Éminent spécialiste des pièces détachées. pour modèles Porsche, Carpoint va plus loin avec une magnifique conversion en break de chasse, un vrai, sur base de Porsche 944.
Dans la famille des Porsche 924 et 944, un break de chasse a déjà existé. Dans les années 80, Günter Artz propose cette conversion sur la base de la 924. Nostalgique de ce modèle qu’il a possédé, le fondateur de Carpoint, Andreas Freund, a voulu redonner une nouvelle vie à ce projet. Avec le designer Michael Söhngen il a toutefois choisi d’adopter comme base une 944 S2. Mais pour les amateurs, il peut également réaliser l’opération sur une 944 Turbo.
Günter Artz Porsche 924
Le travail de Carpoint est assez profond, car pour transformer une 944 coupé en authentique break de chasse, il a été nécessaire de tout modifier à partir du montant central : pavillon, pied B, ailes, vitres. Mais Andreas Freund a voulu aller au bout du concept. Un break de chasse est aussi censé être plus pratique que le coupé de base. La section arrière a donc été modifiée pour abaisser le seuil de chargement (au-dessus des feux sur la 944 originale) et les feux ont été découpés. Le hayon déborde largement sur le pavillon.
Bien entendu, les exemplaires destinés aux clients pourront profiter d’une autre couleur ou d’une autre sellerie que le Pascha ici présenté. Carpoint recommande ce dernier, mais aussi les classiques tartan et Pepita. On pourra également en profiter pour ajouter quelques équipements de confort comme les sièges chauffants, un nouveau système audio ou de navigation… Hormis ces personnalisations, le prix de base est fixé à 100000 euros. Hors véhicule de base, mais en incluant le passage aux services d’homologation.
Geely, BYD et Li Auto rivalisent désormais de vitesse pour proposer une recharge de véhicule électrique comparable à un plein d’essence, une course technologique qui soulève également des enjeux de sécurité et d’infrastructure.
L’industrie automobile chinoise ouvre un nouveau front technologique dans sa quête de suprématie mondiale sur les véhicules électriques : celui de la recharge ultra-rapide. Des constructeurs automobiles comme Geely, BYD et Li Auto rivalisent désormais pour proposer des vitesses de charge capables d’imiter un simple arrêt à la pompe à essence de cinq minutes, une course intensifiée par la nécessité d’apaiser l’anxiété persistante des consommateurs face à l’autonomie limitée, tout en ravivant une demande en perte de vitesse sur le plus grand marché automobile mondial.
Des performances de charge qui dépassent désormais l’Occident
Les constructeurs automobiles chinois ont pris une avance significative sur leurs concurrents occidentaux en matière de capacités de recharge rapide. Geely a dévoilé mercredi un système de charge ultra-rapide reposant sur une batterie spécialisée capable d’atteindre une puissance de pointe allant jusqu’à 2,25 mégawatts à partir d’un seul pistolet de charge. Selon le constructeur automobile, ce système permet de recharger un véhicule électrique de 10 % à 70 % en seulement 4,5 minutes, et de 10 % à 97 % en 8 minutes et 40 secondes à température ambiante.
Le concurrent BYD a de son côté développé ses propres systèmes de recharge flash de niveau mégawatt, associés à des batteries en lame capables de passer de 10 % à 97 % en seulement 9 minutes. Les véhicules électriques phares de Li Auto embarquent quant à eux la batterie 5C Kirin, développée par CATL, capable d’ajouter jusqu’à 500 kilomètres d’autonomie en seulement 12 minutes. Le fabricant de batteries Sunwoda a également rejoint cette course plus tôt ce mois-ci, avec un système promettant une recharge de 10 % à 97 % en 9 minutes. À titre de comparaison, une charge standard de 10 % à 80 % sur un Superchargeur Tesla nécessite généralement entre 15 et 25 minutes, soit environ le double du temps désormais revendiqué par les derniers systèmes chinois, tandis que Mercedes-Benz propose une recharge rapide de 10 % à 80 % en 22 minutes.
Des défis techniques et sécuritaires considérables
L’injection de courants de niveau mégawatt directement dans les batteries lithium-ion soulève toutefois d’importants défis techniques, notamment en matière de risque d’incendie, de dégradation prématurée des batteries, voire de saturation potentielle des réseaux électriques locaux. Plutôt que de ralentir les vitesses de charge pour limiter ces risques, les constructeurs automobiles chinois privilégient une approche fondée sur l’ingénierie matérielle avancée et l’intelligence artificielle pour maintenir la stabilité thermique des batteries.
Pour prévenir l’apparition de points chauds, Geely a notamment introduit un réseau de refroidissement liquide en boucle fermée, baptisé « cinq extrémités », qui fait circuler un fluide réfrigérant à travers les batteries de stockage de la station de charge, les câbles eux-mêmes refroidis par liquide, jusqu’aux ports de charge des véhicules. Plusieurs constructeurs automobiles conçoivent également des cellules de batterie plus courtes, ou adoptent des architectures à « lames courtes » générant moins de friction, afin d’éviter toute surchauffe pendant les phases de recharge ultra-rapide. Le logiciel embarqué joue également un rôle central dans la gestion de ces risques de sécurité : Geely déploie ainsi une technologie d’intelligence artificielle reposant sur des algorithmes d’apprentissage profond fonctionnant directement à bord du véhicule, capables d’anticiper une augmentation de température jusqu’à 30 secondes à l’avance. Pour limiter l’usure prématurée des batteries liée à la charge rapide, constructeurs automobiles et fabricants de batteries recourent également à des revêtements spécialisés ou à des courants à impulsions haute fréquence.
Vers une bataille d’infrastructure plutôt que de vitesse pure
Malgré ces avancées technologiques rapides, un dirigeant de Geely a confié à Reuters que les vitesses de charge approchaient déjà d’un plafond technique difficilement dépassable. Selon lui, la compétition devrait désormais se déplacer vers le déploiement massif d’infrastructures de recharge, plutôt que vers une course effrénée à la vitesse pure. Pour éviter que les réseaux électriques ne s’effondrent sous la pression de demandes de charge multi-mégawatts simultanées, les stations de recharge rapide intègrent progressivement des systèmes de stockage par batteries ainsi que des sources d’énergie solaire.
