
C’est fait, l’Asus ProArt GR1X est désormais sorti de l’ombre. Présenté il y a quelques mois en avant-première sous le nom de « ProArt MiniPC », l’appareil est baptisé d’un nom moins générique.
A bord du ProArt GR1X, la technologie RTX Spark de Nvidia pour faire tourner aussi bien Windows qu’une IA agentique. L’apparition d’un tel appareil dans la gamme ProArt précédemment uniquement composée d’engins destinés à la création 2D, vidéo ou 3D peut sembler étrange, mais c’est semble-t-il pour répondre à une demande claire de ce public particulier. Le MiniPC ProArt GR1X permettra d’avoir sur son bureau une puissante unité dédiée au calcul d’IA comme au rendu 3D.

Le ProArt GR1X mesure 15 cm de côté pour 5.1 cm de haut et propose une capacité de calcul impressionnante dans un châssis pensé pour le travail non stop. L’engin est certifié pour tourner 24H/24 et 7J/7 pour s’acquitter de tous types de tâches. Asus a également travaillé le silence avec une ventilation qui s’étage sur 7 niveaux différents afin de s’adapter au mieux aux besoins de la puce Nvidia.

L’Asus ProArt GR1X doit faire ses preuves, autant que le RTX Spark
Le RTX Spark aka le Nvidia N1X, annonce 6144 cœurs CUDA de type Blackwell pour une puissance de 1 Petaflop en calcul IA. Il peut être livré avec 128 Go de mémoire unifiée et permet aussi bien de piloter des agents IA que de créer des ou de jouer sous les formats DLSS, G-Sync et Reflex. La petite boite est annoncée en finitions noire ou blanche avec deux ports M.2 2280 NVMe PCIe 5.0 et 4.0, un module Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4 et une connectique complète. Le boîtier offre 3 USB 3.2 Gen2 Type-C avec DisplayPort, un USB 3.2 Gen2 Type-C avec Power Delivery 180W, une sortie HDMI 2.1 et un Ethernet 10 Gigabit. Un port Antivol type Kensington Lock est également présent.

Pas de prix, qui va piquer, pas de date de commercialisation non plus. Des rumeurs de versions différentes, non équipées du SoC haut de gamme Nvidia N1X mais avec moins de cœurs CUDA, sont vivaces mais pour le moment pas un mot dans la communication d’Asus.

Deux portables sont également annoncés, les Asus ProArt P16 H7607 et ProArt P14 H7407
Les deux premiers ordinateurs portables d’Asus sous RTX Spark jouent sur plusieurs pistes pour séduire. Asus a travaillé leur finesse, leur légèreté et leur puissance pour les rendre plus séduisants. On retrouve, par exemple, un PortArt P16 de 12.9 mm d’épaisseur et 1.77 Kg. De jolis chiffres pour un ordinateur de 16 pouces puisque l’engin se distingue en étant plus léger et fin que la génération précédente. Cela se conjugue avec l’emploi d’une batterie 99 Wh pour le 16 pouces et 90 Wh pour le 14 pouces. Asus ne donne pas de chiffre précis mais parle d’une journée de travail continue pour des créateurs nomades avec le Pro Art P14 qui pèse de son côté 1.48 Kg pour 13.9 mm d’épaisseur.

Asus PortArt P16
La qualité de l’affichage est également mise en avant, comme d’habitude avec ces séries. Il s’agit d’écrans OLED Asus Lumina Pro à la colorimétrie très travaillée (Delta E < 1 ), la luminosité atteignant 1600 nits et capables d’afficher en 4K à 120 Hz VRR pour le 16 pouces et 3K pour le 14 pouces. Les dalles sont également traitées en surface avec un film anti-reflets.

Asus PortArt P14
Reste à savoir si cette première gamme va convaincre facilement, les prix seront sans doute élevés et investir dans ce type d’engin reste pour le moment une sorte de pari de la part des clients. Qui va oser acheter un MiniPC ou un des deux PC portables ProArt P16 et ProArt P14 de la gamme ? L’investissement va être important et personne ne sait comment le système va fonctionner réellement sous Windows 11 pour le moment. Le pari est donc à la fois difficile et risqué pour Asus qui se retrouve avec Nvidia dans la même situation qu’avec Qualcomm à ses débuts.
Il est impossible de lancer des versions « low cost » de ces produits, il s’agit de SoC haut de gamme avec des technologies évoluées. Il faut les marier avec beaucoup de mémoire vive pour qu’elles aient du sens et cela va logiquement donner des machines à un tarif élevé. Quel professionnel va tenter l’aventure pour ce lancement ? Qui va essuyer les plâtres ? Pour convaincre, Nvidia et Asus vont devoir jouer des coudes et proposer leurs engins en démonstration auprès des professionnels. Faire le même travail d’évangélisation que Qualcomm… Avec le seul avantage d’avoir eu leur concurrent défricher le terrain. On a vu les Snapdragon devenir de plus en plus performants et Microsoft très compétent en matière d’émulation. En communiquant sur des usages précis, portés par des technologies propres comme le RTX, le DLSS, les copeurs CUDA et les tombereaux de puissance de calcul pour les IA, Nvidia peut vraisemblablement faire sauter le pas aux plus téméraires.
Si les premiers utilisateurs découvrent vraiment des machines efficaces en local, alors la bascule pourra peut-être se faire rapidement. Peut-être plus facilement pour le ProArt GR1X qui pourra servir de mètre étalon à plusieurs utilisateurs avec son format vraiment passe-partout. Les portables sont des machines généralement beaucoup plus personnelles que les MiniPC.
RTX Spark Superchip : la vision de Nvidia au défi Windows 11
Asus ProArt GR1X : un MiniPC sous RTX Spark avec 128 Go de RAM © MiniMachines.net. 2026