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#Flockotron3000 : vos chefs-d’Ɠuvre disponibles !

FaaS : Flack as as Service
#Flockotron3000 : vos chefs-d’Ɠuvre disponibles !

Autant vous le dire tout de suite, le Flockotron3000 a beaucoup souffert mardi dernier et je ne sais pas si je dois remercier votre enthousiasme dĂ©bridĂ©. J’étais parti chez moji pour cramer cette infamie technique et voilĂ  que je constate comme Sam Altman chez lui, que vous avez fait fondre les cartes graphiques sur place ! J’ai essayĂ© d’éteindre l’incendie avec le jerrican d’essence que j’avais dans les mains, sans succĂšs.

Faut dire qu’il Ă©tait peu rempli, j’avais tentĂ© juste avant de siphonner la voiture Ă©lectrique du boss et j’ai vu quelques Ă©toiles ! Les pompiers ont Ă©tĂ© sympas, en plus de me rĂ©animer, ils ont sauvĂ© quelques « dessins Â» qui bourraient l’imprimante, comme une Chouffe triple fermentation le ferait pour le gosier d’un dev local.

Tous vos prompts sont partis en fumĂ©e, sauf une petite dizaine, ce qui est dĂ©jĂ  dix fois trop. J’avoue que je ne sais que penser de vos tentatives, qui parfois se sont mĂ©langĂ©es : vous ĂȘtes capables du meilleur comme du pire !

C’est un scandale, encore merci et bravo, je ne vous fĂ©licite pas, bisous et bon weekend ! 🙂


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L’agence amĂ©ricaine NOAA arrĂȘte des prestations de cloud, de nombreux sites en pĂ©ril

L’agence amĂ©ricaine NOAA arrĂȘte des prestations de cloud, de nombreux sites en pĂ©ril

L’agence amĂ©ricaine NOAA, qui a en charge notamment des donnĂ©es sur le climat et la mĂ©tĂ©orologie, s’apprĂȘte Ă  supprimer une quantitĂ© importante de sites internet via une simple annulation d’un contrat avec des hĂ©bergeurs cloud.

De nombreux sites de la NOAA, l’agence d’observation ocĂ©anique et atmosphĂ©rique qui s’occupe aussi des donnĂ©es mĂ©tĂ©orologiques aux États-Unis, vont sans doute devenir inaccessible dĂšs ce week-end. En cause ? Un contrat de prestations d’hĂ©bergement dans divers cloud a Ă©tĂ© annulĂ© par sa direction, selon Bloomberg.

Cette agence est, comme de nombreuses agences fĂ©dĂ©rales amĂ©ricaines et notamment les agences scientifiques, visĂ©e par le DOGE et l’administration de Donald Trump depuis son retour au pouvoir. Elle s’est dĂ©jĂ  sĂ©parĂ©e de certains de ses locaux et par deux fois d’une partie de son personnel.

Elle semble aussi particuliĂšrement visĂ©e pour son rĂŽle extrĂȘmement important dans l’information sur le climat et la mĂ©tĂ©orologie. Bloomberg explique qu’un contrat signĂ© pour l’ensemble du bureau de la recherche ocĂ©anique et atmosphĂ©rique de l’agence a Ă©tĂ© visĂ© pour une « rĂ©siliation anticipĂ©e Â», selon des documents internes que le mĂ©dia a pu consulter.

Les services d’Amazon, de Google et de WordPress sur le point d’ĂȘtre coupĂ©s

« En consĂ©quence, la quasi-totalitĂ© des sites web externes dĂ©pendant des services d’Amazon, de Google et de WordPress sont sur le point de disparaĂźtre tĂŽt samedi matin Ă  Washington, effaçant ainsi de la vue du public l’essentiel du travail de l’unitĂ©, qui comprend la recherche en sciences du climat et de l’environnement », explique notre consƓur Lauren Rosenthal. La NOAA n’a pas rĂ©pondu Ă  sa demande de commentaire.

Cette information fait mouche avec une alerte lancĂ©e sur le forum du projet Safeguarding Research & Culture. Celui-ci Ă©mane de la volontĂ© de certains chercheurs, notamment l’historien allemand Henrik Schönemann de l’universitĂ© de Humboldt Ă  Berlin, de crĂ©er « une infrastructure alternative pour l’archivage et la diffusion du patrimoine culturel et des connaissances scientifiques ». L’alerte concerne une cinquantaine de sites de la NOAA et on y retrouve rien de moins que le site de l’agence dĂ©diĂ© Ă  la recherche : https://research.noaa.gov/.

« Ce qui est prĂ©vu d’ĂȘtre supprimĂ©, ce sont les services basĂ©s sur AWS pour la NOAA Â», expliquent les chercheurs, Ă©voquant une mise hors-ligne dĂšs ce vendredi soir. Mais des questions se posent aussi sur les donnĂ©es ouvertes hĂ©bergĂ©es elles aussi sur AWS.

Selon une note interne obtenue par Bloomberg, la rĂ©siliation du contrat pourrait aussi affecter d’autres activitĂ©s de recherche de l’agence : le laboratoire qui surveille les tempĂȘtes « sĂ©vĂšres Â» pour le pays (le National Severe Storms Laboratory) et celui chargĂ© de l’innovation en climatologie (le Earth Prediction Innovation Center) utilisent des services de cloud computing externes pour un systĂšme de prĂ©visions mĂ©tĂ©orologiques Ă  grande Ă©chelle.

Le rĂ©seau national de l’agence menacĂ© aussi

Les chercheurs de l’agence ont d’autres raisons d’ĂȘtre prĂ©occupĂ©s : deux autres contrats arrivent Ă  leurs fins concernant le support de N-Wave, son rĂ©seau national qui « s’étend sur toute la zone contiguĂ« des États-Unis jusqu’à l’Alaska et HawaĂŻ, atteignant les sites de terrain Ă©loignĂ©s, les grands campus, les centres de donnĂ©es et les installations de supercalculateurs ». Ils sont dĂ©jĂ  sous le coup d’une extension trĂšs brĂšve de cinq jours qui doit se terminer samedi pour l’un et lundi pour l’autre, selon Bloomberg.

☕ Amazon teste un agent IA pour acheter des produits sur d’autres sites

Amazon a prĂ©sentĂ© hier soir une fonction nommĂ©e « Buy for me Â», destinĂ©e Ă  simplifier encore un peu plus les achats. Contrairement Ă  d’autres agents IA que l’on a pu voir jusqu’à prĂ©sent, notamment chez Opera, il n’est pas question cette fois d’écrire une demande et de laisser l’intĂ©gralitĂ© du processus de dĂ©couverte et d’achat Ă  un agent.

Cette fonction, disponible en bĂȘta pour un petit groupe de personnes aux États-Unis, a un pĂ©rimĂštre nettement plus restreint. Comme l’indique Amazon dans son billet, « Buy for me Â» veut simplifier les achats pour des produits prĂ©sentĂ©s par la boutique Amazon, mais disponibles depuis d’autres, notamment les sites officiels des entreprises concernĂ©es.

La fonction, prĂ©sente dans les applications Android et iOS, s’affiche sous forme d’un bouton dĂ©diĂ©, accompagnant certains rĂ©sultats. S’il est actionnĂ© par l’internaute, il lance une procĂ©dure d’achat sur le site officiel du fabricant, de maniĂšre automatisĂ©e.

Mais si cette fonction est plus restreinte dans ses cas d’usage, elle demande une grande confiance en Amazon. Car contrairement Ă  ce que l’on a dĂ©jĂ  pu voir, c’est toute la procĂ©dure d’achat qui se retrouve gĂ©rĂ©e par l’agent, y compris le paiement. Ce qui suppose que l’IA accĂšde aux informations de la carte bancaire. L’achat est considĂ©rĂ© comme externe. « La livraison, les retours et les Ă©changes, ainsi que le service client sont gĂ©rĂ©s par la boutique de la marque Â», prĂ©cise Amazon.

Le gĂ©ant du commerce en ligne prĂ©cise dans son billet que ces opĂ©rations sont chiffrĂ©es et qu’il n’accĂšde pas aux donnĂ©es des autres sites. Il affirme qu’il ne tient aucun historique de ces actions et qu’il s’agit simplement d’apporter une commoditĂ©. En outre, la prĂ©sence de cette fonction sur des produits se fait Ă  la demande des fabricants et Amazon assure que les clients peuvent observer toutes les Ă©tapes d’un processus dĂ©crit comme « transparent Â». Le tout repose sur Amazon Bedrock et utilise le modĂšle Nova maison, ainsi que les modĂšles Claude d’Anthropic (dont la version 3.7 est sortie fin fĂ©vrier), sans plus de prĂ©cision.

« Gagner la confiance est la pierre angulaire du succĂšs des agents d’IA Â», dĂ©clare Amazon dans son billet. À voir dĂ©sormais si la clientĂšle se laissera sĂ©duire par un processus automatisĂ© impliquant des informations bancaires. Ajoutons que ce n’est pas la premiĂšre fois qu’Amazon tente ce type d’approche automatisĂ©e. En 2018, nous avions ainsi testĂ© la commande de pizza via Alexa, avec des rĂ©sultats particuliĂšrement dĂ©cevants.

