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PEGI 3 – Texte en Français – Windows

PEGI 3 – Texte en Français – Windows

Avec une hausse estimée à plus de 300% entre juillet 2025 et ce mois de février 2026, la mémoire vive a connu une véritable explosion de tarif. Si ces dernières semaines les augmentations semblent avoir atteint un plateau, la hausse devrait reprendre de plus belle. Jusqu’à +100% pour certains modules.
Ce ne sont pour le moment que des estimations, mais les chiffres annoncés font peur. La hausse ne devrait pas s’arrêter et on devrait connaitre une évolution des prix de la mémoire vive de type DDR4 et DDR5 assez forte dans les mois qui viennent. La hausse devrait rapidement repartir et atteindre entre +105 et +110% ce premier trimestre 2026 par rapport aux prix relevés à la fin du quatrième trimestre 2025.
Les composants soudés de mémoire de type LPDDR4x et LPDDR5x seront un peu moins affectés, avec des augmentations tout de même très spectaculaires. On parle d’une hausse de 88% pour les premiers et 93% pour les seconds. Enfin, la demande de puces NAND continue de connaitre de fortes tensions et plusieurs analystes annoncent une hausse de 55 à 60 % sur la même période.
Cette évolution à la hausse ne semble pas vouloir se calmer et aucune solution d’augmentation de l’offre semble être possible avant la fin 2027 ou le début de l’année 2028. Ce qui implique comme effet rebond une hausse continue des tarifs des pièces détachées de stockage SSD et de la mémoire, mais également des ordinateurs et autres équipements embarquant ces composants.
À plus court terme, le principal effet de cette hausse va probablement être la limitation pure et simple de la production de PC. Les derniers chiffres que j’ai pu récupérer indiquent un réassort de mémoire vive allant de 30 à 40% au mieux. Ce qui veut dire que 30 à 40% des commandes sont honorées et que… 30 à 40% des machines seulement peuvent être assemblées. Sachant que certains grands assembleurs ont des contrats professionnels qui les engagent, la tension va être extrêmement forte sur le secteur grand public.

110% en plus de ces tarifs ?
Difficile de savoir si cette hausse de 110% sur la DDR5 va totalement repousser le grand public. Il semble clair qu’en ce moment beaucoup de consommateurs reculent tout achat informatique neuf et préfèrent laisser passer l’orage. Préférant garder leur argent de côté pour faire face à une éventuelle panne technique plutôt que d’acheter du neuf. Faire durer sa machine jusqu’en 2028 va être un challenge pour énormément de monde.
Difficile également de voir comment vont se positionner les marques d’ici la fin de l’année. Pour le moment, les machines proposées ont été établies en 2025. Qu’il s’agisse de portables, de MiniPC ou de PC assemblés plus traditionnels, leurs configurations datent d’un monde où la mémoire vive et le stockage n’étaient pas un sujet. Mais pour la seconde moitié de 2026 le retour à des configurations plus légères n’est clairement plus un tabou. On devrait revoir émerger des engins en 8 et 4 Go de mémoire vive, soit le minimum requis pour faire tourner Windows 11 selon Microsoft. L’arrivée sur le marché des modules de mémoire de 12 Go en 2024 devrait aussi connaitre un nouvel essor. De plus en plus d’engins devraient apparaitre avec des montants de mémoire moins courants en 6, 12 et 24 Go. Une sorte d’entre deux technique pour compenser la hausse.
Pour rappel, à leur sortie en 2024, les kits Crucial de 12 Go au format SODIMM étaient proposés avec une tarification assez intéressante. 60€ pour 12 Go de DDR5-5600 contre 72€ pour le module de 16 Go de même qualité. Les deux barrettes de 16 Go en DDR5-5600 étaient proposées à 123€. Aujourd’hui, une barrette de DDR5-5600 Crucial est proposée à 147€. La 12 Go est à 181€ et la 2 x 16 Go est vendue 400€.
Parcourir les catalogues de pièces détachées au rayon mémoire vive a plus de chance de vous donner des sueurs froides qu’une série d’horreur sur Netflix. D’ailleurs, on y croise de plus en plus de zombies. Certains revendeurs désossent des composants d’occasion de leurs machines pour les proposer à la pièce.
+110% pour la RAM, +60% pour les SSD, bienvenue en 2026 © MiniMachines.net. 2025

Le nouveau PDG d’Intel, M Lip-Bu Tan, a bien embauché M Eric Demers comme nouveau chef de sa division GPU pour aider l’entreprise à continuer ses évolutions technologiques.
M Demers a commencé sa carrière chez Silicon Graphics avant d’entrer en 2000 chez ATI et a fait partie des meubles lors du rachat de ce dernier par AMD en 2006. Il grimpe alors les échelons pour devenir directeur technique de la division graphique. En 2012, il se fait débaucher par Qualcomm qui emploie ses talents pour développer les puces Adreno et notamment celle embarquée sur les derniers Snapdragon X2. Il était responsable de la division matérielle et architecture de ces puces graphiques. Le point intéressant de son profil est là. C’est autant un architecte matériel qu’un dirigeant de service qui sait conduire l’avancée des efforts de grandes équipes.

Intel Panther Lake
Comme chaque embauche de ce type, on ne verra pas d’effets techniques de terrain rapidement. Les arrivées de Jim Keller, Tom Peterson, Darren McPhee ou de Raja Koduri chez Intel n’ont eu d’effets que sur le long terme. Parfois après le départ de certains d’entre eux. L’arrivée de Eric Demers marque tout de même un point intéressant pour Intel. Sa volonté très claire de poursuivre sa stratégie graphique dans un moment assez complexe.
Complexe parce qu’Intel est sur beaucoup de sujets simultanément. S’ils se complètent en partie, certains rendent la démarche du fondeur assez floue. Premier sujet, ses propres cartes graphiques qui montent en gamme mais qui peinent à satisfaire tous leurs objectifs. L’arrivée d’un architecte comme Eric Demers est donc un point rassurant pour ce poste. Le marché a plus que jamais besoin d’un troisième acteur pour ce marché. AMD et Nvidia sont pour le moment seuls et peuvent décider de son orientation et de ses tarifs. Intel veut accélérer sur ce segment et si la donne a pu changer dernièrement à cause des problématiques de mémoire, la marque évoquait en fin d’année dernière son intention d’accélérer la commercialisation de nouveaux circuits graphiques. Proposer une puce par an serait l’objectif à court terme.

Eric Demers
De cette évolution de circuits graphiques externes découleront les circuits graphiques internes des puces Intel. Les évolutions des deux marchés sont différentes évidemment mais les avancées de l’un jouent sur les progrès de l’autre. Là encore, une stratégie pensée à long terme est importante pour la marque. Le récent B390 de de la gamme Panther Lake a montré une très nette évolution des capacités 3D des puces intégrées.
Un autre sujet d’importance est sur la table même si, pour le moment, nous n’en avons pas eu beaucoup d’échos. Intel est censé travailler avec Nvidia pour proposer une gamme de processeurs « Intel x86 RTX« . Des puces Intel Core avec un circuit graphique Nvidia intégré. Cette alliance annoncée en septembre 2025 devrait à elle seule créer une division graphique chez Intel puisque les processus seront très différents de ceux de ses circuits Arc. Les technologies mises en place sur Panther Lake pour assembler des composants différents sur le même SoC seront probablement à l’œuvre.

On imagine que cette arrivée aura également un impact fort sur les technologies internes des puces graphiques afin de répondre à des enjeux de calcul d’IA. Pour Intel, ce relais de croissance est un peu en demi-teinte et il est donc plus que probable que ce nouvel architecte établisse des ponts techniques pour porter plus efficacement ce type de calcul. Lip-Bu Tan n’en fait d’ailleurs pas mystère et confirme que cette embauche est aussi là pour répondre à ces enjeux.
Enfin, la partie fonderie est également au cœur de la stratégie de la marque puisque celle-ci cherche activement à récupérer des industriels qui gravent leurs puces chez TSMC pour qu’ils viennent dans ses usines. Et pour y parvenir, pour séduire notamment des marques comme Nvidia, la meilleure recette est sans doute de proposer des circuits maison présentant tous les avantages de ses services de fonderie. Avoir un excellent rendement aussi bien industriel que technique sur ses puces graphiques serait sans conteste la meilleure publicité possible.
Bref, Intel accueille Eric Demers et si pour le moment la nouvelle ne risque pas de faire de vagues, elle aura surement un impact à moyen et long terme.
Source : Wccftech
Intel embauche l’ex-Qualcomm Eric Demers pour sa division graphique © MiniMachines.net. 2025

Comme le GMKtec K13, le Chuwi AuBox X1 fait main basse sur une puce Lunar Lake en embarquant un Core Ultra 5 226V. Le constructeur a probablement choisi ces puces pour la même raison. Avec leur mémoire embarquée, les puces d’Intel se révèlent désormais plus intéressantes qu’autrefois.

Le Chuwi AuBox X1 est mis en avant comme un MiniPC très orienté IA. La marque reprend en effet le discours d’Intel qui cumule les capacités de calcul des différents composants de son circuit. Avec un NPU capable de proposer 40 TOPS Int8 et un circuit graphique Intel Arc 130V qui développe 53 TOPS Int8 tout en ajoutant les possibilités du circuit de base composé de 4 cœurs P et 4 cœurs LPE, l’ensemble parvient à un maximum théorique de 97 TOPS Int8.
Ce résultat n’est uniquement possible que si l’on exploite la machine à aucune autre tâche que du calcul d’IA. Si on pilote un programme 2D, 3D, un jeu ou de la vidéo, les performances seront tout à fait différentes.

