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Un « VPS » EPYC pour moins de 1 euro par mois : on a testé Stardust de Scaleway

Get ready for IPv6
Un « VPS » EPYC pour moins de 1 euro par mois : on a testé Stardust de Scaleway

Un VPS pour moins de 1 euro par mois avec un cœur AMD EPYC, 1 Go de mémoire vive et 10 Go de stockage avec de bonnes performances ; c’est ce que propose Scaleway avec son Stardust1-S. La disponibilité (SLA) n’est cependant pas garantie. On vous explique, benchmark à l’appui.

Dans le monde du cloud, il existe plusieurs types de machines accessibles aux clients. Les serveurs dédiés tout d’abord, dont le nom est parlant : vous avez l’intégralité de la machine pour votre seul usage. Il y a ensuite les VPS (serveurs privés virtuels), avec une partie des ressources seulement pour vos usages et un paiement souvent au mois.

Enfin, les instances, très proches des VPS mais que l’on pourrait davantage comparer à des Lego avec un paiement à l’usage (souvent à l’heure). Vous avez besoin d’un GPU pour essayer une IA générative pendant 3 h ? Vous ne payez que le temps passé dessus, pas un mois complet, à condition de bien libérer les ressources.

On parle de Lego car une instance est généralement bien plus souple : stockage, réseau et services sont ajustables indépendamment et peuvent même être partagés avec d’autres instances liées à votre compte. Techniquement, une instance avec CPU, mémoire, stockage et réseau qu’on utilise sur une longue période, c’est comme un VPS. Les hébergeurs affichent habituellement le prix à l’heure et le total mensuel pour un usage 24/7.

Stardust : poussière d’EPYC et 1 Go de RAM pour 0,53 euro par mois

Un VPS est livré clés en main, c’est plus facile pour un premier usage. Configurer une instance demande parfois un peu plus de dextérité, sans rien d’insurmontable. Scaleway propose une instance très intéressante dans sa gamme Development : Stardust1-S. Attention, l’hébergeur précise que cette gamme est prévue pour les « charges de travail non critiques : mieux adaptées aux tests et au développement », d’où son nom.

Scaleway ne s’engage pas sur un SLA, ou Service Level Agreement, c’est-à-dire sur la disponibilité de son service. Les deux autres instances CPU de Scaleway (General Purpose et Specialized) ont un SLA jusqu’à 99,5 % (aucun SLA pour Development). Dans la pratique, nous utilisons des instances Stardust depuis plusieurs jours sans aucune coupure jusqu’à maintenant.

Stardust1-S se contente du strict minimum : 1 cœur virtuel, 1 Go de mémoire et 100 Mb/s de bande-passante (mais cela ne concerne que l’upload, nous y reviendrons pendant les tests). Toutefois, la partie CPU est intéressante : un « AMD EPYC 7281 ou équivalent ».

Cette instance est souvent en rupture et, au moment de passer commande pour nos tests, il n’y avait de la disponibilité qu’à Amsterdam et à Varsovie, pas à Paris. Elle est annoncée à 0,00072 euro (TTC) de l’heure, soit environ 0,53 euro par mois (sur la base de 730 h en moyenne).

Pensez à changer le réseau et le stockage

Mais alors pourquoi une fois sélectionné, le résumé affiche 5,04 euros HT par mois ? Parce qu’il y a en plus le stockage et le réseau, que nous allons modifier pour faire baisser la facture à moins de 1 euro TTC par mois.


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French Tech : 71 des 80 start-ups deeptech confient leurs emails à des Américains

Les bras ne m’en tombent pas
French Tech : 71 des 80 start-ups deeptech confient leurs emails à des Américains

Les fournées de lauréats de la French Tech s’enchaînent et se ressemblent malheureusement sur la gestion de leurs emails : 71 startups sur 80 passent par des solutions étatsuniennes. Six sont chez des Français et une seule chez Proton. Cela soulève des questions de souveraineté et de dépendances.

Dans le cadre du programme French Tech 2030, le gouvernement vient d’annoncer « une nouvelle promotion de 80 start-up deeptech pour maîtriser les technologies et les ressources essentielles à notre économie et notre avenir ». Ambition affichée : « inventer et produire en France les technologies qui comptent ».

Huit secteurs d’activité sont mis en avant : intelligence artificielle, spatial, quantique, cybersécurité, robotique, semi-conducteurs, santé, énergie et décarbonation. Dans les 80 DeepTech, 79 % ont des activités à l’étranger et plus encore – 89 % – confient leurs emails à des entreprises étasuniennes (majoritairement Google et Microsoft) ; avec toutes les questions que cela soulève sur la dépendance et la souveraineté.

