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Le vrai prix de Claude : notre analyse de 11 modèles, avec 3 prompts et 200 requêtes

Les pensées sont aussi facturées
Le vrai prix de Claude : notre analyse de 11 modèles, avec 3 prompts et 200 requêtes

Haiku est le modèle le moins cher d’Anthropic, contrairement à Fable, mais dans quelles proportions ? Où se placent Sonnet et Opus ? Les versions 5 changent-elles la donne ? Next a testé près de 200 combinaisons différentes afin d’apporter un peu de clarté dans l’obscurité de la facturation des IA génératives.

On entend beaucoup parler de tokens, de raisonnement, de limites et de prix autour des IA génératives. Chez Next, on a décidé de mettre les mains dans le cambouis et de lancer des batteries de tests pour vous donner des chiffres.

Nous commençons cette série d’articles avec Anthropic et son IA générative Claude. Le prochain article sera évidemment consacré à ChatGPT, l’IA générative d’OpenAI. Nous testerons également Gemini de Google par la suite.

Fable, Opus, Sonnet et Haiku face à trois prompts bien différents

Afin d’avoir un décompte précis des capacités de raisonnement utilisées par les modèles (via le nombre de tokens), nous passons par l’API d’Anthropic. Le modèle de facturation est clair : on paye par millions de tokens en entrée (le prompt) ou en sortie (le raisonnement et la réponse).

Ce n’est pas le cas des forfaits Claude : Pro et Max qui incluent des limites d’utilisation aux contours flous. C’est un gloubi-boulga dont les utilisateurs peinent parfois à comprendre le fonctionnement : certains ont parfois l’impression de cramer leur crédit en quelques prompts, que les limites changent régulièrement, etc.

L’API permet d’avoir des chiffres précis, c’est ce qui nous intéresse. Quatre familles de modèles sont disponibles, avec parfois plusieurs versions. Au total, nous avons passé à la moulinette 11 IA génératives d’Anthropic : Haiku 4.5, Sonnet 4.5, 4.6 et 5, Opus 4.5, 4.6, 4.7, 4.8 et 5, et enfin Fable 5 et 5.1.

Haiku est le modèle d’entrée de gamme ; c’est le plus léger pour des « réponses rapides, des résumés et de l’extraction simple ». Sonnet se place au-dessus pour « coder, écrire, analyser et des flux de travail en plusieurs étapes ». Les modèles sont présentés par ici.

Opus est plus lourd, pour de la « recherche approfondie et du raisonnement complexe qui nécessitent véritablement une réflexion soutenue ». Enfin, Fable est le modèle le plus lourd et le plus cher, pour « les projets les plus importants et les plus critiques : des tâches longues et complexes ».

Les modèles ont des paramètres pour définir des niveaux de raisonnement, généralement avec cinq paliers de low à max (nous expliquons un peu plus le protocole en fin d’article). Combiné aux onze modèles, cela donne plus de 60 possibilités. Avec trois prompts à chaque fois, cela donne près de 200 combinaisons au total.

Voici les prompts et, en gras, le petit nom que nous leur avons attribué pour les identifier facilement :

Devinette : « Ô frère, fils de ma mère, ton père est le frère de mon enfant. Qui suis-je ? »

Carnet de voyage : « L’été prochain je vais avoir trois semaines de vacances. Je suis avec ma petite voiture électrique Sprind (charge à 30 kW max) et je voudrais visiter le sud de Bayonne a Montpellier en prenant mon temps. Propose moi un carnet de voyage »

Extension : « Je veux une extension pour Chrome et Firefox qui me permet d’inverser les titres et les sous titres sur le site d’actualité Next.ink. S’il n’y a pas de sous-titre, c’est que c’est un brief. Alors fais en sorte d’en inventer un à partir du titre du brief. L’extension doit avoir un sélecteur pour activer/désactiver l’inversion en direct sur la page »

De 1,3 centime en moyenne sur Haiku à 60 centimes sur Fable

Un premier résultat brut, avec la moyenne d’une requête suivant les modèles. Haiku est de loin le moins cher avec seulement 1,3 centime en moyenne. Sonnet passe à 15 centimes, Opus à 20 centimes et Fable monte à 60 centimes.

Une autre manière de voir les choses : Sonnet est en moyenne 11 fois plus cher que Haiku. Passer de Sonnet à Opus fait grimper la facture de 40 %. Enfin, Fable coûte trois fois plus cher qu’Opus. Au final, le rapport entre Haiku et Fable est presque de x50 !

Voici les moyennes des dernières versions de chaque modèle :

  • Haiku 4.5 : 1,3 centime
  • Sonnet 5 : 19,3 centimes
  • Opus 5 : 27,8 centimes
  • Fable 5.1 : 92,1 centimes

L’écart entre Haiku et Fable est encore plus important : près de 100 fois ! On voit également que les dernières versions des modèles coûtent en moyenne plus cher, mais nous y reviendrons un peu plus tard dans cette actualité.

Passons maintenant à toutes les données détaillées. Pour commencer, voici toutes les réponses des différents modèles, avec le nombre de tokens en entrée, ceux utilisés pendant le raisonnement et enfin ceux en sortie.


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Orano (ex-Areva) : données RH et salariales de 4 700 employés étaient open-bar en interne

La transparence des salaires oui, mais pas à ce point !
Orano (ex-Areva) : données RH et salariales de 4 700 employés étaient open-bar en interne

Il y a toute une panoplie de types de fuites de données. Celle du jour n’était pas directement accessible depuis Internet, mais des « milliers de salariés » d’Orano pouvaient consulter les données RH et salariales très détaillées de leurs collègues. Elles étaient librement accessibles sur un serveur partagé sur son réseau interne. « Près de 4 700 collaborateurs » sont concernés, nous confirme l’entreprise.

Dans un message interne envoyé par la direction de BU Recyclage et que nous avons pu consulter, Orano reconnait que « des dossiers de travail numériques relatifs à la rémunération et aux avantages sociaux avaient été rendus accessibles en interne au-delà des personnes autorisées sur un serveur informatique partagé d’Orano Recyclage ».

« L’ensemble des salariés des activités Recyclage d’Orano » sont concernés

Contacté par Next, Orano confirme et nous précise que « les données concernaient l’ensemble des salariés des activités Recyclage d’Orano, soit près de 4 700 collaborateurs ». Les accès au répertoire partagé ont évidemment été bloqués « dès que cette situation a été portée à notre connaissance ». La société ajoute que, « par mesure de précaution, tous les serveurs RH ont été déconnecté. Leur accès est fermé et toutes les restrictions d’accès font actuellement l’objet d’une analyse approfondie ».

Capture d’écran du message envoyé en interne par la direction de la BU Recyclage d’Orano – crédit Next

Comme toujours en pareille situation, nous avons droit au chapelet habituel sur le sérieux des procédures et le renforcement de la sécurité : « Nous avons toujours eu à cœur de mettre en place des process et procédures destinés à garantir la meilleure protection des données personnelles. À ce titre, les données hébergées sur ce serveur sont protégées par des règles de stricte confidentialité et de limitation d’accès. Ces règles ont d’ailleurs été renforcées à la suite d’une alerte en décembre 2025 ».

La direction en profite pour mettre en garde ses employés dans son courrier aux employés : « la copie, la diffusion, la conservation et/ou l’exploitation de ces informations par un salarié sans y être expressément autorisé constitue un traitement illicite puni par la loi. Les éventuelles copies qui auraient pu être faites doivent donc être immédiatement détruites ». Une autre manière de lire cette mise en garde : Orano reconnait donc que les documents n’auraient jamais dû être accessibles si largement.