Chuwi AuBox X1
Difficile de dire exactement comment le Chuwi AuBox X1 va se présenter au public car si ses capacités sont intéressantes, le goulet d’étranglement d’un usage de type LLM se situera au niveau de la mémoire vive embarquée. La puce Lunar Lake propose 16 Go de LPDDR5x-8533 et ne souffrira aucune évolution. Or cette capacité est très limitée pour un usage d’IA générative. C’est probablement pour cela que Chuwi met en avant la solution Copilot pour son MiniPC. Esperant ainsi trouver un public à la recherche de ce type d’usages. Le stockage sera confié à deux ports M.2 2280, le premier en NVMe PCIe 5.0 x4 et le second en NVMe PCIe 4.0 x2.
On ne sait pas grand chose d’autre pour le moment sur le MiniPC si ce n’est qu’il est prévu pour mars sous Windows 11 a un prix encore flou se situant entre 600 et 700$ HT. L’engin mesurera 12.84 cm de large comme de profondeur pour 4 cm d’épaisseur. Sa connectique devrait proposer un port USB4, un USB 3.2 Gen2 Type-A, quatre USB 3.2 Type-A, un USB 2.0 Type-A, deux HDMI 2.1, un DisplayPort 1.4, un Ethernet 2.5 Gigabit et un jack audio combo 3.5 mm. L’alimentation de l’ensemble se fera par une prise USB Type-C dédiée.
Chuwi AuBox X1 : un MiniPC Core Ultra 5 226V prévu pour mars © MiniMachines.net. 2025


Avec 20 000 mAh et la possibilité de charger en 65 W, cette batterie Cuktech offre du souffle supplémentaire à tous vos appareils : smartphone, portable ou console. Elle propose un écran qui affichera sa capacité de charge restante et embarque trois connecteurs pour piloter divers besoins. Le port USB Type-C de base permet une charge en 65 W, les USB Type-A et Type C secondaires de fournir du 35 W. La batterie est également capable de s’adapter aux appareils nécessitant une recharge plus lente. La Cucktec sera remise à flots très rapidement, moins de deux heures pour passer de 0 à 100%, si vous l’alimentez avec une puissance de 65 W en Power Delivery 3.0. La batterie mesure 15.2 cm de long pour 4.4 cm de large et de profondeur. Elle pèse 489 g. Elle est livrée avec un câble USB Type-C performant pour 35.14€.
Bon Flan : la batterie Cuktech 15 SE 20 000 mAh 65W à 35€ 🍮 © MiniMachines.net. 2025

Entre renoncement et fatalité, le marché de la mémoire vive en est à espérer que des acteurs de « second plan », comme CXMT se développent pour sauver la production de l’industrie des ordinateurs grand public et du smartphone.
Je ne vous referai pas le coup du papillon et de la tornade, mais l’idée est bien là. À chaque crise technologique, on sent bien que de forts soubresauts techniques apparaissent à l’autre bout de la planète. Ici, c’est un peu le monde à l’envers cependant. C’est la tornade qui semble vouloir faire bouger les papillons.
La mémoire vive est en tension, on en parle depuis des mois. Les prix ont explosé et surtout la disponibilité est catastrophique. Micron a abandonné sa distribution grand public en arrêtant la marque Crucial. Samsung et SK Hynix, les deux autres grandes marques du secteur, préfèrent livrer les centres de données plutôt que le marché PC. Résultat, un constructeur comme CXMT, souvent boudé par les géants de la tech et mis sur liste noire par les USA, est désormais considéré comme un partenaire fiable. HP s’en est récemment rapproché, par exemple, malgré les sanctions.

Cet afflux d’argent et d’intérêt, porté également par des acteurs comme Alibaba et Xiaomi ainsi que l’État chinois qui a décidé d’aider l’entreprise à se développer, permet à CXMT de proposer un plan d’expansion rapide de sa capacité de production. La marque prévoyait déjà une expansion avant la crise de la mémoire vive. Elle est aujourd’hui en train de revoir cette évolution à la hausse.

Un des centres de production de Yangtze Memory Technologies
Dans son sillage, une autre entité avec un peu le même profil, Yangtze Memory Technologies ou YMTC, spécialisée dans la production de puces NAND. Je ne vais pas faire semblant de connaitre YMTC outre mesure, je sais que la marque existe car j’ai croisé son acronyme par le passé, mais je n’avais aucune idée de sa taille et de son potentiel il y a seulement quelques mois. Yangtze Memory Technologies ressemble assez fortement à CXMT dans son développement. Des acteurs qui tentent de pousser malgré de lourdes sanctions qui leur interdisent d’acheter des matériels de production dernier cri. Une situation qui complique la compétition avec les concurrents coréens et américains. Ces deux entités seraient pourtant désormais en passe de bousculer un petit peu le marché mondial de la mémoire vive.
Le souci posé par ce marché est toujours le même. Les prix de la mémoire sont très fluctuants. Comme on l’a vu ces derniers mois, ils peuvent varier du simple au triple rapidement. Dans un sens comme dans l’autre. Ainsi, en juillet 2025, les modules de 8 et 16 Go de mémoire vive DDR5 étaient littéralement bradés par les différents acteurs du marché qui se battaient pour les proposer aux fabricants. Dans ces conditions, il était difficile d’investir dans des usines qui vont produire plus de mémoire vive. Car cela ne ferait qu’amplifier l’offre et donc continuer à faire dévisser les prix. Pour les trois grands acteurs en place, ce n’est pas réellement un problème. Leur parc est déjà installé et ils proposent des produits depuis longtemps. Cela leur a permis de rentabiliser leurs investissements en recherche comme en infrastructure. Mais pour un nouvel entrant comme CXMT, cela rend l’arrivée sur le marché beaucoup plus complexe. Avec une mémoire peu chère et une offre supérieure à la demande, il est extrêmement difficile de se développer.

Ce tableau montre les sommes investies en milliards de dollars par les différents acteurs de la NAND dans leur production.
La situation actuelle change totalement la donne. Non seulement les prix ont considérablement augmenté, mais en plus la demande est devenue beaucoup plus importante que l’offre. On estime que le suivi des commandes voulues par OpenAI absorberait à lui seul 700 000 wafers. Une demande qui n’existait tout simplement pas il y a quelques années en arrière et qu’il faut multiplier par les ambitions des autres acteurs du secteur.
Cela ouvre des perspectives de développement autrement plus faciles à financer. On apprend ainsi que CXMT devrait s’étendre fortement sur son nouveau site de production à Shanghai. L’idée serait de tripler la production de son usine de Hefei. La marque intégrera dès 2027 de quoi proposer des mémoires spécifiques pour trois secteurs différents et cruciaux de l’industrie chinoise : l’automobile, les serveurs et centres de données et, bien entendu, les ordinateurs personnels et smartphones. La marque prévoit également dans un futur plus lointain de développer son propre schéma de production de mémoire HBM. Mémoire dont elle n’a pas encore publié de brevets. Un relais de croissance important puisque c’est cette mémoire qui est la plus demandée par les serveurs liés au marché de l’intelligence artificielle.
YMTC, un acteur moins connu sur ce marché des composants, décide de modifier sa production. Spécialiste de la mémoire NAND pour le stockage, la marque va consacrer une partie de ses ressources pour fabriquer de la mémoire vive. On ignore quels brevets seront utilisés puisque YMTC ne semble pas avoir de solutions de DDR à son nom. Mais il est fort possible que la situation ait rapproché CXMT et YMTC pour trouver des solutions d’expansion. C’est de la spéculation de ma part, mais YMTC étant sous le coup des mêmes restrictions technologiques que CXMT, la marque pourrait avoir employé les technologies de ce dernier pour dépasser ses limitations de gravure. YMTC pourrait donc temporairement aider à l’expansion de CXMT en se comportant comme son fondeur. Une manière de profiter du très rentable marché de la mémoire vive pour financer ses prorpes investissements.

Actuellement, la Corée du Sud est le numéro un mondial de la mémoire vive pour PC avec ses deux champions que sont Samsung (33% du marché) et SK Hynix (34%). Les USA sont à la deuxième place grâce à Micron (26%). La Chine est déjà troisième avec CXMT (5%) et le Taiwanais Nanya se partage les miettes (2%) avec différents autres acteurs pour les 1% restant.
Cette augmentation de capacité de production devrait donc améliorer la situation mais ne la changera pas pour autant. Si en 2027 CXMT, aidé par YMCT, améliore sa production, la marque pourrait gagner un peu en traction mais n’arrivera pas pour autant à renverser la situation. La marque continue de gagner du terrain sur le marché de la DDR et ses concurrents semblent plus intéressés par la HBM à destination des centres de données. Ce qui devrait mécaniquement faire gagner à la production chinoise des parts de marché.

Reste qu’il y a un monde entre ce partage du gâteau global et la production qui sort réellement des usines. Si des acteurs comme Micron, Samsung ou SK Hynix se désintéressaient à trop long terme de la DDR grand public, CXMT ne pourrait pas éponger à lui seul ce manque de production. Pour rappel, CXMT proposerait 240 000 wafers mensuels de mémoire sur tous ses secteurs confondus. En face, un acteur comme Samsung en propose entre 700 000 et 750 000 par mois. SK Hynix devrait atteindre les 620 000 wafers mensuels d’ici le quatrième trimestre de cette année. Pour les deux acteurs coréens, entre 30 et 40% de cette production serait orientée vers la mémoire HBM. Une autre partie s’orientera vers la RDIMM à destination de baies serveur cela laisse des miettes à la DDR grand public.
Est-ce que l’expansion de CXMT sera suffisante pour améliorer l’offre de mémoire grand public en 2026 ? Cela semble impossible. Le début de l’année 2027 parait également tout aussi compliqué. Tous les acteurs prévoient d’améliorer leur production de mémoire et construisent ou agrandissent leurs chaînes de production. SK Hynix construit une usine M15 à Cheongju qui sera opérationnelle à la mi-2027. Samsung prépare une nouvelle ligne de production P4 à Pyeongtaek avec une mise en production totalement orientée vers la HBM4 qui devrait soulager les lignes plus anciennes qui seraient à nouveau orientées vers la DDR5. Micron, de son côté, vient d’acheter une usine à Taïwan pour 1,8 milliard de dollars afin d’augmenter sa production d’ici la mi-2027.

