminants.

Notre avis, par leblogauto.com

Les résultats publiés par Rivian montrent une amélioration de ses performances financières et une progression de son activité logicielle, qui représente désormais une source de revenus importante. Le lancement du R2 semble susciter un intérêt commercial supérieur aux attentes internes, ce qui conduit le constructeur à relever ses prévisions de livraisons. Rivian réduit également ses dépenses d’investissement prévues tout en poursuivant le financement de sa future usine en Géorgie. Ces éléments témoignent d’une stratégie orientée vers une montée en volume et une diversification de ses activités, sans préjuger de son évolution à long terme.

Crédit illustration : Rivian.

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Stellantis rappelle 1,5 million de Ram 1500

Stellantis rappelle plus de 1,5 million de Ram 1500 dans le monde en raison d’un défaut d’ancrage de ceinture de sécurité.

Le groupe Stellantis a annoncé le rappel de plus de 1,5 million de pick-up Ram 1500 dans le monde à la suite de la détection d’un problème concernant le système de fixation de certaines ceintures de sécurité arrière. Cette campagne de rappel concerne les modèles produits entre 2019 et 2026 et vise à corriger un défaut susceptible d’affecter la protection des occupants en cas d’accident.

Cette opération concerne principalement le marché nord-américain, où la grande majorité des véhicules ont été commercialisés. Selon le constructeur, certains exemplaires pourraient avoir été assemblés avec un ancrage de boucle de ceinture de sécurité insuffisamment fixé à la structure du véhicule. Si cette anomalie est présente, elle pourrait réduire l’efficacité du système de retenue de la deuxième rangée et augmenter le risque de blessure pour les passagers.

Le rappel s’inscrit dans les procédures classiques de sécurité de l’industrie automobile. Les propriétaires des véhicules concernés seront invités à prendre rendez-vous dans le réseau de concessionnaires afin qu’une inspection soit réalisée et que la réparation soit effectuée si nécessaire.

Un défaut localisé sur la deuxième rangée de sièges

Selon les informations communiquées par Stellantis, le problème concerne l’ancrage de la boucle de ceinture de sécurité située au centre de la deuxième rangée ou du côté conducteur de cette même rangée.

Le constructeur indique que certains véhicules Ram 1500 fabriqués entre les millésimes 2019 et 2026 pourraient avoir quitté les chaînes de production avec une fixation qui n’a pas été correctement attachée à la structure du véhicule.

Dans une situation normale, les ancrages de ceinture jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement du système de sécurité passive. Ils permettent de maintenir efficacement les occupants lors d’un freinage d’urgence ou d’un impact. Si l’ancrage n’est pas correctement fixé, les performances du système de retenue peuvent être altérées.

Stellantis précise que cette anomalie est susceptible d’augmenter le risque de blessure pour les passagers installés sur la deuxième rangée. À ce stade, le constructeur indique avoir connaissance d’une blessure potentiellement liée à ce défaut, mais ne fait état d’aucun décès associé à cette campagne de rappel.

Comme pour l’ensemble des opérations de ce type, cette intervention est préventive et vise à garantir que les véhicules répondent aux exigences de sécurité prévues par le constructeur.

Plus de 1,5 million de pick-up concernés dans le monde

La campagne de rappel concerne un total de plus de 1,5 million de véhicules Ram 1500 répartis sur plusieurs marchés internationaux.

Les États-Unis concentrent l’essentiel des modèles concernés avec 1,27 million de véhicules. Le Canada compte environ 156 000 pick-up concernés, tandis que le Mexique représente près de 15 000 unités.

En dehors de l’Amérique du Nord, environ 75 000 véhicules supplémentaires sont également inclus dans cette opération.

Cette répartition illustre l’importance du marché nord-américain pour le Ram 1500, l’un des pick-up les plus populaires du constructeur. Utilisé aussi bien par les particuliers que par les professionnels, ce modèle occupe une place stratégique dans la gamme Stellantis.

Le rappel ne remet pas en cause les caractéristiques techniques du véhicule, sa motorisation, son châssis, ses capacités de remorquage ou ses performances. Il concerne exclusivement le système de fixation de certaines ceintures de sécurité arrière.

Les campagnes de rappel constituent un élément courant dans l’industrie automobile moderne. Elles permettent aux constructeurs d’intervenir lorsqu’un défaut potentiel est identifié, même si celui-ci ne touche qu’une partie de la production.

Une inspection gratuite dans le réseau de concessionnaires

Afin de corriger cette anomalie, Stellantis prévoit de contacter les propriétaires des véhicules concernés. Ceux-ci recevront une notification les invitant à prendre rendez-vous auprès d’un concessionnaire agréé.

Lors de l’intervention, les techniciens procéderont à une inspection de l’ancrage de la boucle de ceinture de sécurité du siège central de la deuxième rangée ainsi que de celui situé derrière le conducteur.

Si une fixation insuffisante est constatée, celle-ci sera correctement attachée à la carrosserie du véhicule conformément aux spécifications du constructeur.

Cette procédure vise à rétablir le fonctionnement normal du système de retenue sans modifier les autres composants du véhicule.

Le rappel souligne une nouvelle fois l’importance des dispositifs de sécurité passive dans les véhicules modernes. Si les technologies d’aide à la conduite, les systèmes électroniques et les équipements de connectivité occupent une place croissante dans le secteur automobile, les éléments mécaniques tels que les ceintures de sécurité demeurent essentiels pour protéger les occupants.

Pour Stellantis, cette campagne représente une opération d’envergure compte tenu du nombre de véhicules concernés. Elle s’inscrit dans les procédures de suivi qualité mises en œuvre par les constructeurs lorsqu’un risque potentiel est identifié sur un composant lié à la sécurité.

Notre avis, par leblogauto.com

Ce rappel concerne exclusivement un défaut potentiel de fixation de certaines ceintures de sécurité arrière sur les Ram 1500 produits entre 2019 et 2026. Stellantis indique avoir identifié un risque pouvant affecter l’efficacité du système de retenue et prévoit une inspection suivie d’une remise en conformité si nécessaire. Le constructeur mentionne une blessure potentiellement liée au défaut, sans signaler de décès. Cette campagne illustre l’importance des procédures de rappel lorsqu’un composant de sécurité est concerné.

Crédit illustration : Stellantis.

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