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☕️ OnePlus quitte l’Europe et les États-Unis



L’aventure européenne et américaine de OnePlus a pris fin. Après des mois de rumeurs, la marque cesse de lancer de nouveaux produits sur ces marchés, se contentant de la Chine. La maison mère Oppo assure néanmoins que les appareils OnePlus en circulation continueront de recevoir des mises à jour logicielles, et que les garanties seront honorées.

Le OnePlus 15.

Fin de partie pour OnePlus en Europe et aux États-Unis. Le constructeur chinois de smartphones a annoncé une forte réduction de voilure, qui était attendue depuis un moment. Les nouveautés de la marque ne seront plus commercialisées sur ces marchés, mais le support après-vente reste en place, ainsi que la livraison de mises à jour logicielles.

Le service client reste « ouvert et réactif », conformément aux obligations de garantie et d’assistance. Les smartphones compatibles recevront ColorOS 17, la surcouche Android développée par Oppo, le propriétaire de OnePlus. Oppo et OnePlus ont commencé à se rapprocher en 2021, avec la fusion d’OxygenOS (la surcouche OnePlus) avec ColorOS. Néanmoins, les deux entreprises continuaient de vivre l’une à côté de l’autre, avec une base de code commune.

Aucune raison n’a été donnée pour expliquer ce retrait des marchés occidentaux. Bloomberg rapporte néanmoins que l’activité smartphones d’Oppo fait face à de sérieuses difficultés financières aux États-Unis, en Europe et en Inde. Sans oublier les préoccupations géopolitiques outre Atlantique.

Dans le cadre de cette restructuration, OnePlus devrait se recentrer sur son marché domestique chinois tandis que Realme, autre marque du groupe, pourrait de son côté se focaliser sur les marchés nordiques (Suède, Finlande, Norvège, Danemark) où elle rencontre davantage de succès. 

OnePlus s’est lancée fin 2013. Emmené par Pete Lou, transfuge d’Oppo et Carl Pei – qui a depuis fondé Nothing –, le constructeur s’est rapidement bâti une belle réputation auprès des utilisateurs Android, avec des modèles au bon rapport qualité/prix. Le slogan de la marque, « Never Settle » (quelque chose comme « Toujours viser plus haut ») figure ironiquement dans l’annonce de la fin d’activité.

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Bruxelles impose à Google d’ouvrir Android aux assistants IA et ses données de recherche

Opération portes ouvertes
Bruxelles impose à Google d’ouvrir Android aux assistants IA et ses données de recherche

Bruxelles fixe les nouvelles règles que devra respecter Google en vertu du règlement sur les marchés numériques (DMA). Au menu : d’importants changements pour ouvrir Android aux assistants IA et aux moteurs de recherche rivaux.

La Commission européenne vient de préciser comment Google doit appliquer deux obligations inscrites dans le DMA (l’entreprise étant un contrôleur d’accès). Ce n’est pas une sanction ni une nouvelle enquête pour infraction, mais de nouvelles règles à suivre, suite à une enquête lancée en janvier.

« Nous voulons soutenir l’innovation et la diversité dans l’Union européenne, en permettant une concurrence équitable sur les marchés des assistants d’IA destinés aux appareils Android et des moteurs de recherche », explique Henna Virkkunen, vice-présidente de la Commission en charge de la Souveraineté technologique. « Nous espérons voir émerger des solutions alternatives à Google Search et aux services d’IA de Google, comme Gemini, et offrir aux utilisateurs européens un plus grand choix de services. »

Des données Google pour les moteurs de recherche

À compter de janvier prochain, Google va devoir partager davantage de données de recherche avec les moteurs rivaux. La Commission exige en effet que les données produites par la recherche de Google (les requêtes, les clics et autres signaux) soient accessibles à la concurrence, qui a besoin de ces informations pour entraîner et optimiser leurs propres services.

Au vu du poids énorme de Google sur le marché de la recherche en ligne (90 % en Europe), c’est le seul acteur capable de recueillir autant de données à une si grande échelle. L’entreprise américaine devra donc mettre à disposition ce trésor d’informations aux moteurs de recherche classiques, ainsi qu’aux chatbots et autres agents IA qui intègrent une fonction de recherche en ligne.

Google aura la possibilité de refuser un demandeur s’il représente un risque grave pour la sécurité des données personnelles. Des données qui seront anonymisées à plusieurs niveaux. Bruxelles trace une autre ligne rouge : pas question d’exploiter ces données pour entraîner des modèles d’IA ou améliorer des services n’entretenant aucun lien avec la recherche en ligne (comme le profilage des internautes ou la publicité ciblée).

Il ne s’agit pas non plus de créer un clone de Google, en reproduisant ses résultats de recherche. Tout cela ne sera cependant pas gratuit : Google pourra facturer cet accès, en fonction d’une formule « équitable ».

Cet accès aux données de Google devrait améliorer la qualité des services des moteurs de recherche (on songe à Qwant ou Ecosia), par exemple dans la compréhension des requêtes, avec des propositions de saisie semi-automatique performantes ou des requêtes associées. Les systèmes de classement devraient aussi bénéficier des données du leader du secteur. La Commission espère aussi une amélioration de l’indexation : « Le jeu de données [de Google] peut aider ses bénéficiaires à déterminer quels sites doivent être indexés en priorité. »

La Commission espère ainsi favoriser l’émergence d’une offre diversifiée. « Les utilisateurs pourront ainsi privilégier les services correspondant à leurs préférences, qu’ils mettent l’accent sur la protection de la vie privée, la durabilité, des causes sociales ou qu’ils associent recherche et intelligence artificielle », précise l’exécutif.

La question de l’anonymisation des données a alimenté les débats entre Google et Bruxelles. Les mesures techniques ont été développées avec des experts en interne et externe, et suivent les bonnes pratiques de l’anonymisation. Plusieurs rounds de tests ont été réalisés avec Google. En avril, durant une de ces réunions, un chercheur de l’entreprise avait montré qu’il était possible d’identifier des utilisateurs à partir de données anonymisées, en quelques heures, comme le rapportait Politico.

Plusieurs recherches à la suite peuvent révéler une maladie, une adresse, un emploi, un déplacement ou d’autres éléments personnels, même lorsque le nom et l’adresse IP ont été supprimés. Une fois ces données transmises à des tiers, Google ne peut plus contrôler l’usage qui en sera fait, ni les fuites éventuelles. Un argument battu en brèche par des concurrents qui parlent d’instrumentalisation d’un risque pour limiter ou retarder la mise en œuvre d’une obligation qui menace l’avantage concurrentiel de Google.

Par ailleurs, ces données ne seront pas en accès libre : il faudra montrer patte blanche. Seuls les moteurs de recherche et les chatbots intégrant une telle fonction et jugés fiables pourront l’obtenir. Comme on l’a dit, Google pourra écarter les entreprises considérées comme risquées au regard du droit européen (entités sanctionnées ou contrôlées par certains pays tiers ou ne disposant pas de garanties suffisantes pour traiter des données sensibles) ; les demandeurs devront également respecter les règles du RGPD sur les transferts internationaux de données.

Les assistants IA traités comme Gemini

Deuxième gros chantier pour Google : l’ouverture plus large d’Android aux assistants IA. Actuellement, Gemini a un accès privilégié aux fonctions bas niveau du système d’exploitation. Les possibilités sont plus limitées pour les concurrents. Google devra leur ouvrir la porte.

Bruxelles compte 11 fonctions Android, dont l’accès permettra aux utilisateurs d’activer par la voix l’assistant de leur choix (à la manière de « Hey Google »). Les rivaux de Gemini seront en mesure d’effectuer plusieurs actions à la chaîne, par exemple rédiger et envoyer un courriel avec l’app de messagerie de leur choix ; d’automatiser certaines tâches comme la commande d’un repas (ouvrir l’app de livraison, sélectionner le menu désiré, renseigner les informations de livraison) ; de recevoir automatiquement des suggestions utiles ou des informations pertinentes dans les applications, sans que l’utilisateur ait besoin de les demander.

Image : Commission européenne

La plupart de ces fonctions devront être disponibles avec la prochaine révision majeure d’Android (Android 18), ou au plus tard le 1ᵉʳ août 2027. Seule exception : l’invocation par la voix devra être implémentée dans Android 19, ou le 1ᵉʳ août 2028 au plus tard. La Commission avait envoyé ses conclusions préliminaires fin avril.

« Les décisions prises aujourd’hui risquent d’affaiblir des garde-fous essentiels en matière de confidentialité et de sécurité pour des millions d’Européens », affirme Kent Walker, directeur juridique de Google. Il déplore que la Commission n’ait pas pris en compte les « nombreux éléments montrant les préjudices potentiels pour les utilisateurs ».

La décision concernant l’ouverture des assistants IA « menace la sécurité des appareils en accordant à des applications externes des autorisations sensibles et étendues, sans ces garde-fous », indique-t-il encore, alors que « les assistants d’IA peuvent déjà accéder de manière sécurisée aux fonctionnalités d’Android, les fabricants de smartphones jouant un rôle essentiel dans leur évaluation ».

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☕️ Suno a aspiré des millions de chansons pour entraîner son IA



Suno, la start-up spécialisée dans la génération de musique par IA, ne fait plus mystère de la provenance de ses données d’entraînement : elle a moissonné « pratiquement tous les fichiers musicaux de qualité raisonnable accessibles sur l’internet ouvert ». L’entreprise l’avait admis en 2024, à l’occasion d’une procédure en justice menée aux États-Unis par l’industrie du disque. On ignorait en revanche l’ampleur de cet « emprunt ».

