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La plateforme de jeux GoG s’intéresse de près à Linux

Il y a deux manières de faire face à la concurrence. L’éluder en regardant ailleurs. Ou l’embrasser en investissant dedans. Chez GoG c’est clairement la seconde qui a été retenue.

Pendant que Microsoft tripatouille son Windows pour en faire le système le plus impropre à une exploitation fiable possible, la plateforme de GoG louche sur Linux. Actuellement déjà compatible avec l’écosystème libre, il ne l’est que grâce à des solutions tierces qu’il faut installer et paramétrer. Il est fort possible que dans un futur proche, une version de l’écosystème GoG soit nativement compatible avec différentes distributions. 

Les évolutions récentes et majeures de Proton qui permet d’émuler les routines nécessaires à Linux pour faire tourner les jeux Windows et le succès de SteamOS ont clairement changé la donne. Aujourd’hui, il existe un marché fort sous Linux et y apporter une bibliothèque de jeux est probablement une bonne idée pour GoG. 

Avec son système GoG Galaxy, tout le catalogue de jeux sans DRM de GoG pourrait trouver son chemin vers ces OS. Un eldorado d’autant plus intéressant pour l’éditeur que le public des Linuxiens est souvent assez friand d’émulation ainsi que du catalogue assez emblématique de titres qu’il tente de protéger. Une offre d’emploi est apparue pour développer et maintenir GoG Galaxy sur la plateforme Linux.

J’ai toujours considéré le jeu comme le talon d’Achille de Linux pour le grand public. Alors que tout le monde se prend à hair un Windows qui prend ses utilisateurs pour des oies à gaver de pub. Qui fournit des updates toutes plus foireuses les unes que les autres, qui force au renouvellement de matériel encore parfaitement fonctionnel… Le système résiste encore et toujours. Une raison majeure, outre la force de l’habitude, est liée à l’amour du public PéCéiste pour le jeu. Si l’utilisateur ne peut pas lancer sa petite partie quotidienne sans conserver une partition Windows… Il se sent dépossédé. D’autant plus s’il possède une belle bibliothèque de titres assez importante. Si demain GoG, Steam et peut-être Epic proposent des solutions tout à fait transparentes pour jouer sous Linux. La donne pourrait totalement changer pour des millions d’utilisateurs. 

Et Microsoft serait enfin obligé de considérer à nouveau le public comme le véritable destinataire de son système. Et non pas les marques qui décident de passer par Windows pour diffuser leurs pubs.

La plateforme de jeux GoG s’intéresse de près à Linux © MiniMachines.net. 2025

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Asus NUC 14 : Intel N150 16/512 Go et Windows à 171.88€ ?

Mise à jour du 28/01/2026 : Le NUC 14 d’Asus, la gamme Essential de la marque, sont en promo sur Amazon. Et à un très bon prix. À 171.88€ pièce, ces modèles en 16 Go de DDR5 SODIMM monocanal et 512 Go de stockage NVMe proposent tout ce qu’il faut pour un MiniPC bureautique / multimédia simple et efficace. Si l’achat d’un engin de ce type vous intéresse, ne tardez pas. A ce prix, pas mal de pros vont se précipiter.

Voir l’offre sur Amazon

Billet d’origine du 29/10/2024 : Officiellement ces nouveaux processeurs Intel N n’existent pas. Le Core 3 N350 a bien fuité au travers d’un test mais le fondeur n’a pas encore annoncé cette série. Les Intel N150, N250 et Core 3 N355 font pourtant bien partie des options possibles pour cette nouvelle gamme de minimachines que sont les Asus NUC 14 Essential.

Asus NUC 14

Asus NUC 14

Ces nouveaux MiniPC d’Asus semblent vouloir viser un très large public avec des configurations assez puissantes pour répondre à la demande de base aussi bien des industriels que des particuliers. Compact, avec 13.5 cm de large pour 11.5 cm de profondeur et 3.6 cm d’épaisseur, ces engins pourront s’intégrer dans tout type d’environnement.

On ne connait pas les performances de ces puces mais leur ADN semble être le même que les actuels Alder Lake-N. Avec des TDP de 6 watts pour les N150 et N250 et 15 watts pour le Core 3 N355, ils peuvent fonctionner de manière très économique. Les puces actuelles de cette gamme sont construites autour de l’architecture Gracemont d’Intel, celle qui forme les cœurs « Efficaces » des puces de douzième génération. Une solution qui mêle donc efficacité et sobriété. Intel aurait repris la même recette pour cette nouvelle génération mais en se basant sur les cœurs « Skymont » . Les cœurs « E » qui sont intégrés dans les puces Lunar Lake lancées plus récemment. Cela devrait donc ajouter plus de performances pour une toujours aussi faible efficacité à ces modèles.

Asus n’a pas choisi de traiter « légèrement » la dissipation de ses nouvelles machines

Je suis toujours aussi enthousiaste vis à vis des actuelles puces Alder Lake-N. Elles ont permis de construire des engins abordables, efficaces et peu gourmands. Des MiniPC qui correspondent parfaitement à un usage familial classique. Si la nouvelles génération les met à jour dans le même esprit, c’est à coup sur un pari gagnant pour Intel et ses partenaires.

Pour en revenir aux Asus NUC 14 Essential, on retrouve ici un MiniPC des plus classiques avec une mémoire vive qui se limite à 16 Go en simple canal. Un seul port SoDIMM en DDR5-4800 à bord. C’est probablement la même limitation architecturale que précédemment. Elle n’est pas problématique puisque si le double canal est évidemment plus rapide, cela n’impacte finalement que très peu ce genre de puces. La limitation à 16 Go pourrait être toute aussi théorique que sur les processeurs Alder Lake-N. Avec une capacité non certifiée de passer à 32 Go par exemple mais qui fonctionne parfaitement dans la pratique.

Sur le MiniPC d’Asus, on retrouve un port M.2 2280 en NVMe PCIe Gen 3 X4 également compatible SATA 3.0 et disposant d’une seconde accroche M.2 2242 pour plus de possibilités d’évolution. Il sera disponible en 128 Go et jusqu’à 2 To en sortie d’usine. On ne sait pas de combien de lignes PCIe disposera cette nouvelle Gen. Sur les puces de cette gamme actuelle, cela pose parfois des soucis pour intégrer toute la connectique que l’on aimerait mais c’est une manière assez logique pour Intel de segmenter les puces. La puce Wi-Fi se montera sur un slot M.2 situé sous le SSD. L’accès aux composants se fera via la partie basse de l’engin.

La connectique est très complète ici avec, en façade, un USB 3.2 Type-C classique et deux USB 3.2 Type-A en plus du très classique jack audio combo 3.5 mm.

Sur la partie arrière, on retrouve un USB 3.2 Type-C prenant en charge une sortie vidéo DisplayPort 1.4, un USB 2.0 Type-A, deux autres USB 3.2 Type-A, des sorties vidéo HDMI 2.1 et DisplayPort 1.4, un Ethernet 2.5 Gigabit sous chipset RTL8125BG-CG et une alimentation Jack en 19V/3.42A et 65W. Sur le côté de l’engin, un Antivol type Kensington Lock. Un module Wi-Fi6E et Bluetooth 5.3 piloté par un circuit Intel AX211. De quoi répondre à l’essentiel des demandes du public avec, en plus, une accroche VESA disponible pour  se cacher derrière un écran.

Ce MiniPC sera vendu sous  deux références distinctes : un modèle complet et prêt à l’emploi sous le doux nom de NUC14MNK qui comprendra 16 Go de mémoire DDR5, un stockage et une licence de Windows 11 Pro. Et une version Barebone NUC14MNK-B sans mémoire ni stockage et donc sans système. La carte mère de l’engin devrait également être accessible en solo.

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GMKtec NucBox K13 : un MiniPC Core Ultra 7 256V

Le GMKtec NucBox K13 embarquera une puce intéressante, le Core Ultra 7 256V lancé en septembre 2024 par Intel. Cette gamme de processeurs uniques ont eu la particularité d’intégrer directement sur leur SoC de la mémoire vive. Un choix audacieux d’Intel destiné à augmenter les performances, mais qui n’a pas rencontré son public. En novembre 2024, la marque annonçait la fin de cette intégration. La raison évoquée était l’impact de cette intégration sur le tarif de ses puces.

La véritable raison et le pourquoi on va retrouver un Core Ultra 7 256V dans le GMKtec K13 est que les fabricants n’étaient finalement pas vraiment ravis de devoir acheter leur mémoire à Intel. Au prix d’Intel. A l’époque, les puces DDR5 étaient littéralement bradées et les fabricants essayaient de convaincre les assembleurs de leur acheter les leurs en baissant toujours plus leurs tarifs. C’est, en partie, ce qui avait probablement incité Intel à vouloir les intégrer. Et c’est également pourquoi les constructeurs préféraient acheter leur mémoire sur un marché plus ouvert pour pouvoir y faire jouer la concurrence.

En 2026, on remarque qu’Intel a eu le nez creux, la poursuite dans cette voie l’aurait heurtée de plein fouet à une crise des composants qui aurait empêché ses ventes. Rendant les processeurs avec de la mémoire soudée beaucoup trop cher.

Paradoxalement, aujourd’hui, ces puces se retrouvent sur un segment assez anormal. Les constructeurs de PC portables n’en veulent plus. La mode est passée et on découvre en ce début 2026 des machines Panther Lake très alléchantes. Impossible pour Lenovo, Dell, HP, Acer ou Asus de relancer des engins de cette gamme. De l’autre côté, avec leur mémoire associée, ces puces dont le prix n’a pas dû évoluer, se retrouvent d’un coup beaucoup plus appétissantes. Quand 16 Go de DDR5 passent en quelques mois de 60 à 180€… On comprend assez vite le problème. C’est donc très logique que, d’un coup, ces puces sont devenues beaucoup plus alléchantes pour des marques comme GMKtec. Ce « bundle » processeur + mémoire resté figé dans les prix des 2024 est plus intéressant que les puces Core et mémoire séparés de 2026.

NucBox K13

NucBox K13

Le NucBox K13 n’a pas donné toutes ses informations pour le moment

Le NucBox K13 de GMKtec sera mis en vente au tout début du mois prochain en Chine. On ne sait pas s’il sera distribué à l’international pour le moment. Cela dépend de la quantité de puces sur laquelle le constructeur aura pu mettre la main. Ce processeur proposera 8 cœurs. 4 au format Lion Cove pour de bonnes performances et 4 au format Skymont pour de l’efficacité énergétique. Ces cœurs seront accompagnés par 16 Go de LPDDR5x-8533 sur le même SoC. Le boîtier proposera également deux emplacements M.2 2280 NVMe PCIe 4x Gen4 pour un total maximal de 16 To embarqués.

La partie graphique intégrée à la puce Lunar Lake est un Intel 140V qui développe d’excellentes prestations graphiques avec de bonnes capacités en 2D, 3D et vidéo. Pas au niveau d’un RDNA de dernière génération, mais suffisamment puissant pour des usages graphiques assez gourmands. Les plus gourmands demanderont sans doute au système de se connecter à un boitier externe et la petite machine devrait pouvoir le faire grâce à deux ports USB4. On retrouvera par ailleurs un HDMI 2.1 et une solution connectique classique.

Prix de base pour ce modèle, 4699 yuans (564€) en version 16/512 Go et 4999 yuans (600€) pour un modèle toujours en 16 Go de DDR5 mais 1 To de stockage de base. Des prix à prendre avec du recul puisque, d’une part ils sont Hors Taxes, mais surtout ils se heurtent à d’autres machines en vente chez le fabricant.

Le NucBox K12 de la marque est par exemple vendu aujourd’hui à 579.99€ en version 32Go/1To avec un AMD Ryzen 7 H 255 plus performant. Ce qui semble être une bien meilleure affaire que le K13. Il est donc fort possible que ces prix affichés soient liés à une technique marketing classique consistant à afficher un tarif public élevé avant de le baisser artificiellement pour la sortie du produit.

C’est en tout cas amusant de considérer que les puces Lunar Lake de 2024, considérées comme un mauvais investissement à cause du prix de la mémoire vive, sont en 2026 de bonnes affaires à cause de cette même mémoire vive.

 

GMK NucBox K12 : un MiniPC Ryzen 7 H 255 bien équipé

GMKtec NucBox K13 : un MiniPC Core Ultra 7 256V © MiniMachines.net. 2025

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Panther Lake : une puce a réveiller les morts

Panther Lake est de sortie. Etrange non ? Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais il y a encore seulement six mois, des sites et des vidéastes assuraient la fin « assurée » d’Intel. Sa « mort » inéluctable face à AMD. Alors même que la marque détenait toujours plus de 70% de parts de marché. On venait pourtant vous expliquer que l’entreprise ne trouverait jamais les moyens de revenir dans la course.

Avec la même puissance d’analyse qu’une amibe, des « spécialistes » mesuraient les pertes et les investissements d’Intel en les mettant dans la même balance. Posaient le choix d’externaliser des processus de fabrication avec des tiers comme des abandons de marché. Pressaient Intel de revendre leurs usines avant de retropédaler à 100% avec la crise des composants. Analysaient le passage de pointures dans leurs laboratoires et leur départ avant la sortie d’un processeur embarquant les technologies développées sous leur contrôle comme la preuve de l’échec patent de la boite à se réinventer. Des « analystes » qui n’arrivaient pas à concevoir le temps nécessaire au développement d’un processeur. Rien de ce qui dépasserait la durée d’une tendance Tiktok ne semblait pouvoir être considéré. Si Intel était indubitablement mort il y a seulement six mois, le voilà pourtant à nouveau en pleine forme.

Il faut beaucoup plus de temps pour concevoir un processeur, le dessiner, fabriquer des prototypes puis les optimiser et les rendre exploitables industriellement que pour publier un titre putaclic et surfer dessus pour gagner de l’argent grâce à de la pub. On parle d’années de travail de milliers de cerveaux longuement formés et extrêmement brillants d’un côté et de quelques minutes assez médiocres de l’autre. D’ailleurs, le fait qu’Intel ne soit pas vraiment si mort que cela est évidemment une bonne nouvelle pour ceux qui l’annonçaient. Cela va leur permettre de titrer de nouveaux contenus racoleurs évoquant leur très grande surprise. #noshame.

Panther Lake remet Intel sur les rails

Il est vrai, parfaitement vrai, qu’Intel a connu une mauvaise passe. Ses puces ont pendant trop longtemps patiné sur place face à un AMD qui prenait de l’avance. Les tentatives de sauvetages ont surtout été des amortisseurs de chutes pendant que son grand concurrent et le petit nouveau Qualcomm grapillaient des parts de marché. Si le fondeur n’a jamais connu la déroute annoncée tout en conservant toujours sa position de leader en termes de ventes. La marque a réellement perdu de son brillant.

Il fallait que les ingénieurs se retroussent les manches et parviennent à aligner à nouveau les planètes d’une boite qui s’était largement désorganisée. C’est passé par la mise en construction d’usines capables de graver des puces dans un processus « Intel 18A » concurrentiel avec l’état de l’art de son grand concurrent et partenaire1 qu’est TSMC. Des restructurations d’équipes parfois très douloureuses ont également été effectuées. Mais c’est également grâce à un travail de longue haleine de développement d’une nouvelle génération de processeurs x86 désormais connue sous le nom de Panther Lake.

Les premiers tests de cette gamme de puces se concentrent surtout sur le très haut de gamme et il faut le prendre en compte. Car d’un point de vue commercial, ce ne sera pas forcément le processeur le plus accessible du marché. Sur des gammes inférieures et suivant les besoins de chacun, des solutions Qualcomm ou AMD pourraient être plus indiquées. C’est néanmoins l’occasion de revoir un Intel dans la course face aux concurrents. L’autre point à ne pas négliger est la machine testée. Un portable extrêmement particulier, l’ASUS Zenbook DUO UX8407. Il s’agit d’un engin avec double écran dont le design et les spécifications ne correspondent absolument pas à ce que la population générale va choisir d’acheter. Il est possible que les tests effectués ne reflètent pas réellement ce que la machine lambda ne comportant qu’un seul écran va proposer.

