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Lamborghini Diablo : Eccentrica transforme la supercar en roadster de 550 ch

Eccentrica présente une version découvrable de son restomod basé sur la Lamborghini Diablo. Elle conserve le V12 atmosphérique de 5,7 litres et une boîte manuelle à six rapports, tout en recevant une structure renforcée et une aérodynamique revue. La production sera limitée à 19 exemplaires.

Crime de lèse-majesté ou très bonne initiative ?

Une Diablo découvrable profondément remaniée

Après son coupé V12, Eccentrica s’attaque à une version sans toit de la Lamborghini Diablo : la V12 Roadster. La transformation ne se limite pas à retirer le pavillon. Le châssis est renforcé avec de la fibre de carbone et la carrosserie reçoit également des éléments en carbone.

L’aérodynamique a été retravaillée pour tenir compte de la disparition du toit et des nouveaux flux d’air autour de l’habitacle. Eccentrica annonce plus de 3 500 nouvelles pièces pour cette version !

La voiture reprend les proportions caractéristiques de la Diablo, avec une face avant très basse, des hanches larges et un pare-brise peu incliné. L’habitacle associe cuir Connolly, Alcantara, métal anodisé et carbone apparent.

Un V12 atmosphérique de 550 ch

Le moteur reste un V12 atmosphérique de 5,7 litres. Il développe 550 ch à 7 000 tr/min et 600 Nm. Il est associé à une boîte manuelle à six rapports et à une transmission aux roues arrière.

L’électronique du moteur a été revue et la réponse à l’accélérateur modifiée. Il n’est question ni de turbocompresseur ni d’hybridation. On fait évidemment mieux maintenant, mais le « V12 atmo » garde une aura et un son incomparable en automobile.

Les performances annoncées atteignent 3,8 secondes pour passer de 0 à 100 km/h. La vitesse maximale est donnée pour 335 km/h.

Un châssis adapté à la carrosserie ouverte

La suppression du toit impose une adaptation de la structure. Eccentrica utilise un châssis en acier renforcé de fibre de carbone, tandis que les panneaux de carrosserie font également appel au carbone (pour la légèreté).

La suspension redessinée reçoit des amortisseurs semi-actifs. La direction reste hydraulique. Le freinage est confié à un système Brembo.

Les pneumatiques sont des Pirelli Trofeo R. Le poids annoncé est de 1 540 kg, avec une répartition de 41 % sur l’avant et 59 % sur l’arrière. Un 40/60 (ou presque) considéré comme l’idéal pour avoir un arrière joueur.

Une production limitée à 19 voitures

Eccentrica prévoit seulement 19 exemplaires de la V12 Roadster. Chaque acheteur pourra configurer individuellement sa voiture. A ce genre de prix (à la discrétion du vendeur) on n’en attend pas moins.

La présentation officielle de la voiture est prévue le 14 août 2026 lors de The Quail, A Motorsports Gathering, dans le cadre de la Monterey Car Week.

Notre avis, par leblogauto.com

La Lamborghini Diablo a déjà connu une version roadster. Ici, la découpe est plus importante et Eccentrica ne fait pas que cela. Est-ce que cela justifie le prix ? A voir.

Surtout, on retrouve l’horrible intérieur du coupé V12. Les intérieurs de la Diable n’ont jamais été des prix de beauté, mais celui-ci est…spécial.

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Uber mise sur les robotaxis malgré un bénéfice sous pression

Uber accélère dans les robotaxis avec plus de 10 milliards de dollars d’investissements, malgré des prévisions de bénéfices décevantes.

Uber entend accélérer fortement dans les robotaxis et prévoit de consacrer plus de 10 milliards de dollars à cette activité au cours des prochaines années. Le géant mondial du covoiturage et de la livraison a annoncé cette stratégie alors que ses actions ont reculé de 4,8 % après la publication de perspectives de bénéfice ajusté inférieures aux attentes pour le troisième trimestre. Malgré cette réaction négative des marchés financiers, l’entreprise affiche une activité en croissance, avec des réservations brutes en hausse de 24 % au deuxième trimestre, à 58,02 milliards de dollars.

Le groupe américain prévoit un bénéfice ajusté par action compris entre 84 et 88 cents au troisième trimestre. Cette fourchette est inférieure aux prévisions des analystes, qui anticipaient 89 cents selon les données compilées par LSEG. Uber prévoit en revanche des réservations brutes comprises entre 58,25 et 60,25 milliards de dollars sur la période, un niveau globalement conforme aux attentes du marché, établies à 59,21 milliards de dollars.