Pourtant, dans le communiqué de l’annonce, il est indiqué : « Parce que ce sont des entreprises qui développent des technologies hautement stratégiques, la Mission French Tech les sensibilise aux enjeux de souveraineté, de cybersécurité et de propriété intellectuelle et industrielle ».

8 sites seulement en .fr, le .com domine toujours largement

Sur les 80 entreprises lauréates, 79 ont un site web, seul Valmy (dans la catégorie IA) n’en a pas. La French Tech ne semble pas beaucoup s’intéresser à l’extension nationale .fr : 8 sites seulement sont en .fr, contre 48 en .com (géré par l’Américain Verisign). Il y a également 10 sites en .ai, 4 en .io et 3 en .eu. Glimps a décidé d’utiliser un .re, l’extension officielle de La Réunion (gérée par l’Afnic, comme le .fr) alors que l’entreprise est en Bretagne. Soit.

Quoi qu’il en soit, trois entreprises utilisent un domaine en .fr pour leurs emails (ceux identifiés sur leur site pour le contact), alors que leur site principal est en .io ou .com : Evertrust, Inbolt et Shark Robotics. Notez que le site en .fr redirige automatiquement vers le domaine principal.

Le cas inverse existe aussi chez One Biosciences : son site principal est en .fr, mais les emails en .com (et aussi en .fr, les deux sont référencés). U-Space est particulier : le site officiel est u-space.fr, l’adresse de contact contact@u-space.com… mais c’est une erreur, le bon email (indiqué plus bas dans la page) est contact@u-space.fr. Embêtant, d’autant que le domaine u-space.com propose des box de stockage à Kashiwa… au Japon. Nous avons signalé la boulette à l’entreprise.

DeepTech 80 : les emails de 85 % des lauréats chez Google ou Microsoft

Qu’en est-il des enregistrements MX et donc des serveurs par lesquels passent les emails ? Sans aucune surprise, Microsoft et Google dominent plus que largement avec pas moins de 68 entreprises de la sélection DeepTech, soit 85 %.

Les deux géants sont à peu près à 50/50 sur les 68 entreprises.


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VPS à moins de 5 € par mois : notre comparatif d’une dizaine d’offres européennes

Envie d’avoir Votre Petit Serveur ?
VPS à moins de 5 € par mois : notre comparatif d’une dizaine d’offres européennes

Dans la jungle des fournisseurs, il n’est pas toujours facile de trouver le bon VPS, celui adapté à vos besoins et usages. Next vous propose un comparatif des modèles d’entrée de gamme, à 5 euros ou moins. Il y a déjà une dizaine d’offres, avec des caractéristiques bien différentes. Par la suite, nous comparerons une quarantaine de VPS à moins de 10 euros par mois.

Sur Next, nous avons déjà publié plusieurs tutos pour reprendre la gestion de vos données à l’aide d’un VPS. C’est un serveur privé virtuel, un petit « morceau » de serveur réservé à votre usage, dont il est possible d’augmenter ou de diminuer les performances en fonction des besoins.

Nous avons commencé par auto-héberger le gestionnaire de mots de passe Vaultwarden, puis installé un VPN avec WireGuard et un lecteur de flux RSS maison, avec Wallabag en bonus. La sécurité est importante, et nous ne l’avons pas laissée de côté.

Au début de l’année, nous avions comparé et testé des VPS à moins de cinq euros. Depuis, des hausses successives – imputées à la pénurie des puces de mémoire – ont été annoncées par les hébergeurs européens. Faire un nouveau tour d’horizon est donc nécessaire, tout en élargissant un peu nos chakras à d’autres fournisseurs de service. Ils sont tous français ou européens, avec des datacenters au sein de l’Europe, et même de l’Union européenne (à l’exception d’Infomaniak, en Suisse).

Dans la première partie de ce dossier, nous allons de nouveau nous concentrer sur les serveurs virtuels à moins de 5 euros par mois. Nous pousserons à 10 euros dans la seconde partie de notre dossier, avec un descriptif des points à savoir de chaque fournisseur.

Quoi qu’il en soit, pour moins de 5 euros, il ne faut pas attendre des foudres de guerre, mais on peut avoir entre 1 et 2 vCore. Ce sont des cœurs virtuels, rattachés aux cœurs physiques (avec ou sans hyperthreading) du processeur installé dans le serveur. Pour moins de 5 euros, vous avez généralement 1 ou 2 Go de mémoire vive, parfois 4 Go. Côté stockage, quelques dizaines de Go ; mais un VPS se démarque avec 200 Go de stockage… Attention par contre aux caractéristiques techniques.

Un VPS dès 1,62 euro par mois !

Nous avons une dizaine de possibilités, avec un tarif plancher à 2,22 euros et même moins de deux euros si vous êtes prêt à lâcher IPv4 pour ne passer qu’en IPv6. Commençons par un tableau récapitulatif de la petite dizaine d’offres du moment :


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