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ASUS NUC 14 Essential Fanless : un MiniPC passif/évolutif

Les ASUS NUC 14 Essential Fanless sont des minimachines au départ à destination des pros. Industriels et autres acheteurs qui vont s’offrir un parc plus qu’une solution au détail. C’est un point qui explique beaucoup de choses dans le listing de leurs composants.

ASUS NUC 14 Essential Fanless

La gamme liste trois puces que l’on connait bien mais qui n’existent quasiment plus sur le marché aujourd’hui. Faute de disponibilité et de possibilité de les vendre. Les ASUS NUC 14 Essential Fanless font appel aux processeurs Intel Alder Lake-N N100 et Wildcat Lake N150 et N250 pour proposer un très bon niveau de performances de base dans un niveau de consommation et de chauffe des plus réduit. Ce qui permet de les intégrer plus facilement dans des boitiers dépourvus de ventilation active.

La carte mère du ASUS NUC 14 Essential Fanless

La carte mère du ASUS NUC 14 Essential Fanless

Des ASUS NUC 14 Essential Fanless très complets

Si le N100 n’est pas disponible dans les gammes présentées en ligne, les N150 et N250 sont bien annoncés. Ces modèles fonctionnent avec un TDP très bas de 6 watts seulement, ce qui autorise un refroidissement passif avec l’aide d’un simple radiateur en aluminium qui va disperser la chaleur émise par la puce. Asus fait d’ailleurs bien les choses puisqu’on découvre un bloc métallique avec de larges ailettes qui débordent du processeur pour s’étendre sur la carte mère.

Mieux encore, les machines peuvent recevoir une barrette de mémoire vive SODIMM DDR5-4800 pour faciliter leur évolution. Le stockage des ASUS NUC 14 Essential Fanless est confié de son côté à un port M.2 2280 au format NVMe PCIE 3.0 x4 et SATA3. Ce port pourra également supporter des SSD au format M.2 2242. Vendu en format barbone, la gamme permettra donc d’ajuster des options de stockage et mémoire suivant les différents besoins des utilisateurs.

On note par ailleurs une connectique complète avec en façade un USB 3.2 Type-C et deux USB 3.2 Type-A en plus du bouton de démarrage et d’un port jack audio combo 3.5 mm. À l’arrière, on peut lister un USB 2.0 Type-A, un Ethernet 2.5 Gigabit, deux USB 3.2 Type-A supplémentaires, une sortie vidéo HDMI 2.1 et une autre en DisplayPort 1.4 en plus d’un USB 3.2 Type-C avec DisplayPort 1.4 pour piloter jusqu’à trois écrans. Un port Antivol type Kensington Lock est également proposé ainsi qu’une connexion sans fil Wi-Fi6E et Bluetooth 5.3 avec une puce Intel AX211.

Un support VESA est possible.

Un support VESA est possible.

Les MiniPC sont garantis par Asus dans leur programme de CSM qui garantit une disponibilité des machines pendant 36 mois au minimum ainsi qu’un suivi logiciel complet. Les ASUS NUC 14 Essential Fanless proposent également des fonctionnalités de contrôle à distance comme le Wake On LAN et le démarrage programmé. Ce qui permet de les gérer plus facilement dans un déploiement complexe.

Des puces Intel devenues invisibles depuis quelques trimestres

Il y a un an, le marché MiniPC entrée de gamme était devenu le pré carré des processeurs Intel Wildcat Lake. Des dizaines et des dizaines de références étaient disponibles. Depuis, ces machines ont disparu. On retrouve à la place tout un ensemble de processeurs revenus d’entre les morts. Cela ne choque plus personne de voir des solutions sortir avec des solutions Intel Celeron ou même des puces AMD Picasso datant de 2019. 

Intel semble avoir plus que largement limité sa production de puces entrée de gamme pour l’orienter vers des processeurs plus rentables. La plupart des petits acteurs noname ainsi que les marques de MiniPC n’ayant pas la capacité et le volume des géants du secteur ont donc dû faire une croix sur ces processeurs. Des puces qui, en changeant de prix et avec les évolutions du marché, rendent de toutes façons la commercialisation de MiniPC entrée de gamme beaucoup plus complexe.