L’usine de CXMT à Heifei en Chine.
Le risque pour tous ces acteurs est toujours le même. Toute surproduction pourrait rendre leurs investissements complexes à rentabiliser. Une baisse de l’intérêt pour les LLM et un ralentissement des investissements inverseraient la tendance et provoqueraient un afflux massif de DDR sur le marché grand public. Le prix de la mémoire s’écroulerait à nouveau. Une bonne nouvelle pour le grand public mais un risque à moyen et long terme pour les fabricants. Un « détail » qui explique pourquoi personne ne semble être trop pressé de changer la situation de déficit actuelle.
Personne, sauf peut-être CXMT… L’acteur chinois pourrait y trouver pendant un temps les ressources nécessaires à son développement. Tout en assurant à la Chine une indépendance en termes de composants.
Source : WCCFTECH
Mémoire vive : CXMT l’espoir chinois pour… 2027-2028 ? © MiniMachines.net. 2025

Du retard, c’est un euphémisme, mais c’est en substance ce qu’indique Valve pour sa console. En décembre, je vous expliquais que personne ne connaissait le prix de la Steam Machine, pas même son créateur Valve. La raison en était simple : le prix fluctuant de la mémoire, qui partait déjà fortement à la hausse, rendait toute prévision impossible. Hier, je remettais le couvert suite aux annonces de la direction d’AMD qui a jugé bon d’indiquer à ses investisseurs que la console sous Steam OS était dans les starting-blocks.

Ma réflexion était simple, si Valve n’avait pas annoncé de tarif pour sa console lors de sa présentation, au contraire de ce qu’elle avait fait pour le Steam Deck, c’est parce que la commercialisation de l’engin était impossible. Quand plusieurs pièces maitresses de votre matériel sont simultanément en pleine augmentation de tarif et en indisponibilité chronique, on comprend vite que ce n’est pas le meilleur moment de commercialiser un produit. Sans ces bases, impossible de donner un prix aux clients potentiels, sans un catalogue fluide de pièces détachées, impossible de savoir si ces mêmes clients pourront être livrés.
Valve vient d’ouvrir une page de Blog pour parler spécifiquement de son matériel et renseigner sa communauté sur son avenir et son retard. Ce jeudi 5 février, la marque annonce donc que le calendrier de sortie de la minimachine est bien bouleversé. La console va avoir du retard.

Et… c’est exactement ce qui avait été anticipé qui est désormais dévoilé. La console de salon ne peut pas avoir de prix parce que le marché des composants est trop fluctuant. Cette hausse – et l’indisponibilité chronique qui va avec – rendent impossible la commercialisation au prix défini par Valve. Ce qui rend toute sa stratégie de lancement impossible pour le moment. Le résultat du calcul de l’éditeur est donc simple, il va temporiser les Steam Machine jusqu’à y voir plus clair.
Hier, je vous définissais quatre scénarios possibles pour cette commercialisation. Un d’entre eux était un scénario « attentiste ». Un report de la sortie de la console le temps de trouver les ressources nécessaires à une commercialisation correcte de l’engin. Assurer en même temps son prix et sa disponibilité. Pour ne pas gâcher ce moment très important de lancement et donc risquer un échec de tout l’investissement de Valve.

L’éditeur indique qu’il pense toujours pouvoir lancer son matériel pour ce premier semestre 2026. Mais il parle d’ambition, c’est donc un vœu de leurs équipes et non pas une promesse, cela dépendra de la situation du marché mondial de la mémoire vive et du stockage. Et cela se comprend aisément. Le profil de la console est pensé pour intégrer les salons, c’est certes un PC sous Linux mais son design et sa connectique limitée n’ont de sens que dans une approche ludique en dessous d’un téléviseur. Le prix de l’objet doit refléter cet aspect et commercialiser cet engin dans des eaux tarifaires trop éloignées ne fonctionnerait probablement pas. La marque doit trouver le bon positionnement tarifaire pour que cela fonctionne. Pour le moment, c’est mission impossible. La mémoire poursuit son augmentation et le robinet des livraisons est toujours au trois quarts fermé. Ce qui rendrait un lancement de production beaucoup trop onéreux.
Valve est plus ou moins contraint de communiquer suite aux déclarations d’AMD mais n’a pas plus de solution aujourd’hui qu’en tout début d’année, à mon avis. La marque se retrouve exactement au même point que d’autres grands fabricants de portables. À devoir encadrer une production en faisant des arbitrages. Certains constructeurs de PC de grandes marques ont, par exemple, choisi de privilégier la production de certaines machines plutôt que d’autres. Poussant quasiment aux oubliettes certains produits, sachant qu’ils n’ont pas assez de mémoire vive pour tout produire en quantité.

Comme je l’expliquais hier, la console de Valve requiert trois éléments critiques sur le marché aujourd’hui. Deux barrettes de mémoire vive de 8 Go en DDR5 au format SODIMM. Un stockage au format M.2 de 2230 ou 2280. Et 8 Go de GDDR6 pour son circuit vidéo. Ces trois éléments sont en tension en ce moment. Cela rend le sort de la console compliqué et risque de poser des problèmes à très long terme à Valve.
Il faudra donc surveiller cette nouvelle adresse de blog sur le long terme pour avoir plus d’informations. Telle que la situation se présente, je ne pense pas que la sortie de l’engin soit possible dans les meilleures conditions pour ce semestre. Et, à moins d’un revirement majeur, pour un bon moment encore. Valve a deux choix aujourd’hui. Retarder sa console en gardant le mystère de son tarif pour préserver ses chances de rencontrer son public. Ou lancer un engin qui sera complexe à produire en quantité suffisante et probablement jugé de manière très sévère par le public si son tarif est trop élevé.
Un choix cornélien puisque la console a été prévue pour être lancée dans un temps précis correspondant à la qualité de son équipement matériel et que tout retard la rend moins séduisante au fur et à mesure que les générations de puces concurrentes sont commercialisées. De l’autre côté de l’aventure, ce retard pose également problème à la stratégie SteamOS de la marque. Décidemment, je n’aimerais pas être à la place des décisionnaires de cette industrie aujourd’hui.
PS : Si vous appréciez de pouvoir lire des billets de fond sur ce genre de produits. Un premier en décembre qui explique que le prix de la console est impossible à déterminer alors que de nombreux articles sortaient pour estimer son prix à partir d’un listing de produits commerciaux. Et un autre comme celui d’hier expliquant que ce n’est pas parce qu’AMD explique que la console est techniquement prête qu’elle va pour autant être mise en vente. Le tout sur un blog sans titre putaclic, publicité ni cookies, qui ne revend pas vos profils et ne fait aucun billet sponso… Vous pouvez aller lire ce billet qui explique comment c’est possible et comment vous pouvez y participer. Et pour ceux qui participent déjà à la vie du blog, c’est grâce à vous que tous ces billets sont possibles.
Steam Machine 2025 : l’évolution technique et conceptuelle de Valve

Le AceMagic Retro X3 vient prendre la place d’un AceMagic Retro X5 annoncé en janvier par la marque à la veille du CES 2026. Il y a un mois tout juste, j’anticipais que la version d’alors n’était probablement qu’un moyen de se faire de la pub à peu de frais. Ça n’a d’ailleurs pas loupé.

AceMagic Retro X5
Un mois plus tard donc, le X5 a disparu. Et avec lui son design trop fortement pompé des studios de Nintendo. La marque a bien dû lire la levée de boucliers lui expliquant qu’elle devait jeter son design aux oubliettes pour ne pas voir débarquer les avocats de la marque japonaise.

La NES
C’est donc la AceMagic Retro X3 qui est annoncée. Elle reprend la même idée d’une inspiration très empruntée à la NES des années 80. Mais dans une beaucoup plus faible mesure qu’il y a un mois. On passe du clonage à l’évocation dans un design qui s’épargnera de désagréables visites juridiques. Et je doute qu’on entende encore parler un jour de ce design beaucoup trop risqué pour le petit fabricant.

Le nouveau AceMagic Retro X3
Bienvenue donc au AceMagic Retro X3 qui change de forme et d’entrailles. Exit le Ryzen AI 9 HX 370, bienvenue au Ryzen 7 H 255. Le nouveau venu propose un design plus sobre, avec des notes colorées et des options qui évoquent la vieille console mais sans copier son design d’origine. Fini le logo rouge sur fond beige ou le châssis en biais. Adieu le bouton rouge intégré dans une bande sombre qui remonte sur le haut du boîtier. C’est désormais beaucoup plus sobre et classique.
À l’intérieur, on retrouve donc un Ryzen 7 H 255 Hawk Point. Une puce Zen4 développant 8 cœurs et 16 Threads associés à un circuit graphique Radeon 780M. Une puce qui développe 12 cœurs RDNA 3. Dépourvue de tout NPU, cette puce vise explicitement un marché très grand public pour des usages très variés, elle n’est pas la plus économe en énergie du portefeuille d’AMD avec 45W de TDP mais cela correspond bien à ce profil de minimachines.

