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SpaceXAI accusé d’avoir utilisé des photos pédocriminelles pour entrainer Grok

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SpaceXAI accusé d’avoir utilisé des photos pédocriminelles pour entrainer Grok

Dans une plainte déposée par une femme, l’entreprise d’Elon Musk est accusée d’avoir entrainé son IA générative Grok sur des photos et des images générées par IA pédocriminelles.

Attention : le sujet de cet article est particulièrement difficile et certains détails évoqués peuvent heurter.

Après avoir été accusée d’avoir laissé Grok générer des milliers de contenus pédocriminels pour les utilisateurs de X, SpaceXAI (xAI, l’ancien nom de l’entreprise d’IA générative d’Elon Musk est utilisé dans la plainte dont il est question) va de nouveau devoir se défendre devant la justice états-unienne concernant l’utilisation de ce genre de contenus. Mais, pour la première fois, elle va aussi devoir répondre de l’accusation d’avoir utilisé des contenus pédocriminels pour entrainer son IA.

En effet, une victime-survivante de viols et d’agressions sexuelles dans les années 2000, lorsqu’elle était très jeune enfant, vient de porter plainte contre l’entreprise d’Elon Musk. Sa plainte [PDF] (obtenue par Arstechnica et d’autres médias américains) est déposée en tant que « class action » pour que toute personne située aux États-Unis et « dont des images et vidéos d’elle prises lorsqu’elle était mineure, ont été modifiées par Grok pour produire de la pédopornographie » puisse s’y joindre.

Des photos utilisées par Grok étaient déjà estampillées comme pédocriminelles

Le document explique qu’elle « a été victime à plusieurs reprises de viols et d’abus sexuels alors qu’elle était mineure, dans le but précis de produire du matériel pédocriminel destiné à être diffusé sur Internet, qui continue de circuler en ligne à ce jour ».

Ces photos ont été ajoutées à la liste de hash du National Center for Missing & Exploited Children (NCMEC), une organisation états-unienne qui s’occupe des affaires de mineurs disparus et exploités et de son homologue canadien, le Centre canadien de protection de l’enfance. La plaignante s’est volontairement inscrite au programme qui permet à ses avocats d’être alertés lorsqu’un nouveau cas d’utilisation des photos d’elle fait l’objet d’une enquête.

Et cette alerte leur a été envoyée à propos d’enquêtes concernant SpaceXAI. « En effet, sur les forums en ligne fréquentés par des délinquants, on trouve des messages dans lesquels ces derniers discutent de la création de contenus pédocriminels générés par IA mettant en scène la plaignante et d’autres victimes de pédocriminalité connues de longue date », relate le document.

Mais la plainte évoque aussi le fait que « du contenu pédocriminel représentant la plaignante, dont les valeurs de hachage sont connues depuis longtemps, a été utilisé dans le cadre de l’ensemble de données exploité par xAI ». Les avocats expliquent que le Centre canadien de protection de l’enfance a, lui, identifié des images pédocriminelles générées par xAI dans lesquelles la victime-survivante est représentée.

Ils insistent sur le fait que chaque fois que Grok crée une image pédocriminelle d’elle ou qu’il republie une photo pédocriminelle d’elle, cette IA générative lui inflige une nouvelle blessure.

Des soupçons sur leur utilisation pour l’entraînement

Mais, « étant donné que les conditions d’utilisation de Grok considèrent par défaut les publications publiques sur X et les propres résultats de Grok comme des données d’entraînement », expliquent les avocats, « la publication d’une image ne se limite pas à la rendre visible aux internautes, mais cela alimente également directement le pipeline utilisé par xAI pour entraîner et améliorer son modèle, et ainsi générer d’autres images ».

La plainte insiste : « étant donné qu’il est techniquement difficile d’éliminer totalement l’influence d’un exemple d’entraînement sur un modèle déjà entraîné, et que xAI n’a pas publiquement affirmé y être parvenu, tout contenu pédocriminel intégré à l’entraînement avant son retrait a probablement continué à influencer les résultats du modèle, même après que les images originales ont été retirées de l’espace public ». Et les avocats ajoutent que si l’entreprise a indiqué filtrer les contenus « violents », elle ne l’a pas explicitement indiqué concernant les contenus NSFW, pédocriminels ou les images intimes non consensuelles.

