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HTX Studio ou pourquoi la télé ne parle plus de hardware

J’ai vu passer hier la vidéo ci-dessus. Un sujet de 26 minutes qui montre toutes les facettes du téléphone pliant d’Apple. Réalisée par le HTX Studio de la chaîne YouTube homonyme, cette vidéo explique en détail pourquoi la télé est perdue aujourd’hui face aux chaînes en ligne.

Derrière le "présentateur" de HTX Studio, toute une équipe est au travail

Derrière le « présentateur » de HTX Studio, toute une équipe est au travail.

Alors que je vois de plus en plus d’AI Slop à la télé pour des sujets variés, les chaînes YouTube comme HTX Studio proposent des clips vidéo absolument délirants comme celui-ci. Je ne suis toujours pas intéressé par les smartphones, mais ce que j’ai pu voir pendant les 26 minutes de ce clip m’a littéralement laissé bouche bée. 

C’est bien construit, bien filmé, rehaussé d’éléments 3D intelligemment intégrés pour servir le sujet. Tout est parfait dans cette vidéo avec une débauche de moyens qu’on ne soupçonnerait pas pour une chaîne de ce type. Cela fait un moment que les vidéastes en ligne proposent un contenu haut de gamme avec différents acteurs de très haut niveau. Mais on est désormais face à des professionnels qui ramènent la télé et ses pourtant assez gros budgets à une vaste blague.

HTX Studio n'a pas le droit d'ouvrir l'iPhone Duo, elle réalise donc un CT-Scan de l'appareil et remodélise en 3D l'ensemble des éléments pour expliquer comment la charnière fonctionne...

HTX Studio n’a pas le droit d’ouvrir l’iPhone Duo, elle réalise donc un CT-Scan de l’appareil et remodélise en 3D l’ensemble des éléments pour expliquer comment la charnière fonctionne…

Entre le temps alloué au sujet qui dépasse rarement les quelques minutes et une présentation qui ne peut pas aller au-delà des éléments de base, la télé est désormais totalement dépassée. Si vous examinez la vidéo de HTX Studio ci-dessus, vous verrez l’emploi de technologies d’analyse normalement accessibles à des industriels : On peut ainsi voir des examens de surface au micron, des tests d’ouverture et de fermeture de l’écran répétés par des robots testeurs ou un CT Scan de l’objet pour générer une imagerie 3D complète des composants. Et le tout n’a pas pour but de produire un effet « bling bling » mais sert totalement le sujet.

En 2023, TF1 produisait des effets 3D "saisissants"

En 2023, TF1 produisait des effets 3D « saisissants »

Je me souviens de ce reportage de TF1 en 2023 au sujet de la montée des eaux et de son impact sur notre littoral. Avec une imagerie 3D d’un autre niveau.

Je me souviens également d’autres clips météo parlant de la montée des eaux et de son impact sur le paysage de la rue comme celui-ci dessus sur The Weather Channel. Et surtout je me souviens de la manière dont la télé s’autocongratulait et se félicite encore à propos de ces « prouesses » technologiques d’immersion 3D… et je vois l’écart qui s’est creusé aujourd’hui.

HTX Studio et les autres, une toute nouvelle génération de vidéastes

Je ne connais pas les moyens de financement d’HTX Studio, mais désormais la production d’une chaîne YouTube de ce type est littéralement à des années-lumière de celle de la télé. Tout y est supérieur : la qualité des explications, le sérieux de l’analyse et la réalisation qui mélange ici avec brio les différentes techniques disponibles pour produire une vidéo brillante et informative de bout en bout.

La jeune génération de vidéastes en ligne n’essaye plus de ressembler à la télé, c’est la télé qui devrait s’en inspirer. Et si je prends l’exemple de HTX Studio, ce n’est clairement pas la seule chaîne à produire aujourd’hui des contenus d’une aussi grande qualité. C’est vraiment ce qui fait la différence désormais, on peut picorer des sujets précis, parfois ultra niche, mais qui proposent une qualité d’information et de réalisation immensément supérieure à ce que nous proposent les médias classiques.

Un copain me montrait hier la première vidéo de la chaîne « Worked in theory » sur la réalisation d’un microhélicoptère réalisé par l’auteur. Tout est documenté avec soin, si la technique embarquée est évidemment inférieure, les images sont belles et lisibles. Le message passe bien, la réalisation est exemplaire et le sujet parfaitement maîtrisé.

Ma question est donc la suivante : qui, parmi les jeunes générations qui vont être biberonnées à ce type de contenu, va encore s’intéresser à ce que propose la télé dans les années à venir ? Ma réponse est assez simple. Pas grand monde. Surtout si pour faire « des économies » cette télé se met à déléguer à des IA génératives son travail illustratif.

HTX Studio ou pourquoi la télé ne parle plus de hardware © MiniMachines.net. 2026

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Le Slurptop : un cyberdeck de chantier très original

L’histoire du Slurptop est racontée par son créateur sur une page très documentée, mais il reste intéressant d’en rapporter les grandes lignes. Et la base de toute la réflexion qui amène à construire ce cyberdeck de cette manière est assez éclairante pour la souligner.

Pour commencer, le Slurtop n’est pas le premier engin construit par « SlurpBurgers », l’auteur anonyme qui se cache derrière cette création. Il a auparavant créé d’autres machines de ce genre. Des engins souvent construits de manière plus ou moins artisanale avec un équipement varié. Son précédent modèle était un « WriterDeck » réalisé autour d’un Raspberry Pi. Ce type d’engin pensé pour écrire « sans distraction » était déjà une grande réussite autant esthétique que technique. Il  semble avoir également construit un autre Cyberdeck sous Raspberry Pi, mais ce modèle n’est pas documenté.

Slurptop

Mais le Slurptop qui nous intéresse aujourd’hui va plus loin. Beaucoup plus loin. A commencer par le choix des composants. Comme l’auteur l’explique lui-même, a bien regarder le marché aujourd’hui, il est assez décourageant. D’un côté, le prix des MiniPC les plus accessibles autrefois, qui pourraient se transformer en donneurs d’organes pour un Cyberdeck, a largement évolué. Et il n’est pas très intéressant de dépenser des mois de travail pour fabriquer un portable qui sera piloté par un processeur trop entrée de gamme comme un N50 ou N100. Pas plus que par un Raspberry Pi au vu des tarifs demandés aujourd’hui. 

Le GMKtek M5 Ultra de base

Le GMKtek M5 Ultra de base

Le meilleur choix revient donc à chercher une base technique un peu plus pérenne et qui vaut le coup d’investir des mois de travail pour se fabriquer un portable solide. Ce choix a amené l’auteur à acheter un GMKtek M5 Ultra. Un MiniPC sous Ryzen 7 7730U qui mesure avec son châssis 13 cm de large pour 12.7 cm de profondeur et 5.2 cm d’épaisseur, mais dont la carte mère est évidemment plus compacte. Un MiniPC qui s’alimente en 19V / 3.42A en DC. Il est équipé de 64 Go de mémoire vive et d’un SSD au format M.2 de capacité inconnue. Un MiniPC pas trop cher en format Barebone mais qui nécessite une alimentation assez puissante.

L’auteur ne propose pas d’images de la partie inférieure de l’engin, mais on peut voir que l’extraction d’air chaud se fait sur l’arrière avec une prise d’air sur le côté. La carte mère a donc été positionnée de manière classique et, comme c’est le cas pour le MiniPC, je suppose qu’une ouverture a été pratiquée sur la partie inférieure du cyberdeck pour permettre d’aspirer facilement de l’air frais. Par ailleurs, l’auteur indique que le Slurptop embarque trois ventilateurs de 40 mm pour réguler la chaleur du système.

Et pour régler ce problème, la solution trouvée est de faire appel à une batterie d’outil électroportatif. Une batterie pas forcément très esthétique sur un portable classique avec son épaisseur importante mais qui participe ici au design « Cyberdek » du Slurptop. Il s’agit d’un modèle de la marque Kobalt en 24 volts dont le courant sera converti par une solution 300 W DC vers DC en 10 A. Le tout piloté par un peu d’électronique pour éviter de vider totalement la batterie et un système d’interrupteur digne d’une machine-outil stationnaire.

Outre le fait qu’il est possible de changer de batterie pour étendre l’autonomie de la machine, elle apporte toute l’énergie nécessaire au fonctionnement de l’engin tout en offrant également à l’ensemble un design original. Ce qui semble être une des préoccupations majeures du genre et de l’auteur. L’autonomie globale de l’engin est de 4 heures avec une batterie 4 ah, autonomie qui pourrait être poussée jusqu’à 5 heures en usage léger mais au détriment de la santé des cellules. Il existe sur le marché des batteries 8 heures de ce type qui pourraient permettre d’atteindre en théorie les 9 à 10 heures d’autonomie.

Il est bien entendu possible de passer d’une batterie à l’autre et de recharger la seconde pendant qu’on utilise la première. Malheureusement, le système n’est pas « hot-swap » et il faut éteindre l’engin pendant que l’on change de batterie.

Le Slurptop en détails

Équipé d’un écran de 14 pouces en 1920 x 1200, le Slurptop propose tout l’attirail nécessaire à une utilisation portable classique avec toutefois quelques nuances techniques. L’affichage est une solution portable avec une alimentation et une connexion en USB Type-C DisplayPort. Ce qui évite l’intégration d’un câble trop épais d’un côté et d’un second câble d’alimentation de l’autre.

On peut voir sur cette image la mise en place des éléments. En haut à droite, la carte mère du MiniPC débarrassée de sa coque et dont la connectique arrière est directement affleurante au dios du Slurptop. À gauche, les différents modules qui vont gérer l’énergie des composants depuis la batterie 20 v.

Le clavier est une solution sur mesure en 82 touches réalisée par l’auteur spécifiquement pour le projet. Il emploie des mécanismes Akko Penguin silent et il est éclaté en trois zones avec un jeu de touches ergonomique séparé en deux et le pavé numérique au milieu. L’ensemble est relié à un contrôleur sous SoC RP2040 pour dialoguer avec le PC.

Pour le pointeur de souris, un trackball sur mesure a été créé pour ne pas prendre trop de place. Il emploie le cœur d’un capteur de souris Corsair détourné pour ce nouvel usage. La boule est enfermée dans un châssis imprimé en 3D et retenue par des roulements à bille en céramique.

Le châssis tout entier est imprimé en 3D avec, pour l’anecdote, peu de marge disponible. L’imprimante employée pour le Slurptop propose une surface d’impression de 340 mm de côté pour un châssis qui mesure 336 mm de large. Pour renforcer la structure globale, des zones en surépaisseur sont dessinées sur la coque réalisée en PETG-CF. Un matériau enrichi en fibre de carbone réputé pour sa solidité et sa résistance. 

C’est aussi ce matériau qui a été choisi pour la poignée de transport et d’autres parties du design. Un PLA-CF noir, lui aussi enrichi à la fibre de carbone, est proposé pour certaines autres parties comme le tour de l’écran ou le tour du clavier. Toute la partie en jaune est réalisée en HT-PLA-GF et forme la structure globale du châssis et semble très intéressante à utiliser pour ce type de construction technique demandant de la robustesse.

