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☕️ Face aux vols à l’arraché, Apple prépare un nouvel antivol pour l’iPhone



Face à des voleurs à la tire toujours mieux organisés, les constructeurs de smartphones multiplient les systèmes de protection. Apple planche ainsi sur une nouvelle fonction antivol qui combine plusieurs signaux de l’iPhone et met à contribution l’Apple Watch.

Selon du code analysé par le site 9to5Mac, une nouvelle fonctionnalité antivol pourrait apparaître sous peu pour les iPhone. Elle se base sur plusieurs signaux, à commencer par l’analyse de l’accéléromètre : un smartphone arraché des mains de son propriétaire provoque des mouvements inattendus du capteur. L’appareil pourrait alors se verrouiller automatiquement.

L’antivol pourra aussi prendre en compte la distance entre l’iPhone et l’Apple Watch associée. La fonction vérifiera également si le smartphone est connecté à un réseau Wi-Fi connu, comme à la maison ou au bureau. Si les informations renvoyés par ces signaux sont suspects, elles pourront provoquer le verrouillage de l’iPhone. On ignore quand la fonctionnalité sera activée, mais elle est en développement.

Tout cela n’est pas inédit. Google propose un système de verrouillage en cas de détection de vol très similaire pour les smartphones Android : « si quelqu’un vous arrache le téléphone des mains et s’en va en courant, à vélo ou en voiture, le verrouillage en cas de détection de vol peut s’activer. » Personne ne s’offusquera que dans le domaine des antivols, Apple et Google s’inspirent l’un l’autre.

Un iPhone peut exiger un délai pour modifier les réglages de sécurité quand l’appareil ne se trouve pas dans un lieu connu.

Au fil des années, les deux constructeurs ont mis au point de nombreux systèmes de protection des données en cas de vol (ici chez Apple, chez Google). Tous ces dispositifs rendent très difficile la revente de smartphones verrouillés. Si les margoulins peuvent toujours les démonter pour récupérer des composants, plusieurs d’entre eux sont liés matériellement ou logiciellement à l’appareil, ce qui en réduit fortement la valeur sur le marché parallèle.

C’est pourquoi les smartphones déverrouillés sont devenus une prise de choix pour les voleurs. D’où la nécessité de trouver des mécanismes antivol dans ce cas précis.

Le New York Times rapportait récemment la nouvelle tactique extrêmement agressive des voleurs de smartphones à Londres. Les victimes ou leurs proches reçoivent des messages de plus en plus menaçants pour les pousser à désactiver les iPhone volés de leur compte Apple. Des escrocs envoient même des vidéos d’hommes armés et des menaces de mort (!) pour tenter d’obtenir le déverrouillage complet de l’appareil.

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L’Union européenne verrouille ses fréquences satellites face à Starlink et Amazon

La bataille en basse orbite
L’Union européenne verrouille ses fréquences satellites face à Starlink et Amazon

Nouvelle bataille en vue pour la domination des cieux européens. La Commission a officiellement confirmé sa volonté de prendre la main sur une partie importante des fréquences satellites, avec un objectif politique assumé : celui de la souveraineté technologique face à la Chine et surtout aux États-Unis.

Bruxelles entend gérer les attributions de la bande 2 GHz MSS, qui correspond aux fréquences utilisées par les services de satellites mobiles. Comme le rappelle Euronews, ces fréquences ont été attribuées en 2009 à deux opérateurs européens, Viasat et EchoStar. Leur usage est limité (notamment aux appels d’urgence dans une zone blanche), mais la Commission veut les exploiter pour autoriser la connexion directe entre un satellite et un smartphone (« Direct to Device », D2D). Cette bande a aussi des utilisations militaires et gouvernementales.

En attendant IRIS²

La Commission a adopté une proposition qui lui permettra, au renouvellement des fréquences de cette bande (à partir de mai 2027), d’attribuer au niveau européen des autorisations de licence jusque-là largement gérées par les États membres. Ce qui pouvait poser un problème d’harmonisation entre pays. Les opérateurs pourront ainsi lancer leurs services à l’échelle de l’Union européenne, sans devoir négocier avec chaque capitale… même si les États conservent une certaine marge de manœuvre en imposant leurs obligations techniques et des règles de sécurité.

La législation sur les réseaux numériques (ADN), qui repose sur le Code des communications électroniques de l’UE de 2018, a été adoptée le 21 janvier dernier. Elle contient, entre autres, un volet sur « l’harmonisation juridique maximale » visant à faciliter les opérations et la fourniture de services paneuropéens. Parmi les mesures : une autorisation de spectre satellitaire au niveau de l’UE.

Dans le détail, la Commission a décidé de couper en trois la poire de la bande. Le premier tiers est réservé aux usages gouvernementaux et militaires européens, pour les communications critiques et pour s’assurer de la sécurité de ces communications. Ce morceau de fréquences devra être exploité par un opérateur européen et intégré au programme IRIS², la constellation de satellites de l’UE.

À l’origine, le « Starlink » européen devait être opérationnel d’ici 2027. Même si le programme recycle des infrastructures existantes, IRIS² sera plus long à s’élever dans les airs : aux dernières nouvelles (qui remontent au mois de février), ce projet en est toujours dans sa phase de conception et de développement, et cela jusqu’en 2028. Le déploiement est programmé de 2029 à 2030, et l’exploitation entre 2030 et 2037. La pleine capacité opérationnelle est désormais prévue d’ici 2030.

La menace américaine

Voilà pour le premier tiers. Les deux autres tiers seront dévolus aux usages commerciaux : connectivité satellite pour smartphones, objets connectés et services d’urgence. Mais Bruxelles a une idée assez claire des opérateurs qui pourront candidater : la moitié des fréquences est ainsi réservée aux acteurs européens, l’autre moitié est ouverte aux entreprises européennes et non européennes.

On l’aura compris, il s’agit de favoriser l’émergence de fournisseurs européens, tandis que les champions américains (SpaceX, Amazon Leo) auront la portion congrue au nom de la souveraineté. « Plus que jamais, une connectivité satellitaire à haute capacité et largement disponible est essentielle pour renforcer la résilience des réseaux de communication de l’Union européenne », explique Henna Virkkunen, vice-présidente de la Commission chargée de la souveraineté technologique.

Ces infrastructures satellitaires, considérées comme critiques par Bruxelles, sont devenues un enjeu de sécurité pour l’Europe. Le poids lourd américain Starlink, avec sa constellation d’environ 10 000 satellites en basse orbite et ses services d’accès internet et de téléphonie D2D, est devenu essentiel à l’effort de guerre en Ukraine… mais l’entreprise d’Elon Musk reste soumise aux lois américaines sur l’exploitation des données de ses utilisateurs (Cloud Act, FISA).

C’est le cas aussi d’Amazon Leo (anciennement Kuiper), qui s’est d’ailleurs offert récemment Globalstar. Ces deux sociétés doivent aussi composer avec la pression, toujours possible, de la Maison Blanche, dans un contexte de très fortes tensions transatlantiques.

Brendan Carr, le très trumpiste président de la Commission aux communications fédérales (FCC), avait mis en garde l’UE lors de sa visite au salon MWC de Barcelone, au mois de mars. « L’Europe dispose de fournisseurs satellitaires nationaux champions qui réalisent une activité importante aux États-Unis », menaçait-il. « Si l’Europe persiste à suivre une voie de souveraineté satellitaire excluant les fournisseurs qui ne sont pas basés sur le continent, alors les États-Unis devront en tenir compte concernant le traitement réciproque que nous accordons. » Ambiance.

Cette décision de la Commission devrait en tout cas booster les acteurs européens, à l’image d’Eutelsat et de sa constellation OneWeb LEO (600 satellites en basse orbite) combinée à des satellites géostationnaires. Eutelsat fait également partie du consortium SpaceRISE chargé de la mise en œuvre d’IRIS².

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Google I/O : l’overdose d’annonces IA profite à DuckDuckGo

We don't need no AI slop
Google I/O : l’overdose d’annonces IA profite à DuckDuckGo

Durant la dernière Google I/O, le géant du web a voulu galvaniser ses troupes en les noyant sous un torrent incessant de nouveautés IA. Cette avalanche a aussi pu provoquer chez d’autres un effet repoussoir. Résultat : la version « No AI » de DuckDuckGo a enregistré une fréquentation record.

Google a dégainé l’artillerie lourde ces 19 et 20 mai durant son événement I/O, tout particulièrement bien sûr autour de l’IA (c’est le cas de bon nombre d’entreprises du numérique, depuis quelques années). Entre les nouveautés dédiées à Gemini, les agents à gogo, l’outil de vibe coding AI Studio, et même les lunettes connectées infusées à l’IA, il y en avait pour tous les goûts… enfin, pour ceux qui pensent, vivent et mangent IA. Pour les autres, c’est la curée.

La carte du « No AI »

Même si Google est l’acteur archi-dominant de la recherche en ligne, il existe évidemment des alternatives, y compris sans IA comme chez DuckDuckGo. Le moteur de recherche centré sur la protection de la vie privée propose certes ses propres bots et services IA, mais il en existe également une déclinaison « No AI » qui désactive les réponses assistées par IA et supprime les images générées par IA. Elle a connu un joli succès après l’avalanche de Google I/O.

DuckDuckGo No AI.

Aux États-Unis, les visites sur cette mouture du moteur de recherche ont fortement progressé durant le long week-end du Memorial Day (du 23 au 25 mai) : la hausse moyenne s’est établie à 22,7 % par rapport à la semaine précédente, avec un pic à 27,7 % le 24 mai. Les installations de l’app mobile ont elles aussi enregistré une progression substantielle de 18,1 % en moyenne d’une semaine sur l’autre, toujours aux États-Unis.