On ne connait pas le prix des ASUS NUC 14 Essential Fanless pour le moment, mais avec leur design pensé pour tourner 24H/24 et 7J/7 sans générer de nuisance et dans une consommation énergétique limitée, ils peuvent sortir leur épingle du jeu. En proposant ces capacités particulières, ces engins captent une certaine valeur qui va séduire aussi bien un installateur de kiosques, de distributeurs automatiques, de caisses ou simplement un pro à la recherche d’écrans d’affichage. Un lieu qui s’installe avec des écrans d’information sera ravi de choisir un engin dont la probabilité de panne matérielle est très limitée.

Intel produit donc toujours, en quantités limitées, des puces Wildcat Lake. Simplement leur prix et leur disponibilité n’incitent pas des acteurs du marché MiniPC classique à les proposer. Avec une image établie en dessous des 200€ pour des solutions complètes en 16/512 Go, ces minimachines seraient aujourd’hui commercialisées à plus du double. Ce qui rendrait leurs ventes probablement difficiles.  On n’hésitait pas du tout à acheter un MiniPC N150 16/512 Go à 220€ il y a 12 ou 13 mois. Le même à 450€ aujourd’hui serait bien plus compliqué à vendre.

 

ASUS NUC 14 Essential Fanless : un MiniPC passif/évolutif © MiniMachines.net. 2026

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Non, votre vieille imprimante ne va pas être abandonnée par Windows 11

Mise à jour du 7/10/2026 : Je vois renaitre la rumeur d’une obsolescence des vieilles imprimantes sous Windows 11 et je remonte ce billet du début d’année.

Billet original du 11/02/2026 : Votre vieille imprimante ne sera bientôt plus supportée par Windows 11 !!! Cette annonce indiquant que Microsoft puisse décider du jour au lendemain d’arrêter le support de millions d’appareils est simplement fausse. Je ne suis pas toujours tendre avec l’éditeur, mais il faut appeler un chat un chat et cette rumeur est parfaitement infondée. Elle est établie à partir d’une totale incompréhension de l’évolution programmée de Windows 11.

Microsoft a indiqué qu’il allait arrêter de proposer de nouveaux pilotes de générations V3 et V4 à travers son programme Windows Update dès ce mois de janvier. Pour comprendre ce choix, il faut d’abord comprendre ce que sont ces pilotes V3 et V4. 

Un des arguments phares de Microsoft pour mettre en valeur Windows c’est sa simplicité d’usage. Le fait qu’il soit en grande partie « plug’n play ». Pour le cas des imprimantes, c’est assez vrai. Si on possède une imprimante USB1 il y a de très fortes chances qu’elle soit compatible avec Windows nativement. Sans même que vous ayez besoin de télécharger un pilote chez le constructeur de celle-ci. Le pilote officiel sera peut-être plus complet et prendra en charge probablement plus d’options… Mais Windows saura piloter votre vieille imprimante et pourra sortir une page quoi qu’il arrive.

vieille imprimante

Pour parvenir à ce résultat, Microsoft a développé une méthode assez simple qui est d’ailleurs reprise pour une foule d’autres périphériques. L’éditeur a condensé une sorte d’annuaire de références d’imprimantes et de méthodes de dialogue avec elles. Cet annuaire constitue ce que l’on appelle les Pilotes V3 ou V4. Dans la Version 3 il y a des centaines et des centaines de ces méthodes de dialogue et de reconnaissance des machines. Des modèles parfois très anciens mais utilisés par de nombreux professionnels ou des administrations que les constructeurs ont indiqués comme cruciaux. Cet annuaire reprend également des points clés génériques de l’impression pour proposer une éventuelle compatibilité avec des imprimantes non listées mais employant une approche similaire.

Dans la Version 4, on retrouve une vision plus récente de Microsoft dans la gestion de l’impression avec des nouveautés liées à la programmation UWP. Une approche qui a été longtemps exploitée, même si désormais Microsoft privilégie d’autres méthodes plus sécurisées et souples avec notamment l’IPP (Internet Print Protocol).

Ces pilotes V3 et V4  sont disponibles dans Windows 11 et continueront à l’être. Aucun risque donc qu’après une mise à jour ou une réinstallation de Windows avec une image récente du système votre vieille imprimante ne soit plus reconnue. Tout se passera exactement comme avant, comme l’indique Windows Lastest.

