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Stellantis prépare l’avenir de Maserati avec Huawei et JAC

Maserati n’est pas à vendre. Néanmoins, cela ne signifie pas que Stellantis mènera seul la construction d’une nouvelle gamme pour sa marque de sport et de luxe. Un nouveau partenariat chinois est en vue.

Stellantis s’est engagé à ne fermer aucune marque. Lors de la présentation de son plan Fastlane 2030, le groupe a ainsi décliné les projets pour ses différentes entités. Certaines marques sont rétrogradées, comme DS ou Lancia, mais toutes survivent. Le cas de Maserati est un peu plus complexe et tout n’est pas encore finalisé.

Pour des raisons d’image ou de politique, la vente est impossible. D’autant que les acheteurs potentiels sont quasiment tous chinois. Même si les rêves de grandeur ont été écartés, le financement d’une nouvelle gamme avec si peu de composants communs avec les autres modèles du groupe n’est plus à l’ordre du jour. D’où l’idée de passer via un partenariat. La presse italienne confirme ainsi que les discussions seraient assez avancées avec une marque chinoise : Maextro.

La marque de luxe de Huawei et JAC Motors prépare le lancement d’une nouvelle berline et d’un grand SUV pour 2027. Maserati pourrait reprendre l’un ou l’autre de ces modèles pour sa propre gamme. Le risque est bien entendu la perte d’identité. Le modèle Maserati serait ainsi produit en Italie. Espérons qu’il bénéficie également d’un style et d’un châssis adaptés à la réputation du trident.

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Uber supprime 3 300 emplois face aux robotaxis

Uber va supprimer 3 300 emplois, soit 10 % de ses effectifs, alors que les robotaxis transforment le marché du transport à la demande.

Uber Technologies prévoit de supprimer environ 3 300 emplois, soit 10 % de ses effectifs, dans le cadre de la plus importante restructuration de l’entreprise depuis la crise du COVID-19. Le groupe américain de réservation de trajets cherche ainsi à simplifier son organisation et à réduire ses niveaux hiérarchiques, alors que la progression des robotaxis fait évoluer le marché du transport à la demande. La concurrence croissante des véhicules autonomes constitue notamment un enjeu stratégique pour Uber, dont l’activité repose historiquement sur la mise en relation entre passagers et conducteurs.

Le directeur général Dara Khosrowshahi a annoncé ces suppressions de postes dans une note adressée aux employés mercredi. Selon lui, la croissance rapide d’Uber avait entraîné une complexification de l’organisation qui ralentit désormais la prise de décision. La restructuration doit donc réduire les niveaux de management, clarifier les responsabilités et permettre à l’entreprise de consacrer davantage de ressources à la croissance et à l’innovation.

Contrairement à plusieurs entreprises technologiques ayant récemment annoncé des réductions d’effectifs, Uber n’a pas directement attribué cette décision à l’intelligence artificielle. Le groupe entend néanmoins réaliser des économies afin de les réinvestir dans les activités et technologies jugées prioritaires pour les prochaines années, notamment dans le domaine des véhicules autonomes.

Uber réorganise ses équipes pour gagner en agilité

La restructuration annoncée prévoit une réduction de 20 % du nombre d’employés situés à sept niveaux hiérarchiques ou plus sous la direction générale. Uber souhaite également réduire de près de moitié le nombre d’équipes composées d’un ou deux collaborateurs directement rattachés à un responsable. Certaines équipes seront regroupées, tandis qu’une partie importante des effectifs sera concentrée autour des principaux pôles de l’entreprise.

Uber va parallèlement modifier sa politique de travail à distance. Les postes entièrement à distance seront limités à environ 1 % des effectifs, tandis que la politique imposant trois jours de présence au bureau sera maintenue.

Ces changements doivent rendre l’organisation plus légère et faciliter les prises de décision. Pour Dara Khosrowshahi, une structure plus agile doit permettre de mieux définir les responsabilités et de consacrer davantage de temps au développement des activités plutôt qu’à la coordination interne.

Les suppressions de postes représentent toutefois une réduction importante pour le groupe. Uber comptait environ 34 000 salariés dans le monde à la fin de l’année dernière, selon son rapport annuel. Les 3 300 emplois concernés correspondent donc à environ un dixième de cet effectif.

Il s’agit du plan de licenciements le plus important depuis mai 2020. À cette époque, l’effondrement de la demande provoqué par la pandémie avait conduit Uber à supprimer environ 6 700 emplois, soit près d’un quart de son personnel.

