Alors que les combats continuent au-dessus du golfe Persique, Donald Trump a justifié l’intervention américaine par le fait “d’éliminer une menace intolérable”. Dans le même temps, Israël a lancé une campagne de bombardements au Liban à la suite de tirs du Hezbollah. Le point sur la situation en Iran et au Moyen-Orient au troisième jour du conflit.
La doctrine nucléaire française évoluera vers une “dissuasion avancée”, a déclaré Emmanuel Macron sur la base de l’Ile-Longue, à Brest, ce 2 mars. Les pays alliés pourront participer à l’organisation et aux exercices en lien avec la force de frappe, mais sans partage de la décision, rapporte la presse étrangère.
C’est la guerre la plus ambitieuse menée par les États-Unis depuis l’invasion de l’Irak, en 2003, estime le quotidien britannique “The Daily Telegraph”. Pourquoi Donald Trump a-t-il choisi de frapper l’Iran ? Décryptage.
C’est la guerre la plus ambitieuse menée par les États-Unis depuis l’invasion de l’Irak, en 2003, estime le quotidien britannique “The Daily Telegraph”. Pourquoi Donald Trump a-t-il choisi de frapper l’Iran ? Décryptage.
Le successeur du guide suprême iranien, Ali Khamenei, sera issu des Gardiens de la révolution, qui consacrent toute leur énergie à une lutte à mort contre Israël. Le Premier ministre israélien entend donc aller jusqu’au bout et élargir le front au Hezbollah libanais dans l’espoir de bouleverser tout l’équilibre stratégique au Moyen-Orient. Mais c’est Trump qui aura la décision finale, rappelle ce journaliste dans le quotidien israélien “Ha’Aretz”.
Donald Trump a longtemps fait campagne contre l’aventurisme militaire à l’étranger, et avec la promesse de faire passer l’Amérique avant tout. L’opération Fureur épique en Iran pourrait ébranler la foi de ses supporteurs et faire voler en éclats la coalition Maga, soulignent les médias américains.
Des casquettes MAGA, Real America’s Voice et America First à l’intérieur d’un véhicule, près de la résidence Mar-a-Lago du président américain Donald Trump le 22 février 2026.
Les autorités russes ont officiellement condamné l’opération menée par Israël et les États-Unis contre l’Iran, pays proche de Moscou. Dans les journaux, les observateurs soulignent la résistance de l’État iranien, malgré la mort d’Ali Khamenei, et les risques pris par l’administration américaine en engageant une guerre aux effets hors de contrôle, “le plus grand risque pris par Donald Trump depuis son retour à la Maison-Blanche”.
Un hommage rendu au guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, tué lors d’attaques menées par les États-Unis et Israël, le 2 mars 2026 à Moscou (Russie).
Après des tirs du parti chiite libanais pro-iranien en représailles à l’élimination du guide suprême iranien, l’armée israélienne a lancé des frappes d’envergure sur le territoire libanais, faisant au moins 52 morts et provoquant un exode. Le gouvernement libanais s’est totalement désolidarisé de l’action unilatérale du “parti de Dieu”.
Le magazine américain “International Living”, qui s’adresse aux retraités désireux de s’installer à l’étranger, place l’île de Penang dans le peloton de tête de son classement annuel sur le coût de la vie.
Israël a lancé plusieurs frappes meurtrières au Liban en représailles à des tirs du Hezbollah lancées depuis le sud du pays. Ces échanges de tirs ont contraint de nombreux civils à fuir vers le nord. Retour en vidéo.
Malgré leur affaiblissement depuis la guerre à Gaza, les milices chiites alliées de l’Iran constituent toujours une source de nuisance et pourraient déclencher des séries d’attaques contre Israël et les bases américaines au Moyen-Orient, dans une démarche visant à accentuer le chaos régional.
Un homme brandit une photo du guide suprême iranien Ali Khamenei lors d’un rassemblement commémoratif organisé par des partisans des houthistes à Sanaa, capitale contrôlée par le groupe pro-Téhéran, au Yémen, le 1ᵉʳ mars 2026.
Entre appels prudents à la retenue et inquiétudes liées à la flambée des cours du pétrole, la presse ouest-africaine scrute la guerre au Moyen-Orient, sans trop élever la voix.
L’intervention militaire américano-israélienne contre l’Iran met déjà à l’épreuve les règles vacillantes du droit international, dont celles qui régissent le recours à la force. Du point de vue du droit constitutionnel américain, la décision de Donald Trump bouscule aussi le Congrès, lequel n’a pas été consulté.
Dans la nuit du 26 au 27 février, le Pakistan a bombardé plusieurs grandes villes afghanes. Islamabad, qui a pourtant soutenu l’ascension des talibans dans les années 1990, reproche à Kaboul d’accueillir sur son territoire des insurgés pakistanais.
Dans un mélange de pessimisme et de colère envers le mépris du droit international des États-Unis et d’Israël, la presse chinoise s’inquiète des répercussions de cette guerre pour le Moyen-Orient et le monde. Et, accessoirement, pour l’approvisionnement de Pékin en pétrole, qui repose sur l’Iran à près de 15 %.
Alors que les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran ont entraîné des fermetures d’espaces aériens et des évacuations en chaîne, la presse azerbaïdjanaise met en avant le rôle de Bakou. Le pays est présenté comme un point d’appui clé, à la fois hub aérien et porte de sortie terrestre.
Dans 195 grandes villes des États-Unis, les hivers des vingt-huit dernières années ont été plus courts de neuf jours en moyenne par rapport à la période allant de 1970-1997.
Dimanche 1er mars, des Iraniens en exil se sont rassemblés à Graz, dans le Land autrichien de Styrie, pour célébrer la mort du guide suprême, Ali Khamenei, à la tête de la République islamique depuis 1989. Face à l’incertitude qui persiste, ils témoignent de sentiments oscillant entre “euphorie” et “panique”.
Le trafic maritime a drastiquement baissé dans cet étroit passage maritime par lequel transitent environ 20 % de la production mondiale de pétrole. L’Iran menace régulièrement de “fermer” le détroit d’Ormuz, mais ce sont surtout les coûts de transport qui explosent en cas de guerre. Pour l’instant, les effets restent limités sur les prix du brut.
À Bruxelles, les bombardements conjoints d’Israël et des États-Unis contre l’Iran ont provoqué une réaction timide et confuse. Encore une fois, les leaders des institutions européennes semblent incapables de trouver une ligne unitaire, à l’image de la cacophonie qui règne parmi les dirigeants des vingt-sept États membres.
En deux jours au poste de Premier ministre, Rob Jetten a reçu quelque 200 tweets homophobes, sur un seul de ses comptes, a recensé “NRC”. Pour une chercheuse interrogée par le journal néerlandais, cette vague de haine s’inscrit dans un contexte où l’on s’est habitué à ce que les discours de haine fassent partie de l’environnement numérique.