Le résultat est assez impressionnant avec plein de petits détails techniques très intéressants. En vrac, on note par exemple un jeu de charnières qui n’est pas caché mais directement visible sur les côtés pour une construction plus facile.

Un petit espace à l’arrière qui permet de cacher un tablette graphique CP Pen et son stylet afin de pouvoir dessiner avec le Slurptop.

Trois interrupteurs employant des mécanismes à glissière sont également intégrés au châssis. Des petits détails anecdotiques mais qui donnent tout son charme au projet.

La poignée propose un petit écran OLED de contrôle qui permet de voir d’un coup d’oeil l’autonomie restante.

Le bouton d’alimentation de l’engin sous une petite protection en silicone propose également une ambiance de chantier.

Slurptop

Le Slurptop embarque une distribution CachyOS Linux pour fonctionner. Une distribution réputée pour sa réactivité qui rend la machine sous Ryzen 7 très exploitable.

Au final le résultat est assez extraordinaire, dans sa réalisation esthétique comme technique. Je comprends bien que ce n’est pas le produit que tout le monde amènera au bureau ou sur la plage pendant ses vacances. Mais si un réalisateur cherchait un ordinateur portable pour l’intégrer dans un film de science-fiction post-apocalyptique, il sera difficile de proposer quelque chose de plus réussi. Un grand bravo à l’auteur qui détaille tout cela sur son site tout en proposant de répondre à différentes questions sur Reddit.

Les fichiers STL employés pour l’impression ne sont pas partagés, probablement parce que ce type d’intégration est vraiment super spécifique. Peut-être que si suffisamment de monde les lui réclame, l’auteur en fera don à la communauté. A noter que si ce projet vous fait envie, je vous encourage à vous jeter à l’eau.

Ce type de projet très complexe n’est peut-être pas le premier défi à relever et, comme l’auteur, il peut être intéressant de démarrer en marchant dans les pas d’un autre. Il en existe des centaines a reprendre avec vos propres envies ou à copier en reprenant des modèles partagés et documentés. Par exemple le modèle de WriterDeck cité en début de billet se base sur une révision du projet Microjournal qui a été modifié. Et c’est une excellente école.

Le Slurptop : un cyberdeck de chantier très original © MiniMachines.net. 2026

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MindRove TypAir : un « air clavier » gestuel pour lunettes connectées

Le fonctionnement du TypAir de Mindrove rappellera sans doute des choses aux vieux propriétaires d’un assistant personnel type Palm. À leur sortie dans les années 90, ces appareils exigeaient que l’utilisateur apprenne un alphabet gestuel particulier pour interagir avec eux. On utilisait alors un stylet et on griffonnait des cursives bizarres sur une zone spécifique de l’écran pour que cela se transforme en lettres. C’était… fastidieux.

L'alphabet du TypAir que vous devrez apprendre

L’alphabet du TypAir que vous devrez apprendre

Dès la sortie des premiers smartphones et même avant avec les téléphones à clavier type Blackberry, les Palm utilisant cette méthode ont été balayés. On les a glissés dans un tiroir puis on les a oubliés. Aujourd’hui le même type de méthode de saisie revient avec le TypAir de MindRove. Un appareil que l’on glisse à moitié dans sa poche et qui ressort sur le côté pour pouvoir les manipuler. Leur usage est lié à des lunettes connectées qui proposent un affichage complet ou tête haute. On pianote sur sa hanche et on regarde… dans le vide.

La vidéo ci-dessus est aussi angoissante que malaisante. On y voit une jeune femme posée devant un rayon légumes dans un supermarché en train de demander à une IA quoi manger ce soir. Elle pianote sur son TypAir des instructions comme « Donne-moi la liste de courses » et son IA lui répond du tac au tac ce qu’il faut acheter.

Le TypAir avec la partie qui reste dans la popoche et l'autre qui est magnétisée à l'extérieur.

Le TypAir avec la partie qui reste dans la popoche et l’autre qui est magnétisée à l’extérieur. Ici le prototype est imprimé en 3D.

Alors pardon, mais tout cela est complètement con. Outre le fait que rester en arrêt devant un rayon de brocolis en pianotant frénétiquement sur le côté de son pantalon donne l’air d’être un accro au Fentanyl, il devient nécessaire de se balader avec deux appareils, de penser à les recharger et d’apprendre la syntaxe particulière de l’objet pour se libérer le cerveau d’une tâche aussi basique qu’un repas. Face à un beau brocoli frais, on se dit « ah ben si je faisais des brocolis ». On ne demande pas à une IA ce que l’on peut faire à manger. Surtout avec un appareil dont l’autonomie est limitée à 6 heures d’usage seulement. Si on ne peut déposer son cerveau que pendant 6 heures sur 24, le jeu n’en vaut pas la chandelle.

Le TypAir est tellement confortable

Le TypAir est tellement confortable

On pourra également répondre à un message très « facilement », si la batterie n’est pas vide et si on n’est pas assez dégourdi pour caler sa plante verte quelque part. Je ne sais pas comment on fait aujourd’hui pour parvenir à répondre à un message avec son smartphone sans lunettes connectées et TypAir. 

TypAir

Tout cela me semble tellement confortable. On peut s’allonger sur un banc pour demander la météo en ligne pour ne pas se faire mouiller pendant sa sieste… Je vous jure que l’humanité y gagne. Comme cela a l’air confortable par rapport au fait de tenir son smartphone en main… Quelle bonne idée d’avoir à penser à charger trois appareils au lieu d’un seul pour un usage identique.

Une ambiance à la The Office en permanence autour de vous

Une ambiance à la The Office en permanence autour de vous

Mais le plus débile dans tout cela, c’est que pour faire la liaison entre le TypAir et les lunettes connectées, qu’est-ce qu’il y a ? Hum ? Un smartphone. Un appareil avec un clavier virtuel qui ne demande pas d’apprendre un nouvel alphabet et qui va vous répondre sur un écran tout à fait lisible. Pas besoin de recharger un appareil supplémentaire, pas besoin de se balader avec un truc dont le poids n’est pas indiqué mais qui occupe de la place à l’intérieur et à l’extérieur de son pantalon. Le smartphone remplit exactement le même rôle, en moins lourd et encombrant.

Parce que le petit boîtier de Mindrove n’est qu’un accessoire Bluetooth qui joue le rôle de clavier, rien d’autre. Il a forcément besoin du smartphone pour dialoguer et communiquer avec l’extérieur. Et n’imaginez pas pouvoir faire exactement la même chose avec l’écran d’une montre connectée… 

Le TypAir n’existe pas

Proposé à 189$ US en précommande, les autres prix d’appel ne concernant que 25 unités au total, le TypAir n’existe pas. Seul un prototype est annoncé comme fonctionnel. On ne connait pas ses dimensions exactes et on n’a pas de date de livraison non plus. Et pour cause, le projet a besoin de gogos d’investisseurs pour se lancer sur le marché. Mais attention, comme tout investissement, il y a un risque de ne jamais se faire livrer quoi que ce soit… 

MindRove TypAir : un « air clavier » gestuel pour lunettes connectées © MiniMachines.net. 2026

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Pour Michael Dell, la mémoire restera en tension en 2027 et au delà

Sans grande surprise, Michael Dell patron de l’entreprise du même nom, numéro 3 mondial des vendeurs de PC derrière Lenovo et HP, annonce que la situation de la mémoire vive ne va pas aller mieux en 2027. Pire, il indique clairement que les tarifs élevés de ces composants pourraient durer bien au-delà. Projetant un retour à une situation plus normale pour 2029 ou 2030. Bien plus loin que ce qu’indiquait le PDG d’Acer il y a juste un mois.

Michael Dell a un carnet de commande gros comme ça

Michael Dell a un carnet de commande gros comme ça

Michael Dell n’est pas un devin, mais il a en main quelques éléments techniques pour appuyer ses dires. Je ne doute pas une seule seconde que, depuis quelques trimestres, un rapport détaillé de l’état du marché de la mémoire tombe dans sa boîte e-mail tous les matins. La puissance d’achat du groupe, son passé comme son implication sur le segment des serveurs est également un bon moyen de prendre la température actuelle du secteur.

Et les perspectives ne sont pas bonnes avec une augmentation des tensions d’approvisionnement sur la mémoire vive en 2027. En cause, toujours le même appétit monstrueux de l’IA et des Data Centers. Des centres de calcul qui achètent parfois préventivement tout ce qui est disponible sur le marché alors même qu’ils ne peuvent pas encore les héberger ou les alimenter faute d’infrastructure. Une concurrence tellement féroce que les différents compétiteurs de ce secteur pourraient accroitre leur pression sur le reste du segment grand public.

SK Hynix va investir 38 milliards de dollars dans deux nouvelles usines de mémoire vive.

SK Hynix va investir 38 milliards de dollars dans deux nouvelles usines de mémoire vive.

Michael Dell : 95 milliards de dollars dans le carnet de commande de la marque

Le patron de Dell précise que son propre groupe doit déjà livrer pour 95 milliards de dollars de matériel pour les centres de données IA alors que l’année 2026 n’est pas terminée. Les besoins de ces centres de données explosent avec une demande toujours accrue de mémoire HBM et de DDR pour l’accompagner. Cela pousse certes les fabricants de mémoire à augmenter leur cadence de production et à construire de nouveaux centres de production.

Mais, comme je vous l’expliquais précédemment, toute la volonté de ces fabricants se heurte à la problématique d’une industrie qui ne se déploie pas d’un claquement de doigt. Établir, construire, alimenter, équiper, former et opérer une usine capable de proposer de la mémoire vive prend des années. Même en mettant les bouchées doubles, la réponse du segment et la demande pourraient ne pas se rencontrer avant 2029 ou 2030.

On l’a vu récemment, l’industrie PC cherche différentes pistes techniques pour tenter de survivre. Certains constructeurs n’hésitent plus à lancer sur le marché des machines avec 4 Go de mémoire vive seulement sous Windows 11. Microsoft essaie d’optimiser son système d’exploitation pour qu’il soit moins gourmand. Le marché n’a aucune vraie solution pour compenser le fait que l’IA absorbe tout ce qu’elle peut. Les expéditions de PC ont donc logiquement baissé de manière abrupte ces derniers trimestres.

Un data center d'Amazon

Un data center d’Amazon, les voitures donnent l’échelle.

Pour Dell comme pour les autres acteurs de ce calibre, la situation du marché grand public est évidemment problématique, mais elle est compensée par la manne que représente le secteur des centres de données. Pour certains constructeurs, cela va être plus compliqué. Des marques ne pourront pas tenir dans les conditions actuelles jusqu’en 2028 ou 2029. D’autres impacts sur des segments secondaires vont se faire sentir avec une baisse de commandes de composants accessoires qui vont mener à une hausse des prix.

Tant que les acteurs de l’IA peuvent acheter à n’importe quel tarif des composants sans avoir à rendre des comptes puisque ces entreprises perdent des fortunes colossales chaque trimestre, le marché PC qui se bat avec un produit qui doit être compétitif, ne pourra pas suivre.