BYD prévoit ainsi de construire 90 000 stations de recharge rapide d’ici 2028, dont 300 devraient être installées dès l’année prochaine au Royaume-Uni. Le concurrent plus modeste NIO mise pour sa part sur une approche différente, avec plus de 4 000 stations d’échange de batteries permettant un remplacement complet de la batterie en environ trois minutes seulement, une alternative technologique à la recharge traditionnelle qui contourne directement la problématique du temps de charge.
Notre avis, par leblogauto.com
Cette course chinoise à la recharge ultra-rapide illustre une stratégie industrielle cohérente visant à lever le principal frein psychologique à l’adoption du véhicule électrique, à savoir l’angoisse de l’autonomie, en rapprochant l’expérience de recharge de celle d’un plein d’essence traditionnel. L’écart de performance désormais affiché face à des références occidentales comme Tesla ou Mercedes-Benz, avec des temps de charge divisés par deux, confirme l’avance technologique significative prise par les constructeurs automobiles chinois sur ce segment stratégique. La reconnaissance par un dirigeant de Geely d’un plafond technique proche marque une inflexion stratégique intéressante, suggérant que la prochaine bataille concurrentielle se jouera davantage sur le déploiement d’infrastructures que sur la seule performance des batteries. L’approche alternative de NIO, misant sur l’échange rapide de batteries plutôt que sur la recharge ultra-rapide, rappelle enfin que plusieurs voies technologiques coexistent encore pour résoudre cette même problématique de temps d’immobilisation des véhicules électriques.
Bentley a présenté le Torcal, son premier véhicule entièrement électrique, avec un prix de départ de 173 000 livres et un investissement de 350 millions de livres dans son usine de Crewe.
Le constructeur automobile britannique de luxe Bentley a dévoilé mercredi son tout premier véhicule entièrement électrique, misant sur l’idée que sa clientèle fortunée souhaite une conduite sans émissions sans pour autant renoncer aux codes esthétiques qui définissent la marque depuis plus d’un siècle. Ce lancement du SUV baptisé Torcal intervient dans un contexte où les constructeurs automobiles ultra-luxueux abordent l’électrification avec des stratégies très contrastées.
Un design pensé pour rester fidèle à l’ADN Bentley
Ce lancement survient quelques mois seulement après que le premier véhicule électrique de Ferrari a suscité des critiques de la part de certains passionnés, en raison de sa ressemblance jugée limitée avec les voitures de sport thermiques traditionnelles de la marque italienne. Le premier véhicule électrique de Bentley, en revanche, revendique une filiation esthétique claire avec sa gamme existante. Il conserve plusieurs éléments de style empruntés aux modèles à moteur à combustion de l’entreprise, jusqu’aux phares en forme de diamant conçus pour évoquer une calandre traditionnelle, alors même que cette fonction de refroidissement moteur n’a plus de raison d’être sur un véhicule électrique.
La voiture recrée par ailleurs artificiellement la sensation sonore d’un moteur V8, grâce à une bande son élaborée à partir de timbales orchestrales, complétées par des tambours plus légers qui accélèrent leur rythme à mesure que le véhicule prend de la vitesse. Frank-Steffen Walliser, PDG de Bentley, a expliqué à Reuters que l’intention première du constructeur automobile avait toujours été de concevoir avant tout une Bentley, estimant que les clients ne réclament pas nécessairement une voiture radicalement différente au seul prétexte qu’elle soit électrique.
Une stratégie électrique divergente chez les constructeurs de luxe
Au-delà de Ferrari, Rolls-Royce, propriété du groupe BMW, demeure le seul autre grand constructeur automobile ultra-luxueux à commercialiser actuellement un véhicule électrique. Lamborghini, filiale comme Bentley du groupe Volkswagen, a pour sa part repoussé le lancement de son propre véhicule électrique jusqu’à la fin de la décennie. La semaine dernière, McLaren, constructeur automobile britannique, a également annoncé l’absence de projet de véhicule électrique à son catalogue, les deux marques invoquant une demande encore limitée de la part de leur clientèle respective.
Bentley elle-même avait déjà repoussé le lancement de ce premier véhicule électrique jusqu’en 2026, tout en abandonnant son objectif initial de proposer une gamme entièrement électrique d’ici 2030, arguant que ses clients n’étaient pas encore prêts à effectuer cette transition technologique. Contrairement à la Luce électrique de Ferrari, dont le tarif débute à 550 000 euros, le Torcal se positionne délibérément à l’entrée de gamme de Bentley, avec un prix de départ fixé à 173 000 livres sterling, soit environ 230 000 dollars.
Un modèle destiné à conquérir de nouveaux marchés
Selon Frank-Steffen Walliser, ce modèle représente une Bentley plus abordable, capable d’ouvrir définitivement de nouveaux marchés pour le constructeur automobile britannique. Bentley a présenté ce véhicule à sa clientèle existante ainsi qu’à de potentiels nouveaux acheteurs, recueillant un intérêt particulièrement marqué en Europe, au Moyen-Orient ainsi que dans certains États américains où le taux d’adoption des véhicules électriques demeure élevé. Une campagne de lancement spécifiquement dédiée au marché chinois débutera l’année prochaine.
Selon les précisions apportées par le dirigeant, la moitié de l’intérêt manifesté provient de clients déjà fidèles à la marque, à la recherche d’un nouveau véhicule électrique ou souhaitant compléter leur flotte automobile personnelle, tandis que l’autre moitié correspond à une clientèle entièrement nouvelle pour Bentley. Le constructeur automobile a par ailleurs confirmé avoir investi 350 millions de livres sterling, soit environ 465 millions de dollars, dans son usine historique de Crewe, située dans le nord-ouest de l’Angleterre, afin de produire ce nouveau modèle électrique.
Cette annonce intervient seulement quelques jours après que McLaren a dévoilé un investissement de 500 millions de livres sterling au Royaume-Uni, et que Nissan a annoncé un investissement de 170 millions de livres sterling pour la construction d’un nouveau modèle sur le sol britannique. Le ministre britannique des Affaires, Jonathan Reynolds, a salué cet investissement de Bentley comme une preuve supplémentaire que le pays crée les bonnes conditions pour une croissance industrielle solide.