A côté de ce processeur, on retrouvera deux slots SODIMM pour de la DDR5-5600. Aucun montant de mémoire n’a été évoqué. Il est possible que le AceMagic Retro X3 soit livré avec 8/16/32 Go de DDR5 ou bien en mode Barebone. Auquel cas vous devrez aller vous-même acheter de la mémoire vive en bijouterie. Deux ports M.2 2280 NVMe PCIE 4.0 seront également disponibles ainsi qu’un module M.2 non détaillé embarquant une solution Wi-Fi6 et Bluetooth 5.2.

La connectique nous montre en façade un USB4, deux USB 3.2 Type-A, un jack audio combo 3.5 mm et le bouton de démarrage.

A l’arrière, on note la présence de deux sorties vidéo en HDMI 2.1 et DisplayPort 2.0, un Ethernet 2.5 Gigabit, quatre USB 3.2 Type-A supplémentaires et un Antivol type Kensington Lock. La ventilation d’extraction d’air aura lieu sur le côté et vers l’arrière.

Acemagic M5
À ce moment du billet, vous devez vous être rendu compte que cet AceMagic Retro X3 ressemble tout de même énormément dans son intégration au modèle Acemagic M5 présenté pas plus tard qu’hier avec des puces Intel Raptor Lake. Il s’agit bien de la même composition de carte mère avec des évacuations sur les côtés, le bouton légèrement proéminent et une distribution des ports absolument identique. Une manière de limiter les coûts de production avec un châssis intérieur partagé et probablement le même système de refroidissement mis en commun.
Je ne serais pas surpris qu’un jour ou l’autre le AceMagic Retro X5 sous Ryzen AI 9 HX 370 soit commercialisé. Mais il devrait l’être dans le boitier du AceMagic Retro X3 et non pas dans celui mis en lumière en janvier.
AceMagic Retro X3 : J’avais raison même si j’ai tort © MiniMachines.net. 2025

Promo terminée.
Alone in the Dark est un jeu d’aventure Horreur créé par Fréderic Raynal en 1992. Les mécaniques sont anciennes, la jouabilité est parfois retorse mais l’ambiance est toujours là. On se balade dans un manoir rempli de créatures peu ragoutantes où on sent qu’un tentacule chthonien est prêt à tout moment à vous apprendre à nouer une cravate de manière un peu virile. Pleine de pixels, mais virile.
PEGI 12 – Audio en Anglais et Texte en Français – Windows via DOSbox
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PS : merci à tous ceux qui m’ont signalé le bon flan !
Bon Flan: Trilogie Alone in the Dark gratuite ! © MiniMachines.net. 2025

La vie est très belle sous les lunettes roses de Satya Nadella à la tête de Microsoft. L’aventure Copilot serait formidable et l’IA un vecteur de croissance absolument miraculeux pour l’avenir. Mais pour toute personne qui n’aurait pas chaussé les mêmes binocles colorées, la réalité serait peut-être un poil différente.

Depuis quelque temps, les fuites s’accumulent autour du projet Copilot. Et toutes ne sont pas porteuses de chiffres aussi remarquables qu’escomptés. Pour rappel, Microsoft a commencé par intégrer Copilot au chausse-pied dans Windows. Il y en a désormais absolument partout. Puis la firme a décidé de pousser les fabricants à coller des touches Copilot sur les claviers. Avant de les orienter à intégrer des boutons sur leurs PC. De manière étonnante, presque tout le monde s’en moque. Quand je dis « tout le monde », je parle des utilisateurs.
C’est un peu à l’image des animaux que l’on gave, on les force à avaler des trucs jour après jour. Mais avec une petite différence, on ne leur demande ni leur avis, ni de payer pour ce qu’on leur envoie dans le gosier. Or ce forcing de Microsoft pour Copilot est censé nous inciter à payer pour l’utiliser. C’est du moins le plan initialement prévu par Microsoft pour combler le fossé creusé dans leurs comptes pour l’investissement nécessaire aux centres de données de l’IA.
En décembre, l’éditeur avait haussé le ton en démentant tout changement de plan autour de l’IA et Copilot. Des sources concordantes indiquaient que les objectifs devaient être revus à la baisse. Pour la direction, l’adoption du système serait sur de bons rails avec des chiffres qui auraient triplé entre 2024 et 2025.

L’Asus ExpertCenter PN55 et son bouton Copilot
Cela veut dire que parmi tous les utilisateurs de Microsoft 365 et Office 365, seuls 3.3% passeraient à la caisse pour Copilot. C’est à la fois beaucoup et bien peu. Beaucoup car il existe un nombre considérable d’abonnés aux offres « 365 ». Peu parce que ce n’est pas avec ces 3.3% que Microsoft pourra ne serait-ce qu’éponger le coût de leur infrastructure. Encore moins la transformer en opération rentable. Je n’utilise plus de suite bureautique Microsoft depuis de longues années mais il me semble qu’au cœur de celle-ci, on puisse avoir accès à un LLM permettant de remplir diverses tâches. Des fonctions sont gratuites, mais certaines plus élaborées réclament un abonnement payant.
Le site Windows Central détaille que 3.3% des utilisateurs au global seraient abonnés à ces fonctions payantes. On estime qu’il y a environ 450 millions d’abonnés payants aux offres « 365 ». 15 millions d’entre eux auraient pris un abonnement à Copilot. Il est très difficile d’imaginer les sommes en jeu car les abonnements sont nombreux et diffèrent largement entre les offres personnelles et professionnelles. Cela va de 10€ par mois TTC pour un particulier à 26€ HT mensuel avant toute négociation pour un pro.

Même en imaginant un prix moyen d’abonnement et en le multipliant par 15 millions, on est loin, très loin des 37 milliards de dollars investis au seul dernier trimestre 2025. Chiffre effarant qu’il faut mettre en perspective des simples sommes en jeu pour la maintenance de l’ensemble. Et cela sans compter que les 10€ par mois de l’offre de base ne sont probablement pas rentables si l’utilisateur exploite énormément le LLM.
Le plus amusant dans cette équation vient sans doute du fait que la technologie est encore jeune. Si un nouvel acteur sort de nouvelles puces plus puissantes et moins gourmandes ou moins chères, il sera certainement nécessaire de réinjecter des sommes absolument colossales pour continuer à exister sur ce secteur. Si on ajoute à tout cela le paradoxe d’un rejet de plus en plus marqué des utilisateurs des IA génératives imposées dans leurs divers outils du quotidien, la tension semble devenir palpable sur le secteur.
Microsoft n’aurait que 3% d’utilisateurs payants de Copilot © MiniMachines.net. 2025

Le calendrier de la Steam Machine de Valve n’a rien de logique. La console de salon qui devait faire entrer SteamOS et le jeu sous Linux dans tous les foyers a été présentée l’année dernière mais n’a pas été suivie d’une commercialisation. Au contraire du Steam Deck qui a immédiatement dévoilé son tarif et a été mis en vente à la date annoncée, cette console est clairement temporisée.

Steam Machine
Lisa Su, PDG d’AMD, a déclaré dans une communication pour ses investisseurs, que la console était prête pour une commercialisation en début de cette année 2026. Cette information, indiquée au milieu de dizaines d’autres, est là pour rappeler que la Steam Machine est équipée d’une solution AMD custom, au même titre que l’a été le Steam Deck. Autrement dit, c’est une manière de dire qu’il y a ici un nouveau relais de croissance pour AMD. Des ventes en plus et des dividendes possibles pour les investisseurs.
Cela veut également dire, personne de sérieux n’en doutait, que la console est prête. Probablement montée à des milliers d’exemplaires qui dorment quelque part dans des entrepôts de la marque ou d’un sous-traitant. Pourquoi Valve ne lance t-il pas la commercialisation de la Steam Machine ? Probablement à cause de la mémoire et du stockage dont les prix ont explosé entre la présentation de la console et aujourd’hui.