Illustration : Flock

Un hacker a partagé avec 404media des données internes de Suno qui détaillent la manière dont l’entreprise a constitué ses bases de données. Elle a en fait mangé à tous les râteliers : YouTube Music, Deezer, Genius, Pond5, Jamendo, Freesound ou encore IMSLP. Les volumes sont considérables : il y a par exemple plus de deux millions d’extraits provenant de YouTube Music, ou encore des dizaines de milliers d’heures issues du catalogue de Deezer.

Le code subtilisé par le pirate montre aussi que Suno cherchait spécifiquement des versions a cappella sur YouTube, probablement pour mieux isoler et analyser les voix. Pour mener ses opérations à grande échelle, la start-up aurait fait appel aux infrastructures de Bright Data, spécialiste de la collecte automatisée de données.

Les documents et données présentés par le hacker semblent confirmer les accusations des maisons de disques selon lesquelles Suno aurait pillé absolument tout ce qu’il était possible de voler, sans s’occuper de la légalité du procédé. Le puissant lobby musical américain RIAA soutenait ainsi que Suno avait procédé à de l’extraction directe de fichiers audio depuis YouTube, en contournant les mécanismes anti-copie de la plateforme.

« Comme nous l’avons indiqué dans des documents publics, les modèles d’IA de Suno ont été entraînés à partir de fichiers musicaux accessibles au public et de métadonnées associées, disponibles sur des sites tiers sur l’internet ouvert », a expliqué un porte-parole à 404media. Son moissonnage du « web ouvert » s’arrête aux paywalls et aux protections par mot de passe, assurait aussi l’entreprise durant une procédure judiciaire.

Elle reprend aussi la défense classique des labos IA qui affirment que l’entraînement de leurs modèles relève du « fair use », l’exception américaine au droit d’auteur. Ce piratage pourrait en tout cas renforcer les arguments des ayants droit, en particulier s’il est prouvé que la jeune pousse a contourné des verrous techniques, siphonné des catalogues commerciaux ou enfreint les conditions d’utilisation des plateformes.

Le pirate explique également avoir eu accès aux coordonnées de centaines de milliers de clients de Suno, ainsi qu’à des informations liées à des paiements Stripe en pénétrant les systèmes de la société avec les identifiants compromis d’un salarié. L’entreprise a reconnu un incident survenu en novembre dernier, mais elle assure qu’aucune information personnelle sensible n’a été compromise. Elle indique également n’avoir aucun accès aux numéros complets des cartes bancaires stockées par Stripe.

Sur le front judiciaire, l’horizon s’est éclairci pour Suno, qui a signé en novembre dernier un accord avec Warner. Cela va lui permettre d’utiliser le catalogue de la major.

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☕️ La publicité se rapproche de l’application Plans d’Apple



Même si elle se fait attendre, il y aura bien de la publicité dans Plans d’Apple. La « fonction » a été annoncée en mars, et depuis aucun panneau n’est venu polluer l’application. Pas de panique, ça va venir.

Les fins de mois sont difficiles pour Apple, qui doit trouver de nouveaux moyens de redonner un peu de pep’s à des marges entamées par l’explosion des prix de la mémoire. Pourquoi ne pas demander un coup de main aux utilisateurs d’iPhone ? Eux qui ont déjà dépensé plus de 1 000 euros (parfois bien davantage) pour leur smartphone, seront probablement ravis de soutenir la PME cupertinienne en lui offrant un peu de leur temps de cerveau disponible.

Les utilisateurs de smartphones et de tablettes Apple subissent déjà de la publicité dans l’App Store. Ils devront bientôt l’endurer aussi dans l’app Plans. L’annonce remonte au mois de mars, mais depuis Apple n’avait pas donné de nouvelles. Le constructeur prépare le terrain, au travers d’une nouvelle politique applicable aux annonceurs et à leurs agences.

Image : Apple

Dans l’application de cartographie, les annonceurs peuvent promouvoir une entreprise, un produit ou un service, en respectant des règles et consignes parfois étonnantes. Ainsi des services à domicile : les plombiers, électriciens, serruriers, chauffagistes, spécialistes de la climatisation et de la lutte contre les parasites n’ont pas le droit de faire de la pub dans Plans. Ils pourront toujours en faire dans Google Maps.

Les services de caution judiciaire et les distributeurs automatiques de cryptomonnaies sont soumis à la même règle d’airain d’Apple. L’entreprise bannit les publicités politiques, les réclames pour les armes, le tabac, les drogues récréatives, les produits contrefaits, ainsi que les contenus violents ou sexuellement explicites, et bien sûr les services ou produits illégaux.

Les publicités pour des services médicaux seront examinées individuellement. Apple laissera passer les services financiers, les jeux d’argent, l’alcool ou les concours, bien sûr dans les pays où ils sont autorisés. Celles concernant des produits concurrents seront traitées au cas par cas. La publication de cette politique précède sans aucun doute le lancement à proprement parler, qui débutera dans le courant de l’été aux États-Unis et au Canada.

Dans Plans, les publicités apparaitront dans les « lieux suggérés », ainsi que dans les résultats d’une recherche. Il y a tout lieu de craindre un déploiement plus large : dans l’App Store, Apple avait commencé discrètement avec un bandeau dans le moteur de recherche. Depuis, on en trouve disséminées un peu partout.

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☕️ WhatsApp veut sauvegarder les conversations sans passer par Google Drive ou iCloud



WhatsApp travaille sur un système de sauvegarde en ligne des conversations sur ses propres serveurs, avec chiffrement de bout en bout. Et ce, aussi bien sur Android que sur iOS. Un moyen de libérer de l’espace dans Google Drive et iCloud, et d’imaginer des restaurations entre les deux plateformes.

Jusqu’à présent, la sauvegarde des conversations de WhatsApp se déroule soit dans Google Drive (sur Android), ou iCloud (sur iOS). Une solution simple, mais qui se heurte souvent aux limites de l’enveloppe de stockage des deux services : 15 Go pour le premier, 5 Go pour le second. Et cet espace est partagé avec d’autres données et documents.

Les utilisateurs de WhatsApp friands de partage de photos, de vidéos et de lourds fichiers frappent assez vite ce plafond de verre. Pour aller au-delà, il faut mettre la main à la poche : à partir d’1,99 euro par mois chez Google pour 100 Go, contre 0,99 euro pour 50 Go sur iCloud. WhatsApp travaille sur une solution maison : la sauvegarde des discussions sur ses propres serveurs, comme l’a repéré WABetaInfo en fouillant dans le code des bêtas de WhatsApp.

Image : WABetaInfo

Le principe sur les deux plateformes est le même. L’application propose de sélectionner un fournisseur pour la sauvegarde : Google Drive ou iCloud en fonction de l’appareil, ainsi que son propre service de stockage. Tout cela peut encore évoluer, voire être abandonné : la fonction en est encore aux premières étapes de son développement et n’est pas proposée aux bêta-testeurs. Les premières traces de cette fonction remontent au mois d’avril sur Android, et tout récemment sur iOS.

Actuellement, WhatsApp envisagerait 2 Go de stockage de base, sans frais supplémentaires. Avec 3 milliards d’utilisateurs, la messagerie peut difficilement faire plus, mais là aussi les utilisateurs les plus gourmands risquent d’être rapidement pris au dépourvu. C’est pourquoi WhatsApp proposerait de gonfler l’enveloppe contre une petite contribution sonnante et trébuchante : 0,99 dollar pour 50 Go, comme chez Apple. Et on pourrait grimper jusqu’à 1 To. Bien sûr, les prix et l’offre peuvent encore évoluer.

On ne sait pas encore ce que WhatsApp fera des anciennes sauvegardes. Sur iOS, celles conservées dans iCloud pourront toujours être supprimées manuellement depuis les réglages. Si l’utilisateur décide de faire confiance aux serveurs de Meta (c’est un grand « si »), les sauvegardes seront chiffrées de bout en bout ; de fait, personne ne pourra y avoir accès, si ce n’est l’utilisateur. Autre utilité de cette fonction : les sauvegardes stockées chez WhatsApp ne seront pas verrouillées à une plateforme. De fait, cela pourrait grandement faciliter la restauration des conversations.

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☕️ Au Royaume-Uni, un couvre-feu numérique pour les 16-17 ans



Le gouvernement britannique s’est lancé dans un concours Lépine de propositions pour protéger la jeunesse des méchants écrans. Après avoir annoncé l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans le mois dernier, Londres prévoit désormais un couvre-feu numérique pour les 16 - 17 ans.

Les utilisateurs de cette catégorie d’âge se verraient interdire l’utilisation d’apps de réseaux sociaux entre minuit et 6 heures du matin, rapporte Reuters. Le réglage serait activé par défaut sur les smartphones, mais il pourrait tout de même être désactivé. Des fonctions addictives, à l’image du défilement infini, seraient également désactivées par défaut.

Illustration : Flock

Le fait de pouvoir désactiver le réglage interroge tout de même sur la pertinence d’un tel dispositif. Le Parti conservateur, actuellement dans l’opposition, a qualifié le projet de « grand n’importe quoi » : « Soit [le gouvernement] estime que les jeunes de 16 à 17 ans doivent pouvoir accéder aux réseaux sociaux, soit il pense le contraire », explique ainsi Laura Trott, responsable de la politique éducative du Parti. « Mais des couvre-feux que [les jeunes] peuvent désactiver d’un simple geste ne serviront à rien. »

Le discours est évidemment tout autre du côté du gouvernement. « Ces mesures seront essentielles pour aider les jeunes à dormir suffisamment, à mieux se concentrer à l’école ou au collège, et à passer davantage de temps de qualité avec leur famille et leurs amis », a ainsi déclaré Liz Kendall, ministre chargée des Technologies. Son collègue Kanishka Narayan, ministre chargé de la Sécurité en ligne, a précisé de son côté que les grandes entreprises de la tech n’auront pas d’autre choix que d’intégrer les réglages nécessaires au couvre-feu.