Notre avis, par leblogauto.com
Le positionnement tarifaire du Torcal, nettement inférieur à celui de la Luce électrique de Ferrari, illustre une stratégie commerciale radicalement différente entre les deux constructeurs automobiles de luxe, Bentley cherchant explicitement à démocratiser l’accès à sa marque plutôt qu’à réserver l’électrique à ses clients les plus fortunés. Le choix de reproduire artificiellement une sonorité inspirée du V8 traditionnel témoigne d’une volonté assumée de ménager la transition psychologique des acheteurs habitués aux sensations mécaniques du moteur thermique, plutôt que d’imposer une rupture technologique brutale. La divergence stratégique observée entre Bentley, qui investit massivement dans l’électrique, et McLaren ou Lamborghini, qui temporisent, révèle des lectures très différentes de la maturité du marché du luxe automobile face à l’électrification. Cet investissement de 350 millions de livres à Crewe s’inscrit enfin dans une dynamique plus large d’investissements industriels automobiles au Royaume-Uni, aux côtés de McLaren et Nissan, qui pourrait consolider la position du pays comme pôle de production pour les véhicules électriques haut de gamme.
La Porsche 911 SC, produite de 1978 à 1983, occupe une place particulière dans l’histoire de la marque de Stuttgart. Elle arrive après la période turbulente de la 911 Turbo et des débats internes sur l’avenir du flat-six, et s’impose comme l’une des 911 les plus équilibrées jamais construites. Le « SC » signifie Super Carrera, et l’appellation n’a rien d’exagéré : cette génération convainc autant par sa fiabilité relative que par le plaisir de conduite qu’elle procure.
La version Targa ajoute une dimension supplémentaire à l’attrait du modèle. Imaginée par Porsche à la fin des années 1960 pour répondre aux craintes américaines concernant les cabriolets, la Targa se distingue par son arceau central en acier inoxydable, son toit amovible et sa lunette arrière en plexiglas remplacée plus tard par du verre. Ce concept offre une expérience de conduite à ciel ouvert sans sacrifier la rigidité structurelle d’une berlinette. En 1982, la 911 SC Targa représente ce que Porsche sait faire de mieux : une voiture de sport utilisable au quotidien, avec un caractère affirmé et une présence visuelle immédiatement reconnaissable.
Pour les collectionneurs, la SC Targa présente un avantage concret par rapport à la Carrera 3.2 qui lui succédera en 1984 : elle est aujourd’hui légèrement moins chère à l’achat tout en offrant une expérience comparable, ce qui en fait une porte d’entrée cohérente dans le monde des 911 à air classiques. Le marché l’a bien compris, et les exemplaires bien préservés ou soigneusement restaurés trouvent preneur sans difficulté.
Ce qui rend ce modèle vraiment spécial
Design et identité
La silhouette de la 911 SC n’a pas pris une ride. Les ailes élargies, les boucliers intégrés spécifiques à cette génération, la ligne de toit plongeante et l’arceau Targa poli constituent un ensemble immédiatement identifiable. Sur cet exemplaire de 1982, la teinte bleu pétrole métallisée tranche avec les couleurs conventionnelles souvent rencontrées sur les 911 de collection. Ce n’est ni du blanc Grand Prix, ni du noir, ni du rouge Guards : c’est une couleur discrète mais profonde, qui change selon la lumière et confère à la voiture un caractère singulier sans ostentation.
Les jantes Fuchs de 16 pouces, typiques de l’époque et très prisées des puristes, s’accordent parfaitement à la robe bleue. Le volant Porsche Classic, les sièges en cuir avec inserts velours à fines rayures et le système d’échappement Dansk Sport complètent une préparation cohérente, entre respect de l’original et améliorations subtiles qui ne dénaturent pas l’esprit de la voiture.
Témoignages
Le magazine Evo a consacré plusieurs essais aux 911 SC au fil des années, résumant leur attrait en des termes sans détour : « La SC est l’une des 911 les plus honnêtes. Elle ne cherche pas à impressionner, elle se contente d’être excellente. » Cette réputation d’authenticité revient systématiquement dans les témoignages de propriétaires qui ont conduit plusieurs générations de 911.
Sur les forums spécialisés comme Pelican Parts ou 911uk, les propriétaires de SC Targa soulignent unanimement la même chose : le flat-six de 3,0 litres est expressif sans être nerveux, la boîte manuelle est précise, et la conduite en Targa avec le panneau de toit retiré offre une implication sensorielle que peu de voitures modernes peuvent égaler. Plusieurs propriétaires décrivent également la SC comme « la dernière 911 vraiment simple à entretenir » par un mécanicien compétent mais non spécialiste Porsche.
Mécanique et fiche technique en clair
Moteur et caractère
Le cœur de la 911 SC est un flat-six à refroidissement par air de 3,0 litres, développant 204 ch selon les marchés et les années. Ce moteur, dérivé de celui de la 911 Turbo mais sans suralimentation, est réputé pour sa robustesse à condition d’être entretenu correctement. Il monte en régime avec une sonorité caractéristique, entre mécanique et musique, qui reste l’une des signatures les plus reconnaissables de l’automobile sportive des années 1980.
La boîte manuelle à cinq rapports transmet la puissance aux roues arrière avec une précision appréciée. La direction est directe, communicative, et l’ensemble donne au conducteur une sensation de connexion avec la route que les 911 modernes, plus isolées par nécessité réglementaire, offrent plus difficilement. Sur cet exemplaire, le moteur a été entièrement refait lors de la restauration menée par l’atelier allemand Fineeleven, ce qui constitue une garantie sérieuse de fiabilité à court et moyen terme.
Châssis et tenue de route
Le châssis de la 911 SC hérite du savoir-faire Porsche accumulé depuis la naissance du modèle en 1963. La suspension arrière indépendante, les barres de torsion et le comportement naturellement sous-vireur à basse vitesse qui peut évoluer vers le survirage sous charge constituent les traits de caractère bien connus de la 911 ancienne. Ce n’est pas une voiture pour conducteur distrait : elle demande de l’attention et de l’engagement, et récompense ceux qui prennent le temps de la comprendre.
En configuration Targa, la rigidité en torsion est légèrement inférieure à celle de la coupé, ce qui peut se percevoir sur routes très dégradées. En utilisation normale sur route ouverte, cet effet reste marginal et ne nuit pas au plaisir de conduite.