Les robotaxis changent le modèle économique du VTC

La nouvelle restructuration intervient alors que les véhicules autonomes prennent une place croissante dans la stratégie d’Uber. Le développement des robotaxis pourrait progressivement modifier le rôle traditionnel de l’entreprise dans le transport de passagers. Uber agit historiquement comme une plateforme mettant en relation des conducteurs et des clients, mais une flotte de voitures autonomes pourrait réduire l’importance de cette relation avec des conducteurs humains.

Une partie des inquiétudes des investisseurs concerne notamment la relation entre Uber et Waymo, présenté comme le principal opérateur de robotaxis aux États-Unis. Les véhicules de Waymo sont accessibles via l’application Uber à Austin et Atlanta, mais Waymo poursuit également son développement sur de nouveaux marchés sans passer par Uber.

Tesla fait également partie des constructeurs qui misent davantage sur les robotaxis. La multiplication des véhicules sans conducteur pourrait donc accentuer la concurrence autour du transport à la demande et remettre en question la place d’Uber comme intermédiaire entre les passagers et les véhicules.

Pour défendre cette position, Uber prévoit d’investir plus de 10 milliards de dollars dans les robotaxis au cours des prochaines années. Le groupe entend notamment soutenir les entreprises développant des systèmes de conduite autonome et renforcer son rôle de plateforme de réservation pour les trajets réalisés sans conducteur.

Cette évolution pourrait également modifier les besoins en compétences au sein de l’entreprise. Adam Ballantyne, analyste chez Cambiar Investors, estime que le développement des technologies de conduite autonome nécessite un profil d’employés différent de celui d’une activité reposant principalement sur des conducteurs humains et sur les coûts de service associés.

Uber cherche ainsi à adapter progressivement son organisation à un marché dans lequel les véhicules autonomes pourraient prendre une place plus importante. La restructuration annoncée doit notamment permettre de réduire les coûts de fonctionnement et de dégager des ressources pour financer cette transformation.

Les marchés surveillent la transition d’Uber

L’annonce des suppressions d’emplois intervient alors que l’action Uber a perdu environ 8 % depuis le début de l’année, sous l’effet notamment des inquiétudes liées à l’intensification de la concurrence. Le titre a sous-performé le S&P 500 ainsi que son concurrent Lyft. Après l’annonce de la restructuration, les actions Uber ont toutefois progressé de près de 2 %.

Le marché semble donc particulièrement attentif à la capacité d’Uber à maintenir sa croissance tout en maîtrisant ses coûts. La réorganisation annoncée vise précisément à simplifier la structure du groupe et à générer des économies destinées à être réinvesties dans la croissance, l’innovation et les technologies considérées comme stratégiques.

L’intelligence artificielle constitue également un poste de dépenses pour l’entreprise. Selon des informations rapportées par les médias, les employés d’Uber auraient utilisé la totalité de leur budget technologique consacré à l’IA pour 2026 en seulement quatre mois. Cette situation intervient alors que les entreprises technologiques réduisent massivement leurs effectifs cette année, avec plus de 123 000 suppressions de postes recensées dans près de 390 sociétés selon le site de suivi des licenciements cité dans le texte source.

Uber ne présente cependant pas directement ses licenciements comme une conséquence de l’IA. La justification mise en avant porte avant tout sur la simplification de l’organisation et l’évolution des besoins de l’entreprise à mesure que les technologies de conduite autonome se développent.

Le groupe se trouve ainsi à un moment de transition. Son modèle historique, fondé sur une vaste communauté de conducteurs utilisant leurs propres véhicules, doit progressivement coexister avec un marché émergent de robotaxis. L’entreprise cherche à conserver sa position de plateforme tout en investissant dans les technologies autonomes et en adaptant ses effectifs.

La réduction de 10 % des effectifs constitue donc un changement significatif pour Uber. Après les suppressions massives intervenues pendant la pandémie, l’entreprise engage une nouvelle restructuration dans un contexte très différent, marqué cette fois par l’évolution technologique et la montée des véhicules autonomes. La capacité d’Uber à transformer ces économies en investissements dans les robotaxis et à maintenir sa position sur le marché du transport à la demande sera un élément central de cette nouvelle phase.