Le patron du groupe Dell n’est pas avare de détails sur son marché. Indiquant que son carnet de commande concerne des racks et des racks de serveurs IA pesant chacun plus de 1.36 tonne et consommant plus d’énergie qu’une centaine de maisons américaines. Tout cela, les différents clients du marché de l’IA arrivaient tant bien que mal à y faire face. Mais désormais Michael Dell anticipe un véritable goulot d’étranglement pour l’année prochaine sur la mémoire. Parce que, même en payant les composants à prix d’or, l’offre ne suit pas la demande des clients IA. Demande qui devrait s’accroitre encore et encore.

Reste une donnée qui n’est pas dans le logiciel de Michael Dell. L’éventuel éclatement de la bulle IA avec des investisseurs qui ne veulent plus alimenter la machine en cash et se font rappeler à l’ordre d’une manière ou d’une autre. Pour Dell, qui table déjà sur près de 100 milliards de dollars liés à des commandes IA, ce scénario n’existe pas. Mais de plus en plus d’économistes semblent tirer le signal d’alarme. Expliquant par le menu le délire des estimations de rentabilité chiffrées par les différents acteurs. Et l’impossibilité d’un retour sur investissement possible.

On pourrait se dire qu’un éclatement de la bulle aurait des conséquences bénéfiques sur le marché du PC mais les rebondissements en cascade sur toute l’économie seraient sans doute encore pire pour tout le monde. Il faut donc s’attendre à une année 2027 au moins aussi sombre que 2026 et, peut-être, à une situation un peu moins orageuse en 2029 ou 2030.

Source : WSJ

Pour Michael Dell, la mémoire restera en tension en 2027 et au delà © MiniMachines.net. 2026

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Minisforum Elite Mini M2 Air : un Core 3 304 pour tous les usages familiaux

Le Minisforum Elite Mini M2 Air est une nouvelle minimachine assez intéressante si vous avez déjà sous la main quelques composants. Proposé à 279€ sans mémoire ni stockage, il sera parfait pour recycler de la mémoire SODIMM DDR5 et un  SSD M.2 2280 NVMe dans une solution très compacte et discrète.

Le Minisforum Elite Mini M2 Air embarque la puce de base de la gamme Wildcat Lake d’Intel. Un processeur Core 3 304 qui se formule avec 5 cœurs répartis en deux ensembles. Un Coeur rapide associé à quatre coeurs à basse consommation, un circuit graphique avec un cœur Xe et un petit NPU 15 TOPS. Pas une solution très haut de gamme donc mais un processeur qui offrira peu ou prou deux fois les compétences d’un Intel N150 « Twin Lake ». Une formule parfaite pour un usage classique familial avec un TDP de 15 watts qui reste « doux ».

Minisforum Elite Mini M2 Air

Le Minisforum Elite Mini M2 Air propose un trop rare lecteur de cartes MicroSDXC

La formule Wildcat Lake conserve de forts liens de parenté avec les puces de la gamme précédente et en particulier un fonctionnement en mémoire monocanal. Et ce n’est pas inintéressant car c’est moins problématique de n’utiliser qu’une seule barrette de mémoire vive pour cet engin plutôt que de sous-exploiter d’autres processeurs en les bridant en monocanal alors qu’ils sont plus performants avec deux composants mémoire. Pour peu que vous ayez sous la main une barrette de DDR5 SODIMM, vous pouvez donc construire un MiniPC efficace avec cette formule qui accepte désormais jusqu’à 64 Go de mémoire vive.

Le stockage du Minisforum Elite Mini M2 Air est confié à un classique port M.2 2280 NVMe PCIe 4.0 X4 qui acceptera tout type de SSD M.2 de ce type. Cela se traduit donc pas la possibilité de recycler des composants issus d’un ancien MiniPC ou d’un ordinateur portable tombé en panne et d’en faire facilement un nouveau poste pour un investissement minimal. Au vu des prix actuels des composants, si vous cherchez une formule pour construire un engin familial, un poste de domotique, un petit serveur ou autre, le Minisforum Elite Mini M2 Air propose une approche qui n’est pas inintéressante. 

Minisforum Elite Mini M2 Air

La formule technique est très pertinente avec un engin aux composants facilement accessibles. La plaque inférieure permet de glisser mémoire et stockage en retirant simplement quatre vis. Pensé pour être équipé rapidement, le MiniPC recevra ses composants et demandera l’installation du système de votre choix. Une formule Windows ou un Linux, les deux seront pilotés sans problème. La partie supérieure de l’engin, qui accueille le processeur et la ventilation, sera moins facilement accessible. Le système n’a pas besoin d’être spécifiquement ouvert de ce côté et se suffit à lui-même.

Minisforum Elite Mini M2 Air

Le constructeur a mis en place un système composé d’une ventilation active qui repousse de l’air frais au travers d’ailettes situées au-dessus de la connectique arrière. Un dissipateur métallique conduit la chaleur du processeur vers ces fines lamelles de métal pour faciliter son évacuation. La solution est très classique et a fait ses preuves. Deux scénarios de gestion de la ventilation sont annoncés, d’abord un mode silencieux qui bride la pûce à 15 watts et laisse la ventilation sous les 30 dB. Ce qui sera quasi inaudible dans une pièce classique si on ne colle pas son oreille près de l’engin.

Ensuite un mode « équilibré » qui atteindra les 32 ou 33 dB, ce qui reste là encore fort peu bruyant. Ce second scénario débridera le processeur jusqu’à 28 watts pour plus de performances en calcul. D’un scénario à l’autre, la puissance de la puce sera probablement suffisante pour des usages familiaux classiques, mais au vu des capacités des gammes Twin Lake précédentes, c’est un poste qui devrait combler les besoins de nombreux utilisateurs. En général sur ce type d’engin, le mode équilibré permet de proposer un vaste éventail de possibilités de calcul et d’usages.

Minisforum Elite Mini M2 Air

Un Minisforum Elite Mini M2 Air bien équipé

Le MiniPC propose une belle connectique avec des éléments assez rares sur un MiniPC comme ce lecteur de cartes MicroSDXC situé sur le côté gauche de la minimachine. En face avant on retrouve des classiques puisque l’engin combine un double port USB 3.2 Gen2 Type-A et un jack audio combo 3.5 mm en plus du bouton de démarrage illuminé d’une LED.

À l’arrière, sous les ailettes de ventilation, pas moins de quatre sorties vidéo avec un double port HDMI 2.0, un USB 3.2 Gen2 Type-C DisplayPort 1.4 et Power Delivery In de 65 watts et la présence d’un port USB4 souvent oublié sur ce type de machine entrée de gamme. Ce port au format Type-C fera circuler non seulement des données avec un débit rapide, mais également un signal DisplayPort 1.4 pour gérer un affichage supplémentaire. Également compatible Power Delivery, il pourra négocier 65 watts en entrée et 15 watts en sortie pour gérer des éléments externes.

L’alimentation de base est néanmoins confiée à un Jack 19 V classique, probablement pour ne pas augmenter le prix de la formule avec une alimentation externe au format USB. On retrouve par ailleurs un USB 2.0 Type-A pour piloter les périphériques de saisie classiques. Un Antivol type Kensington Lock est visible.

La partie réseau est confiée à trois éléments, d’abord un port M.2 2230 interne accueille un Intel AX211 qui propose Wi-Fi6 et Bluetooth 5.4 pour des débits sans fil rapides. Mais deux ports Ethernet 2.5 Gigabit séparés sont également proposés avec des puces Intel i226-V pour les piloter.

Le Minisforum Elite Mini M2 se présente donc comme une solution parfaite pour recycler des composants, son Core 3 304 sera suffisant pour des missions très variées allant du multimédia à la bureautique en passant par le surf et la création basique. Ce n’est pas un engin que l’on utilisera comme poste de travail principal pour faire de la retouche d’image ou du montage vidéo mais dans des usages classiques familiaux, il sera largement suffisant.

Depuis quelques années, les puces Intel entrée de gamme ont changé de braquet. Elles sont passées vers des solutions Alder Lake-N puis vers le Twin Lake qui embarquaient tous les deux uniquement des cœurs à très basse consommation. Des puces qui fournissent pourtant assez de réserve de puissance pour travailler, retoucher, programmer, monter des vidéos, faire de la mise en page, jouer léger, modéliser en 3D, imprimer en 3D, se transformer en serveur ou en PC parfait pour une chambre de collégien, lycéen ou étudiant. Ici la formule est la même puisqu’on retrouve ces quatre cœurs basse consommation.

Mais sur cette nouvelle génération Wildcat Lake, Intel a rajouté un cœur supplémentaire Performant issu de ses puces classiques, ce qui double la puissance des processeursprécédents. Le Core 3 304, bien qu’il soit l’entrée de gamme de la série, offre encore plus de performances et de puissance pour peu qu’il soit, et c’est important, accompagné de 16 Go de mémoire vive au minimum. Si vous avez une barrette de 16 Go de DDR5 SODIMM qui traine ou une machine équipée de ce type de mémoire qui donne de gros signes de fatigue, c’est donc une formule très intéressante pour les recycler.

Le MiniPC est livré avec un support VESA pour le fixer à l’arrière d’un écran ou sur le côté d’un meuble. Un bloc d’alimentation externe et un câble HDMI sont également dans la boite. Il mesure 11.2 cm de large comme de profondeur pour 3.71 cm d’épaisseur afin de se faire facilement oublier sur un bureau. À 279€ en version barebone, c’est un bon investissement à mon sens si vous avez des pièces à recycler.

La version « toute équipée » avec 16 Go de mémoire vive et 512 Go de stockage est beaucoup moins séduisante, mais c’est lié à la conjoncture des prix des composants du moment. Elle a l’avantage d’être prête à l’emploi avec un système Windows 11 préinstallé dessus, mais grimpe à 599€ ce qui est évidemment moins intéressant d’un point de vue tarif. Le Minisforum Elite Mini M2 est garanti 2 ans directement par le constructeur et la livraison est gratuite depuis l’entrepôt Européen de la marque.

Voir l’offre sur Minisforum France

 

Minisforum Elite Mini M2 Air : Core 3 304 Barebone
Mini-Score : B

Mini-Score : B

+ conception originale
+ distribution certifiée
+ larges évolutions techniques possibles
+ performance et pérennité d’usage
+ accès simple aux composants
+ connectique évoluée
+ compatibilité logicielle poussée
+ machine discrète et compacte

– support et SAV Europe
– nécessite l’installation de composants
– nécessite l’installation d’un système

Minisforum Elite Mini M2 Air : un Core 3 304 pour tous les usages familiaux © MiniMachines.net. 2026

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Mechrevo iMini P700 : un MiniPC sous Ryzen 7 H 255 et évolutif

Le Mechrevo iMini P700 est une solution assez classique dans son approche mais qui propose un format intéressant. Il embarque un processeur AMD Ryzen 7 H 255 aux performances assez redoutables pour de nombreux usages. Surtout il permettra une belle évolution technique.

