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Panneaux solaires : tout savoir sur le contrôleur MPPT, cet appareil indispensable

Si vous vous êtes déjà penché sur un projet de panneaux solaires, qu’il s’agisse d’une grande centrale en toiture, d’un aménagement de van ou d’une batterie tout-en-un, vous avez sans doute croisé ce sigle un peu barbare : MPPT. On le retrouve dans la plupart des régulateurs de charge, les batteries solaires « tout-en-un » et les micro-onduleurs. Pourtant, son rôle reste souvent mal compris.

Pour comprendre l’utilité du MPPT, il faut déjà savoir une chose : un panneau photovoltaïque ne délivre pas une puissance fixe. Sa production dépend de trois facteurs qui varient sans cesse : l’ensoleillement, la température des cellules et la résistance électrique du circuit auquel il est raccordé.

Si l’on trace la courbe (nommée « courbe IV » par les experts) qui relie la tension et le courant produits par un panneau, on observe qu’il existe un point précis, à un instant T, où le produit tension × courant est maximal. On l’appelle le point de puissance maximale, ou MPP (Maximum Power Point). Avant ce point, le panneau est sous-exploité. Après, sa tension chute brutalement et la puissance disponible s’effondre.

Le problème, c’est que ce point optimal n’est pas fixe : il se déplace en continu au fil de la journée, selon la météo, la température des panneaux et la présence d’ombrages. Un système fonctionnant sur une tension fixe ne permettrait pas d’exploiter au maximum la puissance des panneaux solaires. C’est pour cette raison qu’a été inventé le traqueur MPPT.

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Le rôle du MPPT : obtenir la puissance maximale des panneaux

MPPT signifie « Maximum Power Point Tracking », autrement dit « poursuite du point de puissance maximale ». Il s’agit d’un algorithme, embarqué dans une sorte de micro-ordinateur, dont la mission est de mesurer en permanence la tension et le courant en sortie du panneau, puis d’ajuster la tension de fonctionnement du circuit pour rester constamment synchronisé sur le sommet de cette courbe de puissance, quelles que soient les conditions du moment.

Concrètement, un contrôleur MPPT est un convertisseur DC-DC piloté par un microprocesseur. Plusieurs fois par seconde, il fait varier légèrement sa charge électrique, observe si la puissance produite augmente ou diminue, puis corrige sa trajectoire en conséquence, un peu comme on chercherait à tâtons la meilleure fréquence d’une radio en tournant le bouton dans un sens, puis dans l’autre si le signal se dégrade. C’est cette recherche permanente qui permet d’extraire à chaque instant le maximum de ce que le panneau est capable de donner, puis de convertir cette énergie à la tension adaptée pour charger une batterie ou alimenter un onduleur.

Cette méthode de recherche par petits ajustements successifs porte un nom dans le jargon technique : on parle d’algorithme « Perturb & Observe » (perturber puis observer), le plus répandu dans les contrôleurs grand public. D’autres approches plus sophistiquées existent, comme la conductance incrémentale, capables de réagir plus vite lors de variations brutales d’ensoleillement, par exemple quand un nuage passe rapidement devant le soleil.

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Pourquoi on le retrouve partout dans l’écosystème solaire

Le traqueur MPPT se glisse dans de très nombreux appareils destinés à gérer la production d’une centrale solaire :

Dans les régulateurs de charge des installations autonomes (camping-car, site isolé, cabanon), le MPPT remplace progressivement les régulateurs PWM, économiques mais très peu efficaces. Ces derniers se contentaient de connecter directement le panneau à la batterie en modulant la tension par impulsions, sans jamais chercher le point optimal : une bonne partie de l’énergie disponible était perdue, notamment lorsque la tension du panneau dépassait largement celle de la batterie. Un régulateur MPPT, lui, peut récupérer 20 à 30 % d’énergie supplémentaire dans certaines configurations, en convertissant le surplus de tension en courant de charge utile.

– Dans les batteries solaires « tout-en-un » que l’on installe de plus en plus à domicile, le MPPT est directement intégré au boîtier. Cela simplifie l’installation puisque l’utilisateur n’a pas besoin d’ajouter un régulateur séparé, et cela permet au fabricant d’optimiser finement l’électronique en fonction de la capacité de la batterie et des caractéristiques attendues des panneaux qui y seront raccordés. Certaines batteries embarquent plusieurs MPPT, parfois un pour chaque entrée solaire, ce qui permet d’obtenir une meilleure production lorsque la centrale solaire présente différentes expositions (une moitié de panneaux à l’est, l’autre à l’ouest, par exemple).

– Dans les micro-onduleurs, enfin, chaque appareil embarque généralement son propre MPPT, dédié à un ou plusieurs panneaux. C’est d’ailleurs l’un des grands arguments commerciaux de cette technologie face à un onduleur central classique : si un panneau est partiellement ombragé par une cheminée ou une antenne, seul ce panneau voit sa production affectée, car son MPPT individuel s’adapte à sa situation propre sans tirer vers le bas l’ensemble de la chaîne. Avec un onduleur central et des panneaux câblés en série, un seul panneau ombragé peut au contraire pénaliser la production de toute la rangée.