Notre avis, par leblogauto.com

La suppression de 3 300 emplois traduit d’abord la volonté d’Uber de simplifier son organisation et de réduire ses coûts de fonctionnement. Le développement des robotaxis constitue parallèlement un enjeu stratégique, avec plus de 10 milliards de dollars d’investissements prévus dans ce domaine. La concurrence de Waymo et de Tesla pourrait toutefois modifier progressivement la place d’Uber dans la chaîne du transport autonome. La restructuration apparaît ainsi comme une adaptation à un marché où le rôle des conducteurs humains pourrait évoluer avec la progression des technologies de conduite autonome.

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Cette voiture solaire pourrait rouler sans jamais se brancher

Cette voiture solaire pourrait rouler sans jamais se brancher

Et si une voiture électrique pouvait recharger sa propre batterie simplement en restant garée au soleil ? C’est le principe au cœur du projet Deep Orange 17, aussi appelé Luminetta, un concept biplace développé par des étudiants de l’université Clemson en partenariat avec BMW of North America. Loin d’être un simple exercice de style, ce prototype explore une question fondamentale pour l’avenir de la mobilité électrique : comment réduire la dépendance aux bornes de recharge en transformant la carrosserie elle-même en source d’énergie ?

Cette voiture solaire pourrait rouler sans jamais se brancher

Une peau photovoltaïque sur toute la carrosserie

La pièce maîtresse de Luminetta, c’est ce que ses concepteurs appellent une « peau photovoltaïque ». Plutôt que d’installer un simple panneau solaire sur le toit, comme on le voit sur quelques rares véhicules de série, l’équipe de Clemson a intégré plus de 1 781 cellules solaires sur l’ensemble de la surface extérieure du véhicule. Cette intégration a été réalisée en collaboration avec l’Institut Fraunhofer pour les systèmes d’énergie solaire, basé en Allemagne, l’un des centres de recherche les plus reconnus dans ce domaine.

Cette voiture solaire pourrait rouler sans jamais se brancher

Ce qui distingue ce système des approches solaires classiques, c’est sa capacité à continuer de produire de l’électricité même lorsqu’une partie de la surface est à l’ombre. Sur un véhicule, les zones d’ombrage sont fréquentes : angle d’incidence du soleil, passage sous des arbres, présence d’autres véhicules à proximité. La technologie déployée ici tient compte de ces contraintes pour maximiser la production en toutes circonstances, que le véhicule soit en mouvement ou simplement stationné dans une rue ensoleillée.

Ce dernier point est particulièrement pertinent. Les études de mobilité le confirment régulièrement : une voiture reste garée en moyenne plus de 90 % du temps. Luminetta mise précisément sur ces heures d’immobilité pour recharger ses réserves d’énergie, transformant chaque stationnement en session de recharge passive.

Cette voiture solaire pourrait rouler sans jamais se brancher

Les simulations réalisées à partir de données météorologiques et d’ensoleillement de quatre villes, Greenville (Caroline du Sud), Francfort, Madrid et Mumbai, donnent une idée concrète du potentiel. Pour un trajet quotidien typique d’environ 19 km (correspondant à la moyenne de 12 miles mentionnée dans les données de simulation), le véhicule serait capable de générer suffisamment d’énergie pour offrir en moyenne environ 50 km d’autonomie supplémentaire. Autrement dit, sur un usage quotidien raisonnable, certains conducteurs pourraient théoriquement ne jamais avoir besoin de brancher leur voiture à une borne.

Cette voiture solaire pourrait rouler sans jamais se brancher
Cette voiture solaire pourrait rouler sans jamais se brancher

Un châssis de 550 kg conçu pour consommer le moins possible

La production d’énergie solaire ne peut pleinement fonctionner que si la consommation du véhicule est elle-même réduite au minimum. C’est pourquoi l’équipe de Clemson a accordé autant d’importance à la légèreté du prototype qu’à ses cellules photovoltaïques. Le résultat : Luminetta ne pèse que 550 kg, un chiffre remarquablement bas pour un véhicule électrique à l’heure où la plupart des modèles de ce segment dépassent allègrement les 1 500 kg en raison du poids des batteries.

Pour atteindre cette masse contenue, les ingénieurs ont opté pour une structure multimatériaux combinant acier, aluminium, fibre de carbone et assemblages métalliques imprimés en 3D. Chaque matériau est utilisé là où ses propriétés mécaniques sont les plus adaptées, réduisant ainsi le poids global sans compromettre la rigidité structurelle de l’ensemble. L’utilisation de pièces imprimées en 3D est particulièrement intéressante : elle permet de réaliser des jonctions complexes avec moins de matière qu’un usinage traditionnel, tout en offrant une grande liberté de formes.