Les premières mesures visant à encadrer les usages des réseaux sociaux seront présentées au Parlement d’ici la fin de l’année, avec une mise en œuvre prévue pour le printemps 2027.

Ces dispositifs seront suivis de très près à Bruxelles, qui prépare son propre arsenal de mesures pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 13 ans.

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☕️ Windows 11 remet enfin de l’ordre dans sa recherche



Microsoft poursuit son entreprise de réhabilitation de Windows 11 avec une nouvelle fournée d’améliorations et d’optimisations pour des fonctions de base du système d’exploitation. La recherche en profite directement.

Qui n’a pas un jour pesté contre les résultats de la recherche de Windows 11 ? Cela fait des années que les utilisateurs s’en plaignent, et mieux vaut tard que jamais : Microsoft a entendu ce cri du cœur. Les cobayes de la branche expérimentale du programme Windows Insider ont désormais la possibilité d’installer plusieurs nouveautés visant à faire place nette dans cet endroit vital du système d’exploitation.

L’écran d’accueil de la recherche se montre ainsi bien moins chargé en informations inutiles. Les contenus recommandés ont fait leurs bagages ; la zone ne propose désormais plus que les derniers résultats. Cela parait presque un peu vide, mais qui s’en plaindra ?

Les résultats d’une recherche en local se veulent eux aussi plus clairs et espacés, tout en présentant davantage d’informations et, quand c’est possible, un aperçu du fichier. Chercher un paramètre de l’OS renvoie vers des résultats plus propres et surtout qui proposent les réglages les plus pertinents en premier.

Quant à la recherche en ligne, elle perd le contenu promotionnel, ce qui ne fera de peine à personne. Les résultats web affichent désormais « les réponses les plus pertinentes » en premier lieu, plutôt que des promos ou des produits liés.

Dans le même ordre d’idée, il est désormais possible de ne plus afficher de suggestions web ni du Microsoft Store ; deux options à trouver dans le panneau Confidentialité et sécurité. Un petit tour dans ces réglages ne sera pas de trop, sachant qu’elles sont actives par défaut. Fin mai, Microsoft avait inauguré un autre changement important dans la branche expérimentale de Windows : obliger l’OS à ne chercher des résultats que dans les contenus locaux.

L’éditeur ajoute au lot une priorisation des résultats locaux lorsqu’ils correspondent mieux à la recherche. Par conséquent, les apps, les paramètres et les fichiers apparaissent systématiquement avant les suggestions du web et du Store (si elles sont activées). Le moteur se veut également plus souple vis à vis des erreurs de frappe : « utlook » trouvera « Outlook », par exemple.

Toujours pour la recherche, Microsoft promet également une amélioration de la stabilité, une réduction des plantages et moins de problèmes de chargement. Toutes ces modifications accompagnent le chantier à ciel ouvert d’un Windows 11 qui lâche un peu l’ajout sans queue ni tête de fonctions IA pour privilégier les besoins des utilisateurs.

Depuis le début de l’année, l’éditeur a multiplié les petites et grandes attentions, à l’image de la barre des tâches qui peut s’épingler en haut de l’écran, du menu Démarrer nettement plus personnalisable, ou encore d’un plus grand contrôle sur Windows Update. On a l’impression que Microsoft découvre la Lune ici, mais ce dépoussiérage en règle pourrait réconcilier quelques fâchés avec Windows 11. La version 26H2, qui sera livrée cet automne, permettra au grand public de tester une bonne partie de ces nouveautés.

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Google s’oppose aux blocages massifs de sites pirates en Europe

Tout bloquer, faire le tri ensuite
Google s’oppose aux blocages massifs de sites pirates en Europe

Google demande à Bruxelles de manier le blocage des sites pirates avec beaucoup plus de précautions. Le groupe juge les mesures visant les DNS, les VPN, les CDN ou les adresses IP trop faciles à contourner et susceptibles d’emporter dans leur chute des millions de services parfaitement légaux.

Au premier trimestre 2027, Bruxelles prendra à bras le corps la question du piratage, en particulier pour les événements en direct, via la révision de la directive 2019/790 sur le droit d’auteur. Dans le cadre de cette initiative ciblée pour créer « un meilleur environnement de droit d’auteur », Bruxelles a lancé un appel à contribution ouvert largement : association, chercheur, organisation professionnelle, ONG… et entreprises.

Les dommages collatéraux de la lutte contre le piratage

Google n’a pas manqué l’occasion de soumettre sa contribution, dans laquelle le géant du web s’oppose aux blocages tous azimuts obtenus ces derniers mois devant différentes juridictions des États membres (PDF). Google estime que les blocages des infrastructures techniques d’internet sont non seulement inefficaces et disproportionnées, mais aussi dangereux pour les services parfaitement légaux.

Pour le groupe, le blocage d’un résolveur DNS, d’une adresse IP ou d’un VPN ne fait pas disparaitre le contenu illégal. Google explique que « [ces dispositifs] ne suppriment aucun contenu et peuvent facilement être contournés », en utilisant un autre résolveur DNS, par exemple. Ils n’offrent donc aucun effet durable contre le piratage.

L’entreprise ajoute que « le blocage d’une seule adresse IP risque inévitablement de restreindre l’accès à des milliers, voire des millions, de sites parfaitement légaux et sans aucun lien avec l’infraction. » Elle en veut pour preuve le blocage d’adresses Cloudflare en Italie : le Piracy Shield du pays a empêché l’accès à 42 millions de domaines, ainsi qu’à Google Drive et des services légitimes de VPN.

Google évoque aussi la décision de Cisco de retirer son service OpenDNS de France en 2024, suite à une décision de justice de blocage de sites web obtenu par Canal+. Le moteur de recherche rappelle à toutes fins utiles que les services de VPN sont des services techniques « accessibles légalement », et que leur usage licite ou illicite revient aux utilisateurs. « Le simple fait que ces services, ou des services similaires, puissent être utilisés à de telles fins ne suffit pas à établir que leurs fournisseurs communiquent eux-mêmes l’œuvre protégée au public », ajoute Google.

Pour le groupe américain, un blocage ne devrait intervenir qu’en dernier recours, après que les ayants droit ont démontré qu’ils ont tenté de contacter l’auteur de l’infraction, que les procédures de notification et de retrait ne suffisent pas, et que la suppression du contenu chez l’hébergeur a échoué. Évidemment, tout cela demande du temps alors que les diffuseurs essaient de couper l’herbe sous le pied du streaming illégal dès les premières minutes de la retransmission de la compétition.

Google défend le DSA

Google défend l’idée que « les injonctions ne devraient pas viser des infrastructures mondiales de l’internet telles que les résolveurs DNS, les VPN ou les CDN ». Et pour être proportionnées, « les injonctions devraient viser le niveau approprié et la source du contenu. »

Aussi incroyable que cela puisse paraitre, Google se fait aussi le chevalier blanc du DSA, le règlement sur les services numériques. La société pense ainsi que « les injonctions ne constituent ni un substitut ni un moyen de contourner le mécanisme de notification et d’action prévu par le DSA ». Certains dispositifs nationaux permettent à des acteurs privés de transmettre des listes de blocage, qui sont ensuite transformées « presque automatiquement » en décisions administratives.

C’est de cette manière – consolidée par une récente décision de la Cour d’appel de Paris, n’en déplaise à Google – que fonctionne le mécanisme qui permet à Canal+ et autres diffuseurs de bloquer des sites illégaux. Une fois qu’un ayant droit a décroché une ordonnance enjoignant le blocage d’une liste de sites pour la durée de la compétition, le titulaire des droits a la possibilité de demander à l’Arcom de mettre à jour ou d’étendre cette liste pour y intégrer les sites miroir découverts par l’ayant droit. Plus besoin de retourner en justice, avec les formalités que cela implique.

Google n’est pas opposée au blocage, mais l’entreprise réclame des mesures beaucoup plus ciblées, limitées dans le temps et soumises à un véritable contrôle judiciaire. Elle propose aussi de créer « davantage d’alternatives légales, et de meilleure qualité ». L’insatisfaction des consommateurs est un des principaux moteurs du piratage, souligne la société.

« L’un des meilleurs moyens de lutter contre ce phénomène consiste donc à proposer des offres légales plus pratiques et plus attractives. Nous avons ainsi développé des produits offrant une expérience utilisateur convaincante, comme YouTube Music, afin de générer des revenus pour les industries créatives et d’orienter le public vers des alternatives légales. »

Comme le souligne TorrentFreak, la position très critique de Google en Europe contraste avec le silence de l’entreprise face à un projet législatif aux États-Unis pour permettre à des ayants droit d’obtenir devant un tribunal le blocage de sites étrangers consacrés au piratage.

Mise à jour, 11h30 : ajout d’une mention d’une récente décision de la Cour d’appel de Paris, qui invalide une partie de l’argumentation de Google vis-à-vis du DSA.

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Batterie remplaçable : Bruxelles élargit l’exemption aux montres et lunettes connectées

Coup de chaud sur les batteries
Batterie remplaçable : Bruxelles élargit l’exemption aux montres et lunettes connectées

Les fabricants de montres connectées et plus généralement de petits appareils à porter sur soi peuvent pousser un ouf de soulagement. La Commission européenne a en effet décidé d’exempter de nouvelles catégories de produits des exigences liées au retrait et au remplacement des batteries.