Les stats d’installation de l’app sur iPhone et iPad ont profité de cet engouement, avec une progression moyenne de 33 %, et même un pic de 69,9 % le 25 mai. La croissance observée outre-Atlantique a été très supérieure à celle enregistrée ailleurs dans le monde, ce qui peut être interprété comme la conséquence des annonces très américano-centrées de l’entreprise.

« Google impose l’IA aux utilisateurs sans leur laisser la possibilité de s’y opposer », décrypte Gabriel Weinberg, fondateur et PDG de DuckDuckGo auprès de Thurrott.com. « Résultat, les résultats de recherche se dégradent au lieu de s’améliorer. Nous voulons être l’endroit qui redonne le contrôle aux utilisateurs et leur permet de décider de la quantité d’IA qu’ils souhaitent – ou non – utiliser », ajoute-t-il.

Ce créneau pourrait bien s’avérer très porteur au vu de la polarisation de plus en plus aiguë entre les pros et les réfractaires à l’IA. Pas fou, DuckDuckGo base d’ailleurs très nettement sa communication sur le rejet que suscite l’IA auprès d’une partie des internautes.

La recherche Google vitrine de l’IA

La recherche en ligne de Google n’a évidemment pas échappé au tsunami d’annonces de Google I/O. L’AI Mode, cette version « bot » de search, fonctionne désormais avec le dernier modèle Gemini 3.5 Flash, tandis que les résumés AI Overviews peuvent répondre à des questions – deux fonctions qui ne sont pas disponibles en France.

L’entreprise inaugure aussi une nouvelle barre de recherche « intelligente », qui signe l’évolution la plus importante depuis 25 ans pour cette fonction centrale de Google : elle peut comprendre des requêtes plus longues et accepter différents types d’entrées (texte, images, fichiers, vidéos et même des onglets Chrome).

La recherche intègre des « agents d’information » qui vont surveiller le web en continu pour suivre un sujet spécifique. Par exemple des annonces immobilières avec des critères précis, ou quand un sportif annonce une collab’ avec une marque de basket. Ces agents seront disponibles dans le courant de l’été pour les abonnés AI Pro et AI Ultra.

Toujours dans ce même registre de la personnalisation des réponses, les nouvelles capacités « Personal Intelligence » de search vont lui permettre de piocher des informations personnelles tirées de Gmail, de Google Photos et de Calendar (pas besoin d’abonnement pour ça).

Google a également annoncé une amélioration des agents de réservation, qui s’étendent à de nouveaux usages comme de trouver une salle de karaoké ou de réserver des services locaux. Le moteur de recherche peut aussi appeler les commerces à la place de l’utilisateur dans certaines catégories (réparation, animaux, beauté). Cette nouveauté sera déployée cet été aux États-Unis.

Enfin, la recherche en ligne va pouvoir générer des tableaux, graphiques, et même des mini-apps (de types simulations ou tableaux de bord). Cela pourra être, par exemple, un système de suivi de remise en forme alimenté par des données puisées dans des avis en ligne ou des cartes.

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Chez Starbucks, l’IA chargée des stocks s’est noyée dans les bouteilles de lait

Ressortez le boulier
Chez Starbucks, l’IA chargée des stocks s’est noyée dans les bouteilles de lait

L’IA n’est pas la réponse à tous les maux du monde, et encore moins chez Starbucks. Le géant états-unien des cafés a fini par retirer une intelligence artificielle qui devait améliorer la gestion des stocks de produits et éviter les pénuries de certains articles. Ça n’a pas du tout marché.

En septembre dernier, Starbucks lançait dans sa chaîne de cafés aux États-Unis et au Canada un nouveau logiciel reposant sur l’IA. Plutôt que de compter à la main les produits en stock, les employés plaçaient une tablette devant les étagères de sirops, de lait et autres articles ; charge ensuite à l’application Automated Counting d’analyser ces informations collectées à l’aide de la caméra et du capteur LIDAR.

Combien de bouteilles de lait ?

Cette technologie devait inaugurer « une optimisation plus intelligente de la chaîne d’approvisionnement » et répondre à une problématique aiguë au sein de Starbucks : les pénuries fréquentes de produits de base qui empêchent de concocter des cafés et autres items au menu — ce qui revient souvent à rater des ventes.

Brian Niccol, le PDG du groupe, s’est engagé à trouver des solutions pour améliorer la rentabilité de ses établissements. Ces cinq dernières années, quatre patrons de Starbucks (qui n’est pas en pénurie de dirigeants, manifestement) ont déploré l’approvisionnement difficile de ses milliers de cafés en produits essentiels comme le lait, les viennoiseries ou tout simplement les couvercles de gobelets.

Pour les experts en logistique, une chaîne d’approvisionnement fiable doit assurer des livraisons complètes et ponctuelles dans 95 % des cas. Début 2024, moins d’un tiers des camions arrivant dans les centres de distribution de Starbucks respectaient ces critères, comme d’anciens employés l’ont affirmé à Reuters. En cause : des difficultés de coordination entre les fournisseurs, nombreux, de l’enseigne.

Cette application devait régler une bonne partie du problème. Las : l’IA ne fait pas tout. Toujours d’après l’agence de presse, elle se trompait fréquemment dans le comptage et l’identification des produits. Il lui arrivait de confondre des types de lait similaires, ou de passer complètement à côté… Impossible dans ces conditions d’avoir un inventaire à jour et prêt pour répondre à toutes les commandes.

Une solution pas si fiable

Le prestataire NomadGo en charge du développement assurait pourtant que sa solution est fiable « à 99 % ». En février, Starbucks faisait toujours preuve d’une solide langue de bois en affirmant à qui voulait l’entendre que l’application avait amélioré la disponibilité des produits. Il aura fallu attendre quelques mois de plus pour arrêter les frais : Automated Counting a été retiré des mains des employés, qui ont repris la routine de comptabiliser les stocks comme avant.

« Notre objectif est simple : si un produit figure au menu, les clients doivent pouvoir le commander », indique l’entreprise dans un communiqué. Sauf en cas de pénurie de stocks, évidemment ! Brian Niccol, en poste depuis septembre 2024, a été recruté pour relancer les ventes et simplifier les opérations dans les cafés de l’enseigne. Il a mis en place un programme, « Back to Starbucks », qui inclut la mise en œuvre de technologies IA pour fluidifier les commandes et épauler les barristas.

Starbucks n’est pas la seule entreprise à essuyer un ratage lié à l’IA. Certains exemples sont tout aussi spectaculaires, comme la borne vocale McDonald’s développée avec IBM, dont les ratés (commandes absurdes, ajouts d’articles inexistants) ont fait les riches heures des petits plaisantins sur les réseaux sociaux. Ces bornes ont été retirées de la circulation en 2024. N’oublions pas non plus l’AI Overview de Google qui a conseillé de fourrer de la colle dans des pizzas pour faire tenir le fromage…

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☕️ NVIDIA enterre son vieux panneau de configuration



Après 20 ans de bons et loyaux services, le panneau de configuration de NVIDIA prend finalement sa retraite (ou pas loin). L’outil disponible sur Windows est remplacé par une application dédiée plus complète.

Exit le panneau de configuration NVIDIA. Le logiciel bien connu des joueurs sous Windows (enfin, ceux qui utilisent une carte graphique du constructeur, évidemment) tire finalement sa révérence, un peu plus de deux ans après l’annonce de son remplaçant. Sobrement baptisée app NVIDIA, cette application regroupe les différents réglages du panneau classique, ainsi que les options GeForce Experience (son lancement en 2024 n’a pas été des plus faciles).

Avec la dernière mise à jour de l’app NVIDIA, toutes les fonctions du panneau de configuration qui étaient encore prises en charge pour les utilisateurs GeForce ont été « modernisées et transférées » vers la nouvelle application, écrit l’entreprise. Le panneau prend donc officiellement sa retraite « pour les pilotes Game Ready et Studio ». Il reste encore à migrer les fonctions professionnelles pour les utilisateurs de RTX PRO.

Le panneau continuera d’être disponible au téléchargement sur le Microsoft Store, mais NVIDIA n’y apportera plus de nouvelles fonctions, de correctifs ou de modifications. S’il est déjà installé, le logiciel restera en place.

L’outil permet de gérer les options graphiques avancées, la résolution, le taux de rafraîchissement, le support du HDR, le mode de gestion de l’alimentation, d’activer le V-Sync, de forcer l’anisotropic filtering sur les vieux jeux… Le poids des années, des options parfois obscures et une interface confuse mélangeant de vieux menus Windows avec des fonctions modernes ont poussé NVIDIA à revoir sa copie.

La nouvelle app permet de télécharger et d’installer des pilotes, de gérer les réglages graphiques des jeux et de basculer d’un mode DLSS à un autre, entre autres fonctionnalités. La migration permet aussi (et surtout ?) à NVIDIA de proposer un accès direct vers ses autres applications, ainsi que vers son programme GeForce Rewards.

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☕️ Comme en France et ailleurs en Europe, l’Espagne bloque Polymarket et Kalshi



Les plateformes de marchés de prédiction (ou de spéculation sur des événements futurs) Polymarket et Kalshi sont désormais bloquées en Espagne. En France, ces services ne sont pas autorisés, l’accès à Polymarket ayant été bloqué fin 2024.