La prochaine fois que vous jeterez un œil à du matériel solaire, vous comprendrez désormais l’intérêt du MPPT et saurez s’il vous en faut un ou plusieurs.

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Tout juste lancée, voici la plus grande batterie d’Europe en 2026

Coalburn 1, une batterie géante de 500 MW et 1 GWh, démarre son exploitation commerciale en Écosse. Ce système de stockage est censé renforcer la flexibilité du réseau britannique face à la montée des énergies renouvelables.

Le développement des infrastructures de stockage devient un enjeu majeur pour accompagner la transition énergétique. La mise en service de Coalburn 1, en Écosse, marque une étape significative dans la capacité européenne à équilibrer le réseau électrique tout en intégrant toujours plus d’énergie renouvelable intermittente.

Implantée sur un ancien site minier du South Lanarkshire, près de Glasgow, la batterie Coalburn 1 dispose d’une puissance nominale de 500 MW et peut stocker jusqu’à 1 GWh d’énergie. Cette capacité permet de délivrer de l’électricité « de secours » ou d’ajuster la production sur une période d’environ deux heures à pleine puissance, un atout essentiel pour la gestion du réseau face aux fluctuations des énergies renouvelables.

La construction débutée fin 2023 a permis de transformer un paysage marqué jadis par l’industrie du charbon. Cette installation est désormais la plus grande batterie opérationnelle d’Europe.

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Un ensemble de sites de stockage pour renforcer le système électrique britannique

Coalburn 1 n’est que le premier volet d’une série de trois projets similaires développés par Copenhagen Infrastructure Partners (CIP) en Écosse. À ses côtés, Coalburn 2 viendra s’implanter sur le même site avec une capacité équivalente, tandis que le projet Devilla sera implanté près de Fife, renforçant encore la capacité de stockage totale.

Ensemble, ces trois batteries offriront une puissance cumulée de 1,5 GW et une capacité de 3 GWh, ce qui permettra d’améliorer significativement la flexibilité et la résilience du réseau électrique au Royaume-Uni. Ces installations faciliteront une intégration plus poussée des sources renouvelables intermittentes et promettent une réduction des coûts pour les consommateurs.

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Le volet financier pour assurer la pérennité du projet

Pour renforcer la solidité financière du projet, CIP a vendu 50 % de Coalburn 1 à l’assureur Axa IM Alts en 2025, marquant l’entrée de ce dernier dans le secteur du stockage d’énergie au Royaume-Uni. La gestion opérationnelle du site a été confiée à RES, spécialiste des énergies renouvelables, garantissant ainsi une exploitation optimisée et durable.

Côté contrats, Coalburn 1 bénéficie de plusieurs engagements financiers à long terme, dont un contrat d’optimisation avec l’énergéticien SSE pour dix ans, ainsi qu’un accord de capacité de 15 ans assurant la disponibilité de 300 MW. Ces garanties de revenus sur le moyen et long terme assurent la viabilité économique et opérationnelle de ce système de stockage.

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Ils augmentent : voici les nouveaux tarifs de l’électricité au 1er aout 2026

Le 1ᵉʳ aout marque la traditionnelle révision de mi-année du tarif réglementé de vente de l’électricité (TRV). Cette fois, l’État a décidé d’une hausse de 2,5 % en moyenne du prix du kilowattheure. La faute à une taxe destinée au financement des réseaux électriques, qui augmente. Mais qu’est-ce que cela représente sur votre facture ?

Que votre contrat soit au tarif réglementé ou pas, votre facture d’électricité va connaître une légère majoration à partir du 1ᵉʳ aout. Cette évolution peut sembler étonnante dans un contexte où le prix brut de l’électron reste relativement stable. En réalité, la responsable de cette hausse est une taxe : le tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité (TURPE), qui augmente.

Pourquoi le TURPE augmente ?

Représentant près d’un tiers du montant total d’une facture d’électricité, le TURPE s’applique aussi bien à l’abonnement qu’au prix du kilowattheure, avec des montants qui varient selon le type de contrat et la période de l’année. Cette hausse vise à compenser une baisse des recettes d’Enedis et de RTE, ainsi qu’une augmentation des coûts liés à la congestion des réseaux, selon les explications fournies par la Commission de régulation de l’énergie (CRE).

Cette taxe concerne l’ensemble des contrats de fourniture d’électricité, qu’il s’agisse du tarif bleu d’EDF ou des offres de marché, quel que soit le fournisseur choisi. Même les offres à prix fixe garanti sur plusieurs années n’y échappent pas. Rassurez-vous toutefois : cette révision du 1ᵉʳ aout ne devrait pas bouleverser vos dépenses énergétiques, même pour un logement tout-électrique équipé d’une ou plusieurs bornes de recharge pour véhicule.