À compter du 18 février 2027, de nombreux appareils intégrant une batterie devront faire en sorte que le composant puisse facilement être retiré et remplacé par l’utilisateur, durant toute la durée de vie du produit. C’est par exemple le cas des consoles – Nintendo, principal concerné ici, débutera d’ailleurs la commercialisation de « nouvelles » Switch 2 en Europe équipées d’une batterie remplaçable dès cet automne.

Le règlement relatif aux batteries et aux déchets de batterie du 12 juillet 2023 ne dresse pas une liste fermée de produits, mais raisonne par type de batterie incorporée dans les appareils. De fait, il concerne aussi bien les smartphones que les ordinateurs portables, les appareils électroménagers, les jouets, mais aussi les vélos et les trottinettes électriques…

Dans un acte délégué adopté ce mardi 14 juillet, la Commission européenne a ajouté six nouvelles catégories de produits pouvant déroger à l’obligation de disposer d’une batterie remplaçable par l’utilisateur. Celle-ci devra néanmoins pouvoir être retirée et remplacée par un professionnel indépendant.

Apple, Fitbit et compagnie peuvent souffler

La nouvelle liste comprend notamment certains appareils portés sur soi : montres et lunettes connectées, bracelets et traqueurs d’activité, ou encore dispositifs électroniques intégrés à des vêtements et accessoires. La dérogation s’applique lorsque l’accès à la batterie par l’utilisateur risquerait de compromettre la sécurité, la durabilité ou l’étanchéité du produit. Elle peut concerner les appareils trop petits pour permettre une manipulation sûre de la batterie, ainsi que ceux dont le fonctionnement repose sur un boîtier compact et scellé (notamment pour les protéger de la poussière et des chocs)

Certains écouteurs sans fil pouvaient déjà bénéficier de la dérogation prévue pour les appareils conçus principalement pour fonctionner dans un environnement régulièrement exposé à l’eau. La Commission les cite parmi les produits susceptibles d’entrer dans cette catégorie, notamment lorsqu’ils sont exposés à la transpiration, aux éclaboussures ou à la pluie. Cette dérogation n’est toutefois pas automatique : le fabricant doit démontrer que le remplacement par l’utilisateur compromettrait la sécurité du produit et qu’une modification de sa conception n’est pas raisonnablement possible.

Bruxelles ne cite pas explicitement les casques audio. Certains modèles pourraient néanmoins relever de la dérogation applicable aux appareils portés sur soi ou à ceux utilisés en environnement humide, selon leur taille, leur conception et leur niveau d’étanchéité.

Sont également concernés les jouets électriques équipés d’une batterie rechargeable (jusqu’au 31 juillet 2030), les sondes thermométriques sans fil destinées au contact avec les aliments, les systèmes portés sur le corps qui administrent des médicaments par voie sous-cutanée (du type pompes corporelles), ainsi que les équipements relevant de la directive ATEX, conçus pour être utilisés dans des atmosphères explosibles : moteurs antidéflagrants, capteurs, pompes ou chariots élévateurs. La sixième catégorie couvre les dispositifs télématiques installés sur le toit de machines agricoles ou de chantier et exposés à de fortes vibrations, à la poussière et à l’humidité.

L’Apple Watch échappe au tournevis

Les constructeurs de ces produits, en premier lieu Apple (mais on pense aussi à Garmin, Fitbit/Google et bien d’autres) seront donc soulagés. Pas besoin de faire des prouesses d’ingénierie ni d’augmenter l’épaisseur de ces appareils, ce qui n’aurait pas été très vendeur.

Pour amender le règlement sur les batteries, l’exécutif européen avait lancé un appel à candidatures l’an dernier : associations de consommateurs, représentants de l’industrie et les États membres ont ainsi pu donner des indications. Des experts externes ont également été consultés.

« Lors de l’élaboration de ce texte, la Commission a cherché à trouver un équilibre entre les intérêts des différentes parties prenantes, notamment les consommateurs, les réparateurs indépendants, les fabricants de produits et de batteries, ainsi que le secteur du recyclage. »

La Commission a également mis à jour les lignes directrices existantes sur le retrait et le remplacement des batteries (PDF). Le composant doit ainsi pouvoir être retiré sans outil (avec les doigts, finalement), avec des outils de base, ou encore avec des outils disponibles dans le commerce. Les outils spécialisés sont autorisés, mais uniquement s’ils sont fournis gratuitement avec le produit. Le règlement exclut le recours à de l’énergie thermique ou à des solvants pour démonter l’appareil.

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☕️ Google accusé d’avoir entraîné Gemini avec des millions de livres sans autorisation



Google est accusé d’avoir commis « l’une des violations de droits d’auteur les plus massives de l’histoire ». La plainte déposée notamment par Hachette contre le géant du web l’accuse d’avoir puisé sans autorisation dans des millions de livres et d’articles pour entraîner Gemini, avant de dissimuler l’origine de ces contenus.

Google fait l’objet d’une plainte [PDF] datée du 10 juillet et déposée entre autres par Hachette, l’éditeur américain spécialisé dans l’éducation Cengage, le groupe d’édition scientifique Elsevier ou encore l’auteur à succès Scott Turow. D’après les plaignants, le moteur de recherche aurait entraîné l’IA de Gemini à partir d’ouvrages obtenus par des services comme Google Books, Google Play Books et Google Scholar, alors que les autorisations d’exploitation de l’entreprise se limitaient à la recherche, l’affichage d’extraits ou la vente.

Google se serait aussi rendu coupable d’avoir intégré des textes récupérés sur le web, y compris depuis des sites pirates. Le groupe aurait également réalisé des copies de ces œuvres au moment de préparer les données et d’entraîner ses modèles. « Google a également supprimé les informations de gestion des droits d’auteur des œuvres protégées qu’il avait dérobées, afin de dissimuler les sources utilisées pour l’entraînement et de faciliter leur utilisation non autorisée », déplore la plainte.

Google fait le mal

« Désespéré à l’idée de préserver sa domination en ligne, Google a abandonné son ancienne devise, “Don’t be Evil”, et s’est livré à l’une des violations de contenus protégés par le droit d’auteur les plus massives de l’histoire », attaquent les plaignants. « Google a reproduit des millions d’œuvres protégées sans autorisation, sans verser la moindre compensation aux auteurs ou aux éditeurs, et en sachant parfaitement que sa conduite enfreignait le droit d’auteur », poursuivent-ils.

La plainte, déposée à New York et révélée par The Wrap, soutient que Gemini peut produire des résumés très détaillés, des passages proches des originaux, des chapitres ou des textes qui imitent le style de certains auteurs. Des contenus générés par IA qui concurrencent directement les livres et les articles originaux, sans rien verser aux auteurs.

Les plaignants demandent que la procédure soit reconnue comme un recours collectif. Ils veulent aussi que le tribunal reconnaisse que Google a enfreint le droit d’auteur et le DMCA, et qu’elle doit arrêter ses pratiques illégales, se voir imposer le versement de dommages et intérêts, et l’obligation de détailler les contenus utilisés pour entraîner Gemini.

Google n’est pas la seule entreprise IA visée par de telles accusations. En fait, elles font toutes l’objet de telles plaintes ou polémiques. Encore tout récemment, Apple a été poursuivie par des chaînes YouTube. Anthropic avait joué du carnet de chèques en septembre 2025, en mettant 1,5 milliard de dollars sur la table pour éteindre une poursuite initié par des auteurs et autrices. Le Français Mistral AI a lui aussi fait l’objet d’une enquête démontrant l’entraînement de modèles sur des textes littéraires.

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☕️ Le premier appareil d’OpenAI serait une enceinte connectée sans écran



Depuis la plainte déposée par Apple en fin de semaine dernière, les projets matériels d’OpenAI semblent se dessiner en pointillés. Le labo IA assure pourtant n’avoir rien fait de mal, et par le plus grand des hasards, une indiscrétion très crédible détaille le premier produit qu’OpenAI pourrait lancer. Ni un smartphone ni des lunettes, mais une enceinte.

La gamme de HomePod mini. Image : Apple

Apple et OpenAI sont donc en guerre ouverte depuis vendredi dernier, lorsque le premier a porté plainte contre le second pour vol de secrets industriels (entre autres). Le créateur de ChatGPT n’était pas allé très loin dans sa défense jusqu’à présent, mais il est sorti de sa torpeur depuis. Dans une déclaration signalée par Bloomberg, la startup affirme n’avoir connaissance d’aucun élément qui permettrait d’étayer la thèse d’Apple. « Nous croyons en une concurrence loyale et en la liberté de chacun de travailler où il le souhaite », ajoute-t-elle.

En attendant d’en savoir plus sur ce qui s’annonce comme un feuilleton (ou une telenovela…) trépidant au cœur de la Silicon Valley, Mark Gurman, du même Bloomberg, révèle ce qui pourrait bien être le premier produit à sortir du garage d’OpenAI. On laissera chacun juger si ce bruit de couloir est un heureux hasard ou une coïncidence fortuite. Quoi qu’il en soit, il semble indiquer qu’OpenAI ne veut pas se frotter (pas tout de suite) au marché du smartphone.

Dans cette aventure matérielle, le labo est épaulé par io Products, une start-up créée par Jony Ive, rachetée en mai 2025 pour 6,5 milliards de dollars. Selon cette rumeur donc, ce produit serait une enceinte connectée, sorte de HomePod mini portable (équipé d’une batterie) et doté d’une caméra, mais pas d’écran en vue.

Une enceinte qui donne de la voix à ChatGPT

L’engin pourrait prendre la forme d’un galet ou d’un petit cylindre, en tout cas quelque chose de suffisamment compact pour être transporté d’une pièce à une autre. La base accueillerait la batterie, les haut-parleurs et probablement un socle de recharge. Sur la partie supérieure, l’enceinte intégrerait les micros, la caméra et d’autres capteurs chargés de scruter l’environnement.

