N’y allons pas par quatre chemins : entre les perspectives économico-politiques et mon statut de saltimbanque, mes chances d’avoir un jour accès à la retraite sont faibles. Autant explorer ce concept par le biais du jeu de rôle.
Lorsque Capcom a annoncé un remake de Code Veronica lors du dernier Summer Game Fest, on a pu entendre une voix s’égosiller « OH MON DIEU ! » au beau milieu d'une salve d'applaudissements (ça se passe à 3 minutes 40 sur cette vidéo, et je le sais parce que je l'ai regardée dix-sept fois). À ce jour, j’ignore encore si cette personne avait le besoin urgent d'exprimer son enthousiasme à voix haute, ou si c’était tout simplement une manifestation de son trouble de stress post-traumatique – car, soyons honnête, toute personne ayant joué à Code Veronica dans les années 2000 porte sans doute encore les séquelles de cette expérience, pour le meilleur comme pour le pire.
Qu'est-ce qu'un Bergfried, me demandez-vous d'une voix pleine d'excitation à l'idée de découvrir la signification d'un nouveau mot allemand ? Il s'agit de la tour maîtresse d'un château fort germanique. « Donc c'est un donjon teuton ! », interjetterez-vous. Pas vraiment. Le Bergfried n'abrite pas le logis du seigneur, sa fonction reste purement militaire.
Voilà maintenant plusieurs années que j’ai plongé, petit à petit, dans une quête à moi, à la recherche de jeux correspondant à une petite niche spécifique et cosy dont j’explore l’existence. Des jeux coopératifs, en duo, en ligne, et asymétriques. Oui, ça fait beaucoup.
Splatoon a beau être la série multijoueur en ligne compétitive de Nintendo par excellence, il serait dommage d’oublier les campagnes solo qui accompagnent chacun des épisodes. Chouettes, voire brillantes par moments, elles ont toujours laissé entrevoir le potentiel d’un jeu intégralement consacré à une aventure en solitaire. Un positionnement dont s’empare aujourd’hui Splatoon Raiders.
Évidemment que je n’ai pas résisté aux sirènes de cet horrible poisson pixelisé qui m’observait depuis sa petite vignette de Meaningless Random Numbers lors du précédent Steam Néo Fest.
Pourquoi se lancer dans cette entreprise folle qu'est le développement d'un jeu ? Parce qu'on a une histoire à raconter. Parce qu'on a imaginé un gameplay original. Parce qu'on a une idée visuelle qu'on aimerait voir animée sur un écran. Ou, dans le cas des développeurs qui nous intéressent aujourd'hui, parce qu'on a trouvé un chouette jeu de mots pour le titre et que maintenant il va bien falloir créer le jeu qui va avec.
Tous ceux qui ont un jour commis l’erreur d’asseoir tata Suzanne à côté de tonton Maurice lors de ce que la famille appelle désormais « L’incident de la dinde de Noël » le savent : les plans de table ne sont pas un détail, mais un art.
Je suis toujours impressionné par la manière dont Shiro Games, le studio français, tente toujours de sauter d’un genre à l’autre de jeu en jeu. Avec Northgard, Dune : Spice Wars, puis le très chouette Wartales, ils ont régulièrement prouvé l’immense nombre de cordes à leur arc. Cela dit, on les a connus plus inspirés qu’avec Spacecraft, qui tente aujourd’hui de nous vendre un aller simple pour le bonheur des trois-huit avec son accès anticipé.
Vous pensez vraiment qu’un journaliste sérieux et professionnel comme moi va écrire ici qu’il a été ému par un jeu vidéo ? Comme si j’allais être bouleversé par un tas de pixels qui bougent sur un écran. Et puis quoi encore, je vais oser imprimer sur du papier que j’ai pleuré pour un petit faon en 3D ? Allez, soyons sérieux cinq minutes et revenons à Deer & Boy.
En ce moment au cinéma, les dernières modes technologiques vont à rebours du temps : à l'occasion de la sortie de L'Odyssée de Christopher Nolan, plusieurs cinémas ont ressorti dans leurs cabines leurs vieux projecteurs pellicules, désormais vus comme un équipement de luxe. Et si, dans cette célébration d'un certain passéisme, on pouvait voir un augure de ce qui arrivera bientôt dans le jeu vidéo ?
Si la crise de la DRAM a pour plus évidente manifestation les chamboulements qu'elle impose dans l'immédiat sur le marché du hardware, il y a fort à parier que le jeu vidéo au sens large en subira les conséquences au long cours. Habitué pendant toute son histoire à pouvoir compter sur des machines aux allocations mémoire croissant à un rythme constant, ce petit monde va devoir composer avec un changement soudain de trajectoire, qu'il le veuille ou non.
Les premières images de ce jeu de train qui se prend pour un skate, partagées par le studio barcelonais Undercoders, ont fait sensation en ligne auprès d’un public nostalgique des délires arcade dont SEGA avait le secret au tournant du millénaire. Les attentes étaient grandes, mais ce hype train est bien décidé à grinder sur toute barre par-dessus laquelle il devait passer.
La bienséance ludique induit de l’empathie pour rester certain que tout le monde s’amuse. Pour incarner un hôte louable, ne dépilez pas vos boîtes cellophanées qui prennent la poussière : acceptez de pratiquer un titre qui vous plaît moins mais qui sied à vos convives et leurs envies. Guide de survie pour concevoir une ludothèque, pas exhaustive, mais sans trou.
Est-il vrai que « l’art-jeu n’a pas d’odeur » ? A priori non, la preuve avec plusieurs exemples de titres qui mériteraient un « blair award » à défaut d’un Tony.
Le petit monde du semi-conducteur est en crise. Oui, on commence à en avoir l’habitude. Mais cette fois, c’est différent. La difficulté à dégoter n’importe quoi de neuf qui embarque de la mémoire vendue à un prix raisonnable met en lumière un profond problème qui dépasse largement les frontières du gaming PC. Et si toute cette industrie n’était qu’un énorme château de cartes ?
Oubliez ce que disent les médecins, de toute façon tout le monde sait qu’ils n’y connaissent rien. Le vrai remède contre la chaleur qui nous accable depuis des mois consiste en trois étapes simples : fermez les volets, allumez votre ordinateur et enfermez-vous toute une soirée dans une grotte avec vos amis. Et ça tombe bien, parce qu’un nouveau jeu Deep Rock Galactic est sorti en accès anticipé.
Quelques captures d’écran partagées sur Bluesky par Emeric Thoa (Cairn), c’est tout ce qu’il a fallu pour me convaincre de lancer halfmoon, le dernier et mystérieux jeu du tout aussi mystérieux lvl374.
Depuis mes tout premiers articles sur le monde de la tech en 1993, je n’ai jamais vu une crise de cette ampleur. On a bien rigolé (jaune) pendant la pandémie, mais ça restait des caresses par rapport à ce que nous inflige l'explosion de l'IA générative. Pourquoi la RAM est à ces prix stratosphériques ? À quel moment l'achat d'un SSD se permet de gifler votre portefeuille ? Quelles sont les conséquences pour les différents marchés de la tech ? Nous allons faire un tour d’horizon de ce chaos et tenter de savoir quand cette folie s'arrêtera. Et accessoirement, pourquoi un fabricant japonais de mayonnaise est mêlé à tout ça…