© Gamers Nexus
Imaginons que Valve se décide à lancer sa Steam Machine aujourd’hui. Plusieurs scénarios seraient possibles.
Scénario optimiste : la console a commencé sa fabrication l’année dernière sur des composants au prix de 2025. La mémoire vive et le stockage n’avaient pas connu les très fortes hausses de ces derniers mois. Elle est donc lancée à un tarif qui parait fort intéressant compte tenu de la tension actuelle du marché. C’est un carton, la solution se vend extrêmement bien. Les stocks disparaissent à toute vitesse et… Et c’est le soufflé qui retombe car la construction des nouvelles consoles tape dans un stock de mémoire et de stockage qui a bondi niveau prix et qui est disparate. Valve doit réajuster le prix de l’objet vers une forte hausse, ne peut pas construire les consoles en assez grand nombre et les ventes s’écroulent. Au lieu de créer une dynamique comme pour le Steam Deck, la marque vient de créer de la déception et du ressentiment. C’est rattrapable mais au prix d’une publicité massive. Marketing qui n’a pas été fort nécessaire pour la console portable de la marque.
Scénario attentiste : Valve joue la montre, espérant que la situation de la mémoire va se calmer ou essayant de signer un contrat de fournisseur pour un prix fixe qui permettrait de doser le prix de vente de la console de salon. Cela peut durer plus ou moins longtemps et même ne pas fonctionner. Mais cela offrirait à l’éditeur les moyens de lisser le tarif de vente de la console sur le temps long en faisant une moyenne entre ses achats de 2025 de composants et les nouveaux prix de 2026. Il y a quelques semaines, je titrais un billet « Personne ne connait le prix de la Steam Machine » et nous sommes dans ce scénario aujourd’hui. Si ce scénario est privilégié, même si les déclarations d’AMD sont vraies, cela n’empêchera pas Valve de jouer la montre et d’attendre le meilleur moment commercial pour lancer l’engin. Et ce moment commercial n’a absolument rien à voir avec le moment technique qu’évoque Lisa Su.
Scénario comptable : Valve considère le prix de ses composants actuel et réajuste le prix de sa console suivant celui-ci. Un bon moyen de planter l’image de la Steam Machine à court et moyen terme en décevant les internautes. En lançant une console jugée trop chère, la marque pourrait « perdre » cette première génération aux yeux du public. Ce qui ne serait pas un bon signal pour la vie de la console. En jouant la montre toutefois, la donne peut changer. En comptant sur le fait que tout le matériel informatique va augmenter de tarif dans les mois qui viennent, comme on vient de le voir pour la Raspberry Pi, la sortie d’une console un peu plus chère pourrait créer un rejet moins vif. Si tout le monde augmente ses tarifs à cause de la mémoire, il semblera logique que Valve en fasse de même. Ce sera plus facile à expliquer au public qu’annoncer dans les semaines qui suivent une forte augmentation des prix. A noter que dans ce scénario, avec le prix de la console en hausse, le stock durerait forcément un peu plus longtemps.
Scénario logistique : Il n’y a pas assez de mémoire vive pour tous les constructeurs. Lancer le Steam Deck aujourd’hui, c’est tout simplement risquer de ne plus avoir de stock très rapidement suivant son succès. Si les flux de réapprovisionnement sont trop faibles, Valve lancera sa console puis, au bout de quelque temps, fermera sa boutique en ligne faute de matériel à vendre. La console est prête, on n’en doute absolument plus depuis novembre. Le reste est de la pure logistique. La vidéo ci-dessus date de 2015 et met en scène la construction du Steam Controller, la première manette de jeu de la marque. C’est une vidéo très mise en scène qui montre comment Valve a pris les choses en main et assemblé sa manette en contrôlant l’ensemble des opérations, probablement avec l’aide d’un sous-traitant spécialisé.
Dans le ballet assez hypnotique de cette vidéo, on voit des manettes fabriquées les unes à la suite des autres. Le volume est un élément clé de l’opération car ici tout coute assez cher : les robots qui assemblent, le local gigantesque, les salariés qui y travaillent. Le prix de chaque manette est calculé en fonction du nombre qui sortent de l’usine chaque jour. Imaginez maintenant ce nombre si un seul composant venait à manquer dès 10 heures du matin. Si les lignes de production louées s’arrêtaient, si les salariés restaient les bras ballants ou balayaient l’entrepôt. Chaque jour qui passerait ferait exploser le prix de revient de chaque manette.
Pour la Steam Machine, ce serait un scénario catastrophe et si sa ligne d’assemblage ressemble probablement beaucoup plus à celle d’un constructeur comme de MiniPC comme on a pu en voir avec Beelink il y a quelques temps, le résultat serait le même. Avec 30 à 40% de réallocation de mémoire – chiffres que je ne peux pas sourcer mais qui correspondent à ce que j’entends le plus souvent – Valve serait en mesure de fabriquer 30 à 40% de son planning. Et cette maigre production devrait absorber, en plus du prix de la mémoire vive, celui de la totalité du coût de fabrication. Si l’usine louée coute 10 000$1 par jour et que vous ne fabriquez 1000 consoles par jour. Le prix de cette location impacte de 10$ le coût de chaque console. Mais si vous ne pouvez en fabriquer que 300 par jour… Alors cela passe à 33$ par console. 33$ avant marge, taxes et autres. C’est absolument considérable si on additionne cela au prix de la mémoire elle-même.

Chaque console de Valve a besoin de deux barrettes de 8 Go de DDR5 au format SODIMM et de 8 Go de mémoire GDDR6 et d’un SSD NVMe de 512 Go à 2 To. Au vu de l’état actuel du marché, ces composants sont impossibles à trouver en quantité suffisante pour des géants du secteur comme Lenovo, Dell ou HP. Des mastodontes qui fabriquent des millions de PC et qui pèsent lourd dans les comptes des fabricants de mémoire. Pensez-vous que toute Valvienne qu’elle soit, La console Steam Machine puisse espérer de meilleures livraisons ? Un meilleur prix ?
La console est probablement plus que prête mais il n’est franchement pas certain que Valve le soit. L’éditeur s’est déjà planté une fois avec sa Steam Machine et semble avoir depuis inversé la situation avec de bien meilleures cartes en main : Steam Deck, Steam OS, Proton ont désamorcé en grande partie la peur du jeu sous Linux par exemple. La grande question est donc de savoir si, dix ans après son premier échec, il est prêt à patienter quelques trimestres de plus. Quitte à passer les frais de stockage des consoles déjà produites en pertes et profits.
Où si Valve va lancer la console coûte que coûte et voir ce qu’il se passera ensuite. Le retard actuel de la console est assez significatif. Encore une fois, lorsque l’éditeur annonce le Steam Deck en juillet 2021 pour une sortie pour le premier trimestre 2022, le prix est déjà connu et indiqué noir sur blanc. La marque peut compter sur un marché stable. L’annonce de la Steam Machine en 2025 s’est faite sans aucune mention de date ou de tarif, signe de la totale instabilité du marché.
AMD confirme que la Steam Machine est prête mais… © MiniMachines.net. 2025

C’est un nouveau format qui est proposé avec le Acemagic M5. On retrouve un boitier compact assez classique dont la dissipation a été repensée et équipé de puces Intel Raptor Lake assez haut de gamme.

Acemagic M5
L’idée ici est probablement de passer entre les gouttes du gros orage posé par la mémoire vive. Le Acemagic M5 emploie en effet une gamme de puces qui a la particularité de prendre en charge la mémoire vive DDR5 et DDR4. Et c’est ce second choix qui a été fait ici, probablement pour moins subir la hausse actuelle. Trois puces ont été retenues.

D’abord le Core i9-14900HX qui est un 24 cœurs et 32 Threads assez musclé fonctionnant dans un TDP de 55 W de base et 157 W en mode Turbo. Ensuite le Core i7-14650HX en 16 cœurs et 24 Threads avec les mêmes TDP. Des puces très compétentes avec des circuits graphiques Intel UHD embarquant respectivement 32 et 16 Unités d’Execution. Le Core i7 n’est pas encore proposé sur la page du fabricant mais une version Core i5-14500HX est présente. Celle ci est un 14 cœurs et 20 Threads avec un circuit Intel UHD proposant 32 UE.

Pour accompagner ces puces, 32 Go de DDR4-3200 de base montée sur deux slots en double canal et pouvant évoluer vers 64 Go. Le stockage est confié à un SSD M.2 2280 NVMe PCIe 4.0 x4 de 1 To monté sur un des deux emplacements disponibles. Des choix qui permettent à la marque de proposer les engins à des prix relativement intéressants compte tenu du contexte.

Pour le reste, l’engin est assez classique, même s’il cache quelques petites subtilités. Par exemple, sa dissipation thermique est assez traditionnelle dans son approche, mais les caloducs et la base en métal qui servent à transporter la chaleur vers les ailettes se dirigent vers deux blocs distincts. Le ventilateur embarqué repousse la chaleur vers l’arrière et le côté droit de la machine simultanément. Une ouïe est également ouverte à gauche de la machine et l’air frais est aspiré par en dessous.

Autre élément intéressant, le bouton de démarrage qui offre un fort relief afin de pouvoir être senti sans le regarder quand il est placé derrière un écran en mode VESA.

Le reste de la face avant abrite un USB 3.2 Gen2 Type-C avec DisplayPort, deux USB 3.2 Gen2 Type-A et un jack audio combo 3.5 mm.

A l’arrière, on découvre deux sorties vidéo en HDMI 2.0 et DisaplyPort 1.4b, un Ethernet Gigabit (Indiqué parfois en 2.5 Gigabit.), quatre USB 3.2 Type-A et un Antivol type Kensington Lock. La position des câbles au-dessus de la sortie d’air n’est pas optimale, surtout avec une telle concentration de connecteurs. Il faudra veiller à ce que cela n’empêche pas la minimachine de se refroidir. On note en haut du boitier un petit loquet qui permet de « décapsuler » la partie supérieure pour accéder facilement aux composants mémoire et stockage. Un module Wi-Fi6E et Bluetooth 5.2 est également intégré.

A noter que le Acemagic M5 est donné comme compatible Windows 11 Pro, il est livré avec une version préinstallée, mais également avec différentes distributions Linux comme Ubuntu ou Manjaro.

Le tout entre dans un boitier de 12.8 cm de large, autant de profondeur et 4.13 cm d’épaisseur. Le MiniPC est garanti 2 ans par le constructeur.

Cela fait de ce MiniPC une solution assez séduisante au vu des composants embarqués. On aurait aimé une connectique un poil plus riche avec, par exemple, de l’USB4 ou du Thunderbolt. Mais cela reste une solution solide et qui semble intelligemment construite. Je ne suis pas certain que cet engin ait encore du sens à 969€ après la fin de la promo de lancement.
Car, pour le moment, le Acemagic M5 Core i9-14900HX est proposé à 749€. La version Core i5-14500HX est vendue à… 739€ en 32Go / 1 To. Il s’agit de précommandes et le Core i9 est en promo de lancement, ce qui explique le faible écart de prix. Les commandes seront expédiées avant le 13 février. La livraison est gratuite et le stock est situé en Allemagne.
| Acemagic M5 : Core i9-14900HX 32 Go / 1 To – Windows 11 | ||
| + garantie 2 ans + conception originale + distribution certifiée + larges évolutions techniques possibles + performance et pérennité d’usage + accès simple aux composants + connectique correcte + compatibilité logicielle poussée + livré prêt à l’emploi |
– SAV Europe |
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Acemagic M5 : un nouveau format de MiniPC Raptor Lake © MiniMachines.net. 2025

C’est parti, la console Mangmi Pocket Max est disponible à la commande à 199.99$ directement sur le site du fabricant et ce jusqu’au 12 février.
Billet du 03/02/2026 : La Mangmi Pocket Max a terminé son effeuillage marketing, la console sera mise en vente ce 5 février à partir de 199$. Un prix étonnant pour un engin avec 8 Go de mémoire et 128 Go de stockage UFS mais qui s’explique assez facilement.