Mechrevo iMini P700

Mechrevo iMini P700

Le Mechrevo iMini P700 est annoncé à 4399 yuans en Chine, soit environ 585 euros HT chez nous, pour une version avec 16 Go de mémoire vive DDR5 étalée sur deux ports SODIMM et pouvant évoluer jusqu’à 128 Go. Le stockage de 512 Go de ce modèle est également évolutif avec un double port M.2 2280 NVMe PCIe 4.0 pour une augmentation aisée de ses capacités.

La puce HawkPoint Ryzen 7 H255 est construite sous l’architecture AMD Zen4 avec 8 cœurs, 16 Threads et une fréquence oscillant de 3.8 à 4.9 GHz. Elle est surtout épaulée par un excellent petit processeur graphique Radeon 780M qui embarque 12 Compute Units RDNA3 proposant de très bonnes performances compte tenu des 45 watts de TDP que la solution consomme. La puce est refroidie à hauteur de 65 watts et devrait fournir assez de performances pour de nombreux usages allant de la création au jeu en passant par des usages classiques.

Le Ryzen 7 H255 en action sur un GMKteck K12, voir plus bas.

Le Ryzen 7 H255 est une solution assez particulière du marché puisqu’il est proposé uniquement aux fabricants chinois et non pas aux constructeurs occidentaux. La différence entre ce 255 et le H260 qui est proposé aux autres fabricants, c’est l’absence de NPU XDNA . Celui-ci est désactivé sur le 255 qui est donc vendu moins cher mais reste très performant. Pour toute personne ne cherchant pas un usage IA local de sa machine, cela en fait une excellente piste d’investissement.

La connectique proposée est plutôt bonne avec en façade trois ports USB 3.2 Type-A et  un USB4 en plus d’un jack audio combo 3.5 mm et d’un bouton d’alimentation rehaussé d’une LED.

Mechrevo iMini P700

A l’arrière, placée sous l’extraction d’air chaud, on retrouve deux ports Ethernet 2.5 Gigabit, un USB 3.2 Type-C avec DisplayPort et Power Delivery, un HDMI 2.1, un DisplayPort 1.4 et deux USB 2.0 Type-A. On ne connait pas les dimensions exactes de l’engin mais le Mechrevo iMini P700 occupe 0,97 litre et mesure 5.35 cm de haut. Il propose un Antivol type Kensington Lock sur le flanc droit.

Derniers détails, l’engin propose des LEDs RGB actives et une alimentation 120 watts externe. La marque revendique un niveau de bruit extraterrestre avec un départ  de mesure de l’engin allumé à 19.5 dB. Un chiffre à prendre avec des pincettes puisqu’il correspond à un niveau très inférieur à celui d’une pièce à vivre classique. Cela suppose donc une mesure de labo et un MiniPC qui n’émet absolument aucun bruit une fois allumé avec une ventilation active coupée et, peut-être, juste la mesure de l’environnement électrique de la pièce. Une mesure étrange puisque les concurrents tournent en général entre 28 et 40 dB avec parfois des châssis plus imposants.

Le Mechrevo iMini P700 garde sa distribution en Chine

Le prix est assez correct pour ce modèle au vu de l’état du marché. À un peu moins de 600€ HT en version 16/512 Go il n’en reste pas moins très éloigné d’un Minisforum UM880 Plus disponible à 599€ en mai 2025 avec 32 Go de mémoire vive et 1 To de stockage. Ce modèle ne proposait pas un Ryzen 7 H255 mais un Ryzen 7 8845HS, mais sur le papier, ces deux puces sont quasiment identiques. Le H255 étant juste un renommage de l’ancien modèle avec une baisse de fréquence turbo de 5.1 à 4.9 GHz.

Mechrevo n’est pas spécialement bien distribué en Europe et l’importation n’est pas forcément facile. Il ne faut donc pas attendre de le voir débarquer chez des exportateurs classiques, mais peut-être sur des boutiques plus ou moins éphémères sur AliExpress.

NucBox K12

NucBox K12

Si ce type de puce vous intéresse, je vous invite à découvrir ou redécouvrir le Aoostar MACO sous le même Ryzen 7 H255 qui est proposé en format Barebone à 309€ soit 279€. Une solution économique et performante SI vous avez déjà de la DDR5 et un stockage M.2 2280 NVMe PCIe. Ou le GMKtec K12 également disponible en Barebone à 329.99€ avec un équipement assez similaire.

Source : Notebookcheck

Mechrevo iMini P700 : un MiniPC sous Ryzen 7 H 255 et évolutif © MiniMachines.net. 2026

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HP OmniBook 3 : un portable 16 pouces avec 4 Go de mémoire

Le nouvel HP OmniBook 3 tout juste annoncé sous Windows 11 est un engin fort peu recommandable. Rien n’est adapté à l’exploitation du système d’exploitation embarqué. Il n’y a rien à sauver dans cette machine et ce n’est pas comme cela que le marché va retrouver des couleurs.

Les nouvelles déclinaisons de portables HP OmniBook 3 Laptop AI 16 portent bien mal leur nom. Certes, ces engins font 16″ de diagonale, mais elles n’ont pas vraiment de compétences particulières en IA, ne sont pas du tout Omni1 et sont proposées à un prix délirant au vu de leur équipement.

HP OmniBook 3

Le cœur de ces engins est un SoC Qualcomm Snapdragon C1-10-100, des puces entrée de gamme basées sur le SoC Kryo 670 de Qualcomm. Elles ont certes été annoncées en 2026 mais il s’agit en réalité d’une puce 8 cœurs composée de Cortex-A76 et Cortex-A55 que la marque a décommissionnées en 2021. Jugées incapables de fournir les besoins techniques de Windows 11 elles ont été remplacées par les Snapdragon 7c qui étaient eux-mêmes très limités d’un point de vue performances.

D’un point de vue calcul, le 7c est inférieur à un simple processeur entrée de gamme Intel N150 de presque 30% en multicoeur. Si vous ajoutez à cela les couches d’émulation logicielle pour que Windows 11 exécute un code développé en x86, le résultat est catastrophique. Pour un usage d’outils développé pour ARM, passe encore, mais pour toute autre chose ce sera redoutablement inefficace.

Et cela sans même évoquer la mémoire vive engorgée par les applications par défaut du constructeur sur cet HP OmniBook 3. Il s’agit donc ici d’une puce franchement trop faible pour proposer un comportement décent sous Windows 11. La solution propose bien un petit NPU Hexagon 12 TOPS qui sera très joli sur le papier, mais au vu des autres composants embarqués, on comprend rapidement qu’il sera inexploitable.

Car ce processeur est proposé ici avec 4 Go de mémoire vive seulement. De la mémoire LPDDR5-6400 soudée à la carte mère et donc non évolutive, qui ne permettra pas de gérer de multitâche efficace. Dans mon souvenir, un Samsung Galaxy Book Go avec un Snapdragon 7c et 8 Go de mémoire vive occupait 3.7 Go de RAM au démarrage. Soit entre 80 et 90% de la mémoire embarquée sur ce modèle.

Si un utilisateur habitué à piloter au moins deux programmes à la fois se saisit de cette machine, il sentira immédiatement un conflit d’usage entre ses habitudes et ce que propose l’engin. Avec 4 Go de mémoire vive seulement, passer d’un navigateur à un traitement de texte entrainera à coup sûr le recours à la récupération de données sur le stockage. Ce qui nous amène à un nouveau problème.

Cet HP OmniBook 3 propose 128 Go de stockage. Outre l’étroitesse de celui-ci et des débits qui ne seront pas au niveau d’une solution PCIe, il s’agit là encore d’un composant soudé à la carte mère. Ce qui pose un énorme souci à moyen terme puisque ce stockage UFS sera sursollicité par l’absence d’assez de mémoire vive. Le risque d’une usure rapide de ses cellules est important et la durée de vie de l’engin est donc limitée. 

HP OmniBook 3

L’écran est peut-être le seul point « correct » de l’offre, avec une solution 16 pouces en 1920 x 1200 pixels de type IPS avec 300 nits de luminosité. Il ne faudra pas s’attendre à un affichage de grande qualité puisque la couverture colorimétrique est de 62.5% de la norme sRGB, mais la dalle est au moins proposée avec un traitement antireflets.

La connectique est correcte avec des ports assez nombreux. On retrouve du HDMI 2.1, une paire d’USB 3.1 Type-A et deux USB 3.2 Gen2 Type-C avec DisplayPort 1.4 et Power Delivery 1.3 mais malheureusement situés du même côté, en plus d’un jack audio combo 3.5 mm. Un module Wi-Fi6E et Bluetooth 6.0 piloté par un modem Qualcomm Fastconnect C6700 permettra une connexion facile et stable aux réseaux. Une webcam avec œilleton de confidentialité sera également disponible pour de la vidéoconférence. Propsoant du FullHD, elle est accompagnée par une paire de micros et un système d’ajustement en temps réel du contraste et de la luminosité. Une paire d’enceitnes standard proposera un son stéréo à l’ensemble.

HP OmniBook 3

Le HP OmniBook 3 promet une autonomie de 20 heures, mais à quoi bon ?

L’accent est mis sur l’autonomie de la batterie 3 cellules 41 Whr et du chargement rapide proposé par le module 45 Watts GaN de la version US de ce modèle. En effet, la marque annonce jusqu’à 20 heures d’autonomie en lecture vidéo locale FullHD à 200 nits. La charge rapide permettrait de regonfler à 50% la batterie en « approximativement 45 minutes » d’après HP.

C’est très bien mais c’est également très trompeur. La puce graphique Adreno A643 de ce SoC Snapdragon est en effet parfaitement capable de décoder matériellement un signal vidéo FullHD avec très peu de ressources. Ce qui permet de proposer une énorme autonomie avec ce genre de tests. Mais dans la pratique, la puce sera totalement submergée de travail  avec une émulation x86 jugée décevante par son propre successeur.

L’autonomie sera en chute libre par le simple usage d’un programme non développé spécifiquement pour la plateforme ARM. Avec les composants entourant ce SoC, les travaux d’échange de données et la lenteur de traitement auront également un impact fort sur l’autonomie globalement proposée par l’engin. Il y a un monde pour cette puce entre décoder un signal vidéo et faire un simple travail de navigation.

Et, au bout du compte, quel intérêt ? Avoir 20 heures d’autonomie, pourquoi faire ? Si la moindre tâche demande deux fois plus de temps à s’exécuter ? Si basculer d’un programme à un autre vous demande de patienter plusieurs secondes pour que les éléments s’affichent à l’écran ? Ces délais se faisaient sentir dès la sortie de la boite de ce type d’engin comme le Samsung Galaxy Book Go sous Snapdragon 7c avec 8 Go de mémoire en 2023.

Imaginez la lenteur du PC avec un SoC moins rapide, deux fois moins de mémoire et quelques mois d’encrassement logiciel de la machine. Avoir 20 heures d’autonomie, c’est bien, mais si c’est pour faire deux fois moins de choses qu’avec un PC portable classique, quel intérêt ? Patienter devant son PC ? 