Pourquoi autant de bruit autour de cette obsolescence ?

C’est une mauvaise interprétation de la communication de Microsoft qui a été reprise et amplifiée de news en news qui est à l’origine de la propagation de cette rumeur. Microsoft n’a aucun intérêt à jeter aux oubliettes ces pilotes V3 et V4 et à les sortir de son offre. Pour son image comme système d’exploitation, mais également pour ne pas froisser inutilement ses clients. D’autant que ce n’est pas ce qui prend le plus de place dans votre stockage, ces éléments sont fortement compressés. 

Ce que Microsoft a expliqué, c’est qu’ils n’actualiseraient plus ces listings V3 et V4 avec de nouveaux modèles ou de nouveaux protocoles. L’annuaire sera toujours lisible et il pourra éventuellement être mis à jour avec une correction si le pilote d’une vieille imprimante présente un défaut de sécurité. Mais un constructeur ne pourra plus demander d’ajouter un pilote pour de nouveaux modèles dans ces listes. Cette décision a été prise en 2023 et, comme toujours quand on mélange une problématique englobant matériel et logiciel, elle prend racine à partir d’un évènement plus ancien. Ici, il date de 2014 avec le lancement de MOPRIA.

Il est fort possible que votre vieille imprimante soit déjà compatible avec Mopria

Il est fort possible que votre vieille imprimante soit déjà compatible avec Mopria

En 2014, la très grande majorité des constructeurs d’imprimantes ont lancé ce projet du nom de MOPRIA. Il s’agit d’une alliance regroupant tous les géants du secteur : HP, Canon, Epson, Brother, Konica, Kyocera, Samsung, Ricoh, Werox, Oki, Riso et… Microsoft. C’est simple, MOPRIA réunit 24 sociétés et déjà plus de 9500 modèles d’imprimantes pour un parc de plus de 120 millions d’engins installés dans le monde. Comme on se doute qu’il n’est pas sorti 9500 modèles d’imprimantes depuis 2023, on s’aperçoit que l’idée ne date pas d’hier.

Ce regroupement de marques concurrentes au sein d’une alliance a un but simple. Faciliter la prise en charge des imprimantes mais également des scanners en « éliminant le besoin d’installer des logiciels ou pilotes supplémentaires ». L’idée est de travailler à des protocoles universels faisant des pilotes de l’histoire ancienne. Du moins les pilotes de base, ceux intégrés justement dans les séries V3 et V4 que Microsoft va arrêter d’actualiser.

Depuis 2014, des milliers de références sont intégrées dans ce protocole MOPRIA avec, parfois, une publication en parallèle dans les pilotes V3 et V4. Pour d’anciens modèles comme de plus récents, un travail de fond a été mené pour tout intégrer dans cette méthode de dialogue. Il est fortement possible que votre vieille imprimante soit déjà compatible MOPRIA sans que vous le sachiez. Avec l’arrêt de la mise à jour de ces éléments V3 et V4, Microsoft va simplement obliger les constructeurs à utiliser systématiquement ce protocole. Et si je parle de Microsoft, ce sera aussi le moyen trouvé par un smartphone Android ou un Chromebook d’imprimer ou de scanner facilement. Ceux-ci sont pareillement compatibles avec MOPRIA. Google étant également membre de l’alliance.

Ma bonne vieille imprimante Samsung payée 60€ en 2014 fonctionne toujours…

Ma bonne vieille imprimante Samsung payée 60€ en 2014 fonctionne toujours…

Votre vieille imprimante restera donc totalement compatible

Si votre vieille imprimante utilise les annuaires de pilotes V3 et V4, elle pourra continuer à le faire. Ils seront toujours distribués et pilotés par Windows 11. Si votre imprimante est passée à la norme MOPRIA, il est probable qu’aussi vieille qu’elle soit, elle puisse déjà utiliser cette norme sous Windows 10 ou Windows 11.

Dans tous les cas, le fabricant de votre imprimante proposera toujours son pilote d’origine. Celui qui affiche les fonctions spécifiques d’impression ou des options de reconnaissance de caractère au scan, par exemple.  S’il ne le fait plus, parce qu’il juge le matériel obsolète, Windows prendra donc le relais.