Vie à bord aujourd’hui
À bord, la 911 SC Targa de 1982 n’offre pas le confort d’une voiture moderne, et ce n’est pas ce que l’on lui demande. L’habitacle est resserré, les équipements sont ceux de l’époque, et la visibilité arrière avec la capote en place reste limitée. Sur cet exemplaire, la sellerie refaite lors de la restauration – cuir avec inserts velours à fines rayures – apporte une fraîcheur visuelle et tactile bienvenue. Le volant Porsche Classic, plus petit que l’original, améliore le dégagement pour les genoux et renforce le caractère sportif de la présentation intérieure. Avec 227 594 km au compteur, la voiture porte l’empreinte d’une vie bien remplie, mais l’ampleur de la restauration réalisée atténue significativement l’impact de ce kilométrage.
Les raisons de s’y intéresser aujourd’hui
Le marché des 911 à moteur à air connaît une tension croissante depuis plusieurs années. Les Carrera 3.2 (1984-1989) et les 964 (1989-1994) ont largement dépassé les six chiffres pour les exemplaires propres, repoussant les acheteurs vers la SC, qui reste accessible tout en partageant l’essentiel de l’ADN de la lignée. Selon les données publiées par Argus et les résultats de ventes aux enchères observés chez RM Sotheby’s et Artcurial, les SC bien documentées et restaurées se négocient entre 60 000 et 90 000 €, avec une tendance à la hausse pour les versions Targa en couleur rare.
La 911 SC Targa coche également toutes les cases pour une utilisation saisonnière : elle est mécaniquement compréhensible, les pièces détachées restent disponibles chez des spécialistes comme Stoddard ou GT3 RS Racing, et la communauté de propriétaires est active et généreuse en conseils pratiques.
Les points à connaître avant d’acheter
Faiblesses connues
La 911 SC n’est pas exempte de points de vigilance. La corrosion des bas de caisse, des passages de roues et des longerons avant est le problème le plus courant sur les exemplaires non restaurés ou mal stockés. Le circuit de refroidissement d’huile, les joints de carters et les culasses méritent une inspection attentive. Les boîtes de vitesses de cette génération peuvent présenter des difficultés de passage sur les rapports courts après un long kilométrage. Les câbles de freins et le maître-cylindre sont à surveiller sur tout exemplaire ancienné.
Coûts d’entretien réalistes
Prévoir un budget annuel d’entretien sérieux est indispensable. Une révision complète chez un spécialiste Porsche classique oscille entre 1 500 et 3 000 € selon les travaux. Une révision moteur importante peut dépasser 8 000 €. L’assurance collection, en revanche, reste très avantageuse pour une utilisation saisonnière inférieure à 6 000 km par an, avec des primes souvent inférieures à 500 € annuels chez des assureurs spécialisés comme Classix ou Hémisphères.
Points à vérifier avant achat
Contrôler l’authenticité du numéro de caisse et sa cohérence avec la carte grise et le Porsche Certificate of Authenticity.
Examiner les soudures et les zones de jonction carrosserie après la mise à nu, idéalement à l’aide des photos documentant la restauration.
Vérifier la conformité du dossier de factures avec les travaux annoncés (plus de 40 000 € selon le vendeur).
Faire effectuer une lecture de l’expertise allemande « Zustandsnote 2 » par un expert indépendant francophone familier des standards TÜV.
Tester personnellement la boîte de vitesses, les freins et le comportement moteur à chaud lors de l’essai sur rendez-vous.
Cote actuelle et tendances de marché
Les données compilées par la revue Klassiker der Kraftfahrt et les résultats des ventes Artcurial 2025-2026 permettent de situer la 911 SC dans le contexte plus large des 911 à air. Le tableau ci-dessous présente une synthèse des fourchettes de cote observées selon la génération et l’état :
Génération
Années
État courant
État restauré / exceptionnel
911 SC (coupé)
1978-1983
40 000 – 60 000 €
65 000 – 85 000 €
911 SC Targa
1978-1983
45 000 – 65 000 €
70 000 – 90 000 €
911 Carrera 3.2 (coupé)
1984-1989
55 000 – 80 000 €
90 000 – 130 000 €
911 Carrera 3.2 Targa
1984-1989
55 000 – 75 000 €
85 000 – 120 000 €
964 Carrera 2/4
1989-1994
65 000 – 95 000 €
100 000 – 150 000 €
Ces fourchettes confirment que la 911 SC Targa restaurée se positionne dans le haut de sa catégorie, avec un prix cohérent par rapport aux générations suivantes.
L’exemplaire actuellement à vendre
Proposée par Classic Car Design, société spécialisée dans la vente et le dépôt-vente de voitures anciennes et d’exception, cette 911 SC 3.0 Targa de 1982 a une histoire atypique qui mérite d’être racontée. Originaire des États-Unis, elle a traversé l’Atlantique pour rejoindre l’Allemagne en 2016. C’est là que son parcours de renaissance commence réellement : entre fin 2016 et 2022, l’atelier Fineeleven, spécialiste reconnu des Porsche classiques, lui a consacré une restauration de fond en comble.
La carrosserie a été mise à nu avant d’être repeinte dans sa teinte d’origine, ce bleu pétrole métallisé qui donne à la voiture une présence rare dans les rassemblements. Le moteur a été entièrement refait, la sellerie a été renouvelée. Plus de 40 000 € de factures accompagnent le véhicule, avec des photos documentant l’étendue des travaux. La rigueur de la démarche a été confirmée par une expertise indépendante réalisée en avril 2026, qui a attribué la note « Zustandsnote 2 » selon les standards allemands, correspondant à un véhicule en très bon état.
L’exemplaire se distingue également par plusieurs équipements soigneusement choisis : un volant Porsche Classic, des sièges en cuir agrémentés d’inserts velours à fines rayures, des jantes Fuchs de 16 pouces et un système d’échappement Dansk Sport. Le kilométrage affiché est de 227 594 km, ce qui pour une 911 de cette génération ayant subi une restauration aussi documentée ne constitue pas un obstacle rédhibitoire. La voiture est visible à Alès, sur rendez-vous uniquement, et proposée à 73 900 €. Garantie et financement sont envisageables sous conditions selon le vendeur.
Notre avis
Cette 911 SC 3.0 Targa 1982 présente un profil cohérent pour un collectionneur qui veut rouler avec sa voiture plutôt que la conserver sous housse. La restauration documentée chez Fineeleven, la note d’expertise allemande et la présence des factures constituent des gages sérieux dans un marché où les « restaurations » se résument parfois à une mise en peinture superficielle. La couleur bleu pétrole est une vraie carte : rare, élégante, et authentique selon le vendeur.
