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☕️ Recopie d’Android : les performances de scrcpy 5.0 décollent avec le décodage matériel



L’application scrcpy (pour « screen copy ») est un petit utilitaire multiplateforme permettant d’afficher sur le bureau de son ordinateur une copie miroir de son appareil Android. Cette copie peut être contrôlée au clavier et à la souris quand l’appareil est relié à l’ordinateur par câble USB, à condition d’avoir activé le mode débogage USB dans les options pour développeurs, dans les paramètres d’Android. Le code est open source (licence Apache 2.0) et disponible depuis son dépôt GitHub.

La version 5.0 de l’application est sortie le 5 octobre. Elle apporte une nouveauté de taille : la prise en charge du décodage matériel. Un ajout important, car l’image miroir est alimentée par un flux vidéo. En clair, les opérations passent par le GPU, avec à la clé des gains majeurs sur l’utilisation du CPU, d’un facteur allant jusqu’à 10 dans le meilleur des cas. Les gains sont cependant très variables d’une configuration à une autre.

Cette version 5.0 contient d’autres améliorations, notamment sur le tampon vidéo. On note aussi le passage à adb 37.0.1, FFmpeg 9.0.2, SDL 3.4.18 et dav1d 1.5.4, l’arrivée d’une version compilée pour Windows ARM64 et plusieurs corrections.

scrcpy 5.0 peut être téléchargé depuis son dépôt GitHub, l’application n’ayant pas de site dédié. C’est le seul moyen sur macOS ou Windows, mais les utilisateurs sous Linux auront sans doute des options supplémentaires, l’utilitaire étant souvent présent dans les dépôts. Sous Ubuntu par exemple, une version en paquet Debian et une autre en snap, mais non officielles et non mises à jour pour l’instant.

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LibreOffice : pas d’IA tant qu’elle ne remplira pas les critères de la Document Foundation

L'IA, une fonction comme les autres
LibreOffice : pas d’IA tant qu’elle ne remplira pas les critères de la Document Foundation

La Document Foundation a clarifié sa position sur l’IA. Si elle n’a rien contre les LLM par principe, elle n’inclura aucune fonction dopée à l’IA tant que l’utilisation des modèles ne pourra pas se faire dans un cadre strict.

Dans un billet, The Document Foundation explique que « oui », le fait de n’avoir aucune fonction IA dans LibreOffice est bien une fonctionnalité. C’est la réponse de la fondation à un commentaire narquois laissé sur un billet précédent, qui annonçait la disponibilité de LibreOffice 26.8.

Cette version présentait toute une série d’améliorations, notamment sur la typographie avec le Paragraphe Composer qui répartit les espaces sur l’ensemble du paragraphe, les systèmes d’écriture complexes et une meilleure prise en charge du format OOXML. Le billet contenait en outre un chapitre « No artificial intelligence », dans lequel la fondation revendiquait plusieurs points : aucune fonctionnalité d’IA générative, aucun document transmis à un service distant, aucun composant nécessitant l’accès au réseau. Une position délibérée, motivée par la confidentialité des données selon la fondation.

Source : LibreOffice

Dans le nouveau billet, signé Italo Vignoli, cette revendication est précisée. L’auteur indique que la fondation ne rejette pas l’IA par principe. Cependant, « une suite bureautique utilisée par des dizaines de millions de personnes – dans les écoles, les hôpitaux, les organismes publics, les cabinets d’avocats et des milliers d’autres organisations – n’ajoutera aucune fonctionnalité à sa configuration par défaut tant que cette fonctionnalité ne pourra pas être mise en œuvre dans les conditions définies par le projet conformément à ses principes ».

Six principes obligatoires

En clair, la fondation n’ajoutera pas de fonctions alimentées par l’IA tant qu’elles ne pourront pas obéir à l’ensemble de ces six principes :

  1. L’utilisateur choisit où s’exécute l’inférence : sur son appareil, sur une infrastructure qu’il contrôle, ou sur un service qu’il choisit lui-même. Une redirection silencieuse par défaut vers un seul fournisseur n’est pas un choix.
  2. Aucun contenu ne quitte l’ordinateur sans autorisation explicite. Les documents peuvent relever de données protégées (dossiers médicaux, pièces de procédure, marchés publics, données d’élèves).
  3. Aucune télémétrie, y compris pour les fonctions d’IA.
  4. Aucune dépendance à un fournisseur unique : les interfaces doivent être ouvertes et implémentables par plusieurs moteurs.
  5. Le contenu généré doit être en ODF, avec structure, styles et sémantique préservés.
  6. La fonction doit rester entièrement facultative : installable, désinstallable et absente de l’interface pour qui n’en veut pas, y compris pour les administrateurs qui déploient la suite sur des milliers de postes.

Sans trop de surprise, aucune intégration actuelle ne remplit toutes ces conditions. La fondation recommande aux personnes intéressées de se tourner vers les extensions, la plupart se connectant à un modèle local via Ollama ou LM Studio. Elle recommande également de sélectionner ces extensions avec soin, car elles n’ont pas toutes le même degré de maturité. Il faut notamment contrôler les éventuels points de terminaison cloud et ce que le fournisseur associé fait des données reçues.

Aucune incitation économique

La fondation en profite pour égratigner Microsoft, sans toutefois nommer la firme : « Pour une entreprise qui vend des abonnements, un assistant IA justifie une augmentation de prix et renforce l’argument en faveur de la conservation de tous les documents dans sa propre infrastructure. La fonctionnalité et le modèle économique se renforcent mutuellement, donc l’intégration est non seulement attrayante mais presque obligatoire ».

Un constat difficilement contestable, Microsoft ayant effectivement intégré de force Copilot dans ses abonnements Microsoft 365, augmentant les prix au passage. « La Document Foundation est une organisation à but non lucratif. Il n’y a pas de niveaux d’abonnement à protéger, pas de ventes supplémentaires, pas de données à monétiser », ajoute Italo Vignoli.

La fondation insiste : les critères énumérés ne constituent pas un rejet définitif. Elle note les évolutions spectaculaires du secteur de l’IA, en particulier les modèles ouverts qui « s’améliorent bien plus vite que la plupart d’entre nous ne l’avaient anticipé ». Elle affirme qu’elle évaluera « très attentivement » les approches répondant à toutes ces conditions.

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