ÉlectricitĂ© : « oubliez les datacenters, la climatisation est la vĂ©ritable bĂȘte noire »

L’élĂ©phant dans la piĂšce
ÉlectricitĂ© : « oubliez les datacenters, la climatisation est la vĂ©ritable bĂȘte noire »

Il n’y a pas que les datacenters qui façonnent le monde Ă  cause de leur consommation Ă©lectrique. La climatisation aussi est fortement consommatrice d’électricité  et cela ne va pas aller en s’arrangeant.

L’arrivĂ©e de l’IA gĂ©nĂ©rative a bousculĂ© le numĂ©rique et soulĂšve de nombreuses questions (droit d’auteur, Ă©thique, biais, hallucinations
). Se pose aussi la question de l’empreinte Ă©cologique de datacenter toujours plus gros, partout dans le monde, avec des GPU toujours plus puissants.

La douce/triste « folie Â» de l’IA gĂ©nĂ©rative

Le tout avec une consommation Ă©lectrique toujours plus importante, sur des zones bien prĂ©cises. L’augmentation de la densitĂ© Ă©lectrique par baie et l’expansion des datacenters posent d’ailleurs des contraintes sur le choix de l’emplacement physique allouĂ© Ă  ces derniers.

Avec les images et les vidĂ©os de l’IA gĂ©nĂ©rative, on passe encore dans une autre dimension. Les chiffres de l’utilisation des IA peuvent donner le tournis, preuve en est encore rĂ©cemment avec un tweet de Brad Lightcap (COO d’OpenAI) : « PremiĂšre semaine de folie pour les images dans ChatGPT : plus de 130 millions d’utilisateurs ont gĂ©nĂ©rĂ© plus de 700 millions (!) d’images Â». Il se garde d’ailleurs bien de dĂ©tailler l’empreinte environnementale d’une telle utilisation.

BientĂŽt 1 000 TWh pour les datacenters ?

Dans un rapport publiĂ© fin 2024, l’Agence internationale de l’énergie atomique (IAEA, sous l’égide de l’ONU) expliquait que « les datacenters avaient consommĂ© environ 460 TWh d’électricitĂ© en 2022. Cette consommation pourrait s’élever Ă  plus de 1 000 TWh d’ici 2026, soit plus d’un tiers de l’électricitĂ© produite par les centrales nuclĂ©aires du monde entier l’annĂ©e derniĂšre, et Ă  peu prĂšs l’équivalent de la consommation d’électricitĂ© du Japon Â». À titre de comparaison, en 2023, la consommation d’électricitĂ© en France Ă©tait de 445,4 TWh.

L’Agence donne quelques chiffres d’anticipation. En Chine, la demande devrait doubler pour atteindre 400 TWh en 2030. En Irlande, la consommation des datacenters (5,3 TWh) reprĂ©sentait 17 % du total du pays et devrait atteindre 32 % d’ici fin 2026. Elle ajoute au passage que la consommation cumulĂ©e d’Amazon, Microsoft, Google et Meta « a plus que doublĂ© entre 2017 et 2021 pour s’établir Ă  environ 72 tĂ©rawattheures (TWh) ».

Par exemple, pour Meta, la consommation des datacenters était de 14,975 TWh en 2023, contre 6,966 TWh en 2020. Elle a donc quasiment doublé en trois ans.

« On devrait parler davantage de climatisation Â»â€Š

Dans un article publiĂ© sur MIT Review, Casey Crownhart (journaliste spĂ©cialisĂ©e sur le climat et l’énergie) explique que l’on « devrait parler davantage de climatisation Â». Elle met cette problĂ©matique (bien moins mĂ©diatisĂ©e) en balance avec la consommation des datacenters largement plus prĂ©sente dans les dĂ©bats. Avec ce sous-titre volontairement provocateur : « oubliez les datacenters, la climatisation est la vĂ©ritable bĂȘte noire Â»

Elle commence par rappeler le cercle vicieux de la climatisation et du rĂ©chauffement climatique : « Ă€ mesure que les tempĂ©ratures augmentent, le besoin en refroidissement augmente. De plus en plus de centrales Ă©lectriques Ă  combustibles fossiles sont alors mises en service pour rĂ©pondre Ă  cette demande, augmentant ainsi la tempĂ©rature de la planĂšte Â».


qui reprĂ©sente 2 000 TWh, et plus 5 000 TWh en 2050 ?

Selon une Ă©tude publiĂ©e mi-2024 par l’organisation Ă  but non lucratif Our World in Data (qui travaille en partenariat avec l’universitĂ© d’Oxford), sur l’annĂ©e 2022 « la climatisation reprĂ©sentait 7 % de l’électricitĂ© mondiale et 3 % des Ă©missions de carbone ». Sur la base d’une consommation mondiale de 29 000 TWh en 2022, la climatisation reprĂ©senterait un peu plus de 2 000 TWh. À mettre en face des 460 TWh des datacenters.

Selon une projection de l’Agence internationale de l’énergie (IEA, une organisation internationale fondĂ©e Ă  l’OCDE), le nombre de climatiseurs devrait fortement augmenter dans les annĂ©es Ă  venir. De 2 milliards d’unitĂ©s Ă  la fin des annĂ©es 2010, elle prĂ©voit prĂšs de 3 milliards en 2030 et plus de 5 milliards en 2050. À ce moment-lĂ , la consommation Ă©lectrique pourrait grimper entre 3 500 et 5 000 TWh.

La Chine dope la croissance, l’Europe n’est pas en reste

Comme le rappelle Le Monde, les Ă©volutions sont variables selon les continents : « Le nombre de mĂ©nages africains Ă©quipĂ©s en climatisation n’a enregistrĂ© qu’une trĂšs faible hausse au cours des vingt derniĂšres annĂ©es, passant de 4 % Ă  6 % aujourd’hui. DopĂ©e par la Chine, l’Asie a en revanche vu son taux d’équipement exploser de 19 % Ă  47 % sur la mĂȘme pĂ©riode Â». En Europe, la proportion de mĂ©nages Ă©quipĂ©s d’une climatisation pourrait doubler et atteindre 40 % (55 % en France) d’ici 2050.

Les climatiseurs, contrairement aux datacenters, ont tendance Ă  s’allumer Ă  peu prĂšs en mĂȘme temps dans une zone. « Dans certaines rĂ©gions des États-Unis, par exemple, les climatiseurs peuvent reprĂ©senter plus de 70 % de la demande d’énergie rĂ©sidentielle aux moments oĂč le rĂ©seau est le plus sollicitĂ© Â», affirme Casey Crownhart. Les climatiseurs sont rĂ©partis un peu partout alors que les datacenters concentrent la consommation en certains points prĂ©cis (nĂ©cessitant des lignes dĂ©diĂ©es). Signalons aussi que certains datacenters ont recours Ă  la climatisation.

Notre consƓur termine quand mĂȘme par une bonne nouvelle : « nous assistons Ă  des innovations dans la technologie de refroidissement Â». Elle explique que certains proposent par exemple un stockage de l’énergie pour se recharger lorsque l’énergie est disponible Ă  bas coĂ»t, et de nouvelles technologies de refroidissement. Cela ne suffira certainement pas Ă  combler la hausse prĂ©vue de la consommation de la climatisation.

C’est quoi cette histoire d’EU OS ?

Encore une bonne intention ?
C’est quoi cette histoire d’EU OS ?

Ces derniers temps, on parle beaucoup d’une initiative baptisĂ©e « EU OS Â». Il s’agirait d’une distribution Linux dĂ©veloppĂ©e par l’Union europĂ©enne pour ses propres besoins. EU OS n’est cependant pas un systĂšme existant, ni mĂȘme un projet de l’Union.

EU OS est un nom gĂ©nĂ©rique, choisi Ă  dessein par Robert Riemann, auteur de l’initiative. Ce physicien et informaticien travaille actuellement dans l’équipe du ContrĂŽleur europĂ©en de la protection des donnĂ©es (CEPD), un organe indĂ©pendant Ă©tabli par le RĂšglement gĂ©nĂ©ral sur la protection des donnĂ©es (RGPD) pour veiller Ă  son application cohĂ©rente au sein de l’Union. Riemann est en quelque sorte aux premiĂšres loges sur les questions de souverainetĂ© numĂ©rique.

Son initiative est centrĂ©e sur ce thĂšme. Elle est personnelle – dans le sens oĂč elle n’émane pas officiellement d’une instance europĂ©enne – mais est conçue pour attirer l’attention. Elle est en outre suffisamment Ă©toffĂ©e dans sa vision pour interroger les Ă©ventuelles bonnes volontĂ©s. MĂȘme si certains choix peuvent sembler curieux, voire bloquants.

De quoi parle-t-on ?

