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Vue lecture

Misfits

Misfits, c’est Jenga à l’envers, donc on s’économise l’infernale mise en place. Chacun a dix pièces en bois, qu’il faut placer au milieu, à tour de rôle, sans qu’aucune ne touche la table, à part la base de la pile. Et si on les fait tomber ? C’est là qu’on commence à se marrer.
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Fanelia

« On rencontre beaucoup de gens… J’adore parler ! » C’est au retour de deux festivals et avant de repartir pour un autre que Fanelia, la voix en vrac d’avoir expliqué sa démarche à de nombreux joueurs, nous répond. Cette autrice-illustratrice-éditrice a en effet créé des œuvres particulières, qui méritent d’en comprendre l’intention.
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Version anticipée : une chance sur trois de se faire entuber

Sur Reddit, l'utilisateur GamerOfPassionBlog a posté une petite étude intéressante concernant les jeux en early access. Il a analysé les données publiques de Steam et s'est focalisé sur un type de produit en particulier : les versions anticipées apparues sur la plateforme entre 2013 et 2023, ayant reçu plus de dix critiques. De ces 10 141 jeux, il sort les chiffres suivants : 60,6 % sont aujourd'hui disponibles en version 1.0 (tout va bien), 6,1 % sont toujours étiquetés early access et ont été mis à jour dans l'année (OK, ça bosse), et le reste... a soit été retiré de la vente (6,9 %), soit n'a bénéficié d'aucune mise à jour depuis douze mois (26,3 %), ce qui laisse penser que les développeurs ont lâché l'affaire. Statistiquement, si vous achetez un jeu en version anticipée sur Steam, vous avez donc une chance sur trois de ne jamais en voir la version finale. Un chiffre bonus : seuls 21 jeux sur Steam sont toujours mis à jour alors qu'ils sont en early access depuis plus de dix ans – dont le célèbre Project Zomboid, évidemment. La version complète de cette étude est disponible sur GamerOfPassion.com. A.
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Squadron 42 : une date de sortie gravée dans le marbre de Steam

Il y a des choses qu'on ne s'attend pas à lire. Par exemple : « Le gouvernement prend une mesure pour taxer les ultrariches ». Ou « Kocobé vient de démarrer une partie de Hearts of Iron IV en mode Ironman avec 25 mods hardcore ». Mais là, c'est encore plus surprenant, je viens de lire que « Squadron 42 a sa page Steam ». Oui, madame, une vraie page Steam apparue le 10 octobre, et même qu'il y a une date de sortie pour le second trimestre 2027. Rappelons que si Squadron 42 n'est pas arrivé en 2026, c'est parce que Chris Roberts voulait éviter, selon ses termes, la « tronconneuse » GTA VI, qui risque de monopoliser l'attention au détriment de son petit jeu indé à un milliard de dollars. Nous attendons avec impatience son excuse pour 2027. Je parie sur une attaque de ninjas ou un nuage de sauterelles. Quoi qu'il en soit, ça nous fera bien rire, et c'est peut-être là le vrai cadeau que nous fait Chris Roberts. A.
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Grand Theft Auto : Vice City

Un mirage avec le bleu des vagues et des néons roses qui éclairent nos visages à la nuit tombée, dans cet endroit aux plaisirs fugaces, vulgaires. Comment oublier ces virées en bolide volé, ou plutôt emprunté, alors que l’autoradio pulsait comme un cœur adolescent ? Nous étions de sales frimeurs, des sales gangsters, des sales meurtriers, qui brûlaient le bitume d’une ville de tous les possibles, ou presque. Vingt-quatre ans après, notre passé sur GTA : Vice City devient notre présent sur GTA VI.
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First Giants

First Giants est une poule. J’ai demandé à Perco si je pouvais n’écrire que cette phrase pour l’article, et il m’a répondu que euuuh, alors lui évidemment comprenait parfaitement ce que j’avais voulu dire par là, et que c’était intéressant, hein, toutafé toutafé, mais que les lecteurs et lectrices n’avaient pas sa sagacité légendaire et que du coup, ben, si je pouvais être un peu plus précise et déplier ma métaphore… Ce qui fait beaucoup de mots pour ce qui aurait pu être résumé par « Meuf, c’est 2 pages ou je te paye pas ».
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Télex

