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[Info Canard PC] Willy Denzey n’a jamais envisagé de composer la B.O. de The Witness

Mercredi dernier, alors que nous étions sagement en train de préparer l’émission Canard PC du mercredi 30 septembre, quelqu’un (moi) s’est spontanément mis à chanter « Le Mur du son » de Willy Denzey dans l’open space, poussant quelqu’un d’autre (Noddus) à se rendre sur sa page Wikipédia. Quelle ne fut notre stupeur en constatant que ladite page comportait une mystérieuse mention : « [Willy Denzey] souhaite prendre part à la bande originale du célèbre jeu vidéo The Witness de Jonathan Blow, cependant, le jeu ne sera pas accompagné d'une BO et le projet sera donc avorté. » Pour seule référence, on trouvait un article d’Inverse cherchant à expliquer pourquoi The Witness ne comportait aucune bande originale, sans la moindre mention du petit prince du R&B de Melun. Enhardi par ce potentiel scoop, Noddus ne pouvait absolument pas en rester là, et par le truchement de son carnet d’adresses, ce dernier a fini par remonter à la source : Willy Denzey lui-même, qui a vite fracassé nos illusions. « Je n’ai jamais eu connaissance de ce projet, je ne sais même pas ce que c’est, donc mauvaise info l’ami 🙏 », nous a-t-il écrit. Merci à Willy pour sa réponse rapide, et merci à vous, lecteurs, qui permettez cette nouvelle victoire pour le journalisme d’investigation. ER.
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Pilgrims : Curieuses Aventures

Il faut que je vous fasse un aveu : je ne porte pas beaucoup de studios de jeux vidéo dans mon cœur. D’abord parce que ces gens n'arrêtent pas de me donner du boulot, et que j’aime bien glander, mais surtout car beaucoup sont devenus de simples entreprises, avec tout ce que ça implique de négatif. Et puis il y a les exceptions, les studios d’artistes.
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En toute détente, sur la détente

Si toute la presse et une partie des joueurs observent d’un œil inquiet les grandes (et meurtrières) manœuvres qui ont cours chez Xbox dernièrement, sachez qu’il y a quelqu’un qui n’en perd pas ses cheveux (après, il n’en a plus aucun sur le crâne) : c’est Satya Nadella, le patron de Microsoft. Ah non, lui, il trouve tout ça très bien. Dans le cadre du podcast Sources dans lequel il était interviewé, il déclare en toute détente, avec un sourire apaisé aux lèvres : « Il y a une certaine quantité de rationalisation que l’équipe et Asha [Sharma, la patronne de Xbox,] sont en train de réaliser, ce qui est super à voir. » L’occasion pour nous de nous souvenir que si « l’équipe et Asha » sont souvent, et à juste titre, en première ligne des critiques quant à la stratégie actuelle de Xbox, il y a aussi une maison-mère qui réclame de sa section jeu vidéo des rendements illusoires. K.
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À propos des choix dans le jeu vidéo

En bonne amatrice de jeu de rôle, voilà des années que je ressasse comme une obsession personnelle une question à laquelle je ne trouve pas de bonne réponse : qu’est-ce qui fait que, dans un jeu vidéo, un choix narratif sera considéré comme réussi, mémorable et bien écrit ?
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Mon Mex à moi

Alors qu’une partie du grand public est obnubilée par le chiffon rouge de l’arrêt du format physique, le président de la commission sénatoriale aux droits numériques du Mexique annonce sur Instagram une initiative pour réfléchir à un changement de législation afin d’améliorer les droits des consommateurs de jeux vidéo dématérialisés. Accompagné d’une collègue députée, il appelle à plus de clarté sur ce pour quoi les gens payent vraiment quand ils cliquent sur le bouton « acheter », la garantie de pouvoir continuer à utiliser un titre dont les serveurs ont été fermés et à une responsabilisation des entreprises en les forçant à avoir une branche dans le pays s’ils veulent y vendre leurs produits numériques. De son côté, on rappelle que la Commission européenne a signé d’un retentissant « vu et s’en tape » la pétition de près de 1,3 million de signatures de Stop Killing Games. K.
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Nos recommandations culture pour octobre