Ce tarif indiqué sera celui d’un « Super Early Bird Price »… Autrement dit, réservé aux internautes qui seront les tous premiers à commander l’objet du 5 au 12 février. Ensuite le tarif remontera de 40$ ce qui reste assez intéressant.

Deux boutons sont visibles au dos de la Mangmi Poxcket Max
Les spécifications de l’objet sont désormais toutes connues. La console fonctionnera avec un Qualcomm Snapdragon 865 activement refroidi par un ventilateur. Un SoC huit cœurs composé d’un cœur A77 à 2.88 GHz, de trois A77 à 2.4 Ghz et quatre A55 à 1.8 GHz.

Le tout secondé par un circuit graphique Adreno 650 qui pilotera l’écran 7 pouces AMOLED 1920 x 1080 pixels intégré. Un affichage 144 Hz tactile développant une luminosité maximale de 800 nits avec une colorimétrie correspondant à 150% de la norme sRGB.

Pour épauler tout cela donc, 8 Go de LPDDR4X et 128 Go de stockage UFS 3.1 très rapide en plus d’un lecteur de cartes MicroSDXC. On retrouvera une connexion sans fil Wi-Fi6 et Bluetooth 5.1, une batterie 8000 mAh rechargeable via une prise USB 3.1 Type-C en 27 Wh. Un port jack audio 3.5 mm sera également proposé.

La Pocket Max tournera sous Android 13 et profitera d’une interface de jeu assez classique de boutons, joysticks, croix directionnelle et gâchettes.

Interface qui cache une petite surprise. Certains éléments de jeu seront amovibles, magnétiques et repositionnables pour s’adapter à différents utilisateurs.

L’accent a été mis sur la qualité des contrôles avec l’emploi de technologies avancées comme le TMR pour les joysticks ou des gâchettes à effet Hall plus précises. Un soin particulièrement intéressant a suivre pour cette console qui se veut encore une fois très abordable.
L’engin mesurera 25.48 cm de large pour 10.16 cm de profondeur et 1.74 cm d’épaisseur. Disponible en versions blanche, noire et « rétro GameBoy » elle pèsera 450 grammes.

La Mangmi Pocket Max vise plusieurs types d’usages. Du streaming depuis un service en ligne type GeForce Now ou en local depuis un PC avec des outils comme Moonlight. De l’émulation très classique de vieilles consoles ou le lancement de titres Android classiques. La marque promet un logiciel de gestion simplifiant à la fois les usages mais également la gestion de la console.

Pour rappel, la marque a lancé l’année dernière la Mangmi Air X, une solution plus légère en performance à prix plancher. Lancée à 89$ elle est passée à 99$ récemment avec 4 Go de RAM et 64 Go de stockage de base pour un écran de 5.5 pouces. Un prix abordable qui ne s’est pas soldé par un produit au rabais mais une construction sérieuse et finalement parfaite pour un usage léger ou de streaming. Ce modèle semble suivre la même voie.
A noter que les envois sont faits depuis Hong-Kong et que des frais de port sont demandés. La Mangmi Air X, par exemple, demande 16$ pour être expédiée en France. Ce qui fait un total de 115.99$ et donc 98€ HT. Le paiement est possible via Paypal.
Mangmi Pocket Max : la console Snapdragon 865 dispo à 199$ © MiniMachines.net. 2025

J’adore Calibre et Calibre 9 ne change pas réellement mon appréciation pour ce logiciel que je continuerai de soutenir. Mais il faut bien avouer que les choix faits par son développeur m’étonnent ces derniers temps.
Dernière évolution en date, la proposition d’une vue « étagères de bibliothèque » pour sa collection de livres numériques. C’est une idée étrange qui revient régulièrement chez des développeurs en mal d’imagination. Ou dans la tête de Mark Zuckerberg pendant sa période « Métavers ». Dire que c’est simplement nul est un peu exagéré. Mais ce n’est pas bien efficace. Cette idée d’un skeuomorphisme numérique peut être amusante2, mais vouloir faire ressembler un outil informatique à un objet réel est rarement la meilleure voie à suivre.
Quand Zuckerberg décide de créer un métavers où on pourrait remplir un caddie virtuel avec des boites de céréales virtuelles en se baladant virtuellement dans les rayons tout aussi virtuels d’un supermarché de pixels, on comprend assez vite qu’il n’a jamais pris deux heures de sa vie pour faire vraiment les courses. Qu’il voit ça comme un jeu rigolo. Mais pour toute personne qui fait vraiment ses emplettes en ligne, passer par un caddie virtuel avec un casque sur la tronche en agitant les bras pour attraper des boites en 3D pendant deux heures. C’est complètement con. Gérer un simple listing pré-réempli lui fera gagner 90% du temps demandé par de vraies courses. Et comme ce n’est pas passionnant de faire ses courses, c’est exactement ce que tout le monde recherche.

C’est pareil pour Calibre 9.0 qui propose – en option – de transformer son listing habituel de livres classés de manière fort efficace par auteurs, éditeurs, titres, etc en un rayon virtuel de livres aux couvertures plus ou moins lisibles et générées à la volée. C’est absolument tout sauf efficace et donc, il me semble, totalement inutile. Cela s’active et se désactive via le bouton « Mise en page » en bas à droite de l’écran.

Heureusement, ce n’est pas le seul atout de Calibre 9.0 qui hérite d’un nouveau lecteur de documents interne. Celui-ci permet de mieux naviguer dans les œuvres, offre une plus grande fluidité et permet une édition simple des fichiers compatibles. Différentes autres améliorations sont disponibles avec de nouveaux formats de fichiers pris en charge, notamment pour les Mangas. Les nouveaux firmwares des liseuses Kobo sont également désormais reconnus.

L’option IA est toujours présente dans le logiciel même si on ne comprend pas trop ce qu’elle fait là. Totalement optionnelle, elle offre des fonctions de mise en relation avec le LLM de son choix, en local ou en externe via une clé API et, parfois, un abonnement payant. Je ne comprends toujours pas le pourquoi de cette intégration qui ne produira, au mieux, qu’un résumé médiocre et souvent erroné d’un bouquin.
Je sais que l’intégration de l’IA a conduit certains lecteurs à désinstaller le logiciel, ils n’y voyaient logiquement aucune plus value et l’approche de cette IA a été un véritable repoussoir. C’est à mon sens la même chose que cette visualisation en format bibliothèque. Une option tout à fait inutile qui ne satisfera que ceux qui utilisent le logiciel pour le plaisir de gérer leur bibliothèque et pas ceux qui l’aiment parce qu’il leur permet tout simplement de lire. Comme si les développeurs cherchaient l’option à rajouter à un logiciel déjà parfait pour justifier leur propre existence.
Comme pour ses courses en supermarché, ce que l’on demande à ce type d’outil, c’est de nous faire gagner du temps. Du temps de lecture dans le cas présent. Pas de nous faire passer du temps dans ses rayons. Je donne chaque année quelques euros à Calibre parce qu’il me débarrasse justement d’une interface chronophage et non pas l’inverse.
Calibre est disponible au téléchargement
Calibre 9.0 ajoute une vue bibliothèque qui ne va faire plaisir qu’à Mark © MiniMachines.net. 2025


Ce KVM Ugreen est la solution parfaite pour un duo de PC de bureau. Il propose de connecter clavier et souris USB mais également un éventuel stockage et même une imprimante ou un scanner à deux machines distinctes et d’afficher le contenu de ces machines sur un duo d’écrans. Plein d’usages sont possibles qui vont du pilotage d’un serveur sur MiniPC et d’un PC classique en MiniTour. De deux PC classiques pour des tâches lourdes. D’un PC de jeu et d’un autre dédié au travail…

Parfait pour une personne qui emploie par exemple un PC classique au format tour et un MiniPC en parallèle. Ce modèle propose deux connecteurs DisplayPort capables de prendre en charge des écrans 4K à 240 Hz pour 62.99€. Ce KVM Ugreen existe également dans une version HDMI aux fonctions identiques pour le même tarif.
Bon Flan : le switch KVM Ugreen double écran à 62.99€ 🍮 © MiniMachines.net. 2025

Encore une mauvaise nouvelle qui ne fait que refléter l’état du marché actuel de la mémoire vive. Un marché qui continue de provoquer des remous dans l’industrie PC. Les solutions Raspberry Pi repartent à la hausse après une première augmentation en décembre dernier.
Le prix de décembre aura donc tenu deux mois presque jour pour jour. Début décembre, les solutions de développement étaient réévaluées pour refléter les premières augmentations de mémoire vive. Pour ce début février, une seconde étape est franchie.
Encore une fois, les cartes Raspberry Pi sont d’excellents premiers témoins des évolutions du marché. Comme un signe avant-coureur avant un séisme pas encore ressenti. Ces volées de petits oiseaux qui partent en nuées dans le ciel alors qu’on n’a toujours pas vu d’incendie. Les cartes Raspberry Pi sont des systèmes simples. Réduits au minimum de composants. À l’os de ce que l’on peut exiger d’un système. C’est donc le premier élément à subir une hausse de tarif, sans pouvoir jouer sur la marge ou les autres composants pour tenter de faire tampon.
Ce que je veux souligner par là, c’est que ces hausses qui se suivent à intervalles réguliers pour ces cartes spécifiques devraient également se faire ressentir pour le reste du marché. Peut-être plus tard, peut-être moins fortement, mais des secousses secondaires seront bien présentes.