EU OS est prĂ©sentĂ© comme un projet. L’auteur est cependant transparent sur les objectifs : c’est un proof-of-concept (dĂ©monstration de faisabilitĂ©) visant Ă  explorer l’idĂ©e d’un systĂšme d’exploitation souverain pour les instances publiques de l’Union europĂ©enne. Comme Robert Riemann l’indique, EU OS « n’est techniquement pas un nouveau systĂšme d’exploitation Â»


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Jusqu’à 240 watts sur un cñble USB : on vous explique Power Delivery

Suffisant pour alimenter Doom ?
Jusqu’à 240 watts sur un cñble USB : on vous explique Power Delivery

Power Delivery a dĂ©jĂ  plus de 12 ans. Cette norme, bien pratique, permettait Ă  ces dĂ©buts de grimper jusqu’à 100 watts dans un cĂąble USB. On est maintenant Ă  240 watts
 bien loin des 2,5 watts des dĂ©buts de l’USB. Il faut nĂ©anmoins faire attention Ă  plusieurs points quand on achĂšte un cĂąble ou un chargeur.

En effet, les premiers ports USB Ă©taient en 5 volts seulement avec une intensitĂ© maximale de 500 mA, soit 2,5 watts. Avec USB 3.x l’intensitĂ© est passĂ©e Ă  900 mA, soit 4,5 watts. Si c’est suffisant pour des clĂ©s USB, des souris et des claviers, c’est loin de faire l’affaire pour charger des tĂ©lĂ©phones, des tablettes, des ordinateurs, etc. Bien plus grave, on ne peut pas brancher sereinement des mini-frigos USB.

De 10 Ă  100 watts : that escalated quickly

DĂšs 2010, l’USB Implementers Forum prĂ©sente le Battery Charging Specification 1.2 qui permet d’augmenter la puissance de charge jusqu’à 7,5 voire 10 watts dans certains cas avec une puissance de 1,5 ou 2 ampĂšres. On est encore loin des dizaines de watts.


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☕ Datacenter : iliad finalise la vente de 50 % d’OpCore Ă  InfraVia

L’acquisition de 50 % du capital d’OpCore par le fonds d’infrastructure français InfraVia est dĂ©sormais finalisĂ©e. « Ă€ travers ce partenariat, le Groupe iliad et Infravia vont doter OpCore d’une structure financiĂšre Ă  mĂȘme de libĂ©rer ses perspectives d’hypercroissance par le dĂ©veloppement de nouveaux datacenters de plusieurs centaines de mĂ©gawatts en France et en Europe. Plusieurs projets de construction sont dĂ©jĂ  en cours Â», indiquent les deux entreprises, dĂ©jĂ  partenaires de longue date dans les investissements autour de la fibre, dans un communiquĂ© commun.

L’opĂ©ration, initialement annoncĂ©e le 4 dĂ©cembre dernier, valorise l’entreprise Ă  hauteur de 860 millions d’euros. Elle confĂšre Ă  OpCore (anciennement Scaleway Datacenter) une structure financiĂšre et un accĂšs Ă  de nouveaux fonds propres qui doivent permettre Ă  l’entreprise d’aller plus facilement lever de la dette bancaire pour financer la crĂ©ation de ses futurs centres de donnĂ©es. Elle permet dans le mĂȘme temps Ă  iliad de rĂ©duire son endettement, sans perdre le contrĂŽle d’une activitĂ© considĂ©rĂ©e comme stratĂ©gique.

« Nous allons investir avec notre partenaire InfraVia 2,5 milliards d’euros dans notre plateforme de datacenters OpCore pour devenir la premiĂšre plateforme indĂ©pendante europĂ©enne Â», promettait Ă  cette occasion Thomas Reynaud, directeur gĂ©nĂ©ral du groupe iliad.

En France, OpCore revendique à ce stade plus de 50 MW de capacités opérées à ce jour sur cinq datacenters en région parisienne, ainsi que deux en région lyonnaise et un en région marseillaise, commercialisés sous la marque Free Pro.

Les nord-corĂ©ens de Lazarus ciblent le monde de la crypto via de faux entretiens d’embauche

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Les nord-corĂ©ens de Lazarus ciblent le monde de la crypto via de faux entretiens d’embauche

Le groupe de pirates Lazarus, liĂ© Ă  l’état nord-corĂ©en, a mis en place un systĂšme de piratage visant le monde de la cryptomonnaie, notamment en organisant de faux entretiens d’embauche et en poussant Ă  l’installation de logiciels malveillants via des techniques de social engineering.

En octobre dernier, nous nous Ă©tions faits l’écho de la propagation d’une arnaque au recrutement qui cible les dĂ©veloppeurs amateurs de crypto. Les soupçons se tournaient vers Lazarus, groupe de pirates nord-corĂ©en auquel est aussi attribuĂ© l’immense vol de cryptoactifs, d’une valeur approchant 1,5 milliard de dollars, rĂ©vĂ©lĂ© en fĂ©vrier dernier.

L’éditeur de logiciel de cybersĂ©curitĂ© français Sekoia confirme dans un rapport que le groupe de pirates est Ă  l’origine d’une campagne d’arnaque au recrutement de ce type. « Il utilise des sites web d’entretiens d’embauche lĂ©gitimes pour exploiter la tactique ClickFix et installer des portes dĂ©robĂ©es pour Windows et macOS », explique l’entreprise française.

Le ClickFix est une tactique d’ingĂ©nierie sociale qui « consiste Ă  afficher de faux messages d’erreur dans les navigateurs web pour tromper les utilisateurs et les inciter Ă  copier et Ă  exĂ©cuter un code PowerShell malveillant donnĂ©, ce qui finit par infecter leurs systĂšmes », expliquait Sekoia en octobre dernier. DĂ©tectĂ©e en mai 2024, cette tactique est dĂ©jĂ  qualifiĂ©e de « tristement cĂ©lĂšbre Â» par Sekoia.

Windows et MacOS, deux variantes

Selon l’entreprise de sĂ©curitĂ©, la chaine d’infection utilisĂ©e par Lazarus ciblerait les systĂšmes d’exploitation Windows et MacOS de deux façons diffĂ©rentes. Sur le premier, le groupe de pirates passerait par un script VBS puis un script NodeJS et sur le second via un script Bash puis le malware FrostyFerret pour rĂ©cupĂ©rer le mot de passe systĂšme. Mais Ă  la fin, ils utiliseraient un virus, nommĂ© GolangGhost par Sekoia, Ă©crit en GO. Ce code a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© partiellement Ă©tudiĂ© par les spĂ©cialistes de cybersĂ©curitĂ© Sonatype et dmpdump. Sekoia explique que GolangGhost est prĂ©vu pour fonctionner sur Windows et macOS et permet de mettre en place une porte dĂ©robĂ©e puis de voler des donnĂ©es via Chrome.

Sous MacOS, FrostyFerret affiche une fausse fenĂȘtre indiquant que le navigateur web Chrome a besoin d’accĂ©der Ă  la camĂ©ra ou au microphone. Ensuite, le malware demande Ă  l’utilisateur de saisir le mot de passe du systĂšme. Celui-ci est ensuite rĂ©cupĂ©rĂ© et envoyĂ© vers un espace Dropbox.

Essentiellement des acteurs de la CeFi utilisés comme appùts

En analysant cette attaque, Sekoia a rĂ©cupĂ©rĂ© 184 invitations diffĂ©rentes pour des entretiens d’embauche. Parmi ces invitations, elle a trouvĂ© 14 noms d’entreprises utilisĂ©s pour inciter la victime Ă  complĂ©ter le processus de demande. Parmi elles, Coinbase est celle dont le nom est le plus utilisĂ© par Lazarus pour attirer l’attention de ses proies :

Sekoia fait remarquer que 9 des 14 entreprises « proposent des services financiers centralisĂ©s (CeFi), c’est-Ă -dire des services financiers construits autour des crypto-monnaies qui s’appuient sur des intermĂ©diaires, tels que des Ă©changes et des plateformes de prĂȘt, pour faciliter les transactions Â». L’entreprise de sĂ©curitĂ© rappelle que « ces plateformes sont dites « centralisĂ©es Â» car elles obligent les utilisateurs Ă  faire confiance Ă  une entitĂ© centrale pour gĂ©rer les fonds, traiter les transactions et assurer la sĂ©curitĂ© ». Archblock est la seule plateforme de services financiers dĂ©centralisĂ©s (DeFi) dĂ©tectĂ©e par Sekoia comme cible de Lazarus.

Lazarus vise des profils moins tech

Mais si les dĂ©veloppeurs amateurs de crypto sont ciblĂ©s, l’analyse de Sekoia montre qu’ils ne sont ni les seuls, ni la principale cible. En effet, l’entreprise explique qu’ « il s’agit principalement de postes de responsables axĂ©s sur le dĂ©veloppement commercial, la gestion des actifs, le dĂ©veloppement de produits ou de spĂ©cialistes de la finance dĂ©centralisĂ©e Â». Et elle explique que c’est un changement important s’agissant des attaques de Lazarus qui, jusque-lĂ , « visaient principalement les dĂ©veloppeurs et les ingĂ©nieurs en informatique Â».