Salaires, performances, retours de congé maternité…


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[Outil Next] Partez à la découverte des 10 millions de noms de domaine en .fr

Journalisme total : 174 noms de domaine avec « prout »
[Outil Next] Partez à la découverte des 10 millions de noms de domaine en .fr

Combien de noms de domaine contiennent les mots-clés présidentielle et 2027 ? Quels sont ceux avec plombiers ou encore avocat ? Cet outil développé par Next vous apporte les réponses, avec un traitement 100 % local dans votre navigateur.

À l’occasion des 40 ans du .fr, Next vous propose un outil pour effectuer des recherches dans pas moins de 10 millions de noms de domaine dotés de l’extension nationale française. Les données sont issues de l’open data de l’Afnic, puis traitées afin de vous permettre de lancer des recherches en local.

La base de données avec les noms de domaine, leur date de création et celle d’expiration (le cas échéant) pèse environ 75 Mo. Cliquez sur le bouton Charger les données pour lancer le téléchargement ; le temps de chargement peut prendre du temps selon votre connexion Internet. Lorsque c’est prêt, un message affiche : « 10,1 millions de noms de domaines chargés, la recherche est prête ».

Voici un exemple :

Lancez ensuite vos recherches et exportez les résultats au format CSV si besoin. Vous pouvez rendre les liens cliquables, utiliser plusieurs mots-clés, définir des dates limites pour la création des domaines, ne sélectionner que ceux encore actifs, etc.

Nos outils pour explorer 10 millions de domaines, en local

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Le .fr fête ses 40 ans avec 4,6 millions de noms de domaine actifs

Depuis plus de 20 ans j’ai le mien, et vous ?
Le .fr fête ses 40 ans avec 4,6 millions de noms de domaine actifs

40 ans plus tard, le .fr est un succès avec 4,6 millions de noms de domaine actifs. Depuis sa création, plus de 10 millions de noms de domaine ont été enregistrés.

Le .fr est né le 2 septembre 1986, il fête donc aujourd’hui ses 40 ans. Pour se situer, Arpanet basculait intégralement sur TCP/IP et se scindait en deux (activités militaires et le reste) en 1983, donnant ainsi naissance à Internet. Le Web date pour sa part de 1989, puis il est entré dans le domaine public en 1993.

De l’Inria à l’Afnic

Lors de sa création, la gestion du .fr incombait à l’Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique (INRIA). En 1997, il est passé dans le giron de L’Afnic, l’Association Française pour le Nommage Internet en Coopération.

C’est « l’office d’enregistrement désigné par l’État pour la gestion des noms de domaine en .fr », explique-t-elle sur son site. L’Afnic s’occupe également des extensions ultramarines .gf (Guyane française), .gp (Guadeloupe), .mq (Martinique), .pm (Saint-Pierre et Miquelon), .re (Île de la Réunion), .tf (Terres australes françaises), .wf (Wallis et Futuna) et .yt (Mayotte).

Pour rappel, toutes les extensions à deux caractères sont attribuées à des pays uniquement et leur gestion relève de la souveraineté des États. On parle de ccTLD pour country-code Top-Level Domain. Avec trois caractères ou plus (.com, .best, .ink…) on parle de gTLD ou TLD génériques, dont le deuxième round d’ouverture vient de se clôturer. Les demandes vont maintenant être examinées.

4,6 millions de noms de domaine actif, et moi et moi…

Revenons au .fr. Selon l’Afnic, il y a pas moins de 4,6 millions de noms de domaines actifs, c’est-à-dire enregistrés et encore valides. Cela ne signifie pas qu’un site s’affiche, simplement que le nom de domaine a un titulaire.

Mais l’Afnic propose aussi, en open data, la liste de l’intégralité des noms de domaines qui ont un jour été enregistrés, et là le compteur dépasse les 10 millions (il y en a donc 5,5 millions qui ne sont plus attribués, et donc de nouveau disponibles). Il y a tout juste un an, nous avions analysés ces 10 millions de noms de domaine pour en extraire les plus loufoques et/ou surprenants, mais aussi des statistiques sur la durée de vie, la longueur, etc.

Déjà plus de 600 000 nouveaux noms de domaine en 2026

L’Afnic note une augmentation du nombre de demandes : « Le nombre de noms de domaine en .fr progresse chaque année, mais la croissance de l’extension nationale s’avère particulièrement forte en 2026. Le .fr a gagné 200 000 noms de domaine supplémentaires sur les 10 derniers mois, là où il lui avait fallu 13 mois pour gagner les 100 000 noms précédents ».

D’après nos analyses, passer de 3 à 3,5 millions de domaines a nécessité environ 30 mois, comme pour passer de 3,5 à 4 millions. La progression s’accélère avec 500 000 noms de domaine supplémentaires en 24 mois seulement. En 2025, plus de 800 000 noms de domaines ont été crées, contre plus de 600 000 sur la seule première moitié de 2026. Attention aussi au nombre de résiliations : plus de 600 00 en 2025, contre déjà 350 000 environ en 2026.

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Présidentielle 2027 : entre « censure » et redirections sauvages, les sites sous pression

Quand le RN mène à LFI, et réciproquement
Présidentielle 2027 : entre « censure » et redirections sauvages, les sites sous pression

Sur Internet, les élections présidentielles de 2027 sont déjà la cible d’attaques et de détournements. Cette semaine, le site de campagne de Jean-Luc Mélenchon a été classé comme « dangereux ». Il y a aussi des redirections sur des noms de domaines qui ne sont pas sans rappeler ceux officiels des candidats et partis politiques. Rappel important : « le .fr n’est pas une zone de non-droit ».

Les élections présidentielles de 2027 seront les premières d’une ère post-IA générative, avec tout ce que cela comporte comme risques avec des contenus générés à la chaîne par IA, aussi bien sur des sites « d’actualités » que sur les réseaux sociaux.

Désinformation, fake news et ingérences numériques sont déjà de la partie depuis longtemps, sur tous les types de médias (texte, audio, vidéo), mais l’IA générative est désormais utilisée comme amplificateur pour inonder les internautes sous des tonnes de contenus. C’était déjà le cas pour les élections municipales de mars 2026, ce le sera encore l’année prochaine pour les présidentielles dans un contexte géopolitique plus que compliqué.

melenchon2027.fr déclenche un faux positif à cause…

Ce ne sont pas les seules attaques. Les détournements de noms de domaine ou de sites sont des manœuvres qui existent depuis les débuts d’Internet quasiment, sans jamais s’éteindre. Preuve en est avec les présidentielles à venir.

Parfois, ce sont les algorithmes qui s’affolent. Un exemple récent pointé par Stéphane Bortzmeyer sur X, qui demande au réseau social pourquoi « le site de campagne de @JLMelenchon a été classé comme dangereux » ? Selon plusieurs internautes, un message d’alerte s’affichait aussi sur Chrome.

Il était possible d’accéder quand même au site, mais le message pouvait en refroidir plus d’un. « J’ai même lu le source du Javascript sur la page d’accueil de https://melenchon2027.fr 🙂 Rien trouvé de bizarre », affirme Stéphane Bortzmeyer. La situation est revenue à la normale en quelques heures.

… d’un « seul signalement par une seule boite »

Le site n’était pas malveillant, il a été identifié comme tel à tort, a priori par Fortinet. Cette entreprise est également pointée du doigt par un autre internaute, et un troisième avec une capture d’écran de VirusTotal en prime, montrant que seul Fortinet classe le site comme « malware », sans plus d’explication.


