❌

Vue lecture

Transport Fever 3

Transport Fever 2 m'a donné 400 heures de pur plaisir logistique. Vous comprenez donc que j'attendais sa suite comme d'autres guettent le retour du Christ. Vous comprenez aussi que j'ai toute une liste de points que je voulais voir améliorer, scrupuleusement détaillés dans un fichier nommé fantasmesTF3.txt de 3,5 téraoctets. Voyons voir ce qu'il en est.
  •  

Protéger les enfants, énerver les adultes

Bon, il faut qu'on parle de l'EU Kids Act. Cette toute nouvelle proposition de loi européenne a pour vocation de protéger nos p'tits bou'd'chou des grands dangers de l'ère numérique. Par exemple : fini les réseaux sociaux ou les chatbots IA en dessous de 13 ans (parfait), finis les lootbox en dessous de 18 ans (impec'), mais aussi un contrôle plus strict dans le domaine du jeu vidéo. En pratique, cela veut dire que le petit Mattéo, 12 ans, ne pourra plus simplement cliquer sur « Oui, j'ai plus de 18 ans » pour détruire son âme d'enfant sur un shoot en ligne un peu violent. Ce qui est en soi très bien, mais implique un système de vérification d'âge qui touchera aussi les adultes. Plusieurs solutions sont envisagées, dont un scan obligatoire du visage par IA ou un passeport numérique européen permettant de prouver son âge (de manière anonyme) aux plateformes comme Steam et aux éditeurs de jeu vidéo. Cela risque d'agacer beaucoup de monde. Des représentants de l'industrie, dont Video Games Europe, tirent déjà la sonnette d'alarme, rappelant qu'il existe depuis longtemps un système de classification (le PEGI) et qu'il n'y a pas besoin d'y rajouter une nouvelle couche techno-bureaucratique. L'EU Kids Act pourrait être approuvé par le Parlement européen et les États membres fin 2026 ou début 2027. A.
  •  

Les patrons du jeu vidéo sont d’excellents communiquants

Wardogs cartonne. Des millions d'exemplaires vendus en quelques jours. Mais au lieu de compter ses lingots d'or, Joe Brammer, patron de Bulkhead, a ouvert sa grande bouche. Dans le Game Business Show, il a notamment avoué que son studio scannait les réseaux sociaux de ses potentielles recrues pour éliminer toutes celles qui s'expriment contre le crunch, allégrement pratiqué sur Wardogs. « On leur dit qu'ils ne vont pas être heureux chez nous, et on ne les embauche pas », a-t-il avoué en toute détente. Il doit être si fier d'être un patron d'élite. Après s'être fait écharper par tout Internet, il a furieusement rétropédalé chez Eurogamer, expliquant en gros que ses propos avaient été mal interprétés, qu'il a proposé la semaine de quatre jours à ses employés, que le crunch est « optionnel » et que Bulkhead, vous savez, c'est avant tout une grande famille. Dernièrement, on l'aurait vu en train d'installer en panique une table de ping-pong et un baby-foot au milieu de l'open space. A.
  •  

À l’est, rien Denuvo

Tout le monde connaît la célèbre et controversée protection antipiratage Denuvo. Jusqu'à un passé récent, les jeux intégrant cette technologie mettaient souvent plusieurs mois, voire plusieurs années avant d'être « crackés » par les pirates. Cela l'a rendu très populaire chez les gros éditeurs, beaucoup moins chez les consommateurs, qui lui reprochent de bouffer des cycles CPU et donc de dégrader les performances. Courant 2026, le pirate voices38 a mis au point une technique permettant de contourner rapidement la protection. Denuvo a d'abord minimisé l'affaire en déclarant que « tkt, on gère, on va boucher les trous », ce à quoi voices38 a répondu en déplombant pas moins de cinq jeux d'affilée début septembre. Résultat, pour la première fois de son histoire, Denuvo porte plainte devant la justice californienne afin d'obtenir, entre autres, les logs Reddit, Discord et Steam qui permettraient d'identifier voices38. Celui-ci a répondu dans un commentaire Reddit : « Tout va bien. Tout va continuer normalement ». Probablement parce qu'il ne risque rien dans le lointain pays où il se trouve. A.
  •  

Télex

Wardogs, le nouveau shoot multijoueur à la PUBG se déroulant sur des cartes de 256 km carrés, réussit son arrivée en version anticipée sur Steam avec deux millions d'exemplaires vendus en cinq jours. A.
  •  

Paradox en mode Mad Max

Paradox vient d'annoncer un nouveau projet développé par l'un de ses studios internes. Évidemment, il s'agira d'un jeu de stratégie, dans la grande tradition suédoise, mais sans un vrai background historique comme Crusader Kings 3, Hearts of Iron IV et Europa Universalis 5. Afterworld se déroulera en effet dans une Amérique du Nord post-apocalyptique, dans laquelle il faudra rebâtir un semblant de civilisation. Peu d'infos pour l'instant, si ce n'est une poignée de photos d'écran qui nous indiquent que le style Paradox – une grande carte lézardée de frontières et de gros menus pleins de chiffres sur la gauche de l'écran – sera respecté. L'éditeur suédois nous sort son laïus habituel : ce sera une simulation profonde et complexe, tout en étant plus accessible que ses jeux historiques hardcore. Ils nous avaient dit la même chose pour Stellaris il y a une dizaine d'années, et ils s'en étaient plutôt bien sortis. A.
  •  