Le Core Ultra X9 388H est ainsi disséqué en ligne par différents médias. Et la recette d’Intel pour 2026 semble avoir énormément gagné en maturité. Premier constat, qui peut être analysé de deux manières, les engins testés n’ont plus un comportement si différent suivant leur mode d’alimentation. Que la machine soit branchée sur secteur ou qu’elle soit sur batterie, le très bon niveau de performances reste sensiblement le même. Certains peuvent y voir un défaut en se disant qu’il serait logique d’obtenir plus de puissance sans la contrainte d’autonomie. D’autres y verront l’avantage d’une cohérence technique de l’offre. Dans les deux cas, cette approche ne vaut que si les capacités de calcul relevées sont toutes excellentes.

Panther Lake est un aboutissement technique sur bien des plans

Pour réussir Panther Lake, Intel avait besoin d’unifier énormément de choses. D’abord, son passage vers des cœurs de nouvelles générations. Fini le « Lion Cove » des puces Arrow Lake et Lunar Lake de ses cœurs Performance, bienvenue à Panther Lake. Même chose pour les cœurs les plus efficients avec une évolution de Skymont vers Darkmont. Ces changements se traduisent également par des évolutions techniques, puisqu’on passe de cœurs gravés en externe en 3 nanomètres par TSMC vers des solutions gravées en interne en Intel 18A.

D’autres pistes évoluent : le NPU passe de 48 à 50 TOPS, la mémoire vive LPDDR5x peut désormais grimper à 9600 MHz et surtout le circuit graphique change. Passant d’un Xe2 « Battlemage » d’Intel vers un Xe3 Celestial.

Tout cela se conjugue avec des évolutions technologiques majeures d’implantation technique et de gestion d’énergie dont je vous parlais en octobre dernier. La marque a chamboulé son approche en mettant en place de nouvelles technologies d’alimentation, de gestion des cœurs et d’interconnexions entre ceux-ci. Le tout permet de dégager un excellent ratio de performances par watt dépensé.

De très bons résultats d’ensemble pour le Core Ultra X9 388H

Je ne suis pas un grand fan des tests synthétiques, je trouve qu’ils ont tendance à cacher la majorité des puces derrière des chiffres dont personne n’a besoin. Mettant en haut des choix les puces les plus chères du marché alors que les chiffres reflétés ne correspondent en général pas aux besoins de la majorité. Escamotant au passage les puces plus abordables qui conviennent mieux à l’ensemble du public.

Ici, les tests effectués par la presse permettent cependant de montrer les performances de ces nouveaux processeurs. Il faut les prendre pour ce qu’ils sont, non pas un guide d’achat vers le haut de gamme, mais une appréciation des travaux effectués.

Sur PCMAG, différents benchmarks ont été menés. Ils montrent un processeur Panther Lake au coude à coude avec son prédécesseur Arrow Lake sur certains postes. Mais il faut considérer un détail important. Le nouveau venu travaille dans un TDP de 25 watts de base contre 45 watts pour le précédent modèle. Il faut également pondérer ces résultats, car pour le moment seule une machine a été testée, un ASus Zenbook Duo. Or on voit que la puce Core Ultra 9 285H n’a pas les mêmes scores sur deux machines différentes. Il est donc possible que le processeur propose des chiffres à pondérer dans une moyenne à l’avenir. Les tests graphiques sont excellents pour la solution Arc B390 d’Intel. Avec des scores qui passent devant ceux obtenus dans des configurations AMD 880M et 890M comme des combinaisons Core Arrow Lake et GeForce RTX 5050.

Le site allemand Computerbase fait également sa part de tests avec la mise en avant des consommations et du bruit de la machine sollicitée. Ses chiffres et ses analyses sont très intéressants, malgré une auto-traduction du site qui n’est pas toujours simple a comprendre pour les non germanophones.

Le site NotebookCheck propose une longue série de tests mettant en perspective son énorme base de donnée. C’est comme toujours intéressant, car cela permet de prendre la mesure de l’évolution proposée, mais aussi de se faire une idée de cette avancée par rapport à un matériel que l’on possède ou que l’on a vu tourner.

Les nouveaux chargeurs GaN 65 watts HP qui accompagneront leurs machines Panther Lake.

Les nouveaux chargeurs GaN 65 watts HP qui accompagneront leurs machines Panther Lake.

Une autonomie en nette hausse

Cela se combine avec une large amélioration de l’autonomie proposée. Sur le X9 388H les scores sont impressionnants. En lecture vidéo via Wi-Fi on dépasse les 21H mesurés. Une exploration du web avec un navigateur classique offrira 17 heures pour trouver ce que l’on cherche. Pour la bureautique pure, c’est plus de 14 heures qui sont atteintes. Évidemment, personne n’a un scénario d’usage uniquement sur un tunnel de 20 heures de vidéo. Cela veut pourtant dire que la combinaison de tous ces usages offrira sans doute une journée d’exploitation confortable et même un peu d’énergie en plus pour des usages plus gourmands comme le jeu, le montage vidéo ou la retouche photo.

Comme pour les autres puces du marché, chez AMD, Apple ou Qualcomm, ces scores sont également à considérer avec deux autres facteurs. L’exploitation globale de modes de recharges rapides qui permettent désormais de regonfler de plusieurs heures une batterie en quelques minutes sur secteur. Et l’usage quasi généralisé de chargeurs de type GaN qui permettent de ne plus avoir à transporter des blocs énormes sur ce genre de machines.

Le circuit graphique Arc B390, pièce maitresse de l’équation d’Intel

Le fondeur a bien compris qu’un des points clés aujourd’hui était la partie graphique des processeurs embarqués. AMD lui a fait la leçon en proposant des puces Ryzen équipés de solutions RDNA de plus en plus performantes. Jusqu’à laisser loin derrière lui l’offre Core classique. Si cela n’a pas spécialement gêné Intel dans un premier temps au vu de son public professionnel et de la possibilité laissée aux intégrateurs d’ajouter un circuit graphique secondaire, cela a fini par donner raison à AMD.

Le public, tout le public, s’est mis à apprécier les possibilités offertes par les puces proposant des capacités 2D, 3D et vidéo plus musclées. La montée en gamme a donc été progressive chez Intel, elle s’est combinée à la sortie de puces graphiques externes, et a fini par aboutir à l’Arc B390. L’idée de base du fondeur était de proposer un circuit graphique suffisant pour un utilisateur classique. Une puce capable de lancer un jeu moderne en 3D assez gourmand avec des performances correctes en mobilité. On parle ici des solutions « xx50 » mobiles de Nvidia, des puces assez légères, pas trop gourmandes en espace, en batterie et en refroidissement. Et pour ce poste-là, le contrat semble parfaitement rempli.

D’autant plus que la construction de ces puces se conjugue avec le développement parallèle du XeSS 3.0 et de sa génération d’images pour augmenter le rendu des 12 cœurs Xe3 Celestial de ce circuit haut de gamme. Il est testé dans plusieurs médias avec une approche qui correspond à la tendance mobile du moment de passer en 16:10 les affichages. On se retrouve donc avec des écrans affichés en 1920 x 1200 pixels, des détails élevés à ultra et des chiffres simplement excellents. Attention, on est loin de ce que vont proposer des machines de jeu de dernière génération. Mais il faut se rappeler que cette offre concernera des portables combinant excellente autonomie, légèreté et compacité.

Sur des titres emblématiques comme CyberPunk 2077, le B390 propose 47 images par seconde par défaut. Excellent pour un affichage de puce mobile. Mais avec le XeSS 3.0 porté en mode agressif, la fluidité décolle à plus de 140 images par seconde ! Sous Battlefield 6 on passe de 60 par défaut à plus du double en XeSS 3.0. Shadow of the Tomb Raider décolle à plus de 80 ips sans XeSS 3.0. F1 2024 dépasse les 110 ips en XeSS 2.0…

Voilà ce que cherchait Intel pour cette nouvelle gamme de puces. Un porte-étendard capable de transformer un portable du quotidien en machine de jeu sur le pouce. Evidemment un joueur pur et dur ne se satisfera pas de ces chiffres ni peut-être de l’artifice du XeSS. Mais l’utilisateur lambda qui transporte sa machine toute la journée et qui se retrouve en déplacement coincé dans une gare à attendre un train, dans une chambre d’hôtel ou simplement dans son canapé en fin de journée, sera ravi de lancer « une petite partie » pour se détendre.

Panther Lake va également faire son chemin dans des All In One et des MiniPC et on pourra sans doute retrouver d’excellentes performances globales dans des formats compacts et discrets. Tant par la place qu’ils occupent que par le bruit qu’ils ne vont pas générer. 

 

Une puce Panther Lake

Une puce Panther Lake

Un constat, Intel est toujours là

Panther Lake est une excellente nouvelle pour le marché. Même si certains « fanboys » d’autres marques peinent à le comprendre. Sans un challenger permanent, le marché stagne. Penser qu’un acteur comme AMD ou Qualcomm va jouer des coudes et investir les milliards de dollars nécessaires en n’ayant aucun vrai concurrent sur son segment, c’est ne pas comprendre comment fonctionne ce secteur.

Les fondeurs vont toujours suivre la même recette d’un relâchement de leur évolution technique si le besoin de se dépasser n’est pas urgent. C’est ce qui a conduit Intel à la stagnation pendant des années. Sa direction de l’époque préférant gaver ses actionnaires de dividendes plutôt que de faire évoluer ses technologies. L’arrivée d’une gamme aussi évoluée chez Intel va obliger AMD à continuer de proposer des puces concurrentielles.

Reste à savoir comment le marché va accueillir la gamme Panther Lake. Avec la hausse des prix de la mémoire et du stockage, les répercussions sur toute la chaîne de production sont énormes. Les prix vont flamber et les machines accueillant cette nouvelle génération de processeurs ne vont pas être concurrentielles par rapport à leurs homologues de l’année dernière. Le risque étant pour Intel de voir cette génération boudée par les acheteurs. Difficile d’imaginer quel impact cela pourrait avoir sur le fondeur, mais un lancement dans de meilleures conditions aurait évidemment été plus souhaitable.

Pour en savoir plus, deux précédents dossiers :

Panther Lake : la toute nouvelle architecture mobile d’Intel

 

Panther Lake, mieux comprendre le futur mobile d’Intel

Panther Lake : une puce a réveiller les morts © MiniMachines.net. 2025

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HP France : vers une forte augmentation des tarifs

Au siège d’HP France ce matin, rencontre avec les équipes commerciales de la marque. Les équipes grand public et pro ainsi que la direction étaient disponibles pour présenter les machines de 2026 et les spécificités particulières de chaque gamme. On a ainsi passé en revue les modèles pro avec des offres recalibrées pour plus de lisibilité. Les modèles grand public avec HyperX qui coiffera désormais tout le gaming et dont on a déjà parlé. Ainsi que les nouveaux paris techniques et stratégiques de la marque dans l’Hexagone

Bien entendu, chez HP France comme chez tous les autres constructeurs, on retrouve assez vite un éléphant au milieu de la salle de presse. Celui de la mémoire vive et de l’impact général de l’appétit gargantuesque des serveurs d’IA. Inévitablement, une question a été posée au directeur d’HP France au sujet des tarifs des machines de la marque. Sa réponse a été très claire. 2026 va encore connaitre des hausses de tarifs.

HP est un grand acteur de la tech et la marque dispose d’un appareil technique et commercial énorme qui lui a permis jusqu’à aujourd’hui de faire face à ses contrats passés pour continuer à fournir sa clientèle à des tarifs d’avant la crise. Mais les choses ne vont pas durer.

Cédric Coutat, Président HP France

Cédric Coutat

« On a beaucoup appris avec le COVID » Cédric Coutat, Président HP France

Le COVID a été une leçon d’importance pour HP en général et HP France en particulier. La marque a découvert, comme beaucoup d’autres, la prise en tenaille d’une production en berne faute de composants et d’une demande qui explose à cause des différents confinements. Cette leçon a poussé le constructeur à réviser ses processus d’approvisionnement. Une stratégie consistant à anticiper un éventuel problème de disponibilité avec un stock de pièces détachées a été mise en place. C’est ce stock qui permet aujourd’hui à HP de faire face à la pénurie globale de mémoire vive. C’est également ce qui permet à HP France de livrer encore aujourd’hui ses partenaires : grands comptes, grossistes et revendeurs. 

Ce stock de composants sert donc en quelque sorte de tampon à HP pour continuer à construire des machines à un rythme habituel. Cela pendant que les équipes aux achats de la marque se démènent pour obtenir de nouvelles pièces détachées. Deux problèmes se conjuguent ces derniers mois pour la marque. D’abord, la disponibilité des composants mémoire et de SSD, devient hasardeuse. Même en étant prêt à payer les composants très cher, les puces ne sont plus au rendez-vous. Une énorme partie, de 50 à 70%, de toute la production qui sort des usines de mémoire vive, part directement du côté des datacenters. Pour les constructeurs, cela se traduit très mécaniquement par une « fonte » de leur stock tampon.

Il est certes fait pour cela mais toute l’idée de ce stock est de pouvoir être remis à niveau avant qu’il ne tombe à zéro. Or, aujourd’hui, les réassorts de composants ne sont pas à la hauteur des besoins en assemblage. En clair, si HP sort 1000 machines par jour avec 16 Go de mémoire vive et qu’il ne peut acheter que 500 modules de 16 Go de cette même mémoire pour réassortir son stock… très rapidement le déficit deviendra trop grand. Le stock sera vide et la production sera forcément limitée. On imagine l’impact de ce manque pour une structure comme HP qui vit en grande partie du volume de ses ventes de PC. Le nombre de PC vendus permet de diluer le prix de leur assemblage, de leur transport et de leur marketing. Limiter ce volume va forcément affecter le prix de vente.

L’autre problème est très directement lié au prix d’achat des composants. Lorsque la mémoire vive ou les SSD voient leur prix flamber, même pour un acteur comme HP, il est impossible d’absorber la différence. 

Une hausse prévue par paliers

Sans surprise, les tarifs des machines HP vont donc partir à la hausse. Le calendrier n’est pas encore forcément établi, mais il semble certain qu’à partir d’une date située entre les mois de mars et avril, une évolution sensible des prix va commencer. Cela ne se fera pas d’un coup, mais plutôt par paliers. Cédric Coutat d’insister sur la volonté de ne pas répercuter la hausse plus que nécessaire mais de refléter l’impact réel des nouveaux prix des composants sur leurs produits. 

Les prix pourraient donc prendre 10% lors d’une première phase puis, à la phase suivante, être amenés à augmenter encore de 10%. Un total évoqué va même jusqu’à une hausse allant de 30% par rapport aux tarifs pratiqués aujourd’hui.

Les prix annoncés au CES 2026 pourraient donc évoluer à la hausse

Une question de l’assemblée a porté sur la possibilité pour les grossistes et revendeurs de stocker des machines en avance. Ce n’est évidemment pas quelque chose que HP France peut manipuler. Chaque grossiste, chaque distributeur reste maître de son stock. Si la marque peut tenter d’inciter ses partenaires à se positionner sur des machines aujourd’hui avant la hausse effective des tarifs, et à le faire avant qu’une entité d’un autre pays ne le fasse, elle ne peut pas les y obliger. Pas plus qu’elle pourrait les empêcher de vendre les machines achetées de manière anticipée au prix majoré ensuite. Il est néanmoins possible que des revendeurs comme Fnac, Darty ou Boulanger anticipent la hausse et réservent des engins.