Sekoia livre une liste des faux sites d’entretiens que l’entreprise a dĂ©tectĂ©s :

50 ans de hardware chez Microsoft : du « pirate » des années 80 au musée des oubliés

Le hard, parfois c’est hard
50 ans de hardware chez Microsoft : du « pirate » des années 80 au musée des oubliés

Pour les 50 ans de Microsoft, Next vous propose un retour sur le hardware de l’entreprise. On dĂ©bute dans les annĂ©es 80 avec des « cartes Â» d’extension maison surprenantes, pour finir avec des CPU, en passant par des produits pour le moins Ă©tranges !

Nous vous avons dĂ©jĂ  proposĂ© une rĂ©trospective sur l’histoire de son produit phare – Windows (et son ancĂȘtre MS-DOS). Car oui, il y a eu une longue pĂ©riode avant Windows et son interface graphique. Au dĂ©but des annĂ©es 80, c’était MS-DOS qui Ă©tait Ă  l’honneur, mais aussi une gamme de produits que l’on pourrait estampiller Microsoft Hardware.

Durant plusieurs dĂ©cennies, la sociĂ©tĂ© a proposĂ© de nombreux produits : manettes de jeu, webcams, routeurs, smartphones, montres connectĂ©es, lecteurs MP3, consoles de jeux, etc. Depuis quelques annĂ©es maintenant, ce sont les ordinateurs et tablettes Surface qui sont Ă  l’honneur, avec toujours des Xbox Ă©videmment.

Microsoft : « roi Â» du hack hardware dans les annĂ©es 80 !

Le premier produit hardware de Microsoft Ă©tait la (Z-80) SoftCard pour l’ordinateur Apple II (qui Ă©tait livrĂ© par dĂ©faut avec Apple DOS). Elle permettait Ă  l’ordinateur d’exĂ©cuter le systĂšme d’exploitation C/PM de Digital Research. Ce systĂšme Ă©tait utilisĂ© par les Amstrad CPC, Commodore 128, Osborne 1 et ZX Spectrum (pour ne citer qu’eux).


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☕ WordPress : Automattic licencie 16 % de ses effectifs

Matt Mullenweg, CEO d’Automattic, a dĂ©voilĂ© mercredi les contours d’un vaste plan de restructuration, annoncĂ© le jour mĂȘme en interne, qui passe essentiellement par le licenciement de 16 % des effectifs. L’entreprise ne prĂ©cise pas le nombre exact de salariĂ©s concernĂ©s, mais sa page A propos livre de façon indirecte le dĂ©tail : le 20 mars dernier, elle mentionnait des Ă©quipes composĂ©es de 1 781 personnes. Au 4 avril, elle n’évoque plus que 1 495 « Automatticians Â», ce qui correspondrait Ă  286 dĂ©parts officialisĂ©s au cours des deux derniers jours.

« Bien que notre chiffre d’affaires continue de croĂźtre, Automattic Ă©volue dans un marchĂ© hautement concurrentiel et la technologie connaĂźt une Ă©volution sans prĂ©cĂ©dent. Pour accompagner nos clients et nos produits, nous devons amĂ©liorer notre productivitĂ©, notre rentabilitĂ© et notre capacitĂ© d’investissement Â», justifie Matt Mullenweg. Le plan de restructuration permettrait selon lui de redonner un surcroĂźt d’agilitĂ© Ă  l’entreprise, Ă©liminer certains silos et amĂ©liorer la qualitĂ© gĂ©nĂ©rale des produits Ă©ditĂ©s par Automattic.

Cette vague de licenciement intervient aprĂšs une pĂ©riode troublĂ©e pour l’écosystĂšme commercial de WordPress, qui a vu Matt Mullenweg s’écharper publiquement avec son concurrent WP Engine, l’accusant d’utiliser la marque WordPress de façon abusive et de ne pas collaborer assez au projet open source Ă©ponyme. En rĂ©action Ă  cette affaire et suite Ă  une manche juridique perdue face Ă  WP Engine, Automattic avait annoncĂ© dĂ©but janvier « rĂ©duire ses contributions au projet WordPress Â».

En octobre dernier, suite Ă  ce conflit, Matt Mullenweg affirmait qu’Automattic Ă©tait Ă  court d’employĂ©s.

IA : OpenAI et Anthropic ciblent les Ă©tudiants

Aie confiance, crois en moi, que je puisse veiller sur toi
IA : OpenAI et Anthropic ciblent les Ă©tudiants

OpenAI et Anthropic viennent tous deux de lancer une offensive en direction du monde universitaire outre-Atlantique. Le premier choisit de rendre son abonnement ChatGPT Plus gratuit pour tous les Ă©tudiants aux États-Unis et au Canada jusqu’au mois de mai. Le second mise sur la crĂ©ation d’une offre dĂ©diĂ©e, Claude for Education.

Les Ă©tudiants d’aujourd’hui sont les professionnels de demain, et cette logique, qui explique en partie pourquoi des Ă©diteurs comme Microsoft courtisent le monde de l’éducation, n’a pas Ă©chappĂ© aux tĂ©nors de l’intelligence artificielle gĂ©nĂ©rative, comme l’illustrent deux annonces quasi simultanĂ©es.

ChatGPT Plus gratuit pour les Ă©tudiants
 pendant deux mois

La premiĂšre Ă©mane d’OpenAI, qui vient de lancer une offre d’essai promotionnelle dĂ©diĂ©e Ă  son abonnement payant, ChatGPT Plus. L’entreprise dirigĂ©e par Sam Altman offre aux Ă©tudiants deux mois d’accĂšs gratuits (valables jusqu’au 31 mai 2025), sous rĂ©serve qu’ils soient inscrits dans un Ă©tablissement supĂ©rieur, aux États-Unis ou au Canada. Le statut d’étudiant sera vĂ©rifiĂ© au travers du systĂšme SheerID, indique OpenAI.

Il appartiendra ensuite aux Ă©tudiants ayant souscrit l’abonnement de rĂ©silier avant le 31 mai ou, Ă  dĂ©faut de s’acquitter du montant de l’abonnement, soit 20 dollars par mois. « Votre abonnement se renouvelle automatiquement au tarif mensuel standard de ChatGPT Plus, sauf rĂ©siliation. Si vous ne souhaitez plus continuer, veuillez rĂ©silier avant la premiĂšre date de facturation suivant la pĂ©riode promotionnelle Â», avertit l’éditeur.

OpenAI cible ici directement l’utilisateur final, alors que l’entreprise mĂšne en parallĂšle une politique de conquĂȘte commerciale tournĂ©e vers les Ă©tablissements supĂ©rieurs avec une offre dĂ©diĂ©e, ChatGPT Edu, qui propose notamment des possibilitĂ©s plus poussĂ©es en matiĂšre d’administration, de sĂ©curitĂ© et de crĂ©ation d’agents personnalisĂ©s.

Anthropic lance Claude for Education

Concurrent d’OpenAI avec ses modĂšles Claude, Anthropic lance justement sa propre offensive en la matiĂšre. L’entreprise a en effet annoncĂ© mercredi le lancement de Claude for Education, une offre qui vise Ă  fournir aux Ă©tablissements supĂ©rieurs un accĂšs personnalisĂ© Ă  ses outils d’IA gĂ©nĂ©rative. Anthropic promet notamment une « nouvelle expĂ©rience Claude qui guide le processus de raisonnement des Ă©lĂšves plutĂŽt que de fournir des rĂ©ponses, contribuant ainsi Ă  dĂ©velopper des compĂ©tences de pensĂ©e critique Â».

En attendant de voir ce que recouvre cette derniĂšre, Anthropic ne cache pas son ambition de contribuer Ă  amĂ©liorer le taux de pĂ©nĂ©tration de ses IA parmi le public des Ă©tudiants. Le lancement de Claude for Education s’accompagne ainsi d’accords commerciaux avec plusieurs grands campus (Northeastern University Ă  Boston, London School of Economics and Political Science (LSE), Champlain College au Canada), dont les Ă©tudiants accĂšderont gratuitement aux outils d’Anthropic.

La sociĂ©tĂ© prĂ©sente Ă©galement un programme d’étudiants ambassadeurs, Ă  qui elle promet un accĂšs privilĂ©giĂ© Ă  ses Ă©quipes, mais aussi une formule de crĂ©dits gratuits pour les Ă©tudiants qui souhaiteraient Ă©laborer leurs projets d’étude grĂące Ă  Claude. Anthropic annonce par ailleurs rejoindre Ă  cette occasion le consortium Internet2 et collaborer avec la ed tech amĂ©ricaine Instructure pour interfacer Claude avec la plateforme d’apprentissage Canvas LMS.

Études : les bĂ©nĂ©fices de l’IA toujours contestĂ©s

« L’IA change ce que signifie ĂȘtre parĂ© Ă  l’emploi et, en tant qu’établissement tournĂ© vers l’avenir, Champlain offre aux Ă©tudiants la possibilitĂ© d’utiliser l’IA afin qu’ils puissent ĂȘtre opĂ©rationnels dĂšs l’obtention de leur diplĂŽme Â», se rĂ©jouit Alex Hernandez, prĂ©sident du Champlain College, citĂ© par Anthopic.