Plus intriguant, certaines parties de l’enceinte seraient en mesure de pivoter, de s’incliner ou de se redresser, permettant ainsi à la caméra de se « tourner » vers la personne qui parle. Il y a un petit air de lampe articulée ici. Un produit qui, en tout cas, n’aurait finalement rien à voir avec quoi que ce soit au catalogue d’Apple… et qui donc, n’enfreindrait aucun brevet.

Et bien sûr, ce produit serait une extension physique de ChatGPT, avec des capacités vocales basées sur une version évoluée de GPT-Live, les nouveaux modèles vocaux d’OpenAI. L’entreprise voudrait présenter cette enceinte comme un « ordinateur conçu pour l’IA pour aider les gens occupés à être plus productif ». Tout un programme.

OpenAI et les quelque 400 transfuges d’Apple plancheraient sur cinq nouveaux produits. L’enceinte pourrait être lancée dès l’année prochaine, mais le calendrier est désormais très flou en raison de la plainte d’Apple.

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Apple met en ligne la bêta publique d’iOS 27, macOS 27 et tous ses OS en 27

Canicule dans les serveurs d'Apple
Apple met en ligne la bêta publique d’iOS 27, macOS 27 et tous ses OS en 27

Les utilisateurs européens devront se contenter de la portion congrue. Le gros morceau des systèmes d’exploitation « 27 » d’Apple, Siri AI, ne sera en effet pas lancé dans l’UE pour cause de bisbilles entre Apple et Bruxelles sur le DMA. Est-ce une raison de bouder la première bêta publique ?

C’est devenu une tradition au fil des ans : avant la version finale de ses nouveaux systèmes d’exploitation, Apple propose à tous ceux qui veulent mettre les mains dans le cambouis de se frotter à une bêta publique. Plus solide que la bêta pour les développeurs, mais forcément susceptible de bugguer davantage qu’une mouture finale, cette préversion permet tout de même de profiter des nouveautés d’une manière relativement confortable. Ce d’autant qu’iOS 27 se montre, d’après nos tests, plutôt stable.

Apple vient donc de mettre en ligne la bêta publique pour iOS 27, iPadOS 27, macOS 27 Golden Gate, watchOS 27, tvOS 27, HomePod OS 27 et le logiciel interne des AirPods (ouf !). La grande affaire de cette nouvelle mouture n’est autre que Siri AI, qui se montre enfin à peu près au niveau des autres assistants du même genre – grâce à un coup de main de Google et de ses modèles Gemini.

Hélas, ce nouveau Siri ne sera pas livré dans l’UE sur iPhone et iPad. L’assistant ne sera dans un premier temps disponible qu’en anglais (en saisissant des requêtes textes en français, il saura répondre en français mais uniquement en texte). Mais surtout, Apple reproche au règlement sur les marchés numériques (DMA) de l’empêcher de proposer Siri AI en Europe. « [Le] refus [de la Commission] de s’engager de manière constructive sur des solutions qui préservent la vie privée et la sécurité signifie que nous n’avons pas encore de calendrier pour la disponibilité de Siri AI sur iOS et iPadOS dans l’UE », indiquait l’entreprise.

Optimisations au menu

En Europe, Siri AI sera néanmoins proposé sur macOS, qui ne fait pas partie des plateformes essentielles au sens du DMA. C’est dommage, mais Apple et la Commission finiront peut-être par trouver une solution. En attendant, il est vrai que les nouveautés des OS 27 d’Apple sont assez ténues. La plus significative est certainement le travail de ripolinage de Liquid Glass : le langage de design gagne une réglette globale pour réduire les effets de transparence.

Sur macOS, les gros écueils de la nouvelle interface ont aussi été rabotés, au plus grand plaisir de nombreux utilisateurs pas très friands de certaines excentricités de Liquid Glass. Apple Intelligence continue de déployer ses ailes pour les retouches photo et Image Playground qui devient un peu plus utilisable. L’app Raccourcis peut désormais générer des raccourcis en fonction d’une requête. Safari sait regrouper des onglets automatiquement.

Toutes ces fonctions restent cependant soumises à des exigences matérielles relativement élevées, en particulier sur les smartphones : il faut posséder un iPhone 15 Pro ou 15 Pro Max, un iPhone 16 (tous modèles) pour prétendre à Apple Intelligence. C’est plus généreux sur les tablettes : à partir de l’iPad mini (A17 Pro) et tous les iPad avec puce Mx. Le MacBook Neo (A18 Pro) et tous les modèles de Mac avec puce Mx sont également compatibles.

Les OS 27 ont surtout fait l’objet d’un gros travail de stabilité et d’optimisation. Les apps se lancent plus vite, les transitions entre réseaux se veulent plus fluides, la recherche s’améliore (enfin !) dans Mail, et beaucoup d’autres petites améliorations ici et là vont faciliter la vie de tous les utilisateurs, pas uniquement ceux qui possèdent le dernier iPhone à la mode.

Pour télécharger la bêta publique, il faut s’inscrire sur le site dédié (il suffit de renseigner les identifiants de son compte Apple). Ensuite, rendez-vous dans le panneau Mise à jour logicielle (dans les réglages Général) puis sélectionnez le menu Mises à jour bêta. On ne recommande pas l’opération sur des machines de production ! La bêta publique est la bêta 3 qu’Apple a livrée aux développeurs la semaine dernière.

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L’UE prépare le terrain pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 13 ans

Dehors les moins de 13 ans
L’UE prépare le terrain pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 13 ans

L’Union européenne se rapproche d’une interdiction des réseaux sociaux aux moins de 13 ans. Le rapport commandé l’an dernier par Bruxelles sur la sécurité des enfants en ligne a été publié. Il contient plusieurs recommandations adaptées à différentes catégories d’âge.

« Les constructeurs automobiles doivent garantir la sécurité de leurs véhicules », a expliqué Ursula von der Leyen durant la présentation du rapport sur la sécurité des enfants en ligne, co-signé par Jörg M. Fegert (directeur du département de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent du centre hospitalier universitaire d’Ulm) et Maria Melchior (directrice de recherche à l’INSERM).

« Nous n’attendons pas des enfants qu’ils conçoivent eux-mêmes leur ceinture de sécurité. Nous n’attendons pas non plus des parents qu’ils installent des airbags à la maison. Il doit en aller exactement de même pour les géants de la tech. »

D’où la mise en place du règlement sur les services numériques (DSA) : cet ensemble de règles censées responsabiliser les grandes plateformes et renforcer la transparence des algorithmes. La Commission a d’ailleurs exigé, pas plus tard que la semaine dernière, de lourds changements dans Facebook et Instagram pour réduire les risques d’addiction de ces réseaux sociaux.

Des ceintures de sécurité pour les réseaux sociaux

La principale recommandation du rapport (PDF) est de mettre en place une restriction étagée de l’accès à internet et aux réseaux sociaux pour les plus jeunes, en fonction de leur âge. De la naissance à l’âge de 2 ans, les auteurs proposent de limiter fortement l’exposition aux écrans, ce qui ne signifie pas pour autant de l’interdire complètement. « Il s’agit plutôt de tenir compte des besoins des enfants en matière de développement affectif, sensoriel et d’acquisition précoce du langage », expliquent-ils.

Il convient de privilégier les interactions en face à face, entre les parents (et les personnes en charge) et les enfants, en restant attentif à son propre usage des appareils numériques. Il faut donner « le bon exemple et éviter la « technoférence », c’est-à-dire les interruptions des interactions causées par les technologies. » Une approche recommandée par l’OMS.

Dessin satirique de Flock

De 3 à 12 ans, le rapport recommande une utilisation supervisée des appareils et des « réseaux sociaux+ ». Ce n’est pas une nouvelle catégorie juridique, mais un raccourci utilisé par les auteurs pour désigner un ensemble très large de services en ligne : réseaux sociaux, boutiques d’applications, certains jeux vidéo, « compagnons IA »…

Sans surveillance, les enfants de cette catégorie d’âge ne devraient pas être autorisés à se servir d’appareils connectés à internet. L’accès doit être encadré dans les établissements scolaires, et limité aux appareils utilisés à des fins éducatives. Il s’agit de « développer la culture numérique et médiatique, la résilience émotionnelle et la capacité à réfléchir de manière critique aux risques. »

Il revient aux parents et aux personnes en charge d’encadrer et d’accompagner « progressivement » les enfants vers davantage d’autonomie numérique, « au moyen de réseaux sociaux et d’autres services numériques adaptés à leur âge ». Il faudrait aussi encourager les enfants à participer à des activités hors ligne.

Enfin, de 13 à 18 ans, l’accès des adolescents devrait se limiter aux réseaux sociaux et aux autres services en ligne adaptés à leur âge et « sûrs par défaut », par exemple des services ayant mis en place des limites au défilement infini de contenus et aux systèmes de recommandation. En attendant que de tels services soient développés, des outils de contrôle parental « et une supervision adaptés à l’âge de chaque adolescent [resteront] indispensables. »

Pour les ados de plus de 16 ans, le rapport pointe le risque toujours existant de risques liés à l’exposition à des contenus préjudiciables. Les parents et les tuteurs devront donc continuer à discuter avec les mineurs de leurs expériences en ligne.

« L’enfance est une période de développement cérébral à la fois extraordinaire et délicate », rappelle la présidente de la Commission européenne. « À ce stade, nos enfants ont besoin de passer du temps dans le monde réel. Du temps pour jouer, nouer des amitiés en face à face et faire des erreurs. Du temps pour construire leur propre identité et leur propre personnalité, avant qu’un algorithme ne les façonne à leur place. »

Maintenant que le rapport est entre les mains de l’exécutif européen, des propositions seront faites après l’été. Ursula von der Leyen met déjà en avant l’app de vérification d’âge européenne, qui n’est cependant pas une solution miracle.

