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Arducam Raspberry Pi : un capteur 16 mégapixels et autofocus

Par : Pierre Lecourt

Un capteur photo 16 mégapixels dans un montage Raspberry Pi compact ? C’est la proposition d’Arducam actuellement en financement participatif sur KickStarter. Ce module compatible avec tous les modèles de Raspberry Pi proposera une solution deux fois supérieure à la Pi camera V2 et 40% plus performante que la Pi HQ. 

Arducam
La Arducam utilise très simplement un capteur bien connu de différents produits du marché, le Sony IMX519, qui propose ses 16 mégapixels dans une interface MIPI directement exploitable par les cartes de développement. La solution ayant le gros avantage d’être compatible avec toute la galaxie de solutions de la fondation et de profiter de pilotes sur mesures. Avec un système autofocus, le capteur pourra entrer dans de nombreux projets autour des Raspberry Pi mais devrait également être compatible avec les nombreuses solutions basées autour de la même architecture physique.

Arducam

Proposée à 14€ (Hors taxes), la Arducam sera expédiée directement de Hong-Kong avec une livraison estimée à la mi janvier prochain. Livrée avec une nappe de connexion souple de 15 cm elle peut s’intégrer aussi bien à une solution du style Photobooth, qu’un appareil photo sur mesures ou un projet astronomique ou de prises de vue fixes : surveillance, capture photo de faune, réalisation de timelapses.

Arducam

L’équipe qui développe la Arducam semble assez confiante des qualités de son produit. Indiquant que sa solution est largement supérieure à celle de la fondation sur tous les postes : netteté, saturation ou exposition. Avec un design identique aux caméras officielles, elle permettra de changer de capteur à la volée, sans avoir à modifier son châssis. L’engin sera suivi par un développement OpenSource qui permettra à tout un chacun de profiter des capacités de la caméra dans le futur et avec tout type de plateforme. 

Arducam Arducam Arducam Arducam

L’équipe propose quelques clichés pris avec Arducam sur la page KickStarter du projet.

Arducam Raspberry Pi : un capteur 16 mégapixels et autofocus © MiniMachines.net. 2021.

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Intel propose un nouveau pilote Kaby Lake-G pour Windows 11

Par : Pierre Lecourt

Intel avait promis un nouveau pilote Kaby Lake-G pour Windows 11. Le fondeur a tenu sa parole et les fameux processeurs mariant des coeurs Intel et un circuit graphique AMD ont bien droit à une mise à jour. Bien que n’étant plus produits, ces processeurs ont été employés par Intel lui même dans les NUC Hades Canyon, par quelques constructeurs dont beaucoup de petits assembleurs « noname » et retrouvent même, ces derniers temps, les faveurs de certains fabricants..

Le nouveau pilote Kaby Lake-G répond au doux numéro de version 30.0.13025.1000 et propose désormais un support de Windows 11. Basé sur l’architecture des drivers AMD Adrenalin 21.10.1 qui ont apporté un support de la nouvelle version de Windows de Microsoft. 

Quelques bugs généraux ont été résolus, notamment des problèmes liés à l’utilisation de Blender, mais il y a eu, surtout, pas mal d’améliorations techniques apportées à l’ensemble des puces. Le pilote permet un overclocking simple et rapide, ce qui ne mènera pas forcément à des performances supplémentaires révolutionnaires mais qui peut être bon à prendre pour passer le cap de certains usages ponctuellement. Des améliorations techniques en terme de décodage vidéo sont également ajoutées, en particulier pour le H.264 et certains jeux récents sont également optimisés ( Metro Exodus – Enhanced Edition, Resident Evil Village, Far Cry 6, PUBG, Battlefield 2042).

Tous les processeurs Kaby Lake G sont concernés : Les Core i7-8705G, Core i7-8706G, Core i7-8709G, Core i7-8809G et Core i5-8305G sont pris en compte. Vous pourrez retrouver le pilote sur le site d’Intel en suivant ce lien.

Kaby Lake-G 2018

Un dernier driver pour la route ?

Il  est étonnant de voir le regain d’intérêt autour de ces puces Kaby Lake-G. Ces derniers temps, ce sont deux minimachines qui ont été annoncées autour de ces processeurs avec le Hystou F9 au début du mois de Novembre et le HaxMini à la fin du même mois. Deux engins de formats différents et qui ne s’adressent, à priori, pas au même public mais deux minimachines qui promettent toutes les deux des performances sympathique grâce à ces processeurs Kaby Lake-G.

On ne peut pas dire que les puces Kaby Lake-G aient eu un gros impact sur le marché et il est difficile d’imaginer que les ventes de celles-ci aient rapporté de fortes sommes à Intel. Le fait  que le fondeur propose cette mise à jour est donc assez inattendu. Cela montre une certaine attention de la part d’Intel sur ce segment de niche et ce n’est franchement pas une mauvaise nouvelle pour les possesseurs de machines ainsi équipées. Sans être révolutionnaire, le soin apporté ici à ces pilotes, prolongera peut être encore pour quelques années l’usage de nombreux PC.

Intel Kaby Lake G : Le mariage Intel-AMD officialisé au travers de quatre puces

Intel propose un nouveau pilote Kaby Lake-G pour Windows 11 © MiniMachines.net. 2021.

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Beelink démonte son MiniPC GTR5 sous Ryzen 9 5900HX en vidéo

Par : Pierre Lecourt

Avec un processeur capable de pousser son TDP à 54 watts et fonctionnant en moyenne à 45 watts, le Beelink GTR5 est une minimachine assez puissante mais également gourmande énergie et qu’il faut dissiper de manière efficace. Cette vidéo de Beelink nous dévoile les éléments mis en place pour encaisser la chaleur dégagée par le processeur afin qu’il puisse donner les performances que l’utilisateur est censé attendre de lui.

Beelink GTR5

Premier point et pas des moindres, la marque brouille un peu le message avec son MiniPC. Il s’agit bien d’un Beelink GTR5 même si des mails parlant d’un GTR9 ont été envoyés. Même si sur la coque la mention GR9 est indiquée… le nom officiel de  cet engin est Beelink GTR5 et pas un autre… Parfois c’est compliqué de s’y retrouver.

Beelink GTR5

Sous la machine, une plaque métallique qui accueille l’emplacement 2.5″ libère l’ensemble des composants accessibles et modifiables de l’engin. A droite, on découvre les deux emplacements SoDIMM en DDR4, et à gauche les ports M.2 2280 PCIe NVMe avec en haut le modèle PCIe NVMe et en dessous la version SATA 3.0. Enfin, tout en bas le slot M.2 de la partie réseau embarquée.

Beelink GTR5

En démontant et retournant la carte mère du Beelink GTR5 on découvre le système de ventilation de l’engin. Cette opération n’est pas indispensable et à vrai dire, hormis en cas de SAV, il ne sera jamais nécessaire de démonter sa carte. On découvre donc les deux ventilateurs de la machine qui travaillent à repousser de l’air frais à travers les ailettes noires visibles en haut de l’image. Il s’agit encore d’un prototype, ce qui explique peut être la différence entre les deux ventilateurs. Chacun est alimenté individuellement et on compte 4 fils par élément ce qui suppose la possibilité d’un réglage adapté aux besoins de refroidissement en temps réel. Une ventilation lente et douce pour les usages les plus légers et une accélération en cas de demandes plus importantes du Ryzen.

Beelink GTR5

Sous les ventilateurs, on découvre le petit bloc de métal anodisé en noir qui vient coiffer le processeur et conduire la chaleur vers les ailettes grâce à deux caloducs en cuivre. Un système très classique donc, semblable aux solutions utilisées dans les portables.

Beelink GTR5

Ce qui est moins classique, voir même totalement étrange, c’est la manière dont est assurée la dissipation du SSD livré. Un petit pad thermique est positionné sur le support métallique de la baie 2.5″. Celle-ci est censée ensuite transporter la chaleur par les deux supports très fins qui servent à entourer l’unité de stockage jusqu’au fond du châssis. C’est, pour le moins que l’on puisse dire, très optimiste. Cela ne veut pas dire que la solution ne sera pas fonctionnelle mais je doute que l’on puisse faire cohabiter un SSD PCIe NVMe dégageant beaucoup de chaleur comme certaines références et un stockage 2.5″ juste en dessous pendant très longtemps.

L’ensemble est assez intéressant et je suis curieux de voir le comportement de cet engin dans la pratique. Même si certains aménagements peuvent laisser planer quelques inquiétudes…

 

Beelink GTR5 : Un autre MiniPC sous Ryzen 9 5900HX

Beelink démonte son MiniPC GTR5 sous Ryzen 9 5900HX en vidéo © MiniMachines.net. 2021.

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Raspberry Pi Legacy OS : une version qui vise la stabilité

Par : Pierre Lecourt

La version Legacy de Raspberry Pi OS est une solution qui vise une compatibilité maximale avec la totalité de l’écosystème de la fondation. Ses solutions logicielles, ses cartes mais également ses extensions et en particulier ses HAT.