Voici les nouveaux prix du kilowattheure et des abonnements :

Tarif réglementé au 1ᵉʳ aout 2026 : les nouveaux tarifs du kilowattheure

Option, tranche tarifaire et puissance souscrite

Prix du kWh

au 01/08/26

(€/kWh TTC)

Variation

OPTION BASE

3 et 6 kVA

0,2001

+3,14 %

9 à 36 kVA

0,1985

+3,01 %

OPTION HEURES PLEINES/HEURES CREUSES

Heures pleines

0,2142

+3,73 %

Heures creuses

0,1589

+0,63 %

OPTION TEMPO

Bleu HP 🔵

0,1654

+2,61 %

Bleu HC 🔵

0,1356

+2,34 %

Blanc HP ⚪

0,1921

+2,67 %

Blanc HC ⚪

0,1536

+2,47 %

Rouge HP 🔴

0,7295

+3,33 %

Rouge HC 🔴

0,1615

+2,54 %

OPTION EJP (en extinction)

Heures normales

0,1789

+0,45 %

Heures de pointe mobile

0,4324

+25,70 %

Les anciens tarifs peuvent être consultés sur cet article.

Environ un centime de plus par kilowattheure pour le tarif réglementé

Pour les 60 % d’abonnés français qui bénéficient du tarif réglementé (lequel sert par ailleurs de référence sur le marché) l’augmentation devrait tourner autour d’un centime supplémentaire par kilowattheure. Deux autres changements accompagnent cette révision tarifaire :

➡️ L’option heures pleines/heures creuses devient accessible dès le palier de puissance 3 kVA, alors que seule l’option base y était auparavant proposée.
➡️ Concernant l’option Tempo, les puissances 24 et 30 kVA, jusqu’ici facturées au même tarif d’abonnement, sont désormais différenciées.

À l’exception des heures de pointe mobile de l’option EJP, qui ne peut plus être souscrite, la hausse la plus marquée concerne les heures pleines de l’option heures pleines/heures creuses. Le kilowattheure gagne un peu plus d’un centime en heures pleines, mais reste pratiquement identique durant les heures creuses.

La hausse est assez peu significative, puisqu’elle ne représente que 37 € sur une année pour un logement énergivore, consommant 10 000 kWh dont 60 % en heures creuses. Elle est même imperceptible pour les petits foyers : un appartement consommant 1 000 kWh chaque année en option base ne verra sa facture augmenter que de 6,10 €.

Tarif réglementé au 1ᵉʳ août 2026 : les nouveaux prix de l’abonnement

Puissance souscrite

(kVA)

Base ou HP/HC

(€/mois)*

Tempo

(€/mois)

3

12,13

Non proposé

6

15,86

15,80

9

19,88

19,70

12

23,76

23,50

15

27,40

27,01

18

31,14

30,69

24

39,14

38,21

30

46,47

45,82

36

53,88

53,76

*les puissances de 9 à 36 kVA ne peuvent plus être souscrites en option base

Des abonnements en légère hausse

Concernant la part fixe de la facture, indépendante de la consommation, l’augmentation reste modeste. Pour une puissance souscrite de 12 kVA en option base ou heures pleines/heures creuses, l’abonnement mensuel progresse de 44 centimes, soit 5,28 € supplémentaires sur une année. Un montant qui reste raisonnable au regard des besoins d’entretien et de développement des réseaux électriques.

Seuls les foyers ayant souscrit une puissance très élevée verront leur facture grimper de plus d’un euro par mois. C’est le cas notamment des contrats en 36 kVA sous option Tempo, qui devront s’acquitter de 16,08 € supplémentaires chaque année.

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Les offres de marché restent plus avantageuses

Le tarif réglementé conserve ses adeptes, séduits par la sécurité et la lisibilité qu’il procure, et parfois simplement par réticence à changer de fournisseur. Pourtant, les offres de marché affichent aujourd’hui des tarifs nettement plus compétitifs. Ainsi, pour un foyer consommant 10 000 kWh par an avec un compteur de 12 kVA, le comparateur du Médiateur de l’énergie place en tête l’offre du fournisseur alternatif Primeo Energie.

Le tarif réglementé, lui, ne se classe qu’en sixième position — et encore, il s’agit de l’option Tempo, qui exige une réduction significative de la consommation pendant 22 jours d’hiver en heures pleines. L’écart de prix annuel entre l’offre la plus économique et le tarif réglementé atteint tout de même 100 €.

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Panneaux solaires sur les rails : la SNCF réalise un premier test

La SNCF expérimente la production d’électricité photovoltaïque directement sur ses voies ferrées. Une première installation pilote est opérationnelle à Paris depuis janvier 2025.