« Au lieu de prendre les précautions nécessaires pour empêcher la création d’images à caractère sexuel non consenties, dont des images pédocriminelles, xAI et son fondateur, Elon Musk, ont choisi de tirer profit de l’appétit des prédateurs pour les images et vidéos à caractère sexuel non consenties représentant des personnes réelles, y compris des enfants », accusent les avocats de la victime-survivante.

Elle demande que xAI ait l’interdiction de générer, de posséder, ou de transporter des images pédocriminelles d’elle et des autres victimes, mais aussi que l’entreprise ait l’obligation de détruire toutes les images pédocriminelles que son IA a générées. Comme elle a choisi de faire de cette plainte une « class action », toutes les victimes situées aux États-Unis pourront obtenir des réparations financières si l’entreprise est condamnée.

Contactée par nos consœurs d’ArsTechnica et de Law360, SpaceXAI n’a pas répondu.

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☕️ En Europe, Google ne dévalorisera plus les contenus sponsorisés des sites de presse



Pour se plier au DMA européen, Google vient d’annoncer que son moteur de recherche n’allait plus considérer les contenus sponsorisés publiés automatiquement sur les sites de presse comme du spam.

En novembre 2025, la Commission européenne avait annoncé l’ouverture d’une enquête contre Google soupçonnant l’entreprise de « réduire la visibilité des contenus des éditeurs de médias ». Elle affirmait que la politique relative à l’abus de la réputation d’un site de Google « déclassait les sites web et les contenus des médias d’information et d’autres éditeurs dans les résultats de recherche Google lorsque ces sites comportaient du contenu provenant de partenaires commerciaux ».

Page d'accueil de google

La Commission donnait aussi le point de vue de Google : « cette politique vise à lutter contre les pratiques qui auraient pour but de manipuler le classement dans les résultats de recherche ». Et, en effet, depuis mars 2024, l’entreprise avait mis à jour ses règles concernant le spam. Elle y expliquait qu’elle considérait qu’un site utilisait sa réputation de façon abusive « lorsque des pages tierces sont publiées sans supervision ni implication étroite de la part du propriétaire, et que le but est de manipuler le classement dans les résultats de recherche en tirant parti des signaux de classement du site propriétaire ».

Elle ajoutait : « il s’agit des pages sponsorisées, publicitaires, de partenaires ou de tiers qui sont généralement indépendantes de l’objectif principal d’un site hôte ou qui ont été créées sans une supervision ni une implication étroite du site hôte, et qui ne présentent que peu ou pas d’intérêt pour les utilisateurs ».

Mais pour la Commission, « cette politique semble avoir un impact direct sur un moyen courant et légitime pour les éditeurs de monétiser leurs sites web et leurs contenus ».

Google lâche donc, en Europe, du lest sur cette politique. « À la suite de discussions avec la Commission européenne, nous adaptons notre approche en matière d’application de la réglementation au sein de l’Espace économique européen (EEE) et clarifions les critères que nous prenons en compte lors de la mise en œuvre de cette politique », affirme-t-elle.

À partir du 30 août prochain, en Europe seulement, les actions manuelles de Google contre ce genre de pratiques n’affecteront plus le classement des pages incriminées. L’entreprise note qu’elle continue de les étiqueter comme des spams dans son système pour qu’à terme, ces pages soient quand même classées indépendamment du reste du site.

« Bien que nous restions préoccupés par le fait qu’une application trop large du DMA puisse nous empêcher de lutter contre les menaces réelles pesant sur l’intégrité de nos résultats de recherche, nous estimons que cette approche nous permet de lutter contre les tentatives de manipulation des résultats de recherche destinées à nos utilisateurs », assure-t-elle.