La dernière mise à jour du système de la fondation a boosté les ventes d’aspirine. La version Bullseye lancée début Novembre a causé quelques troubles dans la communauté de développeurs avec des choix, probablement nécessaires, mais qui ont posé bien des soucis techniques aux utilisateurs. Si certains postes techniques ont profité de ce changement, en particulier au niveau des performances du SoC embarqué, d’autres soucis techniques sont depuis apparus.

Certains HAT, ces extensions qui se branchent sur les 40 broches des Pi, se sont soudainement trouvées incompatibles avec le système. Des pilotes vidéos ne voulaient plus fonctionner et certaines caméra ne donnaient plus signe de vie. Afin de satisfaire tout le monde, la Fondation vient donc de lancer cette versions Legacy basée sur une version de Debian « Buster » plus ancienne.

Certaines fonctionnalités apportées par Bullseye ne sont évidemment plus là mais je suppose que pour la majorité des installations existantes ce que savait proposer le système début Novembre était largement adapté à l’usage voulu. Les nouvelles solutions a développer trouveront des solutions adaptées mais il est difficile par exemple de modifier des dizaines – voir plus- de systèmes déjà implantés en trouvant une solution technique ou en modifiant leur materiel embarqué.

Exploitant un noyau Linux 5.10, cette nouvelle version est indispensable pour rassurer les partenaires industriels de la Fondation. Elle recevra toutes les mises à jour de sécurité et les correctifs indispensables. Vous pourrez la télécharger en utilisant ce lien.

Raspberry Pi OS passe à Bullseye, le nouveau système Debian

Source : Raspberry Pi

Raspberry Pi Legacy OS : une version qui vise la stabilité © MiniMachines.net. 2021.

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SiFive P650, un SoC RISC-V qui se positionne face aux Cortex-A7x

Par : Pierre Lecourt

Le RISC-V Summit a lieu en ce moment même et SiFive profite de l’évènement pour présenter son nouveau SoC Performance P650. Une solution qui, selon son concepteur, serait 50% plus performante que le Performance P550 lancé en Juin.

Le Performance P650 est une solution 64 bits qui utilise les mêmes technologies que le P550 mais qui serait plus efficace en partie grâce à une amélioration et une optimisation des cycles d’instruction. La puce serait 40% plus rapide par cycle d’horloge que le P550. 

SiFive P650

SiFive indique que la fréquence maximale a été augmentée et que la fréquence maximale atteinte par le P50 serait de 3.5 GHz. Ce qui ferait de cette puce une solution exploitable aussi bien dans des Datas Center que pour des solution Edge, de l’Intelligence Artificielle au sein des automobiles ou d’autres usages mobiles. Difficile d’y voir pour le moment une vraie possibilité de traction dans le monde grand public du simple fait d’un manque flagrant d’applications et de développements sur le secteur.

SiFive P650

Le Performance P650 pourra être développée jusqu’en versions 16 cœurs pour les besoins de calculs les plus gourmandes. L’idée étant de fabriquer des clusters pouvant imbriquer jusqu’à 128 cœurs et ainsi se mesurer à des solutions ARM sur tous les segments. SiFive vise en particulier le Cortex-A75 en spécifiant que le P650 et sa gravure en 7 nanomètre est dans certaines mesures 30% plus rapide que la solution concurrente. La solution serait également plus intéressante en terme de performances au mm² que les puces Cortex-A77.

Prévu pour l’année prochaine, les premiers tests publics de cette nouvelle génération devraient avoir lieu durant le premier trimestre 2022. La disponibilité globale étant prévue pour la mi 2022. RISC-V est encore à ses balbutiement et SiFive semble mettre les bouchées doubles sur le développement de ses puces. Avec des bonds de 40% de performance dans l’année, le format est décidemment surprenant. Reste a voir si l’écosystème suit et si les différents acteurs daignent se pencher sur le berceau de cette technologie pour des solutions plus grand public.

SiFive P650, un SoC RISC-V qui se positionne face aux Cortex-A7x © MiniMachines.net. 2021.

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La FTC ne veut pas que Nvidia rachète ARM

Par : Pierre Lecourt

La FTC ou Federal Trade Commission, c’est l’agence de contrôle des pratiques commerciales et du droit à la consommation. Ses pouvoirs sont très étendus et sa mission très large aux US. Elle vient de poser son véto dans la demande faite par Nvidia pour racheter ARM. Allant jusqu’à menacer d’un procès l’opération.

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Des plaintes de Microsoft, Google et Qualcomm avaient poussé la FTC à diligenter une enquête dès que la demande de rachat avait été faite. Le résultat de cette enquête est très clair. La FTC a peur qu’un tel rachat conduise à la formation d’une entité qui étoufferait l’innovation des prochaines générations de puces. « Les innovations de demain dépendent de la préservation de la concurrence aujourd’hui. » Le rachat d’ARM par Nvidia semble poser problème pour la FTC qui juge qu’elle transformerait les propositions actuelles de la technologie ARM sur le marché.  C’est un coup de semonce assez fort contre le rachat. Outre les frais financiers d’un tel procès mené par la FTC, c’est un signal fort de la part de l’agence américaine qui confirme qu’elle verrait dans ce rapprochement ce que craignent la plupart des acteurs concurrents de Nvidia. Un ralentissement possible de l’innovation générale d’ARM au profit de Nvidia uniquement.

La FTC souligne également que ARM est un élément stratégique majeur pour Nvidia sur de nombreux secteurs. Sur l’automobile avec ses systèmes d’IA embarquées, sur les serveurs et le cloud computing ainsi que dans les datacenters. La mainmise de la marque sur la technologie lui donnerait sans doute un avantage concurrentiel énorme par rapport à d’autres acteurs sur ces segments.  Le simple fait que Nvidia puisse profiter d’un accès aux technologies et aux brevets d’ARM pourrait poser soucis et, surtout, la FTC pense que la tentation de faire évoluer les puces Nvidia plus rapidement que les solutions génériques Cortex et Mali d’ARM serait trop forte.

Ce sont des points dont s’est toujours défendu Nvidia qui précise depuis le début de son offre vouloir apporter son savoir faire à ARM et en faire profiter ses partenaires. Mais c’est une approche qui ne satisferait sans doute pas tout le monde puisque des acteurs comme Qualcomm ou Apple, qui ont leurs propres technologies graphiques pour ARM, se verraient alors en concurrence frontale avec celles de Nvidia. La marque a toujours indiqué vouloir conserver ARM dans des fonctionnements identiques. Garder son système de licences ouvertes. Une promesse mainte fois réitérée par son PDG qui jure ne pas vouloir amoindrir les efforts menés par la société envers qui que ce soit. 

Nvidia va continuer à travailler dans le sens de ce rachat et cherchera à démontrer que cette transaction serait bénéfique pour toute l’industrie et permettra d’améliorer la concurrence et la compétition entre les divers acteurs. Avec la promesse d’une licence Open Source accessible et la poursuite du modèle actuel d’ARM. Difficile de savoir comment ce rachat finira par tourner mais cette annonce de la FTC est une épine supplémentaire dans un pied déjà douloureux de plaintes et de détours pour Nvidia.

Source : TheVerge

La FTC ne veut pas que Nvidia rachète ARM © MiniMachines.net. 2021.

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L’abonnement GeForce Now RTX 3080 est désormais disponible en France

Par : Pierre Lecourt

C’est donc aujourd’hui que débute du service GeForce Now RTX 3080 que la marque avait annoncé en octobre dernier. Toutes les précommandes du service ont démarré et les joueurs découvriront les joies de titres pouvant monter en 1440p avec 120 images par seconde si leur affichage le permet. Il reste des places disponibles, en quantités limitées, pour de nouveaux abonnements. La formule est commercialisée à 99,99 euros pour six mois d’abonnement.

GeForce Now RTX 3080

Ce service GeForce Now RTX 3080 permet de profiter d’une offre plus performante que celle de base. La jouabilité est désormais garantie en 1440p à 120 Hz, les sessions de jeu peuvent durer 8 heures d’affilée et la latence est encore plus faible que sur l’abonnement classique. Cela demande toujours une solide connexion au réseau mais vous pourrez en profiter au travers de n’importe quel MAC ou PC. A noter que la Nvidia Shield TV offrira de son côté un affichage montant en UltraHD mais à 60 images par seconde maximum seulement.

La configuration requise recommandée évolue suivant les plateformes. Sur PC Windows, il faudra un processeur double coeur à 2GHz minimum avec 4 Go de mémoire vive et un circuit graphique compatible avec DirectX 11. Tous les détails des différents impératifs technique sont disponibles sur cette page de Nvidia.

Dans la foulée, Nvidia annonce 20 nouveaux jeux à son catalogue pour ce mois de décembre. Des titres non pas inclus dans la formule mais jouables avec le service si vous les achetez. C’est pour cela que les titres sont suivis du nom de la plateforme d’achat.