Premier consommateur d’électricité de France, la SNCF gère plus de 40 000 km de voies ferrées. Entre les deux rails, elle possède un foncier important : 57 km², soit la moitié de la superficie de la ville de Paris. Un espace que certaines sociétés veulent valoriser pour produire de l’énergie solaire. C’est le cas de la société genevoise Bankset, qui a déployé une station photovoltaïque amovible sur un site technique parisien du groupe ferroviaire. Une première en France, mais pas en Europe, où d’autres opérateurs mènent déjà des tests.

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Une centrale démontable en quelques minutes

Baptisée « La Grosse Bankset beta 1 » (sic), la centrale est en service depuis janvier 2025. Elle repose sur un système de fixation permettant de monter ou démonter un module solaire en moins de deux minutes, sans intervention lourde sur la voie, promet son fabricant. Conçue en mode hors réseau, elle est raccordée à une batterie. Bankset ne détaille toutefois pas comment la production est écoulée et n’évoque ni la puissance de l’installation ni sa production.

La marque se contente d’évoquer une production équivalente à la consommation d’une centaine de foyers par kilomètre de voie. Une deuxième station, « La Grosse Bankset beta 2 », est en cours de déploiement depuis janvier 2026. Le développement du solaire sur les rails devrait cependant rester anecdotique comparé à l’installation de centrales photovoltaïques sur le foncier de la SNCF. Le groupe vise 1 GW de puissance solaire sur 1000 hectares de terrains d’ici 2030.

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Ces 100 territoires où l’Etat veut tester l’hyper-électrification

Pompe à chaleur, bornes de recharge, engins agricoles zéro émission : le gouvernement doit sélectionner 100 collectivités pilotes où la faisabilité d’une transition complète des énergies fossiles vers l’électricité sera testée. Mais alors que l’échéance initiale est passée, aucune zone n’a encore été dévoilée et le financement de l’initiative est toujours flou.

Crise après crise, l’électrification massive des usages démontre son importance. Pour y parvenir, le Premier ministre Sébastien Lecornu a signé le 12 mai une circulaire demandant aux préfets d’identifier des territoires ou l’hyper-électrification pourrait être expérimentée. Tous les départements sont concernés, y compris en outre-mer. Objectif : prouver qu’une France sans gaz ni pétrole est réalisable dès maintenant. La liste devait être dévoilée fin juin, mais elle n’a toujours pas été publiée à ce jour.

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Décarboner le transport et le chauffage

Les collectivités candidates doivent présenter des objectifs précis sur les volets du programme : électrification des transports routiers, sortie du fioul domestique et abandon du gaz pour le chauffage. La circulaire promet un accompagnement pour faciliter l’accès aux dispositifs d’aides nationaux existants et offrir des services d’ingénierie. Mais aucun budget dédié n’apparaît clairement, alors que les collectivités ne s’engagent généralement que lorsque des financements sont assurés à long terme.

Le projet se heurte également à des visions opposées sur la stratégie énergétique. Nicolas Garnier, le délégué général d’Amorce, l’association nationale des collectivités pour la gestion locale de l’énergie, regrette un programme qu’il juge trop restrictif, centré uniquement sur l’électrification et laissant de côté sobriété ou efficacité énergétique. Quant à Guy Hourcabie, le président du syndicat intercommunal d’énergies de la Nièvre, il juge dommage de faire disparaître les réseaux de gaz alors que le biogaz pourrait progressivement remplacer le gaz fossile.

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Chaos à Lidl pour des climatiseurs : les premières émeutes liées au réchauffement climatique en France ?

La mise en vente de 200 000 climatiseurs et ventilateurs à bas prix chez Lidl a tourné à l’émeute jeudi 2 juillet. Longues files d’attente devant les magasins, portes forcées, bagarres, interventions policières : des troubles à l’ordre public qui pourraient bien être les premiers à avoir pour origine directe le changement climatique en France.

Le 2 juillet au matin, des centaines de clients ont pris d’assaut plusieurs des 1622 magasins Lidl présents en France, espérant mettre la main sur des climatiseurs mobiles et ventilateurs à prix cassés mis en vente le jour même. Résultat : des scènes de chaos très relayées sur les réseaux sociaux, qui montrent des bagarres et bousculades entre clients. Certaines ont nécessité l’intervention des forces de l’ordre, qui ont fait emploi de gaz lacrymogènes pour disperser la foule, et plusieurs boutiques ont subi des dommages matériels. L’enseigne de hard-discount ne s’était étrangement pas préparée à une telle affluence, pourtant prévisible.

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Des stocks dérisoires face à une demande massive

L’insuffisance des stocks a provoqué la colère de nombreux clients. 200 000 exemplaires étaient prévus, soit une moyenne de 123 unités par magasin. Mais dans certaines boutiques parisiennes, un seul climatiseur était parfois disponible, quand d’autres n’avaient tout simplement rien reçu. À Saint-Germain-en-Laye en région parisienne, par exemple, une cinquantaine de ventilateurs attendaient les clients, mais aucun climatiseur. Selon 60 millions de consommateurs, Lidl aurait passé commande il y a plus d’un an, donc sans lien avec les récentes vagues de chaleur.