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Cartes graphiques : 10 ans de GPU, comment l’IA a jeté un froid

Rubin sur l’ongle
Cartes graphiques : 10 ans de GPU, comment l’IA a jeté un froid

Cela fait quasiment une éternité que NVIDIA lance de nouvelles cartes graphiques tous les ans. 2026 pourrait déroger à la règle et le fautif n’est pas à chercher bien loin : l’IA générative et ses insatiables besoins en GPU et mémoire. AMD et NVIDIA misent tout sur ce marché (très lucratif), avec la promesse de nouvelles puces chaque année.

Depuis l’arrivée « fracassante » de l’intelligence artificielle générative avec le lancement de ChatGPT fin 2022, le monde des cartes graphiques a changé dans les grandes largeurs. Les grands modèles de langages sont passés de dizaines de milliards de paramètres à des milliers de milliards, nécessitant toujours plus de mémoire pour être « chargés ». Les trois principaux producteurs de puces mémoires se sont réorganisés pour répondre à la demande, avec une forte baisse sur les puces grand public, provoquant des hausses très importantes sur les prix.

Mais l’IA générative a également conduit NVIDIA à revoir ses plans en matière de développement GPU : la priorité est clairement donnée au monde des datacenters et de l’IA générative et non aux joueurs. Les annonces de GeForce se font rares… La dernière carte graphique lancée par NVIDIA est la RTX 5050 en juillet 2025, il y a exactement un an.

La dernière génération de cartes a été lancée en janvier 2025 avec les RTX 5000. Depuis, rien… pas de nouvelles cartes en déclinaisons Super par exemple. À quand les GeForce RTX 60 de la génération Rubin (du moins si ce nom est conservé pour le grand public) ? Pas avant 2027, voire 2028 a priori.

En effet, selon The Information, il ne faut rien attendre en 2026 : « NVIDIA ne lancera pas de nouvelle puce graphique pour les joueurs cette année en raison d’une pénurie mondiale croissante de puces mémoire, provoquée par l’essor de l’IA », expliquaient nos confrères en février. Jusqu’à présent, le calendrier leur donne raison. Dans le monde des datacenters toutefois, c’est bien différent.


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Mémoire : pénurie jusqu’à fin 2030, des puces SK hynix en partie « Made in USA »

« Made in USA », mais pas de bout en bout
Mémoire : pénurie jusqu’à fin 2030, des puces SK hynix en partie « Made in USA »

Aux États-Unis, une usine SK hynix va ouvrir d’ici deux ans afin de produire des puces de mémoire HBM « Made in USA »… du moins en partie. Dans le même temps, le patron de l’entreprise indique que la pénurie de puces devrait finalement durer jusqu’à fin 2030.

Dans le petit monde de la mémoire vive, trois fabricants tirent leur épingle du jeu : Micron, Samsung et SK hynix. Intel pourrait revenir sur ce marché, c’est du moins ce que laisse penser Lip-Bu Tan, son directeur général. L’entreprise connait bien ce marché puisqu’elle y était présente pendant des années, avant de changer de stratégie et de revendre une partie de ses activités NAND à SK Hynix il y a quatre ans.

De 2028, la pénurie glisse jusqu’à fin 2030

Le trio du jour profite amplement de la vague IA générative et des besoins en GPU et mémoire vive qu’elle déclenche. Les LLM remplissent les carnets de commandes, provoquant des tensions et des pénuries sur le marché, avec une explosion des coûts.


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Et si vous essayiez de casser notre message chiffré inviolable… hein Flock ?

Dis moi pas que tu as fait ce que je pense ?
Et si vous essayiez de casser notre message chiffré inviolable… hein Flock ?

Cet été, Next vous propose des mini-jeux. Aujourd’hui, vous devez décrypter un message chiffré (ou le contraire, on ne sait pas trop). À vous de trouver le bon masque jetable.

Le chiffrement, sur Next vous en avez déjà entendu parler en long, en large et en travers. Le principe est simple : rendre des données incompréhensibles afin de les protéger. Pour les lire, il faut disposer de la bonne clé. Il existe des dizaines de systèmes de chiffrement au moins, avec des systèmes symétriques (la même clé pour chiffrer et déchiffrer) ou asymétriques (deux clés différentes).

Dans le cas présent, c’est un système symétrique : à vous de trouver la solution ! Nous avons utilisé le chiffre de Vernam, qui dispose d’une particularité : quand il est bien fait, il est inviolable, vraiment. Ce n’est pas une question de puissance, les (super/ultra/mega)calculateurs quantiques n’y changeront absolument rien. Cette technique était par exemple utilisée pour sécuriser le téléphone rouge entre Moscou et Washington.

En effet, si le message chiffré fait 10 lettres, le masque (ou clé) doit aussi faire 10 lettres, pour un résultat de 10 lettres. Le chiffre de Vernam fait une rotation de l’alphabet sur chacune des lettres, rotation de 1 à 25 crans en fonction du masque (A correspond à un décallage d’un cran, B de deux crans, C de trois crans, etc.). Résultat des courses, n’importe quelle suite de 10 lettres peut être la solution.

Un exemple avec le message chiffré ABC. Avec le masque NSF, cela donne OUI en message déchiffré, avec MMK on obtient NON, avec BNR cela donne CPU, FYW donne GAZ, ZKF donne AMI, etc. On peut aussi faire dans l’autre sens, trouver la clé correspondant à une solution.

Avec un masque totalement aléatoire (c’est là que réside la difficulté), il est donc impossible de savoir quelle est la bonne solution. C’est valable quel que soit le nombre de lettres. Un message de 10 000 lettres avec un masque jetable de 10 000 caractères peut donner n’importe quel message de 10 000 lettres comme solution.

Avec Flock, nous avons préparé un petit jeu pour vous montrer par l’exemple le fonctionnement du chiffre de Vernam. Le message chiffré fait 11 caractères, vous pouvez tester tous les masques de 11 caractères que vous voulez, mais aussi toutes les solutions de 11 caractères pour voir le masque correspondant. Par exemple, le masque UEAQXRRIRUG donne le message LESCAROTTES, tandis que UEADJAOXKEB donne LESPOIREAUX, etc.

Notre dessinateur en chef m’a promis qu’il n’avait caché aucun indice pour trouver la solution à notre message chiffré, mais j’ai un peu peur à voir son dessin… surtout qu’une des solutions ne me plait pas vraiment !

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[Tuto] Héberger un lecteur RSS et migrer depuis Feedly, avec astuces et Wallabag en bonus


[Tuto] Héberger un lecteur RSS et migrer depuis Feedly, avec astuces et Wallabag en bonus

Installer un agrégateur de flux RSS sur un serveur maison est assez simple. Next vous détaille les étapes et vous donne quelques astuces pour en profiter au mieux, notamment avec une intégration Wallabag pour sauvegarder des articles à lire plus tard.

Dans la série je récupère la souveraineté de mes données, Next vous explique comment procéder avec un serveur privé virtuel (VPS) à quelques euros par mois. Nous avons déjà évoqué le gestionnaire de mots de passe Vaultwarden et, bien évidemment, le renforcement de la sécurité. Ou, plus récemment, l’installation d’Immich, pour héberger et gérer ses photos de façon indépendante.

Une autre application qui consomme peu de ressources est FreshRSS, un gestionnaire de flux RSS gratuit et libre. On vous explique comment l’installer pas à pas, avec en bonus, Wallabag, une alternative à Pocket en autohébergement.