Le pire étant que le prix de l’engin n’est pas donné. Le HP OmniBook 3 Laptop AI 16 dans cette configuration 4/128 Go est proposé à 599.99$ HT aux US en version  argentée ou grise. Une version identique mais avec 256 Go de stockage en NVMe PCIE au format M.2 est vendue 699.99$ HT. Il n’ya a rien a sauver dans ces configurations.

Pour rappel, on trouve encore des portables Lenovo Thinkpad X13 G2 de seconde main en bon état avec 16 Go de mémoire vive, 250 Go de stockage évolutif et un processeur Core i5 de 11 gen à moins de 420€ en ligne. Beaucoup d’autres modèles, à partir de 149€, sont proposés avec au moins 8 Go de mémoire vive et 250 Go de stockage. Et la plupart d’entre eux, bien que vendus sous Windows, pourront éventuellement basculer sous Linux au besoin.

Une question me tourmente en ce moment, avec des produits comme cet HP OmniBook 3 vais-je devoir faire une rubrique mauvais plans ?

 

Une baisse historique des expeditions de PC : -20% sur un an

Source : Notebookcheck

HP OmniBook 3 : un portable 16 pouces avec 4 Go de mémoire © MiniMachines.net. 2026

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Micro Arcade : la plus petite bonne arcade du monde ?

Avec Micro Arcade, Juha Lilja aka apn201 propose une borne d’arcade minuscule pilotée par un kit de développement ATOMS3R de M5Stack. Une solution ESP32 arrimée à un tout petit écran de 0.85 pouces en 128 x 128 pixels. 

Le dispositif propose une connexion Wi-Fi mais n’a pas les ressources pour piloter des jeux, aussi la Micro Arcade fonctionne en réalité comme un terminal. Les anciens titres MS-DOS qui sont affichés dessus tournent en réalité sur un PC séparé et ne font que voyager vers le petit écran. Les jeux sont bien exécutés avec une latence minimale, mais la Micro Arcade ne permet pas réellement de jouer parfaitement faute de contrôles réels. 

Le module Atomstack de la Micro Arcade

Le dispositif choisi ne propose en tout et pour tout qu’un seul et unique bouton. Le ATOMS3R est parfait pour faire tourner des applications basiques l’une après l’autre en appuyant sur l’écran qui lui sert d’unique contrôle. On peut par exemple afficher des données météo, cliquer pour basculer sur une horloge puis cliquer encore sur l’affichage pour évoluer vers autre chose. Ce n’est évidemment pas suffisant pour jouer à un titre comme DOOM mais heureusement un petit capteur d’inclinaison est intégré et permet donc des déplacements.

Pour jouer, on poussera la petite borne vers l’avant pour avancer, vers l’arrière pour reculer, etc. Un clic fera feu, un double clic permettra d’autres actions, etc. Évidemment, appuyer sur l’écran pendant qu’on joue n’est pas l’idéal… C’est pour cela que les titres où on pilote un véhicule sont peut-être les plus adaptés à ce format.

Micro Arcade

Une Micro Arcade compatible avec des milliers de jeux.

28 jeux sont disponibles par défaut mais des centaines pourraient être ajoutés. Le problème vient des menus et des titres qui sont impossibles à lire sur un écran de cette taille. Pour les lancer, la Micro Arcade doit proposer une séquence de boot qui activera automatiquement pour chaque titre des éléments particuliers. En sélectionnant dans les menus le choix d’une nouvelle partie solo au démarrage. Le tout a été construit par un papa pour la maison de poupée de sa fille et, comme souvent, cela semble avoir un peu débordé… La page du projet ne dit pas qui est le plus heureux dans l’histoire, le père ou sa fille.

Pour plus d’infos, la page du projet sur Hackaday et la page Github

Micro Arcade : la plus petite bonne arcade du monde ? © MiniMachines.net. 2026

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Bluetooth LE HDT : une mise à jour audiophile pour 2027

Avec le Bluetooth LE HDT, les appareils sans fil permettront un transfert de données presque quatre fois plus important qu’actuellement en restant dans une très faible consommation d’énergie. Cela permettra, entre autres, un bien meilleur dialogue pour la gestion du son.

Quelle que soit la technologie et les codecs utilisés, la gestion du son en Bluetooth demande des sacrifices de qualité. Le débit disponible force à une compression des données et les circonvolutions techniques existantes chez les constructeurs forcent l’utilisateur à s’équiper de composants en dehors de la norme. Le Bluetooth LE HDT veut permettre à tous les appareils de pouvoir bénéficier d’une interopérabilité et d’un échange de données à haut débit sans passer par des technologies signées par Qualcomm ou Sony par exemple. 

Un prototype d'émetteur Bluetooth LE HDT

Un prototype d’émetteur Bluetooth LE HDT : ©AvWatch

Cet acronyme qui suit le premier pour Low Energy signifie donc High Data Throughput. Il indique une nouvelle avancée développée par le Bluetooth Special Interest Group qui gère la norme pour apporter au marché un nouveau standard de pilotage sonore haute définition qui n’accuserait plus aucune perte de son. Le débit accordé pour ce poste passerait ainsi des 2 Mb par seconde de débit maximum actuel à 7.5 Mb par seconde en Bluetooth LE HDT. Un changement de paradigme qui permettrait de faire transiter un signal de bien meilleure qualité.

Un nouveau codec HLC pour High-Resolution/Lossless Codec proposerait également une nouvelle approche. Avec la bande passante disponible, il pourrait proposer deux formats différents. Soit le transfert d’un format audio haute résolution, soit une gestion sans pertes de données. L’un ou l’autre étant de bien meilleure qualité que les formats actuels, même en regardant du côté de l’aptX ou du LDAC. Ce codec n’est pas encore standardisé mais devrait l’être d’ici l’année prochaine pour accompagner le nouveau format Bluetooth et délivrer des signaux allant jusqu’au 24 bits/96 kHz. La présentation du format a été faite lors d’une conférence au Japon reprise par le site AvWatch.

Le Bluetooth LE HDT facilitera l'usage de systèmes multipoint sans fil.

Le Bluetooth LE HDT facilitera l’usage de systèmes multipoint sans fil.

Le Bluetooth LE HDT sera interopérable mais pas compatible avec les appareils existants

Pour l’utilisateur, l’arrivée du Bluetooth LE HDT assurera une totale compatibilité entre les différents casques, enceintes, smartphones et autres appareils utilisant le Bluetooth pour communiquer du son. Il suffira de repérer la norme sur la boite de l’appareil. Et cela quelle que soit la marque embarquée. Actuellement, si votre source émet sans une norme mais que votre récepteur en exploite une autre, vous aurez beau posséder deux appareils haut de gamme capables de piloter un signal Bluetooth de qualité, le résultat ne dépassera pas l’entrée de gamme faute de dialogue. Un casque de la marque X peut très bien mal accepter une source issue d’un smartphone de la marque Y si les deux ne partagent pas le même protocole.

Avec le Bluetooth LE HDT, si les deux appareils collent à la norme en plus de leurs éventuels propres standards, le dialogue sera possible. La contrepartie évidente sera évidemment l’obligation de changer d’équipement. Un casque, même très haut de gamme aujourd’hui, ne sera pas compatible Bluetooth LE HDT demain. Et il faudra donc du temps pour que le public s’équipe de ces modèles d’émetteurs et de récepteurs. Le marché évoluera donc en douceur vers la nouvelle norme, une douceur d’autant plus lente à s’installer qu’il est probable que seuls les appareils les plus haut de gamme en bénéficient au début de la carrière de ce nouveau format.

La communication autour de cette norme pour le grand public devrait débuter en janvier prochain pour le CES 2027 avec l’apparition d’un logo et un début de mise en avant par les ténors du secteur. 

Un prototype d'émetteur Bluetooth LE HDT de salon

Un prototype d’émetteur Bluetooth LE HDT de salon ©AvWatch

La nouvelle de l’interopérabilité est évidemment excellente et l’idée de pouvoir mixer les appareils entre eux enlèvera une partie du casse-tête technique actuel lors de l’achat. Sur le poste de la gestion du son lui-même, il faudra veiller comme toujours à des technologies annexes. Celle du confort proposé par les appareils d’écoute, son autonomie, la qualité de leur restitution mais aussi les éléments techniques employés pour atténuer physiquement ou logiciellement le bruit qui entoure l’utilisateur.

Je le répète régulièrement, mais si l’écoute proposée ici est une avancée formidable pour une écoute en intérieur. Avec un son de la meilleure qualité possible grâce à un casque haut de gamme et un déploiement multipoint facilité pour un Home-Cinéma. Cet usage est vraiment plus difficile avec une même qualité sonore une fois à l’extérieur. Vous aurez beau avoir le meilleur casque du monde, le passage d’un camion, le coup de frein d’un métro ou le croisement d’un chantier de travaux publics ruinera à coup sûr votre concert ou votre film.

C’est un point important à prendre en compte lors de son achat. Dépenser une véritable fortune dans un casque a du sens si son usage est parfaitement contrôlé, mais rester plus prudent dans son investissement si on va l’utiliser essentiellement à l’extérieur est évident. Il ne faut pas perdre de vue que le format exige un changement de récepteur comme d’émetteur. En attendant que la technologie Bluetooth LE HDT se démocratise dans les années qui viennent, il vaut peut-être mieux rester juste attentif à son déploiement à l’ensemble du marché et non pas se précipiter vers les premières annonces qui seront, à coup sûr, un bon moyen de proposer surtout des produits très haut de gamme… et très chers.

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La batterie Ugreen NEXODE Pro 200W 25000 mAh à 60€

Vous avez aimé la Nexode 130W ? Moi oui. Aujourd’hui c’est la Nexode Pro 200W qui est en promo chez Ugreen à 60.80€. Une jolie nuance avec son prix originel de 79.99€ et comme vous êtes semble-t-il nombreux à être à la recherche d’une grosse batterie puissante pour recharger vos appareils en vadrouille…

Nexode Pro 200W

C’est dans les grandes lignes le même dispositif que la batterie que j’ai testée en 2025. On passe simplement de 20 000 mAh à 25 000 mAh. Et de 100 W de charge max sur un port à 140 W. Pourquoi s’appelle-t-elle NEXODE Pro 200 W alors ? Parce qu’en combinant deux sorties, elle propose jusqu’à deux fois 100 W au total. De quoi remettre d’aplomb deux smartphones vite fait bien fait. D’épauler un Steam Deck, d’alimenter un fer à souder pendant des heures ou de doubler l’autonomie d’un ordinateur ultraportable.

Ce joli bébé pèse 631 grammes pour 15.8 cm de haut sur 5.4 cm de large et 5 cm de profondeur. Il dispose d’un écran indiquant l’état de charge restant, la puissance déployée et l’état général de la batterie. Des fonctions avancées de charge lente sont proposées et la qualité globale de l’objet est excellente. La mienne, qui a déjà pas mal voyagé depuis la fin de l’année dernière, n’a pas une seule rayure ou de trace d’usure sur sa coque.