Tous les mois, la rédaction vous fait profiter de sa culture éclectique et douteuse. Cette fois, on vous propose un documentaire en trois parties sur le plus lourdingue des humoristes français, un jeu de plein air d'intérieur et le récit d'un trauma générationnel.
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Télex

Pour golri, une journaliste de PC Gamer a mis 20 figurines d’anime dans son boîtier et n’a vu aucun changement sur les performances après un benchmark fait par-dessus la jambe (après tout, rien ne nous dit que son air flow n’était pas déjà horrible à la base). C’est ackboo qui va être content ! K.
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Gunsen : The Battle for Toshi Ranbo

Il y a des auteurs qui ont la confiance. Annoncer un jeu comme un mélange de Scythe et de Kemet, c'est osé. Un peu comme si un réalisateur vous disait avant la projection : « J'ai essayé de faire un mix entre du Coppola du Kubrick. » Il faut des appuis solides.
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Joy Malignant

Je crois que ce que j’aime le plus dans la mode actuelle du RPG narratif, c’est la faible barrière d’entrée qui permet à tout un tas de créateurs de s’exprimer de façon débridée sans nécessiter des moyens démesurés.
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Mais c’était censure, en fait

Bobby Kotick n’était pas particulièrement une coqueluche auprès du grand public, tant il représentait à lui seul une philosophie corporatiste gloutonne qui détruit tout au nom des sacro-saints profits. Et à défaut d’essayer de changer ses actions, l’ancien patron d’Activision Blizzard a plutôt tenté d’amortir leurs conséquences. La chaîne YouTube People Make Games et le journaliste Mikhail Klimentov exposent ainsi dans une longue enquête vidéo la manière dont Kotick a fait appel à un cabinet d’avocats spécialisé dans la diffamation afin d’intimider toute la presse, souvent avec succès, dès que celle-ci aborde ses péripéties judiciaires. Dans la foulée, Stephen Totilo de la sérieuse infolettre Game File a publié son propre courrier de menace reçu en début d’année lui sommant d’ajouter un paragraphe… qui était déjà dans l’article incriminé. Plus personne ne lit la presse, décidément. K.
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Télex

Après la surface, le Nether et l’End, Mojang annonce l’arrivée du Sift dans Minecraft, sa première dimension inédite en 15 ans. Avec son ciel bleu, ses arbres blancs et ses prairies roses, ce nouveau lieu fait déjà fondre un boulon à certains transphobes mous du bulbe sur X qui y voient un complot. K.
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League of Legends Classic

Avez-vous déjà dû changer d’école en cours d’année ? Je ne recommande pas l’expérience. Cartable sur le dos, vous vous retrouvez perdu au milieu de la cour de récré, sans copain puisque tout le monde a déjà son petit groupe bien formé, chacun a sa place attribuée dans la classe, tandis que vous vous retrouvez au dernier rang à vous faire insulter par les gars populaires parce que vous ne connaissez pas les private jokes du lycée. Eh bien, c’est un peu l’impression que j’ai eue en lançant League of Legends pour la première fois en 2014, soit cinq ans après sa sortie officielle.
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Budg’ de là

Messieurs dames de la presse, préparez vos estimations de budget, nous avons ici un très beau lot : un projet de maître Kojima rejeté par Sony et récupéré par un Microsoft en cruel besoin de rédemption. On va au moins disant, c’est parti ! À ma gauche, Christopher Dring de The Game Business qui annonce 400 millions de dollars ! Qui dit moins ? Ah, Christopher apporte une précision : il a tout entendu entre 600 millions et 300 millions, mais 400 millions est le chiffre qui revient le plus souvent. Mais attendez, à ma droite, Jason Schreier, qui explique sur ResetEra que c’est sûrement « nettement moins que ça » ! Oui ! Au fond, près des petits fours, Jez Corden, de Windows Central, qui estime que le jeu a été signé pour « une fraction » de ce chiffre ! Aucune autre proposition ? Personne ne pense que Physint est parti pour deux croissants et un Cacolac ? Dans ce cas, adjugé vendu ! K.
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L’inspecteur Schafer est sur le coup !