Première chose, se connecter à notre VPS via PuTTY. Si vous avez suivi nos tutos, normalement pas besoin de mot de passe, c’est directement avec votre clé. Nous créons ensuite un répertoire dédié à FreshRSS et Wallabag et entrons dedans :

mkdir -p ~/freshrss-wallabag && cd ~/freshrss-wallabag

Créer un seul conteneur avec FreshRSS et Wallabag

Docker est une nouvelle fois exploité ici, avec deux conteneurs, un pour chaque application. Nous allons pour cela créer un seul fichier docker-compose.yml avec les informations suivantes :

nano docker-compose.yml

services:
  freshrss:
    image: freshrss/freshrss:latest
    container_name: freshrss
    restart: unless-stopped
    volumes:- freshrss_data:/var/www/FreshRSS/data
- freshrss_extensions:/var/www/FreshRSS/extensions
    environment:- TZ=Europe/Paris
- CRON_MIN=*/15
    ports:-"127.0.0.1:8090:80"

  wallabag:
    image: wallabag/wallabag
    container_name: wallabag
    restart: unless-stopped
    ports:-"127.0.0.1:8092:80"
    environment:- SYMFONY__ENV__DOMAIN_NAME=https://wallabag.xxx.yyy
    volumes:- wallabag_data:/var/www/wallabag/data
- wallabag_images:/var/www/wallabag/web/assets/images

volumes:
  freshrss_data:
  freshrss_extensions:
  wallabag_data:
  wallabag_images:

Quelques explications. La structure du fichier montre bien les deux services FreshRSS et Wallabag, avec leurs options. Le restart: unless-stopped permet de redémarrer le service automatiquement en cas de reboot du serveur par exemple. Pour FreshRSS, le CRON_MIN=*/20 permet de rafraîchir les flux toutes les 20 minutes (enfin en théorie).

La variable SYMFONY__ENV__DOMAIN_NAME=https://wallabag.xxx.yyy permet de donner l’URL de wallabag sur votre serveur pour que les liens envoyés par email ou autre soient au bon format, et pas avec une URL cassée avec par exemple du localhost dedans.

Maintenant, lançons les conteneurs, avec une seule ligne de commande :

sudo docker compose up -d

Deux noms de domaines, Caddy s’occupe du reste (notamment de Let’s Encrypt)

Vous avez peut-être deviné la suite si vous avez suivi nos précédents tutos : on modifie Caddy pour que notre nom de domaine renvoie vers le bon service. L’avantage étant d’avoir une version HTTPS sécurisée automatique avec Let’s Encrypt.

Avant cela, rendez-vous dans la page d’administration de votre registraire pour définir deux redirections : rss.xxx.yyy et wallabag.xxx.yyy vers l’adresse IP de votre VPS (ce sont des enregistrements DNS de type A pour être précis). Vous pouvez évidemment prendre un autre sous domaine, pensez juste à adapter la suite du tuto.

sudo nano /etc/caddy/Caddyfile

rss.xxx.yyy {
    reverse_proxy 127.0.0.1:8090
}

wallabag.xxx.yyy {
    reverse_proxy 127.0.0.1:8092
}

Maintenant il ne reste qu’à relancer Caddy pour qu’il prenne en compte les modifications :

sudo systemctl reload caddy

Exportez vos données Feedly, importez-les dans FreshRSS

FreshRSS est directement accessible via rss.xxx.yyy et Wallabag via wallabag.xxx.yyy. Allez-y et configurez les deux applications. Changez au plus vite le mot de passe du compte admin wallabag qui est par défaut… wallabag (comme l’identifiant).

Si vous utilisez Feedly, vous pouvez exporter vos données au format OPML. Rendez-vous sur l’interface et cliquez sur les « … » à côté de Feeds, puis sur Organize Feeds. À côté du gros bouton Import OPML, une petite flèche plus discrète permet d’accéder à la page d’Export, aussi directement accessible via cette adresse.


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La pub sur Next : aidez-nous à distinguer les vraies fausses pubs des fausses vraies pubs


La pub sur Next : aidez-nous à distinguer les vraies fausses pubs des fausses vraies pubs

Cet été, Next vous propose des mini-jeux. Aujourd’hui, nous testons votre connaissance du site et plus particulièrement des fausses pubs créées de toutes pièces par Flock. Il a en effet créé de fausses fausses pubs et nous avons besoin de vous pour les identifier.

Sur Next, il n’y a plus aucun contenu sponsorisé (quelle que soit la forme), tracker ou publicité sur le site depuis le rachat par moji, une promesse forte de Ferdinand. Enfin presque… Flock dessine de temps en temps de fausses pubs affichées sur le site.

Il a visiblement pris un coup de soleil pendant ces vacances et voilà qu’il nous envoie maintenant des fausses fausses pubs… les fausses pubs d’origine deviennent donc de vraies pubs et nous avons besoin d’aide pour les retrouver.

Ci-dessous, 10 images côte à côte : l’une est une vraie fausse pub, l’autre une fausse fausse pub. Cliquez sur la vraie fausse pub et essayez d’arriver au maximum, 10 points. Mais le bougre a compliqué les choses. Parfois c’est le dessin qui est modifié, parfois le texte. Soyez attentif !

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[Tuto] Quitter Google/Apple Photos et installer Immich (open source) sur un petit VPS

Clic Clac c’est dans VOTRE boite
[Tuto] Quitter Google/Apple Photos et installer Immich (open source) sur un petit VPS

Et si vous repreniez la main sur vos données ? Après les mots de passe, nous vous expliquons comment sauvegarder vos photos sur un serveur (VPS) maison grâce à Immich, une application gratuite et open source. Les amateurs de Google Photos ne seront pas dépaysés.

Quand nous avons commencé nos articles sur les VPS, l’idée était simple : louer pour quelques euros par mois un serveur privé virtuel afin de reprendre possession de nos données, via des applications open source. Nous avons déjà expliqué comment installer le gestionnaire de mots de passe Vaultwarden et un VPN. N’oubliez pas de vérifier et de renforcer la sécurité, un serveur exposé sur Internet est attaqué plusieurs milliers de fois par jour en moyenne.

Immich, un clone open source de Google Photos

Aujourd’hui, on s’attaque à vos photos et vidéos. Pour remplacer Google et Apple Photos, il existe plusieurs alternatives. Nous avons choisi Immich, dont la version 3.0.0 a été mise en ligne cet été. Immich est composé d’une partie serveur (pour stocker les données) et de clients mobiles, pour Android et iOS.

Immich recommande une machine avec 6 Go de mémoire et 2 vcores minimum. Notre VPS de test en a respectivement 8 et 4. La méthode d’installation décrite dans le guide de démarrage rapide passe par Docker, que nous avons déjà installé pour Vaultwarden.

Nous pouvons donc entrer dans le vif du sujet. Comme toujours, on se connecte à notre VPS via PuTTy. Si vous avez bien suivi notre tuto sur la sécurité, normalement vous n’utilisez plus de mot de passe pour la connexion, mais une clé SSH.

Téléchargement et installation en quelques lignes de commandes


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☕️ Flockerie d’été : pas facile d’avoir une connexion satellite, aidez Jean-Luc à sauver sa soirée



Cet été, Next propose de vous divertir avec un cahier de vacances spécial geek. On vous a préparé des mini-jeux pour vous occuper sur la plage, à la montagne, en voyage… Cerise sur le gâteau, il y a des cadeaux à gagner.

Deux fois par semaine, on se donne rendez-vous pour s’amuser et/ou agiter ses méninges. La liste de tous nos jeux de l’été 2026 est disponible sur cette page, complétée au fur et à mesure des publications.

Jean-Luc a décidé de partir en vacances dans le centre de la Lozère, un département connu pour « ses truites sauvages, ses miels, ses confitures, ses volailles fermières, ses champignons, ses fromages et ses charcuteries… », mais également pour ses zones blanches. Comme il n’a pas vérifié avant de partir, Jean-Luc se trouvera fort dépourvu lorsque la nuit fut venue. Aide-le à connecter son ordinateur qu’il puisse aller surfer sur le Net.