Teach My Little Sister How To Drive, où l’on guide à la voix une petite sœur IA au volant, a vu sa démo exploser chez les streameurs japonais. Résultat : plus de 1 000 dollars par jour de frais en tokens Gemini et ChatGPT, et un prêt bancaire pour les quatre développeurs pour garder la démo en ligne. P.
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La loi et Lord

Vingt-sept ans sans nouvel Ultima, et c’est finalement un bout de loi américaine qui pourrait relancer le bazar. Richard Garriott, alias Lord British, a vendu Origin Systems à EA en 1992 pour 30 millions de dollars. Or, le droit d’auteur US permet à un créateur de récupérer ses droits d'auteur 35 ans plus tard. Rendez-vous donc en 2027 ! Le bonhomme jure avoir proposé une relance « tous les dix ans environ », et à chaque fois EA se montrait très intéressé, mais ne donnait pas suite. Petit détail : l’éditeur garde la marque Ultima et vient même d’en déposer de nouvelles. Garriott récupère l’histoire, le code et l’univers, mais pas le nom. Reste à savoir si EA laissera faire sans broncher, ou si ses avocats ressortiront les vieux parchemins pour gagner du temps. Lord British, qui a déjà survécu à un assassinat en direct dans Ultima Online, devrait s’en remettre. P.
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La machine à remonter le temps

Oh là là, il y a des matins où l'on est heureux d'ouvrir les nouvelles ! Au milieu des douze mille annonces de licenciements et des articles sur « On a analysé tous les bikinis visibles dans les trailers de GTA VI », un message des Tchèques d'Amanita Design (Samorost, Botanicula et tant d'autres bijoux) : « NOUS FAISONS MACHINARIUM 2. » Dix-sept ans plus tard, nous allons enfin avoir droit à la suite de l'un des plus poétiques point & click de l'histoire, et découvrir ce qui arrive à Josef le petit robot. C'est la même équipe aux manettes, les premières images me donnent envie de lécher mon écran et c'est le moment, pour ceux qui n'ont jamais eu l'occasion de faire le premier volet, de l'acheter pour moins de 5 euros. Bon, allons regarder cette histoire de bikini, par pure conscience professionnelle. P.
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Télex

Le gouvernement australien rappelle aux salariés leurs droits aux congés pour la sortie de GTA VI. Une infographie rappelle comment poser des jours légalement. Une délicate attention pour s'assurer que les citoyens pourront braquer des banques en toute légalité administrative, sans risquer de se faire gronder par les RH. P.
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Le retour de la Bobby

Le rachat géant de Warner par Paramount (désormais rebaptisé Skydance) accouche d'une fusion logique entre Warner Bros. Games et Paramount Game Studios. Le résultat ? Un mastodonte vidéoludique censé faire fructifier des décennies de franchises culte. Entre Batman, Harry Potter et Bob l'éponge, on a hâte que le studio fusionne les univers pour nous pondre des crossovers (non). Si les actionnaires se frottent les mains devant cette concentration de licences à 110 milliards de dollars, nous, on attend surtout de voir si les développeurs auront encore le droit d'utiliser autre chose que de l'AI gen. Vous pensez qu'ils ne seraient pas aussi maléfiques ? Dites-vous qu'ils viennent de nommer au conseil d'administration…  Bobby Kotick ! P.
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Toem 2

Quelle bonne idée qu’a eue le studio suédois Something We Made de remettre le couvert pour apporter une suite à son adorable Toem ! En effet, depuis 2021, il fait généralement partie des incontournables que je conseille dans les bundles « Misère, Kocobé, la chair de ma chair me réclame une Switch pour Noël et j’ai peur qu’elle joue à des trucs qui rendent violent » aux côtés d’A Short Hike et d’Alba : A Wildlife Adventure.
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The Bird of the North

Je regarde la neige tomber par la fenêtre de mon bureau : c’est mon premier jour de travail comme journaliste. Alors que je fais de la place près de ma machine à écrire, j’entends qu’on tape à la lucarne. C’est un énorme hibou, qui me raconte qu’on a kidnappé sa sœur et qu'il souhaite que je l’aide à faire éclater la vérité au sujet d’une expédition menée par le gouvernement.
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Immersive crim’