L’enseigne est toutefois habituée à annoncer des produits au catalogue sans garantir leur présence dans l’ensemble de ses magasins. Une pratique proscrite par le code de la consommation, pour laquelle Lidl a déjà été condamnée dans le passé.

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Un parc immobilier français impréparé au réchauffement climatique

Ces scènes de chaos révèlent une réalité : seulement 25 % des logements français sont équipés de climatisation fixe. Cette proportion, très faible comparée à d’autres pays développés, témoigne d’une inadaptation face à des canicules frôlant les 45 °C, comme celle vécue fin juin. Cette vague de chaleur précoce a pris de court des millions de foyers non équipés, piégés dans des logements bouillants. Il s’agit souvent de locataires et de personnes précaires, qui ne peuvent pas engager de travaux pour installer un climatiseur fixe. Ces incidents marquent aussi un tournant symbolique : la France connaît là ses premiers troubles à l’ordre public directement liés au changement climatique

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Le fournisseur d’électricité Octopus se lance dans la batterie domestique

Octopus Energy annonce commercialiser dès 2027 ses propres batteries domestiques dans cinq pays européens. Deux modèles au catalogue : une version compacte branchable sur une prise pour les appartements, et un système mural pour les maisons.

Le fournisseur d’énergie britannique, qui ne cesse de présenter des nouveautés ces derniers mois, a dévoilé le 22 juin 2026 sa future gamme de batteries domestiques « Nook ». C’est la première fois qu’un fournisseur d’énergie propose directement ses propres systèmes de stockage à ses clients en France. Outre l’Hexagone, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne seront concernés par le déploiement, qui débutera seulement dès 2027.

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Deux formats adaptés au type de logement

La gamme Nook sera déclinée en deux versions. D’abord le Nook Cube, qui cible les habitants d’appartements avec une taille compacte « pas plus grande qu’une boîte à chaussures », promet Octopus. Cette batterie de 2 kWh se branchera simplement sur une prise standard et offrirait environ trois heures d’autonomie pour un foyer moyen d’après le fournisseur. L’application Octopus permettra de piloter l’installation et d’ajouter des modules supplémentaires pour atteindre jusqu’à 10,5 kWh de capacité totale.

Pour les maisons individuelles, le Nook Colossus adoptera un format mural avec une capacité de base de 5 kWh. Les propriétaires pourront empiler plusieurs unités pour atteindre 30 kWh dans les logements spacieux. Les deux systèmes pourront stocker notamment la production issue de panneaux solaires et bénéficieront d’une garantie de 12 ans. Rien de bien nouveau jusqu’ici, les caractéristiques rappelant celles des batteries domestiques déjà commercialisées par les spécialistes chinois du secteur tels que Zendure, Ecoflow, Jackery, Anker Solix et Bluetti, entre autres. Les visuels abstraits publiés par la marque laissent d’ailleurs entrevoir une silhouette proche des modèles Solarbank et X1 d’Anker Solix.

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Jouer avec la tarification dynamique

L’idée derrière le stockage est de rentabiliser les offres d’électricité à tarification dynamique, qui émergent timidement en France. Les batteries peuvent stocker le courant lorsque le prix du kilowattheure est faible, pour l’injecter aux moments où il est cher. Une capacité de stockage importante est toutefois nécessaire pour que cela soit vraiment rentable, particulièrement si le logement est en tout-électrique. Il est donc fort probable que le lancement de la gamme Nook en 2027 soit simultané à la mise sur le marché d’une offre à tarification dynamique par Octopus. On remarquera l’étonnant empressement du fournisseur à annoncer le lancement d’un produit qui ne sera disponible que dans six mois au mieux.

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Débuter dans le solaire avec batterie pour moins de 1500 € : c’est possible avec ce kit soldé

À l’occasion des Prime Days, les soldes d’été sauce Amazon, le géant du e-commerce affiche à moins de 1500 € un kit solaire composé d’une batterie Jackery SolarVault 3 Pro Max et de quatre panneaux totalisant 2000 W. Le kit prêt à brancher passe de 2278 € à ce tarif, avec un coupon de 120 € à activer et un compteur connecté offert. Une seule condition : être abonné Amazon Prime (mais c’est gratuit pendant un mois).

La remise totale de cette offre Prime Days atteint 839 €, soit -37 % sur le prix habituel. Elle se compose d’une réduction directe de 719 € et d’un coupon de 120 € à activer manuellement sur la fiche produit. Un compteur connecté Jackery, indispensable pour optimiser l’autoconsommation, est également offert (mais il ne faut pas oublier de sélectionner le cadeau lors de l’achat). L’offre nécessite un abonnement Amazon Prime, gratuit le premier mois pour les nouveaux inscrits.