« Nous nous félicitons de l’abrogation de cette mesure, qui pénalisait injustement les éditeurs et les autres utilisateurs professionnels de Google Search », a déclaré à Reuters Thomas Regnier, porte-parole de la Commission européenne. « Grâce au DMA, Google Search ne reléguera plus les publications de presse au second plan au seul motif qu’elles hébergent du contenu tiers », a-t-il ajouté. « La Commission va désormais surveiller l’application de cette nouvelle politique afin de s’assurer qu’elle est conforme au DMA ».

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Pentagone contre Anthropic : la justice considère les mesures illégales et sans fondement

Le fait du prince ne passe pas
Pentagone contre Anthropic : la justice considère les mesures illégales et sans fondement

L’administration de Donald Trump avait classé Anthropic dans la liste des entreprises à risque pour la chaîne d’approvisionnement du Pentagone. La justice états-unienne vient de déclarer cette décision illégale.

Donald Trump ne peut pas imposer les sanctions qu’il avait décidées à Anthropic, a jugé Rita Lin, la juge en charge de l’affaire qui oppose le Département de la Défense des États-Unis à l’entreprise. Elle a qualifié d’ « illégales et sans fondement » ces mesures.

Rappelez-vous : entre fin février et début mars, le torchon brûle entre Donald Trump et le CEO d’Anthropic, Dario Amodei. Le président états-unien demande d’abord publiquement à son administration « de CESSER IMMÉDIATEMENT toute utilisation de la technologie d’Anthropic ». Quelques jours après, la sanction administrative tombe officiellement : Anthropic a été désignée « fournisseur à risque pour la sécurité nationale ».

Le Pentagone est revenu sur son accusation de backdoor

Si Dario Amodei s’est excusé publiquement d’avoir affirmé dans une note interne « Nous n’avons pas fait d’éloges à Trump dignes d’un dictateur (contrairement à Sam [Altman, ndlr]) », il ajoutait que son entreprise allait contester la décision devant la justice.

Six mois après, la juge Rita Lin, chargée de l’affaire, lui a donc donné raison. Dans sa décision [PDF], elle explique que le Pentagone est « désormais revenu sur l’argument central de son évaluation des risques, qui reposait sur l’hypothèse selon laquelle Anthropic disposerait d’une backdoor pour avoir accès à sa technologie une fois celle-ci déployée dans un système de sécurité nationale ».

« Il apparaît désormais clairement qu’Anthropic ne dispose incontestablement d’aucun accès de ce type et que, comme le reconnait la défense, la technologie d’Anthropic ne présente en soi pas plus de risques pour la sécurité nationale que n’importe quel autre modèle d’intelligence artificielle de type « boîte noire » », ajoute-t-elle.

« Invoquer à tort et à travers la sécurité nationale ne constitue pas un blanc-seing »

La juge en profite pour rappeler au gouvernement américain quelques petites règles. Ainsi, dans le document, Rita Lin écrit :

« Il est certain que le gouvernement mérite une certaine déférence sur les questions cruciales de sécurité nationale. Cependant, les propos et les actes de la défense à l’époque confirment que les mesures contestées étaient motivées par la volonté de faire d’Anthropic un exemple public en raison de son « arrogance » à critiquer le gouvernement, et non par un motif concret permettant de croire qu’Anthropic saboterait réellement son modèle ».

Elle ajoute que « le fait d’invoquer à tort et à travers la sécurité nationale ne constitue pas un blanc-seing pour punir et exercer des représailles contre les détracteurs du gouvernement ».

Dans sa décision, Rita Lin explique que, quelques jours seulement avant que l’administration Trump annonce ces mesures de rétorsion, le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a proposé d’appliquer le Defense Production Act à Anthropic, « ce qui aurait signifié que l’entreprise est essentielle à la sécurité nationale plutôt qu’une menace pour celle-ci ».

Elle poursuit en constatant que le Pentagone a continué à négocier un contrat avec Anthropic après les annonces de Donald Trump, affirmant même : « Nous sommes très proches d’un accord ».

« Même aujourd’hui, le gouvernement discute d’une collaboration avec Anthropic sur son nouveau modèle, Mythos, dans toute une série de contextes sensibles », explique-t-elle. Et de conclure : « Rien de tout cela n’est compatible avec une crainte légitime qu’Anthropic soit un saboteur qui empoisonnerait ses logiciels pour nuire à la sécurité nationale ».