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Mots croisés, message caché : devinez ce que Flock essaye de vous dire

À la croisée des chemins !
Mots croisés, message caché : devinez ce que Flock essaye de vous dire

Cet été, Next vous propose des mini-jeux. Aujourd’hui, il va falloir faire travailler vos méninges pour essayer de comprendre les nôtres. Le jeu, tout le monde le connait : une définition (parfois hasardeuse) pour trouver un mot. Simple, basique… mais aurez-vous toutes les réfs ?

Nous connaissons déjà la petite fille devant la maison en flammes, un véritable mème. Nous avons désormais ce couple en vacances devant les incendies en Gironde qui a fait le tour du monde. Nous ne savons pas ce qu’ils faisaient, mais Flock leur propose une grille de mots croisés adaptée à la situation.

À l’aide des indices, remplissez les lignes et les colonnes afin de trouver les différentes lettres formant le message caché. Passez la souris sur une case avec un nombre pour faire la définition du mot à trouver.

Une fois terminé, vous aurez toutes les lettres nécessaires pour essayer de comprendre ce que Flock essaye de nous dire. La phrase mystère se remplit automatiquement en bas de page quand vous identifiez les bonnes lettres dans les mots croisés !

Horizontalement

  • 2 : Souhaiter bonne chance avant une partie
  • 6 : Le clavier en est rempli, le ù a le droit à la sienne
  • 10 : Ils sont plus rapides que la fibre pour transmettre des informations
  • 12 : … Then, Else
  • 14 : Les vrais le parlent
  • 15 : Comme un DVD, mais de 30 cm de diamètre
  • 16 : Waze, Maps, Plans : tous les « GPS » la donnent
  • 17 : Plus petite unité d’information qu’on regroupe souvent par paquet de huit
  • 19 : Réseau en couche, connu pour son anonymat
  • 20 : La copie carbone, vous connaissez dans les emails ?
  • 21 : Ils remplacent les feux d’artifices
  • 25 : Langage homme-machine
  • 27 : Il voulait téléphoner à sa maison
  • 28 : Une information brute traitée par un programme
  • 29 : Next en a tellement publié, mais pas que le dimanche récemment
  • 31 : Il est au Tok du réseau social ce que le Tick est au Tock d’Intel
  • 33 : L’extension du Monténégro
  • 34 : Pour les développeurs amateurs de café
  • 36 : Machine automatisée et programmable
  • 40 : Celui du Nord sponsorise des vidéos à tout va
  • 42 : On en trouvait avec les Core 2
  • 43 : À la maison ou en voyage, pour accéder à Internet
  • 44 : Suites d’instructions pour résoudre un problème
  • 46 : Elle a pris cher à cause de l’IA
  • 47 : Elle se mesure en Mb/s, entre autres
  • 48 : Bande de fréquence utilisée par les satellites
  • 49 : Composant électronique miniaturisé
  • 50 : Ce qu’écrit le développeur
  • 53 : Et c’est un opérateur logique
  • 54 : Quelle est ton adresse ?
  • 55 : Sans fil, mais pas trop vite du coup
  • 56 : Ensemble de composants électroniques connectés
  • 58 : Windows, Linux, MacOS en sont
  • 60 : Équivalent de dir, dans un autre système
  • 61 : De l’USB super rapide
  • 62 : Ensemble d’ordinateurs interconnectés
  • 63 : Permet de relier des périphériques entre eux
  • 64 : Unité de mesure d’eau, mais aussi en rapport avec l’IA

Verticalement

  • 1 : Ils peuvent être noirs ou définir des mébi de bits
  • 3 : Des logiciels libres
  • 4 : … Comment ça va ?
  • 5 : Symbole chimique du fer
  • 7 : Et c’est un autre opérateur logique
  • 8 : Il est partout et nulle part
  • 9 : Une plage dynamique
  • 10 : Protège les consommateurs aux États-Unis
  • 11 : Montre-moi la couleur de ton chapeau que je sache de quel type tu es
  • 13 : Unité de stockage de données, nommée et classée 
  • 18 : Un passionné
  • 22 : Des bits, par paquet de huit
  • 23 : On trouve des fichiers dédiés pour les films de vacances
  • 24 : Il traque les programmes malveillants
  • 25 : Il n’y en a plus que pour eux ou presque
  • 26 : Extension des fichiers Markdown
  • 30 : C’est long, mais indispensable pour corriger un programme
  • 32 : Un type de logiciel malveillant
  • 35 : On les rassemble dans un SDK
  • 37 : Le langage object definition
  • 38 : Je ne suis pas au bureau
  • 39 : Deux possibilités (dont un langage), à savoir dompter dans les deux cas
  • 41 : Contraire d’analogique
  • 43 : Vous êtes en plein dedans actuellement
  • 44 : Diminutif d’applications mobiles
  • 45 : Les jeunes y sont beaucoup, les vieux n’ont pas toujours les codes
  • 50 : Commande Linux pour afficher le contenu d’un fichier
  • 51 : Attaque informatique par saturation du serveur
  • 52 : Les écrans en sont bourrés
  • 56 : Elle peut être de chiffrement ou USB
  • 57 : Sert à tout : périphérique, stockage, écran, réseau…
  • 59 : Retour d’expérience, en abrégé
  • 62 : Attention si vous ajoutez sudo avant et -rf après, ça pique
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Baroud d’honneur pour Bloctel, avec la fuite de 600 000 numéros opposés au démarchage

Quand l’open source va trop loin…
Baroud d’honneur pour Bloctel, avec la fuite de 600 000 numéros opposés au démarchage

Bloctel devait protéger les utilisateurs opposés au démarchage téléphonique… mais ce n’était pas un franc succès. Bloctel a tiré officiellement sa révérence le 11 août, non sans un dernier fait d’arme : « Un accès frauduleux à un compte professionnel a permis à un cybercriminel de récupérer des fichiers contenant 3 millions de numéros de téléphone, dont 600 000 inscrits sur Bloctel ».

Un email envoyé aux utilisateurs, dont nous pouvons confirmer l’authenticité

Un des utilisateurs du service, Gauthier Huguenin, nous a transféré le message que Bloctel a envoyé. Nous avons ainsi pu vérifier son authenticité : il a bien été envoyé depuis un serveur autorisé par le domaine bloctel.gouv.fr et porte une signature cryptographique valide, comme en attestent les contrôles DKIM, SPF et DMARC.

Celui-ci évoque l’usurpation d’« un compte professionnel utilisateur du service » par «un tiers non autorisé » pour « accéder à ce compte et télécharger des fichiers échangés avec le service Bloctel ».

Deux fichiers sont listés : l’un « contenant des numéros de téléphone émanant du professionnel utilisateur du service » et l’autre est celui « restitué après vérification auprès de la liste d’opposition au démarchage téléphonique Bloctel ». En comparant les deux fichiers, on peut certainement en déduire les numéros inscrits sur Bloctel (qui ont donc disparu de la seconde liste).

Bloctel assure à ses utilisateurs à qui il a envoyé l’email que leur numéro de téléphone est la seule donnée concernée par l’incident. Mais couplée au fait qu’il appartient à une liste d’opposition à tout démarchage téléphonique, cela augmente un peu l’intérêt de cette donnée.

Dans son mail, le service affirme avoir bloqué le compte en question dès confirmation du piratage et avoir mené une investigation pour circonscrire le problème. Comme nécessaire à chaque fuite de données, Bloctel explique avoir notifié l’incident à la CNIL.