Cette histoire d’obsolescence supposée me fait grandement penser au fameux « bug de l’an 2000« . Histoire qui avait été montée en épingle comme une possible fin du monde alors que, dans l’ombre, en attendant la date fatidique, s’activaient des professionnels. Mettant patiemment à jour depuis des années des outils, programmes et ordinateurs pour éviter ce problème. Cette « obsolescence soudaine » des imprimantes est donc anticipée depuis 2014 comme une méthode permettant d’éviter de nombreux écueils dans le futur. Le protocole MOPRIA est plus simple, plus transparent et moins dangereux pour les utilisateurs. Les vieux pilotes d’imprimantes d’il y a 10 ans ne sont que très rarement actualisés et si un internaute malveillant y trouvait une faille, il pourrait sans doute l’employer à son avantage sans que le fabricant ne fasse le moindre effort de correction. Et, quand bien même il le ferait, il n’est pas certain que l’utilisateur fasse le nécessaire pour installer de mise à jour de son côté. Le protocole MOPRIA permettra de proposer ce type de corrections au fil de l’eau de manière beaucoup plus efficace.

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Le systeme Raspberry Pi Desktop est à nouveau disponible

Disponible sur PC comme sur MAC, Raspberry Pi Desktop permet de retrouver l’univers des cartes de développement dans une interface à l’ergonomie plus classique.

Raspberry Pi Desktop

Après plusieurs versions de cet OS lancées depuis 2017, le système avait été quelque peu mis de côté par les équipes de développement. Il faut dire que, comme l’explique Simon Long sur le site de la marque, il s’agissait d’un projet un peu hors cadre de leur travail. Non seulement ce développement se faisait sur leur temps libre ou les heures creuses disponibles, mais ce développement allait peu à l’encontre de la société elle-même. Raspberry Pi gagne sa croûte en vendant des cartes, pas en proposant des solutions pour utiliser son système sur d’autres machines pour se passer d’elles.

Bref, avec des développements plus ou moins chaotiques, face au peu de temps disponible pour cette « quête annexe », les ingénieurs ont fini par délaisser le développement de Raspberry Pi Desktop. Jusqu’à maintenant. La dernière mouture du système, présentée le 6 octobre, fonctionne donc sur une distribution Debian Trixie en 64 bits – exit la version 32 bits chez Debian himself – et tournera donc sur la majorité des PC de ces 15 dernières années ainsi que sur les Mac sous processeurs Intel sortis avant le passage d’Apple à ARM en 2020.

Raspberry Pi Desktop

Raspberry Pi Desktop joue aux poupées russes

Totalement mis à jour, de la cave au bureau, Raspberry Pi Desktop propose les dernières fonctionnalités du système de base. On retrouve la nouvelle horloge, le centre de contrôle et même le client Raspberry Pi Connect. Une manière de faire le point entre le PC installé et les cartes de la marque. Vous pourrez contrôler votre PC ou MAC avec une carte de développement de la même manière que vous pouvez piloter votre Raspberry Pi à distance. 

Sur l’image ci-dessus, on retrouve un ordinateur Dell XPS sous Raspberry Pi Desktop qui pilote via Chromium un Macbook Pro grâce à Raspberry Pi Connect. Ce dernier pourrait lui-même piloter une autre machine de la même manière. Petite nuance précisée par Simon Long, le système n’étant plus capable d’identifier le matériel de la même manière qu’avec les cartes qui proposent une authentification matérielle unique, il sera demandé de choisir un nom pour reconnaitre les PC sous Connect.

Installer le système se fera de manière très classique. En préparant une clé USB après avoir téléchargé une image exploitable « live » avant installation. Vous pourrez alors démarrer votre PC sur la clé USB et choisir de lancer le système live avec ou sans rétention des données sur la clé.

Raspberry Pi Desktop

Vous pourrez évidemment également l’installer sur votre stockage de manière classique si vous le souhaitez. Le téléchargement de l’image iso s’obtient en suivant ce lien. 

Le systeme Raspberry Pi Desktop est à nouveau disponible © MiniMachines.net. 2026

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