Le kilométrage de plus de 227 000 km sera un point de négociation légitime, même si l’ampleur des travaux mécaniques réalisés atténue cet aspect. À 73 900 €, la voiture se situe dans le haut de la fourchette constatée pour les SC Targa restaurées, ce qui laisse peu de marge de négociation mais reflète l’investissement consenti. Un essai sérieux et une vérification indépendante des documents restent indispensables avant toute décision.
La Porsche 911 SC Targa de 1982 est l’une des expressions les plus pures de la 911 à moteur à air, appréciée pour son équilibre entre plaisir de conduite et utilisabilité. Cet exemplaire en bleu pétrole métallisé, restauré par un spécialiste allemand entre 2016 et 2022 avec plus de 40 000 € de travaux documentés, se présente avec des arguments solides pour un acheteur exigeant. La note « Zustandsnote 2 » obtenue lors de l’expertise d’avril 2026 confirme la qualité de la remise en état. Proposé à 73 900 € par Classic Car Design à Alès, il s’adresse à un collectionneur prêt à investir dans un exemplaire soigné plutôt que dans un projet. La visite sur rendez-vous et la vérification indépendante du dossier complet restent les étapes incontournables avant tout engagement.
+11,6% sur le mois, le marché français progressent fortement, dopé par les modèles 100% électriques. Avec 42% de part de marché, ils rivalisent avec les hybrides à 43%.
Renault en verve, Stellantis toujours en retrait
Fiat et Citroën progressent plus que le marché et confirment leur bonne orientation annuelle. Les autres marques du groupe sont en ordre dispersé. Peugeot reste en retrait, malgré la 4ème place de sa 208 dans le Top 5 électrique. Opel et Jeep font un mauvais mois, Alfa Romeo un bon. DS passe sous les 1000 immatriculations.
Renault surfe sur la vaque électrique. La Renault 5, la Twingo et le Scenic sont parmi les 5 voitures électriques les plus vendues en France. Seul bémol pour le groupe, Dacia qui décroche.
Les marques allemands régressent encore
A l’exception de BMW qui revient dans la course, toutes les marques allemandes reculent. Ford est toujours mal en point. On notera également les contre performances de Nissan, Mini et de Cupra alors que Suzuki sauve les meubles.
Les constructeurs chinois aux portes du Top 10
Avec près de 4000 immatriculations, BYD se classe 11ème marque sur le mois et MG est à la 12ème place. Les marques chinoises occupent plus de 8 % du marché français. Tesla fait un carton avec plus de 9000 immatriculations. C’est plus que Toyota ou Volkswagen ! Heureusement pour le groupe allemand, il peut toujours compter sur le bonne tenue de Skoda qui frise les 5000 immatriculations. Le groupe Hyundai Kia retrouve lui des couleurs porté par Kia. Volvo continue sa percée.
Toujours plus d’électriques, mais un marché orienté
Les voitures neuves électriques atteignent 42% du marché. Avec les hybrides, c’est 85% du marché. Porté par le crise des carburants et le leasing social, l’électrique fait des étincelles chez les particuliers. Les entreprises sont dans l’attente de visibilité. On notera que le thermique, marginalisé côté véhicules légers garde toute sa force côté utilitaires. Le Diesel, c’est 92% des ventes.
Opel révèle les premières images du STX Concept, un prototype qui présente sa vision de l’avenir du break. Le constructeur allemand fait notamment évoluer son Opel Vizor et travaille sur de nouvelles solutions aérodynamiques.
Un nouveau concept de break chez Opel
A quelques encablures du Mondial de l’automobile de Paris 2026, Opel dévoile donc les premières images du STX Concept. C’est l’acronyme pour Sports Tourer eXperimental Concept.
Tourer, oui. Aussi, le constructeur présente ce modèle comme une nouvelle interprétation de la silhouette du break. Le concept doit également illustrer une nouvelle étape de sa philosophie de design « Bold & Pure ».
On se demande tout de même si on ne va pas, mode oblige, se retrouver avec un nouveau crossover voulant se faire passer pour un break. Surtout qu’Opel parle d’évolution et de nouvelle interprétation…
Le Vizor évolue avec une nouvelle signature lumineuse
Les premières images mettent notamment en avant une évolution de l’Opel Vizor, l’élément caractéristique de la face avant de la marque. Actuellement, c’est un bandeau noir qui intègre depuis quelques année la signature lumineuse.
Ici, le STX Concept adopte une nouvelle signature lumineuse composée de fins éléments verticaux en biais. Le logo Opel Blitz est illuminé et reste placé au centre de l’Opel Compass. Ce Compass c’est la sorte de rose des vents symbolisée par le vizor et les traits verticaux au niveau du Blitz.
Opel met également l’accent sur le travail réalisé autour de l’aérodynamisme. Le STX Concept explore différentes solutions visant à réduire la consommation tout en améliorant la stabilité et le plaisir de conduite à haute vitesse selon le constructeur.
Il évoque notamment l’utilisation de surfaces affleurantes et de solutions destinées à optimiser l’efficience. Les autoroutes allemandes sont citées comme l’un des environnements pris en compte pour ce travail. Evidemment, Opel se raccroche à son histoire germanique comme souvent (sur le design, etc.).
Sur les images, on peut voir des caméras de rétrovision visiblement, mais aussi des ouvertures à la base du capot. Les jantes en alliage à trois sections participent elles aussi à cette recherche d’efficience grâce à leur conception aérodynamique.
Notre avis, par leblogauto.com
Pour le reste, on ne peut qu’imaginer pour le moment. Alors cet Opel STX Concept ? Vrai break routier ou nouvel SUV électrique « maquillé » ? Les stries ont l’air d’être le marqueur de ce véhicule, on les retrouve même en bas de la baie de parebrise, sur la console centrale.
L’Opel STX Concept sera présenté pour la première fois au public lors du Mondial de l’Auto de Paris, qui se tiendra du 12 au 18 octobre 2026. Plus que quelques jours avant la grand messe de l’automobile !
Deux sénateurs américains repoussent d’une semaine leur tentative d’adopter en urgence une interdiction permanente des véhicules chinois, dans l’espoir de convaincre le seul sénateur républicain encore opposé au texte.
Le projet de loi visant à interdire de manière définitive la commercialisation de véhicules chinois aux États-Unis connaît un léger contretemps parlementaire. Les deux sénateurs à l’origine de cette initiative législative ont décidé jeudi de reporter d’une semaine leur tentative d’obtenir l’approbation du Sénat via une procédure accélérée, dans l’objectif de rallier le soutien d’un dernier sénateur récalcitrant.