Plus de 10 milliards de dollars pour les robotaxis

La conduite autonome occupe désormais une place importante dans la stratégie d’Uber. L’entreprise prévoit de dépenser plus de 10 milliards de dollars dans les robotaxis au cours des prochaines années. Ces investissements doivent principalement prendre la forme d’apports en capital auprès de partenaires spécialisés dans la conduite autonome, mais aussi d’un soutien au bilan destiné aux opérations de flotte et aux engagements liés aux véhicules.

Cette enveloppe financière intervient dans un contexte où Uber cherche à développer son activité de transport autonome en s’appuyant sur plusieurs constructeurs et développeurs de technologies. Le directeur général Dara Khosrowshahi a notamment insisté sur l’importance de Waymo dans cette stratégie. Il a écarté les informations selon lesquelles l’entreprise d’Alphabet envisagerait de mettre fin à son partenariat avec Uber.

Selon le dirigeant, les deux sociétés devraient continuer à travailler ensemble à Austin et Atlanta. Uber prévoit parallèlement d’élargir ses relations avec d’autres développeurs de véhicules autonomes. Le groupe entend ainsi développer progressivement un écosystème autour des robotaxis, en combinant ses activités de mobilité avec les technologies de conduite sans chauffeur développées par ses partenaires.

Cette orientation représente également un enjeu financier important pour Uber. L’allocation de capital est devenue un sujet central pour les investisseurs, notamment après l’annonce, le mois dernier, d’un accord de 14,8 milliards de dollars avec Delivery Hero. Adam Ballantyne, analyste senior chez Cambiar Investors, estime que l’ordre de grandeur de 10 milliards de dollars consacré aux robotaxis correspond à ses propres prévisions. Il considère qu’Uber pourrait avoir besoin de plusieurs milliards de dollars au cours des quatre à cinq prochaines années pour accompagner le développement de ses partenaires dans la conduite autonome.

Une activité toujours portée par la demande

Malgré les interrogations sur les dépenses futures et la rentabilité, Uber a enregistré une forte croissance de son activité au deuxième trimestre. Les réservations brutes ont atteint 58,02 milliards de dollars, contre 57,06 milliards de dollars attendus par les analystes. Elles progressent ainsi de 24 % sur un an.

Le groupe a également indiqué que ses bénéfices ajustés de base avaient dépassé les attentes. Cette performance s’explique notamment par une demande généralisée dans les différentes régions et les différents services proposés par Uber. Les déplacements liés à la Coupe du Monde de la FIFA ont notamment contribué à soutenir l’activité durant le trimestre.

Le nombre d’utilisateurs a également progressé. Uber a déclaré avoir enregistré davantage de nouveaux utilisateurs au cours du trimestre que pendant toute période comparable au cours des cinq dernières années. Cette dynamique a participé à la hausse des réservations brutes et témoigne d’une utilisation accrue de la plateforme de mobilité.

Le chiffre d’affaires a progressé de 12 %, pour atteindre 14,19 milliards de dollars. Ce montant reste toutefois légèrement inférieur aux prévisions des analystes, qui tablaient sur 14,24 milliards de dollars.

Les perspectives annoncées pour le troisième trimestre traduisent donc une situation contrastée. Uber anticipe une nouvelle progression des réservations brutes, mais la prévision de bénéfice ajusté par action inférieure aux attentes a entraîné une baisse du cours de l’action. La société prévoit une fourchette de réservations brutes comprise entre 58,25 et 60,25 milliards de dollars, contre 59,21 milliards de dollars attendus par les analystes.

Les devises et les investissements sous surveillance

Uber devra également composer avec un effet de change moins favorable au troisième trimestre. La société estime que les fluctuations des devises devraient réduire d’environ un point de pourcentage la croissance des réservations brutes par rapport à l’année précédente. Ce phénomène intervient après quatre trimestres consécutifs durant lesquels les mouvements de change avaient, au contraire, soutenu la croissance de cet indicateur.

Pour les investisseurs, l’enjeu consiste désormais à mesurer l’équilibre entre la croissance des activités existantes et les investissements consacrés aux nouvelles technologies de mobilité. Les réservations brutes et le nombre d’utilisateurs affichent une progression importante, tandis que les perspectives de bénéfice ont suscité une réaction négative du marché.