Télex

Le prochain Starcraft ne sera pas un STR, mais cela ne veut pas dire que Blizzard abandonne le genre. Six ans après la sortie de Warcraft III Reforged (lui-même sorti 18 ans après le jeu original), le studio américain lance Forsaken Kingdom, une nouvelle campagne de trente heures. Pour trente euros. Oui, quand même. A.
  •  

Quand le marché des cartes graphiques s’autorégule

Je pensais que nous, petit peuple du jeu vidéo, étions unis et solidaires dans la souffrance. Que nous allions nous révolter et boycotter l'achat de cartes graphiques jusqu'à ce que les prix redescendent à un niveau convenable. Ah ah, Nvidia, qu'est-ce que tu vas faire si plus personne n'achète tes RTX machin-truc à 1600 balles ? En fait, Nvidia s'en cogne, car sur le second trimestre de 2026, les ventes de cartes graphiques pour PC de bureau n'ont jamais été aussi bonnes depuis quatre ans. C'est en tout cas ce que le cabinet Jon Peddie Research affirme, en précisant que Nvidia a fourni 90% des 12 millions de GPU écoulés sur cette période. Raison invoquée : les gamers anxieux (et, à n'en point douter, des tonnes d'AI bros qui veulent leur LLM local) se ruent sur ces produits, car ils craignent de nouvelles augmentations de prix dans les prochains mois. Le plus déprimant, c'est qu'ils ont probablement raison. A.
  •  

Un nouveau Starcraft avant Half-Life 3 ?

Dans mon dernier TED Talk devant les plus grands CEO du jeu vidéo, je les implorais de ne plus faire d'annonce prématurée. Sinon, leur expliquai-je, les consommateurs ont le temps de se faire des films dans leur tête, de fantasmer pendant des années, et ils risquent d'être un peu déçus lorsque le produit final arrive sur leur écran. Le patron de Blizzard a noté ce judicieux conseil sur un petit bout de papier, s'est torché avec, puis annonce un nouveau Starcraft pour... 2030. Donc 2032, à cause du virus développé par l'IA qui paralysera le monde entier entre 2027 et 2029. Starcraft Dominion ne sera pas un STR (le genre n'est plus vraiment à la mode), mais un jeu de shoot multijoueur « narratif » en monde ouvert, dévoilé dans une bande-annonce qui ne montre pas une seule seconde de gameplay, comme toujours chez Blizzard. Allez, c'est parti pour une bonne demi-décennie de rumeurs, de leaks et de rêves brisés. A.
  •  

Iron Nest : Heavy Turret Simulator

Trois jours après sa sortie, le simulateur d'artillerie Iron Nest s'était déjà vendu à plus de 250 000 exemplaires. Pas de quoi en faire le Balatro ou le Vampire Survivors de 2026, mais ce petit jeu indé s'impose déjà comme l'une des grosses surprises de l'année.
  •  

Retro Rewind

Salut les vieux. Salut les vieilles. Fermez les yeux. Souvenez-vous. Vous avez 15 ans. Nous sommes un samedi du début des années 1990. Vous êtes sur le siège arrière d'une Citroen BX qui se gare devant un vidéoclub, et vous n'avez qu'une question en tête : est-ce qu'il leur reste encore des copies de L'Arme fatale 3 ?
  •  

Cartes.gouv.fr

Attention, hot take : notre République a réussi sa transition numérique, la majorité des sites web gouvernementaux sont plutôt bien faits, et je suis absolument ravi de déclarer mes impôts en ligne en une minute chrono et trois clics chaque année, au lieu de potasser des formulaires cryptiques comme il y a vingt ans.
  •  

Silent Shark

Ça y est, hop, c’est décidé. C’est aujourd’hui que vous vous y mettez. C’est aujourd’hui que vous chopez le virus. C’est aujourd’hui que vous allez enfin devenir un passionné de simulation sous-marine.
  •  

Socialiskigrad

Bien sûr que mes joues ont rosi lorsque j'ai découvert Socialiskigrad. Le titre, déjà, quel programme ! Et l'ambiance ! Regardez-moi la tristesse de ces bâtiments soviétiques. La monotonie de ces barres d'immeubles grises ! La géométrie stalinienne de ces quartiers résidentiels déprimants ! Je sais déjà que je vais adorer ce jeu.
  •  

Corsair Cove

Le monde est bien fait. Alors que je me relançais un troisième visionnage de Black Sails – la meilleure série de pirates jamais produite, je vous la recommande chaudement, c'est le Game of Thrones des Caraïbes –, voilà qu'arrive Corsair Cove, un city-builder pirate qui va me permettre de prendre des coups de soleil sans sortir de chez moi.
  •  

Bergfried

Qu'est-ce qu'un Bergfried, me demandez-vous d'une voix pleine d'excitation à l'idée de découvrir la signification d'un nouveau mot allemand ? Il s'agit de la tour maîtresse d'un château fort germanique. « Donc c'est un donjon teuton ! », interjetterez-vous. Pas vraiment. Le Bergfried n'abrite pas le logis du seigneur, sa fonction reste purement militaire.
  •  
❌