 

On retrouve donc pour ce lancement une première liste de titres avec :

  • Chorus (Steam / Epic Games Store)
  • Icarus (Steam)
  • MXGP 2021 – The Official Motocross Videogame (Steam)
  • Propnight (Steam)
  • Wartales (Steam)
  • Dead by Daylight (Epic Games Store)
  • Hextech Mayhem: A League of Legends Story (Steam / Epic Games Store)
  • Ruined King: A League of Legends Story (Steam / Epic Games Store)
  • Timberborn (Steam / Epic Games Store)

Tout au long du mois de Décembre, les  équipes de Nvidia ajouteront également d’autres jeux à ce catalogue :

  • A-Train: All Aboard! Tourism (Steam) 
  • Monopoly Madness (Ubisoft Connect)
  • Syberia: The World Before (Steam / Epic Games Store)
  • White Shadows (Steam)
  • BattleBeasts (Steam)
  • FOREWARNED (Steam)
  • Operencia: The Stolen Sun (Steam)
  • Super Magbot (Steam)
  • Tannenberg (Steam / Epic Games Store)
  • Untitled Goose Game (Epic Games Store)
  • Wargroove (Steam)

Ces jeux s’ajoutent à la liste actuelle de titres déjà assez large disponibles sur la plateforme.

Nvidia GeForce Now RTX 3080

99.99€ pour 6 mois !?

L’offre GeForce Now RTX 3080 n’est pas donnée, à 99.99€ pour 6 mois d’abonnement, c’est à dire 16.66€ par mois. Le prix de revient de cette offre est doublé par rapport à celui de la proposition initiale. Si l’on fait ses comptes, à coups de 200€ par an, on arrive au prix d’une carte graphique personnelle du même type que la proposition en quelques années. C’est le calcul de base que vont faire la plupart des propriétaires de grosses cartes graphiques et probablement celui de nombreux joueurs qui rongent leur frein en attendant de pouvoir en acheter une. Mais il faut probablement voir un peu plus loin que cela.

Avec l’offre GeForce Now RTX 3080, Nvidia fait évidemment un pari différent. Celui de séduire une partie de la population de joueurs qui ne veulent plus ou qui ne peuvent pas investir dans un matériel spécifique pour jouer. Le calcul fait par Nvidia n’est pas de remplacer l’offre qu’elle propose avec des puces graphiques actuellement par des abonnements mensuels. Les deux solutions ne s’adressent simplement pas au même public

D’un côté la marque conserve son offre matérielle GeForce classique, des cartes et des chipsets graphiques distribués dans de nombreuses gammes de machines qui vont séduire les joueurs les plus exigeants et rapporter de coquettes sommes à Nvidia. Cette offre là ne change pas mais demande un investissement assez important de la part de la clientèle visée. Il existe une faible tranche de population qui va acheter et racheter un nouveau matériel chaque année pour avoir toujours les meilleurs performances disponibles. Mais l’immense majorité des utilisateurs investit dans un matériel qui va durer le plus longtemps possible. C’est cette gamme de clients potentiels qui est visée par Nvidia avec ces offre de Cloud Gaming. Des gens qui ne mettront jamais les 600 euros minimum nécessaire pour avoir une carte graphique RTX ou qui ne peuvent tout simplement pas le faire car cela demanderait un changement complet de leur machine et donc un investissement colossal.

Si un PC sous GeForce GTX 1xxx finit par tirer la langue au bout de quelques années, quelle possibilité s’offre à son propriétaire ? Racheter un PC complet puisque faire cohabiter la dernière génération de cartes graphiques avec un vieux processeur et une vieille alim n’est pas garantie ? Cela veut dire débourser une forte somme immédiatement alors que le seul poste vraiment problématique pour un particulier est uniquement le jeu. Ou prendre un abonnement à un service de Cloud Gaming ? Si cette seconde option est choisie, l’offre de Nvidia a beaucoup de sens puisqu’elle promet de pouvoir faire durer son matériel aussi longtemps qu’il le faudra.

Alors oui, 16.66€ par mois avec un engagement de 6 mois c’est cher. Cela fait 200€ par an et c’est une bonne partie du prix d’une carte graphique. Mais cela a d’autres avantages, et pas des moindres, pour de nombreux profils. 

GeForce Now RTX 3080
D’abord, cela autorise le jeu sur de nombreuses plateformes et non pas une seule. On peut basculer d’un ordinateur portable Apple à un PC Windows classique. On peut utiliser une Nvidia Shield sous son téléviseur ou un Chromebook dans sa chambre. Partager l’accès aux jeux entre plusieurs utilisateurs avec le même compte à différentes heures de la journée et tout cela sans investir dans un PC unique et puissant. On profitera d’une plateforme performante et efficace qui fonctionnera sans bruit. Jouer aussi bien chez soi que chez des amis si la connexion est suffisante. Lancer un jeu gourmand dans sa chambre sans avoir une turbine ronronnant à ses pieds. Et que dire des offres en approche comme le Steam Deck ou la toute récente annonce de Qualcomm autour de son Snapdragon G3x. Ces nouvelles solutions de jeu mobiles qui vont offrir de larges possibilités de streaming.

Pour la majorité des utilisateurs de PC, c’est la seule option possible pour profiter de jeux récents sans soucis techniques. Pas besoin de télécharger le jeu, pas besoin de régler les éléments techniques de son affichage, le jeu est ici utilisé comme un service pur et simple. On lance, ça marche, c’est fluide et efficace. Cela correspond à des besoins basiques et c’est à chacun de savoir si l’offre GeForce Now RTX 3080 en vaut la chandelle.

L’offre Netflix actuelle

A 16.66€ par mois pour du 1440p en 120 Hz, c’est un abonnement au même titre qu’une offre de cinéma en streaming comme Netflix Ultra. L’offre classique à 8.33€ par mois existe toujours et elle vous offrira du FullHD à 60 images par seconde sans soucis. Le choix de basculer de l’un à l’autre dépendra sans doute des appétits de chacun et de ses possibilités d’affichages matérielles.

Au bout de 3 ans d’abonnement, on arrive à 600€ et cela correspond au tarif actuel d’une GeForce RTX 3060 seule. Si on peut espérer une baisse significative du prix des cartes graphiques dans les années à venir, on peut également imaginer une évolution de l’offre GeForce Now. Nvidia saura probablement calculer le meilleur prix pour son offre. Je ne pense pas être devin en imaginant qu’après la sortie de la prochaine génération de solutions graphiques de la marque, l’offre de Cloud Gaming finira par évoluer. Et c’est peut être là le point fort de cette offre, son basculement progressif dans le futur. Lorsque les RTX 30×0 seront devenues le moyen de gamme de la marque, le prix de l’abonnement GeForce Now RTX 3080  évoluera probablement vers l’actuel abonnement GeForce Now. Et une nouvelle offre GeForce Now RTX 40×0 sera mise à disposition des joueurs pour le même tarif mensuel de 16.66€.

C’est cela qu’il faut comprendre dans cette offre. Nvidia ne cherche pas à séduire les joueurs ayant envie d’une machine personnelle, mais à séduire les joueurs qui se sont lassés de cette course permanente à la performance lancée par les éditeurs de jeu. Des joueurs qui vont payer mensuellement autant que des amateurs de films et de série payent pour regarder des contenus en streaming dans les meilleures conditions possibles. 

L’offre GeForce Now RTX 3080 n’est pas meilleure ou moins bonne que l’offre carte graphique en local. Elle est différente et s’adresse à deux publics distincts.

L’abonnement GeForce Now RTX 3080 est désormais disponible en France © MiniMachines.net. 2021.

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Qualcomm Snapdragon G3x : une nouvelle plateforme de jeu mobile

Par : Pierre Lecourt

Encore floue, cette puce Snapdragon G3x est une création sur mesures de Qualcomm pour équiper une nouvelle génération de machines de jeu mobiles. Razer en propose un prototype avec sa vision d’une console de ce type mais je ne serais pas surpris à terme de voir toute une galaxie de minimachines du genre se déployer chez différents partenaires à l’avenir.

Snapdragon G3x

Tout dépendra évidemment de la mayonnaise en cours de formation autour de ce projet. Il s’agit d’un mélange entre plusieurs ingrédients principaux :

Chez Qualcomm d’abord. Il faut que ce Snapdragon G3x soit à la hauteur des ambitions du projet. C’est à dire apte à piloter des jeux récents, de manière fluide et réactive. Ce qui passe par l’emploi de technologies identiques à celles de son haut de gamme mobile. On n’a peu de détails sur la puce en elle même mais la marque a indiqué quelques possibilités offertes par la puce. Comme le jeu en HDR sur 10 bits en définition UltraHD à 144 Hz1. La solution sera capable de piloter des extensions USB Type-C, et on a en tête des accessoires comme des manettes de jeu externes, un casque audio dédié ou un dock. Le souci pour Qualcomm étant de trouver le bon prix pour ce type de puce afin de séduire ses partenaires et les clients finaux.