La hausse résumée par Raspberry Pi
Sur les cartes Raspberry Pi, les raisons de la hausse des prix se définissent par la flambée des modules de mémoire. Les solutions 1 Go ne changent pas de tarifs mais suivant les capacités des modules embarqués ensuite, l’impact est significatif. 10$ de hausse pour 2 Go, 15$ pour 4 Go, 30$ pour 8 Go et jusqu’à 60$ d’augmentation pour la carte Raspberry Pi 5 en 16 Go. Il faut, par ailleurs, considérer qu’il s’agit sur les RPi de mémoire LPDDR4 qui a été moins impactée par la hausse que la LPDDR5.
La flambée est assez rude et se résume ainsi.
| Cartes | Prix de lancement | Déc. 2025 | Fév. 2026 | Hausse |
|---|---|---|---|---|
| Raspberry Pi 5 (16 Go) | 120 $ / 110 € | 145 $ / 133 € | 205 $ / 189 € | +71 % |
| Raspberry Pi 5 (8 Go) | 80 $ / 74 € | 95 $ / 87 € | 125 $ / 115 € | +64 % |
| Raspberry Pi 5 (4 Go) | 60 $ / 55 € | 70 $ / 64 € | 85 $ / 78 € | +42 % |
| Raspberry Pi 5 (2 Go) | 50 $ / 46 € | 55 $ / 51 € | 65 $ / 60 € | +30 % |
| Raspberry Pi 5 (1 Go) | 45 $ / 41 € | 45 $ / 41 € | 45 $ / 41 € | 0 % |
| Raspberry Pi 4 (8 Go) | 75 $ / 69 € | 85 $ / 78 € | 115 $ / 106 € | +53 % |
| Raspberry Pi 4 (4 Go) | 55 $ / 51 € | 60 $ / 55 € | 75 $ / 69 € | +36 % |
| Raspberry Pi 4 (2 Go) | 45 $ / 41 € | 45 $ / 41 € | 55 $ / 51 € | +22 % |
| Raspberry Pi 4 (1 Go) | 35 $ / 32 € | 35 $ / 32 € | 35 $ / 32 € | 0 % |
| Raspberry Pi 500 (16 Go) | 180 $ / 166 € | 180 $ / 166 € | 259 $ / 238 € | +44 % |
| Raspberry Pi 500 (8 Go) | 90 $ / 83 € | 99 $ / 91 € | 119 $ / 109 € | +32 % |
| Raspberry Pi 400 (4 Go) | 70 $ / 64 € | 59 $ / 54 € | 59 $ / 54 € | +19 % |
Ce tableau récapitulatif proposé par Brad de Liliputing résume assez bien la situation. Un Raspberry Pi 5 16 Go est passé de 120$ à son lancement à 205$ aujourd’hui. Soit une augmentation impressionnante de 71%. Les prix sont annoncés en dollars HT et la conversion en euros ne prend pas en compte les taxes. En France, on constate déjà que la carte est proposée à 216€. Soit le prix d’un MiniPC Intel N150 16/512 Go complet… en septembre.
Avec cette hausse, les cartes sont évidemment bien moins intéressantes. Si les versions 2 et 4 Go restent éventuellement abordables, les modèles supérieurs réclament d’avoir un projet précis à développer pour investir. On est franchement passé d’une solution de développement pour programmeurs et bricoleurs curieux à un produit commercial classique.
Nouvelle hausse des prix des Rasberry Pi liée à la RAM © MiniMachines.net. 2025

Suite à ce billet d’Octobre 2025 où j’expliquais que l’Europe allait avoir droit à des mises à jour étendues de Windows 10 et ce billet d’avril qui indique comment basculer vers Windows 11 avec Flyby11 pour un PC pas forcément jugé apte par Microsoft. Je reçois de nombreuses demandes au sujet des mises à jour de Windows 10 que Microsoft poursuit en Europe. Surtout de la part de personnes qui ont peur de l’option Flyby11 pour des raisons qui leurs sont propres.

Avant le passage de ConsumerESU
Il existe une solution alternative qui permet de pousser facilement les mises à jour étendues de Windows 10 sur son poste avec ou SANS compte Microsoft. Il s’agit d’un script baptisé ConsumerESU qui active les ESU (Extended Security Updates) en quelques manipulations simples. Testé par mes soins suite à de nombreux témoignages, la méthode est simple et a déjà fait ses preuves.

Première étape, on télécharge ConsumerESU sur Github. Sur la page, on clique sur <> code et on choisit l’option « Download ZIP ». Une fois le téléchargement terminé on extrait les fichiers dans un répertoire facile a retrouver.

Dans ce répertoire, on va simplement cliquer avec le bouton droit de la souris sur le fichier Consumer_ESU_Enrollment_run.cmd pour pouvoir choisir l’option « Exécuter en tant qu’administrateur« . Le programme se met alors en route en ligne de commande et lance la procédure.

Suivez l’activité à l’écran et… c’est tout. Au bout de quelques instants, cela dépend de plusieurs paramètres mais n’excède pas quelques dizaines de secondes au pire sur un vieux Celeron, la machine vous propose d’appuyer sur une lettre pour quitter la fenêtre. Vous n’avez plus qu’à lancer vos mises à jour pour vérifier que tout fonctionne.

Après le passage de ConsumerESU
Si vous rencontrez un échec ou que vous avez des erreurs, ce qui peut arriver dans de rares cas et notamment si vous n’avez pas fait les dernières mises à jour de Windows 10 avant leur arrêt, vous pouvez regarder la documentation sur Github. Mais pour avoir exécuté le script ConsumerESU sur une douzaine de machines jusqu’à aujourd’hui, je n’ai pas eu de problèmes.
Des mises à jour étendues de Windows 10 avec ConsumerESU © MiniMachines.net. 2025

La Shield TV est un OVNI sur le marché des solutions Android en général et des TV-Box en particulier. Non pas qu’elle propose quelque chose de matériellement exceptionnel aujourd’hui, mais parce qu’elle fête ses 10 ans.

Lancée en 2015 avant d’être mise à jour en 2017 puis en 2019, la Shield TV et un dinosaure égaré dans le cheptel actuel de solutions Android. La grande majorité des fabricants de TV-Box tire un trait sur la mise à jour de leurs produits dès que la production de ceux-ci a cessé. Avec Nvidia sur ce modèle, nous avons découvert qu’avec un peu de bonne volonté, et de moyens, il était possible de continuer à proposer des mises à jour efficaces dans la durée. Et, avec un rythme assez décousu, la TV-Box de la marque a été portée jusqu’en 2026 en restant toujours parfaitement exploitable. Je ne compte pas les tablettes, smartphones, TV-Box et autres appareils sortis ces dix dernières années et qui ont fini à la déchetterie parce que non mis à jour.
Reste que 10 ans, c’est beaucoup. Et pour une puce comme le Tegra X1 ou la version X1+ de 2019, cela fait trop pour ne pas voir un peu du vernis de la Box s’écailler. Des codecs et fonctionnalités sont apparus que Nvidia ne pouvait pas réellement anticiper. On parle de formats comme le AV1 par exemple, mais également de la lecture de certains formats HDR qui ne sont pas pris en charge et ne peuvent pas l’être. Même en ayant toute la bonne volonté du monde, le SoC Tegra n’est tout simplement pas câblé pour.
Dans un entretien avec Ars Technica, un responsable de l’ingénierie matérielle de Nvidia, annonce qu’il souhaiterait qu’une nouvelle Shield TV sorte un jour. Andrew Bell, c’est son nom, n’indique pas que cela va être le cas. Plutôt que ce serait bien que cela arrive. Un vœu pieu qui peut tout ou ne rien dire.
La seule chose dont je suis certain, c’est que le jour où Nvidia s’engagerait dans une voie de ce type, une clientèle très importante serait attentive à ce mouvement. Celle de tous les acheteurs de la TV-Box première du nom qui, depuis dix ans pour les plus anciens, sont satisfaits de leur Shield TV. Ce qui ferait une assez grosse base de clients et un coussin assez moelleux pour amortir un nouveau développement dans ce sens.
Évidemment, 2026 n’est pas la meilleure période pour lancer ce type de produit. Les consoles actuelles ont de 2 à 3 Go de mémoire vive et de 8 à 16 Go de stockage interne. Des composants qui sont en ce moment hors de prix. On imagine qu’une version plus moderne de la minimachine serait mieux équipée en mémoire et en stockage, ce qui aurait en ce moment un trop fort impact sur le tarif public.

