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Les jeux des mille euros

Le principe journalistique veut que si le titre d’un article pose une question fermée, la réponse sera quasi systématiquement « non ». En novembre dernier, Furolith se demandait : « La Steam Machine sera-t-elle le salut du joueur PC fauché ? » Je suis au regret de vous annoncer que le principe journalistique l’emporte à nouveau, puisqu’elle coûtera la bagatelle minimum de 1 039 € dans sa version 512 Go sans manette et jusqu’à 1 428 € dans sa version 2 To avec manette. C’est évidemment une déception pour ceux qui espéraient un renouveau de l’entrée de gamme. Par contre, ce n’est pas une surprise pour ceux qui ont suivi l’actualité récente du secteur. Une actualité où le prix de la RAM et du stockage s’envole à cause des géants de la tech qui phagocytent les composants pour nourrir des perspectives de croissance délirante liée à une IA dont la rentabilité n’est encore pas prouvée. K.
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Repasse ton code

Au détour d’un billet sur le blog officiel, Marcus Wassmer, chef de l’équipe de développement chez Epic Games, a dévoilé quelques détails sur Unreal Engine 6 qui ont fait lever quelques sourcils. En l’occurrence, la convergence du moteur avec l’UEFN (l’outil de création destiné à Fortnite), l’abandon progressif du C++ au profit de Verse, son langage propriétaire, et, surtout, la disparition à terme de Blueprints, l’utilitaire de simplification qui permet de développer en reliant des nœuds logiques. Est-ce que toute l’interface visuelle va finir à la benne ? Ça serait dommage, d’autant que des jeux de premier plan comme Clair Obscur : Expedition 33 ont été développés de cette façon. Mais quand on sait que l’UE6 cherche également à faciliter l’intégration des LLM, peut-être peut-on y voir une stratégie visant à pousser tout le monde dans les bras poisseux du vibe coding. K.
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Doom and gloom

À l’instar des projectiles du fusil à pompe qui s’imposent à la mâchoire du cacodémon, il y a des annonces de disparition qui s’imposent à certaines publications comme la nôtre. Il nous est ainsi impossible de ne pas évoquer celle de Bobby Prince, dévoilée par sa femme au moyen d’un billet sur Facebook le 19 juin. Le compositeur des musiques de Wolfenstein 3D, Doom ou Duke Nukem 3D laisse derrière lui nombre de morceaux de heavy metal iconiques qui ont participé à l’ambiance mémorable de jeux qui ne l’auraient peut-être pas été autant sans sa contribution essentielle. Une note lumineuse malgré tout : l’artiste qui a succombé à la maladie à l’âge de 81 ans a survécu suffisamment longtemps pour voir de ses propres yeux, en mai dernier, l’entrée triomphante de la bande originale de Doom à la bibliothèque du Congrès américain. K.
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