Le développement des robotaxis constitue ainsi un axe stratégique majeur pour Uber. L’entreprise prévoit d’engager plus de 10 milliards de dollars dans ce domaine, principalement au travers de ses partenaires de conduite autonome et du financement nécessaire aux opérations de flotte et aux engagements concernant les véhicules.

La relation avec Waymo reste parallèlement un élément important de cette stratégie. Dara Khosrowshahi affirme que les deux entreprises devraient poursuivre leur collaboration à Austin et Atlanta, tandis qu’Uber cherche à multiplier les partenariats avec d’autres développeurs de véhicules autonomes.

La société doit donc désormais poursuivre simultanément plusieurs objectifs : maintenir la croissance des réservations et des utilisateurs, développer ses activités de mobilité et de livraison, et financer son expansion dans les véhicules autonomes. Les perspectives du troisième trimestre montrent une croissance attendue des réservations brutes, mais aussi une pression sur le bénéfice ajusté par action.

Notre avis, par leblogauto.com

Uber affiche une croissance solide de ses réservations brutes et du nombre de ses utilisateurs, mais sa prévision de bénéfice ajusté pour le troisième trimestre reste inférieure aux attentes. L’annonce de plus de 10 milliards de dollars d’investissements dans les robotaxis confirme que la conduite autonome devient un axe financier majeur pour le groupe. Le maintien du partenariat avec Waymo, ainsi que la recherche d’autres partenaires, doit permettre à Uber de poursuivre cette stratégie. La réaction négative du marché souligne toutefois l’attention portée par les investisseurs à l’équilibre entre croissance, investissements et bénéfices.

Crédit illustration : Uber.

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Lyft bat des records, mais les promotions pèsent sur ses résultats

Lyft atteint un record de réservations, porté par la demande et les trajets, mais ses promotions réduisent son bénéfice net.

Lyft a enregistré un nouveau record de réservations brutes au deuxième trimestre 2026, porté par la hausse du nombre de passagers et de trajets. Le spécialiste du transport à la demande a réalisé 5,50 milliards de dollars de réservations brutes sur les trois mois terminés le 30 juin, soit une progression de 23 % sur un an. Dans le même temps, ses revenus ont progressé de 16 %, à 1,84 milliard de dollars, dépassant les attentes des analystes qui tablaient sur 1,81 milliard de dollars. Malgré cette dynamique commerciale, le bénéfice net du groupe est resté inférieur aux prévisions, en raison notamment de l’augmentation des dépenses consacrées aux promotions, aux incitations et aux programmes de fidélité.

Des réservations record au deuxième trimestre

La croissance de Lyft repose d’abord sur une augmentation du nombre de passagers et de trajets effectués sur sa plateforme. Les réservations brutes, qui correspondent à la valeur totale des transactions réalisées via le service, ont atteint un niveau inédit de 5,50 milliards de dollars au deuxième trimestre. Cette progression de 23 % illustre la hausse de l’activité de transport à la demande et la capacité de la plateforme à générer davantage de courses.

La demande a notamment été soutenue par la Coupe du Monde de la FIFA, organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique. L’événement sportif a contribué à accroître les besoins de mobilité au cours du trimestre, en particulier pour les trajets vers les aéroports et dans les villes accueillant des rencontres. Cette activité supplémentaire a ainsi participé à la progression des réservations et du nombre de courses enregistrées par Lyft.

Le chiffre d’affaires trimestriel s’est établi à 1,84 milliard de dollars, en hausse de 16 %. Ce résultat est supérieur aux 1,81 milliard de dollars anticipés par les analystes. Le bénéfice net s’est toutefois limité à 50,3 millions de dollars, contre environ 56 millions de dollars attendus par Wall Street selon les données de LSEG.

Les promotions augmentent fortement les dépenses

L’écart entre la progression de l’activité et celle du bénéfice s’explique notamment par la hausse des dépenses de marketing. Celles-ci ont augmenté de 68 % au deuxième trimestre. Lyft explique que cette catégorie comprend également les incitations accordées aux conducteurs, ce qui permet de mieux comprendre l’ampleur de cette progression.

Selon Erin Brewer, directrice financière de Lyft, la ligne consacrée au marketing inclut les incitations destinées aux chauffeurs. L’augmentation constatée sur un an reflète donc en grande partie une hausse des sommes consacrées à ces dispositifs. L’entreprise cherche ainsi à attirer et à fidéliser les clients tout en soutenant la croissance de son activité.