Une procédure accélérée reportée pour convaincre un opposant
Le sénateur républicain Bernie Moreno et la sénatrice démocrate Elissa Slotkin avaient initialement prévu de solliciter jeudi l’approbation d’une procédure nécessitant le soutien unanime du Sénat, précisément le jour où le président Donald Trump rencontrait à Washington son homologue chinois Xi Jinping. Plutôt que de tenter ce vote immédiatement, les deux élus ont finalement choisi de temporiser afin d’engager des discussions avec le sénateur républicain Rand Paul, qui avait exprimé certaines réserves sur le texte, selon des assistants parlementaires. Le bureau de Paul n’a pas immédiatement répondu aux sollicitations, mais le sénateur a indiqué aux journalistes qu’il poursuivrait ses échanges concernant ses préoccupations tout au long du week-end et de la semaine suivante.
Moreno a exprimé l’espoir que le projet de loi soit approuvé par le Sénat la semaine prochaine, avant un examen par la Chambre des représentants en novembre, lors de la reprise de ses sessions. Le sénateur a justifié l’urgence de cette législation en rappelant que la Chine produit aujourd’hui près de quatre fois plus de véhicules que les États-Unis, estimant que le Congrès américain devait impérativement protéger des centaines de milliers d’emplois dans l’industrie automobile face à ce qu’il qualifie de risque de « domination totale » des constructeurs automobiles chinois. Selon Slotkin, l’ensemble des sénateurs démocrates soutiennent l’avancement du texte, la situation actuelle se résumant, selon ses propres termes, à un rapport de « 99 contre 1 » au sein de la chambre haute du Congrès.
Un soutien massif de l’industrie automobile américaine
Ce projet de loi bénéficie d’un élan politique significatif, une version parallèle déposée à la Chambre des représentants comptant désormais plus de cent co-sponsors. Les constructeurs automobiles ainsi que plusieurs assistants législatifs espèrent obtenir l’adoption complète de ce texte avant la fin de l’année. La rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping devait par ailleurs aborder un large éventail de sujets commerciaux, la Chine s’étant fermement opposée à toute interdiction pérenne visant ses constructeurs automobiles sur le marché américain.
Elissa Slotkin, élue du Michigan, État historiquement associé à l’industrie automobile américaine, a averti que si le président Trump autorisait l’entrée des entreprises automobiles chinoises sur le marché, cela marquerait selon elle le début de la fin pour l’industrie automobile aux États-Unis. Cette inquiétude fait écho à une déclaration récente de Trump, qui avait indiqué plus tôt ce mois-ci sur Fox News qu’il accepterait que des constructeurs automobiles chinois produisent des véhicules directement sur le sol américain, suscitant une vive inquiétude parmi les acteurs du secteur. La semaine dernière, constructeurs automobiles, équipementiers et concessionnaires avaient d’ailleurs collectivement exhorté Trump à maintenir des politiques garantissant que la porte reste fermement fermée aux constructeurs chinois souhaitant vendre, importer ou fabriquer des véhicules aux États-Unis.
Le cas particulier de Mercedes-Benz et sa participation chinoise
Une réglementation instaurée au début de l’année 2025 sous l’administration de l’ancien président Joe Biden a déjà effectivement interdit à l’ensemble des constructeurs automobiles chinois de vendre ou de fabriquer des véhicules de tourisme aux États-Unis, en raison du risque de transmission de données sensibles sur les conducteurs vers la Chine. Washington maintient par ailleurs des droits de douane dépassant 100 % sur les véhicules électriques importés de Chine.
Le sénateur Ted Cruz a précisé que ce projet de loi interdirait également aux entreprises dont plus de 15 % du capital appartient à des entités chinoises de commercialiser des véhicules aux États-Unis, une disposition susceptible de concerner directement Mercedes-Benz, dont près de 20 % du capital est détenu par des investisseurs chinois. Selon Moreno, le constructeur automobile allemand disposerait toutefois d’un délai courant jusqu’en 2030 pour se mettre en conformité, avec la possibilité d’obtenir des dérogations si nécessaire. Slotkin a confirmé que des discussions étaient actuellement en cours pour déterminer les modalités selon lesquelles Mercedes-Benz pourrait satisfaire à cette nouvelle exigence réglementaire. Le texte, qui bénéficie déjà du soutien de 51 sénateurs, transformerait cette interdiction en loi permanente et empêcherait la Maison Blanche d’accorder des dérogations aux constructeurs automobiles chinois souhaitant vendre leurs véhicules sur le territoire américain.
Notre avis, par leblogauto.com
Ce report d’une semaine illustre la fragilité persistante des équilibres politiques autour d’un texte pourtant soutenu par une très large majorité bipartisane du Sénat américain, avec un rapport de forces évalué à 99 voix contre une seule opposition. Le cas particulier de Mercedes-Benz, potentiellement visé par le seuil de 15 % de participation chinoise malgré son statut de constructeur automobile historiquement allemand, révèle la complexité juridique que pourrait engendrer l’application concrète de cette législation sur des groupes automobiles à l’actionnariat international diversifié. Le calendrier de cette procédure législative, calé précisément sur la rencontre diplomatique entre Donald Trump et Xi Jinping, témoigne de l’intrication étroite entre enjeux commerciaux automobiles et négociations géopolitiques plus larges entre Washington et Pékin. La déclaration antérieure de Trump se disant favorable à une implantation industrielle chinoise sur le sol américain, en contradiction apparente avec la position de l’industrie automobile nationale, laisse planer une incertitude notable sur l’issue finale de ce dossier législatif pourtant soutenu par une majorité écrasante au Sénat.
General Motors et Ford enregistrent cette année les plus fortes baisses de part de marché parmi les treize constructeurs automobiles suivis par Cox Automotive, pénalisés par l’absence de modèles hybrides face à la hausse des prix de l’essence.
Le marché automobile américain connaît une recomposition significative de ses équilibres concurrentiels. Selon une prévision publiée jeudi par Cox Automotive, General Motors et Ford Motor ont perdu davantage de parts de marché aux États-Unis que tout autre constructeur automobile cette année, les acheteurs privilégiant désormais l’efficacité énergétique face à la flambée des prix du carburant.