Le kit comprend l’unité SolarVault 3 Pro Max qui intègre batterie LFP de 2,52 kWh, onduleur de 2500 W et quatre contrôleurs MPPT totalisant 4000 W, plus quatre panneaux solaires bifaciaux de 500 W chacun. La capacité de stockage peut se multiplier par six avec l’ajout de batteries supplémentaires, jusqu’à 15,12 kWh en configuration simple ou 45,36 kWh en parallèle. L’installation est donc évolutive en fonction des besoins et du budget, même à posteriori.

Production et gestion de l’énergie au quotidien

Les quatre panneaux bifaciaux captent la lumière par les deux faces et exploitent la réflexion du sol pour augmenter le rendement de 10 à 20 %. Jackery annonce une production annuelle pouvant atteindre 4800 kWh dans des conditions optimales d’ensoleillement et d’orientation. L’onduleur de 2500 W peut alimenter simultanément lave-vaisselle, machine à laver ou climatiseur.

L’application Jackery intègre une prévision de production solaire pilotée par intelligence artificielle. Le mode batterie à tarif dynamique optimise les cycles de charge et décharge selon les heures pleines et creuses du contrat électrique. Le système peut gérer jusqu’à quatre prises intelligentes ou un compteur connecté pour suivre la consommation par appareil. La compatibilité avec Home Assistant permet d’intégrer la gestion énergétique dans un écosystème domotique existant.

Installation et compatibilité

Le couplage AC 2500 W autorise le raccordement du SolarVault 3 Pro Max à une installation photovoltaïque existante sans remplacement de l’onduleur. Autrement, il est possible de raccorder directement jusqu’à 4000 W de panneaux solaires sur la batterie, grâce aux 2 contrôleurs MMPT intégrés. La configuration plug-and-play promet une mise en service en quelques minutes, sur une simple prise secteur (attention à vérifier son câblage correct). Une base avec roues optionnelle facilite le déplacement de l’unité centrale qui pèse tout de même 44 kg.

La batterie lithium fer phosphate garantit plus de 4000 cycles de charge avec une dégradation minimale. La certification IP65 protège l’ensemble contre la poussière et les projections d’eau. La garantie constructeur couvre 10 ans, avec une durée de vie annoncée de 15 ans.

Positionnement tarifaire

À 1439 €, ce kit batterie-onduleur-panneaux se situe dans la fourchette basse du marché pour cette capacité. Les systèmes de stockage solaire domestique avec batterie et onduleur intégrés dépassent généralement 2000 € pour des configurations similaires. La remise de 839 € ramène l’ensemble à un prix d’appel rarement observé sur ce segment.

Le tarif reste cependant 500 € plus élevé que les kits solaires plug-and-play sans batterie (voir notre simulateur de rentabilité de batterie) de puissance équivalente. L’investissement se justifie pour les foyers qui souhaitent stocker l’énergie produite en journée et l’utiliser en soirée ou pendant les heures pleines, plutôt que de simplement réduire la consommation en temps réel.

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Malgré la canicule, le réseau électrique français ne sourcille pas selon RTE

Alors que la France traverse un épisode caniculaire intense, RTE affirme que l’approvisionnement en électricité reste garanti. La consommation devrait rester sous contrôle malgré l’utilisation accrue de la climatisation.

Le thermomètre dépasse les 40 °C sur une large partie de l’hexagone, et l’on pourrait être tenté de penser que le réseau électrique en souffre. Pourtant, à l’exception de quelques points chauds très localisés sur le réseau de distribution d’électricité (Enedis), aucune perturbation n’est constatée. Le gestionnaire du réseau de transport, RTE, veut rassurer sur la situation, dans un communiqué publié le 22 juin.

« Sur la base des éléments connus à date, il n’existe pas d’inquiétude en matière de disponibilité de l’offre en électricité pour l’été à venir. Le niveau de production est suffisant et le système électrique apparaît largement en mesure de faire face aux besoins d’électricité même en cas d’épisodes intenses de canicule et de sécheresse », indique RTE.

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Une petite pointe de consommation liée aux climatiseurs

Une pointe de consommation à 57 GW devrait bien être enregistrée lundi 22 juin à 19h, mais elle restera en dessous du record estival de 60 GW constaté le 1ᵉʳ juillet 2025. L’impact de la chaleur sur la demande électrique reste limité : chaque degré supplémentaire fait grimper la consommation de 0,7 à 1 GW selon l’heure, soit trois fois moins qu’un degré de moins en hiver.

La climatisation a néanmoins pesé sur le réseau avec une hausse de 10 GW dimanche 21 juin et une prévision de 12 GW supplémentaires aujourd’hui par rapport à une période normale. Malgré cela, le parc électrique français disposerait des ressources nécessaires pour assurer la continuité de l’approvisionnement cet été, même si les températures restent élevées de manière durable. RTE n’appelle donc pas les Français à modérer leur consommation.

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Une consommation maîtrisée malgré la canicule

La thermosensibilité du réseau électrique, liée à l’usage des climatiseurs en été, se révèle bien moins marquée qu’en hiver où le chauffage électrique fait exploser les besoins. Notre réseau électrique étant dimensionné pour supporter les froids intenses, les vagues de chaleur ont un impact logiquement moindre sur celui-ci.