Polymarket et Kalshi font régulièrement la Une de l’actualité, pas nécessairement pour les meilleures raisons. Ces plateformes de marchés prédictifs, ou plus simplement de paris sur l’actualité, servent parfois de courroie de transmission pour des délits d’initiés, comme par exemple ce soldat américain qui avait parié sur la chute de Nicolás Maduro en début d’année.

En Espagne, ces plateformes sont désormais interdites d’accès. Le ministère de la Consommation a ordonné le blocage temporaire des sites web de ces deux entreprises, à titre conservatoire, le temps que l’enquête sur leur nature aboutisse. Polymarket et Kalshi sont soupçonnés d’opérer sans licence de jeu sur le territoire espagnol.

Le site web de Polymarket.

Les autorités considèrent que ces services relèvent des jeux d’argent ; une licence spécifique est donc nécessaire. Par ailleurs, la Direction générale de l’organisation du jeu (DGOJ) à qui l’enquête a été confiée souligne que ces opérateurs non autorisés ne garantissent pas les protections imposées aux plateformes agréées en Espagne, notamment la vérification de l’identité, le contrôle des mineurs ou des personnes interdites de jeu.

En France, Polymarket a fait l’objet d’une intervention fin 2024 de l’Autorité nationale des jeux (ANJ). Une action déterminée par « la circonstance plus générale que les offres de jeux étaient susceptibles, au regard du droit français, d’être constitutives d’offres de jeux d’argent et de hasard non autorisées. » Adventure One, l’éditeur de droit panaméen du site, a implanté un géoblocage pour empêcher les prises de paris depuis le territoire français. Kalshi a suivi.

Plusieurs autres pays européens ont mis en place des blocages similaires : Allemagne, Belgique, Roumanie, Suisse, Pays-Bas, Pologne, Grèce, Chypre, Ukraine et Portugal. Là aussi pour une question de licence sur les jeux d’argent. Le marché est colossal : l’ANJ estime que sur les dix premiers mois de 2025, les volumes cumulés des transactions sur les principales plateformes mondiales avaient dépassé les 27,9 milliards de dollars.

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Alexa+ débarque en France : un assistant plus bavard, plus malin et plus cher

22,99 euros par mois pour discuter avec Alexa
Alexa+ débarque en France : un assistant plus bavard, plus malin et plus cher

Alexa+, la version dopée à l’IA générative de l’assistant Amazon, est désormais proposé en accès anticipé en France. Un accès gratuit jusqu’à cet automne, puis il faudra mettre la main à la poche ou être abonné Prime.

Après de longues années de développement et un déploiement très progressif aux États-Unis à partir de mars 2025, Alexa+ est finalement disponible en France depuis le 26 mai. Là aussi, Amazon orchestre un lancement prudent, sous la forme d’un accès anticipé ouvert aux possesseurs d’un appareil Echo compatible (les modèles anciens de première génération sont exclus). Les clients recevront un courriel ou une notification pour les informer qu’ils peuvent activer le nouvel assistant.

Alexa+ taillée pour la France

L’accès anticipé s’élargira au fil des prochaines semaines, avec un usage d’Alexa+ gratuit « au moins » jusqu’au 15 septembre. Ensuite, il faudra faire un choix : soit s’abonner à Amazon Prime, auquel cas l’IA continuera d’être accessible sans frais supplémentaire, soit souscrire un abonnement spécifique facturé 22,99 euros par mois.

Un prix salé qui rapproche Alexa+ d’un abonnement premium à ChatGPT ou Claude… et qui pourrait pousser Amazon à relever les tarifs de Prime, mais on n’en est pas encore là. À noter qu’Alexa « tout court », la version standard et complètement gratuite (mais limitée) de l’assistant, continuera d’être disponible sur les appareils éligibles.

Mais Amazon veut s’assurer que l’on préférera la version + d’Alexa qui se distingue par ses capacités conversationnelles. À l’instar de ChatGPT ou de Gemini, les interactions se veulent fluides et naturelles et l’on peut parler de tout et de rien. Amazon oblige, le shopping et le commerce en ligne ont une place prépondérante : Alexa+ pourra ainsi se connecter à des services comme TheFork et Tripadvisor pour réserver un restaurant ou planifier un voyage.

L’entreprise met aussi l’accent sur ce qu’elle appelle « l’IA ambiante », qui permet à Alexa+ d’anticiper les besoins de l’utilisateur en fonction de ses petites habitudes. Par exemple, en lançant toute seule la machine à café au réveil. Rêve ou cauchemar, on verra si l’intrusion de l’assistant dans la vie de tous les jours sera appréciée. À l’instar de la version sans IA, Alexa+ peut aussi contrôler les appareils domotiques.

Alexa+ n’est pas le chatbot d’un seul modèle IA. Amazon exploite son service cloud dédié au déploiement de modèles (Bedrock) pour proposer un service en forme de gare de triage, capable de distribuer les requêtes aussi bien vers les propres modèles Nova d’Amazon que vers des modèles concurrents d’Anthropic ou de Mistral. Plus de 70 LLM sont utilisés par l’assistant, ce qui est censé lui permettre de répondre de manière plus précise aux requêtes de l’utilisateur. Comme l’explique l’entreprise, les capacités nécessaires à la domotique diffèrent de celles qui génèrent des conversations sur la pluie et le beau temps.

Une gare de triage IA

Les modèles de Mistral sont notamment mis à contribution « pour évaluer la précision et la qualité des réponses d’Alexa dans les langues autres que l’anglais ». Amazon martèle que la version française d’Alexa+ offre une expérience « culturellement pertinente, authentiquement locale ». L’assistant est en effet censé comprendre notre sens de l’humour et notre argot : « [Il] est en phase avec notre musique, notre cuisine et nos passions » et connait tout du débat entre pain au chocolat et chocolatine, par exemple.

Amazon veut s’épargner les débats gênants sur la confidentialité des données et de la vie privée. Un tableau de bord dédié permet ainsi de consulter et gérer les interactions avec Alexa+ : on pourra ainsi « écouter exactement » ce que l’assistant a entendu, et supprimer des enregistrements audio envoyés dans le cloud. L’entreprise rappelle aussi qu’Alexa n’envoie ces extraits sur ses serveurs que si l’appareil détecte le mot d’activation (ça va mieux en le disant).

Image : Amazon

Quand un enfant discute avec Alexa+, un système de modération renforce les garde-fous et les protections conçues pour les minots. Il est aussi prévu que l’assistant soit disponible via un navigateur web, ce qui lui donnera des fonctions plus productives (résumés d’articles, rédaction de messages, création d’images, etc.).

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☕️ Uber commence à trouver l’addition de l’IA un peu salée



Tout ce qui brille n’est pas IA. Plusieurs entreprises commencent à se rendre compte qu’il n’est pas forcément rentable d’injecter cette technologie dans tout et n’importe quoi.

Pour Andrew Macdonald, le directeur des opérations d’Uber, il est de plus en plus difficile de justifier les coûts liés à l’usage de l’IA générative. Invité du podcast Rapid Response, il a expliqué qu’une consommation élevée de tokens n’aboutissait pas nécessairement à une augmentation proportionnelle des fonctions utiles pour le consommateur.

Illustration : Flock

« Ce lien n’existe pas encore, n’est-ce pas ? », se demande-t-il. « Implicitement, je pense qu’il y a peut-être davantage de [fonctions] qui sont livrées, mais il est très difficile d’établir un lien clair entre [les tokens consommés] et le fait de se dire : « D’accord, maintenant nous produisons réellement 25 % de fonctionnalités utiles en plus pour les consommateurs » ».

Ce constat n’est pas isolé au sein d’Uber. En avril, le directeur technique de la plateforme VTC, Praveen Neppalli Naga, s’était étonné chez The Information d’avoir explosé son budget IA de l’année… en seulement quatre mois. Il expliquait alors que 70 % environ du code validé provient d’outils IA, tandis que les dépenses oscillent entre 500 et 2 000 $ par mois et par développeur. Les coûts liés à l’IA chez Uber ont été multipliés par six depuis 2024.

L’IA n’est pas « gratuite », poursuit Andrew Macdonald. Ça peut sembler être le cas quand on est un utilisateur lambda, mais la situation est très différente pour une entreprise. Cette petite musique commence à s’entendre un peu partout dans l’industrie ; les gains en productivité ne sont pas nécessairement au rendez-vous, tandis que des pratiques comme le tokenmaxxing montrent les limites de l’exploitation à outrance de cette technologie.

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16 % des électeurs ont demandé à l’IA pour qui voter aux municipales

Vote assisté par chatbot
16 % des électeurs ont demandé à l’IA pour qui voter aux municipales

L’IA générative s’invite dans les urnes. Durant les dernières élections municipales, environ un électeur sur six a utilisé cette technologie pour trouver leur candidat idéal. À moins d’un an de la présidentielle, elle pourrait prendre une part plus importante chez les Français pour conforter leur choix, ou pour en changer.

L’IA a tenu un rôle singulier durant les élections municipales de cette année : celui d’outil d’information mais aussi (surtout) d’aide à la décision. Une étude Toluna Harris Interactive réalisée pour M6 et RTL, et publiée par le think tank Terra Nova, montre que l’IA ne peut plus être considérée comme quelque chose de marginal ou d’expérimental, alors que l’élection présidentielle commence à se profiler.