HP France a fait preuve d’une communication sans fard. Ne cherchant ni à masquer la problématique qui nous attend pour 2026 ni à se réfugier derrière des excuses. Les prix vont grimper, c’est acté. Le constructeur n’y peut pas grand chose et va même tout tenter pour limiter cette hausse. Là encore, je pense que la marque a bien appris de son expérience COVID. HP France, comme les autres fabricants de PC, s’attend à une année compliquée et tente de tout faire pour éviter un impact trop fort sur ses ventes. Avec six trimestres consécutifs de croissance, HP aimerait poursuivre sur sa voie. Si cela parait difficile compte tenu des circonstances, HP joue tout de même vraiment franc-jeu.

HP France : vers une forte augmentation des tarifs © MiniMachines.net. 2025

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Elegoo Centauri Carbon 2 : impression couleur CoreXY à 439€

Après le gigantesque succès de la première version, Elegoo revient avec la Centauri Carbon 2. Une version plus aboutie qui permet l’impression grand format et qui prend en charge quatre filaments différents. Ce format CoreXY propose un caisson fermé aux multiples possibilités avec une gestion très autonome des problématiques 3D.

Elegoo Centauri Carbon 2

Elegoo Centauri Carbon 2

La Elegoo Centauri Carbon 2 était un modèle d’imprimante 3D très attendu par la communauté. La précédente version a jeté un gros pavé dans la mare en cassant littéralement le prix des imprimantes fermées. A 279€, elle a permis à beaucoup de monde de s’équiper et reste aujourd’hui un des meilleurs modèles du genre. Reste que la communauté des acheteurs du modèle précédent a encore en travers de la gorge un petit élément. Sans rentrer dans les détails, Elegoo avait promis au tout début de la présentation de la machine que la première Centauri Carbon allait profiter d’un mode d’impression multifilaments. Promesse qui avait ensuite disparu de leur site au grand désarroi de leurs clients. Une certaine déception est ainsi apparue chez ces acheteurs, qui s’est finalement muée en frustration.

Elegoo Centauri Carbon 1

Elegoo Centauri Carbon 1 avec un prototype d’extension multi filaments.

Pour eux, les nouvelles sont plutôt bonnes. Les efforts menés sur la Centauri Carbon 2, son système multifilament particulier, devraient largement profiter à la première version. L’image ci-dessus montre un prototype de cette extension qui permettra à la Centauri Carbon 1 de profiter de quatre bobines. Pas encore de date, pas encore de prix, mais le produit est bien sur les rails et devrait être commercialisé cette année. Reste à savoir s’il vaudra l’investissement. J’ai peur qu’il soit aussi cher que complexe à installer. 

La Centauri Carbon 2 en détails

La Centauri Carbon 2 ressemble tout de même beaucoup à la première du nom. Le design global est identique avec comme fort peu subtiles différences la présence par défaut de ce support de quatre bobines et une coiffe toute en hauteur qui vient cacher les tubes qui guident les filaments.

Cela donne un engin assez imposant, et c’est un premier élément à considérer. La machine mesure 74.3 cm de haut pour 50 cm de large et 480 de profondeur. Ce qui est assez imposant sur un bureau et même dans un atelier. L’engin se remarque et son esthétique ne garantit pas une alliance formidable avec tous les intérieurs. Ce côté « coffre fort » est assez délicat à intégrer dans une chambre ou un salon.

Autre point clé à immédiatement considérer : la poussière et l’humidité. Contrairement aux solutions « combo » qui proposent un boitier externe fermé pour les filaments, ceux de ce modèle restent exposés à l’air libre. Il faudra donc soit avoir un usage régulier et important de l’imprimante, soit éviter de la laisser dans un garage, un grenier ou tout endroit qui pourrait être trop chargé en humidité et en poussière. 

En interne, le volume d’impression ne change pas par rapport au précédent modèle : on reste sur un cube de 256 cm de côté. Une capacité assez impressionnante qui permet par exemple d’imprimer un volume équivalent à un ballon de basket de taille adulte. La vitesse d’impression n’évolue pas non plus avec 500 mm/s à l’impression et des accélérations extrêmement rapides pour passer d’un point à un autre. Cela permet de sortir des objets optimisés rapidement.

L’autre point clé promis ici est la simplicité d’usage avec un design qui se veut, par défaut, très simple d’emploi. Les réglages de mise à niveau, la calibration, les ajustements complexes des premières imprimantes sont pilotés nativement par la machine qui est bardée de capteurs. La préparation d’une impression consiste souvent à cliquer sur quelques réglages fournis avec les modèles à imprimer. Puis, progressivement, en gagnant en expérience, à suivre des préréglages que vous avez constitués comme une bibliothèque de recettes. Très vite, la problématique de l’impression disparait. Laissant surtout au quotidien la gestion secondaire des matériaux à gérer.

La mise en place des filaments est facilitée par un système baptisé CANVAS qui propose un lecteur RFID intégré à la machine. Son but, permettre à la Elegoo Centauri Carbon 2 combo de reconnaitre les filaments compatibles directement. L’usage est simple, on positionne la bobine devant le lecteur, celui-ci lit les informations contenues dans le RFID du support et adapte donc les caractéristiques du filament en conséquence. Cela ne fonctionne évidemment qu’avec les matériaux proposant une puce RFID et donc avant tout ceux de la marque. Une fois identifié, il faut préciser sur l’écran intégré sur quel support on va placer la bobine : 1, 2, 3 ou 4 et glisser le filament dans le tube correspondant.

Mais il est possible et assez facile de mettre en place des solutions d’étiquettes RFID programmables avec un simple smartphone pour transformer n’importe quelle bobine en matériau capable de communiquer avec l’imprimante. L’autre solution étant de tout simplement rentrer à la main, en quelques secondes, les caractéristiques de la bobine embarquée. Quand vous insérez un filament sans RFID, l’écran de l’imprimante vous demande de saisir ses caractéristiques : marque, type de matériau, couleur, température minimale… Puis de lui saisir un nom. Cette option RFID peut franchement être perçue comme un gadget pour un usager solo, c’est vraiment loin d’être absolument indispensable. A noter enfin que Elegoo a laissé son format RFID ouvert et que d’autres marques peuvent tout à fait proposer une puce RFID compatible avec la CC2.

CANVAS va également permettre à l’imprimante de piloter les quatre filaments et de les amener jusqu’à la tête d’impression et de les rétracter pour en changer. Un des points particulièrement intéressant de cette option est qu’il facilite énormément la gestion des matériaux. Des moteurs sont présents au niveau de l’insertion du filament et vont pousser celui-ci jusqu’à la tête d’impression avant que celle-ci ne prenne le relais. Le gros avantage, ici, c’est qu’il n’y a plus à piloter cet agencement à la main, pas de risque de pousser trop fort le filament ni de mal le conduire. Autre point clé, un système anti « bouchon » qui va bloquer l’impression tout en signalant avec des LEDs le problème et vous inviter à le résoudre2

Enfin, et surtout, le système CANVAS va offrir la possibilité de ne plus se soucier de la fin d’une bobine de matériau. Si vous imprimez depuis longtemps, vous devez avoir eu ce cas de figure où vous hésitez à monter une bobine quasi vide de peur que celle-ci ne comporte pas assez de filament pour mener à bien votre impression. Dans ce cas là, on sort une nouvelle bobine et on se retrouve avec un paquet de fins de filaments qui trainent. La nouvelle Elegoo permet d’utiliser des éléments en auto-refill. Ce qui permet, quand une bobine est vide, de continuer l’impression avec une seconde bobine identique ou différente. Très pratique pour lancer des impressions sans se soucier de ce détail.

Je le dis et je le répète, je ne suis pas un grand fan de l’impression multicouleurs. C’est rigolo, cela pose son petit effet wahou la première fois, mais cela reste un procédé chronophage, énergivore et très peu rentable. Chaque changement de couleur a un impact énorme sur tous ces postes. Alors, on ne peut pas s’empêcher de trouver cela amusant et quasi magique au début. Imprimer un objet en quatre couleurs, c’est formidable. Mais un rappel à la raison nous revient vite quand on constate tous ces impacts.

Sur cette imprimante comme sur les autres, c’est d’abord un énorme gâchis de matière première. Des dizaines, voire des centaines, de purges de filament sont perdues et évacuées de l’imprimante via un petit toboggan à l’arrière de la machine. Chaque changement de filament impacte également le temps d’impression. Entre 100 et 140 secondes de perdues par changement de couleur. Sur l’image ci-dessus, chaque brimborion de matière est perdu. Il équivaut en moyenne à deux minutes de temps d’impression en plus du temps de base. À eux seuls, ces changements peuvent avoir un impact de plusieurs heures et de dizaines de grammes de filament qui finiront à la poubelle.

Évidemment, la présence de cette gestion de plusieurs matériaux a d’autres avantages. Non seulement cela permet d’imprimer en continu comme indiqué plus haut. Mais également de mélanger des matériaux souples et solides ou des solutions solubles pour porter des assemblages spécifiques. C’est également la possibilité de pouvoir lancer facilement un prototype en PLA entrée de gamme ou un objet fini avec un matériau haut de gamme sans avoir à aller changer la bobine.

La tête d’impression ne change pas énormément et si on retrouve un nouveau guide pour piloter les quatre filaments vers l’extrusion, l’ensemble est quasi identique. La buse en métal grimpe à 350°C ce qui va autoriser une foule de matériaux différents : PLA, PETG, TPU, ABS, ASA et d’autres. Les formules plus complexes comme le PET, ou les formules enrichies en fibres de carbone sont données comme « compatibles ». Le lit de la machine grimpe quant à lui jusqu’à 110°C et atteint les 60°C en 60 secondes. Deux minutes après avoir ordonné de lancer un travail, l’engin débute son impression. Pour les filaments les plus techniques qui demandent une chambre chaude, il est possible de tirer avantage d’une chauffe préalable du lit pendant quelques minutes pour réchauffer l’intérieur de la chambre.

Parmi les points intéressants de l’évolution apportée à cette Centauri Carbon 2 combo, on note quelques ajustements techniques. Par exemple, la présence d’une grille  automatique qui va se fermer ou s’ouvrir suivant les impressions. Celle-ci, située vers l’arrière de l’engin, peut se fermer pour couper l’extraction d’air et donc monter la température globale de la chambre d’impression assez haut pour convenir aux matériaux les plus exigeants. Autre changement en rapport avec la température, Elegoo a décidé de déplacer le ventilateur de plateau sur la partie gauche du caisson.

La chambre d’impression ne propose pas de chauffage dédié. C’est l’ensemble des composants et en particulier le lit de l’imprimante qui réchauffent l’ensemble. Comme pour la Centauri première du nom, il peut donc être intéressant de laisser celui-ci réchauffer l’air ambiant quelques minutes avant de lancer une impression en ABS ou en PETG. Pas forcément en été mais au moins en hiver et surtout si vous imprimez dans un local non chauffé comme un garage ou un grenier. L’imprimante est censée fonctionner de 5 à 40°C… mais pas forcément avec tous les filaments.

Dernier point question température et pas des moindres : le « chapeau » de la machine. Celui-ci est impressionnant et ajoute beaucoup de volume à l’ensemble. Il est tout à fait possible de le retirer et d’imprimer sans. Certains matériaux comme le PLA s’en passeront très bien. Il sera; par contre, indispensable pour maintenir la température nécessaire à de l’ABS ou du PETG qui sont beaucoup plus sensibles à la température ambiante.

Je pense que ce toit est un compromis technique en réalité. Elegoo aurait pu proposer un plateau classique, plat, qui aurait juste protégé le coffre d’impression de l’engin. Mais il aurait fallu trouver une solution pour laisser passer les quatre tubes des filaments. Sur certaines imprimantes que j’ai eues en main, il est écrit noir sur blanc que l’impression de certains matériaux nécessite d’en ôter le toit. Si, en pratique, il y a toujours une certaine tolérance vis à vis de cette obligation, l’usage en été de ces modèles peut poser problème en gardant l’imprimante totalement fermée.

Ce capot a donc pour but plusieurs choses. Il permet de ne pas avoir à laisser l’intérieur à l’air libre, en contact de la poussière ambiante. Il évite également d’accumuler de la chaleur sur la partie haute de l’imprimante. Ce genre de modèle CoreXY, la zone d’impression est située en haut de la machine, ce qui pourrait donc être compliqué pour exploiter des filaments courants comme le PLA. Il évite également de laisser la chambre d’impression ouverte, ce qui laisse passer plus de bruit  à l’usage.

Sur ce poste, je ne serais pas surpris que la Carbon Centaur 2 ait les mêmes caractéristiques que la première à peu de choses prêt. Mes mesures font état de relevés au sonomètre moins glorieux que ce que promet Elegoo. La CC1 dégage 60 dB porte fermée à 15 cm. 55 dB à 100 cm. La même mesure monte à 75 dB et 70 dB porte ouverte. Le constructeur annonce bien 55 dB pour le modèle de première génération et passe à un chiffre bien inférieur de 45 dB pour le nouveau. S’il est tenu, cela serait une excellente nouvelle. Cependant, je ne vois pas trop comment cela est possible avec un matériel quasi identique.

Points plus négatifs :  le système de bobine externe n’est pas des plus compatibles. Avec un diamètre assez important, il ne pourra pas forcément accepter toutes les bobines du marché. C’est particulièrement vrai pour les bobines de moins de 1 Kg. Celles qu’on retrouve notamment assez souvent avec des filaments spéciaux. Je ne doute pas qu’il sera possible de compenser ce défaut par l’impression de supports externes classiques. Ni qu’on ne voie rapidement apparaitre des supports adaptés à d’autres types de bobines. Elegoo a surtout pensé son système pour qu’il puisse être modifié et amélioré.

Le plateau magnétique livré propose toujours deux textures. Une assez granuleuse d’un côté et une autre plus lisse de l’autre. Ce type de plateau est très pratique, puisqu’en étant souple, il permet de détacher facilement les objets sans laisser de traces ni utiliser de spatule. L’écran de contrôle en face avant est de plus grandes dimensions que le précédent modèle avec 5 pouces de diagonale. En couleur, il propose des menus contextuels élaborés et en plusieurs langues dont le français. Tactile et capacitif, il permet de piloter l’imprimante de manière absolument autonome. Soit pour relancer une impression en mémoire, soit pour piloter un fichier présent sur une clé USB insérée en façade.

Cette clé USB pourra également servir à récupérer les « Timelapses » générés par la machine depuis l’écran. Ces productions vidéo étant limitées en définition, il ne s’agira pas de films d’une qualité folle, il faut bien économiser quelque part. Cela servira surtout à surveiller l’endroit où l’impression a pu poser problème et vérifier que tous les réglages sont bons. L’éclairage embarqué est efficace et permet de bien détailler les impressions en cours de route. À noter qu’encore une fois la caméra est estampillée d’une aura d’intelligence artificielle qu’il faut prendre avec les pincettes de rigueur. Elegoo semble devoir encore travailler sa copie puisque la marque n’arrive pas, pour le moment, à fournir les avancées de certains de ses concurrents. On regrettera, par exemple, l’impossibilité d’exclure des éléments mal imprimés tout en continuant le reste de l’impression. On espère que la marque fera les avancées nécessaires et les proposera lors des mises à jour. Il n’y a rien d’impossible sur ce point.