Cette voiture solaire pourrait rouler sans jamais se brancher

La forme extérieure de Luminetta n’est pas non plus le fruit du hasard. Le design s’inspire du poisson-coffre (boxfish), un animal marin dont la morphologie compacte et ses contours arrondis offrent une résistance hydrodynamique particulièrement faible. Appliqué à l’aérodynamique automobile, ce principe se traduit par un profil qui combine un volume intérieur utile avec un coefficient de traînée réduit. Pour un véhicule dont chaque wattheure compte, optimiser la pénétration dans l’air est aussi important que réduire le poids.

La récupération d’énergie au freinage vient compléter cette approche. Le système de freinage régénératif capte une partie de l’énergie cinétique normalement dissipée sous forme de chaleur lors des décélérations, pour la réinjecter dans la batterie. Les commandes de distribution du couple et de gestion du groupe motopropulseur sont également calibrées pour limiter toute consommation superflue, notamment lors des phases de démarrage et d’accélération douce.

Cette voiture solaire pourrait rouler sans jamais se brancher
Cette voiture solaire pourrait rouler sans jamais se brancher

Un projet de recherche porté par 16 étudiants en ingénierie automobile

Luminetta est le fruit du programme Deep Orange de l’université Clemson, une initiative pédagogique qui confie à des équipes d’étudiants en master d’ingénierie automobile des projets concrets menés en partenariat avec l’industrie. Ce dix-septième opus du programme a mobilisé 16 étudiants en master pendant environ deux ans, de la définition du cahier des charges à la réalisation d’un prototype roulant.

Le partenariat avec BMW of North America a fourni le cadre industriel et les ressources nécessaires à l’aboutissement du projet. La collaboration avec l’Institut Fraunhofer a quant à elle apporté l’expertise spécifique sur les systèmes photovoltaïques haute performance intégrés aux surfaces courbes, une problématique très différente de celle des panneaux solaires fixes installés sur les toits des bâtiments.

Cette voiture solaire pourrait rouler sans jamais se brancher

À bord, Luminetta propose une interface développée sur mesure pour afficher les données de fonctionnement du véhicule en temps réel : production solaire instantanée, niveau de batterie, autonomie estimée en fonction de l’ensoleillement actuel. Le prototype intègre également la compatibilité Apple CarPlay et Android Auto, une décision pragmatique pour rendre le concept utilisable dans un contexte de démo quotidien.

Cette voiture solaire pourrait rouler sans jamais se brancher

Les concepteurs sont clairs sur un point : Luminetta n’est pas destinée à une production en série, du moins pas dans sa forme actuelle. Il s’agit d’une plateforme de recherche dont l’objectif est de démontrer la faisabilité technique d’un véhicule électrique à bilan énergétique positif sur un usage urbain standard. Les résultats de ces travaux ont vocation à alimenter les réflexions de l’industrie automobile sur l’intégration solaire à grande échelle, un domaine où les progrès restent encore limités dans les véhicules de grande série.

La question que soulève ce prototype reste entière pour les constructeurs : à quel moment le coût et la complexité d’une peau photovoltaïque complète deviennent-ils compatibles avec une production de masse rentable ? Luminetta n’apporte pas encore cette réponse, mais elle pose les bases techniques pour y parvenir.

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GSM, le taxi électrique de VinFast, vise l’Occident

GSM, opérateur de taxis électriques lié à VinFast, prévoit son expansion aux États-Unis et en Europe avant son IPO à Hong Kong en 2028.

Green and Smart Mobility (GSM), opérateur vietnamien de taxis électriques lié à VinFast, prépare une importante expansion internationale. L’entreprise prévoit de déployer des flottes aux États-Unis, en Suède et aux Pays-Bas d’ici la fin de l’année, avant de s’implanter sur d’autres marchés européens en 2027. Cette stratégie doit précéder l’introduction en Bourse de GSM à Hong Kong, actuellement prévue pour 2028. L’entreprise confirme ainsi pour la première fois l’ampleur et le calendrier de ses ambitions internationales, après avoir rapidement développé ses activités au Vietnam depuis son lancement en 2023.

GSM appartient au PDG de VinFast, Pham Nhat Vuong, et à sa famille. L’opérateur utilise exclusivement des véhicules électriques VinFast pour ses activités de transport. Son développement à l’étranger intervient alors que le constructeur vietnamien cherche lui-même à accroître les ventes internationales de ses voitures électriques, après des tentatives qui n’ont pas abouti comme prévu aux États-Unis et en Europe.

