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Vue lecture

Leviathan Wilds

Il y a deux ans, j'écrivais sur Leviathan Wilds : « Écoute-moi, éditeur français, toi mon ami, toi mon frère : localise ce jeu, fais-le distribuer en boutique. J'y passe des heures, et je hais pourtant de toute mon âme Tabletop Simulator et son interface pourrie. »* Il faut croire que l'influence de la presse n'est pas morte, car Philibert (oui oui, la boutique en ligne) a décidé de localiser et de vendre le jeu en français. Enfin, enfin je peux y rejouer dans de bonnes conditions, avec des pions et des vraies cartes.
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Ghost of a Tale 2

Seith (Lionel Gallat, ex-DreamWorks) est un cas à part dans l'industrie : quasiment seul aux manettes du premier opus de Ghost of a Tale, sorti après quatre ans de développement sous Unity, il ne vend jamais de révolution. Sa promesse pour cette suite – dont il gère encore 90 % de l’aspect artistique et du développement – tient en une phrase : faire « un peu mieux » sur chaque aspect, sans réinventer une formule imparfaite, mais aussi sympathique que son auteur.
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Avé Lemming

Depuis 1991, tout le monde le sait : un lemming, c'est con. Pas suicidaire par idéal, juste con. Ravensburger garde l'essentiel – la stupidité – et y ajoute une dose de traîtrise version toge romaine.
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No Law

Petite précision d'emblée : je n'ai touché à rien. No Law, c'était une présentation encadrée, Tor Frick (co-fondateur et co-directeur créatif de Neon Giant) aux commandes, avec le boniment habituel d'un studio maître du pad. Alors forcément, ça reste à prendre avec les pincettes qui s'imposent – mais bon sang, ce que j'ai vu m'a parfois scotché.
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Spirits of the Wild : Awakening

On m'a refilé un jeu Mattel. MATTEL. La boîte qui a inventé Polly Pocket, Hot Wheels, et cette poupée Hello Barbie qui écoutait et enregistrait les enfants (authentique, il y a même eu un procès). Autant vous dire que quand le distributeur français Pixie Games m'a tendu Spirits of the Wild en mode « vas-y, teste-moi ça », j'ai eu à peu près le même enthousiasme qu'un chat en route pour chez le vétérinaire. Je m'attendais à du carton mou, des pions en plastique qui sentent le pétrole bon marché, et une règle rédigée par un stagiaire payé en bons d'achat Toys "R" Us (RIP bébé, je t'aime toujours).
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Marvel’s Wolverine

Subtilité, nom féminin (latin subtilitas) - Caractère de quelqu'un, de quelque chose qui est subtil, pénétrant, ingénieux : j'admire la subtilité de sa pensée. - Finesse, raffinement de la pensée, de l'expression, etc. Synonymes : délicatesse, finesse, lucidité, perspicacité, raffinement, sagacité. Antonyme : Wolverine d'Insomniac Games.
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Total War : Warhammer 40K

Bon, je vais être transparent avec vous : je suis entré dans la démo Gamescom avec l'objectivité d'un Space Marine face à un commandement du Codex Astartes : strictement aucune. Trente ans de fanatisme 40K, ça ne se raisonne pas. Alors quand Creative Assembly (CA) m'a filé une heure sur un build limité pour la Gamescom, mon cerveau a immédiatement basculé en mode « loyauté à l'Empereur avant tout esprit critique ».
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Exodus

Depuis 2012, j'attends qu'on me redonne les sensations d’un bon Mass Effect sans jamais rien trouver d'aussi convaincant. J’ai cru un instant que The Expanse : Osiris Reborn pouvait être celui-là, mais les premiers retours m’ont un peu refroidi. Et voilà qu’Archetype Entertainment, boîte fondée par d'anciens de BioWare (dont James Ohlen, même s'il a depuis quitté le navire), m'installe une heure devant Exodus à la Gamescom, et me redonne espoir.
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Heroes of Might and Magic III Remake

Allez, sortons les fourches tout de suite : oui, HOMM III passe en 3D chez Ubisoft, avec caméra libre et 4K, et oui, ça va hurler dans les commentaires façon « ils ont trahi la 2D sacrée ». Je comprends la crispation. Mais après deux heures de démo à la Gamescom, mon inquiétude est tout de même pas mal retombée.
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Star Wars Zero Company

Marvel's Midnight Suns avait déjà tenté, sans trop réussir, cet impossible grand écart : la formule XCOM, mais grand public. Star Wars Zero Company fait la même chose, avec de meilleures bases tactiques. S'en sort-il mieux ?
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Télex

Microsoft instaure un plafond d'heures mensuelles pour le Cloud Gaming du Game Pass et facturera le reste à l'heure. Pas de panique, assure le géant : cela ne toucherait que 4 % des joueurs. Bref, si vous rentabilisez un peu trop votre abonnement en jouant beaucoup en Cloud, vous repasserez à la caisse. Remercier les clients fidèles, c'est important. P.
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KKK d’école

La Maison-Blanche vient d'atteindre un niveau supplémentaire de cynisme politique (si si, c'est encore possible) en publiant deux jeux rétro sur son site officiel. Le premier, un clone de Snake, vous glisse dans la peau de Tom Homan pour rafler un max d'immigrés le long du Rio Grande et les expulser. Le second, un pastiche de Tetris intitulé « Protégez la frontière », vous demande d'empiler des briques pour bloquer « la horde ». Transformer deux monuments de l'histoire du jeu vidéo en outils de propagande racoleuse et facho, c'est un concept. On attend avec impatience leur prochain titre : un Paperboy où l'on jette des avis d'expulsion. Monde de merde... P.
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Nexon prépare le terran