L’IA loin d’être une source d’information importante (pour l’instant)

Ainsi, 16 % des Français ont utilisé l’IA pour les aider à faire leur choix pendant ces élections : 7 % pour confirmer leur candidat, 5 % pour influencer sur un choix, et 4 % pour aider à la décision. Les chatbots risquent donc bien d’être sollicités pour les prochaines élections, au-delà des sites web non partisans qui proposent d’éclairer une décision ou de donner une direction.

Entre 40 à 50 % des personnes interrogées ont été confortées dans leur choix, entre 30 à 40 % disent avoir changé d’avis, et entre 20 à 30 % que l’IA a aidé dans la décision. Autres chiffres intéressants : les hommes ont plus volontiers eu recours à l’IA que les femmes (20 % contre 10 %), tout comme les jeunes (35 % des moins de 25 ans) par rapport aux personnes âgées (1 % des seniors).

Public Sénat rappelle la déclaration d’Emmanuel Macron qui, en novembre dernier, se demandait qui ChatGPT allait recommander de voter aux utilisateurs qui lui poseraient la question pour les municipales et la présidentielle. « On va rentrer dans un autre monde », avait ajouté le chef de l’État, sachant que le fonctionnement de ces IA relève de la boîte noire et qu’elles peuvent relativement facilement se faire « empoisonner » par de faux documents/sites… qui peuvent être publiés à la chaine par des IA génératives.

« Les IA […] posent la question de savoir comment se forgent les opinions politiques », explique ainsi Jean-Daniel Lévy, l’auteur de l’étude réalisée le 15 mars (premier tour du scrutin) auprès de 4 145 personnes dans des communes de 3 500 habitants et plus.

Toluna Harris Interactive

Il faut savoir raison garder : l’IA n’est qu’un outil parmi tant d’autres pour faire son choix. Ainsi, 11 % des électeurs ont indiqué avoir utilisé cette technologie pour s’informer sur les enjeux dans leur commune. Cela en fait la 14ᵉ et dernière source d’information, loin derrière les tracts (59 %), les professions de foi (57 %) ou encore le bon vieux bouche à oreille (47 %). Les réseaux sociaux ont enregistré un taux de 32 %. Pour les candidats, ce n’est pas le moment de lâcher leur compte Instagram !

On retrouve dans ces 11 % la même typologie d’âge et de genre. 14 % des hommes disent avoir utilisé l’IA pour s’informer, contre 8 % pour les femmes. C’est 1 % seulement pour les séniors, contre 22 % chez les plus jeunes (18 - 24 ans). Chez ces derniers comme pour le reste de la population, l’IA est aussi la dernière source d’information la plus consultée.

On retient également la propension des sympathisants La France Insoumise à s’être servis de l’IA (16 %), contre 6 % chez Reconquête. Les catégories CSP- sont les plus représentées avec 17 %, soit 4 points de plus que les CSP+. « [L’IA] n’est plus réservée à quelques technophiles isolés », décrypte Jean-Daniel Lévy, « mais commence à s’inscrire dans les pratiques politiques ordinaires d’une part identifiable de l’électorat ».

Toluna Harris Interactive

L’IA, un influenceur politique comme un autre

Une étude de l’AI Security Institute, rattachée au gouvernement britannique, démontrait que les chatbots pouvaient effectivement influencer les opinions politiques des utilisateurs. Les travaux publiés dans Science, et rapportés en décembre dernier par The Guardian, reposaient sur des conversations entre près de 80 000 participants et 19 modèles d’IA différents (dont ceux derrière ChatGPT et Grok).

Les chercheurs du MIT, d’Oxford, de Stanford et de la London School of Economics ont demandé aux IA de convaincre les participants d’adopter une position sur différents sujets politiques et économiques (inflation, grèves dans les secteurs publics…). Ces derniers devaient donner leur opinion avant et après l’échange.

Les réponses les plus persuasives sont celles qui accumulaient un grand nombre d’informations, de faits et d’arguments… mais ce sont aussi les modèles qui produisaient le plus d’erreurs et d’infos inexactes. La « capacité de persuasion » des modèles semble se faire au détriment de la véracité, soulignent les auteurs. Avec toutes les conséquences que cela implique pour le débat public.

Une autre étude de l’université Yale, publiée sur arXiv en mai 2025, confirme la précédente (les IA les plus persuasives ne sont pas forcément les plus fiables), et impose aussi un certain recul. Elle montre en effet que si les chatbots peuvent influencer les opinions politiques, leur performance n’est pas meilleure ou pire que des méthodes traditionnelles de campagne électorale.

Sur la question de l’immigration par exemple, les effets des chatbots et des humains étaient quasiment identiques, y compris cinq semaines plus tard. Les chercheurs soulignent qu’il n’existe « aucune différence significative » entre les deux méthodes de persuasion. Ils insistent en revanche sur une chose : il faut déjà convaincre les électeurs de passer plusieurs minutes à discuter politique avec une IA. En cela, pas de changement par rapport à une campagne classique.

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Malgré une année catastrophique, Ubisoft accélère sur l’IA générative

Ubisoft demande un coup de main à l’IA
Malgré une année catastrophique, Ubisoft accélère sur l’IA générative

Ubisoft veut tourner la page d’un exercice catastrophique. Le groupe promet un rebond dans les prochaines années grâce à ses grandes franchises, une vaste restructuration interne et des investissements renforcés dans l’IA générative.

Peu importe le bout avec lequel on le prend, Ubisoft a enregistré un très mauvais exercice fiscal 2025 - 2026. Ces douze derniers mois ont été marqués par des « net bookings » (l’argent réellement généré par les jeux) de 1,525 milliard d’euros, en recul de 17,4 %. Le résultat opérationnel est lui carrément rouge cramoisi avec une perte de 1,04 milliard.

L’IA générative au secours d’Ubisoft

Voilà des chiffres peu encourageants. Yves Guillemot, cofondateur et PDG d’Ubisoft, n’y va pas par quatre chemins et prévient que le calice n’a pas été bu jusqu’à la lie. Le prochain exercice fiscal « devrait représenter un point bas », avec un calendrier de sorties « plus léger » et des coûts importants liés à la restructuration du groupe.

« Notre ambition reste claire : renforcer la position d’Ubisoft parmi les principaux créateurs de l’industrie en matière d’expérience de divertissement de haute qualité, marquantes et engageantes, capables de trouver un écho durable auprès des joueurs », affirme-t-il. L’éditeur français peut compter sur ses franchises comme Assassin’s Creed ou Far Cry, mais il met aussi en avant… l’IA générative.

Les investissements dans l’expérimentation Teammates vont ainsi s’accélérer. Il s’agit d’un projet de recherche pour une expérience IA jouable, dévoilé en novembre dernier. Dans un jeu de tir, le joueur peut demander des conseils à Jaspar, une sorte d’assistant IA, et surtout il peut communiquer avec deux personnages non joueurs (NPC ou PNJ) pour l’aider. Ces NPC, « Pablo » et « Sofia », peuvent générer des réponses en temps réel et réaliser des actions en fonction des demandes du joueur. Par exemple tirer sur des ennemis ou se mettre à couvert, comme on le voit dans cette vidéo.

« Nos premières expérimentations ont montré que les joueurs se liaient rapidement aux PNJ pilotés par IA ainsi qu’au concept d’assistant vocal », expliquait Xavier Manzanares, directeur du gameplay GenAI. « Jaspar aidait les joueurs lorsqu’ils étaient perdus ou ne savaient pas quoi faire. Il pouvait accéder aux menus et aux paramètres, en dire davantage sur l’univers et l’histoire du jeu ».

Le projet Teammates d’Ubisoft.

On perçoit l’intérêt potentiel d’une telle technologie dans un jeu, en particulier les mondes ouverts dont Ubisoft s’est fait la spécialité. Il ne s’agit pas de créer un jeu ex nihilo avec l’IA générative, mais « d’enrichir l’expérience des joueurs ». Le groupe explique : « Cela va de bots plus intelligents pour assister les équipes d’assurance qualité à des PNJ et des mondes de jeu plus réactifs, capables de s’adapter au comportement des joueurs en temps réel. »

Ubisoft n’est jamais le dernier pour tester les dernières technologies à la mode du moment. Le groupe s’était ainsi beaucoup investi dans les NFT et le Web3, et il a lancé des expérimentations basées sur la blockchain qui ont complètement foiré. Le souvenir laissé par Ubisoft Quartz, une plateforme lancée en 2021 vendant des NFT baptisés « Digits », est cuisant. Ces objets cosmétiques à utiliser dans Ghost Recon Breakpoint ont été très mal reçus par les joueurs.

Le projet Quartz a progressivement disparu des radars dans l’indifférence générale, mais le récit technologique très optimiste autour de l’IA générative n’est pas sans évoquer les discours d’Yves Guillemot à l’époque des NFT. Il défendait bec et ongles les jetons non fongibles, assurant que les joueurs finiraient par en comprendre l’intérêt. Raté.

Des maisons créatives pour rebondir

Depuis des années, l’éditeur se débat dans les difficultés financières, mais il a entamé sa mue durant le dernier exercice. Depuis le mois de mars, le groupe est scindé en six structures : cinq « Creative Houses » ayant la responsabilité d’une catégorie de jeux spécifiques (Vantage Studios étant par exemple chargé des franchises les plus connues) ; et le « Creative Network », un groupe de studios qui fait office de support pour le développement des jeux des différentes maisons.

Image : Ubisoft

Le géant chinois Tencent, un des plus importants partenaires d’Ubisoft, a injecté 1,16 milliard d’euros dans Vantage Studios, dont la création remonte à novembre 2025. De l’argent frais qui sera bien utile pour affronter les vents contraires. Car les prévisions ne sont guère brillantes.