Des reculs de vente marqués pour les deux constructeurs de Detroit
Les ventes de véhicules Ford devraient chuter de 8,8 % sur les trois premiers trimestres de l’année, selon les projections de Cox Automotive. Cette contre-performance ferait reculer la part de marché du constructeur automobile de près d’un point de pourcentage, à 12,5 %. Le rythme des ventes de General Motors accuse également un retard par rapport à l’ensemble de l’industrie automobile, avec une baisse anticipée de 6,2 % depuis le début de l’année jusqu’au 30 septembre. Selon les estimations de Cox, GM terminerait ainsi le trimestre avec une part de marché de 16,7 %, contre 17,4 % un an plus tôt. Ces deux reculs constitueraient les plus fortes baisses de part de marché parmi les treize constructeurs automobiles suivis par le cabinet dans ses prévisions trimestrielles.
Stellantis, maison mère de Chrysler et autre membre des trois grands constructeurs automobiles historiques de Detroit, devrait en revanche gagner des parts de marché sur la même période. Malgré cette exception, la part de marché cumulée des trois groupes américains devrait atteindre un niveau historiquement bas d’environ 36 %, selon Cox Automotive. Les analystes du secteur automobile expliquent cette situation par un manque relatif de véhicules économes en carburant proposés par GM et Ford, comparativement à leurs concurrents directs. Sollicité par Reuters, un porte-parole de General Motors a refusé de commenter ces projections.
Un déficit d’offre hybride qui pèse sur les ventes
Selon plusieurs concessionnaires General Motors, certains clients auraient changé de marque en raison de l’absence de modèles hybrides dans la gamme du constructeur automobile. Du côté de Ford, le recul des ventes s’explique en partie par l’arrêt de production de son SUV compact Escape, l’un des modèles les plus économes en carburant de la gamme. Les ventes globales du constructeur ont par ailleurs subi une pression supplémentaire liée à une production réduite de véhicules pickup, conséquence d’un incendie survenu chez un fournisseur d’aluminium ayant limité les capacités de production.
À l’inverse, les constructeurs automobiles disposant de plusieurs modèles hybrides, combinant moteur à essence et motorisation électrique avec batterie pour réduire la consommation de carburant, ont mieux résisté cette année face à la hausse des prix de l’essence provoquée par la guerre en Iran. Les ventes combinées de Hyundai et Kia devraient ainsi dépasser celles de Ford au troisième trimestre, une première historique pour les deux constructeurs automobiles sud-coréens face au groupe américain, selon les données de Cox. Dans un communiqué, Ford a toutefois tenu à nuancer ce constat, rappelant que Hyundai et Kia demeurent deux entreprises distinctes et que, même regroupées, ses propres ventes cumulées depuis le début de l’année restent supérieures à celles des deux constructeurs coréens réunis, l’écart en termes de revenus étant par ailleurs beaucoup plus important.
Toyota et Honda profitent de leur avance sur l’hybride
Toyota, leader incontesté de l’industrie automobile en matière de ventes de véhicules hybrides, devrait quant à lui enregistrer une progression de ses ventes de 1,1 % sur les trois premiers trimestres de l’année. Les ventes de Honda devraient pour leur part croître de 5,6 %, toujours selon les projections de Cox Automotive. Erin Keating, analyste exécutif chez Cox, souligne que certaines marques asiatiques se démarquent nettement et bouleversent véritablement les équilibres de l’industrie automobile américaine, un phénomène qu’elle attribue directement à leur avance technologique sur les motorisations hybrides.
Dans un contexte économique marqué par de fortes pressions sur le pouvoir d’achat des consommateurs américains, les prévisionnistes de Cox Automotive ont néanmoins révisé à la hausse leurs attentes concernant les ventes totales de véhicules aux États-Unis, désormais estimées à 16,1 millions d’unités pour l’année, contre une prévision antérieure de 15,8 millions. Selon Erin Keating, malgré une année particulièrement volatile pour le secteur automobile, le marché des véhicules neufs a globalement fait preuve d’une résistance étonnante.
Notre avis, par leblogauto.com
Le recul simultané de General Motors et Ford illustre les conséquences directes d’un retard stratégique sur l’offre hybride, à un moment où la hausse des prix de l’essence redistribue rapidement les cartes de la compétitivité automobile aux États-Unis. Le dépassement historique de Ford par Hyundai et Kia combinés au troisième trimestre constitue un symbole fort de cette bascule, même si la réponse du constructeur américain rappelle à juste titre que cette comparaison mérite d’être nuancée en termes de revenus globaux. La stabilité relative de Stellantis, seul des trois grands constructeurs de Detroit à gagner des parts de marché, suggère que la difficulté rencontrée par GM et Ford relève davantage de choix stratégiques individuels que d’une fragilité structurelle partagée par l’ensemble de l’industrie automobile américaine. La progression continue de Toyota et Honda, portée par leur expertise historique en matière d’hybridation, confirme enfin que la technologie hybride s’impose désormais comme un critère d’achat déterminant pour les consommateurs américains, bien au-delà d’un simple effet de mode conjoncturel.
Crédit illustration : Paul Hennessy | LightRocket | Getty Images.
Aston Martin présente le DBX GT, une nouvelle déclinaison Grand Tourisme de son SUV qui privilégie le confort et le raffinement sans pour autant modifier son niveau de performances. Ainsi, le modèle conserve le V8 biturbo de 727 ch du DBX S et bénéficie de plusieurs évolutions du châssis et de l’habitacle.
Un DBX plus discret dans son style
D’un point de vue esthétique, l’Aston Martin DBX GT se distingue par une approche plus « sobre », avec une nouvelle calandre à doubles ailettes. Deux ailettes se prolongent même dans les ouvertures latérales du parechoc. Le fait que le parechoc soit entièrement ton carrosserie participe à cette sobriété par rapport à un Aston Martin DBX S.
À l’arrière, on trouve toujours quatre sorties d’échappement. Il faut bien que le V8 biturbo respire. Les sorties sont disposées par paires, deux à gauche, deux à droite, horizontalement et non verticalement comme sur le S. Le diffuseur est aussi plus discret.
Ce DBX GT reçoit également de nouvelles jantes forgées diamantées de 22 pouces avec une finition « Satin Titanium ». Elles sont associées de série à des pneus toutes saisons. Des jantes de 23 pouces sont proposées en option.