Si la capacitĂ© Ă  utiliser l’IA gĂ©nĂ©rative, comprendre leurs atouts et se prĂ©munir de leurs limites constitue assurĂ©ment un atout, plusieurs Ă©tudes alertent dĂ©jĂ  sur les risques associĂ©s Ă  l’omniprĂ©sence de ces outils dans les cursus Ă©tudiants. Des chercheurs de Microsoft, en partenariat avec l’universitĂ© de Carnegie Mellon, ont par exemple rĂ©cemment conclu que l’utilisation de l’IA gĂ©nĂ©rative contribuait Ă  une diminution de l’esprit critique.

☕ Le CNRS se demande ce qu’est la conscience et si l’IA peut y accĂ©der

Dans son Journal, le CNRS se pose des questions existentielles autour de la conscience : « Quand commence-t-elle et oĂč finit-elle ? Comment la mesurer ? Et l’IA en est-elle douĂ©e ? Â». De quoi ouvrir de nombreux dĂ©bats


L’article s’articule autour de cinq questions avec des rĂ©ponses de plusieurs chercheurs, notamment Catherine Tallon-Baudry, (directrice de recherche CNRS au Laboratoire de neurosciences cognitives computationnelles Ă  Paris) et Jean-RĂ©my Hochmann (directeur de recherche CNRS Ă  l’Institut des sciences cognitives Marc-Jeannerod).

La question des intelligences artificielles est Ă©videmment abordĂ©e par le CNRS : « une intelligence artificielle (IA) pourrait-elle, Ă  terme, ĂȘtre consciente ? Si l’on dĂ©finit la conscience uniquement par la capacitĂ© Ă  traiter l’information et Ă  raisonner, certaines intelligences artificielles pourraient dĂ©jĂ  ĂȘtre considĂ©rĂ©es comme conscientes. Mais si la conscience implique nĂ©cessairement une dimension organique, subjective et sensible, alors les machines en sont encore trĂšs loin ».

Boite de conserve avec du faux cerveau en cube pixelisé par Flock

D’aprĂšs le Journal, les chercheurs suggĂšrent que, chez les humains, « les structures de base, cognitives et neuronales, qui permettent la conscience sont dĂ©jĂ  en place trĂšs tĂŽt, peut-ĂȘtre dĂšs la naissance Â». Mais la conscience est-elle seulement dans le cerveau ? Catherine Tallon-Baudry soutient l’idĂ©e que « la conscience rĂ©sulte d’une interaction complexe entre le cerveau et le corps – un aspect souvent nĂ©gligĂ© par les thĂ©ories classiques », explique le CNRS.

Quoi qu’il en soit, n’attendez pas une rĂ©ponse tranchĂ©e (il faudrait dĂ©jĂ  s’accorder sur le sens prĂ©cis de la question et des mots utilisĂ©s). L’article termine par une autre question : « une intelligence artificielle pourrait-elle un jour devenir consciente ? Â». Vous avez deux heures.

Windows 11, la drîle d’histoire

« Pas si pire »
Windows 11, la drîle d’histoire

À l’occasion des 50 ans de Microsoft, nous avons republiĂ© notre dossier sur l’histoire de Windows. Le dernier de la sĂ©rie, Windows 11, est pourtant un cas Ă  part : sa genĂšse est floue et personne ne l’attendait. Son arrivĂ©e sonne surtout une fin de vie difficile pour Windows 10 et comme un prĂ©lude Ă  un Windows 12 dans un monde dominĂ© par l’IA et le cloud.

Windows 10 devait ĂȘtre le dernier. Ce n’était pas une figure de style : Microsoft l’avait prĂ©sentĂ© ainsi lors d’une confĂ©rence Ignite en 2015, un « systĂšme d’exploitation en tant que service Â».

Initialement, le systĂšme Ă©tait pensĂ© pour Ă©voluer une Ă  deux fois par an, via des mises Ă  jour majeures lui apportant petit Ă  petit amĂ©liorations et nouvelles fonctions. C’est effectivement ce qu’a fait l’éditeur, Ă  un rythme plus ou moins rĂ©gulier. Toutefois, la carriĂšre de Windows 10 n’a pas Ă©tĂ© de tout repos, son parcours ayant Ă©tĂ© Ă©maillĂ© Ă  plusieurs reprises de mises Ă  jour problĂ©matiques.

Notre dossier sur l’histoire de Windows :

Un mystérieux projet Sun Valley

Nous sommes donc en 2021 et le monde s’est habituĂ© Ă  un Windows Ă©voluant petit Ă  petit, en fonction des usages et besoins. La premiĂšre moitiĂ© de l’annĂ©e est marquĂ©e par des rumeurs insistantes autour d’un projet nommĂ© Sun Valley. Nous nous en Ă©tions fait l’écho Ă  plusieurs reprises. Et pour cause : il Ă©tait prĂ©sentĂ© comme un grand renouvellement de l’interface, une modernisation tenant compte de l’évolution des canons esthĂ©tiques. Un « flat design Â» moins flat et moins austĂšre (Windows 10 avait poussĂ© fort ce curseur, certains le qualifiant de « monochrome Â»).

Ces rumeurs plongeaient elles-mĂȘmes leurs racines dans un projet annoncĂ© en octobre 2019 : Windows 10X. L’objectif de Microsoft Ă©tait alors de concevoir un systĂšme taillĂ© spĂ©cifiquement pour les appareils Ă  deux Ă©crans tactiles. On parle d’interface adaptĂ©e, de barre des tĂąches centrĂ©e, de configurations d’écrans dĂ©pendant du contexte, d’un nouveau menu DĂ©marrer
 Le projet a par la suite Ă©voluĂ©, pour ĂȘtre finalement annulĂ©.

En revanche, le travail accompli sur le projet n’est pas complĂštement perdu. On parle alors d’une mise Ă  jour consĂ©quente pour Windows 10, prĂ©vue pour l’automne 2021. Mais en mai de cette annĂ©e, lors de la confĂ©rence Build, Satya Nadella, PDG de l’entreprise, lance une bombe : l’entreprise se dit prĂȘte pour la « nouvelle gĂ©nĂ©ration Â» de Windows.

Une surprise gùchée

Tout s’enchaine alors trĂšs vite. Un Ă©vĂšnement spĂ©cial est annoncĂ© pour le 24 juin. Tout le monde ne parle plus alors que de « Windows 11 Â» comme successeur logique. Une semaine avant la confĂ©rence de prĂ©sentation, le secret est brisĂ© par un forum chinois : une prĂ©version du systĂšme a fuitĂ© et des captures arrivent dans la presse amĂ©ricaine, puis internationale. DĂ©jĂ , des rĂ©actions circonspectes apparaissent, la cohĂ©rence de l’ensemble Ă©tant mise en doute.


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☕ Amazon va lancer les 27 premiers satellites de sa constellation Kuiper

Le gĂ©ant du Net prĂ©pare depuis des annĂ©es un concurrent Ă  Starlink de SpaceX : Kuiper. Les premiers prototypes ont Ă©tĂ© lancĂ©s fin 2023 et il est cette fois-ci question de commencer le « dĂ©ploiement Ă  grande Ă©chelle du rĂ©seau Internet par satellite Â». En France, des stations de base ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© autorisĂ©es par l’Arcep.

Cette mission se nomme Atlas V Kuiper 1 pour Kuiper Atlas 01. Elle sera lancĂ©e Ă  bord d’une fusĂ©e Atlas V de United Launch Alliance (ULA) depuis Cap Canaveral (Floride). Elle « dĂ©ploiera 27 satellites Ă  une altitude de 450 kilomĂštres au-dessus de la Terre ». Le lancement est programmĂ© pour le 9 avril. Amazon affirme que ce sera « la charge utile la plus lourde jamais transportĂ©e par la fusĂ©e Atlas V d’ULA Â».

L’entreprise indique avoir largement revu sa copie depuis ses prototypes : « Nous avons amĂ©liorĂ© les performances de tous les systĂšmes et sous-systĂšmes Ă  bord, y compris les antennes rĂ©seau, les processeurs, les panneaux solaires, les systĂšmes de propulsion et les liaisons optiques entre les satellites. De plus, les satellites sont recouverts d’un film miroir diĂ©lectrique unique Ă  Kuiper qui disperse la lumiĂšre du soleil pour les rendre moins visibles pour les astronomes au sol Â».

Amazon prĂ©voit ensuite 7 autres lancements sur Atlas V, 38 supplĂ©mentaires sur Vulcan Centaur d’ULA et 30 autres chez des partenaires tels qu’Arianespace, Blue Origin et SpaceX.

[Dossier] Internet, mode d’emploi : fibres optiques et cĂąbles sous-marins (partie 6)

We all live in a cable submarine, cable submarine, cable submarine
[Dossier] Internet, mode d’emploi : fibres optiques et cĂąbles sous-marins (partie 6)

Les cĂąbles sous-marins Ă  fibre optique sont les vĂ©ritable Ă©pines dorsales de l’Internet mondial. Ils permettent de relier des pays et des continents, en complĂ©ment de la fibre optique sur terre (et en l’air). Sur le papier, la solution semble idĂ©ale, mais elle a des contraintes techniques, notamment le besoin de rĂ©pĂ©teurs Ă  intervalles rĂ©guliers.