Les net bookings prévus pour l’exercice fiscal 2026 - 2027 seront encore en baisse (comprise entre 5 et 9 %), et la trésorerie sera une fois encore mise à rude épreuve avec une consommation de free cash flow de 500 millions d’euros. Autrement dit, l’activité devrait encore reculer, le calendrier de sorties étant plus léger qu’à l’accoutumée. Le groupe a multiplié les annulations de projets pour se recentrer sur la qualité et la rentabilité de sa production.

Assassin’s Creed Black Flag Resynced sera le gros jeu de cette année chez Ubisoft. Sortie prévue le 9 juillet.

Le rebond devrait s’opérer en 2027 - 2028, avec plusieurs sorties de nouveaux opus dans les licences populaires du groupe, notamment Assassin’s Creed, Far Cry et Ghost Recon. Ubisoft veut aussi capitaliser sur le succès du jeu Rainbow Six Siege qui reste en grande forme, après avoir fêté son dixième anniversaire l’an dernier. Enfin, l’exercice 2028 - 2029 marquera le retour espéré à une situation financière plus saine.

Mais en attendant, l’entreprise va devoir faire le dos rond. L’IA générative pourra-t-elle aider Ubisoft à traverser la tempête ? Au vu de la méfiance que suscite cette technologie chez de nombreux joueurs, l’annonce de l’accélération des investissements dans Teammates a surtout été faite pour séduire des investisseurs : l’action a plongé de 27 % la semaine dernière après l’annonce des résultats, pour rebondir fortement deux jours plus tard (+ 37 %).

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☕️ Les agences de renseignement américaines à court de puissance de calcul pour leurs IA



Les problèmes d’approvisionnement en composants ne frappent pas que l’industrie IA. Les gouvernements, qui eux aussi font face à une pénurie les empêchant d’exploiter pleinement les modèles IA pour leurs besoins propres, en sont réduits à jouer du carnet de chèques.

La Maison Blanche aurait approuvé une rallonge de 9 milliards de dollars pour équiper les agences de renseignement des États-Unis en puces IA de pointe, selon des indiscrétions du New York Times. Le financement, qui doit encore être approuvé par le Congrès, doit permettre à la CIA, la NSA et autres agences à acronymes de trois lettres de faire tourner leurs modèles IA sur du matériel de pointe.

Illustration : Flock

Les modèles IA les plus récents d’OpenAI, d’Anthropic ou de Google ont de gros besoins en calcul. Les infrastructures capables de les accueillir, que ce soit pour l’entraînement ou l’inférence, affichent quasiment complet et les autorités doivent mettre de l’argent sur la table pour accéder aux mêmes capacités que le secteur privé. Notamment aux composants les plus puissants, comme les puces Grace Blackwell de NVIDIA, qui nécessitent des centres de données dotés de systèmes d’alimentation électrique massifs.

L’administration Trump aurait déjà redirigé 800 millions de dollars pour accélérer l’achat de capacités de calcul, ce qui est presque une goutte d’eau dans l’océan. Surtout, les délais restent aussi importants qu’incompressibles. Les réseaux infonuagiques classifiés du gouvernement, comme ceux opérés par AWS, ne peuvent pas être modernisés rapidement et les agences n’auraient pas anticipé les besoins gargantuesques de ces modèles IA.

Par ailleurs, la Maison Blanche aurait autorisé la NSA à continuer l’exploitation de Mythos, le modèle le plus avancé d’Anthropic. Le Pentagone considère pourtant l’entreprise comme un « risque » pour la chaîne d’approvisionnement et la sécurité nationale.

Le ministère américain de la Défense (DoD) exigeait un accès très large aux capacités des modèles avancés d’Anthropic, ce que la startup a refusé. L’affaire est toujours devant les tribunaux, mais un contrat classifié serait en préparation entre les deux parties ; l’accord inclurait des restrictions sur l’exploitation des modèles IA sur des données concernant des citoyens américains. La NSA et la CIA ont interdiction de collecter des renseignements aux États-Unis, et des limites strictes sont posées pour recueillir des informations sur les Américains à l’étranger.

Le DoD a récemment arrêté son choix sur les fournisseurs IA pour ses opérations secret defense. OpenAI, Google, Microsoft, AWS et d’autres vont mettre leurs modèles à disposition de l’armée US, tandis qu’Anthropic a été mise à part.

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Cybersécurité : la BCE s’inquiète de Mythos et convoque les banques européennes

Les pirates n'attendront pas l'autorisation de Bruxelles
Cybersécurité : la BCE s’inquiète de Mythos et convoque les banques européennes

La Banque centrale européenne, qui supervise les 111 plus grandes banques de la zone euro, veut discuter cybersécurité. Une réunion est prévue ce mardi 26 mai avec les établissements bancaires pour évoquer les risques liés aux derniers modèles d’IA, dont Mythos qui se fait toujours attendre en Europe.

Les ailes du projet Glasswing n’ont pas encore permis à Mythos d’atteindre les rives européennes. Cet aperçu du modèle le plus ambitieux d’Anthropic est déployé au compte-gouttes auprès d’organisations et d’entreprises triées sur le volet, quasi-exclusivement américaines. Il est utilisé pour détecter les vulnérabilités dans le code et au vu des premiers retours, notamment chez Mozilla, le modèle semble faire preuve d’une certaine efficacité.

Les banques de la zone euro ne sont pas dans les petits papiers d’Anthropic, mais qu’à cela ne tienne : « Le fait que vous n’ayez pas accès à ce modèle n’est pas une excuse pour rester inactif », affirme Frank Elderson, vice-président du conseil de surveillance prudentielle de la Banque centrale européenne (BCE), en parlant des établissements financiers européens. « Des acteurs malveillants pourraient bientôt avoir accès à cette technologie », prévient-il au Financial Times.

C’est pourquoi l’institution organise une réunion au sommet demain, mardi 26 mai, pour discuter des risques pour la sécurité informatique que font peser ces modèles IA. La BCE discute régulièrement avec les banques de la zone euro, mais des réunions dédiées à un thème spécifique sont plus rares.

Les banques US appelées au secours des banques européennes

La Banque centrale entend souligner la gravité des menaces représentées par Mythos et des autres modèles IA pour le système financier européen. Et elle voudrait bien aussi que les banques américaines opérant sur le vieux continent et qui utilisent ces technologies partagent des retours d’expérience avec leurs homologues européennes. « Nous voulons écouter les évaluations des banques, créer les conditions pour qu’elles puissent partager leurs expériences, et souligner l’importance du sujet », souligne Frank Elderson.

Le vice-président de la BCE estime que les banques doivent appliquer les correctifs logiciels bien plus rapidement qu’aujourd’hui. Le fait est que les pirates peuvent analyser une mise à jour de sécurité pour comprendre précisément quelle faille elle corrige. Ce travail de rétro-ingénierie pouvait prendre plusieurs jours ou plusieurs semaines, mais désormais avec des outils IA, l’opération peut être réalisée « en peut-être 30 minutes », s’alarme-t-il.

La Commission européenne travaille Anthropic au corps pour obtenir l’aperçu de Mythos, mais les choses prennent beaucoup de temps.

Anthropic a par ailleurs publié un premier bilan de Mythos, en annonçant que les 50 partenaires du projet Glasswing avaient trouvé « plus de 10 000 vulnérabilités » de gravité élevée ou critique dans leurs logiciels. Dans le secteur bancaire, Mythos a détecté et empêché un virement frauduleux d’1,5 million de dollars après qu’un acteur malveillant a compromis une adresse e-mail d’un client. Nul doute que les banques européennes aimeraient disposer d’un tel outil dans leur arsenal.

Comme pour donner raison à la BCE, la startup précise que « le principal frein réside dans la vitesse à laquelle nous pouvons vérifier, divulguer et corriger les très nombreuses vulnérabilités détectées par l’IA ». Si trouver des failles devient relativement facile, les opérations de triage, les rapports, le développement et le déploiement des correctifs représentent un « enjeu majeur pour la cybersécurité ».

Tableau de bord des vulnérabilités trouvées par l’aperçu de Mythos dans des projets open-source.

L’entreprise prévoit l’expansion du projet Glasswing à « des partenaires supplémentaires », sans plus de précision. Et à l’avenir, Anthropic veut proposer des modèles grand public basés sur Mythos, mais en les encadrant de garde-fous suffisamment forts pour empêcher des dérives.

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☕️ Attendu au tournant, le premier aperçu d’Unreal Engine 6 ne montre pas grand chose



La petite histoire du jeu vidéo retiendra que la première apparition officielle de l’Unreal Engine 6 a été faite à Paris, pendant le championnat mondial de Rocket League. Epic Games, l’éditeur du célèbre moteur de rendu, a profité de l’occasion pour dévoiler quelques images de la prochaine génération du jeu (développé par la filiale Psyonix) tournant sous UE6.

Difficile de tirer des conclusions au vu du peu qu’il y a à voir : la pelouse du stade est plus touffue, tandis que les reflets et effets de lumière sur les voitures sont sans doute plus jolis et réalistes qu’avec Unreal Engine 3, le moteur actuel de Rocket League. Il faudra attendre, pas trop longtemps sans doute, pour en savoir plus sur les capacités de cette sixième version.

Unreal Engine 5 avait été présenté en amont des nouvelles consoles Xbox Series S/X et PS5, en 2020. Mais le lancement en lui-même remonte à avril 2022. Deux technologies définissent cette mouture : la technologie Lumen, système d’illumination globale dynamique qui intègre le ray tracing à destination des jeux en 3D temps réel ; et la technique Nanite, pour gérer des modèles 3D extrêmement détaillés.