L’expansion de GSM doit également accompagner les préparatifs de son entrée en Bourse. La société avait précédemment indiqué que les premières démarches devaient commencer cette année, notamment avec des offres initiales destinées à de grands investisseurs potentiels. Elle n’a cependant fourni aucune indication sur sa valorisation cible ou sur le montant qu’elle souhaiterait lever. GSM avait auparavant indiqué que ses conseillers estimaient sa valorisation autour de 20 milliards de dollars.

GSM accélère son développement hors du Vietnam

L’opérateur de taxis électriques s’est rapidement développé depuis son lancement en 2023 et opère déjà sur plusieurs marchés asiatiques. Il est notamment présent dans un environnement concurrentiel face à Grab et GoTo Gojek Tokopedia en Indonésie. GSM a également récemment déployé une flotte au Danemark, avant les nouvelles implantations prévues aux États-Unis, en Suède et aux Pays-Bas.

Selon son calendrier actuel, GSM souhaite lancer des flottes dans ces trois pays d’ici la fin de l’année, puis poursuivre son expansion dans d’autres marchés européens en 2027. Aux États-Unis comme dans l’Union européenne, l’entreprise prévoit dans un premier temps de conserver son modèle reposant sur des véhicules appartenant à la société et des conducteurs employés directement.

Une évolution vers un modèle de plateforme intégrant des conducteurs indépendants est ensuite envisagée. Cette transition doit permettre à GSM d’adapter progressivement son modèle économique aux différents marchés.

Cette stratégie intervient dans un contexte où VinFast tente également de renforcer sa présence internationale. Le constructeur vietnamien a vendu près de 200 000 voitures l’année dernière, mais seulement 11 % de ces ventes ont été réalisées à l’étranger. VinFast ne communique pas la répartition de ses ventes par marché.

Le constructeur dispose par ailleurs d’usines d’assemblage en Inde et en Indonésie. Ses projets internationaux ont cependant connu des difficultés. Des plans d’assemblage de certains véhicules électriques en Inde ont notamment été suspendus, tandis que VinFast fait également face à une procédure judiciaire aux États-Unis concernant des retards dans la construction d’une usine ayant bénéficié de subventions publiques.

Un modèle de flotte particulièrement capitalistique

La croissance de GSM repose sur un modèle différent de celui de nombreux acteurs de la réservation de trajets. L’entreprise emploie directement ses chauffeurs et possède les véhicules qu’ils conduisent. Les voitures sont achetées à VinFast à des prix réduits, ce qui crée un lien économique direct entre l’opérateur de taxis et le constructeur automobile.

Cette organisation est plus intensive en capital que les modèles dits « asset-light » utilisés notamment par Grab ou Uber. Ces plateformes s’appuient largement sur des conducteurs non salariés qui utilisent leurs propres véhicules.

Au Vietnam, ce modèle a contribué à rendre les taxis turquoise de GSM très visibles dans les villes et a également soutenu les ventes de VinFast, qui reste déficitaire. GSM a indiqué avoir pour objectif d’acheter un million de voitures VinFast entre 2026 et 2030.

La dépendance entre les deux entreprises a été particulièrement forte à ses débuts. Selon les documents déposés par VinFast auprès du Nasdaq, 72 % de ses véhicules avaient été vendus à des parties liées en 2023, principalement à GSM. La proportion a depuis diminué pour atteindre environ un quart des ventes et devrait rester supérieure à 20 % dans les prochaines années, selon le porte-parole représentant GSM et VinFast.

L’opérateur de taxis cherche désormais à réduire ses coûts au Vietnam en faisant évoluer son organisation. GSM prévoit un modèle hybride combinant des chauffeurs employés et des conducteurs indépendants. Environ 40 % des véhicules actuellement exploités sur sa plateforme vietnamienne appartiennent à l’entreprise.

À l’international, la stratégie sera d’abord différente. GSM prévoit de s’appuyer uniquement sur des véhicules détenus par l’entreprise et des conducteurs employés aux États-Unis et dans l’Union européenne. L’intégration progressive de conducteurs indépendants interviendrait ensuite dans le cadre d’un modèle de plateforme.