Cette stratégie commerciale intervient alors que Lyft tente également d’améliorer sa croissance et sa rentabilité en orientant davantage les passagers vers des services considérés comme plus générateurs de valeur. Le groupe met notamment en avant les trajets premium, les courses vers les aéroports ainsi que les services de chauffeur. Ces différentes catégories doivent contribuer à renforcer la valeur générée par chaque utilisation de la plateforme.

Lyft mise parallèlement sur les partenariats pour développer son activité. Au deuxième trimestre, les alliances commerciales ont représenté environ 30 % des trajets de covoiturage réalisés en Amérique du Nord. Parmi les partenaires cités figurent DoorDash et United Airlines.

Lyft poursuit son développement en Europe

La stratégie de développement du groupe comprend également une expansion sur le marché européen. Lyft poursuit ses opérations dans la région à travers FreeNow by Lyft, un an après avoir finalisé l’acquisition de l’application européenne de covoiturage FreeNow.

Le groupe indique que FreeNow affiche une meilleure performance organique depuis son intégration à la plateforme mondiale de Lyft. Cette activité constitue ainsi un élément supplémentaire de la stratégie d’expansion géographique du spécialiste du transport à la demande, parallèlement au développement de services à plus forte valeur.

Pour le troisième trimestre, Lyft prévoit des réservations brutes comprises entre 5,50 milliards et 5,67 milliards de dollars. Cette fourchette encadre des perspectives d’activité qui restent solides et se situe autour des anticipations du marché, Wall Street tablant sur 5,57 milliards de dollars.

Les chiffres communiqués montrent donc une situation contrastée. D’un côté, Lyft bénéficie d’une croissance soutenue de ses réservations, de ses revenus et du nombre de trajets, avec un trimestre marqué par une demande particulièrement forte autour des aéroports et des villes hôtes de la Coupe du Monde. De l’autre, l’augmentation de 68 % des dépenses de marketing, notamment liée aux incitations accordées aux conducteurs, pèse sur le résultat net.

La trajectoire de Lyft repose désormais sur sa capacité à poursuivre la croissance de son activité tout en maîtrisant les coûts associés aux promotions et aux incitations. L’entreprise cherche également à accroître la part des trajets premium, des déplacements vers les aéroports et des services de chauffeur, tout en développant son réseau de partenariats et ses opérations européennes avec FreeNow by Lyft.

Notre avis, par leblogauto.com

Lyft confirme une forte dynamique de son activité avec un record de 5,50 milliards de dollars de réservations brutes au deuxième trimestre. La progression du chiffre d’affaires est également supérieure aux attentes, mais l’augmentation de 68 % des dépenses de marketing a contribué à limiter le bénéfice net. La stratégie du groupe combine désormais croissance des trajets, services à plus forte valeur, partenariats et développement européen. Les prochaines performances devront notamment montrer si cette croissance peut se poursuivre avec une meilleure maîtrise des dépenses liées aux incitations et aux programmes de fidélité.

Crédit illustration : Mario Tama | Getty Images.

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General Motors débranche Chevrolet en Chine après un semestre ridicule

La Chine a été un eldorado pendant quelques années pour certains constructeurs. Depuis des années, c’est très difficile de s’y maintenir. Dernier constructeur en date à repartir « la queue entre les jambes » de l’Empire du Milieu : Chevrolet qui n’a même pas vendu 50 voitures en six mois en 2026 !

De grosses erreurs tactiques

Plus de 20 ans de présence en Chine réduit à une fin tragi-comique ! Il faut dire que le simple blason ne fait plus vendre en Chine. C’était le cas il y a 20 ans et Chevrolet a même réussi à écouler 767 000 unités sur l’année 2014. Mais, depuis, les constructeurs chinois ont dépassé tout le monde et l’image d’Epinal du véhicule chinois digne des années 90 est périmée.

Il faut dire que GM a tenté d’appliquer « bêtement » les mêmes recettes qu’à l’Europe ou d’autres marchés. Des voitures avec de petits trois-cylindres ont été lancées, et boudées immédiatement. Et une fois l’image de marque écornée, la dégringolade a été rapide.

Base arrière pour de l’exportation

Pour autant, GM Chine va continuer son activité de production. La coentreprise SAIC-GM produira en effet toujours des Chevrolet. Mais ces dernières seront destinées uniquement à l’export, vers des marchés qui continuent de les acheter. Malgré tout, cela reste un volume très faible avec moins de 10 000 unités exportées sur le premier semestre 2026 !