Entre dimanche et lundi, l’écart de consommation lié à la climatisation aura progressé de 2 GW. Ces 12 GW supplémentaires représentent l’équivalent de la production de douze réacteurs nucléaires de taille moyenne, mais le parc de production français dispose des marges nécessaires pour absorber ce surplus estival.

RTE présentera prochainement un bilan complet du premier semestre 2026 avec des données détaillées sur la production, la consommation et les échanges d’électricité. Ce document apportera également des perspectives plus précises pour les mois d’été à venir, d’après le gestionnaire du réseau.

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Installer une batterie domestique, c’est rentable ? Découvrez-le avec notre simulateur gratuit

Chez Révolution Energétique, notre mission depuis 2018 est de rendre la transition énergétique accessible à toutes et à tous. C’est dans cet esprit que nous avons développé un outil en ligne, entièrement gratuit et facile à utiliser, pour vous aider à répondre à une question que se posent de nombreux propriétaires de panneaux solaires (ou pas) : une batterie de stockage est-elle vraiment rentable pour moi ?

Notre équipe a travaillé plusieurs mois pour vous proposer un simulateur de rentabilité de batterie domestique, disponible librement sur notre site. En quelques clics, il vous permet d’estimer le retour sur investissement d’un système de stockage résidentiel adapté à votre situation, sans avoir besoin de connaissances techniques particulières.

Il suffit de renseigner quelques paramètres : votre consommation électrique annuelle, la puissance de votre installation photovoltaïque (si vous en avez une), le prix de l’électricité auquel vous êtes abonné, et la capacité de la batterie que vous envisagez. Le simulateur fait le reste, en calculant les économies potentielles et le temps nécessaire pour amortir votre investissement. Par ailleurs, notre simulateur est capable d’interroger l’outil PVGis, ce qui permet d’estimer immédiatement et automatiquement votre production solaire selon votre emplacement et la puissance de votre centrale.

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Pourquoi la batterie domestique devient un sujet majeur ?

Longtemps, les particuliers équipés de panneaux solaires avaient intérêt à revendre leur surplus d’électricité au réseau. Mais avec la baisse progressive des tarifs de rachat, la donne a changé. Aujourd’hui, pour de nombreux foyers, autoconsommer un maximum de l’énergie produite est devenu plus avantageux que d’en injecter une grande partie sur le réseau.

C’est là qu’intervient la batterie de stockage. En accumulant l’électricité produite dans la journée, elle permet, si elle est correctement dimensionnée, de couvrir les besoins du soir et de la nuit sans puiser dans le réseau. Une logique séduisante sur le papier mais qui mérite d’être chiffrée rigoureusement avant de franchir le pas, car l’investissement reste conséquent : d’un millier à plusieurs dizaines de milliers d’euros selon les technologies et les capacités choisies.

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Ce que notre simulateur prend en compte

La rentabilité d’une batterie ne dépend pas d’un seul facteur, mais d’une combinaison de variables propres à chaque foyer. Notre outil intègre notamment, dans sa version simplifiée :

➡️ La consommation annuelle : la quantité d’électricité que vous utilisez conditionne étroitement le besoin de stockage de la batterie.

➡️ La présence d’une centrale solaire et ses caractéristiques : il est nettement plus facile d’amortir une batterie lorsqu’elle est rechargée à partir de panneaux photovoltaïques, qui produisent de l’électricité « gratuite ».

➡️ La configuration de batteries souhaitée : selon son prix d’achat, d’installation, sa chimie et sa capacité de stockage, le seuil de rentabilité varie sensiblement. La durée de vie également, certaines chimies étant plus durables que d’autres.

➡️ Le tarif de votre abonnement d’électricité : pour déterminer si le kilowattheure est moins cher sur le réseau ou via une batterie résidentielle.

Un mode « complet » vous permet d’affiner l’ensemble des paramètres, par exemple en renseignant la puissance maximale de sortie de la batterie. Nous vous recommandons de l’utiliser pour obtenir un résultat plus fidèle à la réalité.

Notre simulateur de rentabilité de batterie domestique est appelé à évoluer. N’hésitez pas à nous envoyer vos retours en commentant cet article ou via notre formulaire de contact.

Bonnes simulations !

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Pourquoi ces trois éoliennes sont les plus efficaces de France

Un an après sa mise en service officielle, le premier parc éolien flottant de France dresse un premier bilan. Les trois éoliennes situées au large de l’embouchure du Rhône revendiquent de belles performances, notamment un facteur de charge inédit en France.

Il préfigure le déploiement à grande échelle de parcs éoliens flottants sur les côtes méditerranéennes françaises. Le petit parc pilote Provence Grand Large (PGL), développé par EDF Power Solutions (ex-EDF Renouvelables), souffle sa première bougie. Mises en service commercial en juin 2025, les trois éoliennes Siemens Gamesa de 8,4 mégawatts (MW) ont produit pas moins de 94 000 mégawattheures (MWh) sur l’année écoulée selon l’énergéticien.