La UGREEN Nexode Pro 200W en promo

La batterie UGREEN Nexode Pro 200W est proposée à 75.99€ Chez Ugreen et tombe à 60.80€ avec le code promo LOVECOUPON20. C’est un excellent modèle pour tous ceux qui cherchent une belle autonomie. La batterie a évidemment les défauts d’un encombrement et d’un poids importants, mais au moins ils n’annoncent pas des capacités farfelues dans un encombrement impossible. Je ne regrette absolument pas la version 130W qui est vraiment une roue de secours parfaite pour une grosse journée de travail en extérieur. Elle m’a déjà sauvé plusieurs fois la mise.

Voir l’offre sur Ugreen France

La batterie Ugreen NEXODE Pro 200W 25000 mAh à 60€ © MiniMachines.net. 2026

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Xiaomi Smart Band 11 Active : le bracelet à moins de 40€

Zoé me demande quel bracelet / montre acheter pour son « grand ». Le Xiaomi Smart Band 11 Active pourrait correspondre à son besoin. Le cahier des charges est simple, depuis la rentrée son fils ne peut plus lire l’heure sur son smartphone puisque celui-ci n’a plus le droit de cité dans l’enceinte de son école. En maman attentive, Zoé demande donc un bracelet pas trop cher pour lire l’heure, suivre éventuellement ses activités sportives et ne pas avoir a le recharger tous les jours.

Smart Band 11 Active

Ah ! Et si possible que cela ne coûte pas « une fortune ». Cela semble bien coller avec le Smart Band 11 Active de Xiaomi qui propose pour moins de 40€ tout ce qu’elle recherche. Il propose évidemment les fonctions de base classiques comme l’heure, la gestion des alarmes, les notifications, un calendrier, la météo ou le contrôle de la musique jouée depuis un smartphone.

Smart Band 11 Active

Avec entre 8 et 21 jours d’autonomie suivant les usages et une recharge complète en moins de deux heures, le petit bracelet propose une gestion de plus de 50 sports différents avec prise en compte du nombre de pas, mesure du stress, surveillance cardiaque, de l’oxygène du sang ainsi qu’un suivi de règles et du sommeil. Le dispositif est simple avec une résistance à l’eau basique de 5 ATM pour aider à faire la vaisselle.

Smart Band 11 Active

Le boîtier rectangulaire en aluminium mesure 4.35 cm de haut pour 2.58 cm de large et 1.02 cm d’épaisseur. Il pèse, sans le bracelet donc, 18 grammes. L’écran TFT mesure 1.47 pouces avec 172 x 320 pixels, soit 247 ppp, caché sous un verre renforcé. Il communiquera avec un smartphone en Bluetooth 5.3 et proposera une application Mi Fitness pour dialoguer avec votre système. La recharge se fait via un câble magnétique livré mais sans chargeur dans la boîte.

Bref, un petit bracelet pas trop cher et complet pour tous les usages du quotidien avec en prime un écran bien défini, un rafraîchissement de 60 Hz une palette de plus de 100 cadrans pour s’adapter aux goûts de chacun.

Le Smart Band 11 Active est disponible au même tarif sur Amazon et chez Xiaomi France

Xiaomi Smart Band 11 Active : le bracelet à moins de 40€ © MiniMachines.net. 2026

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E Ink Kaleido 4 : la nouvelle encre numérique couleur

La nouvelle dalle E Ink Kaleido 4 est annoncée. Cette nouvelle génération d’encre numérique promet des couleurs plus vives, une luminosité plus importante et un contraste élevé en plus d’une performance technique générale accrue.

Kaleido 4

Les dalles Kaleido 4 promettent beaucoup avec, pour commencer, un spectre de couleur beaucoup plus large. E ink promet un doublement du gamut de la dalle par rapport à la génération précédente. Si le nombre de couleurs possible sera toujours inférieur à celui d’un écran à cristaux liquides classique, la finesse proposée par ce doublement devrait néanmoins se faire sentir.

Kaleido 4 promet une meilleure lisibilité

Elle est conjuguée avec un facteur de réflexion du blanc qui augmente de 15% et qui devrait améliorer la qualité de la « page » en lecture. Avec un blanc moins gris, le contraste serait amélioré de 50%. Ce qui devrait là encore proposer plus de confort au lecteur. E ink assure avoir poussé la performance et la réactivité de ses dalles avec de nouveaux algorithmes qui permettent désormais de proposer un rafraîchissement beaucoup plus rapide. On parle de lecture vidéo possible en 18 images par seconde. Évidemment pas suffisant pour regarder une vidéo, mais plus agréable pour des transitions de document ou le défilement d’une page en navigation internet.

Les fondamentaux techniques évoluent donc sur cette nouvelle dalle. Les différents éléments ont été améliorés avec un filtre coloré plus fin et un meilleur éclairage frontal.

Des liseuses / tablettes Android Hanvon MC10 sous Kaleido 4 dès 2027 ?

Des liseuses / tablettes Android Hanvon MC10 sous Kaleido 4 dès 2027 ?

Des liseuses signées Kobo, Bigme, Onyx et Nook sont attendues sous E Ink Kaleido 4 dès l’année prochaine. Hanvon devrait de son côté lancer une tablette M10C II pour faire suite au modèle actuel sous Kaleido 3 qui propose un stylet actif sous Android 14.

Trois liseuses et trois images différentes

Trois liseuses et trois images différentes

A noter que la présence d’une dalle Kaleido est généralement vue comme un élément indépendant du reste de la liseuse mais la qualité de celle-ci est très dépendante de son intégration par le fabricant. Suivant la « recette » choisie, une dalle de même technologie peut avoir un comportement totalement différent. On le voit ici avec ces trois liseuses sous Kaleido 3 qui ne proposent pas du tout la même image malgré des réglages identiques. La présence d’une dalle E ink spécifique est donc un point de départ à prendre en compte, mais les retours techniques doivent dépasser cette simple indication pour se concentrer sur le rendu réel de chaque modèle avant de faire un choix.

E Ink Kaleido 4 : la nouvelle encre numérique couleur © MiniMachines.net. 2026

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TOPC TXA2 : un autre MiniPC suréquipé sous Gorgon Halo Ryzen AI Max+ Pro 495

Le fait que le TOPC TXA2 soit issu d’une marque peu connue ne change rien à l’affaire. La présence d’un processeur haut de gamme chez AMD, une puce capable d’orienter jusqu’à 160 Go de mémoire vers son circuit graphique, rend l’engin excessivement onéreux.

TOPC TXA2

On retrouve ici un TOPC TXA2 proposé à 6399$ HT en version 192 Go de LPDDR5x-8533 avec 2 To de stockage et la facture s’alourdit à 6699$ HT en version 4 To. Des tarifs élevés qui forcent à faire confiance à un constructeur fort peu connu chez nous et qui ne garantit son MiniPC qu’une année. Ce qui est, au vu de l’investissement, un cap assez difficile à franchir. Le modèle est sans surprise celui de la plateforme AMD Ryzen AI Halo officialisée par AMD il y a quelques jours et pas mal éventée depuis quelques semaines.

Mais l’appareil a du potentiel, je ne sais pas dans quelle mesure c’est une création originale de la marque, mais ce châssis de 2,5 litres cache de petites surprises. Ainsi il est possible de glisser jusqu’à 4 ports M.2 2280 dans le boîtier. Deux sont en PCIe 4.0 x4 et les deux suivants en PCIe 4.0 x2. Un dispositif qui va permettre de stocker énormément de données en interne pour différents usages. 

La connectique est également très complète, la façade avant de 18 cm de large expose deux USB 3.2 Gen2 Type-A, un USB 3.2 Gen2 Type-A et un lecteur de cartes SDXC en plus du bouton de démarrage et d’un jack audio combo 3.5 mm. Un module interne non détaillé fournira un signal Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4.

La partie arrière du TOPC TXA2 dévoile un port Ethernet 10 Gigabit AQC113 et un second en Ethernet 2.5 Gigabit i226, quatre ports USB 3.2 Gen1 Type-A, une sortie HDMI 2.1 et un DisplayPort 2.1 en plus d’un second port USB4. L’engin pourra donc piloter quatre affichages en simultané. Le châssis de 18 cm de profondeur et 7.8 cm d’épaisseur est pensé pour être posé debout sur la tranche ou à plat avec une évacuation d’air chaud au-dessus de sa connectique. Je n’ai pas vu de port Antivol type Kensington Lock mais l’engin est assez encombrant et pèse 2.319 Kg.

Le TOPC TXA2 est mis en avant comme un engin dédié à l'IA mais aussi pour des usages créatifs ou ludiques plus classiques.

Le TOPC TXA2 est mis en avant comme un engin dédié à l’IA mais aussi pour des usages créatifs ou ludiques plus classiques.

Le TOPC TXA2 à l’aise dans énormément d’usages mais…

C’est typiquement le genre de modèle qui peut servir aussi bien de MiniPC de travail classique pour différentes tâches tout en étant capable de proposer le pilotage d’un IA locale. Mieux, avec sa double connectique réseau performante et son stockage interne de grande capacité, il peut se transformer en un outil réseau pour partager un LLM sur plusieurs postes. Reste à savoir si le dispositif de refroidissement mis en place est envisageable sur un bureau ou s’il faut vraiment déporter l’engin dans une autre pièce.

Le TOPC TXA2 propose en effet une ventilation assez conséquente qui assurera la dissipation de 140 Watts en usage de pointe et 120 Watts au long cours. Deux gros ventilateurs sont chargés d’évacuer la chaleur du processeur et deux autres sont placés également autour de la mémoire et des quatre unités de stockage pour les refroidir. On aura donc quatre ventilateurs et autant de sources de nuisance sonore à portée d’oreille. 

TOPC TXA2

Impossible de savoir si le châssis est réalisé en métal ou non, pas d’infos sur le bruit généré par l’ensemble, une garantie limitée d’une année seulement… Le MiniPC TOPC TXA2 à beau être moins cher que certains concurrents, il reste difficile d’investir dans un tel appareil. Avec 69$ de port en plus, cela nous fait un minimum de 6568 $ HT au départ de Chine. Soit, au cours du jour et après le change de Paypal qui est leur seul moyen de paiement, un investissement de plus de 6000€ HT et 7200 avec 20% de TVA… 

AMD met à jour sa plateforme Ryzen AI Halo sous Ryzen AI Max+ PRO 495

TOPC TXA2 : un autre MiniPC suréquipé sous Gorgon Halo Ryzen AI Max+ Pro 495 © MiniMachines.net. 2026

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Bon Plan : Jeu Agent A – Casse-tête d’espions offert sur EPIC

Vous incarnez l’Agent A, votre mission (si vous l’acceptez) est d’infiltrer la base secrète de Ruby La Rouge pour appréhender ou neutraliser la cible.

Découvrez un monde sophistiqué inspiré des années 60 et bourré de trucs rétrofuturistes, d’objets cachés, de gadgets et de casse-tête logiques. Mais attention… Ruby La Rouge est une espionne qui ne doit pas être prise à la légère ! Explorez un labyrinthe de casse-tête déroutants dans ce jeu décalé du chat et de la souris. Reste à savoir si vous jouez le chat… ou la souris !