Pour finir sur le tour de la machine, on appréciera l’attention à de nombreux détails comme la présence de patins anti-vibrations, la vitesse obtenue et la compensation des vibrations. Un autre point très appréciable est la détection de bobines bloquées. Cela arrive parfois de retrouver un filament enroulé sur lui-même dans la bobine ce qui empêche la machine de continuer à imprimer. Sur cette Elegoo, une tension trop importante bloque l’impression et alerte l’utilisateur. Ce qui permet de régler le problème en sortant le filament et en le dénouant avant de relancer le travail. Que dire enfin de l’attention portée au système antiretour des porte bobines ? Cela va éviter de voir le filament s’enrouler sur lui-même et vous préserver de bien des problèmes.

Que conclure ?

A 439€ pièce, la Elegoo Centauri Carbon 2 est une excellente première imprimante CoreXY. Je ne sais pas si c’est l’imprimante la plus simple à aborder pour un parfait débutant. Elle est très accessible et si elle est aussi fiable que sa petite soeur, ce sera sans doute une de ces machines qu’on branche et qu’on oublie avec un minimum de maintenance à l’usage. Ce qui la rend un peu plus délicate que d’autres vient du montage de base. Rien de véritablement sorcier, quelques vis à enlever, le support CANVAS à positionner et à visser, des tubes à mettre en place. Il y en a pour une vingtaine de minutes tout au plus. Ce n’est donc pas aussi facile qu’une autre imprimante et en particulier l’Elegoo Centauri Carnon première du nom qui ne demande vraiment pas de travail de montage.

Mon conseil est assez simple pour cet engin. Si vous avez déjà une imprimante CoreXY, ce n’est pas la peine de vous intéresser à celui-ci sauf si vous recherchez quelque chose pilotant de multiples filaments. Si vous avez une bonne imprimante 3D cartésienne robuste et que vous maitrisez, même chose. Passez votre tour pour la future génération. Par contre si vous avez encore une vieille imprimante classique qui fait des siennes et qui vous a presque dégouté de l’impression 3D. C’est peut être un achat à réfléchir. Je pense aux nombreux possesseurs de vieilles Creality Ender, voire pire, qui ont un modèle qui a fini par être abandonné et qui prend la poussière à force de sortir des pièces mal imprimées.

Si je devais résumer la situation très simplement à un proche, voilà comment je vois les choses aujourd’hui. Le temps des imprimantes 3D complexes à piloter, compliquées à régler et qu’il fallait constamment surveiller est derrière nous. Les produits sortis ces deux dernières années sont tous impressionnants d’efficacité et de constance dans la qualité d’impression. On est désormais sur un marché comparable à celui des imprimantes 2D. Non pas que tout se passe aussi bien et aussi facilement, l’impression 3D est forcément un peu plus technique. Mais, dans l’ensemble, c’est devenu un procédé parfaitement maitrisé et efficace qui ne requiert plus de suer des heures sur chaque projet pour sortir une pièce valable.

On ne va pas se mentir, le résultat obtenu aujourd’hui par Anycubic ou Elegoo est lié à la qualité de leurs ingénieurs et au fait qu’ils s’inspirent des autres marques leader du marché. Je pense en particulier à Prusa et Bambulab mais également à des marques professionnelles très au-dessus de ce que le grand public peut approcher. 

La chose à bien considérer dans cette gamme de produits située dans ces prix sous les 500€, c’est qu’il n’y a pas de miracles technologiques. Toutes se basent sur des solutions à peu de choses près équivalentes. Toutes emploient des moteurs, des composants, des courroies et des extrusions de même niveau. Si un modèle utilise un moteur à 10$ pièce, l’ensemble des modèles concurrents emploiera le même. Toutes les résistances de chauffage seront quasi identiques. Les éléments qui vont changer seront secondaires. L’approche technologique de certains postes, la qualité de la caméra, la robustesse des algorithmes embarqués pour la détection des erreurs. Au final, toutes les imprimantes que j’ai essayées ces derniers trimestres ont exactement les mêmes qualités : elles impriment vite, bien, dans la durée et ne posent plus de soucis de maintenance. Ce qui va changer est donc secondaire, même si cela peut être très important : le cloud, l’IA, la caméra, les supports…

Vous cherchez un modèle non fermé facile d’emploi et efficace en mono filament ? Vous pouvez partir sur la Anycubic Kobra 3 V2 simple à 214€ qui vous donnera entière satisfaction. Vous voulez une imprimante capable de plusieurs coloris ? La Kobra X d’Anycubic ne coûte que 254€. Vous cherchez un modèle multicouleur dont les bobines restent à l’abri dans un caisson dédié ? La Kobra 3 V2 Combo est à 314€… Si vous voulez céder aux sirènes du luxe, vous pouvez choisir une Bambu Lab P1 pour 274€ en monocouleur ou une version multi couleur ouverte à 385€

Si vous cherchez un modèle fermé, de type CoreXY, vous avez également des choix très pertinents aujourd’hui sur le marché: La Elegoo Centauri Carbon première du nom avec un seul filament est à 299€. Elle fonctionne admirablement bien. La nouvelle version Elegoo Centauri Carbon 2 dont nous parlons ici est à 439€. Ce qui en fait un modèle très intéressant à considérer. Chez Bambu Lab un modèle équivalent est la P1S qui est proposée en mono filament à 408€. Ou en quadri filament à 579€.

Si je devais conclure en un seul paragraphe, ce serait le suivant : si l’impression 3D simple et efficace vous intéresse dans un volume fermé, les deux Elegoo n’ont pas réellement d’équivalent. La nouvelle Centauri Carbon 2 est bien partie pour enfoncer le clou pour la marque. Le premier modèle fait un sans faute niveau robustesse et qualité d’impression. Projetant Elegoo encore plus sur le devant de la scène en termes de praticité et de tenue dans le temps. À ces prix là et dans cette qualité de services, l’impression 3D devient plus un service qu’un loisir. Si vous n’avez pas encore craqué, c’est le bon moment. Si vous avez une très vieille imprimante Cartésienne et le regret d’avoir peut-être raté un rendez-vous, c’est le moment de vous rattraper avec ces machines vraiment abouties aujourd’hui. 

Voir l’offre sur Elegoo Europe.

Spécifications d’impression

Caractéristique Détail
Volume d’impression 256 × 256 × 256 mm
Vitesse d’impression ≤ 500 mm/s (recommandée : 250 mm/s)
Accélération par défaut 10 000 mm/s²
Accélération maximale 20 000 mm/s²
Précision d’impression ± 0,1 mm
Épaisseur de couche 0,1 à 0,4 mm (recommandée : 0,2 mm)
Impression multicolore Oui
Filaments pris en charge Idéal : PLA, PETG, TPU, ABS, ASA, PLA-CF
  Compatible : PETG-CF, ABS-CF, ASA-CF, PET-CF, PA-CF, PET, PC, PA
Diamètre du filament 1,75 mm

Spécifications matérielles

Caractéristique Détail
Technologie Dépôt de filament fondu (FDM)
Surface d’impression 260 × 260 mm
Extrudeur Extrudeur direct à double engrenage (1 ventilateur)
Buse Acier trempé + laiton
Diamètre de buse 0,4 mm
Plateau Plaque en acier à ressort double face (PEI texturé + surface spéciale PLA)
Nivellement du plateau Auto-nivellement en 121 points
Heat break Alliage de titane
Axes Z 3 vis trapézoïdales + 3 guides linéaires
Motorisation Drivers silencieux (tous les axes)
Carte mère Carte mère propriétaire haute performance
Éclairage LED Oui

Caractéristiques thermiques

Caractéristique Détail
Température max. buse 350 °C
Température max. plateau chauffant 110 °C (à 25 °C ambiant)
Température de fonctionnement 5 à 40 °C

Capteurs & automatisations

Fonction Présence
Caméra Oui (détection IA intelligente & timelapse)
Capteur de fin de filament Oui
Détection de bouchage Oui
Reprise après coupure de courant Oui
Calibration entièrement automatique Oui
Déchargement automatique du filament Oui

Utilisation & connectivité

Caractéristique Détail
Système ELEGOO OS
Écran Écran tactile capacitif couleur 5 pouces
Langues Anglais, Français, Allemand, Russe, Italien, Espagnol, Japonais, Chinois
Connectivité USB, Wi-Fi
Logiciels de tranchage ElegooSlicer (recommandé), Orca, Cura
Formats d’entrée STL, OBJ, 3MF, STEP
Format de sortie G-code

Caractéristiques physiques & électriques

Caractéristique Détail
Dimensions de la machine 500 × 480 × 743 mm
Dimensions du colis 490 × 495 × 560 mm
Poids net 19,35 kg
Poids brut 23,8 kg
Alimentation 100–240 V AC / 50–60 Hz
Tension de sortie 24 V
Puissance nominale 1100 W (220 V) / 350 W (110 V)
Niveau sonore ≤ 45 dB

Elegoo Centauri Carbon 2 : impression couleur CoreXY à 439€ © MiniMachines.net. 2025

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Machenike GTS : un MiniPC qui vous dit tout de sa santé

Le Machenike GTS est équipé de manière assez classique pour un MiniPC. Cette marque, surtout présente en Asie, propose des minimachines depuis de nombreuses années dans une concurrence assez féroce. Son dernier-né tente de sortir du lot avec un petit gadget supplémentaire.

Le Machenike GTS est, sur le papier, un engin assez classique. Le châssis est un peu plus imposant que d’habitude avec 14.7 cm de côté pour 6.1 cm de haut. Il embarque des puces pouvant aller jusqu’au Core Ultra 9 285H d’Intel. Une puce Arrow Lake-H présentée il y a tout juste un an par le fondeur au CES 2025. Pour l’épauler, on retrouve deux ports SODIMM qui pourront recevoir au maximum 128 Go de DDR5-5600. Le stockage est confié à une double solution NVMe PCIe 4.0 en M.2 2280. Un ensemble très convaincant, donc, d’un point de vue performances.

L’ensemble est refroidi par une solution assez impressionnante combinant deux caloducs et pas moins de quatre ventilateurs. Un circuit d’air semble fonctionner en aspirant un flux depuis la partie inférieure avant de le recracher vers le côté droit, la face arrière ainsi que par l’espace libéré quand on soulève sa partie supérieure. L’extraction s’effectue en dessous de la connectique, ce qui n’est pas idéal sur ce type d’engin. L’emploi d’autant de ventilateurs n’est pas forcément une excellente nouvelle. Cela multiplie les risques de pannes, mais également le bruit généré. C’est surtout la manière la plus économique pour un constructeur de maintenir la température de son matériel en dépit de toute autre considération.

Il sera toujours plus économique de monter plusieurs ventilateurs que d’augmenter la surface d’échange à l’air ou de construire un système passif capable d’encaisser de grosses variations. Le fabricant indique que l’engin pourra ainsi tourner à 65 W de TDP et même 70 W pour de courtes périodes. Le Core Ultra Arrow Lake-H est normalement prévu pour tourner dans un TDP de 45 W avec des modes Turbo de 60 et 115 W. Ce que propose le Machenike GTS est donc de faire tourner en permanence la puce au-delà de son mode Turbo de base. Ce qui explique le recours à cette formule de ventilation.

Pour le reste, on retrouve un MiniPC plutôt complet. Sa face avant propose un bouton de démarrage, un jack audio combo 3.5 mm, deux USB 3.2 Type-A et deux USB4. A l’arrière un USB 3.2 Gen2 Type-C, des sorties vidéos HDMI 2.0 et DisplayPort 1.4, deux Ethernet 2.5 Gigabit et deux USB 3.2 Type-A supplémentaires. Un Antivol type Kensington Lock est également visible. En interne, le Machenike GTS propose un système Wi-Fi6E et Bluetooth 5.3 pour des connexions sans fil.

Machenike GTS

Ce qui fait la différence entre le Machenike GTS et le reste de – quasiment toute – la concurrence, c’est donc l’ajout d’un petit écran à l’arrière de l’engin. Un affichage LCD monté sur une petite charnière qui va permettre d’avoir sous les yeux différents éléments techniques liés au système. Il ne s’agit pas d’un écran sur lequel on va pouvoir afficher des données issues d’un système d’exploitation. Un affichage pensé pour piloter des éléments techniques relevés par un branchement propriétaire. 

Un écran externe à 10€ sur Aliexpress…

On retrouvera donc sur un écran de 2.33 pouces de diagonale, 14 cm de large pour 4.34 cm de haut, des informations comme la vitesse de rotation des ventilateurs, le réglage de la puce embarquée, la consommation de celle-ci ou de la mémoire vive. Bref les éléments que l’on retrouve sur les écrans LCD USB « AIDA64 » que l’on trouve à partir de 10€ sur AliExpress. Rien de plus. On a déjà retrouvé ce type d’affichage secondaire dès 2023, dans des formules plus compactes, avec un modèle 100% noname proposé par Ouvis, Chatreey ou AceMagic. Petit bonus, une fois l’écran relevé, des effets RGB arrière et avant s’illuminent.

Machenike GTS

Machenike GTS

Le Machenike GTS face à un marché qui a changé

Ce MiniPC est aujourd’hui assez symptomatique de la collision entre deux périodes. Il a probablement été imaginé avant la hausse des tarifs de la mémoire. À ce moment là, l’important était de se démarquer des autres minimachines sur un marché saturé. Pour la marque qui sortait un engin sous Core Ultra 9 285H après GMKtec, Beelink, Geekom, Asus et d’autres, il fallait absolument tirer un joker de sa manche pour se faire remarquer.

Aujourd’hui, le marché a changé. Avec une mémoire et un stockage qui ont atteint des tarifs stratosphériques, le côté gadget de ce modèle parait complètement superflu. L’engin n’est pas inintéressant, mais le public veut surtout un retour à des prix plus abordables et ne sera pas forcément prêt à payer le « premium » réclamé pour cette option. Car, pour le moment, les prix annoncés sont assez spectaculaires. Un Machenike GTS en version Core Ultra 5 225H avec 32 Go de mémoire vive et 1 To de SSD est annoncé à 5669 Yuans HT en Chine, soit environ 822€ avec juste 20% de TVA. Un modèle Core Ultra 9 285H avec le même équipement grimpe à 8109 Yuans soit 1194€ dans les mêmes conditions de calcul.

Je suppose que la majorité des acheteurs préfèreraient un modèle plus simple, plus classique… et moins cher. Pour compenser la hausse des tarifs des autres composants.

Sources : Machenike et Notebookcheck

 

Machenike GTS : un MiniPC qui vous dit tout de sa santé © MiniMachines.net. 2025

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Slimbook One : un MiniPC Ryzen AI 9 HX 370 sous Linux

Le Slimbook One est un engin assez intéressant qui a choisi de proposer un matériel très évolué sous Linux. Slimbook, une marque espagnole, propose cet engin sous différents parfums. Il sera possible de l’obtenir préinstallé sous Ubuntu, Debian, Linux Mint, Pop OS, ProxMox, Kubuntu ou Fedora… Et même de se payer une licence de Windows 11 ou d’installer la votre.

Il sera également possible de choisir le reste des composants de ce Slimbook One. La mémoire pourra grimper jusqu’à 128 Go grâce à deux slots SODIMM de DDR5-5600. Son stockage offrira jusqu’à 16 To de capacité avec deux ports M.2 2280 PCIe 4.0 x4. Le processeur embarqué pourra évoluer d’un Ryzen 7 H 255 « Hawk Point » à un Ryzen AI 9 HX 370 « Strix Point ».

Pour le reste, on retrouve une connectique très complète avec, en façade, un jack audio combo 3.5 mm, Deux USB 3.2 Gen 2 Type-A et un USB 3.2 Type-C avec DisplayPort 2.0 et Power Delivery. 

A l’arrière, on retrouve un USB4, deux ports Ethernet 2.5 Gigabit, des sorties vidéo HDMI 2.1 et DisplayPort 2.0 et deux ports USB Type-A en 3.0 et 2.0. On remarque au passage que la partie arrière du châssis est en ANS pour laisser passer le signal du module Wi-Fi et Bluetooth choisi.

