Vue lecture

Nvidia RTX Spark : Windows retente sa chance sur ARM

Ça y est, Nvidia ne se satisfait plus d'exercer une domination sans partage sur le marché des processeurs graphiques et veut désormais aussi vendre au grand public des CPU. Il vient donc d'annoncer officiellement ses puces RTX Spark, qui prendront place à partir de cet automne dans des ordinateurs portables Windows... et tenteront au passage de nous convaincre que l'OS de Microsoft est enfin en mesure de réussir sa transition aux architectures ARM. Ce ne sera que la quatrième fois en quinze ans qu'il la tente.
  •  

Thank You for Your Application

Félicitations ! Vous avez passé quinze entretiens, sauté au travers d’une dizaine de cerceaux enflammés et parlé à mille interlocuteurs à tête de robot, et vous voilà enfin devenu assistant des ressources humaines au sein de la plus grande entreprise d’Aeropolis (en tant que stagiaire, faut pas pousser). Désormais, votre mission est d’étudier les CV de tous les candidats qui souhaitent rejoindre votre glorieuse société, en analysant scrupuleusement tous les éléments qui auraient pu être falsifiés.
  •  

WenWare

OK, l'IA générative est le dernier clou dans le cercueil de notre civilisation. Mais je vais quand même vous conseiller de jouer à un machin qui vient de gagner une game jam de vibe coding (oui, ça existe). Je culpabilise, mais tant pis.
  •  

Manoir Bizarre

Le secteur de l’hôtellerie va mal, sauf dans l’Entremonde. Manoir Bizarre vous propose d’y bâtir un Bed & Breakfast pour macchabées exigeants, goules tatillonnes et spectres qui laissent des avis clients plus tranchants qu’un couteau à huîtres. Lauréat du concours de Boulogne‑Billancourt il y a des années, le jeu arrive enfin sur nos tables, et il n’a rien perdu de son mordant.
  •  

Cauchemar quantique

Après l'euphorie post-non-E3, l'heure est à la gueule de bois : Quantic Dream (qui planche actuellement sur Star Wars Eclipse) s'apprête à licencier 115 de ses employés (sur les quelque 430 qui composent actuellement le studio), et ce sont principalement les équipes de Spellcaster Chronicles qui vont être touchées, rapporte le STJV. Pour rappel, le jeu était sorti en accès anticipé en février dernier, et la fermeture des serveurs est déjà prévue pour le 19 juin – tout ça après une période de développement de plusieurs années, durant laquelle plusieurs salariés avaient notamment fait remonter leur scepticisme quant au coût d'un tel projet sur un marché saturé, et dénoncé une « gestion de projet calamiteuse ». « La direction n'écoute pas ses employés et tout part en vrille », épisode 3 689, vous commencez à connaître la chanson, mais personnellement je changerais bien de disque un de ces quatre. ER.
  •  

The Old King’s Crown

Il y a deux écoles dans le monde merveilleux du jeu de cartes d'affrontement en ligne. Il y a d’abord l’école du minimalisme clinique. Des trucs ultra directs et efficaces dérivés de Schotten Totten, comme Air, Land & Sea ou Riftforce, où l’on pose trois cartes, on compte ses points de force sur les lignes, et on plie l'affaire en un quart d'heure. Et puis il y a l’autre. Autant vous dire que The Old King’s Crown appartient à la seconde.
  •  

Far Far West

Ça fait maintenant plus de deux ans que Helldivers 2 est sorti, et on peut tous reconnaître l’impact qu’il a eu sur le genre du shooter coopératif. Mais le plus beau, c’est qu’on commence à voir naître des enfants de Helldivers. Développé à Lyon, Far Far West est un fier représentant de cette lignée, et je suis gentiment en train de tomber amoureux de ses petits cow-boys dépourvus de bras.
  •  

The Lost Wild

Alors que Jurassic Park : Survival se fait plutôt discret depuis quelques mois, The Lost Wild vient directement lui faire de la concurrence : il s'agit aussi d'un survival horror avec des dinosaures, mais avec trois arguments de taille en plus : 1) si le jeu est nul, il ne traînera même pas le nom de Jurassic Park dans la boue, parce qu'il n'a aucune filiation directe avec la franchise, 2) il compte des anciens d'Alien : Isolation, comme Gary Napper, dans son équipe de développement, et 3) les dinosaures ont des plumes.
  •  

Les Kobolds ont mangé mon bébé !

Quand j’ai commencé à fouiller les tréfonds d’Internet, il y avait deux titres de jeu de rôle qui me fascinaient. Le premier c’était Kill Puppies for Satan, de Meguey et Vincent Baker. Dans mes souvenirs, il avait un sous-titre formidable du genre « Le jeu auquel votre tante, celle qui a des coussins au crochet sur son canapé, pense que vous jouez de toute façon », mais en voulant en vérifier la formulation exacte à votre bénéfice, je n’en trouve pas trace.
  •  

Night Soil

Londres, époque Tudor. Berceau du progrès, de la culture, de la pensée moderne… et d’une quantité d’excréments humains telle qu’on se demande comment Shakespeare a réussi à écrire autre chose que « ça pue ». Le cadre idéal pour un jeu de plateau. On parle ici de ramasser, transporter et évacuer les déjections humaines de la capitale vers la Tamise.
  •  

The Adventures of Elliot : The Millennium Tales

Ne soyez pas chagrin, vous ne trouverez ici aucune blague ou mauvais jeu de mots sur Billy Elliot, Eliot Ness, Elliot Spencer ou Elliot Alderson (j’ai vérifié tous les « l » de ces El(l)iot). Vous trouverez en revanche trois devinettes, et les devinettes, comme aurait pu le dire Umberto Eco (mais il ne l’a pas dit), sont la meilleure manière de débuter des sous-parties. Le rapport ? Aucun.
  •  

Oh, My Doug !