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Apple porte plainte contre OpenAI, « pourrie jusqu’à la moelle »

La surprise du vendredi soir
Apple porte plainte contre OpenAI, « pourrie jusqu’à la moelle »

Apple sort l’artillerie lourde contre OpenAI. Le constructeur informatique a porté plainte contre le labo IA, accusé d’avoir au minimum organisé la récupération systématique de secrets industriels pour accélérer la conception de futurs appareils grand public. La plainte vise OpenAI, la filiale io Products, et deux anciens cadres d’Apple.

Les bruits de couloir qui couraient ces derniers mois dans la Silicon Valley prédisaient qu’Apple et OpenAI ne passeront pas leurs vacances ensemble. C’est désormais chose faite, avec le dépôt d’une plainte ce 10 juillet devant le tribunal fédéral du nord de la Californie (PDF).

Apple et OpenAI ont pourtant travaillé en bon terme, allant jusqu’à intégrer ChatGPT (certes, au forceps) dans Siri. En juillet 2024, le constructeur aurait même pu obtenir un poste d’observateur au conseil d’administration du labo IA. C’est Phil Schiller, ancien directeur du marketing et désormais responsable de l’App Store, qui était pressenti pour ce rond de serviette, sans droit de vote. Cette coopération très étroite ne s’est jamais concrétisée, pire encore les relations se sont franchement détériorées.

Le débauchage chez Apple comme méthode de collecte d’infos

Jusqu’à aujourd’hui donc, et cette plainte contre la fondation OpenAI et OpenAI Group PBC, les deux piliers du groupe ; io Products, la startup matérielle créée par Jony Ive (ancien designer en chef d’Apple) rachetée en mai 2025 par OpenAI ; et deux individus : Chang Liu et Tang Tan. Ces derniers sont d’anciens ingénieurs d’Apple ayant rejoint OpenAI.

Chang Liu a travaillé 8 ans chez Apple comme ingénieur principal en systèmes électriques, notamment sur l’iPhone. Il a rejoint OpenAI en début d’année. Tang Tan est un vétéran de Cupertino où il a travaillé pendant 24 ans. Il était vice-président chargé du design produit de l’iPhone et de l’Apple Watch. Il est devenu directeur du matériel d’OpenAI après avoir participé à la création d’io Products.

Les accusations les plus précises concernent Chang Liu. L’ingénieur n’aurait pas rendu au moins un ordinateur professionnel quand il a quitté Apple. Il n’aurait pas non plus répondu aux demandes d’entretien de départ ni aux sollicitations de son ex employeur pour vérifier s’il avait bien restitué le matériel et supprimé des données confidentielles. Ces informations et documents ont-ils permis à Chang Liu de décrocher plus facilement un poste chez OpenAI ?

Ça n’est pas tout, Apple accuse aussi Chang Liu d’avoir aidé une collègue, Alyssa Peng, à préparer son recrutement chez OpenAI. Il lui aurait ainsi indiqué les dossiers internes à consulter et comment copier des fichiers sans attirer l’attention des collègues. Elle a rejoint OpenAI au mois d’avril.

En ce qui concerne Tang Tan, la plainte rapporte qu’il demandait aux employés d’Apple passant des entretiens d’embauche chez OpenAI de donner des détails sur des produits en développement. Ils devaient donner des noms de code internes, détailler leur expérience des fournisseurs et des procédés de fabrication, et même fournir des composants (batteries, cartes mères, boîtiers…).

En parallèle, OpenAI aurait conseillé aux futurs salariés de ne pas révéler immédiatement qu’ils partaient chez OpenAI, d’éviter un départ immédiat imposé par Apple, de rester en poste aussi longtemps que possible, de ne signer aucun nouveau document pendant l’entretien de sortie et de prévenir OpenAI si Apple leur demandait une signature. Une manière, selon le constructeur, de conserver plus longtemps l’accès à des informations internes.

« Plutôt que d’investir les ressources qu’exigerait un développement légitime, OpenAI aurait choisi de détourner des secrets commerciaux pour profiter de décennies d’innovation chez Apple », estime l’entreprise. En plus de ces secrets provenant d’anciens employés, Apple reproche à OpenAI d’avoir soutiré des informations de fournisseurs concernant des technologies de batterie, sur des finitions, et plus généralement de production industrielle.

« Récemment, des éléments importants ont émergé, laissant penser que des personnes employées par OpenAI se sont indûment approprié des informations secrètes et confidentielles d’Apple concernant nos technologies, nos procédés et nos produits qui n’ont pas encore été dévoilés », a expliqué un porte-parole d’Apple à la presse US. « Nous défendrons toujours le travail et les innovations de nos équipes, et nous prenons toutes les mesures appropriées pour le faire. »

Les futurs appareils d’OpenAI sous la menace d’une injonction

Ce n’est un secret pour personne qu’OpenAI développe des appareils basés sur l’IA, avec l’aide de Jony Ive. La plainte évoque d’ailleurs plus de 400 anciens salariés d’Apple travaillant désormais au sein du labo. Des ex employés ont bien sûr le droit de travailler ailleurs avec leurs connaissances et leurs bagages, mais la ligne rouge tracée par Apple est la conservation de documents confidentiels, la révélation d’informations non publiques, le vol de prototypes ou de procédés de fabrication.

Pour Apple, OpenAI a voulu éviter plusieurs années de recherche et développement coûteuses en s’appuyant sur les connaissances d’anciens employés et sur des infrastructures patiemment construites au fil des ans par le constructeur.

OpenAI, prévenue en février de l’enquête menée par Apple, n’aurait pas répondu aux demandes d’éclaircissements de l’entreprise. Un silence présenté comme l’une des raisons ayant poussé Apple à porter plainte. Celle-ci utilise des formules très agressives pour faire valoir sa position :

« Apple n’a aucune visibilité sur ce qui se passe à huis clos chez OpenAI, où de tels agissements seraient devenus la norme et incarnés par la direction. Une chose est toutefois claire : à tous les niveaux, des membres du personnel technique jusqu’au directeur du matériel, et en coordination avec ses partenaires commerciaux, OpenAI détournerait les secrets commerciaux et les informations confidentielles d’Apple. En conséquence, l’activité matérielle naissante d’OpenAI repose désormais sur des fondations extrêmement fragiles, pourries jusqu’à la moelle par son recours illégal au détournement de secrets commerciaux. »

Apple ne réclame pas une somme précise en dommages-intérêts, mais le montant sera déterminé pendant la procédure ou durant un éventuel procès. Le constructeur informatique veut d’abord et avant tout obtenir une injonction qui obligerait OpenAI à restituer tous les documents et équipements d’Apple, de cesser de les exploiter, de ne détruire aucune preuve et de ne plus accéder à l’infrastructure d’Apple.

L’actualité de ces prochaines semaines et de ces prochains mois sera certainement rythmée par les soubresauts de ce dossier. OpenAI peut-elle poursuivre le développement de produits matériels avec une telle épée de Damoclès au-dessus de la tête ? Le risque évident à l’heure actuelle est un report du lancement de cette gamme… voire une annulation pure et simple.

Mise à jour — Drew Pusateri, le directeur des communications d’OpenAI, a brièvement réagi sur les réseaux sociaux à la plainte d’Apple : « Nous ne nous intéressons aucunement aux secrets industriels d’autres entreprises. Nous restons concentrés sur le développement de technologies innovantes qui donnent à chacun, partout dans le monde, les moyens d’agir. »

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☕️ Risques d’addiction : Bruxelles veut de gros changements dans Facebook et Instagram



Meta devra faire de sérieux changements dans ses apps Facebook et Instagram pour respecter les exigences de la Commission européenne. Dans son enquête sur le géant des réseaux sociaux, Bruxelles a déterminé, à titre préliminaire, que la conception même des deux réseaux sociaux contrevenait au règlement sur les services numériques (DSA).

La Commission européenne mène une enquête sur Meta depuis mai 2024 : elle craint que les systèmes de Facebook et d’Instagram favorisent des comportements addictifs chez les enfants. Deux ans plus tard, les résultats préliminaires sont tombés et ils ne sont guère favorables à l’entreprise américaine.

Bruxelles estime ainsi que Meta n’aurait pas correctement évalué les effets des mécanismes employés dans Facebook et Instagram pour retenir l’utilisateur : défilement infini, lecture automatique de vidéos, notifications, recommandations personnalisées ou encore enchaînements de Reels et de Stories. Tout cela est de nature à affecter le bien-être physique et mental des utilisateurs, y compris les mineurs et les adultes vulnérables, juge le régulateur.

« Ces fonctionnalités incitent l’utilisateur à faire défiler toujours plus de contenus et placent son cerveau en « mode pilote automatique », ce qui peut favoriser de mauvaises habitudes et un usage compulsif », déplore la Commission. En outre, Meta n’aurait pas tenu compte des informations disponibles sur le temps passé par les mineurs sur ses réseaux sociaux la nuit.

Nouvelle passe d’armes entre Bruxelles et Meta

Meta s’inscrit en faux face aux accusations européennes. Un porte-parole affirme ainsi que les conclusions de l’enquête « ne tiennent pas correctement compte des mesures importantes que nous avons prises pour protéger les adolescents ». Sauf que ces mesures correctives sont jugées insuffisantes par la Commission : les rappels de temps d’écran peuvent être facilement ignorés, les contrôles parentaux seraient trop complexes et les conseils renvoyant vers un centre de sécurité ne réduiraient pas concrètement les risques.