L’expansion internationale pose la question du financement

Cette stratégie de croissance comporte cependant des risques financiers liés à la nécessité de financer directement les flottes automobiles. Mehdi Jaouadi, analyste du secteur automobile et partenaire du cabinet YCP, considère ainsi l’expansion de GSM comme une stratégie à haut risque. Selon lui, la capacité des nouveaux marchés à atteindre un niveau d’utilisation suffisamment élevé des véhicules sera déterminante pour permettre à l’entreprise d’atteindre une taille capable de compenser les risques liés à son modèle.

La poursuite du financement de flottes détenues par GSM sur plusieurs marchés pourrait également accroître sa dépendance au financement externe, notamment si les flux de trésorerie générés par l’activité ne progressent pas suffisamment ou si l’entreprise ne parvient pas à transférer une partie des investissements liés aux véhicules vers les conducteurs et partenaires.

GSM n’a pas communiqué le montant de sa dette ni l’identité de ses principaux créanciers. Le contexte financier du groupe auquel il est lié constitue néanmoins un élément à prendre en compte. Vingroup, maison mère de VinFast et contrôlée par Pham Nhat Vuong, affichait des passifs totaux de 42,8 milliards de dollars en juin, comprenant notamment la dette et d’autres obligations financières, selon ses derniers états financiers. Pham Nhat Vuong contrôle également plusieurs entreprises privées dont les passifs ne sont pas publiés.

Pour GSM, le développement international devra donc combiner croissance de la flotte, utilisation suffisamment élevée des véhicules et maîtrise des coûts. L’entreprise entend préparer cette expansion avant son projet d’introduction en Bourse à Hong Kong en 2028. Le calendrier annoncé prévoit une première étape aux États-Unis, en Suède et aux Pays-Bas, suivie d’une extension à d’autres marchés européens en 2027.

Cette stratégie doit également contribuer indirectement au développement de VinFast, puisque les véhicules électriques du constructeur constituent la flotte de GSM. L’enjeu sera donc double : développer une activité de transport électrique internationale tout en soutenant les volumes de production et de vente du constructeur vietnamien.

Notre avis, par leblogauto.com

L’expansion de GSM repose sur un modèle fortement intégré avec VinFast, puisque l’opérateur possède ses véhicules et emploie ses chauffeurs sur ses marchés de lancement. Cette organisation permet de soutenir directement les ventes de voitures électriques VinFast, mais elle nécessite également des investissements importants dans les flottes. Le passage envisagé vers un modèle hybride doit réduire cette dépendance au capital, mais il ne concernera initialement pas les États-Unis et l’Union européenne. La réussite de l’expansion dépendra donc notamment du niveau d’utilisation des véhicules et de la capacité de GSM à maîtriser ses coûts avant son projet d’introduction en Bourse en 2028.

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Royaume-Uni : les voitures électriques accélèrent en août

Les ventes de voitures électriques progressent de 30 % au Royaume-Uni en août et représentent près de 30 % du marché automobile.

Les voitures électriques à batterie ont fortement progressé au Royaume-Uni en août, avec des immatriculations en hausse d’environ 30 % sur un an. Selon les données de New AutoMotive publiées jeudi, les véhicules électriques à batterie ont représenté près de 30 % des nouvelles immatriculations en Grande-Bretagne le mois dernier, devenant ainsi la motorisation la plus importante du marché. Cette progression intervient dans un contexte de hausse des coûts du carburant, alors que les constructeurs automobiles et les pouvoirs publics britanniques poursuivent leurs discussions sur les objectifs de transition vers les véhicules à zéro émission.

Au total, 93 977 voitures neuves ont été immatriculées en Grande-Bretagne en août, soit une progression de 17,5 % par rapport au même mois de l’année précédente. Les véhicules électriques à batterie ont représenté 27 876 immatriculations, pour une part de marché proche de 30 %. Les hybrides électriques ont atteint environ 29 % du marché, tandis que les voitures à essence ont représenté environ 21,5 % des ventes.

Cette évolution confirme la progression des véhicules électriques dans le marché automobile britannique. Elle intervient alors que les coûts du carburant sont poussés à la hausse par les chocs pétroliers mondiaux liés à la guerre en Iran. Cette situation encourage certains automobilistes à se tourner vers des solutions alternatives aux motorisations thermiques.

Les véhicules électriques prennent la tête du marché

La performance enregistrée en août place les véhicules électriques à batterie devant les autres types de motorisation en matière de part de marché. Avec 27 876 immatriculations et près de 30 % des ventes de voitures neuves, les modèles électriques ont devancé de peu les véhicules hybrides électriques, qui ont représenté environ 29 % du marché.