« Nous continuons à nous attacher à collaborer de manière constructive avec le gouvernement afin de mettre l’intelligence artificielle au service de notre sécurité nationale, pour que tous les Américains puissent bénéficier de cette technologie », a déclaré sans trop de triomphalisme apparent un porte-parole de la startup dans un communiqué relayé par l’agence Associated Press.

Plus prompt à essayer d’imposer au Canada un nouveau nom au lac Ontario, Donald Trump n’a pas réagi à cette décision. Ni le Département de la Défense américain ni la Maison Blanche n’ont communiqué sur le sujet. Cette dernière n’a pas répondu aux questions de l’agence Associated Press.

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☕️ Ariane 6 réussit son premier lancement géostationnaire



Ariane 6 a lancé avec succès le satellite MTG-I2, ce jeudi 27 août au soir depuis le port spatial européen de Guyane.

Partie à 17h11 heure locale, la fusée européenne entamait son premier lancement géostationnaire pour déployer le 2ème satellite imageur Meteosat Troisième Génération. Celui-ci doit notamment fournir des images « pour la détection précoce d’orages à développement rapide, les prévisions météorologiques et la surveillance climatique », explique le communiqué d’Arianespace. Son prédécesseur, MTG-I1, avait été lancé en 2022 par Ariane 5.

2026 ESA-CNES-ARIANESPACE-ArianeGroup\Optique Video de CSG–S. Martin, licence ESA Standard

Ariane 6, en configuration à 2 boosters (Ariane 62, donc), a correctement placé MTG-I2 en orbite de transfert géostationnaire (GTO) à 2 778 km d’altitude au-dessus de l’équateur après 36 minutes de vol. Après séparation, le satellite a pu poursuivre sans incident sa trajectoire vers son orbite géostationnaire (GEO) opérationnelle à 36 000 km.

« Avec sa première mission vers l’orbite géostationnaire, Ariane 6 poursuit la démonstration de sa polyvalence et de sa précision », affirme Christophe Bruneau, président exécutif d’ArianeGroup. « Ce nouveau succès illustre sa capacité à répondre aux exigences des programmes spatiaux européens les plus stratégiques. Après l’introduction de la version à 4 boosters, puis des boosters améliorés P160C cette année, c’est une nouvelle étape dans la montée en cadence d’Ariane 6, la plus rapide de l’histoire pour un lanceur lourd ».

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Le FBI démantèle une infrastructure pirate ayant ciblé plusieurs agences US, la Chine accusée

Industrialisation massive
Le FBI démantèle une infrastructure pirate ayant ciblé plusieurs agences US, la Chine accusée

Les États-Unis ont annoncé avoir démantelé plusieurs plateformes d’un groupe de pirates qu’ils associent à la Chine. Ces outils ont permis au groupe QTFY d’obfusquer ses attaques contre plusieurs agences fédérales états-uniennes comme la NASA, la Réserve fédérale et même des ministères.

« Parmi les victimes des intrusions informatiques perpétrées par le groupe QTFY figurent l’Agence spatiale américaine (NASA), la Réserve fédérale, le département de l’Énergie, le département de la Justice, le département de la Santé et des Services sociaux, les Instituts nationaux de la santé (NIH) et le Sénat américain », a annoncé tout simplement le département de la Justice (DoJ) des États-Unis dans un communiqué.

Celui-ci qualifie sans détour QTFY comme un groupe de pirates financé par l’État chinois et précise même qu’ils sont employés par l’entreprise Nanjing Xinjiuwei Network Technology basée en Chine.

Des attaques remontant jusqu’en 2018

QTFY avait mis en place une infrastructure permettant de découvrir plus facilement des cibles et de se dissimuler derrière un réseau ORB (Operational Relay Box) pour opérer des attaques. Dans un document [PDF], le FBI et la NSA listent plusieurs activités de QTFY qu’ils ont pu détecter dans cette enquête.