Il est difficile de savoir si Andrew Bell a évoqué une nouvelle version de cette TV Box parce que son interviewer l’y a poussé ou parce qu’une actualité se dessine autour d’un tel projet. Le fait qu’il aimerait développer une nouvelle TV Box a pour autant beaucoup de sens. D’abord, parce que la nouvelle venue pourrait partager une puce ARM commune avec le monde PC. On sait qu’un SoC est en préparation sans qu’on ait beaucoup d’informations officielles pour le moment. Si un Nvidia N1 débarque sur PC, on peut imaginer qu’une version « TV-Box » serait un bon moyen de lancer le produit.
Ensuite parce que GeForce Now gagne en traction et qu’un nouveau produit comme une Shield TV pourrait parfaitement coller avec ce service. En plus d’apporter son lot de prises en charges techniques en termes de lecture vidéo et en services. Le succès des Steam Deck est impressionnant et on imagine que Nvidia pourrait porter la même philosophie avec son service GeForce Now dans les salons en proposant un large accès au catalogue de Steam via une distribution Linux et Proton.
Impossible de répondre à la question d’une nouvelle Box aujourd’hui donc, surtout pendant cette période trouble. Il faut juste garder en tête que beaucoup d’éléments semblent pouvoir converger vers ce type de projet.
Source : Ars Technica
Nvidia ne ferme pas la porte à une nouvelle Shield TV © MiniMachines.net. 2025

Proton 10 est disponible, pour être exact, c’est la version 10.0-4 qui vient de débarquer. Proton est la couche logicielle qui traduit les instructions de programmation des jeux sous Linux afin qu’ils puissent être interprétés par Linux. Développé par Valve sur la base des travaux de Wine, le code a offert au Steam Deck la possibilité de lancer des milliers de jeux Windows sous SteamOS.
Les travaux effectués sur Proton 10 et ses prédécesseurs ont évidemment débordé de la petite console de Valve et touchent aujourd’hui la quasi-totalité des PC sous Linux. De nombreux éléments sont mis à jour techniquement et pourront donc dialoguer avec de multiples configurations. On parle des composants SteamWorks SDK 1.63, de Wine Mono v10.4.1 et des versions VKD3D-Proton 3.0b et VKD3D 1.18. Tous ces éléments étant autant de traducteurs entre les jeux développés sous Windows et le système DirectX et le monde Linux.
C’est ce qui est amusant avec Windows aujourd’hui. DirectX a été forgé comme l’Anneau de Sauron. Un système pour unifier tous les univers du jeu PC et les rendre performant. Permettant aux différents éditeurs de profiter de toutes les ressources de Windows et de dialoguer plus facilement avec les composants proposés. Mais enfermant également ces mêmes éditeurs dans la main de Microsoft. Ce qui a été une force pour l’éditeur pendant de nombreuses années. Tout le temps où aucun constructeur n’a voulu prendre en main son destin sous Linux.

Parce que depuis que Valve est entré dans la course, avec le Steam Deck et SteamOS, tout a changé. Tel un Frodon motivé, épaulé par toute une communauté de développeurs, Valve s’est attelée à améliorer la compatibilité des jeux Windows sous Linux. En concentrant tout son pouvoir dans DirectX, Microsoft en a fait son talon d’Achille. Et l’arrivée d’un sortilège permettant de traduire cette unique langue qu’est DirectX offre le transfert de toute la force de Windows vers Linux.

Plusieurs corrections ont été mises à l’œuvre, la mise à jour détaille énormément de choses mais on retiendra notamment une solution aux écrans noirs ou vides lors du lancement de certains titres. Des corrections de nouveaux bugs portés par des mises à jour de jeux, moins d’alertes liées à des problèmes de composants graphiques et une meilleure gestion entre le passage du bureau vers les jeux à grands coups de Alt-Tab.
Autre mise à jour importante, le pilotage des applications d’éditeurs comme Ubisoft Connect est à nouveau fonctionnel. Cela reste un point faible de Proton, beaucoup de studios et d’éditeurs pensent toujours à Windows et uniquement à Windows pour leurs mises à jour. Sans s’inquiéter de l’impact de certains choix sur l’environnement Linux. Proton court donc après eux en permanence pour corriger ces bugs. Peut être que cela changera un jour.
Une nouvelle liste de jeux désormais totalement compatibles sous Proton 10 est également proposée :
Pour plus d’info sur Proton 10 : la note de version sous Github
Proton 10 pousse encore plus loin le jeu Windows sous Linux © MiniMachines.net. 2025

Il n’aura pas fallu attendre très longtemps pour que le GMKtec K13 débarque dans le magasin européen de la marque après son annonce en Asie. Ce MiniPC qui embarque une puce Intel Lunar Lake nous dévoile toutes ses caractéristiques.

GMKtec K13
Le GMKtec K13 profite, comme je vous l’expliquais dans un premier billet, du positionnement particulier de la puce Lunar Lake. En règle générale, les fabricants de MiniPC n’emploient que rarement des puces très récentes dans leurs productions. Préférant piocher dans le catalogue des processeurs un peu plus anciens, ce qui leur permet de tirer les prix vers le bas. Lunar Lake n’est pas si vieux chez Intel, la disponibilité date de septembre 2024. Mais sa durée de vie aura été assez courte. En cause le fait que son créateur soit obligé de tout fabriquer chez un fondeur concurrent, à savoir TSMC. Intel n’avait alors pas encore la maitrise de sa gravure 18A qui vient tout juste d’être exploitée avec Panther Lake. Résultat, la puce coute cher à produire pour Intel en plus de nourrir de quelques milliards de dollars un de ses concurrents. Lunar Lake est donc rapidement effacé des ambitions d’Intel et remplacé par Arrow Lake puis par Panther Lake pour ce début d’année 2026. Intel confirmera d’ailleurs que Lunar Lake restera la seule puce de leur gamme à embarquer de la mémoire intégrée.

Et c’est ce qui est intéressant ici. Si ces processeurs ont été jugés assez chers à produire, ils ont également été vendus à un prix élevé. En partie parce qu’Intel intégrait dedans de la mémoire vive, en partie parce qu’ils coutaient cher à Intel qui devait payer sa gravure à TSMC. Dès que Arrow Lake a été mis sur le marché en octobre 2024, énormément de machines portables ont basculé vers ces puces. Notamment parce que les marques retrouvaient avec elles la possibilité de faire jouer la concurrence sur la mémoire vive. En 2024 et sur plus de la moitié de 2025, la mémoire vive était fort peu chère et la concurrence entre les producteurs était rude. Pour un industriel, cette situation l’encourageait à faire jouer les diverses marques pour obtenir le meilleur tarif sur ce poste. La configuration spécifique de Lunar Lake l’en empêchait.
En 2026, la situation a considérablement changé. Il reste des puces Lunar Lake disponibles sur le marché et non seulement le prix de la mémoire vive a explosé mais le composant est quasi introuvable. Pour des grands constructeurs comme Lenovo, HP, Dell, Acer ou Asus, il est impensable de revenir à un marché de portables équipés de processeurs de 2024. Il faut impérativement proposer les derniers en date, à savoir Arrow Lake et Panther Lake. Mais pour GMKtec, les solutions Lunar Lake deviennent très intéressantes. Les processeurs ont en général un prix beaucoup plus stable que la mémoire vive et c’est donc une solution alternative attrayante pour construire un MiniPC.

C’est donc d’abord un choix de processeur avec Core Ultra 7 256V qui embarque 16 Go de LPDDR5x-8533 en double canal directement sur son SoC. Cette puce qui fonctionne dans un TDP de base de 17 W et un Turbo limité à 37 W développe au total 8 cœurs. 4 cœurs P rapides et 4 cœurs LP-E plus économes en énergie. Il embarque également un circuit graphique intel Arc 140V avec 8 cœurs Intel Xe2 capable de grimper à 1.95 GHz. L’ensemble assure d’excellentes performances compte tenu de sa faible dépense d’énergie. La proposition d’Intel d’associer à l’ensemble un NPU maison développant 47 TOPS complète bien l’ensemble et fait de ce processeur une excellente solution pour qui est à la recherche d’un bon ratio puissance/consommation.
Pour fonctionner avec ce processeur dans le GMKtec K13 on retrouve un double slot M.2 2280 qui permettra de modifier son stockage. Un premier port offrira une laisison PCIe 4.0 x4 et le second un PCIe 4.0 x2. Un port M.2 permettra en outre de modifier la solution sans fil MediaTek RZ616 qui propose du Wi-Fi6E et Bluetooth 5.2 en cas de besoin.

L’autre choix assez étonnant du constructeur est celui du boitier. Beaucoup de MiniPC proposent des formats dans lesquels les arêtes des côtés sont quasi identiques en largeur et en profondeur. Le NucBox K13 est différent. Avec 18.6 cm de large pour 8.8 cm de profondeur et 3.66 cm d’épaisseur, il propose une approche originale de sa dissipation. Des ouïes d’aération sont disposées sur les faces avant et arrière de l’engin et l’air frais est aspiré par le dessous de la machine avant d’être déplacé sur des ailettes situées sur le côté droit du boitier. Un dispositif assez massif de dissipation dans lequel sont noyés deux caloducs semble même assez excessif pour un engin dont le processeur n’excédera pas 37 watts de TDP3. GMKtec indique que le MiniPC ne dépassera pas les 38 dB en fonctionnement.

La connectique du GMKtec K13 est assez classique avec en façade un double port USB 3.2 Gen2 Type-A et un jack audio combo 3.5 mm en plus du bouton de démarrage. Cette vue de profil montre également que le capot de l’engin n’est pas fermé pour permettre une dissipation passive de la chaleur.

À l’arrière on retrouve un Jack d’alimentation, deux ports USB4 avec Power Delivery 3.0 100W et DisplayPort 1.4, une sortie HDMI 2.1, un USB 2.0 Type-A égaré et un Ethernet 5 Gigabit piloté par un circuit RTL8126. Un antivol type Kensington Lock est visible en plus de la petite ouïe d’aération mentionnée plus haut. Le GMKtec K13 pourra donc piloter pas moins de trois écrans en parallèle.
Question tarif, le GMK K13 est proposé à 609€ en version 16/512 Go et 659.99€ pour le modèle en 1 To de stockage avec un Windows 11 préinstallé. Le stock est situé en Europe. Pour son lancement, le MiniPC est fourni avec une souris verticale Bluetooth en cadeau.
| GMKtec NucBox K13 : Core Ultra 7 256V – 16 Go / 512 Go/1 To – Windows 11 | ||
| + conception originale + distribution certifiée + évolution stockage possible + performance et pérennité d’usage + connectique USB4/Ethernet 5 Gigabit + compatibilité logicielle poussée + livré prêt à l’emploi sous W11 |
– garantie 1 an |
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GMKtec K13 : le MiniPC Core Ultra 7 256V est disponible © MiniMachines.net. 2025