Agent A dispo gratuitement sur Epic

PEGI 3 – Audio en anglais – Texte en français – Windows et MacOS

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Bon Plan : Jeu Bad Cheese offert sur EPIC

Incarnez une petite souris qui passe le week-end chez elle, accompagnée d’un père instable alors que maman est absente. Soyez sage pour que PAPA NE SE FÂCHE PAS.

Vous vivez tous ensemble. Vous, papa, maman, votre frère et les autres démons. Essayez de ne pas créer d’ennuis pour éviter de vous faire punir. Explorez la maison pour y trouver des friandises et des figurines un peu partout. C’est peut-être le seul côté amusant de cet endroit.

Bad Cheese dispo gratuitement sur Epic

PEGI 12 – Audio en anglais – Texte en Français – Windows

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OneXPlayer Super X Pro : la tablette à 8000$

C’est l’escalade. La tablette OneXPlayer Super X Pro est une solution PC très haut de gamme intégrée dans un format par essence très fragile. Le dispositif reprend un format tablette et l’équipe d’une débauche de moyens techniques.

OneXPlayer Super X Pro

On retrouve à son bord la dernière puce AMD orientée pour de l’IA locale. Le Ryzen AI Max+ PRO 495, la puce Gorgon Halo d’AMD qui propose de piloter jusqu’à 192 Go de mémoire vive LPDDR5x. Si on a du mal à comprendre réellement l’usage d’autant de mémoire vive dans un format tablette, il faut en plus le mettre en perspective d’un stockage atteignant pas moins de 4 To grâce à deux emplacements M.2 2280 en PCIe 4.0.

Au final la OneXPlayer Super X Pro ressemble plus à une station de travail qu’à une tablette avec un équipement pensé pour pouvoir faire tourner des IA locales aussi bien que des programmes exigeants ou du jeu. Difficile cependant de voir qui sera intéressé par un tel engin. Non pas parce qu’il est incompétent mais bien parce que le format n’est pas idéal.

Le côté tablette est pratique pour des déplacements, le fait que cette dalle tactile soit associée à un clavier magnétique permet également de profiter d’un format portable classique… Mais voilà, pour un engin de ce calibre et de ce prix, le dispositif ne permet pas de profiter de toutes les capacités du matériel embarqué. En limitant ses capacités de calcul pour ne pas dépasser un TDP de 75 watts, le format est un goulet d’étranglement technique. Un peu dommage au vu du prix de cette machine.

La OneXPlayer Super X Pro avec sa station de refroidissement liquide externe.

La OneXPlayer Super X Pro avec sa station de refroidissement liquide externe.

Pour retrouver son TDP maximal de 120 watts, il faut arrimer la tablette à un boîtier externe qui jouera le rôle de « radiateur » au sens propre. Ce boîtier baptisé « Frost Bay » offre une solution de dissipation externe en faisant circuler un liquide caloporteur de la tablette vers une solution d’échange thermique externe. C’est dans ces conditions seulement que le processeur pourra offrir toutes ses capacités. Un déploiement finalement plus complexe et moins pratique qu’un portable classique bien équipé associé à un MiniPC dédié à un usage d’IA. MiniPC que l’on pourra rendre accessible via une liaison réseau depuis n’importe où et qui pourra également être exploité par d’autres utilisateurs en local.

L’idée de déplacer un équipement aussi haut de gamme dans un format qui ne peut pas vraiment l’exploiter n’a pas vraiment de sens.

La OneXPlayer Super X Pro reste un gadget de luxe

La tablette est très complète, semble bien construite, offre une belle connectique et une dalle haut de gamme. Sa batterie offre plus de 8 heures de lecture vidéo en streaming – probablement beaucoup moins en usage lourd – et des éléments techniques comme l’ajout d’une solution de stockage MiniSSD Biwin sont intéressants. Mais c’est loin d’être une solution idéale pour un tel investissement.

La tablette a beau coûter 8000$, elle n’est garantie qu’une année et ne propose pas beaucoup plus d’usage qu’un PC portable classique associé à un MiniPC externe en mode bureau. A quoi bon utiliser cet engin avec de fortes contraintes pour son refroidissement en mobilité si on ne peut pas tirer pleinement parti de son équipement ?

Entre les 192 Go de mémoire qui ne serviront probablement à rien en déplacement et les 4 To pas vraiment utiles sur un format de ce genre, on ne voit pas vraiment de raison d’investir dans un format si fragile, irréparable et si peu garanti. Au-delà de son tarif, les chances de ne pas arriver à le rentabiliser sont trop importantes pour que ce soit un investissement raisonnable.

Sur le papier, l’engin peut faire rêver, mais il n’a rien de vraiment intéressant. Au mieux l’utilisateur l’emploiera en mode local, ce qui transforme son format plus en problème qu’en solution. Au pire, il l’embarquera en mode portable avec un format tablette qui sous-exploitera les 8000$ d’investissement. Cela n’a aucun sens.

Cette tablette OneXPlayer Super X Pro embarque un écran de 14 pouces OLED en 2880 x 1800 pixels capable d’atteindre les 120 HZ. Là encore du haut de gamme mais pas forcément une dalle très confortable pour travailler avec un agent IA. Le constructeur continue sur sa lancée technique, capitalisant sur un haut de gamme plus fantasmé qu’utile. Mais si son précédent modèle employait déjà les mêmes technologies avec un Ryzen AI Max+ 395, il avait été pensé au départ pour un usage ludique qui lui correspondait bien. Surtout, ses tarifs étaient alors fort différents. 

OneXPlayer Super X en dévcembre 2025

OneXPlayer Super X en dévcembre 2025

Le modèle de base de la tablette OneXPlayer Super X sous Ryzen 395 en 48 Go et 1 To était alors proposé à 1999$, le haut de gamme en 128 Go / 1 To était à 2699$.  C’était énorme en décembre 2025 mais cela avait au moins encore un peu de sens. Ces modèles n’existent plus. Le minimum aujourd’hui étant 128 Go de mémoire et 4 To de stockage à 4699$ pour la version sous Ryzen 395, la version 192 Go / 4 To est listée à 7999$… Sans le module de refroidissement externe qui permettra de l’utiliser au maximum de son potentiel. Pour l’obtenir, il faudra encore ajouter 90$ de plus. 

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Akasa Fermi CM5 : un châssis fanless pour Raspberry Pi CM5

Akasa présente le Fermi CM5, un boîtier en aluminium massif avec de grandes ailettes qui va permettre d’intégrer totalement passivement une solution construite autour d’un Raspberry Pi Compute Module 5 et de sa carte d’accueil. 

Akasa Fermi CM5

Avec une capacité de dissipation totalement passive de 10 watts, le Fermi 5 peut assurer le travail continu de la puce d’un CM5 dans un châssis pensé pour une intégration compatible avec une baie 1U 10″. Son format l’autorise également à être déployé de manière plus classique en se posant sur un bureau ou à s’accrocher directement sur un meuble ou un mur grâce aux supports livrés. Le boîtier mesure 18.55 cm de large pour 9.7 cm de profondeur et 4.44 cm d’épaisseur.

Akasa Fermi CM5

Le fonctionnement est classique, en l’absence de ventilation active, des blocs métalliques viennent coiffer les composants avec un pad thermique souple pour faire l’interface. Ces blocs d’aluminium sont directement en contact avec le boîtier et c’est ce dernier qui fera le travail d’échange avec l’air ambiant grâce à ses ailettes. Un travail de calcul thermique dont Akasa est devenu un spécialiste depuis de longues années.

Le Fermi CM5 est pensé pour des usages industriels

Pensé de A à Z pour le CM5, il permet d’accéder à toute son interface afin de piloter l’ensemble de ses capacités. On glissera sans problème un SSD M.2 NVMe dans le Fermi CM5 et il sera également dissipé par l’aluminium du châssis. Des ouvertures pour les interfaces CSI et DSI pour connecter une caméra ou un affichage sont visibles et, bien entendu, on pourra piloter les 40 broches disponibles en interne avec le passage d’une nappe. Une solution utile pour brancher un éventuel HAT à l’extérieur du boîtier.

La connectique de la carte d’accueil sera également déployée sur le Fermi CM5 et on retrouvera tous les ports déployés d’un côté du châssis : sorties vidéos, USB, Ethernet, lecteur de cartes MicroSD et même la LED témoin d’activité du stockage. Des ports pré-percés pour les antennes sont visibles de chaque côté du boîtier pour adapter le dispositif suivant ses besoins.

Le Fermi CM5 est livré avec tous les éléments nécessaires à son intégration : pad thermique pour le SSD, pâte thermique pour le SoC du Compute Module 5, visserie et supports pour l’accrocher à un support mural. Le kit pour l’intégrer dans une baie 1U est proposé en option. 

Akasa Fermi CM5

Produit à vocation industrielle, le boîtier d’Akasa est annoncé à 95€ pièce et sera proposé via les revendeurs de la marque.  

Le Raspberry Pi CM5 est maintenant disponible

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Procès ARM contre Qualcomm : une victoire à 2 dollars

Je ne résumerai que brièvement tous les rebondissements de l’affaire qui a mené à ce procès entre deux entités largement interdépendantes. Qualcomm reprochait à ARM d’avoir perturbé ses relations avec des clients. ARM de son côté s’en défendait activement en répliquant qu’ils ne faisaient que protéger leurs licences. Ce procès fait suite à d’autres actions en justice des deux protagonistes qui sont devenus, depuis quelques années, de véritables frères ennemis.

On se souvient du savoureux épisode entre les deux marques qui se tiraient dans les pattes pour des histoires de licences après le rachat de Nuvia par Qualcomm et la faible volonté de ce dernier de continuer a payer les licences que réclamait ARM. Il semblait évident que ce n’était dans l’intérêt d’aucun des deux acteurs de se faire la guerre et, sans grande surprise, l’ensemble des plaintes avaient été retirées au gré d’une renégociation de contrats.

Il faut dire que le début de procès montrait que cette histoire de royalties n’affectait en réalité que 50 millions de dollars. On se doutait alors que toute cette histoire était un bon moyen de tester la volonté d’ARM de défendre ses licences avant de mener d’autres actions plus en profondeurs.

Un bon procès vaut-il mieux que deux mauvais dollars ? Vous avez deux heures.

Un bon procès vaut-il mieux que deux mauvais dollars ? Vous avez deux heures.

Et si toute l’histoire a été scellée dans un pacte hors tribunal, il n’en est pas moins vrai qu’une certaine rancœur existe toujours entre les deux entités qui doivent pourtant continuer de travailler ensemble. Qualcomm a besoin des licences ARM pour ses puces et ARM a besoin des royalties versées par Qualcomm pour fonctionner.

Cela a semble-t-il mené ARM à s’immiscer dans le fonctionnement de Qualcomm avec Meta Platforms. Qualcomm juge qu’ARM a perturbé ses relations commerciales avec la firme et un tribunal fédéral du Delaware vient de lui donner raison. Toutefois, ce dernier n’accorde à Qualcomm que… deux petits dollars très symboliques. Un moyen diplomatique de laisser une porte ouverte pour que les deux entités se réconcilient ? Pas vraiment. La hache de guerre est toujours brandie et tout le monde semble certain d’avoir gagné.