Bruxelles considère maintenant que de simples avertissements ne suffisent plus et que Meta devrait modifier ses applications et services. La Commission évoque plusieurs changements lourds que Meta devrait effectuer dans ses applications, comme la désactivation par défaut du défilement infini et de la lecture automatique, de véritables pauses obligatoires ou plus difficiles à contourner et des recommandations moins optimisées pour maximiser l’engagement.

« Le règlement sur les services numériques fournit un cadre clair permettant de tenir les plateformes responsables de la conception addictive de leurs services et de ses effets », rappelle Henna Virkkunen, vice-présidente en charge de la Souveraineté technologique.

Il ne s’agit toutefois pas encore d’une condamnation définitive. Meta peut consulter le dossier, présenter ses arguments et proposer des changements. Le Comité européen des services numériques sera également consulté. Mais si les conclusions sont confirmées, l’exécutif européen pourra adopter une décision de non-conformité et infliger une amende pouvant atteindre 6 % du chiffre d’affaires annuel mondial de Meta. Le montant réel dépendrait de la gravité, de la durée et du caractère éventuellement répété de l’infraction.

En février dernier, cette même Commission lançait une enquête sur TikTok, pour des raisons similaires. Le réseau social n’aurait pas suffisamment évalué les conséquences des mécanismes addictifs de sa plateforme et de la manière dont ils « pourraient nuire au bien-être physique et mental de ses utilisateurs, y compris les mineurs et les adultes vulnérables ».

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Avec GPT-5.6, OpenAI veut faire de ChatGPT sa super app

Trois apps dans un grand shaker
Avec GPT-5.6, OpenAI veut faire de ChatGPT sa super app

OpenAI profite de la sortie du purgatoire de GPT-5.6 pour lancer une nouvelle offensive afin d’installer ChatGPT au cœur de tous les usages – aussi bien pour le grand public que pour les professionnels. Les annonces du labo sont un rien désordonnées, alors essayons d’y voir clair.

GPT-5.6 est finalement disponible, après la levée des restrictions imposées par le gouvernement américain sur le nouveau modèle. OpenAI ne s’est pas contentée de cette nouvelle : l’entreprise en a profité pour se rapprocher de son rêve de « super app ».

Atlas écrasé par le poids de ChatGPT

Jusqu’à présent, l’offre logicielle d’OpenAI se partageait entre trois apps : ChatGPT, Codex et le navigateur Atlas. Un catalogue de logiciels qui va se réduire à l’app ChatGPT intégrant Codex… à moins que ça ne soit l’inverse : c’est en fait l’application Codex qui avale l’app ChatGPT, mais qui est renommée ChatGPT. Les utilisateurs ont toutefois la possibilité de conserver l’icône de Codex, et même l’interface habituelle, puisque le logiciel comprend deux vues, une pour Codex, l’autre pour ChatGPT Work (tout le monde suit ?).

Enfin, OpenAI conserve la précédente app ChatGPT, rebaptisée ChatGPT Classic ! Les utilisateurs Mac voudront peut-être la garder au chaud, car elle est native et respecte donc les canons esthétiques et fonctionnels de macOS. Codex/ChatGPT/Atlas est de son côté un fourre-tout sous Electron.

Atlas aura connu une très courte carrière. Lancé en octobre 2025, le navigateur web va baisser le rideau. Les utilisateurs devront passer par l’application ChatGPT, dans laquelle ils retrouveront les mêmes fonctionnalités (on y reviendra).

Cette nouvelle version de l’app ChatGPT intègre un agent Work, capable de prendre en charge des tâches lourdes : feuilles de calcul, présentations, documents, sites web… Il peut également se brancher à d’autres applications pour chercher des informations (Slack, Gmail, Google Drive, Teams, Salesforce, etc.).

OpenAI donne l’exemple de la transformation d’une étude client en brief pour une campagne marketing qui servira à la création de supports de vente adaptés à différents marchés. ChatGPT Work est censé conserver le contexte à chaque étape, grâce à GPT-5.6.

OpenAI pousse aussi les tâches planifiées : rappels, résumés récurrents, surveillance de changements, rapports réguliers. La limite officielle est d’une exécution par heure au maximum, avec des plafonds selon les formules : 3 tâches actives pour Go, 5 pour Plus, 15 pour Pro, Business et Enterprise.

ChatGPT dans Codex, ou l’inverse

Cet agent est d’ores et déjà disponible sur le web et dans l’app mobile pour les abonnés Pro, Enterprise et Edu. Il est aussi proposé dans les apps ChatGPT pour macOS et Windows à tous les utilisateurs, y compris gratuits.

La version de bureau a ceci d’intéressant qu’elle peut utiliser les fichiers stockés sur les machines. L’application intègre aussi un navigateur web – c’est pourquoi elle peut remplacer Atlas. ChatGPT inaugure en parallèle une fonction (en bêta) de génération de sites web, ce qui permet de partager rapidement un projet ou un prototype.

Dans la version web de ChatGPT, l’extension Chrome du chatbot permettra de l’utiliser depuis une barre latérale. De quoi conserver une partie des usages imaginés pour Atlas, mais sans maintenir un navigateur autonome.

Pour le reste, les modèles GPT-5.4 ont tiré leur révérence le 26 juin, y compris pour les GPTs personnalisés. Tout le monde bascule vers GPT-5.5. La version Instant Mini devient le modèle de secours quand un utilisateur atteint certaines limites de GPT-5.5 Instant ou Auto (il n’apparait pas dans le sélecteur de modèles).

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Muse Spark 1.1 : Meta agressif sur les prix pour rattraper les cadors de l’IA

Une muse pour travailler
Muse Spark 1.1 : Meta agressif sur les prix pour rattraper les cadors de l’IA

Après les premiers pas de sa première version « grand public » début avril, Muse Spark s’ouvre aux développeurs tiers. Le nouveau modèle IA de Meta est désormais proposé dans une mouture 1.1 qui ne se présente pas comme le champion des benchmarks, mais sous l’angle du rapport performances/prix.

Dire que Meta mise sur sa famille de modèles IA Muse est un doux euphémisme. L’entreprise a besoin de se recaler dans le peloton de fournisseurs de LLM, après la déception que furent ses anciens modèles Llama. C’est ce qui a motivé les investissements fous de Meta dans le secteur, aussi bien au niveau des infrastructures que de la chasse aux talents. Mark Zuckerberg a dépensé sans compter pour créer le Meta Superintelligence Labs, avec sa tête Alexandr Wang.

L’API en tête de gondole

Le premier résultat de ces travaux est tombé début avril, avec Muse Spark. Puis cette semaine, avec le lancement de Muse Image et la présentation de Muse Video. Il manquait une brique importante : une API permettant aux développeurs d’utiliser les capacités du modèle. Une interface existait bien, mais uniquement en aperçu privé.

À la faveur de Muse Spark 1.1, Meta se lance enfin dans le grand bain face à des poids lourds comme Opus 4.8 ou GPT-5.5, avec une API en préversion publique qui ouvre la possibilité aux développeurs de tester des prompts et de prototyper des intégrations. Cette nouvelle version du modèle est présentée par l’entreprise comme pensée pour les tâches agentiques. Autrement dit, l’utilisation d’outils, la navigation sur ordinateur, le codage, le raisonnement à partir d’images, de documents et de vidéos.

Meta insiste sur une fenêtre de contexte d’un million de tokens et sur sa capacité de Muse Spark à conserver le fil dans de longues sessions : « [le modèle] mémorise les actions, retrouve des informations issues de travaux bien antérieurs et synthétise le tout de façon à conserver les étapes critiques nécessaires pour la suite ».

Image : Meta

Les benchmarks fournis par le groupe montrent que le modèle brille effectivement sur les tâches d’agent, avec une domination nette sur les benchs dédiés face à Gemini 3.1 Pro high, Opus 4.8 max et GPT-5.5 xhigh. En revanche, sur les benchs codage et multimodal, Muse Spark 1.1 laisse sa place aux cadors Opus et GPT. La première version du modèle est en tout cas loin derrière son grand frère, dans tous les cas.

Prière de croire Meta sur parole.

Promo sur les tokens

À l’instar de SpaceXAI et de son nouveau Grok 4.5, Meta ne vend pas le modèle IA le plus puissant ni le plus ambitieux du moment. En revanche, il se rattrape sur la grille tarifaire de l’API : 1,25 dollar pour un million de tokens en entrée, 4,25 dollars pour un million de tokens en sortie, et seulement 0,15 dollar pour l’entrée mise en cache. C’est encore moins moins cher que Grok 4.5 avec 2 dollars le million de tokens en entrée et 6 dollars en sortie. Et bien loin des 5/25 dollars d’Opus 4.8.

Sur le plan de la sécurité, Meta affirme que Muse Spark 1.1 reste dans les « marges sûres » sur les grandes catégories de risques pour les modèles avancés, qu’il s’agisse de cybersécurité, des usages chimiques ou biologiques, ou encore la perte de contrôle. Le modèle serait également plus robuste face aux jailbreaks, aux injections de prompt et aux attaques visant les consignes développeur. Meta revendique au passage moins d’hallucinations et une tendance réduite à aller dans le sens de l’utilisateur à tout prix.

En cherchant non pas le modèle le plus puissant, mais celui au meilleur rapport qualité/prix, Meta joue la carte du pragmatisme. Muse Spark 1.1 doit surtout être assez solide pour les usages agentiques, suffisamment polyvalent pour les développeurs, et assez bon marché pour être utilisé souvent. Il s’agit de pousser des coudes pour se faire une place face à Opus et GPT dans les entreprises et chez les développeurs.