Après la géopolitique austère de Suzerain, Torpor Games plonge cette fois dans l’anatomie d’un quadragénaire au bord de l'infarctus. Oh, My Doug ! est un metroidvania asynchrone qui se passe intégralement à l’intérieur du corps décrépit d'un certain Doug, transformé en champ de bataille apocalyptique depuis qu'il a tenté de se mettre au sport.
  •  

Le Petit Théâtre

J'ai un faible pour les jeux qui savent soigner leur mise en scène. Quand on déballe Le Petit Théâtre de Quentin Guidotti et Gricha German chez Kodama Games (le nouveau studio des anciens Lumberjack), on ne tombe pas sur un énième thermoformage en plastique noir rigide abritant de bêtes cubes en bois. La boîte recèle une succession de pochettes scellées, une par scénario, comme autant d’actes d’une pièce de théâtre. Pour le chineur que je suis, l'effet est immédiat : on trépigne toujours d'ouvrir l'enveloppe suivante. Une par une, elles vont raconter un conte merveilleux.
  •  

Forbidden Solitaire est une réussite

Le merveilleux Forbidden Solitaire (ne vous laissez pas effrayer par cette capture qui montre un œil qui semble sonder votre âme et une main aux pierres précieuses incrustées à même la peau, c'est vraiment un super jeu) n'était pas forcément taillé pour le succès. Dix ans plus tôt, l'un des développeurs, Jake Birkett, croyait tellement peu en lui qu'il avait commencé sa conférence de la GDC par ces mots : « Vous n'êtes pas spécial, votre jeu non plus, et il ne fera jamais un carton. Plus tôt vous en prendrez conscience, plus tôt vous pourrez établir un plan pour survivre en tant que dev indé. » Mauvaise pioche, pour mon plus grand bonheur : Forbidden Solitaire a suffisamment bien marché pour que le studio envisage une suite, même si aucun chiffre précis n'a été avancé. ER. 
  •  

Alien : Isolation 2

Ce non-E3 2026 riche en annonces enthousiasmantes m'a rappelé l'importance de rêver, et depuis des années, je rêvais d'une suite à Alien : Isolation. Jusqu'au Summer Game Fest 2026 (pourtant plus souvent placé sous le signe des publicités interminables que du rêve), ce fantasme me paraissait inatteignable, tout simplement parce que le jeu a longtemps été considéré comme un échec commercial par SEGA. Comme quoi, ça valait le coup de brûler des cierges tous les jours devant un autel surmonté d'un Xénomorphe à l'échelle 1:1 pendant douze ans, je vais enfin pouvoir faire de la place dans mon salon.
  •  

Télex

Il y a trois ans (ce qui ne nous rajeunit pas), on vous parlait de Scarlett Deer Inn, un jeu de plateforme narratif inspiré par le folklore slave, dont tous les personnages ont été amoureusement brodés à la main. Ce dernier a enfin une date de sortie : le 17 juillet. ER.
  •  

gen ATLAS

Fumito Ueda, le seul homme capable de nous faire verser une larme devant un tas de cailloux et un morceau de ficelle, revient enfin. Son prochain bébé s’appelle gen ATLAS, et le bougre a troqué sa ménagerie de bêtes à plumes et à poils pour le rayon quincaillerie.
  •  

Ceux qui m’aiment reprendront le train

Maintenant que la folie post-non-E3 est un peu retombée, je me rends compte que j'ai complètement oublié de vous parler du jeu d'enquête Quiet Express : Cabin 909, où l'on suivra le périple d'une jeune femme qui prend le train pour un voyage de sept jours. Sept jours, c'est aussi le temps dont elle dispose pour trouver la mystérieuse cabine 909 (« une cabine qui ne devrait pas exister », comme l'explique le narrateur avec une voix très solennelle), sous peine de voir périr tous les autres voyageurs dans un terrible accident. À chaque fin de voyage, elle redémarre son voyage à zéro, en préservant toutes les connaissances acquises sur le trajet. Si vous trouvez que ça ressemble à un mélange entre Blue Prince et le film Source Code avec Jake Gyllenhaal, c'est normal, et c'est précisément pour ça que j'ai hâte d'embarquer en 2027. ER.
  •  

Le Steam Controller, une excellente manette qui attend encore son heure

Qui aurait pu prédire que la nouvelle version d’une manette timidement sortie en 2015 allait finir sold out quelques minutes après sa sortie ? Du haut de ses 99 euros, pourtant, le Steam Controller a vidé ses stocks, au point que Valve se sente obligé de mettre en place une file d’attente. On a beau jouer les rabat-joie, la raison d’un tel succès est toute simple : c’est une excellente manette. Dommage qu’on ne sache pas vraiment à qui elle s’adresse.
  •  

Origin Story

Pour les pressés, Origin Story est un tarot avec des pouvoirs. Pour les un peu moins pressés, on pourrait dire que Mario Kart est à la Formule 1 ou que Miams est au Yams ce qu’Origin Story est à la belote. Et pour ceux qui ont carrément le temps, on va tâcher de creuser un peu plus.
  •  
❌