La nouvelle orientation de GM Chine est donc de tout miser sur l’exportation vers des marchés au Moyen-Orient, mais aussi en Afrique et l’Amérique du Sud en plus de l’Asie-Pacifique. La coentreprise vient d’être renouvelée pour 20 ans.

Pour autant, les constructeurs chinois investissent déjà ces marchés et sont de redoutables concurrents. Il n’est pas certain que Chevrolet arrive a tirer son épingle du jeu. Sauf si SAIC rebadge des véhicules 100 % chinois avec du Chevrolet. Après tout, ce ne serait pas une première. Souvenez-vous des Daewoo (Corée du Sud) rebadgée Chevrolet.

Le service après-vente reste opérationnel pour le moment

Les possesseurs de Chevrolet en Chine (plus de 7 millions d’unités tout de même) ne seront pas laissés tout seuls puisque le réseau de concessionnaires reste pour le moment opérationnel et les pièces de rechange, et les entretiens toujours d’actualité.

Skoda, Mitsubishi, Jeep, etc. La marque au « bowtie » n’est pas la première à quitter la Chine et sans doute pas la dernière. Renault est un cas un peu à part avec l’arrêt des ventes de véhicules thermiques pour se concentrer sur les véhicules électriques.

Les autres marques de General Motors comme Cadillac ou Buick restent pleinement investies en Chine avec des véhicules électriques.

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Volkswagen : les familles Porsche et Piëch exigent d’accélérer la restructuration

Volkswagen sous pression : les familles Porsche-Piëch soutiennent la restructuration, malgré l’opposition des syndicats et de la Basse-Saxe.

Volkswagen se trouve à un tournant majeur. Les familles Porsche et Piëch, qui contrôlent indirectement une part importante du constructeur automobile allemand, viennent de renforcer la pression sur les différentes parties prenantes afin d’accélérer la restructuration du groupe. Leur prise de position intervient alors que la direction de Volkswagen cherche à réduire les coûts, à traiter les surcapacités industrielles et à répondre à la concurrence croissante des constructeurs chinois. Le projet défendu par le directeur général Oliver Blume pourrait entraîner jusqu’à 50 000 suppressions d’emplois supplémentaires et la fermeture potentielle de quatre usines en Allemagne. Face à cette perspective, les représentants des salariés et le gouvernement de Basse-Saxe restent opposés au plan.

Les familles Porsche-Piëch veulent accélérer

La pression est montée d’un cran vendredi 7 août, alors que Porsche SE, la société d’investissement de la dynastie Porsche-Piëch et principal actionnaire de Volkswagen, présentait ses résultats semestriels. Son président du conseil d’administration, Hans Dieter Poetsch, a estimé que Volkswagen se trouvait à un « carrefour historique » et appelé les différentes parties prenantes à prendre leurs responsabilités.

Selon lui, retarder les décisions ne ferait qu’aggraver les difficultés rencontrées par le constructeur. Cette déclaration constitue un soutien clair à la volonté de la direction de mener une restructuration profonde du groupe. Le directeur financier de Porsche SE, Johannes Lattwein, a également plaidé pour une réduction des capacités excédentaires, une baisse significative des coûts et une amélioration de la prise de décision.

Cette position intervient dans un contexte industriel difficile pour Volkswagen. Le groupe doit composer avec des coûts élevés, des problématiques liées aux droits de douane et une concurrence renforcée venue de Chine. L’enjeu concerne l’ensemble d’un portefeuille comprenant notamment la marque Volkswagen, mais aussi Audi, Porsche et Lamborghini. La direction cherche donc à revoir l’organisation industrielle et les coûts de fonctionnement afin de restaurer la compétitivité du groupe.

Oliver Blume s’est déjà engagé dans une transformation importante de Volkswagen. Plusieurs dizaines de milliers de suppressions d’emplois ont déjà été supervisées, tandis que le nouveau plan pourrait ajouter jusqu’à 50 000 postes supprimés. Quatre sites industriels allemands pourraient également fermer dans le cadre de cette restructuration.

Syndicats et Basse-Saxe s’opposent au projet

Le soutien de Porsche SE à la stratégie d’Oliver Blume ne signifie toutefois pas que le plan peut être appliqué immédiatement. Volkswagen dispose d’une gouvernance particulière, dans laquelle les représentants des salariés jouent un rôle important au conseil de surveillance. Le Land de Basse-Saxe détient également une participation lui permettant de disposer d’une minorité de blocage de 20 %.