Selon le quotidien coréen Chosun, Nexon (l'éditeur d'Arc Raiders) serait sur le point de signer avec Blizzard pour développer un nouveau StarCraft. Un « contrat proche d'être finalisé », chuchote un « responsable senior » resté anonyme, comme d'habitude. Vingt-huit ans après sa sortie, StarCraft squatte toujours le top 10 des jeux les plus joués dans les PC bang coréens, ces temples des LAN qui refusent de mourir. De quoi donner des idées à n'importe quel éditeur en manque de licence increvable. Petit bémol qui pique : le boss de Nexon, Junghun Lee, est aussi celui qui a déclaré qu'il fallait « supposer que tout le monde utilise l'IA générative » en développement. Reste à savoir si Blizzard glissera une clause anti-IA dans le contrat, histoire d'éviter l'émeute chez les fans. Pendant ce temps, Blizzard planche discrètement sur son propre spin-off StarCraft, un FPS en monde ouvert dont on pourrait apercevoir un bout à la BlizzCon. Deux StarCraft en 2026, cela n'était pas sur mon bingo. P.
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Un rachat dans le visage

SteamDB, le site que la moitié de la rédac' rafraîchit plus souvent que ses mails, change de mains. Son créateur solitaire, xPaw, a filé les clés à Nexus Mods, plateforme reine du mod qui promet de garder « le nom, la marque, la communauté ». Traduction : on va monétiser tout ça, mais sans changer la déco trop vite. En cause : « la charge mentale » d'un site géré seul pendant des années, et un bon vieux coup de blues. « Après le Covid et avec la montée de l'IA, l'Internet qu'on aimait a disparu, et ma passion avec », confie le développeur, dans ce qui restera comme le post LinkedIn le plus déprimant de la rentrée. Nexus, lui, lorgne surtout les archives de SteamDB, une quantité incroyable d'informations sur les versions de jeux, les dépôts, les manifestes, les fichiers et l'historique des mises à jour, vitales pour réparer les mods qui claquent à chaque update. Bilan : encore un bout du bon vieux web indé qui passe sous pavillon corporate. P.
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Télex

Double Fine repasse par Kickstarter avec une promesse : Brütal Legend 2 verra le jour si la cagnotte atteint 100 millions. Un bon troll d'indé fraîchement libéré de Microsoft, vu que le record absolu plafonne à 47 M$. Mais qui sait, sur un malentendu... Le metal vaincra. P.
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Oublivion

Ah, la magie de la mémoire patronale. Michał Nowakowski, co-PDG de CD Projekt Red, vient d'offrir une relecture magistrale de l’histoire : si Cyberpunk 2077 est sorti complètement cassé fin 2020, ce n'est pas la faute des patrons, mais parce que « l'équipe voulait le sortir, car elle était fatiguée ». Le directeur oublie juste un détail : le crunch obligatoire de six jours par semaine imposé aux développeurs avant le lancement. Forcément, quand on  vous enchaîne au bureau 70 heures par semaine sous Covid, on a très envie que le jeu sorte, pour pouvoir  revoir le soleil et ses enfants. Résumer la fatigue d'un studio soumis au travail forcé à une simple « envie de passer à autre chose », c'est un pur chef-d'œuvre de com'. La prochaine fois, ils nous expliqueront que les galériens ramaient vite parce qu'ils adoraient le tempo du tambour. P.
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Élan Musk

Après dix ans à nous apprendre qu'on peut mourir de froid en mangeant des haricots périmés, Hinterland découvre le vrai sens du mot survie. Face à la crise du secteur, les Canadiens lèvent le pied sur la suite (Blackfrost) et renvoient les développeurs tricoter des DLC sur le premier The Long Dark. L’explication officielle vaut son pesant de pemmican : l’industrie est « incertaine » et la situation géopolitique « compliquée ». Traduction : lancer un nouveau jeu aujourd'hui, équivaut à sortir en slip dans un blizzard à -40 °C. Résultat, le studio préfère réinjecter du contenu dans sa valeur sûre. C’est une stratégie qui me convient : plutôt que de risquer l'hypothermie financière avec un nouveau titre, ils réchauffent la délicieuse boîte de pâté entamée il y a dix ans, sans virer personne. P.
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Paroles paroles paroles

Chris Roberts est un artiste, un funambule qui glisse d'excuse en excuse depuis si longtemps que l'on a perdu le fil. Au bout d'un moment, on pensait toutefois qu'il allait tomber à court. Mais Chris a de la ressource. Cette fois, Squadron 42 est repoussé à 2027 pour « éviter la broyeuse médiatique de GTA VI ». L'excuse est sublime : le jeu censé sortir en 2016 s'écarte sagement face à un rouleau compresseur console qui ne sort même pas sur PC, de peur d'éclipser les trois pèlerins qui lisent encore ses devlogs. C'est beau. Rendez-vous en 2037, quand Rockstar teasera GTA VII et que Chris nous expliquera qu'il doit d'abord peaufiner la plomberie de ses vaisseaux. En attendant, remettez 500 balles dans un PNG de vaisseau, ça l'aide à patienter. P.
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Letter Up

Comment ? Une simple « réinvention » du Scrabble ? Mouais, autant dire que lorsque Letter Up est arrivé sur mon bureau, je doutais. Pourtant, force est de constater qu'on évite le drame. Mieux : on rigole bien.
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X4 : Foundations

Il y a des coups de téléphone qu’on ne devrait jamais passer à deux heures du matin, après trois pintes et une crise d’existentialisme aigu sur l’état de la simulation spatiale. « Allô, X4 ? C’est Perco... Oui, je sais, ça fait sept ans. Je repensais à nous. À cette époque où tu me crachais à la figure avant de planter brutalement parce que j’avais osé ouvrir la carte. Je suis en bas de chez toi, là. »
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