Le prix est un élément important de l’équation et c’est ce qui explique cette volonté de trouver un format externe différent de celui du téléphone. Si Qualcomm a besoin de segmenter fortement ses puces en matière de smartphones avec des gammes très étagées qui lui permettent des prix plus élevés, le Snapdragon G3x pourrait être proposé à un tarif beaucoup plus léger pour fonctionner uniquement dans ce type de console. En omettant volontairement des fonctionnalités indispensables au monde du mobile, Qualcomm s’assurerait que cette production particulière ne serait pas détournée vers d’autres machines. Pour le moment, on sait que la puce proposera un circuit graphique Adreno, des coeurs Kryo non détaillés et une connexion Wifi6E/5G. Il suffit pour la marque de ne pas inclure certaines fonctionnalités comme le support de la voix en mobilité mais uniquement la gestion des datas pour en faire une puce impossible à intégrer dans un smartphone. 

On peut donc espérer un prix plus léger sur ce SoC, un ingrédient important de l’équation car personne ne s’intéressera à ces engins si ils sont vendus au prix d’un smartphone haut de gamme.

Snapdragon G3x

Chez les partenaires de Qualcomm ensuite. Les constructeurs de machines puisque la marque ne va pas construire de consoles elle même. Si le marché est prometteur, il est encore totalement en friche. Les acteurs actuels sont assez puissants et pas mal de marques se sont cassées les dents sur le concept. Entre Nintendo et Valve, le secteur de la console de jeu mobile a déjà un spectre assez large de propositions. La Switch y est toute puissante et le Steam Deck est déjà un concurrent très lourd avant même d’être commercialisé réellement.

On se souvient de divers constructeurs ayant tenté l’aventure du jeu mobile avec des marques comme Sony ou Nvidia. Toutes ont renoncé aujourd’hui. Ce qui ne veut pas dire que l’appétit n’est plus là. Le médium de ce type de loisir s’est simplement déplacé vers les smartphones qui permettent de retrouver des univers ludiques complets. Il faut donc amadouer les partenaires et leur donner envie de s’intéresser au concept. La liste des alliés potentiels de Qualcomm est très longue. On y retrouve tous les fabricants de PC traditionnels mais également les marques présentes en téléphonie mobile. Tous sont potentiellement capables de proposer un engin du même type que le prototype de Razer. Tous pourraient fabriquer une base de machines pour ce nouvel écosystème. Avec des prix variés, des fonctionnalités annexes différentes, plus ou moins de mémoire ou de stockage, des écrans aux dalles de diverses diagonales, il y a de quoi proposer un bel éventail de solutions à des prix divers.

GeForce Now

Chez les éditeurs enfin. On ne connait pas encore le fonctionnement global de l’ensemble. Si il s’agira d’une solution totalement autonome, pilotant des jeux spécifiques ou Android. Si c’est le cas, ce sera probablement un outil de niche, la plupart des joueurs mobiles ayant déjà un… mobile. Un engin souvent fort cher toujours présent sur eux et qui suffira toujours à jouer, quitte à lui adjoindre des manettes supplémentaires pour les plus mordus. Cela ne tient pas la route, à mon sens, de s’enfermer dans une solution autonome et ce serait même contre productif pour Qualcomm qui truste le marché mobile haut de gamme aujourd’hui. L’offre gaming d’Android reste une plaisanterie pour beaucoup de joueurs.

On peut donc penser à une passerelle permettant de jouer en streaming, ce qui fait beaucoup plus sens aujourd’hui. Le marché du jeu dématérialisé et calculé sur un serveur externe est en plein boom. Les acteurs sont désormais nombreux et performants. Nvidia, Sony, Microsoft, Google, Facebook et même Netflix de manière balbutiante… Tous ces acteurs sont concernés par ce type de dispositif qui offrirait une approche nouvelle pour piloter leurs jeux. C’est important car l’absence d’offre est ce qui a tué les consoles mobiles par le passé. Payer le développement de nouveaux titres et les porter sur un format spécifique coûte cher. Développer sa propre console mobile comme le faisait Sony coute également de l’argent. Ici l’offre est présente, énorme, et a portée de connexion internet. Un engin mobile équipé d’une puce Snapdragon G3x pourrait sans doute proposer une connexion plus que suffisante avec ces services et donc accéder à la totalité de ces catalogues. Cela  permettrait de piloter des jeux triple A en échange d’un abonnement à un service de Cloud Gaming externe.

Il y a évidemment la troisième voie d’un mélange des deux, une solution qui permettrait de jouer en mode déconnecté en téléchargeant des jeux sur la console mais également de jouer en ligne via un service de jeu externe. C’est probablement la voie à suivre pour ce projet car c’es la plus souple pour les joueurs. Qualcomm indique bien que sa puce sera capable de piloter aussi bien des jeux Android que des jeux en streaming en ligne ou locaux- c’est déjà le cas de ses Snapdragon actuels – et il est évident que ce serait le plus gros atout de ces produits. On pourra donc jouer hors connexion, piloter un PC local qui exécutera le jeu affiché sur l’écran de la console ou streamer le contenu d’un jeu calculé par un serveur externe.

Snapdragon G3x

Si cette mayonnaise prend, si le SoC est vendu de manière à fabriquer des consoles situées sous les tarifs actuels du marché – une fourchette moyenne définie par Valve et Nintendo située autour des 400€ – l’offre pourrait avoir du sens. Le reste des fonctionnalités présentées par le prototype de Razer ne sont à prendre que comme un état de l’art : La webcam 5 mégapixels offrant une vidéo 1080p pourrait varier vers d’autres solutions. Certains ne seront pas intéressés par la vidéo conférence sur ce type de dispositif, les deux microphones pourraient également être déclinés vers des solutions différentes. Razer a intégré quatre enceintes sur son modèle qui pilote du Wifi6E, du Bluetooth 5.2 et se connecte en 5G. Cette console, baptisée Snapdragon G3x Handheld Development Kit dans cette version de travail, proposera un écran de 6.65″ en FullHD OLED. Pas sur que tous les constructeurs s’intéressent à cette diagonale ni à ce type de dalle. Des solutions plus grandes en IPS pourraient être proposées, ou plus petites pour rentrer plus facilement dans une poche par exemple. Les possibilités sont nombreuses.

Tout le monde a quelque chose à gagner – sauf peut être Valve et Nintendo mais ils jouent sur d’autres terrains – à développer cette nouvelle plateforme. Qualcomm, d’un côté, qui s’ouvre un nouveau marché intéressant à moyen et long terme. Les marques qui pourront proposer de nouveaux produits à leur catalogue. Les éditeurs qui offriront des titres en streaming supplémentaires et les plateformes de streaming qui verront fleurir de nouveaux abonnements.

Le grand public enfin pourrait y trouver son compte avec des engins mis   en concurrence, des propositions situées à différents tarifs et indépendantes en partie de la puissance qu’elles embarqueront. Difficile pour un particulier d’acheter une console enfermée autour d’un coeur mobile au vu de l’évolutivité de ceux-ci. Le fait que le jeu soit en bonne partie dématérialisé assurera à la console une pérennité très différente des solutions passées. Jouer à un jeu Triple A de PC en streaming dans de bonnes conditions se fera aussi bien aujourd’hui que dans plusieurs années sur un Snapdragon G3x. Le principal étant la liaison entre la machine et le serveur et non pas la puissance embarquée entre les deux joysticks.

Qualcomm Snapdragon G3x : une nouvelle plateforme de jeu mobile © MiniMachines.net. 2021.

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Minisforum TH50 : un MiniPC sous processeur Tiger Lake i5-11320H

Par : Pierre Lecourt

En mai dernier la marque lançait le TL50, une solution sous processeur Core i5-1135G7 Tiger Lake commercialisée à 699$. Un prix assez élevé pour un engin somme toute assez classique pour le reste de son équipement. C’est au tour du Minisforum TH50 d’apparaitre désormais avec un prix d’appel plus raisonnable puisque cette version sous Core i5-11320H est annoncé à 499$.

Minisforum TH50

Le processeur employé ici est plus gourmand, il s’agit d’une de ces puces de la seconde vague Tiger Lake-H d’Intel, lancée en juin dernier. Le Core i5-11320H est un quadruple coeur, Octuple thread cadencé de 2.5 à 3.2 GHz de base avec un mode Turbo à 4.5 Ghz. Il embarque 8 Mo de mémoire cache et tourne dans une enveloppe de 28 à 35 Watts de TDP. La partie graphique est assurée par un Iris Xe avec 96 EU cadencé à une fréquence maximale de 1.35 GHz. Une solution qui délivre de bons résultats en jeu avec des capacités suffisantes pour faire tourner plus que décemment des titres 3D récents en 720p.

Cette puce peut prendre en charge de la mémoire vive DDR4-3200 sur deux canaux  et offrira la ribambelle d’options de cette gamme Tiger Lake : Codecs évolués, Wifi6, Bluetooth 5.x, prise en charge d’Intel Optane, Thunderbolt 4 et PCIe Gen 4. Pas sur que le Minisforum TH50 prenne soin de tirer parti de tous ces éléments, cependant.