D’après des sources, les représentants syndicaux et le gouvernement de Basse-Saxe ont voté contre le projet présenté par Oliver Blume lors de la dernière réunion du conseil de surveillance, en juillet. La prochaine réunion est prévue au début du mois de septembre. Les discussions pourraient donc être particulièrement tendues au cours de la seconde moitié de l’année.

Le syndicat IG Metall a vivement réagi aux déclarations de Porsche SE. Il accuse les familles propriétaires de privilégier la préservation des dividendes au détriment des salariés qui ont contribué aux bénéfices du groupe. Le syndicat affirme également que la compétitivité de Volkswagen ne peut pas reposer uniquement sur des réductions de coûts et des suppressions d’emplois.

Pour IG Metall, l’amélioration de la compétitivité doit plutôt passer par des produits attractifs, l’innovation et une stratégie industrielle clairement définie sur le long terme. Le syndicat entend par ailleurs continuer à défendre les salariés et à s’opposer aux fermetures d’usines envisagées.

Le comité d’entreprise de Volkswagen a pris acte des déclarations de Porsche SE, sans souhaiter formuler davantage de commentaires dans l’attente de discussions internes sur l’avenir du groupe. Le gouvernement de Basse-Saxe n’a, de son côté, pas immédiatement répondu aux demandes de commentaire.

Une restructuration sous forte contrainte industrielle

Porsche SE affirme néanmoins soutenir la direction de Volkswagen et les propositions actuellement sur la table. Johannes Lattwein a résumé cette position en indiquant que la compétitivité constituait l’objectif et que toutes les options devaient être examinées pour l’atteindre.

La situation financière de Porsche SE ajoute un élément au contexte. La holding, qui détient 31,9 % de Volkswagen et 12,5 % de Porsche, a annoncé une baisse de 14,5 % de son bénéfice semestriel ajusté après impôts, à 949 millions d’euros. En tenant compte des pertes de valeur enregistrées sur ses deux principaux investissements, Porsche SE a cependant affiché une perte nette après impôts de 2,2 milliards d’euros au premier semestre, contre un bénéfice de 338 millions d’euros un an auparavant.

Les marchés ont également réagi aux résultats. L’action de Porsche SE a reculé de 1,7 % après leur publication avant de réduire ses pertes en cours de séance. Les titres Volkswagen et Porsche, qui étaient globalement stables en début de journée, ont eux aussi été confrontés à une forte baisse ces dernières années.

Pour Volkswagen, le principal enjeu reste donc de parvenir à concilier la nécessité de réduire ses coûts et ses capacités industrielles avec les intérêts des salariés et des différentes parties prenantes représentées au conseil de surveillance. Le constructeur doit simultanément faire face à la concurrence chinoise, aux coûts élevés et aux difficultés liées aux droits de douane. Le calendrier politique et social allemand ajoute une contrainte supplémentaire à la transformation du groupe.

Le prochain rendez-vous du conseil de surveillance, prévu au début du mois de septembre, constituera ainsi une nouvelle étape dans cette bataille autour de la stratégie industrielle de Volkswagen. À ce stade, le soutien de Porsche SE renforce la position d’Oliver Blume, mais l’opposition des représentants des travailleurs et de la Basse-Saxe montre que la restructuration reste loin d’être acquise.

Notre avis, par leblogauto.com

Le soutien public de Porsche SE renforce la pression exercée sur Volkswagen pour accélérer sa restructuration et améliorer sa compétitivité. Mais l’opposition d’IG Metall et du Land de Basse-Saxe constitue un obstacle important à un plan qui pourrait supprimer jusqu’à 50 000 emplois supplémentaires et fermer quatre usines allemandes. Le débat porte donc autant sur la réduction des coûts que sur la stratégie industrielle et les futurs produits du constructeur. La prochaine réunion du conseil de surveillance, prévue début septembre, sera déterminante pour la suite des discussions.

Crédit illustration : LeBlogAuto.com.

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Tesla : le FSD sous secret en Europe

Le FSD de Tesla approuvé aux Pays-Bas suscite des critiques, alors que les données de sécurité restent confidentielles.

L’approbation européenne du système Full Self-Driving (FSD) de Tesla prend une nouvelle dimension avec les révélations concernant la confidentialité des données de sécurité. Aux Pays-Bas, l’autorité routière RDW a approuvé le système d’assistance à la conduite de Tesla il y a quatre mois et milite depuis pour son adoption à l’échelle de l’Union européenne. Pourtant, le régulateur néerlandais refuse de rendre publics les détails des essais qui l’ont conduit à considérer le FSD comme suffisamment sûr.