Beaucoup se rappellent encore avec émotion de The Matrix Awakens réalisé sous UE5, une démo technique démontrant les capacités étonnantes du moteur. Dans les faits, les résultats ont été plus mitigés.

Les deux technologies phare sollicitent énormément les processeurs et circuits graphiques ; beaucoup de jeux UE5 reposent aussi sur des techniques de reconstruction d’image pour alléger la charge graphique, avec parfois des artefacts visuels ou une image instable à la clé ; plusieurs titres souffrent aussi de micro-saccades liées à la compilation des shaders. Ces problèmes sont particulièrement visibles dans certains jeux en monde ouvert.

Epic n’a cessé d’apporter des mises à jour pour essayer de remédier à ces soucis, mais la réputation d’UE5 continue d’en pâtir. D’un autre côté, de nombreux jeux tournent comme des horloges, comme Fortnite (fort heureusement d’ailleurs, il s’agit après tout d’un jeu Epic) ou Clair Obscur: Expedition 33

Tim Sweeney, fondateur et patron de l’éditeur, déplorait l’été dernier le manque d’optimisation de la part des développeurs : « Beaucoup de studios conçoivent d’abord leurs jeux pour du matériel haut de gamme et repoussent l’optimisation ainsi que les tests sur des configurations modestes à la fin du projet ». Pour lui, l’optimisation devrait commencer très tôt dans le développement.

Unreal Engine 6 devra répondre à ces problématiques. Et renforcer au passage son importance grandissante à Hollywood : le moteur est en effet utilisé par de nombreux studios de production, dont Disney, pour les effets spéciaux, mais aussi les storyboards, l’animation, les cascades virtuelles, la prévisualisation des scènes…

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Mistral prépare son IA chasseuse de failles, Microsoft déploie déjà son armée d’agents


Mistral prépare son IA chasseuse de failles, Microsoft déploie déjà son armée d’agents

Qui n’a pas son arsenal IA pour la cybersécurité ? Après Anthropic et Mythos, après OpenAI et Daybreak, Microsoft a dévoilé sa solution. Et Mistral, le petit Poucet français, planche également sur un modèle capable de détecter les failles à grande échelle.

Mistral AI travaille au déploiement d’un modèle IA auprès de banques européennes pour détecter les failles de sécurité dans le code de leurs infrastructures informatiques, selon une indiscrétion de Bloomberg. Impossible de dire quand ce modèle sera lancé à l’assaut des vulnérabilités, ni depuis quand ces discussions ont débuté avec les établissements.

« Imagine-t-on les bases de données de l’armée française scannées par Mythos ? »

Mais ce qui est certain, c’est que Mistral n’a pas attendu la présentation de Mythos début avril pour s’atteler à cette problématique de la cybersécurité. La startup travaillait déjà avec ses clients du secteur bancaire pour découvrir des vulnérabilités dans le code de leurs logiciels avant les premiers pas du modèle d’Anthropic, selon nos confrères. Désormais, il s’agit de développer une version « clé en main » pour un déploiement plus large.

« On a un de nos concurrents qui sait très bien faire du marketing de la peur », a témoigné (sans citer le nom d’Anthropic) Arthur Mensch, le directeur général de Mistral, devant la commission d’enquête sur les vulnérabilités numériques à l’Assemblée nationale cette semaine. « On travaille avec nos clients pour les aider sur ces sujets cyber », ajoute-t-il. Pour lui, il s’agit d’un sujet régalien « et un argument supplémentaire pour dire qu’il faut avoir un contrôle sur cette technologie » :

« Vous ne pouvez pas avoir les bases de données et le code de l’armée française scannés par Mythos. Ça crée une dépendance tellement irrémédiable qu’il faut absolument trouver des solutions. »

Il aurait pu ajouter : des solutions souveraines, car c’est bien sûr ce que l’on comprend en creux. Mythos n’est actuellement disponible que dans un format d’aperçu et distribué au compte-gouttes auprès d’organisations et d’entreprises majoritairement américaines. Et l’Europe n’a toujours pas reçu sa carte du club.

Une armée d’agents de cybersécurité chez Microsoft

Après Mythos et l’initiative Daybreak d’OpenAI, et avant celle de Mistral, Microsoft a levé le voile sur son nouveau système de sécurité agentique multi-modèles. L’éditeur ne se contente pas d’un seul modèle : plusieurs sont à l’œuvre et ils sont secondés par une armée de plus de cent agents spécialisés à l’assaut du code.

MDASH, pour « Microsoft Security multi-model agentic scanning harness », a déjà mis la main sur 16 vulnérabilités dans la pile d’authentification et l’infra réseau de Windows, dont 4 failles critiques permettant d’exécuter du code à distance. « L’implication stratégique est claire : la découverte de vulnérabilités par IA est passée du stade de curiosité de laboratoire à celui d’outil de défense déployable à grande échelle en entreprise », explique l’éditeur, qui vante « l’avantage durable » de son système agentique.

Image : Microsoft

Le système repose sur trois éléments : un ensemble de modèles IA complémentaires pilotés par MDASH, dont plusieurs modèles spécialisés qui se confrontent pour repérer les vulnérabilités ; la centaine d’agents dédiés à des tâches spécifiques (détection, vérification, exploitation potentielle d’un bug) ; et enfin une chaîne d’analyse qu’il est possible d’étendre avec des plugins.

Sur le benchmark CyberGym, qui regroupe plus de 1 500 tâches reproduisant des vulnérabilités réelles issues de projets open source, MDASH atteint un taux de réussite de 88,45 %. C’est le meilleur score publié à ce jour, et environ 5 points de plus que Claude Mythos Preview, et 6 de plus que GPT-5.5, ses concurrents les plus proches.

Les résultats du benchmark CyberGym

Microsoft souligne que ce résultat a été obtenu avec des modèles IA déjà disponibles publiquement, ce qui laisse entendre que les performances viennent surtout de l’orchestration « agentique » autour des modèles plutôt que des modèles eux-mêmes.

Les agents MDASH sont utilisés par les équipes d’ingénierie sécurité de Microsoft, et testés par un groupe de clients dans le cadre d’un aperçu privé. Il est possible de demander un accès à l’aperçu.

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Netflix n’a jamais autant aimé la publicité


Netflix n’a jamais autant aimé la publicité

Après avoir longtemps juré que la publicité n’aurait jamais sa place sur son service, Netflix vend toujours plus de temps de cerveau disponibles aux annonceurs. La pub va s’incruster encore davantage sur la plateforme.

Qu’il parait loin, le temps où Reed Hastings, l’ancien directeur général de Netflix, déclarait que jamais sa plateforme ne diffuserait de publicité. C’était en 2015, et s’il a réaffirmé cette position très ferme pendant des années, la réclame a fini par apparaitre sur le service de streaming en 2022. À l’époque, Reed Hastings (qui a quitté son poste de co-CEO début 2023) admettait que sa résistance à la pub avait été une erreur.

Aujourd’hui, Netflix regarde la publicité avec les yeux de Chimène. Le lancement de l’offre avec publicité, proposée à 7,99 euros par mois en France (c’était 5,99 euros au début), a permis à la plateforme de relever fortement les prix des autres formules sans pub, jusqu’à 21,99 euros pour l’abonnement Premium. Une stratégie couronnée de succès : durant une présentation aux annonceurs, l’entreprise a révélé que les publicités diffusées sur ses antennes atteignaient plus de 250 millions de spectateurs actifs mensuels, soit 30 % de plus qu’en novembre 2025 (190 millions).

Auparavant, Netflix basait ses mesures sur les profils de compte plutôt que sur le nombre de personnes vivant dans un foyer abonné à son service. Une partie de la hausse provient d’un changement dans la stratégie de décompte. L’entreprise a choisi de se focaliser l’année dernière sur les spectateurs actifs mensuels, autrement dit « les membres ayant regardé au moins une minute de publicité sur Netflix chaque mois, multiplié par le nombre moyen estimé de personnes au sein d’un foyer ».

La pub à plein régime

Plus de 80 % de ces paires d’yeux regardent activement Netflix chaque semaine. Ces abonnés ont permis à Netflix d’empocher 1,5 milliard de dollars en revenus publicitaires en 2025. « Si les deux dernières années ont consisté à prouver que nous étions un acteur durable, cette année doit montrer que nous sommes devenus un acteur redoutable », se réjouit la présidente en charge de la publicité, Amy Reinhard, dans une déclaration reprise par Variety.

Les vidéos verticales dans l’app Netflix.

Visiblement, la soupe est bonne. De nouveaux espaces vont s’ouvrir dans l’application du streameur : d’abord dans les vidéos verticales, un nouveau format récemment lancé qui permet de consulter des extraits des contenus Netflix. Entre deux petits bouts de Bridgerton ou Stranger Things, les abonnés auront donc droit à des spots de pub. Les podcasts, que la plateforme diffuse depuis la fin de l’année dernière, vont aussi être caviardés par de la publicité.

Malgré tout, Netflix doit toujours convaincre les annonceurs et rencontrerait toujours des difficultés à faire valoir son offre. Les marques préfèrent en effet acheter des espaces pendant des événements en direct, alors que la vaste majorité des programmes diffusés par Netflix peuvent être regardés n’importe quand. La plateforme multiplie donc les contenus en direct, mais l’offre n’est pas suffisante pour rivaliser avec les grands groupes audiovisuels comme Disney ou NBCUniversal qui captent une grande partie des budgets pub.