Dans les prĂ©cĂ©dents articles de notre dossier sur le fonctionnement d’Internet, nous avons pu suivre le voyage d’une requĂȘte. Nous sommes partis d’une URL, passĂ©e Ă  la moulinette du DNS pour trouver l’adresse IP du serveur, puis nous avons utilisĂ© les routes BGP pour le rejoindre. Un peu de peering et de transit via des points d’échange, Ă©ventuellement un « dĂ©tour Â» par les CDN pour Ă©viter de faire le tour de la Terre pour pas grand-chose, nous voilĂ  Ă  destination. Sur le papier, cela fonctionne bien. Mais en pratique, comment relie-t-on ce petit monde ?

Dans cette sixiĂšme partie, nous allons parler du cƓur des rĂ©seaux. La principale technologie utilisĂ©e pour transporter des donnĂ©es est la fibre optique
 mais on va commencer par briser un mythe auquel certains sont peut-ĂȘtre encore attachĂ©s : la fibre n’est pas le moyen le plus rapide (au sens de la latence) de transmettre des donnĂ©es.


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Les crawlers des IA deviennent un sĂ©rieux problĂšme pour le web, mĂȘme pour WikimĂ©dia

DDoS généré pour IA
Les crawlers des IA deviennent un sĂ©rieux problĂšme pour le web, mĂȘme pour WikimĂ©dia

Pour entrainer et tenir Ă  jour leurs intelligences artificielles, les crawlers des entreprises d’IA parcourent le web en permanence et sont suspectĂ©s de ne pas respecter les fameux robots.txt censĂ©s permettre leur blocage. Leur activitĂ© va jusqu’à mettre en pĂ©ril des sites web de projets de logiciels libres ou toucher fortement les activitĂ©s de WikimĂ©dia.

Les entreprises qui ont mis en place des IA gĂ©nĂ©ratives comme OpenAI, Meta, Anthropic, Mistral ou encore Amazon, Google et Microsoft ont besoin d’indexer des contenus sur le web en permanence pour entrainer leurs grands modĂšles de langage (LLM), rĂ©cupĂ©rer les nouvelles informations afin que leurs outils soient capables de rĂ©pondre aux demandes de leurs utilisateurs.

Un trafic difficile Ă  gĂ©rer, mĂȘme pour la fondation WikimĂ©dia

Mais en venant en permanence sur les sites web, ils ajoutent du trafic important Ă  leur bande passante, au point de saturer certains. La fondation WikimĂ©dia a publiĂ© un billet pour expliquer Ă  quel point ces robots ont un impact sur ses projets : « Notre infrastructure est conçue pour supporter des pics soudains de trafic d’origine humaine lors d’évĂ©nements trĂšs intĂ©ressants, mais le volume de trafic gĂ©nĂ©rĂ© par les robots scrapeurs est sans prĂ©cĂ©dent et prĂ©sente des risques et des coĂ»ts croissants Â».

En effet, ces entreprises rĂ©cupĂšrent ces contenus Ă  l’aide de « crawlers Â», des robots d’indexation, ou plutĂŽt ici de rĂ©cupĂ©ration de donnĂ©es. OpenAI a officiellement donnĂ© le nom de son robot, GPTBot, en aout 2023, suscitant immĂ©diatement la rĂ©action de RSF qui a rapidement invitĂ© « tous les mĂ©dias Ă  configurer leurs sites pour Ă©viter qu’OpenAI ne rĂ©cupĂšre leur contenu gratuitement ». C’est ce qu’ont fait beaucoup de sites web.

Un blocage pas si efficace

Pour cela, il « suffit Â» de lister dans le fichier robots.txt de son site les robots dont on ne veut pas. Mais, comme l’ont dĂ©montrĂ© rĂ©cemment des chercheuses, certains robots rĂ©cupĂšrent des informations de sites qui, pourtant, les ont ajoutĂ©s dans leurs listes. De plus, l’outil d’IA gĂ©nĂ©rative de Microsoft, Copilot, utilise BingBot, le robot d’indexation du moteur de recherche de l’entreprise. Un site qui voudrait bloquer l’IA de Microsoft ne serait plus indexĂ© dans le moteur de recherche Bing.

Et, comme on l’a vu rĂ©cemment, certains sites peuvent ĂȘtre visitĂ©s 2 millions de fois par un bot en un trimestre. Il est dĂ©jĂ  difficile pour des infrastructures comme celles de la Fondation WikimĂ©dia de faire face Ă  cet afflux « artificiel Â» pour gĂ©rer sa bande passante, mais ça l’est encore plus pour des projets qui ont moins de moyens.

Certains expriment leur ras-le-bol

Plusieurs responsables de projets de logiciels libres se sont plaints du problĂšme, expliquait rĂ©cemment ArsTechnica. Le dĂ©veloppeur Xe Iaso a, par exemple, exprimĂ© son ras-le-bol en janvier face au crawler d’Amazon : « Ă€ la personne qui gĂšre AmazonBot, veuillez ajouter git.xeserv.us Ă  votre liste de domaines bloquĂ©s. Si vous connaissez quelqu’un chez Amazon, merci de lui transmettre ce message et de lui demander de le transmettre Ă  l’équipe d’AmazonBot Â» alors qu’il avait radicalement bloquĂ© tous les robots dans son fichier robots.txt.

TheLibre.News a aussi recensĂ© plusieurs infrastructures de logiciels libres touchĂ©s par ce problĂšme. Le GitLab des dĂ©veloppeurs de KDE a, par exemple, Ă©tĂ© touchĂ© par des crawlers ayant des IP dĂ©tenues par Alibaba, ce qui l’a rendu temporairement inaccessible. L’un des administrateurs systĂšmes du projet Pagure de Fedora a, lui aussi, constatĂ© un afflux massif de robots de rĂ©cupĂ©ration de donnĂ©es venant du BrĂ©sil. Il explique avoir dĂ©cidĂ© de bloquer temporairement toutes les IP brĂ©siliennes pour en venir Ă  bout tout en sachant bien que ce n’était pas une solution de long terme.

Gergely Orosz, qui publie la newsletter The Pragmatic Engineer, explique sur LinkedIn que le site d’un de ses projets personnels qui dĂ©clinait a reçu rĂ©cemment un trafic important « lorsque le crawler AI de Meta et d’autres bots comme Imagesiftbot ont commencĂ© Ă  crawler le site sans rĂ©flĂ©chir : ça a poussĂ© le trafic Ă  plus de 700Go par mois Â» alors qu’il Ă©tait aux alentours de 100Go par mois un peu avant.

« Le site est hĂ©bergĂ© sur Render oĂč 500Go/mois sont inclus, au-delĂ  c’est 30 $ pour 100Go. Ce mois-ci, je paie donc 90 $ pour l’entrainement de ces LLM Â», commente-t-il. Et lui aussi pointe que « l’ironie est que les robots – y compris Meta ! – ignorent manifestement le fichier robots.txt du site qui leur dit de « s’il vous plait, restez Ă  l’écart Â» ».

Drew DeVault, le fondateur de la plateforme d’outils open source Source Hut, a publiĂ© un billet de blog le 17 mars dernier demandant aux entreprises d’IA gĂ©nĂ©ratives d’ « arrĂȘter d’externaliser [leur] coĂ»ts directement sur [lui] Â». « Au lieu de travailler sur nos prioritĂ©s Ă  SourceHut, j’ai passĂ© entre 20 et 100 % de mon temps Ă  attĂ©nuer les crawlers LLM hyper-agressifs Â», s’y lamente-t-il. Il explique que Source Hut subit des « dizaines de brĂšves pannes par semaine Â» et qu’il doit chercher tous les jours de nouvelles solutions pour ne pas voir la situation empirer. Le mĂȘme jour, son entreprise expliquait que des crawlers de LLM continuaient Ă  provoquer un DDoS sur SourceHut.

Des solutions pour piĂ©ger les crawlers d’IA

Elle expliquait avoir dĂ©cidĂ© de dĂ©ployer Anubis pour essayer de bloquer les bots des entreprises d’IA. « Ce logiciel prĂ©sente Ă  certains utilisateurs un dĂ©fi de preuve de travail qui est rĂ©solu par le navigateur de l’utilisateur Ă  l’aide de JavaScript Â», explique SourceHut. C’est en fait une solution qu’a dĂ©veloppĂ©e Xe Iaso aprĂšs avoir publiĂ© son ras-le-bol.

D’autres solutions commencent Ă  ĂȘtre dĂ©veloppĂ©es, notamment en essayant de piĂ©ger les IA dans un labyrinthe de liens. Nepenthes, par exemple. Sa documentation explique que le logiciel « fonctionne en gĂ©nĂ©rant des sĂ©quences infinies de pages, chacune contenant des dizaines de liens, qui retournent simplement dans un piĂšge ». Nepenthes ajoute des petits dĂ©tails comme un dĂ©lai ou une fausse apparence de fichiers statiques pour tromper le crawler.