Cette progression intervient dans un contexte où l’industrie automobile britannique doit également composer avec le mandat ZEV, qui impose aux constructeurs une proportion croissante de ventes de véhicules à zéro émission. Introduit en 2024, ce dispositif prévoit que les véhicules électriques représentent 33 % des ventes de voitures neuves en 2026, avant d’atteindre 80 % en 2030 et 100 % en 2035.

Ben Nelmes, PDG de New AutoMotive, souligne que les constructeurs automobiles continuent de mettre sur le marché des voitures et des fourgonnettes électriques alors que la demande des consommateurs progresse. Les débats politiques autour des modalités du mandat ZEV se poursuivent donc parallèlement à l’évolution concrète des immatriculations.

La hausse des ventes électriques constitue un indicateur important pour le marché automobile britannique. Elle montre également que les véhicules électriques à batterie représentent désormais une part significative des nouvelles immatriculations, alors que les motorisations hybrides et essence conservent elles aussi des volumes importants.

Londres réexamine ses objectifs zéro émission

Les données d’août sont publiées alors que le gouvernement britannique envisage plusieurs options susceptibles d’alléger la pression exercée sur les constructeurs automobiles pour accélérer leurs ventes de véhicules zéro émission. Les autorités ont lancé un réexamen des objectifs existants concernant la transition du marché automobile et la disparition progressive des nouvelles voitures à essence et diesel.

Le mandat ZEV constitue un élément central de cette politique. Son calendrier prévoit une augmentation progressive de la part des véhicules zéro émission dans les ventes des constructeurs. L’objectif fixé pour 2026 s’établit à 33 %, tandis que la proportion doit atteindre 80 % en 2030, puis 100 % en 2035.

Cette révision suscite des réactions dans l’industrie automobile et parmi les acteurs spécialisés dans la mobilité électrique. James Court, directeur des politiques publiques chez Octopus Electric Vehicles, estime notamment que la progression actuelle des véhicules électriques ne devrait pas être freinée. Selon lui, les conducteurs, les constructeurs et les investisseurs ont besoin de visibilité pour poursuivre leurs décisions liées à l’électrification du parc automobile.

L’enjeu porte donc autant sur le niveau des ventes que sur la stabilité du cadre réglementaire. Pour les constructeurs, les objectifs de véhicules zéro émission déterminent en partie les orientations commerciales et industrielles. Pour les automobilistes, l’évolution de l’offre électrique accompagne également la recherche d’alternatives aux carburants dont les coûts augmentent.

Tesla reste devant Kia et BYD

La hiérarchie entre les constructeurs évolue également sur le marché britannique des voitures électriques. Tesla conserve la première place depuis le début de l’année, avec une part de marché de 8,8 % dans les véhicules électriques à batterie. Cette proportion reste toutefois inférieure à celle enregistrée environ un an auparavant, lorsqu’elle atteignait près de 10 %.

Kia occupe la deuxième position avec une part de marché de 6,7 %. Le constructeur sud-coréen devance BYD, constructeur chinois dont la part atteint désormais 6,4 % selon les données de New AutoMotive.

Sur le seul mois d’août, Kia a conservé la première place des immatriculations de véhicules électriques à batterie pour le deuxième mois consécutif. Cette performance intervient alors que le marché britannique connaît une progression globale des immatriculations et que la concurrence s’intensifie entre les constructeurs proposant des modèles électriques.

La progression de BYD constitue également un élément notable de la répartition du marché. Avec 6,4 % de part depuis le début de l’année, le constructeur chinois se rapproche de Kia, tandis que Tesla conserve encore une avance.

Le marché automobile britannique connaît donc une évolution rapide de son mix énergétique. Les véhicules électriques à batterie occupent désormais une place majeure dans les immatriculations, tandis que les hybrides représentent eux aussi près d’un tiers du marché. Dans le même temps, les voitures à essence restent présentes, avec environ 21,5 % des ventes.

Les chiffres d’août interviennent ainsi à un moment important pour l’industrie automobile britannique. La progression des ventes électriques contraste avec les incertitudes entourant l’évolution du mandat ZEV et les objectifs de transition énergétique. Le marché montre néanmoins que les véhicules électriques représentent déjà une part importante des nouvelles immatriculations, dans un contexte où les coûts du carburant renforcent l’intérêt pour les alternatives aux motorisations thermiques.