Un autre port est disponible sur le côté gauche de l’engin, un OCuLink qui servira à piloter un dock graphique externe. Le Slimbook One est d’ailleurs proposé en option avec un dock de la marque et des options de cartes graphiques de bureau Nvidia et AMD.

Slimbook One

Slimbook One ou Maco Moulage

Ok, c’est la seconde fois que je fais cette blague, mais elle a du sens. Ce Slimbook One est un clone pur et simple du MiniPC Aoostar Maco. Un modèle boosté aux hormones puisqu’il change totalement de catégorie de processeur. On retrouve un boitier identique, la même connectique et le même design gllobal avec le port OCuLink sur le côté et le lecteur d’empreintes digitales sur le dessus du châssis. Le dock graphique est d’ailleurs également un design commun à celui du Aoostar EG03. Cela ne veut pas dire que l’engin est fabriqué par Aoostar, la marque emploie autant des designs génériques que ses propres créations. J’imagine que le Slimbook One est simplement un engin de catalogue.

Slimbook One

Slimbook One

Qu’à cela ne tienne, ce n’est pas très important. Le point fort de cette offre vient de son approche Linux et de sa disponibilité Européenne. Reste à considérer son tarif. On parle de 649€ de base pour la version Ryzen 7 H 255 en 16/500Go et Wi-Fi6. Et 949€ pour le modèle Ryzen AI9 HX 370 avec le même équipement.

Pour en savoir plus sur le système de ventilation de la machine et son fonctionnement interne, vous pouvez lire le billet sur le Aoostar Maco.

Aoostar Maco : un MiniPC Ryzen 7 8845HS très complet

Slimbook One : un MiniPC Ryzen AI 9 HX 370 sous Linux © MiniMachines.net. 2025

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Zotac EAMAX395C : le Magnus Ryzen passe à l’AI MAX+ 395

Le Zotac Magnus EAMAX395C est annoncé. Alors que la marque avait lancé le EAMAX390C en mai 2025, ce nouveau modèle va jusqu’au bout de la logique Strix Halo.

EAMAX395C

L’année dernière, je questionnais déjà le choix de ne pas lancer le EAMAX395C puisque la puce Strix Halo existait déjà ? Je me demandais si la marque n’y avait pas vu un marché possible ou s’il s’agissait d’un problème de disponibilité. Expliquant au passage qu’il serait toujours possible pour Zotac de lancer un modèle sous AI Max+ 395 plus tard. Huit mois plus tard, c’est fait : la version la plus performante de la gamme AMD est désormais mise en vente.

EAMAX395C

Zotac Magnus EAMAX395C

Avec toutefois une différence majeure entre les modèles. Si le EAMAX390C a été lancé pour le grand public et les joueurs, le EAMAX395C s’en écarte fortement en proposant non plus 32 Go de LPDDR5x-8000 mais jusqu’à 128 Go de LPDDR5x embarquée et, évidemment, une forte mise en avant de l’IA. Au vu du coût lié à l’ajout d’autant de mémoire vive, ce choix de proposer ces engins avec 128 Go de LPDDR5 creusait déjà un fossé en 2025. 

En 2026, il va sans dire que ce n’est plus un fossé qui existe entre le public classique et ce type de capacités de mémoire vive. C’est un gouffre. En choisissant d’intégrer 128 Go de LPDDR5, Zotac sait très bien qu’il ne va s’adresser qu’aux personnes à la recherche d’une solution IA locale exploitant les possibilités de la puce Ryzen AI MAX+ 395 et de son circuit Radeon 8060S pour tirer parti de LLM gourmands en ressources.

Le Zotac Magnus EAMAX395C hors de portée des simples mortels

Sans surprise donc, il faut s’attendre à des minimachines positionnées sur un segment de prix très élevés. Et cela malgré la possibilité offerte par la marque d’acheter son EAMAX395C en semi Barebone. La mémoire sera évidemment embarquée, puisqu’elle est soudée, mais le stockage comme le système seront laissés à votre considération. Le MiniPC de 2.65 litres mesurant 21 cm de large pour 20.3 cm de profondeur et 6.22 cm d’épaisseur embarquera toujours trois ports M.2 2280 NVMe PCIe 4.0 x4.

Le reste de la machine ne change pas d’un iota par rapport au modèle de 2025 : un total de cinq ports USB 3.2 Type-A, un USB4, deux ports HDMI, deux DisplayPort, un jack audio combo 3.5 mm et deux ports 2.5 Gigabits. Des supports d’antenne permettront de profiter du module Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4 à bord.

À la décharge de Zotac, la marque annonce également un EAMAX385C, en 32 Go LPDDR5x, équipé d’une puce Ryzen AI MAX 385 et donc d’un Radeon 8050S avec 32 Go de mémoire vive. Ce ne sera pas forcément le choix préféré du public. Bien que probablement plus accessible, il n’offrira pas une puce graphique au potentiel le plus intéressant. Reste à espérer que Zotac nous annonce bientôt les EAMAX392C et EAMAX388C avec les nouveaux processeurs Max+ Strix Halo. Des puces qui embarquent toutes deux un Radeon 8060S. Si la marque pouvait avoir l’idée de les décliner aussi bien en 32 Go de LPDDR5 qu’en 128 Go, ce ne serait pas de refus.

Ryzen AI Max+ 392 et 388 : les nouveaux AMD Strix Halo

Source : Zotac

Zotac EAMAX395C : le Magnus Ryzen passe à l’AI MAX+ 395 © MiniMachines.net. 2025

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GMKtec NucBox K16 : le retour du Ryzen 7 7735HS

Ce NucBox K16 est un bon exemple de la réactivité du marché des MiniPC par rapport à d’autres secteurs informatiques. La souplesse des fabricants et la relative étroitesse de la production permettent plus de choses aux petits acteurs de ce marché qu’aux marques internationales. 

Lorsqu’un HP, un Lenovo ou un Dell conçoivent une machine, ils ont une stratégie à long terme. C’est logique et normal vu le nombre d’unités à produire. En amont, il faut un stock conséquent de matériel, des lignes de production réservées pour des temps longs, signer des contrats avec différents fournisseurs. En aval, il faut former ses équipes, préparer les ventes et le marketing, gérer une énorme logistique… Tout cela demande du temps et des moyens techniques importants. Ce qui crée toujours un décalage entre la conception des machines et leur mise en place sur le marché.

Pour  les fabricants de MiniPC, on n’est pas du tout dans les mêmes métriques. Ce ne sont pas des dizaines de milliers d’unités qui sont négociées pour arroser les stocks de toutes les filiales. Ce sont des lots de 2000 ou 3000 machines qui sont lancés au mieux. Quitte à relancer la production dans la foulée. Il est donc possible de mettre la main sur un « lot » de processeurs et d’activer une production très ponctuelle. 

  Coeurs / Threads Fréquences Cache TDP GPU
Ryzen 7 7735HS 8 / 16 3.2 GHz / 4.75 GHz 20 Mo 35-45W Radeon 680M
(12 x RDNA 2)
Ryzen 7 6800H 8 / 16 3.2 GHz / 4.70 GHz 20Mo 45W Radeon 660M
(12 x RDNA 2)

C’est exactement ce que semble avoir fait GMKtec avec son NucBox K16. Un « nouveau » MiniPC qui embarque un « ancien » processeur AMD Ryzen 7 7735HS. Pour tout vous dire, la dernière minimachine équipée de ce processeur qui est apparue sur le blog date d’il y a un an. Le dernier MiniPC GMK avec cette puce était le NucBox K5 lancé en février 2024

L’intérêt pour GMKtec de relancer un MiniPC de ce type, c’est de pouvoir le proposer à un prix plus abordable. La hausse des tarifs de la mémoire et du stockage conduit à faire des choix. Soit répercuter le prix de ces composants sur un MiniPC « classique » et donc proposer au public des engins de plus en plus chers. Soit baisser un autre poste technique de la machine pour compenser la hausse.

Sur un MiniPC, il n’y a pas un grand choix technique possible. Passer d’un Wi-Fi6 à un Wi-Fi5 ne fait gagner que quelques dollars. Même chose pour un Ethernet moins performant ou un port M.2 en moins. La seule piste possible pour bouger réellement les lignes se retrouve au niveau du processeur. Basculer d’une puce de 2025 vers une puce de 2023 permet sans doute de grappiller quelques dollars. Surtout s’il s’agit d’un vieux stock de puces délaissées par un autre fabricant.

NucBox K16

GMKtec NucBox K16

Ça vaut quoi un NucBox K16 sous Ryzen 7 7735HS ?

Le processeur a été lancé en mai 2023 dans une gamme « Rembrandt Refresh » qui cache très mal le fait qu’il s’agit juste d’un Ryzen 7 6800H un peu remaquillé. C’est donc en réalité une puce de début 2022 qui est intégrée dans ce nouveau MiniPC. Est-ce que c’est grave ? Pas vraiment.

Le Ryzen 7 7735HS propose de bonnes performances globales en FullHD.

Ce NucBox K16 propose donc un processeur à l’architecture Zen 3+ avec 8 cœurs et 16 Threads dans des fréquences allant de 3.2 à 4.75 GHz. Il fonctionne de 35 à 54 W de TDP. Un de ses principaux avantages est la présence d’un circuit graphique Radeon 680M avec 12 cœurs RDNA 2 capable d’atteindre 2.2 GHz. Il est ici secondé par 32 Go de mémoire vive LPDDR5-6400  soudés à la carte mère. Le stockage est confié à 2 ports M.2 2280 PCIe Gen4 x4  NVMe M.2 2280. Un ensemble aux performances toujours convaincantes qui pourra effectuer de nombreuses tâches.

NucBox K16

Le tout est monté dans un châssis impressionnant. 10.7 cm de large, 11.1 cm de profondeur, mais 6.3 cm d’épaisseur. C’est haut pour un MiniPC et la connectique semble un peu noyée dans l’engin. Cela permet surtout à GMKtec de proposer un engin bien ventilé avec une circulation d’air qui se fera sur les côtés pour ne pas être gênée par la connectique arrière. 

On retrouve en façade un USB4, deux USB 3.2 Type-A, un jack audio combo 3.5 mm et un port OCuLink pour profiter d’une solution graphique externe. Un bouton de démarrage est également visible.

Sur la partie arrière, on peut lister un USB 3.2 Type-A, un USB 2.0 Type-A, un port HDMI 2.0, un DisplayPort 1.4, deux Ethernet 2.5 Gigabit et un Antivol type Kensington Lock. Le module sans fil embarqué propose du Wi-Fi6E et du Bluetooth 5.2.

Et le prix dans tout cela ? 

L’engin est proposé à 619.99€ dans une version équipée de 32 Go de mémoire et 512 Go de stockage. Le code K16OFF15 permet de le faire baisser de 15€ pour un total de 604.99€. Le modèle en 1 To passe de son côté de 669.99€ à 654.99€ avec le même code. La livraison est gratuite depuis un entrepôt Allemand et le paiement est assuré par Paypal.

Voir l’offre sur GMKtec Europe

GMKtec NucBox K16 : Ryzen 7735HS – 32 Go / 512Go / 1 To – Windows 11
Mini-Score : C

Mini-Score : C

+ conception originale
+ distribution certifiée
+ évolutions du stockage possible
+ performances évoluées
+ accès simple aux composants
+ connectique USB4 / OCuLink
+ livré prêt à l’emploi sous W11

– prix « élevé3« 
– garantie 1 an
– SAV en Europe
– support en Chine

GMKtec NucBox K16 : le retour du Ryzen 7 7735HS © MiniMachines.net. 2025

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Les Bons Flans du jour ! 22/01/2026 ???

Quelques bons flans pour ce 22 janvier : 

bons flans

Un ordinateur portable HP très classique et plutôt à un prix correct aujourd’hui pour du moyen de gamme. On retrouve un écran 15.6″ IPS en FullHD, un processeur Intel Raptor Lake Core 5 120U (10 cœurs + circuit graphique Intel avec 80 EU) accompagné par 24 Go de mémoire vive DDR5-5200 montés sur deux slots (2x12Go) et un SSD de 512 Go en NVMe PCIe 4.0 x4. Le module sans fil est en Wi-Fi6 et Bluetooth 5.4 et on retrouve une connectique basique avec deux ports USB 3.2 Type-A, un USB 3.2 Type-C et un HDMI 1.4b. Le tout pèse 1.59 Kg pour 35.98 cm de large, 23.6 cm de profondeur et 1.86 cm d’épaisseur. L’autonomie n’est pas folle avec 6 heures seulement.

Un portable hyper bateau mais plutôt correctement équipé, pas si mal pour un poste semi-sédentaire ou un usage « junior » pour l’école. Ce type de machine n’est pas franchement adapté au jeu mais pourra lancer des titres indépendants ou anciens. A 499.99€ ce n’est pas une mauvaise affaire avec ces caractéristiques. Il sera apte à piloter aussi bien de la retouche d’image que du montage vidéo, de la programmation, de la conception 3D et évidemment les usages classiques de bureautique, de surf et de multimédia.

Voir l’offre chez Cdiscount


Un portable en reconditionné classé « très bon état » sur AFBshop. Le Lenovo ThinkPad T14 Gen 1 à 329€ est une très bonne affaire pour tout type de profil classique. Avec un Intel Core i5 10310U pas tout jeune mais toujours efficace, ce portable est proposé en 16 Go de mémoire et 250 Go de stockage évolutifs. On retrouve le confort d’un Thinkpad au clavier si agréable, un écran 14 pouces FullHD avec traitement anti-reflet et une large connectique qui couvre tous les besoins : HDMI, Ethernet, USB Type-A et C, lecteur de cartes SDXC, Jack… Le tout pèse 1.55 Kg pour 32.9 cm  de large, 22.7 cm de profondeur et 1.79 cm d’épaisseur.

Livré sous Windows 11 Pro, c’est une machine nomade qui n’offrira pas de capacités de traitement folles mais beaucoup de confort dans ses usages : web, bureautique, multimédia, programmation, retouche d’images, multimédia. Ce n’est pas un engin paré pour le jeu 3D mais suffisant pour du travail nomade vraiment correctes. Vendu à un petit prix par AFBShop dont je suis toujours très satisfait, il est garanti par défaut 1 an et peut passer à 2 ans pour 29€ en option.

Voir l’offre chez AFBShop


Un portable Asus Zenbook 14″ avec écran OLED en 1920 x 1200 pixels pour moins de 730€. Le UX3407QA-DRFQD404W propose un SoC Qualcomm Snapdragon X associé à 32 Go de LPDDR5x et 1 To de stockage NVMe PCIe M.2. La machine est ultra complète avec un Wi-Fi6E et du Bluetooth 5.3, un écran avec une très bonne colorimétrie et une luminosité de 600 nits.

La connectique propose un port USB 3.2 Gen 2 Type-A, deux ports USB 4.0, un HDMI 2.1 et un jack audio combo 3.5 mm. Le tout pèse moins d’un kilo pour
31 cm de large, 21.39 cm de profondeur et 1.59 cm d’épaisseur. Son autonomie est excellente avec une recharge hyper rapide. Cet Asus est capable de faire énormément de choses mais il faut garder en tête son exploitation d’un processeur Qualcomm. Si la gestion de ceux-ci sous Windows s’est largement améliorée avec des performances remarquables, il est possible que certains usages soient proscris.

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Un écran MSI de 23.8″, on arrondit à 24″, qui propose un simple FullHD avec une dalle VA à la luminosité de 300 nits. Il offre un temps de réponse rapide. Sa dalle est rafraîchie en 100 Hz quel que soit la méthode de branchement. Sa connectique comprend une entrée DisplayPort 2.2a et une entrée HDMI 1.4b pour connecter aussi bien un PC qu’une console. A noter qu’il propose un support VESA 75×75.