De son cĂŽtĂ©, Cloudflare a aussi pensĂ© Ă  une solution de labyrinthe, explique-t-elle dans un billet de blog. Celle-ci « utilise du contenu gĂ©nĂ©rĂ© par l’IA pour ralentir, embrouiller et gaspiller les ressources des AI Crawlers et d’autres robots qui ne respectent pas les directives « no crawl Â» ». L’entreprise, connue pour vendre des solutions pour augmenter la sĂ©curitĂ© et les performances des sites internet, propose pour le moment Ă  tous ses utilisateurs la possibilitĂ© d’activer gratuitement cette fonctionnalitĂ©.

RSF et les ayants droit dĂ©noncent le projet de Code de bonnes pratiques de l’AI Act

GenAÏe
RSF et les ayants droit dĂ©noncent le projet de Code de bonnes pratiques de l’AI Act

Évoquant des pressions et concessions en faveur des industriels, Reporters sans frontiĂšres estime que « rien de concret n’est fait pour protĂ©ger le droit des citoyens Ă  accĂ©der Ă  une information fiable Â» dans l’AI Act. Une coalition de 38 organisations reprĂ©sentant les ayants droit dĂ©plore de son cĂŽtĂ© qu’il contrevienne « au droit de l’UE et ignore l’intention du lĂ©gislateur europĂ©en Â».

L’ONG Reporters sans frontiĂšres (RSF) vient d’annoncer qu’elle quittait la table des nĂ©gociations du Code de bonnes pratiques du rĂšglement europĂ©en sur l’intelligence artificielle (AI Act). « AprĂšs avoir jouĂ©, en vain, le jeu de la nĂ©gociation Â», elle « dĂ©nonce l’absence de garanties sur le droit Ă  l’information et le poids exorbitant de l’industrie dans le processus ».

Au terme de trois mois de nĂ©gociations « sous la pression croissante des gĂ©ants technologiques Â», souligne RSF, le Bureau europĂ©en de l’IA a en effet publiĂ© ce 11 mars 2025, la troisiĂšme version de travail de son Code de bonnes pratiques de l’AI Act.

« Le projet repose sur une liste concise d’engagements de haut niveau et prĂ©voit des mesures plus dĂ©taillĂ©es pour mettre en Ɠuvre chaque engagement Â», prĂ©cise la Commission, qui en propose un rĂ©sumĂ© dĂ©diĂ© et un site web interactif.

Il s’agit de « 2 engagements liĂ©s Ă  la transparence et au droit d’auteur Â» pour tous les fournisseurs de modĂšles d’IA Ă  usage gĂ©nĂ©ral, mais « avec des exemptions notables aux obligations de transparence pour les fournisseurs de certains modĂšles open source conformĂ©ment Ă  la loi sur la transparence Â», et de « 16 autres engagements liĂ©s Ă  la sĂ»retĂ© et Ă  la sĂ©curitĂ© Â», mais « uniquement pour un petit nombre Â» de fournisseurs de modĂšles d’IA classĂ©s comme « prĂ©sentant un risque systĂ©mique Â».

Le processus de rĂ©daction de ce code s’étalera jusqu’en mai 2025 et implique prĂšs de 1000 parties prenantes, dont des reprĂ©sentants des États membres de l’UE et des observateurs europĂ©ens et internationaux, prĂ©cise la Commission dans sa FAQ consacrĂ©e Ă  la question.

Mais « toutes ne bĂ©nĂ©ficient cependant pas du mĂȘme statut Â», relevait RSF en dĂ©cembre dernier : les fournisseurs d’IA sont en effet invitĂ©s Ă  des « ateliers de rĂ©daction Â» tandis que les autres acteurs, comme les universitaires et organisations de la sociĂ©tĂ© civile, « sont uniquement conviĂ©s Ă  Ă©mettre leur avis sur les versions intermĂ©diaires du texte, et Ă  participer Ă  des groupes de travail – auxquels participent Ă©galement les fournisseurs d’IA Â».

Un outil d’autorĂ©gulation par et pour les concepteurs d’IA


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☕ Le noyau Linux 6.15 permet Ă  exFAT de supprimer les fichiers bien plus vite

exFAT est un systĂšme de fichier crĂ©Ă© par Microsoft en 2006 pour les supports amovibles, particuliĂšrement les cartes SD, avec un accent mis sur la gestion des mĂ©tadonnĂ©es. Il s’agissait alors d’un systĂšme de fichiers propriĂ©taire. Les spĂ©cifications ont finalement Ă©tĂ© ouvertes en 2019 et la propriĂ©tĂ© des brevets transfĂ©rĂ©e Ă  l’Open Invention Network. Ce n’est cependant pas une technologie ouverte.

Son support dans Linux a toujours Ă©tĂ© bancal, malgrĂ© des amĂ©liorations notables de temps en temps. La version 6.15 du noyau devrait cependant donner un gros coup de fouet, notamment lors de la suppression de fichiers, quand l’option de montage « discard Â» est active. Cette derniĂšre signifie qu’une opĂ©ration informe le pĂ©riphĂ©rique de stockage que les blocs sous-jacents ne sont plus utilisĂ©s. Supprimer un fichier envoie ainsi un signal pour passer ces blocs du statut « occupĂ© Â» Ă  « libre Â».

Disque dur

C’est un ingĂ©nieur de Sony, Yuezhang Mo, qui a apportĂ© la modification. Il explique ainsi qu’en mode discard, les clusters sont Ă©liminĂ©s un par un quand l’utilisateur dĂ©clenche une suppression de fichiers. Plus le nombre et le poids des fichiers augmente, plus l’opĂ©ration prend de temps. Au point que ce dernier peut devenir excessif et entrainer un plantage des composants logiciels impliquĂ©s, jusqu’au blocage parfois de la machine. Sa modification a donc consistĂ© Ă  permettre le traitement par lots des clusters impliquĂ©s, comme le rapporte notamment Phoronix.

Pour donner un ordre d’idĂ©e, la suppression d’un fichier unique de 80 Go prenait la bagatelle de 286 secondes, un temps que l’on peut considĂ©rer comme « fou Â». Avec le noyau Linux 6.15, la mĂȘme opĂ©ration prend
 1,6 seconde.

Les droits de douane Trump relancent l’hypothĂšse d’une taxe GAFAM europĂ©enne

Seul contre tous
Les droits de douane Trump relancent l’hypothĂšse d’une taxe GAFAM europĂ©enne

Donald Trump a tenu parole, en annonçant, mercredi, de nouveaux droits de douane exceptionnels, censĂ©s favoriser selon lui la rĂ©industrialisation des États-Unis. Si la sidĂ©ration domine encore sur les marchĂ©s financiers, les rĂ©actions politiques ne se sont pas fait attendre. L’Europe et la France dĂ©fendent dĂ©jĂ  l’idĂ©e de contre-mesures, parmi lesquelles l’hypothĂšse d’une taxe GAFAM, appliquĂ©e sur les flux financiers des gĂ©ants du numĂ©rique, risque de s’imposer comme une Ă©vidence.

L’incertitude a durĂ© jusqu’aux derniĂšres heures : jusqu’oĂč Donald Trump allait-il mettre Ă  exĂ©cution ses menaces de droits de douane ? Le prĂ©sident des États-Unis n’a finalement pas mis d’eau dans son vin. Il a annoncĂ© mercredi, Ă  l’occasion de ce qu’il qualifie de « Liberation Day Â», un jeu de mesures exceptionnelles, qui instaurent des droits de douane particuliĂšrement lourds pour les marchandises importĂ©es aux États-Unis. La Chine et les autres pays de l’Asie manufacturiĂšre sont particuliĂšrement touchĂ©s, tout comme l’Union europĂ©enne.

Outre une taxe plancher sur les importations de 10 %, valable pour tous les pays – une approche systĂ©matique qui conduit Ă  introduire des droits de douane sur des archipels peuplĂ©s uniquement de manchots et d’oiseaux, Trump prĂ©voit des droits de douane individualisĂ©s et rĂ©ciproques plus Ă©levĂ©s pour les pays avec lesquels les États-Unis entretiennent une balance commerciale dĂ©ficitaire.

PrĂ©sentĂ©s Ă  grands renforts de tableaux pendant une confĂ©rence de presse, ces droits de douane se montent Ă  20 % pour l’Union europĂ©enne, 54 % pour la Chine (en intĂ©grant les prĂ©cĂ©dentes taxes de 20 % entrĂ©es en vigueur dĂ©but mars), 32 % pour TaĂŻwan, 24 % pour le Japon, 49 % pour le Cambodge ou 46 % pour le Vietnam, 48% pour le Laos, 47% pour Madagascar, 44% pour le Sri Lanka, etc.

Ils ne prĂ©jugent pas, par ailleurs, d’éventuelles taxes spĂ©cifiques, comme les 25 % dĂ©sormais prĂ©levĂ©s sur l’importation de vĂ©hicules produits en dehors des États-Unis.

