Au lendemain d’un week-end de violence, le CAC 40 a fermé à la baisse, tandis que l’écart entre les taux d’emprunt de la France et de l’Allemagne continuait de se creuser. L’idée de voir Paris mettre la main à la poche pour calmer la colère populaire préoccupe les observateurs économiques internationaux.
Pour ce journaliste du quotidien panarabe “Al-Araby Al-Jadid”, les scènes de destructions et de pillages ainsi que les revendications concernant l’école, le logement et la santé sont une preuve de plus du déclin de l’Hexagone. Selon lui, ce déclassement ne peut qu’entraîner une montée de la droite illibérale et “fasciste”.
Après les violences qui ont secoué la France en marge des manifestations du samedi 17 octobre, les médias étrangers tentent d’expliquer les origines de cette colère. Retour en vidéo.
En 2017, Emmanuel Macron s’était fait élire sur un projet politique nouveau, en promettant d’écouter la jeunesse et de contenir l’essor des extrêmes. Il avait tout pour y parvenir, estime le correspondant d’“El País” en France. Et pourtant, à six mois de son départ, c’est un constat d’échec qui s’impose.
Vers 21 heures, heure de Paris, l’agence nippone lancera une sonde depuis l’île de Tanegashima, dans le sud de l’archipel. Objectif : rapporter sur Terre 10 grammes d’échantillons de la lune martienne Phobos pour mieux comprendre la formation de celle-ci et l’origine de la vie.
Du fait des actes extrêmement violents qui ont marqué le week-end en marge de la journée de mobilisation du 17 octobre, la presse internationale s’interroge sur l’échec sécuritaire du gouvernement. Pourquoi la stratégie de maintien de l’ordre ne fonctionne pas dans l’Hexagone ?
Au sortir d’une cellule interministérielle de crise pour tirer les leçons d’un week-end marqué par de nombreux débordements en marge des manifestations contre le coût de la vie, Sébastien Lecornu a annoncé, lundi 19 octobre, la mise en place de “couvre-feux partiels” et “localisés”.
Au premier plan, le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, s’adresse à la presse depuis la cour du ministère de l’Intérieur, à Paris, le 19 octobre 2026. Au second plan, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez.
Les scènes d’incendies et de pillages qu’ont connues Paris et d’autres villes françaises ce week-end ont fait la une des journaux iraniens lundi 19 octobre. Téhéran a dénoncé la répression policière et appelé les autorités françaises à répondre aux revendications de la jeunesse.
Alors que des rassemblements avaient lieu un peu partout en Italie pour dénoncer la vie chère, plusieurs villes ont connu des violences et des pillages. Mais c’est à Milan que la situation a été la plus critique avec des actions menées par des jeunes, souvent mineurs, relevant de la “guérilla urbaine”, selon la presse italienne.
Après les émeutes du 17 octobre, de nombreux médias étrangers décrivent les vitrines brisées, les étagères vidées et l’ahurissement des commerçants dont les boutiques ont été pillées.
Les deux pays se trouvent sur la même trajectoire, avec une crise aiguë du pouvoir d’achat et du service de la dette, s’inquiètent les journaux britanniques. De quoi faire craindre une contagion du mouvement français, en dépit d’une tradition politique et militante bien différente de part et d’autre de la Manche.
Les violences qui ont secoué l’Hexagone le week-end des 17 et 18 octobre ont fait couler beaucoup d’encre dans la presse israélienne et suscité des réactions parmi des responsables politiques. Si certains y voient un rapprochement entre la gauche radicale et des organisations propalestiniennes, voire islamistes, construit sur “une haine commune d’Israël”, d’autres dénoncent une récupération politique locale d’une contestation avant tout sociale.
Des manifestants brandissent les drapeaux français et palestinien, debout sur la statue de la place de la République, lors d’une manifestation à Paris, le 17 octobre 2026.
Les manifestations qui ont secoué la France le week-end des 17 et 18 octobre alimentent les commentaires de plusieurs médias russes. Tout en dénonçant le chaos et la politique d’Emmanuel Macron, certains y voient surtout la perspective d’un bouleversement qui pourrait profiter à Moscou.
La Londonienne Rachel Chinouriri sort un deuxième album, “I Think I Spoke Too Soon”, très apprécié par la presse anglophone. Pop des années 1980 et écriture cathartique sont les clés du succès de ce projet. L’artiste y raconte sa vingtaine, ponctuée de soirées arrosées qui n’ont pas arrangé un mal-être constant.
Rachel Chinouriri a sorti son deuxième album, “I Think I Spoke Too Soon”, ce 16 octobre. Le 29 août 2026, elle était invitée sur la scène du Daisy Chain Fields Festival d’Olivia Rodrigo, en Californie.
À Lisbonne, Porto et dans d’autres villes, des campements ont été installés pour protester contre la crise du logement. Ils ont jusqu’ici résisté aux interventions de la police. La presse portugaise critique la réaction du gouvernement, qui a d’abord dénoncé une forme d’“égoïsme”, avant de reconnaître à demi-mot la légitimité des revendications des manifestants.
En près de deux ans de mobilisation, les étudiants serbes ont transformé leur mouvement de contestation, né après l’effondrement de l’auvent de la gare de Novi Sad, en une véritable force politique. Leur liste, “Les étudiants gagnent”, affrontera le 25 octobre celle du pouvoir (“Serbie unie”), menée par Aleksandar Vucic. La presse s’interroge sur ce phénomène des étudiants serbes.
S’il est si courant de voir des manifestations violentes survenir en France, c’est en bonne partie à cause de la verticalité du pouvoir, qui réduit mécaniquement les citoyens à un sentiment d’impuissance, explique ce quotidien néerlandais. Résultat, il ne leur reste qu’une seule “arme politique” en sus de leur bulletin de vote : la manifestation.
Le journaliste britannique Oliver Haynes était dans les rues de Paris, le 17 octobre. Au-delà des scènes de pillages, il a surtout été marqué par la colère qui règne contre le coût de la vie. Et cette colère, ce n’est pas à coups de gaz lacrymogènes qu’elle pourra être apaisée, prévient-il dans “The Guardian”.
Des membres du gang turc des Dalton sont accusés d’avoir fomenté le sabotage, sur le sol polonais, d’une antenne Starlink, un système essentiel à la défense ukrainienne. La presse turque se penche sur cette hypothèse, et met en lumière le profil singulier de l’organisation criminelle mise en cause.
Deux individus soupçonnés d’avoir participé au sabotage d’une station Starlink en Pologne fin septembre sont escortés par la police après avoir été présentés à un juge, au tribunal de Nürtingen en Allemagne, le 13 octobre 2026.
Après un premier vote informel, vendredi 16 octobre, au Conseil de sécurité de l’ONU, l’ancien président de la République sénégalais Macky Sall a abandonné sa candidature au poste de secrétaire général. Son bilan en matière de droits humains à la tête du Sénégal a pesé sur ses chances, estime la presse ouest-africaine.
L’ancien président sénégalais Macky Sall lors d’une conférence de presse organisée à la suite du lancement de l’initiative des dirigeants africains pour l’allègement de la dette, au Cap (Afrique du Sud), le 27 février 2025.