Un petit écran entrée de gamme abordable qui peut se transformer en poste de travail avec un MiniPC sur les épaules, venir s’ajouter à un setup existant ou se connecter à une console. A 59.99€ il n’est pas cher, de grande marque, garanti 2 ans. Si ce n’est pas l’écran le plus récent qui soit, il suffira pour de nombreux usages et projets.

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Un robot aspirateur Narwal Freo Z10 très complet qui propose de laver et d’aspirer vos sols de manière automatique avec de multiples fonctions. Aspiration et vidange, programmation, évitement d’obstacles, auto séchage, accessibilité dans les coins, gestion des poils d’animaux et des cheveux longs. Bref une solution très autonome et efficace proposée à un bon prix en promo. L’aspirateur est stocké en Pologne et sera livré gratuitement en quelques jours pour 399€.

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Un petit casque intra Bluetooth signé JVC à -50% sur Amazon. Ce modèle à réduction de bruit est proposé à 35.09€ dans ses versions noire, rose et verte. Le modèle blanc reste à 75.32€. C’est un petit casque avec trois modes d’écoute, un fonctionnement rapide et sans latence pour le jeu et qui est évidemment fourni avec un boitier de recharge. Les intras offrent 7,5 heures d’autonomie et le boitier permettra de les recharger pour 20,5 heures d’écoute supplémentaires. 

Les JVC proposent des micros pour le passage d’appel et se pilotent grâce à des ordres tactiles d’appuis courts ou longs pour décrocher, mettre en pause, changer de piste musicale ou gérer le volume. Ils sont proposés avec des embouts en mousse qui vont s’adapter à votre oreille et améliorer l’isolation sonore

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Il y aura peut-être une mise à jour de ces bons flans dans la journée.

Les Bons Flans du jour ! 22/01/2026 🍮🍮🍮 © MiniMachines.net. 2025

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DockFrame : un dock modulaire sous extensions Framework

L’idée du DockFrame est simple et c’est ce qui en fait toute la beauté. L’appareil reprend les différents accessoires de connectique des portables Framework pour les assembler dans un dock indépendant.

DockFrame

Un prototype du DockFrame

Le DockFrame répond à une question assez simple : que faire des différents modèles de connecteurs Framework quand vous ne vous en servez pas ? Il permet également de construire le dock sur mesure dont vous avez besoin en exploitant les différentes options proposées par la marque.

Framework

De premières images de prototypes ont été publiées en ligne avec les différents connecteurs disponibles : USB Type-A et Type-C, Ethernet, HDMI, DisplayPort, jack audio 3.5 mm. Une des idées fortes de Framework est en effet de proposer une base de connecteurs en USB Type-C et de leur adjoindre une extension qui embarque à la fois la connectique de sortie voulue, mais aussi l’électronique pour convertir ces ports USB Type-C internes au portable vers le format souhaité. Ainsi, un ensemble de petites cartouches propose un composant qui va prendre le signal USB 3.1 du portable et le convertir en HDMI ou en lecteur de cartes SDXC. 

DockFrame

Framework propose plusieurs types de connecteurs différents et encourage sa communauté à en développer d’autres. Ici le DockFrame s’appuie donc sur ces accessoires pour vous permettre de construire une solution sur mesure en assemblant pas moins de quatre extensions. Trop peu ? Pas grave, le dock propose une face supérieure qui reprend le format de connexion des LEGO pour permettre d’empiler plusieurs docks ensemble et passer à huit extensions ou plus.

Le DockFrame avec un connecteur d'alimentation et un multimètre.

Le DockFrame avec un connecteur d’alimentation et un multimètre.

Le DockFrame sera accompagné d’extensions originales

Le créateur de ce dock particulier a décidé d’aller encore plus loin en imaginant des extensions utiles pour son propre usage. En plus de ce projet de base, il a décidé de construire des extensions adaptées à ses propres besoins. On retrouvera ainsi une alimentation ajustable du 3.3 au 12V, un multimètre, un lecteur Mini SSD et même une solution de développement qui s’appuie sur les formats de SEEED.

Évidemment, ce DockFrame n’a pas besoin d’un ordinateur Framework pour être utilisé, il s’agit juste d’une fonctionnalité USB classique et il pourra être connecté à n’importe quel ordinateur compatible avec les formats USB 3.x. Les extensions de type SSD seront évidemment plus rapides si vous le connectez à un port USB4 ou Thunderbolt.

Pas de prix ni de date officielle de lancement, le site du projet permet toutefois de s’inscrire à une liste d’information.

Source : Tomshardware

DockFrame : un dock modulaire sous extensions Framework © MiniMachines.net. 2025

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Comment sortir de l’enfer des petites alimentations noname

Willy Tarreau débute son billet au sujet des alimentations noname en parlant d’une histoire bien connue. C’est celle d’un élément défaillant qui casse un montage de multiples appareils pourtant parfaitement bien rôdé. C’est une histoire que l’on a a priori tous connue. Un jour un service ne démarre pas. Cela peut être un switch, un stockage externe, une imprimante ou un bidule connecté. N’importe quoi qui est alimenté avec un de ces vilains petits blocs secteur noir.

La joie des formats d'alimentations noname

La joie des formats d’alimentations noname

Et ce matin là, pour Willy, tout ne fonctionne pas comme cela devrait. Un de ses appareils ne répond pas. La cause est assez vite trouvée, une des alimentations noname a rendu l’âme en pleine nuit. Après des années de bons et loyaux services dans la plus humble discrétion, elle a décidé qu’elle n’en pouvait plus. Pouf, Kaput. Plus de jus. La réponse à ce problème est assez souvent la même. On va chercher son carton de blocs secteurs du même type et on part à la recherche d’un modèle qui va correspondre en voltage et en ampérage. Après avoir repéré quelques blocs compatibles, on vérifie les formats de prises jack à la recherche du bon. 

alimentations noname

Dans le meilleur des cas, on a eu l’intelligence très Bilbonienne de garder toutes les alimentations noname de ce type. Un carton aux câbles emmêlés qui vous permet de sauver votre matinée. Dans le pire des cas, vous n’avez rien de compatible et vous cherchez une alternative à acheter sur internet. Parfois, je l’ai fait, vous greffez la prise jack d’un modèle sur un autre pour obtenir l’hybridation adéquate. Et c’est reparti pour un tour.

Faire disparaître ses alimentations noname

Ce matin-là, Willy en a eu marre. Il a décidé d’éliminer cette source de problèmes et d’inquiétude. Il a eu pour projet de remplacer ces alimentations noname de formats et d’intensités différents par un bloc unique délivrant directement le bon voltage pour chaque appareil. Une sorte de bloc pieuvre avec les adaptateurs Jack nécessaires et des fusibles pour protéger l’ensemble. Pour alimenter le tout, il a recouru à une solution assez intéressante. Un bloc d’alimentation de LED en 12v. Je n’aurais pas pensé à cela de prime abord, mais il est vrai que cela n’a que des avantages.

D’abord, leur voltage est désormais assez stabilisé, elles peuvent être puissantes avec des modules de 500 watts. Elles sont également compactes et surtout, elles sont totalement passives. Le tout pour un prix très bas. Un modèle 12V 500 watts se négocie à 16€ sur AliExpress.

En additionnant deux de ces alimentations de luminaire à un schéma électronique de son cru il se retrouve donc avec un bloc unique déportant autant de câbles que nécessaires pour alimenter les différents switchs, routeurs et autres appareils de son installation. Avec en prime un système de LEDs RGB pouvant changer de couleur pour indiquer l’état du dispositif. D’un vert indiquant un fonctionnement parfait à un rouge pour signaler un problème, en passant par des couleurs allant du bleu à l’orange afin d’indiquer visuellement différents scénarios. Un petit circuit imprimé est réalisé en gravant un PCB avec une graveuse laser.

En pliant une petite tôle et en la découpant, il construit un support pour abriter l’ensemble. Laissant les LEDs et leurs interrupteurs d’alimentations visibles aux côtés d’un ensemble de dix ports Jack et pas moins de huit ports USB. Quatre en USB Type-A et quatre autres en USB Type-C. Cela offrira la possibilité d’alimenter d’autres types d’appareils dans le futur. Le tout permettra de se débarrasser de la multiprise qui abrite généralement les blocs secteurs. Le tout pourra se monter dans un Rack pour prendre moins de place au global.

Je trouve l’idée excellente et Willy est bien modeste sur ses compétences techniques. Si tout n’est pas parfait dans ses découpes, le résultat est très propre et totalement fonctionnel. Le ratio de conversion des blocs d’alimentation fanless est également excellent par rapport aux solutions proposées en général dans ces misérables blocs. Ce qui va éviter de gâcher de l’énergie inutilement.

Reste un détail qui n’a pas été résolu : l’ajout de petits disjoncteurs pour chaque sortie d’alimentation jack. Histoire de ne pas faire sauter l’ensemble en cas de pépin, mais uniquement l’élément concerné. C’est en cours de résolution avec l’ajout des composants nécessaires. Pour en savoir plus : le blog de Willy Tarreau détaille les schémas de son installation. Son blog, au passage, fourmille de billets intéressants.

Attention, si l’envie vous prenait de vouloir faire la même chose, prenez vos précautions. Ce genre de montage en 12 volts n’est pas spécialement dangereux, mais n’oubliez pas les 220 volts qui arrivent en amont. N’oubliez pas non plus de vérifier les polarités de vos prises jack…

Merci à Renaud pour le lien.

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Moman : un hub USB Type-C de voyage à 10€

Moman, c’est la marque, propose ce petit Hub USB Type-C déployant 7 fonctions dans un format tout en longueur. Testé et approuvé par Gilles, un lecteur de longue date, ce petit hub est une solution parfaite en voyage et en mode sédentaire pour 10.99 euros.

Le Hub de Moman est simple. Un câble USB Type-C que l’on connectera à son MiniPC ou son PC portable et 7 connecteurs pour brancher des accessoires sur un corps en aluminium.

On retrouve d’abord une entrée USB Type-C qui permet de brancher le chargeur de votre portable. Elle accepte jusqu’à 100 watts et pourra transmettre 90 watts vers votre machine. On pourra donc charger son ordinateur au travers du hub sans problème.

moman 7 en 1

On note ensuite un port USB 3.0 Type-A pour brancher une clé USB ou autre, un USB 2.0 Type-A pour un clavier ou une souris, un USB 2.0 Type-C qui permettra de connecter des appareils en direct à ce format, mais malheureusement avec un débit très limité, un double lecteur de cartes SDXC et MicroSDXC et, enfin, une sortie HDMI pour brancher un écran. En usage sédentaire, on pourra donc facilement connecter à ce Hub Moman un chargeur, un clavier, une souris et un écran pour n’avoir qu’à brancher sa machine pour bénéficier d’un poste fixe. En usage mobile, cela permettra de faire face à beaucoup de situations pour un investissement minimal.

Moman, j’ai raté la promo.

Ce genre de hub pullule sur Amazon en général à des prix plutôt autour des 14-15€. Ici Gilles me dit qu’il a acheté le hub surtout pour le lecteur de cartes SDXC… Parce que ce genre de lecteur en USB Type-C coute aussi cher que le Hub en entier et parce qu’il avait besoin d’une sortie HDMI « classique ». Et, surpris de la qualité globale du produit pour le prix, il a pensé partager l’info. Il me précise, par ailleurs, que les lecteurs de cartes sont en USB 2.0 et que le débit n’est donc pas très rapide. Pas un gros défaut pour son usage, mais un détail important à considérer si vous voulez récupérer des vidéos ou des photos.

A découvrir  sur Amazon

Moman : un hub USB Type-C de voyage à 10€ © MiniMachines.net. 2025

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Minisforum G7 Pro : RTX 5070 et Core i9 14900HX inside

Troisième modèle de la série au fil des ans, le Minisforum G7 Pro fait suite au G7 PT de juillet 2024 et au G7 Ti sorti un mois plus tard, et dont le nouveau venu s’inspire beaucoup.

En effet, le Minisforum G7 Pro embarque un équipement assez proche, puisque son processeur ne change pas. On reste sur un Core i9-14900HX Raptor Lake. Une puce au demeurant excellente qui compte sur la présence de deux slots de mémoire vive DDR5-5200 pour accueillir jusqu’à 96 Go de mémoire vive. Et, un duo de ports M.2 2280 NVMe PCIe. Le premier en PCIe 5.0 x4 et le second en PCIe 4.0 x4. Un module Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4 est intégré à l’engin sans précision sur une possible évolutivité de celui-ci.

La différence entre le modèle lancé en août 2024 et celui de ce mois de janvier 2026 ? Le circuit graphique. La version précédente embarquait un circuit Nvidia GeForce RTX 4070. La nouvelle machine bascule sur un GeForce RTX 5070 accompagné de 8 Go de GDDR7 dédiés. Une puce mobile déployant 115 W de TDP au maximum qu’il faudra ajouter aux 120W du processeur en mode Turbo.

G7 Pro

Pour encaisser le tout, Minisforum reprend le même dispositif que précédemment, à savoir un système de double ventilateurs et de six caloducs qui vont repousser l’air chaud en dehors du châssis par l’arrière tout en aspirant de l’air frais via la façade, le haut et le bas de l’engin. Sur le précédent modèle dont le TDP culminait au maximum à 180W, l’appui sur le bouton basculait la ventilation de 2700 tours par minute à 4400 tours. Un changement qui doit se faire sentir au niveau acoustique.

Évidemment, la machine proposera de bonnes performances. On pourra compter sur le Minisforum G7 Pro pour jouer en 1080P et 1440P, travailler, retoucher des images, dessiner, faire de la musique, du montage, de la 3D et même de la programmation. Les capacités de calcul combinées de l’ensemble devraient même lui offrir de belles performances en IA. I

G7 Pro

Pour le reste, ce Minisforum G7 Pro est une version identique à la précédente avec la même connectique et les mêmes fonctionnalités. On retrouvera donc en façade deux boutons. Le premier pour démarrer l’engin, le second pour basculer d’une configuration classique dans un TDP de 150W à un mode jeu libérant jusqu’à 200W. Un mode qui fera entrer la ventilation en mode forcé, mais qui permettra de profiter de toute la puissance de la machine. Plus bas, on note la présence d’un port USB 3.2 Type-A, de deux USB 3.2 Type-C, d’un jack audio combo 3.5 mm et d’un lecteur de cartes MicroSDXC. 

G7 Pro

A l’arrière, entre les deux évacuations d’air chaud, on retrouve une connectique assez maigre : un USB4, un port HDMI 2.1, un USB 3.2 Gen2 Type-A et un Ethernet 2.5 Gigabit sous puce Realtek RTL8125. 

C’est typiquement la connectique prévue sur un ordinateur portable classique. Le port USB4 permettra de l’étendre avec un dock sans trop de problèmes, mais cela n’empêche pas l’offre d’être assez peu fournie. Il n’est, par exemple, pas possible de connecter deux écrans HDMI ou de piloter deux réseaux Ethernet sans accessoires. Sachant que l’engin mesure 38.5 cm de haut pour 23.7 cm de profondeur et 3.3 cm d’épaisseur sans son pied, on aurait pu s’attendre à un peu plus de possibilités.

La raison de cette connectique en demi-teinte est probablement toujours la même. L’engin est avant tout une carte mère de portable détournée pour la transformer en un MiniPC particulier.

Le Minisforum G7 Pro est proposé à un tarif difficilement justifiable.