Situées à 17 km au large de l’embouchure du Rhône, elles sont placées à un endroit idéal pour capter les vents puissants et fréquents du mistral. Ce qui explique certainement son facteur de charge annoncé à 45 % selon EDF (42,6 % selon nos calculs). Une performance « parfaitement en ligne avec les objectifs que nous nous sommes fixés », d’après Pierre-Emmanuel Guillot, le directeur stratégie d’exploitation éolien en mer chez EDF Power Solutions.

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L’éolien flottant, plus performant que l’éolien posé

Pour information, le facteur de charge désigne la proportion d’électricité réellement produite par une centrale par rapport à celle qui aurait été produite si cette dernière tournait à 100 % de puissance 100 % du temps.

Dans l’éolien en mer, ce facteur de charge s’établit généralement autour de 38 % avec de grandes variations selon les parcs. Le record européen étant détenu par le parc flottant Hywind Scotland, qui affichait 54 % en 2022. Sur terre, les éoliennes dépassent rarement 25 % de facteur de charge. Unique parc éolien flottant de France, Provence Grand Large devance les fermes éoliennes marines dites « posées », sur les côtes atlantiques de l’hexagone. Celle de Saint-Nazaire a réalisé 37 % en 2025 et celle de Saint-Brieuc 35 % en 2024. Il semble donc s’ériger comme le site éolien le plus performant du pays.

Un signal encourageant pour les 1500 MW d’éolien flottant qui doivent s’installer au cours de la prochaine décennie dans le golfe du Lion.

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Ce fournisseur d’électricité gère votre batterie pour tirer le prix du kilowattheure au plus bas

Le fournisseur d’électricité à prix dynamique Frank Énergie, récemment débarqué en France, propose une nouvelle offre destinée aux propriétaires de batteries domestiques. En la pilotant à distance en fonction des prix de l’électricité en temps réel, il promet de réaliser des économies sur la facture.

Avec Sobry, Frank Energy fait partie des deux seuls fournisseurs d’électricité proposant des contrats à tarification dynamique. Concrètement, le prix du kilowattheure évolue d’heure en heure, voire toutes les 15 minutes, pour suivre le cours de l’électron sur le marché de gros. Il n’y a plus d’heures pleines ni d’heures creuses : le tarif de l’électricité peut fluctuer considérablement d’un jour à l’autre, passant de valeurs négatives à des niveaux stratosphériques. Un peu comme une action en bourse, l’on peut y gagner en consommant fortement lorsque le cours est bas et en réduisant fortement sa consommation lorsqu’il est très haut.

Or, effectuer manuellement un tel numéro d’équilibriste avec l’électricité est particulièrement fastidieux. Il est possible de s’en affranchir en utilisant une batterie spécifiquement programmée pour recharger lors de prix faibles et bas et décharger quand le kilowattheure est cher. Frank Energy propose justement de prendre le contrôle des batteries domestiques de ses clients via une nouvelle offre baptisée « Stockage intelligent ». Ce mécanisme permet aux ménages de limiter leur exposition aux hausses de prix et de lisser leur facture. Effet collatéral : en stockant et restituant l’énergie de manière coordonnée, les batteries contribuent à stabiliser le réseau électrique, notamment lors des pics de consommation hivernaux ou des journées à forte production solaire.

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Un algorithme qui décide à la place de l’utilisateur

L’offre « Stockage intelligent » fonctionne sans intervention du client. L’algorithme de Frank Energy analyse en continu les données du marché et choisit la meilleure source d’approvisionnement : réseau, batterie ou panneaux solaires, pour ceux qui en possèdent. Aucune programmation n’est nécessaire.

Pour les propriétaires de panneaux photovoltaïques, l’outil ajuste la stratégie de charge en fonction de la production locale. Il maximise l’autoconsommation solaire et peut même déclencher la revente du surplus si les prix du réseau sont attractifs. Le tarif de rachat moyen proposé par Frank Énergie est particulièrement séduisant puisqu’il s’élève à 10 centimes par kilowattheure, largement supérieur au tarif d’EDF OA.

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Compatible avec une quarantaine de marques

Le service prend en charge les batteries de plus de 40 fabricants, dont AlphaESS, HyxiPower, Sigenergy, SolarEdge, Enphase et Eniris. Cette compatibilité large évite aux clients de changer d’équipement pour profiter du pilotage automatisé.

L’offre s’intègre dans une plateforme plus vaste développée par Frank Énergie, qui connecte et coordonne l’ensemble des appareils électriques d’un logement. Chauffage, véhicule électrique, chauffe-eau ou électroménager peuvent ainsi être pilotés conjointement pour optimiser la consommation globale du foyer. Une approche qui vise à transformer la maison en un système énergétique cohérent, capable de tirer parti des fluctuations du marché sans demander d’effort à l’utilisateur.

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