Minisforum TH50

On ne sait pas exactement de quoi sera composé ce nouveau venu. J’ai tendance à penser qu’il s’agira d’un clone du TL50 en terme de fonctionnalités pour de simples raisons de coûts d’échelle. Le réemploi de la même carte mère de base évitant de saler la note outre mesure. La coque change un peu par rapport au TL50 avec la reprise du châssis du Minisforum HM90 sous Ryzen 9 4900H.

Minisforum EliteMini HM90

Le Minisforum HM90

Une machine qui doit gérer un processeur au TDP de 54 watts grâce à une ouverture plus grande sur le dessus du capot pour faire circuler plus d’air au niveau du ventilateur. La dissipation est également plus massive avec de larges et hautes ailettes d’aluminium. Mais la connectique semble être exactement la même que celle du précédent MiniPC Tiger Lake.

Minisforum TH50Sur la coque du TL50, on retrouvait une connectique comportant une double prise jack audio 3.5 mm,  trois sorties vidéo avec du HDMI 2.0, du DisplayPort et la prise en charge vidéo du Thunderbolt 4.0. Deux ports Ethernet 2.5 Gigabits étaient également présents, deux ports USB 2.0 Type-A et quatre ports USB 3.0 Gen1 Type-A. On retrouve exactement le même schéma d’implantation sur ce nouveau TH50. Je suppose donc qu’on aura également la même conception interne.

Minisforum TH50On note la présence de supports VESA pour une fixation à la verticale

Ce qui veut dire qu’on risque de retrouver de la mémoire vive LPDDR4-3733 MHz soudée à la carte mère – 12 Go pour le TL50 – et une solution M.2 2280 PCIe NVMe et deux emplacements 2.5″ SATA 3.0. Un module M.2 2230 Wifi6 et Bluetooth 5.x devrait également être disponible.

Minisforum, comme beaucoup d’autres fabricants de MiniPC ces derniers temps, a quelque peu pris la « grosse tête » en lançant des produits toujours plus chers et performants. Des engins à 700 ou 800€ et même parfois plus qui, si ils sont sur le papier très performants, rentrent en vraie compétition avec des machines portables vendues au même prix et parfois mieux équipées ou plus homogènes. Proposer un Minisforum TH50 plus abordable semble assez sage pour la marque. A 499$ pièce pour la version entrée de gamme (8 ou 12 Go de mémoire vive et 256 Go de stockage NVMe ?) cet engin aura sans doute plus de sens.

Minisforum TL50 : Le premier MiniPC Tiger Lake de la marque

Minisforum TH50 : un MiniPC sous processeur Tiger Lake i5-11320H © MiniMachines.net. 2021.

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Minisforum JB95 : un nouveau MiniPC sous Celeron N5095

Par : Pierre Lecourt

Rapide mise à jour : Deux petits codes promo négociés sur ce MiniPC. On retrouve les Minisforum JB95 en version 8/256 Go (327€) et 8/512 Go (354€) sur MisterMatos.

Le N5095 qui équipe ce Minisforum JB95 est le Celeron le plus performant de la gamme Jasper Lake d’Intel. Un processeur 4 cœurs et 4 threads cadencé de 2 à 2.9 GHz avec 4 Mo de mémoire cache et un circuit graphique Intel UHD avec 16 unités d’exécution. C’est aussi la puce la plus gourmande en énergie de la gamme puisque la seule à atteindre 15 watts de TDP.

C’est une puce qui commence à se retrouver dans de nombreuses solutions MiniPC. On l’a d’abord croisé en Avril dans une solution pas vraiment destinée au grand public avec le AC8. Puis sur le Morefine M6, le Trigkey G2 et plus récemment avec le Beelink U59. Ces deux derniers engins étant en réalité le même avec des étiquetages différents. Et, à vrai dire, je n’ai jamais eu une de ces machine en main. Sur le papier ce Celeron propose à peu près deux fois les performances de calcul d’un Celeron Gemini Lake N4100. Ce qui est assez logique mais en même temps assez décevant au vu de l’énergie déployée par la puce. Quand un N4100 consomme 6 watts de TDP, le N5095 absorbe plus du double… Ce qui empêchera évidemment toute possibilité de l’utiliser de manière passive dans une formule « low-cost ». Le Minisforum JB95 va donc employer un système de ventilation typique de portable qui va aspirer l’air sous l’engin et le pousser vers des ailettes qui évacueront la chaleur générée par le processeur. Une solution classique et qui a fait ses preuves.

La machine reste dans les sentiers battus dans son aspect et ses fonctionnalités. Elle mesure 12.7 cm de large comme de profondeur et 4.6 cm de hauteur. Assez pour embarquer 2 slots de mémoire vive DDR4 SoDIMM pour un maximum de 16 Go de RAM. Un stockage M.2 2280 au format SATA 3.0 et un emplacement 2.5″ pour un second stockage toujours en SATA 3.0. Un module Wifi5 et Bluetooth 4.0 est également présent. Pas de PCIe NVMe, ce qui n’est pas forcément un élément très utile pour une machine avec ce type de processeur mais qui permet néanmoins aujourd’hui de profiter de promotions sur les SSD souvent plus intéressantes en PCIe qu’en SATA.

La connectique est tout aussi standard avec, en façade, un double port USB 31 Gen2, un port USB Type-C assurant une prise en charge vidéo DisplayPort et un jack audio combinant casque et Micro. 

Sur la face arrière, on retrouve une seconde paire de ports USB 3.0 Gen2, une sortie HDMI, un DisplayPort, un Ethernet Gigabit et une alimentation en 12 volts via un port USB Type-C. Un antivol type Kensington Lock est également présent. C’est presque la même connectique qu’une minimachine comme le U59 de Beelink qui propose de son côté un double port HDMI et pas de DisplayPort. La solution sera donc capable de piloter trois écrans en parallèle et de décoder les codecs vidéos les plus exigeants en UltraHD sans broncher. Le MiniPC pourra effectuer la majorité des tâches demandées à un micro ordinateur aujourd’hui : Travaux bureautique, surf, retouche d’images, multimédia et même montage vidéo pour peu que vous soyez patient pour le rendu et n’essayez pas de faire des choses trop folles en haute définition. Seuls les éléments nécessitant une réactivité en tempe réel seront à proscrire : Les jeux récents ou gourmands par exemple. L’engin est livré avec un adaptateur VESA pour pouvoir être facilement fixé derrière un écran ou sur un meuble.

Le Minisforum JB95 est donc un nouveau venu sur une orbite déjà occupée et, me semble t-il, assez bouchée. Annoncé sur Geekbuying à des tarifs démarrant à 318€ en 8/128 Go pour grimper ensuite à 336€ en 8/256 Go et 389€ en 8/512 Go, l’engin n’a pas beaucoup d’avantages par rapport aux solutions déjà existantes. Le Beelink U59 se négocie à 220€ en 8/256 Go et à 270€ en 16/512 Go ! Difficile de voir  pourquoi le prix du Minisforum est si élevé ? Peut être faut-il attendre un peu, quelques jours après la sortie de leurs produits, ces marques ont tendance à réguler leurs tarifs.

Beelink U59 : un MiniPC sous Jasper Lake Celeron N5095

Minisforum JB95 : un nouveau MiniPC sous Celeron N5095 © MiniMachines.net. 2021.

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Qualcomm et Razer : un Developer Kit sous Snapdragon G3x

Par : Pierre Lecourt

En association avec Razer, Qualcomm présente un Developer Kit sous Snapdragon G3x qui semble correspondre à la vision du jeu mobile de prochaine génération pour les deux marques.

Qualcom-Snapdragon-G3x-Gen1-2

Le site VideoCardz a reçu des images d’une présentation de certains futurs SoC de Qualcomm pour 2022 à l’intérieur desquels est présente le Snapdragon G3x. Une solution qui semble entièrement conçue pour le jeu mobile. Le marché des consoles portables de nouvelle génération étant en plein essor avec de nombreuses solution a venir  et en particulier le Steam Deck de Valve sous une solution x86 signée AMD, il est urgent pour Qualcomm de venir s’y positionner.

C’est Razer qui est aux manettes dans la conception de ce prototype. Le Snapdragon G3x qui équipe semble être entièrement conçu pour piloter une solution mobile et offre des prestations impressionnantes pour ce type d’engin. On retrouve par exemple un pilotage d’écran OLED 120 Hz HDR sur le prototype de Razer, un affichage associé à une batterie de 6000 mAh. L’engin semble parfait pour piloter des solutions de streaming grâce à une prise en charge Wifi6E et 5G en plus d’un module Bluetooth 5.2 intégré. Qualcomm a évidemment ajouté ses fonctionnalités audio en terme de codecs Bluetooth et l’engin semble proposer une webcam 1080p. 

Il va sans dire que le gros de ce nouveau marché tourne autour du streaming avec des plateformes toujours plus nombreuses et parfaitement adaptées à ce type de dispositif. Si o peut imaginer jouer directement sur le Snapdragon G3x, une solution clairement orientée streaming aurait de gros avantages techniques et commerciaux.