Netflix a également annoncé une expansion à partir de 2027 de son abonnement avec publicité à 15 nouveaux pays, dont la Belgique, la Suisse, l’Autriche, les Pays-Bas, l’Irlande, le Danemark, la Norvège ou encore la Suède.

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☕️ Meta promet des discussions « vraiment privées » avec son IA



Meta inaugure les discussions incognito avec son assistant IA. Les conversations resteront privées entre Meta AI et l’interlocuteur humain, et elles seront supprimées sans tarder.

Pour Instagram, discuter avec des humains ne mérite pas de protection renforcée : le chiffrement de bout en bout qui empêchait jusqu’à présent quiconque d’accéder à une conversation dans la messagerie de l’app a en effet été supprimé le 8 mai. La fonction était très peu utilisée, a affirmé l’entreprise (elle était aussi compliquée à utiliser).

En revanche, discuter avec une IA nécessite (probablement) un luxe de précautions diverses et variées. La nouvelle fonction Discussion Incognito de l’assistant Meta AI permet de discuter en toute confidentialité avec l’assistant dans WhatsApp, ainsi que dans son application dédiée. La conversation est traitée dans un « environnement sécurisé » basé sur la technologie maison de traitement privé des requêtes envoyées au bot, lancée l’an dernier.

À l’instar du chiffrement de bout en bout, cette technologie empêche quiconque d’espionner en douce une conversation avec l’assistant, pas même Meta qui publie un livre blanc sur le sujet. À cela s’ajoute la disparition des discussions quand la session est terminée. Par ailleurs, elles ne sont pas enregistrées sur les serveurs.

Image : Meta

Meta précise perfidement que si d’autres apps intègrent des fonctions proches de ce mode incognito, « les questions posées et les réponses envoyées leur restent visibles ». Le chat temporaire de ChatGPT conserve les conversations jusqu’à 30 jours, contre 72 heures chez Gemini. « Il s’agit du premier grand produit d’IA pour lequel aucune trace de vos conversations n’est stockée sur des serveurs », s’enorgueillit Mark Zuckerberg.

Les discussions avec les bots peuvent aller au-delà du trivial ou des requêtes pour le travail. Beaucoup d’utilisateurs posent des questions très personnelles sur la gestion de leurs finances ou la santé (à consommer avec modération, tout de même). Durant la présentation de ChatGPT Health, OpenAI avait ainsi expliqué que la santé était un des usages les plus courants de son bot. On comprend dès lors que personne ne veuille partager ces informations avec un tiers, à plus forte raison s’il s’agit d’une entreprise dont le modèle économique repose quasi exclusivement sur l’attention et le ciblage publicitaire.

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☕️ L’UE veut l’ouverture d’Android aux IA rivales : Apple vole au secours de Google



Google reçoit un coup de main d’Apple, pour éviter d’avoir à donner aux IA concurrentes un accès à Android. Fin avril, dans le cadre du règlement sur les marchés numériques (DMA), la Commission européenne envoyait au moteur de recherche ses « conclusions préliminaires » concernant le contrôle de certains fonctions du système d’exploitation par les assistants IA. Seul Gemini est aujourd’hui en mesure d’accéder aux profondeurs d’Android — une pratique qui s’est encore renforcée avec l’annonce de Gemini Intelligence.

Bruxelles a ouvert une consultation publique, qui s’est achevée aujourd’hui, mercredi 13 mai. Et Apple est venue au secours de Google, comme le rapporte Reuters. Les mesures proposées par l’exécutif européen « soulèvent des préoccupations urgentes et sérieuses ». La Commission veut en effet que les IA rivales bénéficient du même niveau d’accès que Gemini, ce qui leur permettrait d’envoyer des courriels, partager des photos ou lancer une action dans une app tierce.

Apple vs EU : le bras de fer
Illustration : Flock

C’est une mauvaise idée selon Apple, car cette ouverture créerait « des risques profonds pour la confidentialité, la sécurité et la sûreté des utilisateurs, ainsi que pour l’intégrité et les performances des appareils ». Ce coup de main n’a rien d’innocent : le constructeur de Cupertino pourrait en effet être obligé de faire de même sur iOS. 

Les risques posés par un accès total aux couches basses d’Android sont « particulièrement aigus dans le contexte de systèmes d’IA en évolution rapide » : leurs capacités, leurs comportements et les vecteurs de menace restent en effet « imprévisibles ». 

Cette intervention d’Apple ne manque pas de sel : une rumeur de Bloomberg indiquait que l’entreprise pourrait autoriser l’utilisation d’un autre modèle que ceux d’Apple Intelligence pour propulser les fonctions IA d’iOS 27… soit ce que demande la Commission. Mais bien sûr, si cela devait arriver, ce serait Apple qui dicterait ses conditions à la concurrence, pas un régulateur.

Le groupe s’interroge plus largement sur l’expertise technique de la Commission, qui voudrait « redesigner » un système d’exploitation. L’autorité européenne « substitue son propre jugement à celui des ingénieurs de Google sur la base de moins de trois mois de travail. C’est d’autant plus dangereux que la seule valeur qui semble guider ces projets de mesures est un accès ouvert et sans restriction. »

En octobre dernier, Apple portait plainte contre l’UE devant la Cour de justice (CJUE) au Luxembourg, sur le dossier du DMA.

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Tokenmaxxing : quand les salariés d’Amazon brûlent des tokens pour se faire bien voir

La course au token
Tokenmaxxing : quand les salariés d’Amazon brûlent des tokens pour se faire bien voir

Des salariés d’Amazon utilisent un outil maison équivalent à OpenClaw pour brûler des tokens et générer artificiellement de l’activité IA pour éviter de mauvaises évaluations. Ce phénomène du « tokenmaxxing » n’est pas propre à Amazon.

Les entreprises qui investissent lourdement dans l’IA générative poussent leurs employés à utiliser cette technologie au quotidien, ne serait-ce que pour justifier les sommes ahurissantes mises sur la table pour développer des modèles et faire pousser les centres de données. Amazon en fait partie : le géant du commerce en ligne a ainsi annoncé 200 milliards de dépenses d’investissement (capex) pour 2026 : il faut prouver que tout cet argent sert à quelque chose et les salariés sont mis à contribution.

Amazon a lancé il y a quelques semaines un nouvel outil interne, MeshClaw, qui fonctionne sur le même principe qu’OpenClaw. Il permet de déployer des agents IA pour accomplir des tâches au nom de l’utilisateur : MeshClaw peut ainsi trier des courriels, interagir dans la messagerie Slack, déployer du code, surveiller des apps ou encore exécuter des tâches répétitives.

Le Financial Times rapporte que certains salariés d’Amazon font tourner MeshClaw non pas parce qu’ils en ont besoin, mais pour générer artificiellement de l’activité IA et améliorer leurs statistiques.

Si les stats d’utilisation de tokens IA ne sont pas censées servir à l’évaluation des performances des salariés d’Amazon, plusieurs d’entre eux ressentent une pression très forte pour les intégrer dans leur travail. L’entreprise a fixé des objectifs ambitieux : dépasser le seuil des 80 % de développeurs utilisant l’IA chaque semaine. La direction aurait aussi commencé à suivre la consommation de tokens dans des classements internes.

« Les managers regardent ces chiffres », affirme un employé sous le sceau de l’anonymat. « À partir du moment où l’usage est surveillé, ça crée des effets pervers et certaines personnes deviennent très compétitives là-dessus. » À cela s’ajoutent des craintes concernant l’autonomie assez large donnée aux agents MeshClaw, qui a accès à des outils internes sensibles. Ce qui ouvre la porte à des erreurs pouvant provoquer de sérieux incidents.

Le nouveau Graal de la Silicon Valley

Ce phénomène du « tokenmaxing » n’est pas circonscrit à Amazon. De nombreuses entreprises ont des objectifs d’usage de l’IA, ce qui peut déboucher sur des abus. Un tableau de bord interne chez Meta attribuait des statuts (« Token Legend ») aux employés qui consommaient le plus de tokens. Ce classement, développé par un employé sans l’aval du groupe, a été retiré depuis… même s’il existe un tableau de bord officiel qui suit l’usage de l’IA au global (pas uniquement la consommation de tokens).

Une étude réalisée par Jellyfish publiée le mois dernier remettait en cause cette idée très répandue dans la Silicon Valley (et ailleurs) que les gains de productivité sont liés à la consommation de tokens IA. Les auteurs ont analysé les usages de 12 000 développeurs répartis dans 200 entreprises au premier trimestre 2026.

Le premier enseignement, c’est qu’il existe une grande disparité dans la consommation de tokens : un développeur « médian » utilise environ 51 millions de tokens par mois, quand les 10 % des plus gros consommateurs dépassent les 380 millions de tokens mensuels. Une consommation massive qui coûte très cher, environ 52 dollars par mois pour un utilisateur moyen selon les tarifs de l’API Claude, mais près de 700 dollars par mois pour les plus gros utilisateurs.

C’est le rapport coût/productivité qui est le plus intéressant ici. Les développeurs qui consomment énormément de tokens produisent effectivement davantage de code, et même s’il est correct, il nécessite davantage de travail : plus d’allers-retours, plus de supervision humaine, plus de corrections, et au bout du compte plus d’abandon de code. Tout cela fait grimper la facture bien plus vite que la productivité gagnée.