Des sièges entièrement revus
Evidemment, pour le confort, l’habitacle fait l’objet d’un important travail. Les sièges avant et arrière ont été redessinés, avec un rembourrage optimisé, des bourrelets modifiés et une couche de mousse à mémoire de forme de 10 mm dans les coussins. Et tant pis pour le surpoids.
À l’arrière, deux sièges individuels sculptés conservent une configuration à cinq places. La personne assise au milieu ne vous remerciera pas mais elle profitera du toit panoramique en verre qui est de série.
Le DBX GT reçoit aussi des selleries spécifiques, disponibles en configurations monochrome, bicolore ou tricolore. Le cuir semi-aniline et les tapis de sol à poils longs (et doux) complètent l’aménagement. Evidemment, on peut pousser la configuration si besoin.
Une insonorisation renforcée
Le confort passe aussi par un silence relatif. Ainsi, le constructeur a également travaillé sur l’isolation acoustique. Des matériaux insonorisants sont installés dans les panneaux de porte, les passages de roues et le coffre. Les vitres latérales arrière utilisent par ailleurs du verre feuilleté acoustique.
Selon Aston Martin, ces évolutions permettent d’améliorer de 13 % l’« indice d’articulation », un indicateur utilisé pour mesurer la facilité d’une conversation à bord pendant la conduite. Bref, on entend moins la route, mais aussi, et c’est peut-être dommage, le V8.
Le V8 biturbo conserve 727 ch
Sous le capot, le DBX GT reprend le V8 biturbo de 4,0 litres du DBX S. Il développe toujours 727 ch et 900 Nm de couple.
Les performances annoncées restent identiques à celles du DBX S : le SUV passe de 0 à 100 km/h en 3,3 secondes et atteint 310 km/h en vitesse maximale. Etonnant car le poids est en hausse, passant de 2 198 kg pour le DBX S à 2 245 kg pour le DBX GT (même poids que le DBX tout court).
Le freinage repose sur des disques carbone-céramique de 420 mm à l’avant et 390 mm à l’arrière. Le modèle conserve également un rapport de direction plus rapide, avec un diamètre de braquage de 12 mètres. En bref, c’est un DBX S avec le confort classique du DBX.
Un châssis recalibré pour davantage de souplesse
Aston Martin a modifié les réglages de suspension du DBX GT. Le système d’amortissement reçoit notamment un dispositif de soupapes destiné à mieux filtrer les irrégularités de la route tout en conservant la tenue de caisse lors d’une conduite dynamique.
La raideur des ressorts varie également selon le mode de conduite sélectionné. Le constructeur a par ailleurs renforcé les liaisons entre la transmission, la carrosserie et le sous-châssis arrière.
La transmission automatique à embrayage humide et neuf rapports bénéficie elle aussi de nouveaux réglages afin d’améliorer la progressivité des changements de rapport, notamment à basse vitesse.
Une sonorité différente selon le mode de conduite
L’échappement reçoit enfin un réglage spécifique. Aston Martin annonce une réduction des fréquences métalliques, avec un fonctionnement plus discret en mode GT. Sobre et discret on vous dit…
Les modes Sport et Sport+ modifient à nouveau la sonorité du système pour une utilisation plus dynamique.
Les premières livraisons du DBX GT sont prévues au quatrième trimestre 2026.
Notre avis, par leblogauto.com
Ce nouvel Aston Martin DBX GT semble ménager un peu la chèvre et le chou. Il a le moteur du DBX S, mais un confort plus ouaté comme le DBX classique. Un entre deux qui convaincra peut-être des acheteurs qui trouvent le DBX S trop ferme et inconfortable.
Celui qui a sauvé Aston Martin en 2020 et 2021 en représentant plus d’une vente sur deux, doit continuer son travail. Cette nouveauté devrait aider à soutenir les ventes qui ont eu du mal en 2025 avec un peu plus de 1700 livraisons sur 5450 véhicules tous modèles confondus. Les méventes en Chine n’ont pas aidé.
ASTON MARTIN DBX GT | CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES
MOTEUR
V8 biturbo de 4,0 litres Moteur monté en position centrale avant Construction entièrement en alliage Deux turbocompresseurs montés en configuration « Hot-V » Taux de compression : 8,6:1 Alésage x course : 83 mm x 92 mm / 3,27 pouces x 3,62 pouces Cylindrée : 3 982 cm³ / 243 pouces cubes Injection directe d’essence Système d’échappement à soupapes actives Démarrage du moteur (démarrage silencieux ou démarrage en mode Sport) Distribution variable de l’arbre à cames à 32 soupapes Échangeurs air-eau de suralimentation jumelés, montés sur la culasse
PERFORMANCES
Puissance maximale : 727 ch / 717 BHP / 535 kW à 6 250 tr/min Couple maximal : 900 Nm / 664 livres-pied à 3 000 tr/min – 5 250 tr/min Accélération : 0-62mph (0-100 km/h): 3,3 s Accélération : 0-160kmh: 7,2 s Vitesse de pointe : 193 mph / 310 km/h
DIMENSIONS ET POIDS
Longueur : 5 039 mm / 198,4 pouces Largeur (carrosserie) : 1 998 mm / 78,7 pouces Largeur (rétroviseurs déployés) : 2 175 mm / 85,6 pouces Hauteur (avec barres de toit) : 1 680 mm / 66,1 pouces Empattement : 3 060 mm / 120,5 pouces Porte-à-faux avant : 915 mm / 36 pouces Porte-à-faux arrière : 1 064 mm / 41,9 pouces Voie (avant) : 1 698 mm / 66,9 pouces Voie (arrière) : 1 664 mm / 65,5 pouces Diamètre de braquage (entre trottoirs) : 12,0 m / 39,3 pieds Poids (poids à vide) : 2 245 kg Répartition du poids : Avant : 53 Arrière : 47
Angle d’attaque (mode GT / tout-terrain maximal) : 22,20° / 25,70° Angle de rampe (mode GT / tout-terrain maximal) : 15,10° / 18,80° Garde au sol (mode GT / tout-terrain maximal) : 190 mm (7,5 pouces) / 235 mm (9,3 pouces) Angle de fuite (mode GT / tout-terrain maximal) : 20,0° / 22,9° Profondeur d’immersion (maximale) : 500 mm / 19,7 pouces Capacité de remorquage (avec frein / sans frein) : 2 700 kg / 750 kg (5 940 livres / 1 650 livres) Charge de toit : 75 kg (y compris tout l’équipement de toit)