En proposant une solution limitée en mémoire vive et en stockage, clairement orientée vers le streaming, Raer et Qualcomm pourraient proposer un engin vraiment accessible d’un point de vue tarif. Il suffirait de proposer en outre un service d’abonnement à prix préférentiels vers une plateforme de streaming pour retrouver un engin des plus intéressant pour jouer. Entre le Streaming local, les offres type XBox Game cloud, Nvidia GeForce Now, Stadia et j’en passe, le monde du streaming cherche surtout un bon réceptacle pour s’épanouir. Qualcomm pourrait donc proposer une puce parfaitement adaptée pour cet usage à terme.

Evidemment, Qualcomm ne limitera pas son Snapdragon G3x à Razer et l’ensemble de ses partenaires pourraient proposer leur propre console mobile. Ce qui permettrait d’obtenir à terme un certain choix de designs mais également de finition et de tarifs.

Qualcomm et Razer : un Developer Kit sous Snapdragon G3x © MiniMachines.net. 2021.

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Beelink GTR4 : du Ryzen 9 4900H dans un MiniPC très compact

Par : Pierre Lecourt

Le Beelink GTR4 embarque un processeur AMD Ryzen 9 4900H quand le GTR5 annonçait quand à lui un processeur Ryzen 9 5900HX. Moins performant, donc, mais tout aussi compact et surtout financièrement plus accessible, le nouveau venu reprend tout les éléments de base du premier modèle.

Beelink GTR4

On retrouve donc un châssis ramassé, plutôt en largeur avec 16.8 cm de façade et 12 cm de profondeur sur une hauteur de 3.9 cm. Le Beelink GTR4 abrite sur sa face supérieure un lecteur d’empreintes digitales assez original qui permettra de retrouver les fonctionnalités biométriques habituellement réservées aux portables.

Beelink GTR4

Un châssis qui renferme donc un processeur AMD Ryzen 9 4900H qui dispose de 8 coeurs pour 16 threads cadencés de 3.3 à 4.4 GHz avec 8 Mo de mémoire cache L3. Une puce au TDP de 35 à 54 watts avec un circuit graphique Radeon Vega 8 qui sera ici secondé par deux slots de mémoire vive DDR4 3200 pour un maximum de 64 Go. Le stockage est confié à trois éléments distincts avec, en premier lieu, un slot M.2 2280 PCIe NVMe. Un second slot M.2 2280 SATA 3 sera également disponible en plus d’un emplacement 2.5″ SATA 3.0 classique situé sous le châssis. Trois solutions de stockage donc dans ce petit châssis.

Beelink GTR4

Beelink met en avant un système de dissipation apte à encaisser la chaleur dégagée par le processeur en « silence » grâce à deux ventilateurs et un couple de caloducs. C’est, là encore, la même solution que le GTR9. On manque de recul sur la réelle efficacité de ce système pour le moment.

Beelink GTR4

Sur la partie avant, on découvre un port USB 3.0 Type-A et un USB Type-C, un port jack audio combo et une paire de microphones pour piloter des assistants vocaux.  Sur la partie arrière, on découvre deux ports Ethernet 2.5 Gigabit que complète un module sans fil Wifi6 et Bluetooth 5.0. La partie affichage sera gérée par un HDMI, un DisplayPort et, pour piloter trois affichages, l’ajout du port USB Type-C qui prendra également en charge le DisplayPort. Quatre ports USB Type-A divisés en deux paires d’USB 3.0 et USB 2.0 complètent cet équipement.

Un engin équivalent au GTR5 dans la forme donc mais avec un équipement processeur un peu plus faible et un prix plus abordable. L’engin vient d’apparaitre chez Beelink en barebone à 459.56€ en précommande. Il est également proposé en 16+500 Go à 530.40€ et en 32+500 Go à 574.68€. Je ne vous  recommande pas spécialement l’achat sur le site du fabricant qui ne gère pas la TVA et qui vous assurera donc des frais de gestion de votre dédouanement de la part de  son transporteur. Le Beelink GTR4 devrait rapidement apparaitre chez les revendeurs habituels comme Banggood ou GeekBuying qui distribuent tout le catalogue de la marque. Amazon devrait également proposer l’engin à terme.

Beelink GTR4 : du Ryzen 9 4900H dans un MiniPC très compact © MiniMachines.net. 2021.

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Streacom DB1 MAX : un boitier Mini-ITX fanless pour solutions 65 watts

Par : Pierre Lecourt

Le premier modèle était conçu pour dissiper passivement des processeurs ayant un TDP de 45 watts, le Streacom DB1 MAX autorisera l’emploi de solutions plus performantes en 65 watts de TDP.

Streacom DB1 MAX

Le concept ne change pas, on retrouve un châssis entièrement en aluminium qui va servir de surface d’échange pour dissiper la chaleur des composants. Mais là où la première version présentait un côté muni d’ailettes verticales qui amélioraient la surface d’échange, le Streacom DB1 MAX en propose deux. Une de chaque côté, qui vont agir comme des cheminées et guider l’air chaud vers le haut par convection.

Streacom DB1 MAX

Le dissipateur interne, qui viendra coiffer le processeur, sera quant à lui muni de paires de caloducs qui se diviseront vers chacun de ses côtés pour répartir le travail de dissipation au lieu d’une seule comme sur le premier modèle. Chacun de ces caloducs sera associé aux parois latérales via un bloc d’aluminium pour repartir la chaleur vers l’ensemble proposant une épaisseur d’ailettes de 21 mm !  Au vu de ce procédé, il semble évident que la solution ne sera pas universelle. Streacom devrait proposer une liste de carte mères compatibles avec ce boitier. Il faut non seulement que le socket se positionne au bon endroit par rapport au dissipateur mais également que les différents composants de la carte ne gênent pas le passage des caloducs. 

Streacom DB1 MAX

Le résultat est une promesse de pouvoir encaisser le TDP de processeurs 65 watts et donc une plus vaste gamme de puces modernes. On retrouvera, par exemple, des processeurs AMD Ryzen Zen 3 mais également de nombreuses solutions signées Intel. Les panneaux avant et arrière sont également réalisés en aluminium avec des éléments de 4 mm d’épaisseur. L’ensemble est maintenu en place par 4 colonnes en aluminium de 16 mm de diamètre et le tout est anodisé de manière à rester uniforme. 

Streacom DB1 MAX

L’ensemble donne une impression de solidité et de rigidité qui doit se retrouver en pratique au vu de l’épaisseur de la structure proposée. Pensé pour fonctionner debout, le Streacom DB1 MAX est également largement ouvert en haut et en bas de sa structure par de larges ouïes pour faire circuler l’air en interne. Protégées par une grille de type mesh, ces ouvertures assureront un refroidissement passif des autres composants de la machine. Un système de façade modulaire permettra de choisir quelle connectique privilégier suivant les besoins de chacun : USB Type-A ou Type-C par exemple.

Le Streacom DB1 MAX devrait être disponible en mars prochain au même prix que le Streacom DB1 de base, environ 110€.

Sources FanlessTech et QuietPC

Streacom DB1 MAX : un boitier Mini-ITX fanless pour solutions 65 watts © MiniMachines.net. 2021.

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HaxMini : un nouveau MiniPC sous processeur Intel Kaby Lake-G

Par : Pierre Lecourt

Le HaxMini est une solution relativement compacte, avec 16.2 cm de haut pour 13.4 cm de côté, c’est un format assez original avec un châssis plus en hauteur que les machines habituelles et un format hexagonal. Il fait cependant appel à des composants connus même si ils sont restés assez confidentiels. Le Core i5-8305G a été lancé en 2018 par un Intel alors au mieux de sa forme. Il a été arrêté un an plus tard. Une sortie sans fanfare pour une puce qui avait tout pour réussir mais qui a échoué pour des raisons disons, diplomatiques.

HaxMini

Le HaxMini fait appel à une puce Kaby Lake-G. Une gamme de puces Intel qui embarque un processeur graphique AMD Radeon Vega. Un mariage qui pouvait fonctionner quand les processeurs Ryzen d’AMD n’étaient pas trop présents sur le marché mais qui a été rapidement sorti du jeu par Intel quand ils ont commencé à lui faire un peu trop d’ombre. Depuis 2019, assez peu de machines ont ainsi pu sortir avec ces processeurs. On a croisé le Hystou F9 il y a quelques temps et c’est désormais au tour du HaxMini de faire son apparition.

HaxMini

Proposé en financement participatif, l’engin est annoncé à 499$ HT avec 8 Go de mémoire vive DDR4 et un stockage de 256 Go au format M.2 2280 PCIe NVMe. Des versions 16 Go de DDR4 et 1 To de stockage sont également proposées à partir de 699$ HT. Un emplacement 2.5″ au format SATA est également disponible.