Qualcomm annonce être « satisfait que le jury ait conclu qu’ARM avait enfreint son accord de licence d’architecture avec Qualcomm, manqué à ses engagements et agi délibérément pour perturber » ses activités. Tout en indiquant qu’elle continuait de développer ses SoC Oryon constitués de cœurs ARM malgré tout.

De son côté, ARM indique que le fait que le jury ne les condamne qu’à une si faible somme indiquait que si la forme des actions était peut-être condamnable, la marque avait raison sur le fond. Estimant au final que l’issue du procès lui était favorable. Les deux dollars étant en effet la somme allouée à Qualcomm sur deux demandes spécifiques et que quatre autres avaient été rejetées. Avec un score de 4 à 2, ARM pense donc être gagnant dans l’histoire même s’il doit effectivement faire un chèque de deux dollars au plaignant.

Sa déclaration est laconique : « Malgré les efforts de Qualcomm pour priver Arm de milliards de dollars au titre d’accords de licence, le verdict confirme qu’Arm a agi de bonne foi dans le cadre de son accord de licence technologique, l’indemnisation de deux dollars confirme le bien-fondé de nos arguments dans cette affaire. » 

Le procès ouvre la porte à d’autres actions en justice

Il va sans dire que ces deux dollars sont le prix d’un café sans sucre déposé sur le bureau du plus petit associé du cabinet d’avocats employé par les deux sociétés pour gérer la toute première minute de ce procès. Que cela ne paye même pas la toute première photocopie en jeu dans cette histoire. Il y aura encore des remous pour les deux compères car l’affaire ne s’arrête pas là. Qualcomm estime que cette condamnation, aussi symbolique qu’elle soit, ouvre la porte à une autre possibilité légale.

Celle, prévue dans le contrat, qui lie les deux entités et qui permettrait à Qualcomm de ne pas verser de royalties à ARM pendant 5 ans suite à ce manquement de loyauté. Un élément qui, s’il était validé, serait gravissime pour ARM et tirerait par la même occasion une balle dans le propre pied de Qualcomm. Autrement dit, encore de probables tractations entre les deux entités sont à venir.

On n’est pas près de lâcher notre boite de pop-corn.

Incroyable, ARM abandonne ses menaces contre Qualcomm

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AMD met à jour sa plateforme Ryzen AI Halo sous Ryzen AI Max+ PRO 495

Ryzen AI Halo sort en décalage du marché. Comme pour sa première plateforme AMD Ryzen Halo annoncée en janvier 2026 et lancée officiellement en mai de cette année. La nouvelle plateforme est annoncée après que de nombreux acteurs aient lancé eux-mêmes leurs machines avec des composants similaires.

Ryzen AI Halo est donc la vision AMDienne d’un MiniPC qui propose un duo de composants que nous croisons régulièrement chez d’autres depuis début septembre. A  savoir une puce Gorgon Halo, le Ryzen AI Max+ PRO 495 et un maximum de 192 Go de mémoire vive LPDDR5x. Ces deux éléments offrent à l’utilisateur la possibilité de monter des modèles de LLM dans une mémoire vive qui sera largement attribuée au circuit graphique proposant 40 Compute Units RDNA 3.5 afin de proposer un traitement rapide.

Sur le papier donc, peu de différence avec la plateforme précédente, les machines sont d’ailleurs physiquement très semblables. Le passage du Ryzen AI Max+ 395 « Strix Halo » au Ryzen AI Max+ PRO 495 « Gorgon Halo » n’étant pas spectaculaire d’un point de vue puissance de calcul. La seconde puce n’étant qu’une optimisation de la première. AMD a juste changé un paramètre important. Strix Halo ne sait piloter « que » 128 Go de mémoire vive, la nouvelle puce prend désormais en charge 64 Go de plus. 64 Go qui ne serviront qu’aux utilisations d’IA locales. C’est d’ailleurs le Mantra d’AMD sur cette nouvelle plateforme.

L’idée du format MiniPC est ici d’ajouter un élément à son poste de travail classique ou d’en faire un engin de travail de base. Chez AMD on imagine ce genre d’engin connecté à un ensemble de postes afin que chacun puisse l’utiliser en réseau pour piloter des projets en mode purement local. C’est ce qui permet à ce type de machine très onéreuse de faire passer la pilule de leur tarif.

« Lancez de plus gros modèles. Gardez votre IA plus locale »

AMD met en avant la possibilité de lancer des modèles de LLM avec 300 milliards de paramètres directement sur cette minimachine en profitant d’une mémoire unifiée. Il met en avant une architecture plus souple et surtout capable d’accepter plus de mémoire que les solutions classiques. A savoir les cartes graphiques externes des PC traditionnels. Ces derniers proposent souvent des solutions avec énormément de puissance de calcul mais deux îlots de mémoire séparés. Le premier sert au système en pilotant le processeur. Le second est monté sur la carte graphique, est généralement ultra rapide avec l’emploi de GDDR mais n’est pas très important en capacité. Les cartes les plus puissantes ne proposant que très peu souvent plus de 32 Go et à des tarifs élevés.

La solution proposée par la plateforme Ryzen AI Halo est différente. Certes la mémoire est « partagée » entre le processeur et le circuit graphique, mais elle permet une distribution plus souple suivant les besoins. Avec 192 Go de mémoire vive, il est ainsi possible d’orienter 160 Go directement vers la puce Radeon 8060S et ses unités de traitement. L’enjeu ici n’est donc pas la vitesse de traitement pure mais la capacité à embarquer des modèles plus complexes et précis tout en continuant à utiliser son MiniPC de manière fluide. Cela permet d’éviter de devoir recourir à une utilisation externe d’un LLM dans les nuages et cela évite donc à la fois de payer ses tokens et de partager ses infos.

Ryzen AI Halo

Ryzen AI Halo : une boîte totalement invisible

D’un point de vue physique, le boîtier de cette nouvelle version est totalement identique au précédent modèle. L’arrivée de la nouvelle puce ne bouleverse rien et le passage de 128 à 192 Go de mémoire soudée à la carte mère se fait qu’en changeant la densité des puces. La seule chose qui sera réellement différente sera le… tarif. Avec 192 Go de mémoire vive, ce type d’engin ne sera franchement pas donné.

La connectique du Ryzen AI Halo propose un usage plus orienté réseau que classique.

La connectique du Ryzen AI Halo propose un usage plus orienté réseau que classique.

On l’a vu depuis le mois de septembre et les annonces en série de machines se basant sur cette plateforme, la facture est lourde. Le Minisforum MS-S1 MAX-P495 avec 192 Go de RAM est proposé à 7799€. Le GMKtec EVO-X5 Pro construit sur la même plateforme, démarre à 6249€. L’Acemagic F9A-PRO495 est lancé à 6399€. Quand au Framework Desktop Gorgon Halo il est entré en service à 8739€. Un panel de prix qui réserve évidemment ce type de machine à un usage professionnel.

Si on pose ces prix d’un côté de la balance et qu’on pose en face l’abonnement de plusieurs utilisateurs sur plusieurs années, le prix de revient de cette plateforme Ryzen AI Halo se lit de manière différente. Outre les soucis de sécurité réglés par un usage local de l’IA, la dépense mensuelle générée par l’utilisation d’une grande quantité de tokens absorbée par la machine rend la solution plus facilement rentable. 

AMD de son côté propose un MiniPC Ryzen AI Halo qui sera, comme la version de mai 2026, sans doute quasi invisible. La marque n’a aucun intérêt à se transformer en constructeur, ce n’est pas son métier et c’est source de beaucoup de problèmes potentiels. C’est probablement pour cela que les engins tiers sont annoncés avant que la plateforme Ryzen AI Halo fasse son apparition officielle sur le site de la marque. Son objectif est d’inciter ses partenaires a acheter ses puces. Pas de jouer avec le feu en stockant des milliers de  Gigaoctets de mémoire vive.
 

Ryzen AI Max+ PRO 495 : AMD capitalise sur l’IA locale

AMD met à jour sa plateforme Ryzen AI Halo sous Ryzen AI Max+ PRO 495 © MiniMachines.net. 2026

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12% de réduction sur les miniliseuses Xteink ?

Les Xteink sont en promo. Ces liseuses à encre numérique de très petites diagonales sont pensées pour tenir dans une poche ou s’aimanter au dos d’un smartphone. Elles vous accompagnent partout et permettent d’afficher instantanément vos livres numériques pour lire simplement.

Ma Xteink X4 sous Crosspoint

Ma Xteink X4 sous Crosspoint

Plus petites que les liseuses classiques avec des écrans de 3.7 à 4.3 pouces, ces modèles compensent leur diagonale par la présence de boutons physiques pour tourner facilement les pages. On tient la liseuse à une main et on navigue de page en page du bout des doigts. Avec ces dispositifs, on manipule plus souvent qu’avec une grande liseuse, mais en échange on se retrouve avec un appareil qui n’occupe que très peu de place, est très réactif et qui peut prendre en charge tout type de livre numérique.

Tous les modèles sont compatibles avec un développement alternatif baptisé Crosspoint qui permet de transférer très simplement des livres en Wi-Fi, propose une interface en français de bonne qualité et beaucoup d’avantages techniques. Le passage vers Crosspoint se fait très simplement en quelques clics directement en connectant sa liseuse à son PC et en naviguant vers ce lien. Crosspoint est Xteink sont désormais associés pour développer ce logiciel.

Les trois modèles sont en promotion. La Xteink X3 est la plus ancienne du lot mais aussi la plus compacte. Avec 3.7″ de diagonale et des boutons de commande, elle est très légère et peut vraiment vous accompagner partout. On transférera des livres via sa carte MicroSD ou en utilisant une liaison Wi-Fi.

La Xteink X4 Classic est une version améliorée de la X4 de base, elle fonctionne comme la X3 mais est plus grande avec une diagonale de 4.3″ et pèse 68 grammes. Elle se recharge grâce à un accessoire permettant de connecter ses ports POGO au dos à un câble USB Type-C.

La Xteink X4 Pro est la seule à embarquer un éclairage frontal et un port USB Type-C qui servira également pour transférer des données. C’est la plus lourde des trois avec 72 grammes. Elle propose des boutons de contrôle et une surface tactile.

 

Les trois modèles sont en promotion sur le site du fabricant avec le code AFF12 à entrer dans votre panier pour en profiter. Les frais de port sont offerts et la marque a ajouté un service de garantie de livraison offert pour éviter tout déboire pendant le transport.

Les Xteink en promo

Cela donne les prix suivants :

Personnellement, j’ai acheté la Xteink X4 il y a quelques mois et c’est devenu un vrai compagnon du quotidien. C’est vraiment un outil sympa pour tous ceux qui ont parfois quelques minutes à occuper entre deux rendez-vous, pour la lecture dans les transports ou tout simplement pour tous ceux qui ne veulent pas s’encombrer avec une liseuse de format classique ou qui n’aiment pas lire sur smartphone.

Un guide complet sur les Xteink est en cours de rédaction.

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