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☕️ Google généralise le signalement des publicités générées par IA



Google, une des plus grandes régies pub du monde, permet aux annonceurs de créer leurs propres réclames en utilisant des outils d’IA générative. Autant que ça serve à quelque chose après tout. Mais les progrès de l’intelligence artificielle font qu’il est devenu impossible de distinguer le vrai du faux.

Le géant du web interdit les publicités trompeuses et mensongères, mais un annonceur peut toujours recourir à l’IA pour créer des contenus lourdement modifiés et faire passer des lanternes pour des vessies. Pour l’internaute, il est très compliqué de s’y retrouver.

Google veut renforcer la transparence de l’affichage publicitaire dans son service de recherche en ligne, dans Discover et YouTube. Le panneau « Mes préférences publicitaires » va intégrer une nouvelle catégorie d’information, « Comment cette app est faite ». Il indiquera si le bandeau a été créé ou édité avec de l’IA.

Pour accéder à ce panneau, il suffit de toucher les trois petits points sous la pub, ou encore son icône d’info. Quand un annonceur utilise les outils d’IA de Google, la mention y sera automatiquement ajoutée. Et si ce sont des outils tiers qui ont servi à la création de la pub pour une diffusion sur les espaces de Google, il leur sera possible de préciser si de l’IA a été utilisée. « Selon les exigences locales, une étiquette pourra aussi apparaître directement sur la publicité, soit automatiquement, soit lorsque l’annonceur utilise cette option », ajoute l’entreprise.

Ce n’est pas une nouveauté : depuis 2023, Google impose de signaler la présence de contenus IA ou altérés numériquement dans les publicités électorales. L’obligation est désormais généralisée.

Du côté de Meta, un dispositif comparable a été mis en place. Les annonceurs politiques doivent ainsi signaler les contenus audio, vidéo ou les images générés ou modifiés par IA, qui héritent alors d’une étiquette « Infos IA ». Pour les autres publicités, le groupe précise si les visuels ont été créés ou fortement retouchés avec de l’IA, qu’ils proviennent d’outils maison ou tiers.

La fiche d’assistance, mise à jour il y a 5 semaines, précise que ces outils sont en cours de déploiement, par conséquent « toutes les publicités utilisant les fonctions créatives d’IA générative de Meta ne comporteront pas forcément la mention « Infos IA » ».

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Apple ferme la porte à la restauration de vieux iPhone et iPad

Quand iOS ne répond plus
Apple ferme la porte à la restauration de vieux iPhone et iPad

Apple a cessé de signer le firmware du modem associé à plusieurs vieilles versions d’iOS, empêchant ainsi la restauration logicielle d’anciens iPhone et iPad cellulaires. Les appareils en question restent utilisables, même si on doute que beaucoup soient encore en circulation aujourd’hui. On parle en effet de modèles sortis il y a une quinzaine d’années.

Le changement est plus limité qu’un arrêt classique de signature, une procédure de validation confiée aux serveurs d’Apple au moment de l’installation ou de la restauration. Quand on restaure un iPhone ou un iPad, l’appareil contacte le constructeur pour vérifier que la version du système d’exploitation et certains composants (comme le firmware du modem) sont bien autorisés pour installation. Si Apple ne signe plus cette version ou un composant logiciel, la restauration est bloquée. Il n’est plus possible non plus de procéder à une installation propre de ces OS.

Une liste qui ne rajeunira personne

Apple ne publie pas de liste officielle des version d’iOS signées ou non signées. Il est cependant possible d’obtenir cette information par des voies détournées, ce qui permet à MacRumors de fournir la liste des appareils et des systèmes d’exploitation concernés.

Il s’agit de l’iPhone 4 CDMA (vendu par Verizon en 2011), sur lequel il n’est plus possible de restaurer l’image système IPSW iOS 7.1.2 depuis un Mac. L’iPhone 4S est lui aussi privé de restauration avec les versions « over the air » (OTA) d’iOS 6.1.3 et 8.4.1, ainsi qu’avec les IPSW iOS 9.3.5 et 9.3.6. C’est également le cas de l’iPhone 5 (iOS 8.4.1 en OTA, iOS 10.3.3/iOS 10.3.4 en IPSW) et de l’iPhone 5c (iOS 10.3.3 IPSW).

Du côté des iPad, seuls les modèles cellulaires sont touchés. Cela concerne l’iPad 2 avec iOS 6.1.3/8.4.1 OTA, ainsi qu’iOS 9.3.5/9.3.6 IPSW ; l’iPad 3 (iOS 8.4.1 OTA et iOS 9.3.5/9.3.6 IPSW) ; l’iPad 4e génération (iOS 8.4.1 OTA, iOS 10.3.3/10.3.4 IPSW) ; l’iPad mini (iOS 8.4.1 OTA, iOS 9.3.5/9.3.6 IPSW). Apple n’a commencé à décliner iOS dans une version spécifique à l’iPad (iPadOS) qu’à partir de 2019 et iPadOS 13.

Une tuile pour les bidouilleurs

Puisque le changement porte sur le baseband, les iPad uniquement Wi-Fi ne sont pas concernés par ce retrait de signature : ils n’ont pas de modem cellulaire, donc pas de firmware baseband à valider.

IPSW, qui signifie simplement « iPhone Software », est l’image système utilisée pour restaurer ou mettre à jour un appareil depuis un Mac, un PC, iTunes, ou encore l’app Appareils Apple. On peut télécharger les différentes IPSW pour iPhone et iPad sur le site référence en la matière, IPSW.me, qui ne reflète cependant pas encore ces changements de signature.

Apple fournit aussi des mises à jour OTA signées qui s’installent directement sur l’appareil. Le constructeur pouvait encore signer certaines versions d’iOS quand elles servaient d’étape intermédiaire. C’était le cas d’iOS 8.4.1 qui permettait à certains terminaux à faire la transition vers iOS 9. Elle était aussi utilisée comme point de retour pour les restaurations. C’est une porte qui se referme pour les appareils cités.

Au vu de l’ancienneté de ces terminaux et de ces systèmes d’exploitation, l’arrêt de la signature ne sera pas un problème pour la vaste majorité des utilisateurs de produits Apple. Ce d’autant qu’encore une fois, ils restent fonctionnels. Mais il n’y aura aucune solution en cas de problème qui nécessiterait normalement une restauration ou une installation propre d’iOS.

Ce sera un souci pour les collectionneurs et les bidouilleurs qui veulent conserver ou restaurer de vieux appareils dans un état logiciel précis. Les développeurs qui testent encore d’anciennes versions pour s’assurer de la compatibilité de leurs applications seront aussi dans la panade, comme ceux qui se servent encore de ces iPhone et iPad comme machines de secours.

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☕️ Meta réfléchirait à des lunettes qui enregistrent tout, tout le temps



Meta plancherait sur des prototypes de lunettes connectées capables d’enregistrer en continu ce qui se passe autour de l’utilisateur, aussi bien en audio qu’en prenant des photos régulièrement, rapportent des sources du Financial Times. Cela permettrait au porteur de poser des questions sur son environnement en tout temps, sur ce qu’il a entendu ou vu durant la journée.

Le géant des réseaux sociaux pourrait aussi proposer cette fonction aux lunettes connectées déjà sur le marché. Au vu de l’historique de Meta sur les questions de confidentialité et de respect de la vie privée, la perspective d’un appareil enregistrant le moindre de ses faits et gestes n’est guère enthousiasmante – moins pour l’utilisateur finalement, que pour les personnes qui l’entourent et qui n’ont pas nécessairement donné leur accord pour être enregistrées en permanence.

Pire encore, toujours selon le FT, les dirigeants de Meta prévoiraient de ne pas activer la lumière LED lors de l’enregistrement audio et photo. Cette loupiote est pourtant censée s’allumer chaque fois que l’appareil photo des lunettes est en marche ; Meta a même annoncé ce mercredi 8 juillet que les altérations de la diode entraîneront l’arrêt du fonctionnement de l’enregistrement vidéo.

Sans cet indicateur lumineux, personne ne saura si les lunettes enregistrent. Voilà qui ne serait pas de nature à rassurer tous ceux qui craignent l’intrusion de ces appareils dans la vie privée, à l’image de la CNIL et d’associations dédiées à la défense des libertés numériques.

Les images brutes et l’audio ne seraient pas stockés par Meta ni même mis à disposition de l’utilisateur ; les métadonnées extraites des fichiers sonores et des images seraient cependant téléversées sur les serveurs de l’entreprise afin que l’assistant Meta AI puisse piocher dedans. Cette approche aurait moins d’implications pour la vie privée, affirmeraient les promoteurs du projet.

En interne, on s’interrogerait aussi pour pouvoir exploiter les données collectées au travers de ces enregistrements afin d’entraîner les modèles IA de l’entreprise. Meta n’a pas voulu commenter spécifiquement sur cette indiscrétion. En revanche, le groupe assure sans rire que la protection de la vie privée est au cœur de la conception de ses produits.

Le mouchard Limitless.

Cette rumeur de lunettes connectées écoutant discrètement 24/7 est d’autant plus crédible qu’en décembre dernier, Meta rachetait Limitless. Cette start-up fabrique un « pendentif IA » qui enregistre en continu et transcrit les conversations en temps réel. Les utilisateurs peuvent ensuite effectuer des recherches.

L’enregistrement en continu, il y en a qui ont essayé et ils ont eu des problèmes. Microsoft avait proposé avec la fonction Recall quelque chose d’assez similaire pour Windows 11 : il n’était pas question d’enregistrement audio, mais de captures d’écran réalisées régulièrement. Après un coup d’OCR, il était ensuite possible d’y rechercher une information grâce à l’IA de Copilot.

Face aux failles de sécurité et aux trous dans la raquette de la confidentialité, Microsoft a dû revoir en catastrophe cette fonction, finalement livrée avec un an de retard.

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