HaxMini

La connectique comprend au dos de la machine tout ce qu’il faut pour une utilisation complète du MiniPC : on retrouve deux HDMI 2.0, deux DisplayPort 1.3, trois ports USB 3.0, deux jacks audio 3.5 mm et un port Ethernet Gigabit. Un module Wifi et Bluetooth est présent mais il n’est pas détaillé.

HaxMini

La présence de ce processeur particulier est une bonne chose pour cet engin, cela lui assurera un bon niveau de performances. La puce propose 4 coeurs et 8 threads avec 6Mo de mémoire cache L3. Le Core i5-8305G fonctionne entre 2.8 à 3.8 GHz avec un circuit Radeon Vga M GL disposant de 4 Go de mémoire HBM2 dédiée. Le fonctionnement de cet ensemble se fait dans un TDP de 65 watts qui sera dissipé activement.

HaxMini

Reste que je ne vois pas très bien pourquoi le HaxMini passe par une campagne Kickstarter ? L’engin n’a rien d’innovant, il en existe et en a existé beaucoup d’autres sur cette plateforme. Le seul intérêt de cette proposition vient du boitier. Un format original avec des LEDs intégrées et un haut parleur interne. Je trouve cela un peu faible d’un point de vue innovation. Une fois encore l’excuse du financement participatif est surtout un moyen de se faire de la publicité à peu de frais et surtout de reporter tous les risques financiers du professionnel vers les investisseurs que seront les gens qui vont aider à la sortie du produit.

HaxMini

Est-ce que le HaxMini propose quelque chose de neuf ? Pas vraiment. Il aurait été sympathique de voir que le format tour embarquait une solution de dissipation nouvelle, plus efficace et moins bruyante par exemple. Ou d’intégrer une connectique bien pensée, des fonctions supplémentaires par rapport au NUC Hades Canyon sorti avec cette puce au début de sa commercialisation. Mais la minimachine se borne à mettre en avant sa proposition d’un design original et cela uniquement. C’est bien, mais c’est peu. Et certainement pas une rupture technologique. La machine d’Intel proposait plus de choses, un lecteur de cartes SDXC, du Thunderbolt, une ventilation travaillée, deux ports Ethernet Gigabit, de quoi loger deux SSD M.2 2280… Je n’ai rien contre cet engin mais je trouve cette approche d’un financement participatif toujours un peu étrange… et parfois opportuniste. 

 

HaxMini : un nouveau MiniPC sous processeur Intel Kaby Lake-G © MiniMachines.net. 2021.

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Phytium présente un MiniPC sous SoC ARMv8 et Radeon RX550

Par : Pierre Lecourt

Disponible à la mi Décembre, ce drôle d’engin proposé par la marque Phytium se présente comme un MiniPC et une alternative aux ordinateurs classiques sous AMD ou Intel. 

Phytium

Phytium tire parti du vieil adage, « on n’est jamais mieux servi que par soi-même », et décide donc de créer un MiniPC qui aura le double avantage de faire parler de ses produits et de montrer son fonctionnement pratique. Si la machine peut, en plus, provoquer quelques ventes. Cette solution embarque donc un SoC Phytium D2000, une puce proposant 8 coeurs ARMv8 et qui fonctionne dans un TDP de 25 watts.

Phytium

Particularité de cette intégration ? La SoC est lié à une solution graphique AMD Radeon RX 550 montée en MXM. Un duo très prometteur sur le papier mais qu’il faudra observer à la loupe de plusieurs tests pour connaitre vraiment ses capacités. Pour le moment, il semble capable de faire tourner des jeux PC comme « Factorio », au travers de Box64, un émulateur X86.

Phytium

Avec 16 Go de mémoire vive DDR4 et 512 Go de stockage sur un slot M.2 2280 PCIe NVMe, ce petit boitier de 22.5 cm de large et 1837 cm de profondeur pour 4.7 cm d’épaisseur propose une connectique complète mais assez limitée. On retrouve un port HDMI 2.0b, un Ethernet Gigabit, un port USB 3.0, cinq ports USB 2.0 ainsi que des prises jack 3.5 mm d’entrée et de sorties classiques. 

L’ensemble fonctionne sous Linux avec une solution Ubuntu Kylin1 mise en avant par Phytium. Le MiniPC semble également compatible avec Debian et OpenSUSE. Il sera possible de tester différentes configurations puisque l’engin est capable de démarrer sur ses ports USB. Une commande groupée est en cours et il devrait être possible de trouver cet engin à moins de 500€… Ce qui semble encore une fois assez attrayant sur le papier. L’engin est complet, plutôt compact avec une alimentation séparée. Ce n’est pas pour autant une solution miracle. Pour preuve, le système est ventilé. Les 25 watts du SoC et la solution Radeon nécessitant chacun un ventilateur. On ne profitera donc pas d’une minimachine parfaitement silencieuse.

Phytium

Mais la vraie nouvelle est donc la présentation de ce SoC ARM Phytium D2000 créé par la société Tianjin Phytium Technology. Une puce qui emploie l’architecture ARMv8 créée spécialement pour ce type de machine de bureau. Histoire d’amorcer la pompe et de garnir son carnet de commandes, le créateur proposera un produit qui peut être vu comme une solution de laboratoire. Un engin qui devrait intéresser tous ceux à la recherche d’un engin de cette nouvelle génération capable de faire tourner un Linux. Gravé en 14 nanomètres, le SoC Phytium D2000est une solution 64 bits avec 8 Mo de mémoire cache L2, 4 Mo de cache L3 et qui dispose de 34 lignes PCIe 3.0. Il va sans dire que l’arrivée de ces processeurs sous cette architecture ARMv8 pourrait avoir un certain impact dans le futur. 

Phytium

Ce n’est pas le premier processeur « Chinois » à s’intéresser à cette architecture mais la précédente solution de ce type ressemblait plus à une machine classique. Huawei présentait un PC sous son propre SoC ARMV8 Kungpeng 920 en Juillet 2020 déjà épaulé par une carte graphique Radeon X550. Une solution peut être sortie un peu à la hâte, sans vrai potentiel commercial mais qui permettait à la marque de montrer des voies alternatives possibles au « tout Intel/Microsoft » à un moment où l’administration Américaine lui barrait la route.

Phytium

Il reste du chemin à parcourir pour cette nouvelle architecture mais ce n’est pas anormal de la voir progresser lentement. Les choses devraient d’ailleurs s’accélérer et les marques comme Phytium ne sont pas des philanthropes. Le gouvernement chinois voit d’un très bon oeil ces développements alternatifs loin des technologies Américaines. Et le pays peut porter à lui seul une industrie informatique énorme en poussant ses achats dans cette direction tout en incitant fortement à des développements sur ces plateformes. De quoi prendre du recul et gagner en autonomie sur ce secteur particulier.

Le SoC Kunpeng 920 de Huawei fait son apparition dans un PC

Phytium présente un MiniPC sous SoC ARMv8 et Radeon RX550 © MiniMachines.net. 2021.

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OneXPlayer Mini : la console mobile déclinée en 7 pouces

Par : Pierre Lecourt

C’est la réponse de One Netbook aux solutions SteamDeck de Valve et Aya de Neo. La OneXPlayer Mini reprend un écran de 7 pouces de diagonale et un format plus compact, plus portable et plus facile à alimenter en données avec une définition plus courte.

OneXPlayer Mini

Prévue en Chine pour le mois de décembre prochain, la OneXPlayer Mini est donc une copie de la version d’origine avec un écran de 7″ en 1920 x 1200 pixels au lieu d’un 8.4″ en 2560 x 1600 pixels. Une définition beaucoup plus faible mais encore une fois largement suffisante pour jouer. Sûrement plus adaptée aux capacités du processeur embarqué en terme de rendu 3D. La puce ne change pas, on reste sur un Intel Core i7-1195G7 associé à 16 Go de mémoire vive LPDDR4X-4266 et un stockage pouvant atteindre 1 To sur un slot M.2 2280 PCIe NVMe. On retrouve deux ports USB 4.0 Type-C et un port USB 3.0 Type-A.

OneXPlayer Mini

La console change par contre de taille et de poids. Le modèle 8.4″ mesure 28 cm de large pour 12.8 cm de haut et 25 mm d’épaisseur. La version Mini passe à 26.2 cm de large pour 10.8 cm de haut et 23 mm d’épaisseur. Le poids change également avec une chute de 825 à 589 grammes. Pour rappel un Steam Deck de Valve mesure 29.8 cm de large pour 12.8 cm de haut et 49 mm d’épaisseur pour 669 grammes et une Nintendo Switch 23.8 cm de large pour 10.2 cm de haut et 14 mm d’épaisseur pour 399 grammes.

OneXPlayer Mini

Pas un mot sur le prix, la console n’a pas dévoilé de tarif ni d’éventuelle date d’exportation. Le marché Chinois étant assez important pour que la marque écoule toute production pour cette fin d’année, nous aurons sûrement le loisir de lire des tests avant de pouvoir mettre la main sur ces engins. A noter que la marque distribuera avec ce modèle un petit clavier Bluetooth repliable qui semble assez proche des solutions de Microsoft.