Selon des documents obtenus par Reuters dans le cadre d’une demande de communication de documents publics, Tesla a demandé à plusieurs reprises au RDW de préserver la confidentialité des informations liées à l’examen de sécurité de son système. Le constructeur invoque la protection de ses secrets commerciaux, une position également reprise par le régulateur néerlandais. Cette situation alimente toutefois les critiques d’experts de la sécurité routière, qui estiment que les résultats des essais d’un système d’assistance à la conduite présentent un intérêt public majeur.

Le sujet intervient alors que le FSD fait depuis plusieurs années l’objet d’enquêtes réglementaires et de procédures judiciaires aux États-Unis à la suite d’accidents impliquant le système. Tesla présente son dispositif comme une technologie appelée à évoluer vers une conduite entièrement autonome, tandis que son fonctionnement actuel nécessite toujours l’attention constante d’un conducteur humain. L’accès aux données permettant d’évaluer objectivement ses performances constitue donc un enjeu important pour les autorités européennes appelées à se prononcer sur son déploiement.

Le RDW maintient les tests du FSD confidentiels

L’autorité néerlandaise RDW affirme avoir effectué ses propres essais du système FSD avant de l’approuver. Ces tests auraient été menés sur des pistes fermées et sur des routes publiques, dans différentes conditions. Le régulateur précise toutefois qu’il ne s’est pas appuyé sur les statistiques de sécurité fournies par Tesla pour prendre sa décision.

Malgré cela, le RDW refuse de communiquer les détails de son protocole d’évaluation, les résultats des essais ou les documents associés. L’agence invoque une obligation de protéger certaines informations spécifiques au constructeur. Elle n’a pas expliqué précisément dans quelle mesure les détails de ses tests ou ses conclusions sur les performances du FSD pourraient révéler des informations commercialement sensibles.

Le manque de données publiques est d’autant plus notable que les déclarations du régulateur ont évolué. En avril, le RDW avait indiqué que le FSD était « plus sûr que les autres systèmes d’assistance à la conduite ». En juin, l’autorité a ensuite déclaré que le système était « au moins aussi sûr que les autres systèmes d’assistance à la conduite ». Dans les deux cas, aucune donnée ni preuve détaillée n’a été publiée pour étayer ces affirmations.

Cette absence d’informations nourrit les interrogations d’experts européens de la sécurité automobile. Oliver Carsten, professeur de sécurité des transports à l’Université de Leeds et impliqué dans l’élaboration des réglementations européennes sur la conduite automatisée, considère que les détails des essais et les performances du système relèvent de l’intérêt public. Frank Mutze, responsable des politiques et des projets au sein de l’European Transport Safety Council, estime de son côté que les citoyens doivent pouvoir faire davantage que simplement faire confiance aux autorités lorsqu’elles évaluent ce type de technologie.

La question dépasse ainsi le seul cas de Tesla. Elle concerne plus largement la transparence des procédures d’homologation et d’évaluation des systèmes d’aide à la conduite, alors que les véhicules équipés de fonctions automatisées occupent une place croissante dans l’industrie automobile.

Tesla pousse pour l’approbation européenne

Tesla considère l’autorisation du FSD comme un élément important de sa stratégie commerciale en Europe. Le constructeur cherche à regagner des parts de marché perdues ces dernières années et évolue dans un environnement marqué par une concurrence importante, notamment de la part des constructeurs chinois de véhicules électriques.

La réglementation européenne se distingue par une approche historiquement plus prudente de la conduite automatisée que celle observée aux États-Unis. Les constructeurs doivent obtenir une approbation avant de déployer des systèmes d’assistance à la conduite tels que le FSD sur les marchés concernés.

La démarche européenne actuelle intervient après l’approbation accordée par le RDW aux Pays-Bas. L’autorité néerlandaise cherche désormais à obtenir une approbation à l’échelle de l’Union européenne. Celle-ci nécessite un vote favorable des représentants de 55 % des États membres représentant 65 % de la population de l’Union. Selon les informations du texte source, un vote pourrait intervenir en octobre.

Pour Tesla, l’enjeu est donc à la fois réglementaire et commercial. Une approbation européenne permettrait d’étendre la disponibilité du FSD dans un marché où la marque cherche à renforcer sa position. Le constructeur affirme par ailleurs que le système constitue une étape vers une automatisation toujours plus poussée de la conduite.