Le problème étant que Minisforum propose cet engin à 1399€… en mode barebone. C’est-à-dire sans mémoire vive, stockage SSD, ni système. La version du Minisforum G7 Pro avec 32 Go de DDR5 et 1 To de stockage avec Windows 11 Pro est annoncée à 1759€. Des tarifs qui seront sans doute jugés bien trop élevés. Les deux variantes ne sont pas en stock et ne seront expédiées depuis Hong-Kong qu’à la fin du mois de janvier. Ce qui veut dire qu’une taxation de ces tarifs devrait s’ajouter au prix de l’engin. En plus de frais forfaitaires de dédouanement du transporteur. Gloups.

Je suppose que cette machine a été décidée et anticipée avant la hausse du prix des composants. Avec des portables 16″ de marque, avec un SAV et une garantie de 2 ans en France. Avec une licence de Windows 11 sous Ryzen Ai 350, RTX 5070, 32 Go de mémoire et 1 To de SSD pour 1699€ TTC… Cela fait drôlement relativiser l’offre de Minisforum.

Minisforum G7 Pro : Core i9 14900HX – GeForce RTX 5070 8Go
Mini-Score : D

Mini-Score : D

+ conception originale
+ distribution certifiée
+ évolutions techniques possibles
+ performance et pérennité d’usage
+ accès simple aux composants

– prix très élevé
– garantie 1 an
– importation HT
– SAV en Asie
– support en Asie
– fonctionnement bruyan
– connectique limitée

AtomMan G7 Ti : un MiniPC sous Core i9-14900HX et RTX 4070

Minisforum G7 Pro : RTX 5070 et Core i9 14900HX inside © MiniMachines.net. 2025

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Kioxia annonce des hausses importantes de prix jusqu’en 2027

Shunsuke Nakato vous connaissez ? Moi non plus. Ce haut responsable chez le fabricant de composants de stockage Kioxia est le triste porteur de très mauvaises nouvelles pour l’industrie informatique.

Un wafer de puces NAND de Kioxia

Un wafer de puces NAND de Kioxia

Un peu de contexte. Chez Kioxia comme chez les autres fabricants de stockage flash ou de mémoire vive, on fabrique des wafers. Des disques de siliciums qui embarquent des centaines de puces qui seront ensuite découpés pour devenir autant de composants NAND ou DRAM. Cette production est limitée. Chaque fabricant sait exactement combien il va pouvoir produire au maximum de wafers par an. Il peut y en avoir moins de produits pour diverses raisons techniques (panne électrique, tremblement de terre, problèmes divers) mais jamais plus. A moins d’étendre ses capacités avec de nouvelles machines et souvent d’ajouter des mètres carrés à ses usines, rien ne peut permettre d’augmenter cette production. On peut éspérer un meilleur rendement avec des optimisations de processus mais cela ne fait pas spécialement varier la capacité de production de manière significative. Les usines tournent déjà 24H sur 24, elles sont très automatisées et fonctionnent en continu.

SSD NVMe M.2 2280 KIOXIA

SSD NVMe M.2 2280 KIOXIA

Kioxia, comme les autres, sait donc faire une multiplication assez peu complexe. On entre le nombre de wafers dans une colonne de son tableur puis on le multiplie par le nombre de puces obtenues en moyenne par wafer en comptant le taux de pertes classique dans une autre colonne. On obtient alors le nombre de puces qui seront produites à l’année. Ce chiffre correspond à ce que la marque peut vendre, trimestre après trimestre.

Les clients de Kioxoa se positionnent donc pour obtenir ces composants non pas en sortie d’usine mais sur ce catalogue de production. Ils commandent par exemple 100 000 puces NAND sur toute l’année 2026. La marque leur établit alors un calendrier de livraison par trimestres. Elle reserve ensuite les 100 000 pièces par lots tout au long de l’année. 25 000 composants par trimestre. 

La mauvaise nouvelle de Kioxia

Ce qu’annonce Shunsuke Nakato est assez simple. Chez Kioxia, la totalité de la production de composants NAND nécessaires à la fabrication de SSD a déjà été vendue à ses clients. Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura plus de composants disponibles pour 2026 mais bien qu’aucune autre puce ne pourra être achetée en plus de celles déjà vendues. Et nous sommes toujours au mois de janvier. Si Kioxia révèle cette information c’est parce que sur l’année 2025 par exemple, les commerciaux de Kioxia ne posaient pas leurs pieds sur le bureau pour doomscroller dès ce mois de janvier. Ils bossaient toute l’année pour écouler les puces produites par la marque auprès de leur client. En d’autres termes, la demande a été totalement folle et on peut se douter que, dès aujourd’hui, les clients du fabricant se positionnent pour la production de puces en… 2027.

30% d’augmentation sur le prix catalogue de Kioxia

Les fabricants de stockages SSD sont probablement sur la liste des acquéreurs de ces puces NAND et des SSD grand public seront évidemment disponibles sur le marché. Mais entre une année 2025 où l’offre était supérieure à la demande et une année 2026 où c’est totalement l’inverse, les tarifs ne seront pas les mêmes. Les centre de données liés à l’IA ont raflé une bonne partie du catalogue de la production anticipée pour cette année. Laissant le reste aux clients historiques de la marque  et à des prix largement plus importants qu’auparavant.

Et encore, la marque se targue d’une approche commerciale basée sur une relation à long terme. Kioxia n’a pas cédé à la pratique concernant à livrer les clients aux plus hautes enchères. Préférant proposer à ses partenaires historiques de la disponibilité sur cette année plutôt que de ramasser le plus gros pactole possible2

Chez Kioxia, cela se traduit par une hausse de 30% des tarifs à la source. Cette augmentation correspond en gros à ce qu’acceptent de payer les infrastructures nécessaires aux centre de données des IA aujourd’hui. Pour un fabricant de SSD grand public, il faut s’aligner là dessus. A ce prix, le catalogue de 2026 a été ouvert.

Cela ne veut pas dire que les prix des SSD ne vont augmenter que de 30% bien évidemment. C’est juste l’impact des prix sur le catalogue de Kioxia. Derrière vont se repercuter l’ensemble des impacts du marché. La rareté des puces va pousser les fabricants de SSD à monter leurs prix, simplement pour avoir une marge leur pemettant de survivre avec un plus faible volume de produits à vendre. Ensuite ce seront les mêmes échos qui se repercuteront sur toute la chaine. Les grossistes et les revendeurs auront eux aussi des salaires et des loyers à payer malgré une disponibilité de pièces inférieures. Ils augmenteront à leur tour leurs marges. Idem chez les fabricants de PC qui devront bien trouver l’argent nécessaire pour fonctionner avec moins de composants et donc moins de machines.

Sur la note du client final, je ne serais pas surpris de voir les tarifs plus que doubler d’ici la fin de l’année à capacité égale. Le pire étant que si le catalogue de Kioxoa est complet pour l’année 2026 dès ce mois de janvier, il est fort possible que la situation s’enlise ensuite plus durablement. Qui sait si les wafers de 2027 ne sont pas déjà en train d’être réquisitionnés par les centre de données d’IA ? Apprendrons nous en février que l’ensemble de la production de l’année prochaine a déjà été vendue ?

Si on regarde le marché aujourd’hui, le constat est déjà assez amer. On constate des hausses qui vont de 40 à plus de 120% entre les prix des SSDs de novembre 2025 et ceux de janvier 2026. 

Un espoir tout de même ?

Chez Kioxia, la hausse de la demande a été anticipée de deux manières. D’abord par l’augmentation de la production avec de nouvelles unités qui devraient entrer en service cette année. Le temps de roder tout cela et de l’optimiser au mieux, cela devrait permettre d’étendre les disponibilités du fabricant… l’année prochaine. 

La technologie BiCS Flash de 8e Génération de Kioxoa

Autre source d’espoirs ? L’évolution des technologies de la marque qui devrait permettre une augmentation des capacités des puces. Si la totalité des wafers de Kioxia n’aura surement pas droit à ces technologies, cette augmentation de densité des composants est une autre possibilité pour répondre à la demande.

Avec les autres acteurs de ce marché particulier qui cherchent des solutions du même type, on peut s’attendre à une embellie pour 2027 ? 2028 ? Peut être avant si le marché de l’IA ne répond pas aux ambitions et promesses de rentabilité promises. 

Source : TomsHardware

Kioxia annonce des hausses importantes de prix jusqu’en 2027 © MiniMachines.net. 2025

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Beelink SER10 : Ryzen AI 9 HX 470 et Ethernet 10 GbE

Pas de grosse révolution à venir donc pour ce Beelink SER10 qui est une redite du Beelink SER9. Beelink ne s’en cache pas et suit simplement le mouvement imposé par AMD qui va lâcher la production du Ryzen AI 9 HX 370 au profit de la « nouvelle » génération Ryzen AI 9 HX 470. Exactement ce qu’ils ont fait d’ailleurs avec le SER9 qui était une redite technique du SER8 sous Ryzen 7 8845HS… avec toput de même de réelles évolutions.

Le Beelink SER10 ne va donc pas révolutionner ni le marché ni l’offre de la marque puisque la différence entre les deux puces, nous l’avons vu, est insignifiante. On parle d’un passage d’une fréquence maximum de 5.1 GHz pour du 5.2 GHz et d’un NPU qui gagne… 5 TOPS. Qu’à cela ne tienne, cela mérite effectivement un changement de nom et de gamme pour Beelink.

D’un point de vue technique et performances, il sera difficile de trouver des différences entre les deux modèles. Peut être qu’un bench vous sortira un meilleur chiffre sur les Beelink SER10 mais dans la  réalité pratique, cela sera totalement négligeable. La vraie différence entre ces deux modèles de MiniPC se situera sur la connectique proposée. Les nouveaux venus basculent sur des composants réseau Ethernet 10 Gigabit quand il étaient proposés en 2.5 Gigabit sur les précédents modèles.

La connectique du Beelink SER10 sera sans doute identique à ce Beelink SER9 mais en Ethernet 10 Gigabit.

La connectique du Beelink SER10 sera sans doute identique à ce Beelink SER9 mais en Ethernet 10 Gigabit.

L’autre évolution importante sera probablement située au niveau des prix… Les nouveaux venus devraient couter beaucoup plus chers que les anciens. La faute à un marché mémoire et stockage qui est totalement sorti de la norme. Lors de l’annonce du tarif du Beelink SER9 en 2024, le prix était déjà assez élevé : 999$ pour un modèle en 32 Go et 1 To. Nul doute que ce prix public sera revu à la hausse cette année.

Enfin, le nouveau venu est annoncé en quatre coloris. On l’a vu, Beelink fabrique ses boitiers et impose un traitement chimique complet à l’aluminium qui constitue son châssis. Il lui suiffit d’adapter un bain spécifique pour anodiser les boitiers d’une couleur spécifique pour obtenir les quatre teintes proposées. On retrouvera donc un aluminium neutre, un modèle un peu plus sombre, un vert et un orange. Tous les coloris ne seront pas disponibles pour les  deux versions de l’engin. Bref exactement comme pour le SER9

Le système MSC2.0 de Beelink

Le système MSC2.0 de Beelink

A l’intérieur, vraiemblablement aucune différence avec les modèles précédents puisque le TDP de la puce Ryzen AI 9 HX 470 ne change pas. On reste sur une plage allant de 15 à 54 watts. Le système de dissipation avec Vapor Chamber et ventilation devrait donc être le même. Le boitier aura toujours cette particularité d’embarquer son alimentation en interne au lieu de dépendre d’un boitier externe.

Deux modèles de Beelink SER10 en préparation

L’ensemble des détails techniques n’a pas été dévoilé pour le moment mais je doute que ces modèles soient réellement différents techniquement des précédents. Pour le moment, le constructeur a dévoilé quelques détails sur les deux minimachines en préparation.

  SER10 Pro SER10 Max
Couleurs Orange ambré
Vert émeraude
Argent givré
Gris sidéral
Argent givré
Gris sidéral
Type de Mémoire vive LPDDR5X soudée DDR5 SODIMM 
Configurations mémoire 32 Go / 1 To
64 Go / 1 To 
32 Go  /1 To
64 Go  / 1 To
Connectique Microphones et haut-parleurs intégrés
Ethernet 10 Gbit/s
Ethernet 10 Gbit/s

On note que le SER 10 PRO sera livré avec de la mémoire LPDDR5X soudée à la carte mère, dans les quatre coloris et avec un système audio plus avancé. Le Beelink SER10 MAX sera quant à lui proposé avec des slots SODIMM de DDR5 dans des capacités identiques mais n’aura pas droit au hauts parleurs internes ni au micro. Un prix finalement peu cher payé si on considère la possibilité d’évolution proposée en échange. 

A titre d’information, le Beelink SER9 PRO en 32Go / 1 To est proposé à partir de 1029€ sur Amazon aujourd’hui. Il se négocie à 1399€ en 64Go / 2 To

Beelink SER10 : Ryzen AI 9 HX 470 et Ethernet 10 GbE © MiniMachines.net. 2025

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Samsung Galaxy Book 6 : des prix en très forte hausse

Les machines comme les Galaxy Book 6 de Samsung ont été conceptualisées il y a un an environ. C’est le temps nécessaire pour qu’un produit passe d’un logiciel de design à une commercialisation effective. Ces machines ont été définies lorsque la mémoire vive était proposée à un prix ridiculement bas.

Samsung Galaxy Book 6

Samsung Galaxy Book 6

Aujourd’hui le piège se referme sur les marques qui ont toutes choisi la solution de composants mémoire soudés directement sur la carte mère, comme c’est le cas des Samsung Galaxy Book 6. Avec des engins qui sont tous proposés en 32 Go de LPDDR5x, on sent nettement que leur conception technique date d’avant le début de la crise de la mémoire vive.

  NT960UJH-XD72Y NT960UJH-XC72Y NT960XJG-KD72G
Division Galaxy Book 6 Ultra Galaxy Book 6 Ultra Galaxy Book 6 Pro
Usage recommandé Montage vidéo haute définition, jeux Montage vidéo haute définition, jeux Multitâche haut de gamme
Écran tactile Non Non Oui
Couleur Gris Gris Gris
Taille de l’écran 40,6 cm (16”) 40,6 cm (16”) 40,6 cm (16”)
Processeur Intel Core Ultra 7 (Série 3) Intel Core Ultra 7 (Série 3) Intel Core Ultra X7 (Série 3)
Carte graphique NVIDIA RTX 5070 (portable) NVIDIA RTX 5060 (portable) Intel Arc
Mémoire 32 Go LPDDR5X 32 Go LPDDR5X 32 Go LPDDR5X
Stockage SSD NVMe 1 To SSD NVMe 1 To SSD NVMe 1 To
Prix de référence 4 930 000 W
2 844 €
4 630 000 W
2 671 €
3 510 000 W
2 024 €

Pas de retour en arrière possible pour Samsung, il faut avancer. Toute la gamme de Galaxy Book 6 Ultra et Galaxy Book 6 Pro est équipée en 32 Go de mémoire vive de ce type. Il est bien entendu possible de revenir vers des solutions moins bien fournies en changeant de composants lors de leur intégration, mais en attendant, les prix de ces modèles s’envolent à la hausse.