Je suis admiratif du calme apparent de Tim Schafer. Le patron de Double Fine, studio qui était il n'y a encore pas si longtemps sous le giron de Xbox avant de se faire lâcher en rase campagne dans le cadre de cette grosse boucherie qu’Asha Sharma, la patronne de Xbox, appelle pudiquement « grand reset », s’est exprimé dans une interview avec la BBC, où il s’interroge sur l’état de l’industrie. Alors qu’il dit ne pas regretter le rapprochement avec la firme de Redmond, le vétéran peine à expliquer ce creux de la vague généralisé qui dure depuis maintenant quatre ans. « Je ne comprends vraiment pas. Les joueurs jouent, les entreprises font de l’argent, donc je ne comprends pas pourquoi il y a de telles pertes d’emplois. Je suppose qu’il y a quelqu’un, quelque part, qui est trop avide. » Oh, Tim ! Mon bon Tim ! Tu es à deux doigts de la vérité. Ne lâche rien ! K.
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Big Ambitions

Voilà, ça y est, l'histoire du jeu vidéo peut s'arrêter là. Notre hobby est arrivé à maturité. Cela fait vingt ans que j'attendais qu'un développeur ait l'audace et l'intelligence d'implémenter ce que je considère être le mécanisme de jeu ultime, le summum du gameplay, l'apothéose de l'expérience interactive. Mon rêve est exaucé : dans Big Ambitions, quand vous faites un gros caca, votre bonheur augmente de 25 % pendant douze heures. Nous avons enfin atteint le réalisme vidéoludique ultime.
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Patience et Creeper de temps

Non, mais regardez-nous, là, qui pensons crânement que les jeux auraient besoin de nous et de notre dextérité pour permettre au générique de fin de défiler. Heureusement que le youtubeur RedLogic, activiste dans la défense du droit des jeux à disposer d’eux-mêmes, a su démontrer avec des mathématiques et quelques simulations bien senties que Minecraft était bel et bien capable de se terminer lui-même, sans qu’un joueur n’ait rien à faire. Avec la bonne seed, il suffit de patienter que le comportement aléatoire des Endermens finisse par construire par hasard des golems de neige et que ces derniers, sans le faire exprès, réussissent à faire exploser des Creepers au bon endroit pour créer un tunnel vers le portail final et aillent tuer le dragon. Certes, en temps réel, ça prend près de deux milliards d’années, mais tout vient à point à qui sait attendre. Bravo Minecraft. K.
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WikiMasters

Magic ? De la merde. Pokémon ? Un truc pour les gosses. One Piece ? Un piège d’influenceurs. La vraie révolution du JCC est ailleurs, en ligne et gratuite.
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La grenouille qui voulait se faire aussi grosse que Lebœuf

Imaginez la scène : dans un futur proche, vous êtes tranquillement en train de jouer au prochain Halo développé par Activision sur votre Xbox H3l1x, et alors que vous venez de conclure votre première mission solo, une voix bien familière résonne à vos oreilles. « Salut c'est Frank Lebœuf. Vous voulez savoir combien vaut votre voiture ? » C'est la dystopie toute pourrie dans laquelle nous pourrions vivre un jour, à en croire un brevet récemment déposé par Xbox pour un système qui devrait permettre de mettre un jeu en pause afin de diffuser une publicité (pendant un temps mort, comme un écran de chargement, à la fin d'une cinématique ou encore juste après un combat de boss), avant de laisser le joueur reprendre une activité normale. Sérieusement, ça fait trois news de suite que j'écris sur Xbox, et toutes m'ont fait perdre espoir en l'humanité. ER.
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Transport Fever 3

Transport Fever 2 m'a donné 400 heures de pur plaisir logistique. Vous comprenez donc que j'attendais sa suite comme d'autres guettent le retour du Christ. Vous comprenez aussi que j'ai toute une liste de points que je voulais voir améliorer, scrupuleusement détaillés dans un fichier nommé fantasmesTF3.txt de 3,5 téraoctets. Voyons voir ce qu'il en est.
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1975 White Christmas

Il y a des titres trompeurs. 1975 White Christmas n'est pas un jeu sur les guirlandes et le vin chaud. C'est le signal radio qui, le 29 avril 1975, a annoncé à Saïgon que la ville allait tomber d'une minute à l'autre, et qu'il était temps d'évacuer tout ce qui pouvait encore l'être.
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