Le pirate repart avec 3 millions de numéros, dont 600 000 inscrits sur Bloctel

La revendication du piratage avait déjà été relayée par FrenchBreaches depuis quelques jours sans confirmation. La liste de plus de 3 millions de numéros de téléphone est revendiquée sans que ce chiffre soit officiel. La DGCCRF est venue clarifier la situation avec un communiqué :

« Un accès frauduleux à un compte professionnel a permis à un cybercriminel de récupérer des fichiers contenant 3 millions de numéros de téléphone, dont 600 000 inscrits sur Bloctel ». La répression des fraudes confirme que « seuls des numéros de téléphone ont été exposés, sans aucune autre donnée personnelle (nom, adresse, etc.) ». Elle ajoute que « la base de données Bloctel elle-même n’a pas été compromise ».

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☕️ Flockerie d’été ?? : pas facile de se comprendre avec le choc des générations



Cet été, Next propose de vous divertir avec un cahier de vacances spécial geek. On vous a préparé des mini-jeux pour vous occuper sur la plage, à la montagne, en voyage… Cerise sur le gâteau, il y a des cadeaux à gagner.

Deux fois par semaine, on se donne rendez-vous pour s’amuser et/ou agiter ses méninges. La liste de tous nos jeux de l’été 2026 est disponible sur cette page, complétée au fur et à mesure des publications.

C’est pas toujours facile de se comprendre entre les générations, surtout quand il y en a plusieurs d’écarts. Un exemple, avec le discours ci-dessous… que peuvent-ils se dire ? Le vieux propose-t-il une partie de petits chevaux avant d’aller chercher des œufs dans le poulailler et de scier un peu de bois ? Le jeune préférait la course d’obstacles et passer un peu de temps à la place ? Rien de tout cela…

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[Tuto] Installer Proxmox en version Arm sur un Raspberry Pi

Proxmox dit non, Next dit hold my beer
[Tuto] Installer Proxmox en version Arm sur un Raspberry Pi

Proxmox est disponible sur Arm, mais il faut un peu bidouiller pour le faire tourner sur un Raspberry Pi. Rien d’insurmontable pour autant, comme le montre notre tuto permettant ensuite de lancer plusieurs machines virtuelles depuis un simple Raspberry Pi. Attention, ce n’est pas une installation avec une procédure officielle, à prendre en considération. Le noyau utilisé n’est pas celui de Proxmox, mais celui du Raspberry Pi. Explications et instructions à suivre.

La semaine dernière, Proxmox annonçait une grosse nouveauté : la toute première version de Proxmox Virtual Environment (PVE) avec un support officiel des puces Arm. L’application open source de virtualisation est « fully supported » par les plateformes Grace et Vera, tandis que c’est du « best effort » sur les autres SoC avec une architecture ARMv9-A et ARMv8-A.

De Raspberry Pi OS Lite à Proxmox VE grâce à Debian 13

Pour installer Proxmox comme système à part entière, UEFI et ACPI sont obligatoires, ce qui laisse officiellement le Raspberry Pi sur le bord du chemin. Mais il est possible de passer par un chemin de traverse au prix de quelques sacrifices. Proxmox permet en effet d’installer PVE sur une Debian 13 (Proxmox est basé sur Debian 13 justement). Et cela tombe bien : Raspberry Pi OS est aussi basé sur cette distribution Linux.

Première étape, installer Raspberry Pi OS sur un SSD afin d’avoir un stockage capable de tenir un minimum la route, contrairement à une carte microSD, pas prévue pour un usage aussi intensif qu’un Proxmox. Nous utilisons Raspberry Pi Imager afin de préparer notre SSD, installé dans un boîtier externe en USB.

Pour l’image, Raspberry Pi OS Lite (64-bits) est le plus simple car nous n’avons pas besoin de la version complète avec interface graphique. Dans le choix de l’OS de l’application Imager, il faut cliquer sur Raspberry Pi OS (other) afin de voir la version Lite (basé sur Debian Trixie, exactement comme la version Desktop).

Dans la partie personnalisation, choisissez un nom d’utilisateur et ajoutez forcément un mot de passe : ce compte sera très utile par la suite. Dans notre cas, pas de Wi-Fi : nous utilisons une connexion filaire. Laissons SSH activé avec la configuration par défaut. Une fois l’écriture et la vérification terminées, le SSD est prêt.

Le SSD est prêt, on boot dessus !

Une fois le SSD rebranché sur un port USB 3.0 du Raspberry Pi (et la carte microSD enlevée), il n’y a plus qu’à le brancher pour qu’il démarre. Attention à bien avoir une alimentation capable de délivrer 5 ampères sur 5 volts, sinon le boot sur USB risque de ne pas marcher.

Si un écran est connecté au Raspberry Pi vous devriez voir l’adresse IP s’afficher, sinon il est possible de la retrouver depuis un ordinateur sur le même réseau local. Sous Windows nous lançons PowerShell puis la commande ping gathor ou ping gathor.local (gathor est le nom de la machine, tel que précisé dans Imager). Dans notre cas, l’IP est 192.168.1.30.


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Synology lance quatre NAS neo+ : c’est comme la série Plus, mais avec moins de mémoire

C’était moins vendeur DS725- ?
Synology lance quatre NAS neo+ : c’est comme la série Plus, mais avec moins de mémoire

Le prix de la mémoire explose à cause de la pénurie. Certains augmentent les prix et/ou baissent la quantité de mémoire vive. C’est le choix fait par Synology avec ses NAS « neo+ » qui laisse tomber la mémoire ECC et sont tous livrés avec 4 Go par défaut. Reste une inconnue de taille : le prix.

Cela faisait longtemps que Synology n’avait pas annoncé de nouveaux NAS, c’est chose faite avec carrément une nouvelle gamme « neo+ ». Dans son communiqué, le fabricant la présente comme ayant « une configuration de mémoire plus accessible, permettant aux clients d’équilibrer facilement performances et budget ».

4 Go de mémoire non-ECC pour tous les NAS « neo+ »

Quatre références sont proposées : les DS725neo+, DS925neo+, DS1525neo+ et DS1825neo+. Tous disposent de 4 Go de mémoire vive de type DDR4 SO-DIMM non-ECC, et c’est le seul changement par rapport aux DS725+, DS925+, DS1525+ et DS1825+.

Les deux premiers (DS725+ et DS925+) ont également 4 Go de DDR4, mais de type ECC avec de la correction d’erreur. Les DS1525+ et DS1825+ proposent pour leur part 8 Go de DDR4 SO-DIMM, également en ECC.

Pour l’ensemble des NAS « neo+ » et « + », la mémoire installée prend la forme d‘une barrette installée dans un des deux emplacements. Au total, jusqu’à 32 Go de mémoire peuvent être installés avec 2x 16 Go (les deux barrettes doivent dans tous les cas être identiques).

Comme c’est le cas depuis longtemps maintenant, Synology ne joue pas vraiment la carte de l’ouverture : « Aucune garantie produit ni assistance technique ne sera fournie par Synology si un module de mémoire non Synology est utilisé pour l’extension de mémoire », peut-on lire dans le manuel du DS725neo+ (.pdf).

Les NAS « neo+ » peuvent recevoir de la mémoire ECC si vous le désirez, mais attention : mélanger ECC et non-ECC n’est pas officiellement supporté par le NAS. La mémoire ECC avec correction d’erreur est notamment recommandée si vous utilisez le système de fichiers Btrfs sur votre NAS.

Même Soc, même chassis, même connectique, même fiche produit…

Pour le reste, rien ne bouge entre un DSxxxneo+ et un DSxxx+ : même châssis, même configuration matérielle – AMD Ryzen R1600 (2C/4T) sur les DS725(neo)+ et Ryzen V1500B (4C/8T) sur les autres –, même connectique, etc.