Elon Musk a répété à plusieurs reprises que le FSD devait devenir entièrement autonome à terme. Dans son fonctionnement actuel, le dispositif nécessite toutefois qu’un conducteur humain reste très attentif. Cette distinction entre assistance à la conduite et conduite autonome complète reste au cœur du débat sur la technologie.

Une enquête de Reuters citée dans le texte affirme également que les statistiques de sécurité publiées par Tesla seraient fortement exagérées et que l’entreprise serait encore loin d’un déploiement à grande échelle d’une véritable technologie de conduite autonome. En juin, Reuters avait aussi rapporté que Tesla avait communiqué à plusieurs régulateurs européens, dont le RDW, des données de sécurité FSD américaines présentées comme gonflées.

Le RDW affirme cependant avoir conduit ses propres évaluations et ne pas avoir fondé son approbation sur les statistiques de Tesla. Cette distinction est essentielle dans le processus réglementaire, mais les résultats détaillés des essais restent inconnus du public.

Un débat sur la transparence et les secrets commerciaux

La confidentialité entourant le dossier du FSD ne résulte pas uniquement d’une décision du régulateur néerlandais. Les échanges entre Tesla et le RDW montrent que le constructeur a fait de la protection des informations une priorité depuis la fin de l’année 2024.

Dans une correspondance datant d’avril 2025, un représentant de Tesla cherchait notamment à savoir si le RDW ne publierait « jamais » un document précis et demandait comment l’autorité garantirait qu’il soit conservé hors de toute divulgation publique. Le représentant indiquait également que Tesla ne pouvait pas transmettre davantage d’informations au régulateur tant que cette question n’était pas clarifiée.

Le RDW avait alors répondu que la législation sur les documents publics ne devait pas nécessairement poser problème, les constructeurs ayant la possibilité de demander une exemption pour certaines informations. L’agence avait notamment évoqué la possibilité de retenir certaines données en cas d’erreurs soudaines du système.

Cette correspondance illustre la tension entre deux impératifs. D’un côté, Tesla cherche à protéger des informations qu’elle considère comme commercialement sensibles. De l’autre, les autorités et les experts doivent démontrer que l’évaluation d’un système de sécurité automobile est suffisamment rigoureuse pour protéger les usagers de la route.

Le débat porte également sur la nature exacte des informations qui pourraient constituer des secrets commerciaux. Le RDW affirme que certaines données doivent rester confidentielles en raison de leur caractère spécifique au constructeur, mais l’autorité n’a pas expliqué publiquement comment les détails de ses essais ou les conclusions sur les performances du FSD pourraient révéler des informations commercialement sensibles.

Pour les spécialistes de la sécurité routière, cette justification n’est pas suffisante. Les performances d’un système d’assistance à la conduite, notamment lorsqu’il est appelé à être utilisé sur les routes publiques, présentent selon eux un intérêt direct pour la sécurité des automobilistes et des autres usagers.

L’enjeu est particulièrement important parce que le FSD n’est pas encore un système de conduite autonome au sens où le conducteur pourrait cesser de surveiller le véhicule. Il s’agit toujours d’un système d’assistance à la conduite qui nécessite une attention humaine. Les informations issues des tests européens pourraient donc apporter des éléments permettant de mieux comprendre son comportement dans différentes situations de circulation.

Le prochain rendez-vous pourrait intervenir en octobre, avec un éventuel vote européen sur l’approbation du système. Pour Tesla, cette échéance pourrait être déterminante alors que le constructeur cherche à développer ses activités en Europe et à renforcer son offre de logiciels et de technologies d’assistance à la conduite.

Le dossier met finalement en évidence une difficulté plus large pour l’industrie automobile : comment concilier la protection des secrets industriels avec la nécessité de rendre suffisamment transparentes les évaluations de sécurité des technologies automatisées. Dans le cas du FSD, cette question reste particulièrement sensible en raison des ambitions affichées par Tesla et des controverses déjà associées à son système.

Notre avis, par leblogauto.com

Le dossier du FSD met en évidence un conflit entre la confidentialité revendiquée par Tesla et l’exigence de transparence autour d’une technologie directement liée à la sécurité routière. Le RDW affirme avoir réalisé ses propres essais, mais ne publie ni leurs résultats détaillés ni les données permettant de vérifier ses conclusions. L’approbation européenne éventuelle, qui pourrait être soumise au vote en octobre, constituera donc une nouvelle étape importante pour Tesla. À ce stade, les informations publiques permettent surtout de constater que le débat porte autant sur la méthode d’évaluation que sur les performances du système.

Crédit illustration : Tesla.

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