Les auteurs de l’étude estiment que les 20 % des développeurs les plus économes en tokens génèrent en moyenne 11 modifications de code validées et intégrées aux projets (pull request fusionnées) pour 3 dollars de tokens sur un trimestre. Les 20 % des plus gros consommateurs en comptabilisent en moyenne 23, mais la facture est de 1 822 dollars.

Consommer plus de tokens permet effectivement de produire davantage, mais le coût unitaire se révèle bien plus élevé. L’étude dresse une comparaison intéressante : les tokens ressemblent à du carburant de fusée. On peut aller plus vite mais chaque gain supplémentaire nécessite énormément plus de ressources. Dans ces conditions, un usage modéré et raisonnable de l’IA semble bien plus indiqué que de forcer une consommation poussée à l’extrême.

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Google troque le Chromebook pour un Googlebook dopé à Gemini Intelligence


Google troque le Chromebook pour un Googlebook dopé à Gemini Intelligence

Google n’attend pas l’ouverture de son événement I/O la semaine prochaine pour lever le voile sur un gros paquet de nouveautés qui, sans trop de surprise, tournent beaucoup autour de l’intelligence artificielle. Mais il y a tout de même quelque chose de nouveau (et d’inattendu) du côté du matériel.

Pour fêter les 15 ans du Chromebook, Google a décidé de… tuer le Chromebook. À l’occasion de l’Android Show, le moteur de recherche a en effet dévoilé le Googlebook, un nouvel ordinateur portable qui consacre la fusion entre Android et ChromeOS — c’est le fameux système d’exploitation unifié Aluminium OS, sur lequel Google planche depuis des années.

L’entreprise donne très peu de détail sur le matériel en lui-même, si ce n’est que les ordinateurs seront conçus « avec des matériaux haut de gamme et un soin particulier ». Ils porteront tous une barre lumineuse « glowbar » sur le capot, histoire de faire joli. En revanche, Google en dit un peu plus sur le logiciel et l’IA intégrée.

Le Googlebook est un ordinateur taillé pour Gemini, et même pour « Gemini Intelligence ». C’est le nom donné par le moteur de recherche aux fonctions d’IA basées principalement sur les agents. Les smartphones Android y auront droit (on s’en reparle très vite), mais le Googlebook est le premier appareil à avoir été imaginé spécifiquement pour ces fonctionnalités IA.

L’équipe de Google Deepmind a ainsi été mise à contribution pour développer le Magic Pointer : en secouant le curseur à l’écran, on activera un menu contextuel contenant des suggestions IA. En visant une date présente dans un courriel, le curseur magique va proposer de l’ajouter dans l’agenda. Ce même curseur proposera aussi de combiner deux images après leur sélection.

On verra à l’usage s’il s’agit d’un outil vraiment utile ou d’un Clippy dopé à l’IA encore plus pénible que l’original. Le système d’exploitation du Googlebook — qui ne porte pas de nom pour l’instant — proposera de créer des widgets personnalisées en le demandant dans une fenêtre texte.

L’accès à un smartphone Android sur le Googlebook depuis la barre des tâches.

L’OS du Googlebook reposant en partie sur des technologies Android, il communique de manière transparente avec un smartphone Android. Les apps du téléphone s’ouvrent sur le portable quand on n’a pas le temps de le dégainer ; voilà qui n’a rien de franchement original. Microsoft, Samsung et Apple n’ont pas attendu Google pour développer des solutions similaires.

Plusieurs constructeurs sont sur les rangs pour fabriquer des Googlebook : Acer, Asus, Dell, HP et Lenovo. Les premiers modèles devraient être commercialisés cet automne. Aucun prix n’a été avancé, ce qui est probablement plus prudent vu la situation des composants mémoire actuellement.

Gemini Intelligence met de l’IA partout

La grande affaire du jour, c’est surtout Gemini Intelligence, qui fera son apparition sur les smartphones Samsung et les modèles Pixel les plus récents cet été, probablement dans les bagages d’Android 17. Il s’agit d’imposer les agents au quotidien. Google vante ainsi la capacité de Gemini d’effectuer des tâches complexes dans les apps, avec ou sans données contextuelles comme une photo ou une capture d’écran.

 

L’entreprise donne l’exemple d’une liste de courses dans l’app Notes. Un appui prolongé sur la bouton d’allumage du smartphone sur cette liste lancera Gemini qui remplira un panier dans une app de livraison d’épicerie. Autre exemple : en prenant la photo d’une brochure de voyage, l’utilisateur pourra demander à Gemini de créer une excursion similaire dans Expedia. L’assistant fera connaitre où il en est de ses élucubrations via des notifications. Et bien sûr, il vous reviendra de valider une commande (ouf).

Après avoir fourré Gemini dans tous les coins de la version de bureau de Chrome, le tour de Chrome mobile est arrivé. À partir de la fin juin, l’assistant niché en haut à droite de la barre de menu pourra rechercher, résumer et comparer du contenu en ligne. Le navigateur pourra également puiser des informations dans d’autres applications. Ces nouveautés seront proposées sur tous les smartphones sous Android 12 et au-delà, aux États-Unis pour commencer.

Le remplissage automatique des formulaires est une fonction discrète mais qui a certainement contribué à faire progresser l’humanité d’un pas de géant (j’exagère à peine). Gemini pourra piocher dans les informations personnelles de l’utilisateur pour remplir encore plus de ces petits formulaires mal adaptés aux écrans mobiles.

Une nouvelle interface verra le jour spécialement pour Gemini Intelligence, basée sur le langage de design Material 3 Expressive. Elle est pensée pour réduire les distractions et mettre en avant les informations qui comptent.

Quelques nouveautés pour Android aussi

Gemini Intelligence est une chose, et il est très clair que Google est très loin d’en avoir terminé avec ce bouquet de fonctions IA. Mais il y a aussi Android tout court. Plusieurs nouveautés ont été présentées hier, à commencer par Pause Point qui limite l’usage compulsif des apps addictives — il faudra au préalable l’activer dans les réglages.

Pause Point.

Au lancement d’une application, Android pourra imposer une pause de 10 secondes pour inciter l’utilisateur à se demander s’il veut vraiment doomscroller pendant des heures. Durant ce laps de temps, la fonction propose de faire un exercice de respiration, définir une limite de temps ou se tourner vers une activité moins chronophage comme lire un livre (ce qui peut être tout aussi addictif). Désactiver Pause Point nécessitera de redémarrer le smartphone, une contrainte qui poussera certains à la laisser active.

La fonction Quick Share de partage instantané de document s’est récemment enrichie du support d’AirDrop, une technologie jusqu’à présent réservée aux appareils Apple. Disponible sur les appareils Pixel depuis novembre dernier, elle s’est ouvert aux modèles de Samsung. Dans le courant de l’année, elle sera aussi disponible sur des modèles de Vivo, Xiaomi, Oppo, OnePlus et Honor. Et sur les téléphones qui ne sont pas compatibles, Quick Share proposera un code QR pour partager du contenu avec les appareils iOS depuis le nuage.

La migration depuis un iPhone.

Google et Apple continuent leur travail commun pour faciliter la migration entre Android et iPhone, et inversement. Le processus de transfert de données entre smartphones ajoute celui de l’eSIM, ce qui sera bien pratique, et pourra fonctionner sans fil. Ce changement sera disponible sur les Pixel et les Galaxy de Samsung.

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☕️ Daybreak, la nouvelle plateforme cybersécurité d’OpenAI



OpenAI ne veut pas se laisser distancer par Anthropic sur le terrain de la cybersécurité. Avec Daybreak, le créateur de ChatGPT a lancé sa réponse à Mythos : l’idée est la même dans les deux cas (équiper les défenseurs d’un outil IA de chasse aux bugs), mais la pratique diffère.

Daybreak est la réplique d’OpenAI au Mythos d’Anthropic. Ce dernier a fait grand bruit le mois dernier : il serait si puissant que son créateur a décidé d’en limiter la diffusion à une quarantaine d’organisations et d’entreprises au travers du projet Glasswing. Un déploiement à la discrétion d’Anthropic : l’Union européenne est toujours exclue du club.

Illustration : Flock

OpenAI prend un autre chemin avec Daybreak. Cette nouvelle initiative a pour objectif d’« accélérer le travail des défenseurs et sécuriser les logiciels en continu ». Là où Mythos est un modèle de langage, Daybreak est davantage une plateforme regroupant plusieurs services. Il combine Codex Security avec différents modèles : GPT-5.5, GPT-5.5 avec Trusted Access for Cyber (TAC) et GPT-5.5-Cyber.

Codex Security (anciennement Aardvark⁠) a été lancé début mars. Cet « agent de sécurité » est chargé d’identifier, de valider et de corriger des vulnérabilités dans le code. Il s’appuie par défaut sur GPT-5.5, mais on peut utiliser le modèle TAC dédié à la cybersécurité, accessible via un programme d’accès de confiance. Le dernier palier, GPT-5.5-Cyber, dévoilé le 7 mai, se présente comme le plus puissant du lot.

Les organisations intéressées peuvent demander un « scan de vulnérabilité » afin d’identifier les problèmes de sécurité présents dans le code de leurs infrastructures informatiques. Il s’agit certes d’un simple formulaire, mais il existe au moins une procédure standardisée pour faire partie du programme, alors que l’extension du projet Glasswing est laissée aux bons soins d’Anthropic.

Sam Altman explique vouloir travailler « avec le plus d’entreprises possible » pour sécuriser leurs logiciels. OpenAI semble se montrer proactif : l’entreprise est allée frapper à la porte de la Commission européenne pour proposer un accès à ses LLM cyber.

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