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Cowork et Claude font maintenant mémoire commune

Données, données, données
Cowork et Claude font maintenant mémoire commune

Anthropic annonce que Cowork peut maintenant utiliser la mémoire de son chatbot. Les deux outils peuvent, par défaut, y enregistrer des informations automatiquement et les réutiliser.

« À partir d’aujourd’hui, la mémoire utilisée dans le chat est la même que celle de Claude Cowork. Désormais, quel que soit l’endroit où vous travaillez avec Claude, il part de ce qu’il sait déjà de vous », annonce d’emblée Anthropic dans un billet de blog publié ce mardi 25 aout.

Anthropic fusionne les mémoires de son chatbot et de son outil d’automatisation de tâches, Cowork : ce que vous faites dans l’un des outils peut être utilisé par l’autre pour adapter ses réponses. Mais cela ne concerne pas seulement les prochaines actions et discussions des utilisateurs de Claude.

« Cowork dispose désormais d’une mémoire, et il s’agit de celle que vous utilisez dans le chat, ce qui vous évite d’avoir à tout réexpliquer et vous permet de reprendre plus facilement là où vous vous étiez arrêté. Lorsque Cowork exécute une tâche dans le cloud, les informations dont Claude se souvient à partir de vos discussions y sont disponibles, et inversement », explique l’entreprise. Cela veut dire que toutes les actions et discussions passées peuvent être utilisées par l’un ou l’autre des outils.

L’entreprise donne un exemple de ce que pourra faire Cowork avec l’accès à vos conversations dans son chat : « Demandez à Cowork de rédiger un compte-rendu à l’intention de votre responsable : l’outil sait déjà de qui il s’agit et connaît ses préférences en matière de rédaction. Discutez de l’ordre du jour dans le chat pour une conférence que vous organisez ; lorsque Cowork établit le budget et le document logistique, il connaît déjà le nombre de participants, la ville et les intervenants ».

Ainsi, Anthropic rejoint Microsoft et OpenAI dans la course à la construction d’un outil qui récupèrera le plus de données possibles sur ce que nous faisons sur nos ordinateurs. Si Microsoft essaye d’imposer sa fonction Recall dans Windows depuis quelque temps, OpenAI a lancé plus récemment son « Computer History » qui agit comme un super keylogger pour récupérer le plus de données.

Néanmoins, l’entreprise de Dario Amodei semble y aller plus doucement, peut-être en imaginant que les grenouilles ne s’enfuient pas si on augmente progressivement la température de l’eau. Ainsi Anthropic assure à ses utilisateurs qu’ils peuvent désactiver la mémorisation.

Une mémorisation au fil de l’eau par défaut, sauf sur les sujets jugés « sensibles » par Anthropic

Mais celle-ci, si elle est activée comme c’est le cas par défaut, se fait maintenant au fil de l’eau. « Claude enregistre désormais les sujets dans sa mémoire au fur et à mesure de la conversation, au lieu de résumer les échanges une fois ceux-ci terminés », explique Anthropic. La mémorisation se fait sans que l’utilisateur tape « souviens-toi de ça » dans le chat.

L’entreprise ajoute que, « par défaut, Claude ne conserve pas d’informations relatives à des sujets personnels ou sensibles, tels que votre santé, votre origine ethnique, vos convictions religieuses, vos opinions politiques, votre identité de genre et d’autres domaines similaires ». Sur ces sujets-là, l’utilisateur doit activer lui-même la mémorisation s’il veut que les outils d’Anthropic les gardent dans leur mémoire collective :

Précisons qu’Anthropic ne donne pas beaucoup de granularité : l’option ne permet que d’activer ou non le fait d’inclure les sujets considérés comme « sensibles » par l’entreprise elle-même.

Anthropic fournit aussi un accès aux données enregistrées par son outil avec lequel il est possible de les lire mais aussi de les modifier ou de les supprimer : « Les fichiers sont courts, et une correction porte ses fruits partout : il suffit de corriger l’ancien nom de votre entreprise dans un seul fichier pour que toutes les conversations ultérieures l’indiquent correctement », affirme Anthropic.

Remarquons qu’Anthropic ne prévoit pas (pour l’instant ?) la fusion de cette mémoire avec celle utilisée par Claude Code.

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gTLD : de nouvelles extensions arrivent : .gram, .coin, .agent ou peut-être .meta ?

.pwned aussi ?
gTLD : de nouvelles extensions arrivent : .gram, .coin, .agent ou peut-être .meta ?

Après 14 ans d’attente, de nouvelles extensions, ou plutôt de nouveaux domaines génériques de premier niveau (gTLD), vont bientôt voir le jour. L’ICANN a fermé les inscriptions au nouveau round de demandes. On devrait connaître officiellement toutes les candidatures en octobre, mais certains, comme Telegram, ont déjà révélé avoir demandé des extensions. Next vous explique les enjeux.

Après le .xyz, le .amazon ou le .alsace, verra-t-on arriver des URL se finissant par .agent, .coin, .slides, .gram, .socialmedia, .meta ou d’autres terminaisons encore plus spécifiques ? C’est l’enjeu du nouveau round des nouveaux domaines génériques de premier niveau (gTLD) qui a lieu cette année.

L’ICANN a ouvert les candidatures pour la délégation de nouveaux gTLD en avril et les a fermées le 12 août dernier. Le lendemain, l’autorité de régulation d’Internet en charge de l’affectation des noms de domaine de premier niveau annonçait 1 600 candidatures, tout en précisant que ce ne serait pas forcément le nombre final de candidatures puisque les candidats avaient jusqu’au 19 août pour payer la facture du dossier : 227 000 dollars par demande minimum, à quoi s’ajoutent parfois des frais supplémentaires. L’ICANN prévoit de dévoiler toutes les candidatures mi-octobre.

Six mois avant l’ouverture des candidatures, le PDG de l’ICANN, Kurtis Lindqvist, évoquait sur Next un certain « frémissement » dans la communauté. Mais cette fois-ci, elle en aura reçu un peu moins qu’en 2012 : à l’époque, l’autorité avait communiqué sur 2 091 candidatures. Au final, au gré des refus de l’ICANN et des éventuels désistements, il ne pourrait rester qu’une liste d’un millier de nouveaux gTLD.

Les demandes de gTLD peuvent être faites pour une marque comme le .bnpparibas, le .sncf ou le .google, pour une région géographique comme le .alsace ou le .paris ou encore pour un terme générique comme le .lol ou le .guru ou le .xyz (tous ces exemples de gTLD ont été validés lors du round précédent).

Précisons que les TLD de marques ne peuvent être utilisés pour revendre des domaines de deuxième niveau. Ainsi, Google ne peut utiliser le .google que pour ses services et ne peut pas vendre des noms de domaine en nom.google, par exemple.

Pourquoi l’ICANN a-t-elle lancé des rounds de création de nouveaux gTLD en 2012 et vient de le faire de nouveau en 2026 ? « C’était pour amener du choix et de la concurrence », nous explique Benjamin Louis, créateur du .alsace. « L’espace de nommage .com, .net, .fr, qui est ancien, commençait à saturer, ce qui avait comme effet de doper un second marché à des prix qui devenaient loufoques. L’ICANN a décidé de laisser à peu près n’importe qui créer son extension ».

Telegram sur la liste de départ, peut-être aussi Meta et beaucoup d’autres acteurs du secteurs


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