Une méthodologie qui interroge

Outre les cas particuliers comme le Canada, le Mexique ou la Chine, pourquoi de telles variations entre, disons, le Vietnam et le Cambodge ? AprĂšs analyse des chiffres, l’économiste amĂ©ricain James Surowiecki a remarquĂ© une corrĂ©lation entre le dĂ©ficit commercial des États-Unis avec le pays concernĂ© et le niveau de droits de douane appliquĂ©. Une hypothĂšse qu’a partiellement confirmĂ©e le bureau du reprĂ©sentant amĂ©ricain au commerce (USPTR), en publiant, jeudi, l’équation ayant soi-disant prĂ©sidĂ© au calcul.

Si les modalitĂ©s de ce calcul interrogent, c’est aussi parce que Donald Trump parle de droits de douane rĂ©ciproques, comme si les États-Unis ne faisaient que rĂ©agir aux pressions commerciales que lui font subir les autres pays du monde. L’Europe est dans ce contexte accusĂ©e de taxer Ă  hauteur de 39 % les importations venues de l’autre cĂŽtĂ© de l’Atlantique, mais d’oĂč vient ce chiffre ?

De façon empirique, un journaliste de Wired vĂ©rifie, sur 182 des 185 pays concernĂ©s, l’hypothĂšse de Surowiecki : « pour chaque pays, ils ont simplement pris notre dĂ©ficit commercial avec ce pays et l’ont divisĂ© par les exportations de ce pays vers nous Â». En 2024, l’Union europĂ©enne a, par exemple, exportĂ© l’équivalent de 605 milliards de dollars vers les États-Unis, mais importĂ© uniquement 370 milliards de dollars, soit une balance dĂ©ficitaire de 236 milliards de dollars
 qui reprĂ©sente 39 % de ce que les États-Unis ont consommĂ© en provenance de l’Europe.

Quel impact sur le secteur de la tech ?

Jeudi matin, les marchĂ©s europĂ©ens ont vu rouge, trĂšs rouge, et l’ouverture de Wall Street s’annonce difficile. Bien que Trump dĂ©fende l’impact positif de ses mesures pour l’économie amĂ©ricaine, ces droits de douane risquent en effet de soulever de nombreuses difficultĂ©s pour les sociĂ©tĂ©s qui produisent ou s’approvisionnent dans le reste du monde. Apple, qui fabrique massivement en Asie (Chine, Inde, Vietnam) ou Amazon, dont les rayons virtuels dĂ©bordent de produits manufacturĂ©s Ă  l’étranger, figurent parmi les acteurs de premier plan les plus exposĂ©s.

Les rĂ©percussions Ă  plus long terme sont toutefois difficiles Ă  mesurer. D’abord, parce que l’économie de la tech repose sur une infinitĂ© d’interdĂ©pendances entre composants, technologies, logiciels et flux financiers mondialisĂ©s. Ensuite, parce que la manƓuvre de Donald Trump recĂšle une part variable non nĂ©gligeable.

« Ces droits de douane resteront en vigueur jusqu’à ce que le prĂ©sident Trump dĂ©termine que la menace posĂ©e par le dĂ©ficit commercial et le traitement non rĂ©ciproque sous-jacent est satisfaite, rĂ©solue ou attĂ©nuĂ©e Â», expose clairement la Maison blanche. Le prĂ©sident ne s’en cache pas : il cherche Ă  faire pression sur les Ă©tats comme sur les acteurs Ă©conomiques, pour obtenir des mesures favorables Ă  l’économie des États-Unis, et ramener sur son sol des investissements, des usines et des emplois.

Vers une guerre commerciale ?

Droits de douane contre droits de douane, l’hypothĂšse laisse supposer une hausse gĂ©nĂ©ralisĂ©e des prix avec, Ă  la clĂ©, un risque de rĂ©cession de l’économie amĂ©ricaine, dont la consommation des mĂ©nages reprĂ©sente prĂšs de 70 %. Un risque assumĂ© par Donald Trump. « Ce que nous faisons est grand, nous rapportons la richesse Ă  l’AmĂ©rique, et il y aura une pĂ©riode de transition. Il faut du temps Â», dĂ©clarait-il le 9 mars dernier, au micro de NBC.

En attendant, une forme de riposte s’organise, mĂȘme si les contours en sont encore flous. Ursula Von der Leyen, prĂ©sidente de la Commission europĂ©enne, a rappelĂ© jeudi matin que l’Union prĂ©parait dĂ©jĂ  un lot de mesures visant Ă  taxer les marchandises venues des États-Unis, en rĂ©ponse aux droits de douane dĂ©jĂ  instaurĂ©s par Donald Trump sur les produits contenant de l’acier et de l’aluminium. « Et nous nous prĂ©parons maintenant Ă  de nouvelles contre-mesures pour protĂ©ger nos intĂ©rĂȘts et nos entreprises si les nĂ©gociations Ă©chouent Â», a-t-elle ajoutĂ© lors de sa dĂ©claration.

Le retour d’une taxe GAFAM europĂ©enne ?

Il est toutefois probable que d’autres mesures, moins « rĂ©ciproques Â», soient aussi envisagĂ©es, et l’hypothĂšse d’une taxe GAFAM suscite dĂ©jĂ , dans ce contexte, de premiĂšres dĂ©clarations. Elle apparaĂźt en effet comme une mesure de rĂ©torsion relativement Ă©vidente, du fait de la part prĂ©pondĂ©rante des services, et donc de l’économie numĂ©rique, dans la balance commerciale Ă©tats-unienne. Un point que Donald Trump omet sciemment dans ses propres chiffres et dĂ©clarations, qui ne raisonnent que sur la base des biens matĂ©riels.

En 2023, l’Europe exportait par exemple 503 milliards d’euros de marchandises vers les États-Unis, et en importait 347 milliards d’euros. Or la situation s’inverse quand on regarde les services : l’Union europĂ©enne exportait l’équivalent de 319 milliards d’euros vers les États-Unis, alors que ces derniers gĂ©nĂšraient 427 milliards d’euros Ă  partir du marchĂ© europĂ©en. En matiĂšre de services, les États-Unis bĂ©nĂ©ficient donc d’un excĂ©dent commercial significatif vis Ă  vis de l’Europe.

La France semble dĂ©jĂ  pencher en faveur de l’idĂ©e d’une taxe GAFAM, comme l’a laissĂ© entendre Sophie Primas, porte-parole du gouvernement, sur RTL. Rappelant le premier volet de la riposte europĂ©enne relative Ă  l’aluminium et Ă  l’acier, elle Ă©voque un second volet, plus large, « probablement prĂȘt Ă  la fin du mois d’avril sur l’ensemble des produits et des services, et j’insiste bien sur les services, avec de nouveaux outils Â» rĂ©glementaires, dits anti-coercition.

L’histoire de Windows 10

Une histoire sans fin ?
L'histoire de Windows (10)

Mise Ă  jour du 3 avril 2025 : À l’occasion des 50 ans de Microsoft, nous republions petit Ă  petit notre dossier sur l’histoire de Windows. À l’époque, il s’était achevĂ© sur Windows 10. Nous le complĂšterons demain par une nouvelle partie consacrĂ©e Ă  Windows 11.

Article original du 18 novembre 2020 :

AprĂšs Windows 8, il devient urgent pour Microsoft de rĂ©tablir le consensus. L’aventure Windows 8 avait prouvĂ© que les grandes cassures ergonomiques n’étaient pas possibles. AprĂšs tout, on ne pouvait pas tabler sur une philosophie hĂ©ritĂ©e de Windows 95 et tout jeter sans prendre de gants.

Le nom mĂȘme de Windows 10 a Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ© pour incarner un changement important chez Microsoft. À l’heure actuelle, le systĂšme doit ĂȘtre considĂ©rĂ© comme le dernier des Windows. Aucune autre version majeure ne semble pour l’instant en dĂ©veloppement, l’éditeur ayant choisi une autre approche, Ă  savoir des mises Ă  jour fonctionnelles.

Le produit a volontiers Ă©tĂ© dĂ©crit par Microsoft comme un « system as a service Â», ce qui n’a pas que des avantages. À sa sortie, Windows 10 a conservĂ© le niveau de rapiditĂ© de son prĂ©dĂ©cesseur. En fait, le matĂ©riel minimum requis n’a pas bougĂ© depuis Vista, Ă  savoir un processeur de 1 GHz et 1 ou 2 Go de mĂ©moire selon que l’on utilise une Ă©dition 32 ou 64 bits. Actuellement, le systĂšme est mis Ă  jour tous les six mois, les nouvelles versions Ă©tant finalisĂ©es en mars et septembre, pour des distributions en avril et octobre.

Les Ă©ditions proposĂ©es sont toujours les mĂȘmes. La Famille ne pouvait initialement repousser l’installation des mises Ă  jour semestrielle, tandis que les versions Professionnelle et Entreprise ont davantage d’outils. Le menu DĂ©marrer est de retour sous une forme plus complĂšte et personnalisable. Le style graphique reste cependant celui de Windows 8, avec ses vignettes de couleur dynamiques. Windows 10 a beau ĂȘtre une plateforme de consensus, ce courant graphique continue de s’étaler, comme on le voit dans les ParamĂštres ou dans les applications fournies.

Notre dossier sur l’histoire de Windows :

Une rĂ©volution de l’intĂ©rieur


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