Les comparatifs entre les DS725+/DS725neo+, DS925+/DS925neo+, DS1525+/DS1525neo+ et DS1825+/DS1825neo+ permettent de s’en rendre compte visuellement (pensez à cocher la mise en surbrillance des différences).

Ce sont tellement les mêmes modèles que le constructeur ne propose même pas de fiche produit dédiée, elle est commune entre les « neo+ » et les « + », comme ici pour les DS725+/DS725neo+.

Prix et dispo ? Circulez, il n’y a rien à voir…

Reste maintenant « la » question : quels sont les prix de ces modèles « neo+ » et sont-ils compétitifs face aux « + » ? La réponse est… aucune idée. Synology ne donne aucune indication sur les tarifs ni sur la disponibilité.

On remarque d’ailleurs que Synology n’a publié de communiqué d’annonce de cette gamme que dans quelques régions en Afrique et dans le Middle East. En France, aucun revendeur ne propose (pour le moment ?) de NAS « neo+ ».

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Modération : on a testé Shieldstral de Mistral sur un million de commentaires Next

Sword offline
Modération : on a testé Shieldstral de Mistral sur un million de commentaires Next

Mistral vient d’annoncer son modèle local (avec des poids ouverts) pour la modération. Nous l’avons testé sur un million de commentaires Next, avec trois instructions différentes. Les résultats sont riches en enseignements.

Shieldstral (ou plus précisément Shieldstral-1.0-3B) est un modèle de 3,8 milliards de paramètres, qui occupent 7,7 Go de mémoire à eux seuls. Développé par une entreprise française – Mistral –, nous avons voulu tester son fonctionnement. Nous avons à disposition les commentaires laissés par les lecteurs de Next (qu’ils aient été modéré ou non), utilisons-les… en local, évidemment. Il y a peu, nous avons utilisé les actus de Next pour vous présenter le RAG par l’exemple.

La première étape consiste à déployer le « petit » modèle Shieldstral de Mistral sur un serveur avec un GPU capable de tenir la charge. Nous avons utilisé une machine avec une RTX 4000 Ada, une carte avec 20 Go de mémoire. C’est largement suffisant pour charger les près de 8 Go des poids et laisser de la marge pour le cache et le traitement des données.

Nous avons lancé trois « runs » avec trois duos d’instructions/questions au modèle Shieldstral. Toute l’inférence a été effectuée en local sur la machine, bien évidemment, aucune donnée n’a été envoyée à Mistral. Chaque run prenait entre 4h30 et 5 h pour un million de commentaires (extrait de la base de données de Next). Il s’agissait en effet de grosses passes. Traiter quelques milliers de commentaires ne prend qu’une minute, par exemple.

Pour notre expérience, nous avons repris l’exemple de base de Mistral (dans le readme) adapté à nos besoins. Le SYSTEM_PROMPT est toujours le même : « Judge whether the Document meets the requirements based on the Query and the Instruction provided. Note that the answer can only be « yes » or « no » ». Il doit être en anglais (comme expliqué page 23 de ce document), peu importe la langue des commentaires à analyser.

Un million de commentaires, trois passes différentes de Shieldstral

Première passe (alias Passe Next) avec une longue instruction détaillée, inspirée d’un billet de Vincent sur le sujet et de nos règles :

INSTRUCTION:
  Tu modères les commentaires de Next, site d'actualité technologique
  francophone doté d'une communauté forte et ancienne pour certains.

  Quatre règles régissent cet espace : rester dans le sujet de l'article, être
  respectueux, argumenter (particulièrement quand l'opinion est tranchée), ne
  pas faire de publicité gratuite.

  Ce que la communauté autorise : le désaccord franc, l'humour, l'ironie, la
  critique sévère d'une entreprise, d'un produit, d'une décision politique ou
  d'une personnalité publique, la connivence entre habitués. Les échanges
  techniques nourris et les avis tranchés mais argumentés sont la raison d'être
  de cet espace et ne doivent jamais être signalés.

  Ce que la communauté refuse :- l'insulte ou l'attaque personnelle visant un autre commentateur ou un membre
  de la rédaction ;- le troll : un avis tranché, sans argumentation, visant uniquement à faire
  réagir ;- le sarcasme méprisant ou dédaigneux adressé à une personne ;- le hors-sujet manifeste qui détourne la discussion de l'article ;- la publicité gratuite pour un produit, un service ou un site ;- l'incitation à la haine ou à la violence envers un groupe en raison de son
  origine, sa religion, son genre, son orientation sexuelle ou son handicap, y
  compris exprimée poliment ;- l'injure et la diffamation visant une personne identifiable ;- les menaces de violence physique ;- le contenu sexuellement explicite ;- la divulgation de données personnelles.

  Critère décisif : la présence d'un argument. Une opinion dure mais étayée
  reste légitime, même sur un sujet clivant. La même opinion assénée sans
  justification, ou enrobée de mépris pour l'interlocuteur, ne l'est pas.
  Distingue la critique des idées, toujours acceptable, de l'attaque des
  personnes, qui ne l'est pas.

  Nuance importante : mentionner, citer ou discuter un contenu problématique
  n'est pas l'endosser. Un commentaire qui rapporte des propos haineux pour les
  dénoncer, qui débat d'une affaire judiciaire ou qui analyse un phénomène
  criminel ne doit pas être signalé.

  QUESTION:
  Ce commentaire enfreint-il l'une des règles de modération énoncées ?

Dans le deuxième cas (alias Passe édito), on compresse un peu le message :

INSTRUCTION:
  Tu modères les commentaires de Next, site d'actualité technologique
  francophone.

  Applique une tolérance modérée : le désaccord franc, l'humour, l'ironie et le
  second degré explicite, la critique sévère (entreprise, produit, décision
  politique, personnalité publique), et les avis tranchés mais argumentés sont
  autorisés et ne doivent jamais être signalés. Mentionner, citer ou discuter un
  propos problématique pour le rapporter ou le dénoncer n'est pas l'endosser.
  Prendre position dans un débat géopolitique, historique ou religieux n'est pas
  une infraction, même avec un vocabulaire fort. Juge sur le sens global du
  commentaire, pas sur une phrase isolée.

  Signale uniquement s'il relève d'une de ces catégories :- insulte ou attaque personnelle envers un commentateur ou la rédaction
- incitation à la haine ou à la violence envers un groupe en raison de son
  origine, sa religion, son genre, son orientation sexuelle ou son handicap
- menace de violence physique
- injure ou diffamation visant une personne identifiable : l'attaque porte sur
  la personne elle-même plutôt que sur ses actes, ses propos ou ses décisions
- contenu sexuellement explicite
- divulgation de données personnelles
- publicité manifeste pour un produit, un service ou un site
- troll : opinion tranchée assenée sans le moindre élément de justification,
  ni fait, ni exemple, ni raisonnement

  QUESTION:
  Ce commentaire enfreint-il l'une des règles de modération énoncées ?

Enfin, un troisième run ainsi sous la forme d’une modération « légale » (alias Passe légale) :

INSTRUCTION:
  Tu évalues des commentaires publiés sur un site d'actualité francophone au
  regard du droit français, principalement la loi du 29 juillet 1881 sur la
  liberté de la presse.

  Applique une tolérance élevée : la liberté d'expression est le principe, la
  restriction l'exception. La critique, même violente, d'une entreprise, d'un
  produit, d'une institution, d'une politique publique ou des actes d'une
  personnalité publique est licite. La grossièreté, l'ironie et le mauvais goût
  ne sont pas des délits. Mentionner, citer ou dénoncer un propos illicite n'est
  pas le commettre.