Cela reste une excellente décision de la part de One Netbook. Peut être que la marque a compris, au vu des tests passés ces dernières semaines et en particulier ceux de la version AMD de la OneXPlayer, que proposer un écran à la définition trop élevée ne servait à rien sur un engin de ce type. Qu’il était peut être même contre productif. Le test de cette machine montre en effet que les jeux lancés sur cet écran 8.4″ en 2560 x 1600 sont descendus dans des définitions beaucoup plus basses pour être jouables dans de bonnes conditions. L’affichage a beau être nativement en 2560 x 1600 pixels, l’engin n’est capable de jouer à 60 images par seconde qu’en 1280 x 800 pixels… soit exactement la définition choisie par Valve pour son Steam Deck.

Steam Deck : la solution de jeu mobile de Valve

Source : Notebookcheck

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Maxsun MS-Milestone i7-11800H Plus : une carte MicroATX sous Tiger Lake mobile

Par : Pierre Lecourt

Maxsun est un fabricant chinois de matériel informatique qui n’a, semble t-il, pas peur de mélanger les genres. La marque annonce la Maxsun MS-Milestone i7-11800H Plus, une carte mère MicroATX équipée d’une puce destinée aux solutions mobiles. Un mélange très intéressant des deux mondes. 

Maxsun MS-Milestone i7-11800H Plus

Le processeur Intel Core i7-11800H qui équipe cette Maxsun est une solution sous architecture Willow Cove avec 8 coeurs et 16 threads, il propose 24 Mo de mémoire cache et fonctionne de 2.3 à 4.6 GHz avec un mode Turbo sur tous les coeurs à 4.2 GHz. Avec un TDP de 45 watts, il embarque une solution graphique Intel Xe avec 32 Unités d’Exécution à une fréquence de 1.45 GHz. Bien entendu, la puce peut également accueillir un processeur graphique externe.

Maxsun MS-Milestone i7-11800H Plus

Particularité de ce choix d’une solution « mobile », le processeur n’est pas monté sur un socket, il est soudé à la carte mère. On ne pourra donc pas faire évoluer celle-ci. Un choix qui sera plus ou moins problématique suivant les profils. Beaucoup d’utilisateurs n’ayant pas forcément besoin de faire évoluer la puce de leur matériel et de plus en plus de puces réclamant un changement de chipset pour sauter une génération. Au vu des performances des derniers processeurs d’Intel ou d’AMD, un changement de processeur n’est pas forcément la priorité pour la majorité des utilisateurs. Ce choix « non évolutif » peut donc être perçu suivant les profils comme un problème ou un détail, le revers positif de la médaille étant la possibilité d’intégrer une carte mère avec un très bon niveau de performances dans un format des plus compacts.

Maxsun MS-Milestone i7-11800H Plus

Les 45 watts de TDP de la puce ne nécessiteront pas forcément une ventilation active et ce détail n’a pas échappé à Maxsun qui propose un accessoire en cuivre et aluminium qui vient coiffer le processeur afin de pouvoir utiliser des solutions de refroidissement standard LGA 115x de PC de bureau. Des solutions totalement passives peuvent donc être envisagées.

Maxsun MS-Milestone i7-11800H Plus

La Maxsun MS-Milestone i7-11800H Plus propose deux slots de DDR4 pour embarquer jusqu’à 64 Go de mémoire vive. La partie stockage est confiée à deux slots M.2 2280. Le premier en PCIe 4.0 permettra d’embarquer un SSD NVMe, le second en PCIe 3.0 sera compatible avec du NVMe et du SATA 3.0.

Maxsun MS-Milestone i7-11800H Plus

Trois ports SATA 3.0 sont également disponibles. Un troisième port M.2 permettra d’ajouter un module réseau sans fil et deux slots PCI sont également intégrés. Un en PCIe 4.0 x16, le second en PCIe x1, tous deux permettant d’intégrer des cartes d’extension.

Maxsun MS-Milestone i7-11800H Plus

La connectique est plutôt complète avec la prise en charge de quatre affichages : deux ports HDMI et deux DisplayPort sont disponibles. Tous pris en charge par la solution Intel Xe. La carte Maxsun propose également une ribambelle de ports classiques de machine de bureau. Un combo PS/2 pour clavier et souris, deux USB 2.0, quatre ports USB 3.2 Gen 1, un port Ethernet 2.5 Gigabit, et les traditionnels trois ports jack audio 3.5 mm. Un accessoire secondaire permettra de brancher un éventuel port USB Type-C sur la carte pour le reporter sur une prise de boitier.

Maxsun MS-Milestone i7-11800H Plus

Le tarif de cette Maxsun MS-Milestone i7-11800H Plus semble se situer autour des 400€ HT en Chine. Le produit n’est actuellement plus en stock mais la carte pourrait avoir une assez jolie carrière maintenant que plusieurs sites en ont fait la présentation et après que @momomo_us l’ait fait remonter à la surface du web. Il est donc possible que cette carte Maxsun débarque sur diverses places de marché. C’est en tout cas une solution originale qui semble répondre à plusieurs problématiques d’intégration en terme de format et de dissipation.

Source : FanlessTech

Maxsun MS-Milestone i7-11800H Plus : une carte MicroATX sous Tiger Lake mobile © MiniMachines.net. 2021.

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Moto Watch 100 : cent dollars et sans Google

Par : Pierre Lecourt

La Moto 100 est annoncée à 100 dollars aux US, un prix assez bas pour un modèle de ce type de la part du constructeur. Mais un prix qui se justifie par la percée assez forte des modèles entrée de gamme sur le segment. Les solutions connectées de ce type sont en effet un peu coincées, désormais, entre les modèles d’Apple qui trustent le haut de gamme et les bracelets plus simples qui constituent l’entrée de gamme.

Moto Watch 100

La Moto 100 se situe donc comme une alternative entre ces deux extrêmes. Un point sur lequel surfent des marques comme Amazfit avec une belle galaxie de modèles situés entre 100 et 150€. Particularité de ces gammes ? Leur allergie chronique à Google Wear OS. La montre de Motorola n’échappe pas à la règle et s’éloigne donc de l’écosystème du moteur de recherche. Cela s’explique de nombreuses façons, la première étant surtout technique. En évitant la case Google, Motorola se débarrasse de son coûteux écosystème. Pas besoin d’intégrer une puce ARM dédiée et assez chère, pas besoin de glisser beaucoup de mémoire vive ou de stockage, pas besoin de certifier son produit ni de gérer tant bien que mal l’autonomie minimale de ces appareils aux composants gourmands.

Moto Watch 100

On retrouve donc un design classique avec un écran circulaire de 1,3 pouce cerclé de métal et accroché à un bracelet amovible 20 mm. L’ensemble mesurera 42 x 46 mm sur 11.9 mm d’épaisseur. elle est annoncée pour 45.8 grammes. Pas d’informations techniques sur les caractéristiques précises de l’écran et on ne connait que sa définition qui est de 360 x 360 pixels. Seule certitude, pas de dalle OLED mais un LCD plus classique, probablement de type IPS. La Moto 100 embarque un module Bluetooth 5.0 LE ainsi qu’une solution GPS et GLONASS pour une géolocalisation. Sa batterie de 355 mAh lui offrira 2 semaines d’autonomie sans charge à condition de ne pas activer le GPS. Un mode qui a tendance à faire fondre les batteries en quelques heures. Avec une certification 5ATM, la montre résistera aux brèves plongées dans l’eau mais ne semble pas adaptée à un usage prolongé pour la nage.

Minimachines-11-2021

La montre se rechargera en 60 minutes seulement et proposera un mode « Always On » qui permettra de retrouver en permanence l’heure à son poignet en gardant cette information minimale sur un fond sombre. On retrouvera les fonctions sportives traditionnelles avec suivi d’activités, fréquences cardiaques sur cette Moto 100. Un accéléromètre, un gyroscope, un podomètre mais également un capteur SpO2. 

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Sans Wear OS, la Moto 100 sera livrée à elle même avec un système maison baptisé sobrement Moto OS. La montre emploiera probablement une puce basique choisie pour sa très faible gourmandise en watts et sa parfaite adéquation à ce type de produit. Motorola n’est pas le premier à s’intéresser à cette approche et encore une fois le marché concurrentiel de l’entrée de gamme a montré la voie. Les montres Amazfit/Zepp ou Oneplus, les bracelets Huami/Xiaomi ont déjà recours à ces stratégies.

Amusant de constater à quel point le marché n’a pas suivi les intentions de Google. Wear OS est désormais relégué à une catégorie presque minoritaire sur le marché des montres connectées. Beaucoup de marques ayant lancé des montres avec Google ont fini par jeter l’éponge. Les produits exploitant des solutions plus « personnelles » pouvant néanmoins compter sur les systèmes de Google et Apple pour communiquer ont fini par séduire fabricants et utilisateurs. 

Moto Watch 100 : cent dollars et sans Google © MiniMachines.net. 2021.

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