C'est le service R&D le plus flippant de l'histoire du jeu vidéo. Pour s'imprégner de l'ambiance locale de la Floride pour GTA VI, les développeurs de Rockstar n'ont pas fait les choses à moitié : ils sont allés fricoter directement avec des flics et des membres de gangs sur le terrain. Entre deux tirs de sommation, un contrôle d'identité musclé dans les Everglades et une bavure, l'équipe s'est assurée que le chaos de Vice City serait d'un réalisme terrifiant. Sam Houser renchérit : « Oh, et pour que ce soit encore plus réaliste, nos équipes se sont envoyé des kilos et des kilos de co... » Ah, ça a coupé. P.
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My Syndic in a box

Les équipes de D&D et Magic : The Gathering rejoignent le syndicat United Wizards of the Coast pour exiger de meilleures conditions de travail et contrer les avancées de l'utilisation de l'IA. Un geste courageux, quand on travaille pour Hasbro. Si Wizards of the Coast refuse de reconnaître le syndicat d'ici le 13 octobre, la terre s'ouvrira sous leurs pas, le ciel grondera tel un dragon et le... non, en fait il faudra juste relancer les démarches. Couverture santé, charge de travail raisonnable, propriété intellectuelle des créations réalisées hors du bureau, les demandes des salariés ne semblent pas impossibles mais rien ne nous permet de croire que la direction va faire autre chose que faire rouler un D20 et annoncer « Ah non, c'est un échec critique pour vous ». P.
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Quand des Monopoly devaient rester clandestins

Il existe un épisode historique incroyable dans lequel se faire gauler avec une boîte de jeu aurait pu coûter la vie à certains. Des boîtes issues d’une collaboration sans précédent entre les services secrets anglais et un éditeur privé. Un cas unique où le jeu en lui-même n’était pas interdit mais où le contenu de certains exemplaires qu’on pourrait qualifier de « collectors » devaient être cachés. En 1941, le Monopoly a servi à faire sortir des types de prison, pour de vrai.
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Ballistics Simulation et FRUKT

Demandez à un poisson s'il est mouillé, il ne vous répondra rien. C'est bien la preuve que la pauvre bête, à force de vivre dans l'eau, ne s'aperçoit même plus de son existence. Il en est ainsi des armes à feu dans les jeux vidéo. Elles sont si omniprésentes, tellement réduites au rang d'outil standard permettant d'interagir avec le monde de jeu, qu'on ne les voit plus.
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Star Wars : Galactic Racer

Quand Fuse Games, des anciens de Criterion (Burnout, Need for Speed), a décidé de s’atteler à un jeu de course officiel Star Wars, on savait qu’on n’était pas partis pour faire dans du rallye de gentleman, avec des dépassements bien propres et des voitures de sécurité.
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Merci patron !

Martin Klima, le cofondateur de Warhorse Studios à qui l’on doit Kingdom Come : Deliverance, a une petite prière à adresser aux cieux du jeu vidéo : par pitié, faites que GTA VI sorte à 80 dollars (et même plus, ne soyons pas timides !). Selon le patron tchèque, le secteur court droit dans le mur. Entre le coût de développement des AAA qui s'envole et un parterre d’acheteurs qui ne s’élargit plus, augmenter le prix unitaire reste, d'après lui, la seule issue pour survivre sans empiler les microtransactions. Sauf que tout le monde flippe à l'idée d'amorcer la hausse. Le salut viendrait donc de Take-Two et Rockstar, seuls acteurs assez puissants pour forcer la pilule auprès des joueurs. Klima avoue pourtant ne rien comprendre au raz-de-marée GTA, mais il prie bien fort pour que le rouleau compresseur ouvre la voie. C’est beau, la solidarité de classe patronale. P.
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Oliva

Oliva a été ma découverte d’amour au festival d’Essen 2025. Un petit jeu de deckbuilding portugais, joli comme tout et sur un thème que j’affectionne particulièrement, en tant qu’homme du Sud : les olives.
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