Les deux agences remontent jusqu’à mai 2018 avec un audit de vulnérabilité au sein du département américain de l’Énergie et une « tentative infructueuse d’accès au réseau ». Mais d’autres événements semblent plus problématiques. Ainsi, elles recensent l’exploitation d’une vulnérabilité sur le VPN Pulse Secure du département de la Justice, de la Réserve fédérale et de la NASA en aout 2019.

Les outils de QTFY ont aussi permis l’utilisation, en septembre 2024, de failles zero-day dans l’Appliance Cloud Services de trois laboratoires du département de l’Énergie, du National Institute of Health (NIH) et de la Health Resources and Services Administration, ainsi que d’ « un fabricant américain de dispositifs de sécurité ». Ce dernier n’est pas nommé, mais Ivanti avait émis des bulletins correspondant aux failles exploitées en ce même mois de septembre 2024. Et les attaques ont continué jusqu’en 2026 où les outils de QTFY ont été utilisés pour scanner les systèmes des élections des États-Unis, sans succès selon les deux agences.

Les autorités états-uniennes ont collaboré sur le sujet avec Black Lotus, le laboratoire de cybersécurité de Lumen Technologies. Celui-ci a publié une longue analyse des outils mis en place par QTFY.

Des outils d’automatisation de la création de réseaux d’appareils piratés

Black Lotus explique que QTFY utilisait notamment quatre outils nommés QScan, Fast Labyrinth, QTRouter et QTProxy. Les deux plus importants sont QTrouter et Qscan.

Le premier sert de réseau d’obfuscation et permet donc de masquer l’origine d’une attaque. Black Lotus explique que QTFY a industrialisé la création de réseaux ORB (Operational Relay Box). Les ORB sont semblables à des réseaux de robots (botnets) sauf qu’ils sont décentralisés et ont des couches d’obfuscation plus efficaces. Cette industrialisation, QTFY l’a mise en place en « en exploitant une faille structurelle unique dans les architectures commerciales de contournement d’Internet : l’écosystème réseau chinois « Airport » ».

Selon Black Lotus, ces outils existant seulement en Chine y sont utilisés pour contourner le fameux « Great Firewall ». QTFY les utilise pour avoir une masse de machines de départ importante pour ses réseaux ORB.

Le second outil, Qscan, permet automatiquement de rechercher des appareils IoT cibles partout sur Internet, de les analyser, de les infecter et enfin de les ajouter au réseau de QTrouter.

Comme l’explique le document du FBI et de la NSA, « cela permet aux acteurs affiliés à QTFY de se fondre parmi les utilisateurs légitimes lorsqu’ils ciblent des organisations victimes ». Ce document ajoute que le réseau de QTrouter est composé de routeurs utilisant le logiciel OpenWRT modifié et s’authentifiant auprès de serveurs d’administration pointés par les URL « www.qtproxy[.]xyz » et « securelink.qtproxy[.]xyz ». « Les nœuds de QTRouter comprennent des adresses IP de services de proxy commerciaux (notamment un service de proxy appelé Fastlink), des adresses IP d’Alibaba Cloud et des appareils IoT compromis », ajoutent les deux agences de renseignement.

Elles ajoutent que QTFY a développé et maintenu, avec ces outils, au moins trois plateformes de gestion de botnets et d’appareils IoT corrompus.

La Chine s’offusque des accusations

Interrogée par Reuters, l’ambassade de Chine à Washington a affirmé ne pas être au courant des détails mentionnés dans la déclaration du ministère américain de la Justice et a ajouté que « le gouvernement chinois s’oppose fermement à toutes les formes de cyberattaques et les combat conformément à la loi ».

« Les États-Unis se servent des questions de cybersécurité pour “diffamer ou discréditer la Chine” », a-t-elle ajouté. L’ambassade a affirmé enfin que la Chine « s’oppose à ce que les États-Unis étendent à outrance la notion de sécurité nationale et s’en servent comme prétexte pour imposer des restrictions discriminatoires aux entreprises chinoises, et qu’elle défendra fermement les droits et intérêts légitimes de ces dernières ».

L’entreprise chinoise mise en cause par les autorités américaines, Nanjing Xinjiuwei Network Technology, n’a pas répondu aux demandes de l’agence de presse britannique.

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