Notre avis, par leblogauto.com

La progression de 30 % des immatriculations électriques en août confirme la place croissante des véhicules à batterie sur le marché britannique. Avec près de 30 % de part de marché, ils devancent légèrement les hybrides électriques et nettement les modèles à essence. La progression intervient toutefois alors que le gouvernement réexamine le calendrier et les modalités du mandat ZEV. La concurrence entre Tesla, Kia et BYD montre également que la croissance du marché électrique s’accompagne d’une évolution de la hiérarchie entre constructeurs.

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Exclusif: découverte de la nouvelle Dacia Spring

Le segment des petites citadines électriques s’apprête à évoluer avec l’arrivée de la seconde génération de la Spring, visible dans quelques semaines au Mondial de l’Auto.

Plateforme et style modernes

Arrivée sur le marché à une période où l’accès à la mobilité électrique restait très cher, la première génération de Spring avait su trouver son public en dépassant les 210 000 exemplaires vendus. Le constructeur propose désormais une nouvelle génération pour faire face à une concurrence plus nombreuse et mieux armée, venue tant d’Europe que d’Asie. La démarche globale du constructeur reste fidèle à sa philosophie de départ, à savoir proposer un véhicule sobre et épuré de tout superflu artificiel, toutefois désormais encore plus en phase en théorie avec les attentes du marché européen.

Elle s’appuie à présent sur la plateforme RGEV Small (nouveau nom de l’AmpR Small, comme la Twingo) de Renault et gagne 18 cm en largeur, ce qui devrait améliorer sa tenue de route, tout en conservant un gabarit contenu de 3,85 mètres de long pour se faufiler en ville. Les formes étaient devenues déjà un peu plus géométriques à l’occasion des restylages sur la génération précédente, mais là ça va beaucoup plus loin. Le style général affirme une silhouette plus carrée et trapue. Pour préserver la carrosserie des contraintes du quotidien, les pare-chocs intègrent des éléments en plastique noir teinté dans la masse, conçus pour mieux résister aux petits frottements et froissements de stationnement sans nécessiter de peinture coûteuse en réparation.

Un habitacle pratique et une autonomie intéressante

Dans l’habitacle, la présentation gagne en simplicité et en modernité. L’agencement du mobilier a été revu pour dégager de la place aux genoux et offrir davantage d’espaces de rangement pratiques au centre. Le tableau de bord accueille un écran numérique de 7 pouces dès la finition de base pour les informations de conduite. Il est complété sur les versions plus hautes par un écran tactile central de 10,1 pouces compatible avec les smartphones, ce qui simplifie l’accès à la navigation ou à la musique. Classique! Côté aspects pratiques, le coffre propose un volume de 337 litres, ce qui reste très généreux pour un gabarit extérieur aussi restreint. Dacia ajoute également la possibilité d’installer un frunk de 18 litres sous le capot avant pour y ranger les câbles de recharge sans encombrer la soute arrière.

Pour la partie moteur, le bloc électrique affiche une puissance de 60 kW, soit environ 80 chevaux, avec un couple immédiat de 175 Nm. Ce groupe motopropulseur permet un passage de 0 à 100 km/h en 12,1 secondes et une vitesse maximale fixée à 130 km/h. Reste à savoir si cela suffira pour s’insérer sereinement sur les voies rapides, et s’extirper des situations de conduite réclament de la réactivité. La batterie utilise la technologie LFP (lithium fer phosphate) sans cobalt ni nickel et dispose d’une capacité utile de 27,5 kWh. Avec un poids limité à 1 212 kg, la consommation mixte s’établit à 12,7 kWh/100 km, offrant ainsi une autonomie de 250 km en cycle homologué, ce qui devrait suffire pour l’usage attendu d’une voiture du quotidien. 

Moins de 20 000 €

La recharge à domicile s’effectue au moyen d’un chargeur embarqué de 6,6 kW. Un système optionnel permet de recharger à 11 kW en courant alternatif et jusqu’à 50 kW en courant continu, réduisant le temps de charge de 15 % à 80 % à 28 minutes sur borne rapide. Le modèle dispose aussi la fonction de charge bidirectionnelle, utile pour brancher de petits appareils externes (option encore peu courante sur le marché, même sur des modèles haut de gamme). Désormais produite en Europe sur le site de Novo Mesto en Slovénie, la Dacia Spring maintient un prix de départ sous la barre des 20 000 euros hors aides. Elle mise ainsi sur l’essentiel pour rester accessible au plus grand nombre. Son éco-score pourrait ainsi lui ouvrir les aides nationales et européennes.

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