  NT960XJG-KD72S NT940XJG-KD72G NT940XJG-KD72S
Division Galaxy Book 6 Pro Galaxy Book 6 Pro Galaxy Book 6 Pro
Usage recommandé Multitâche haut de gamme Portabilité Portabilité
Écran tactile Oui Oui Oui
Couleur Argent Gris Argent
Taille de l’écran 40,6 cm (16”) 35,6 cm (14”) 35,6 cm (14”)
Processeur Intel Core Ultra X7 (Série 3) Intel Core Ultra X7 (Série 3) Intel Core Ultra X7 (Série 3)
Carte graphique Intel Arc Intel Arc Intel Arc
Mémoire 32 Go LPDDR5X 32 Go LPDDR5X 32 Go LPDDR5X
Stockage SSD NVMe 1 To SSD NVMe 1 To SSD NVMe 1 To
Prix de référence 3 510 000 W
2 024 €
3 410 000 W
1 967 €
3 410 000 W
1 967 €

On parle de tarifs qui, une fois convertis, dépassent les 380 euros les prix anticipés. L’habitude du constructeur étant de coller à des tarifications identiques entre chaque modèle de ses gammes précédentes. Je vous en avais parlé avec le billet sur HP, les constructeurs n’additionnent pas les composants au hasard pour obtenir une addition à la fin. Ils choisissent spécifiquement les composants pour coller à un prix psychologique. Ces prix sont habituellement toujours les mêmes et correspondent à une recherche marketing précise de la part de chaque constructeur. Pour Samsung en 2025, le Galaxy Book 5 Pro était proposé à 1600€ HT sur le marché local Coréen. En 2026, le même modèle équipé de composants de gamme équivalente avec autant de mémoire et de stockage, débutera à 1960€ HT…

Les prix explosent, il n’y a plus de sonnette d’alarme à tirer

Si cette hausse vous choque, vous n’êtes pas au bout de vos surprises. Samsung est dans une position très particulière sur le marché puisque le constructeur est un des principaux fabricants de mémoire vive au monde. La marque ne fait pas de cadeaux à ses propres divisions et on a appris que Samsung Memory avait déjà refusé de livrer Samsung Computer pour des raisons de rentabilité. Mais le groupe reste un groupe et il sait très bien que priver la branche portales de toute mémoire vive serait trop coûteux. Les composants de DDR finiront donc toujours par affluer dans la division responsable des Galaxy Book 6. 

Mais pour d’autres marques, comment faire ? Certaines ont simplement accepté de payer le prix fort. D’autres ont dû chercher des débouchés comme HP qui se rapproche du fabricant CMXT pourtant sous le coup de sanctions américaines. Le résultat de ces choix va se faire sentir tout au long de l’année dans une augmentation continue des tarifs. Un feu doux sous les prix qui fait grimper la température petit à petit en jouant sur le stock restant de composants encore présents dans les usines. Stock qui permet de compenser une hausse brutale… mais qui va en s’amenuisant.

Un acteur comme Samsung nous fait ressentir ce qu’une hausse brutale veut dire. Samsung Memory proposant des composants en flux presque tendu à Samsung Computer, la montée de prix se fait sans paliers. A terme donc, les prix devraient tous grimper de cette manière chez l’ensemble des fabricants au cours de l’année. Les Samsung Galaxy Book 6 ne grimpent « que » d’une vingtaine de points avec cette hausse  attendue. Le marché pourrait voir les prix atteindre une hausse de 30 à 40% cette année si l’on en croit plusieurs analystes.

Samsung Galaxy Book 6

Est ce que le public va suivre ?

Le marché pro va continuer d’investir dans un renouvellement de parc informatique s’il n’a pas d’autres moyens de contournement. Impossible de ne pas acheter une nouvelle machine pour un collaborateur. D’actualiser d’anciens matériels devenus obsolètes. Surtout, pour les pros, le surcoût de 400 ou 500€ sur un engin n’est pas une si grave problématique face aux frais fixes d’un poste classique à l’année.

Mais est-ce que le grand public va accepter ces hausses ? Difficile à dire pour le moment. Avec une montée des tarifs qui se fait par étape, face à un changement qui semble inéluctable, il est fort possible que les particuliers continuent de s’équiper s’ils n’ont pas d’autres choix. Les achats « plaisir » ou non indispensables risquent par contre de baisser de manière importante. 

Pour Samsung c’est un autre pari. C’est l’histoire de la marmite qui chauffe petit à petit pour que personne ne se rende vraiment compte de la montée en température. Si on plonge le public face à une hausse de prix aussi spectaculaire d’un modèle à l’autre, cela risque d’être un autre pari.

Une seule chose est sûre aujourd’hui auprès de la majorité de mes contacts. Les marchands nous ont habitués à faire varier les tarifs des machines du jour au lendemain au gré de leurs promos. Demain, les marques comme les grossistes vont jouer au même jeu. La durée de validité d’un devis va sans doute être écourtée et les prix seront volatils dans la journée.

Source : Videocardz

Samsung Galaxy Book 6 : des prix en très forte hausse © MiniMachines.net. 2025

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Asus ROG GR70 : le minipc dopé au Ryzen 9 9955HX3D

L’Asus ROG GR70 présenté au CES 2026 est un petit monstre de performances… si on le considère sous l’angle de sa compacité. L’engin mesure 28.2 cm de haut pour 18.8 cm de profondeur et 5.66 cm de large. Si on le ramène à un format classique de type « feuille A4 », on est proche d’une ramette de papier de 500 pages positionnée debout.

ROG GR70

ROG GR70

A l’intérieur de ce format, le ROG GR70 propose un équipement de machine mobile haut de gamme. Cela commence par l’emploi d’un AMD Ryzen 9 9955HX3D. Une puce Fire Range 16 cœurs Zen5 extrêmement performante. Puce équipée par défaut d’un circuit graphique basique Radeon 610M et pensée pour être associée à un processeur bien plus puissant. Chose faite ici par Asus avec l’emploi d’une puce mobile GeForce RTX 5070 8 Go. 

La puce AMD proposera un TDP de 70W et la solution Nvidia un TDP de 100W avec 15W de Dynamic Boost. L’ensemble sera épaulé par 32 Go de DDR5-5600 monté sur deux slots de mémoire vive SODIMM avec une possibilité d’évolution jusqu’à 96 Go. Le stockage choisi est un SSD de 1 To par défaut en NVMe PCIe 4.0. Mais deux ports M.2 2280 sont intégrés. Le second ne sera capable que de piloter des SSD au format PCIe 5.0 en cas d’évolution.

Le refroidissement proposé est important, double ventilation pour les composants processeur et graphique, il faut bien ça pour refroidir les 185 watts possibles dégagés par les puces. Un troisième ventilateur sera chargé de rafraichir le reste de la machine : mémoire et stockage. Difficile de savoir l’impact auditif de ces choix, le recours à de larges et épais ventilateurs pouvant permettre de déplacer beaucoup d’air sans forcément tourner à haut régime. Une seule certitude, la machine ne sera pas silencieuse en charge prolongée.

ROG GR70

Pour le reste, on retrouve une configuration complète avec Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4, Ethernet 2.5 Gigabit et une connectique proposant en façade : des USB 3.2 Gen Type-A et type-C et un jack audio combo 3.5 mm. Un bouton de démarrage et des systèmes de LEDs sont également visibles.

ROG GR70

Au dos de l’engin, on retrouve un USB4, un USB 3.2 Gen2 Type-A, quatre sorties vidéo avec deux paires de HDMI 2.1 et DisplayPort 2.1 et un Antivol type Kensington Lock. L’engin pourra piloter cinq affichages en parallèle grâce à sa sortie USB4 et son signal DisplayPort.

L’Asus ROG GR70 reste un format compliqué à justifier

La problématique rencontrée par l’acheteur devant ce type de minimachine est toujours la même. Pourquoi choisir ce format ultracompact si l’objectif d’usage est le jeu ? Le MiniPC se retrouve coincé entre trois offres concurrentes aujourd’hui.

L’engin propose peu ou prou les performances d’un ordinateur portable. Il sera sans doute plus évolutif avec de la mémoire non soudée et un SSD facilement accessible. Mais ses composants sont les mêmes qu’un portable gamer haut de gamme. Il est possible que la machine s’en tire mieux d’un point de vue refroidissement avec le gros avantage d’une épaisseur de 5.66 cm qui n’est évidemment pas tolérable sur un ordinateur mobile.

Mais dans l’absolu on sera dans le même bateau technologique. Le souci pour ce type de format, c’est que le côté niche de ce marché du MiniPC gamer compense mal le surcoût des composants annexes du format portable. En clair, Asus ne fabrique et ne vend pas assez de ces engins spécifiques pour que le prix du clavier, de l’écran et des accessoires d’une gamme de portables plus massivement vendue ne soit réellement différent. On ne connait pas le prix de cette machine pour le moment mais il va sans dire qu’il ne sera pas forcément très éloigné d’un ordinateur portable de mêmes capacités. Il va donc être difficile de justifier cette machine face à la propre offre d’Asus en terme de solutions mobiles.

Un dock graphique Thunderbolt signé Razer

Un dock graphique Thunderbolt signé Razer

Second concurrent pour ce type d’engin, un portable classique épaulé par un dock graphique en mode sédentaire. Si la facture peut être plus élevée, le résultat sera également très différent. D’abord, parce qu’on retrouvera alors un véritable ordinateur portable léger et autonome. Ensuite, parce que l’offre d’un dock permet d’intégrer dans l’équation un circuit graphique de bureau et donc de retrouver des performances supérieures ainsi qu’une évolutivité plus importante. La majorité des portables sortis pour ce CES 2026 proposent soit un USB4 soit un Thunderbolt4 ou supérieur. Ce qui ouvre la porte à des exploitations simples de ce type de dock.

Enfin, troisième concurrent, la mini tour ITX classique. Construite sur mesure ou achetée chez un fabricant, elle permettra de retrouver des performances proches d’une tour grand format, de l’évolutivité et une ventilation souvent plus aboutie. L’encombrement sera certes plus imposant que ce ROG GR70 mais sans être monstrueusement différent. La possibilité d’une plus large évolution sera également appréciée.

Sans connaitre le prix exact de cet engin, il est difficile d’avoir un avis tranché. On parle de 2000€ HT pour le modèle le plus évolué. Hormis pour un scénario d’usage vraiment tenu par ce format compact, ce type de MiniPC risque d’être extrêmement compliqué à commercialiser. Les produits concurrents seront également très chers à l’achat, encore plus en ce moment au vu de la situation du marché des composants, mais proposeront toujours plus de possibilités.

Source : Asus

Asus ROG GR70 : le minipc dopé au Ryzen 9 9955HX3D © MiniMachines.net. 2025

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Acer Swift 16 AI : un touchpad comme tablette tactile

Le Acer Swift 16 AI (SF16-71T) sera disponible au mois de mars prochain et propose une approche originale d’un problème assez ancien. Comment dessiner, signer, corriger ou retoucher sur un ordinateur portable. La solution est évidente, avec une fonction de tablette tactile.

Le Acer Swift 16 AI propose un énorme pavé tactile qui peut s’utiliser comme une tablette graphique avec un stylet. Cette idée n’est pas franchement nouvelle, mais a beaucoup de potentiel. En avril 2009, sur feu Blogeee.net, j’explorais des pistes pour redynamiser le marché des netbooks qui s’essoufflait déjà beaucoup. Je mettais en avant des solutions ultra-spécialisées puisque le prix de ces engins avait déjà tendance à la spécialisation.

Parmi ces idées de développement, on pouvait trouver un SecureBook avec l’emploi d’un TPM et de solutions de chiffrement. Un PhotoBook, avec un écran calibré en usine pour une retranscription fidèle d’images et un lecteur multicartes, un AudioBook avec une connectique d’entrée de qualité et une carte son interne proposant un bon échantillonnage.

Et, finalement, un SketchBook qui proposait une tablette graphique avec stylet en lieu et place du clavier qui serait, quant à lui, déporté en externe. Ce dernier point correspondant au besoin lié au format très compact des netbooks de l’époque. Cela aurait permis de dessiner sur le pouce, de faire des relevés, des croquis et autre avec un engin à prix très abordable et qui pourrait se transformer en une solution de productivité classique en plaçant un simple clavier magnétique par-dessus la zone tactile. Évidemment, un an plus tard, en mars 2010 sortait le premier iPad qui rendait cette idée un peu caduque.

Mais ce concept d’un engin capable d’embarquer une tablette graphique a eu d’autres échos au fil du temps, et il me semble que le dernier en date est le HoloBook de Compal présenté il y a presque un an. En mars 2025, le constructeur présentait un prototype de portable qui embarquait cette même idée d’un énorme pavé tactile proposant une compatibilité stylet. Chez Compal ce n’était qu’un concept en 3D, chez Acer cela parait évidemment beaucoup plus concret.

Acer Swift 16 AI

Acer Swift 16 AI

Le Acer Swift 16 AI est donc un portable 16″ avec une dalle OLED en 1920 x 1200 pixels 250 nits ou décliné en 2880 x 1800 pixels 340 nits. Ces écrans 16:10 120 Hz seront certifiés pour une colorimétrie correspondant à 100% à la norme DCI-P3 et proposeront une surface tactile multipoints.

À leur bord, des processeurs pouvant atteindre le Core Ultra X9 388H, la puce Panther Lake la plus haut de gamme qui embarque un circuit graphique Intel Arc B390. La mémoire vive sera soudée pour un maximum de 32 Go de LPDDR5x et le stockage monté sur un port M.2 non détaillé en format pour atteindre 2 To maximum en sortie d’usine. 

On retrouvera donc dans un châssis de 35.52 cm de large pour 24.54 cm de profondeur un engin assez complet. J’attire au passage l’attention sur le fait que ce genre de 16″ ne pèse que 1.55 kg pour 1.48 cm d’épaisseur à son point le plus haut. On est loin, très très loin des 15.6″ des années 2009 dont je parlais plus haut. Quand le moindre portable 15.6″ dépassait les 2 Kg pour une épaisseur atteignant parfois les 3.5 cm. À l’intérieur de cet Acer Swift 16 AI, on retrouve pourtant une batterie pouvant atteindre les 70 Wh qui promet au moins 14 heures d’usage en navigation web ou en exploitation bureautique et 24H en lecture vidéo.

La connectique comporte l’ensemble des éléments demandés avec deux ports Thunderbolt 4, deux USB 3.2 Type-A, une sortie vidéo HDMI 2.1, un jack audio combo 3.5 mm et un lecteur de cartes MicroSDXC. Un module  Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4 est intégré ainsi qu’une webcam FHD avec fonction infrarouge pour la reconnaissance faciale et un oeilleton de confidentialité. Trois micros sont disponibles pour l’enregistrement audio.

Des enceintes stéréo proposant une compatibilité DTS:X Ultra sont intégrées pour un son spatialisé. Acer précise au passage que la solution audio est montée pour que l’ensemble ne puisse pas entrer en résonance avec le châssis et ne créera donc jamais de vibrations parasites. 

Un pavé tactile / tablette graphique pour le Acer Swift 16 AI

Le clavier est très classique avec un retro-éclairage blanc, il occupe la partie supérieure du châssis bas. En dessous, on découvre un très imposant pavé tactile de 17.55 cm de large pour 10.97 cm de haut. Ce dernier, couvert par un verre Gorilla Glass de Corning est évidemment multipoints mais permet également de piloter l’engin grâce à un stylet. Acer a choisi le protocole MPP 2.5 ce qui rendra le Acer Swift 16 AI compatible avec n’importe quel stylet exploitant ce protocole. On pourra donc dessiner ou retoucher une image pour les métiers créatifs mais également signer des documents ou prendre des notes assez facilement.

De manière étonnante, le Acer Swift 16 AI n’embarque pas le stylet dans son châssis, il ne dispose pas de chambre pour venir le loger et sera donc à stocker à part. Il faudra donc y faire attention pour ne pas l’oublier ou le perdre, l’idéal serait que la marque propose cette machine avec une pochette sur mesure destinée à le déplacer et à embarquer stylet et chargeur. Pourquoi pas en bundle pour le lancement de l’engin prévu pour mars prochain ? Pas de prix annoncé pour les différents modèles de cet Acer Swift 16 AI pour le moment. Nul doute que le plus haut de gamme sous Intel Core Ultra X9 388H avec écran WQXGA+ et 32 Go de mémoire vive et cette option de tablette tactile ne sera pas donné. Mais l’offre est originale et sans réelle concurrence sur le marché.

Acer Swift 16 AI : un touchpad comme tablette tactile © MiniMachines.net. 2025

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