  Signale uniquement ce qui constitue une infraction pénale :- injure publique : expression outrageante visant une personne identifiable,
  sans imputation d'un fait précis
- diffamation publique : imputation d'un fait précis portant atteinte à
  l'honneur d'une personne identifiable
- provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence envers un
  groupe ou une personne en raison de son origine, son ethnie, sa nation, sa
  race, sa religion, son sexe, son orientation sexuelle, son identité de genre
  ou son handicap
- contestation de crime contre l'humanité- apologie de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité, d'esclavage ou de
  collaboration
- apologie ou provocation au terrorisme
- menace de mort ou d'atteinte à l'intégrité physique
- harcèlement moral, notamment par propos répétés
- diffusion de données personnelles permettant d'identifier ou de localiser
  une personne dans le but de lui nuire
- diffusion d'images à caractère sexuel sans consentement, ou de contenu
  pédopornographique

  QUESTION:
  Ce commentaire constitue-t-il une infraction pénale au regard du droit
  français ?

Entre 0,3 et 5,2 % de commentaires signalés lors des runs Shieldstral

Ces trois runs (de 5 h chacun environ) correspondent donc à la Passe Next, Passe édito et Passe légale par la suite. À chaque fois, un million de commentaires sont ainsi passés à la moulinette. Ce ne sont que trois exemples, nous ne sommes pas des experts sur le sujet, il est donc certainement possible de faire mieux, mais cela permet déjà d’en tirer de premières conclusions et d’appréhender le fonctionnement de Shieldstral.


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Bercy ne badine pas avec la cybersécurité : avez-vous le Mastermind pour casser le code ?

Masterfailed oui
Bercy ne badine pas avec la cybersécurité : avez-vous le Mastermind pour casser le code ?

Cet été, Next vous propose des mini-jeux. Aujourd’hui, vous devez aider un pirate en herbe qui veut pénétrer le système informatique de Bercy. Trouvera-t-il la bonne solution avant que le système de sécurité ne se déclenche ? Si oui, que va-t-il découvrir ?

Un code à chiffre, c’est sécurisé ! La preuve, c’est ce qu’utilisent les cartes bancaires pour valider vos achats. Mais la sécurité va parfois à vau-l’eau et on trouve sur Internet des fichiers de 10 000 lignes seulement avec l’intégralité des codes, imaginez un peu !

Alors Bercy utilise un système avancé de protection totalement inviolable… enfin, parait-il : remplacer les 10 chiffres par 7 symboles… Il faut les placer dans le bon ordre pour ouvrir la porte. Vous avez huit tentatives et deux modes de jeu (simple avec quatre symboles différents ou complexe avec un même symbole potentiellement présent plusieurs fois).

Un point noir signifie qu’un symbole sur les quatre est bien placé, un point blanc que c’est le bon symbole mais mal positionné. L’ordre des points n’a pas de rapport avec l’emplacement des symboles sur la grille de jeu.

Alors, le petit script-kiddie, comment va-t-il finir ?

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Western Digital aussi va expédier des disques durs de 50 To en 2027

Boosté par l'IA et le cloud
Western Digital aussi va expédier des disques durs de 50 To en 2027

Western Digital se porte bien : son chiffre d’affaires, son bénéfice et sa marge sont en hausse. La demande est toujours plus importante et le fabricant prévoit de passer à 44 To en HAMR l’année prochaine puis à 50 To, toujours en 2027.

Il y a quelques jours, Seagate présentait ses résultats financiers et annonçait les premières expéditions de disques durs de 50 To (Mozaic 5) pour la fin de l’année prochaine. Il s’agit de modèles avec 10 plateaux de 5 To. C’est maintenant au tour de Western Digital de se positionner.

Sur un an, les revenus ont progressé de 36 % pour arriver à 12,919 milliards de dollars, excusez du peu (44 % sur le dernier trimestre fiscal 2026 par rapport à 2025). Le bénéfice net bondit de 107 % pour atteindre 4,453 milliards de dollars. Comme Seagate, la marge brute de Western Digital augmente fortement : de 39,4 % elle monte à 49,1 % (45,6 % chez Seagate).

En 2027, 44 To puis 50 To

Le fabricant annonce être « en bonne voie pour livrer [son] produit HAMR de 44 téraoctets au cours du premier semestre 2027 ». Mais ce n’est pas la seule gamme de produits à 40 To et plus, il y a également des disques durs ePMR (Energy-assisted PMR), une version améliorée des HDD classiques en PMR. HAMR est la nouvelle génération avec un laser intégré aux têtes. Les livraisons des disques durs ePMR de 40 To ont débuté au cours du deuxième trimestre 2026 et le fabricant a maintenant commencé la production en série et revendique deux clients.

Cette année également, l’UltraSMR se porte bien et le constructeur annonce son « troisième client majeur », sans le citer nommément. Western Digital prévoit que, d’ici à mi-2027, « 60 % des livraisons d’exaoctets nearline » soient liées à la technologie UltraSMR, montrant une belle adoption par le marché dans le monde des datacenters et des hyperscalers.

Le SMR consiste, pour rappel, à faire chevaucher les pistes pour augmenter la densité. Cela ne change rien pour les performances en lecture, mais en écriture il peut y avoir un phénomène d’amplification avec une baisse des performances. L’UltraSMR est une version améliorée du SMR avec notamment une meilleure correction d’erreurs.

Pour la suite, Western Digital est sur la même longueur d’onde que Seagate : « nous proposerons des produits de 50 To vers la seconde moitié de l’année 2027 ». Aucune précision sur le nombre de plateaux. Si Seagate reste à 10, Western Digital est déjà passé à 11 depuis fin 2024 (et même 12 pour Toshiba).

Le cloud et l’intelligence artificielle en moteur

Cela ne surprendra personne : Western Digital explique que « la demande de stockage est poussée à la fois par l’IA et par les services cloud de base ». Rien d’étonnant concernant l’IA. Il faut non seulement stocker les données d’entrainement, mais aussi les données générées lors des charges de travail (entrées, sorties, journaux, etc.) et cela prend beaucoup de place.

« Aujourd’hui, les plus grandes plateformes d’IA traitent des dizaines de milliards de jetons par minute et des milliards d’invites par jour, créant ainsi un corpus de données en rapide expansion qui doit être stocké, géré et consulté au fil du temps », explique le constructeur. L’IA agentique ne fait qu’accentuer le phénomène : « Les agents génèrent des données à chaque étape des flux de travail, ce qui augmente à la fois le volume de données créées et celles à stocker au fil du temps ».

Ce n’est pas le seul pan de l’IA à avoir de gros besoins de stockage : « Au-delà de l’inférence et de l’IA agentique, nous assistons également à l’émergence de l’IA dans le monde réel : véhicules autonomes, robotique, systèmes d’automatisation industrielle et robots humanoïdes. Le volume de données du monde réel nécessaire à l’entraînement de ces systèmes est insuffisant, nécessitant ainsi la génération et le stockage de jeux de données synthétiques ».

Le retour au stockage hybride, le tout flash coûte cher…

Tiang Yew Tan, CEO de Western Digital, pointe un changement dans les demandes des OEM (fabricants d’équipement d’origine) : «ils s’orientent davantage vers des solutions hybrides après avoir envisagé, tout récemment, des systèmes reposant exclusivement sur la technologie flash ». La cause n’est pas à chercher bien loin : la hausse (ou explosion, au choix) des prix de la mémoire.

Kris Sennesael, CFO de Western Digital, ne donne pas de chiffre précis mais un ordre de grandeur : « La hausse moyenne annuelle pondérée des prix par To a progressé, passant d’une fourchette haute à un chiffre le trimestre précédent, à une fourchette » plus haute, comprise entre 15 et 20 % a priori.

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