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Pixel 11 : Google augmente les prix et ajoute une petite LED pour Gemini

Google lance un mouchard
Pixel 11 : Google augmente les prix et ajoute une petite LED pour Gemini

Comme depuis quelques années maintenant, Google révèle au cœur de l’été sa nouvelle gamme Pixel. Au menu de la fournée 2026 : de nouveaux smartphones et montres connectées, mais aussi un rival direct à l’AirTag d’Apple.

On ne change pas une équipe qui gagne : Google n’a pas forcé son talent avec la nouvelle gamme Pixel 11 qui ressemble fort à la précédente génération. Le constructeur a toutefois intégré une petite nouveauté matérielle baptisée HiLight, réservée aux modèles Pro (Pixel 11 Pro, Pro XL et Pro Fold). Il s’agit d’un anneau de LED RVB intégré au module flash au dos des smartphones ; il s’illumine discrètement quand un contact préféré appelle (cela fonctionne aussi avec WhatsApp), ou lors d’une discussion avec Gemini.

HiLight est encore très limité, les autres applications ne peuvent pas l’utiliser pour envoyer des alertes lumineuses. Google n’a pas indiqué s’il comptait ouvrir cette diode à d’autres éditeurs. Sur le plan matériel, tous les modèles fonctionnent avec une nouvelle puce Tensor G6 doublée d’une puce de sécurité Titan M3 censée offrir une « sécurité proactive » grâce à la cryptographie post-quantique de Google.

La principale amélioration concerne le traitement IA en local. Le constructeur annonce un gain de performance TPU de 50 % par rapport au Tensor G5 pour des fonctions Gemini d’assistance proactive et pour la traduction en temps réel. La puce est également mise à contribution pour des fonctions photos de nuit et le zoom numérique. Les détails techniques sur la Tensor G6 sont très maigres, mais selon les fuites recensées par ArsTechnica, la puce compterait sept cœurs Arm custom… soit un de moins que la Tensor G5.

Le processeur de la puce se veut 25 % plus rapide pour la navigation web et jusqu’à 20 % d’efficacité énergétique. C’est une bonne nouvelle, sachant que les capacités des batteries des nouveaux smartphones sont moins importantes que chez leurs prédécesseurs, d’environ 100 mAh. Le Pixel 11 Pro Fold laisse même 200 mAh sur le carreau. Ça n’empêche pas Google d’assurer que ses appareils sont capables de tenir plus de 30 heures sur une seule charge (24 heures pour le pliant).

Google met chaque année le paquet sur les capacités photo de ses smartphones, même s’il y a un très gros travail d’optimisation et d’amélioration logicielle et par IA derrière chaque image. Les Pixel 11 et Pro Fold intègrent un nouveau capteur de 48 mégapixels qui capture davantage de lumière. Ces modèles peuvent aussi zoomer numériquement jusqu’à x30 ; jusqu’à x120 sur les versions Pro et Pro XL, qui bénéficient en outre d’un capteur principal de 50 mpx avec une plus grande ouverture encore.

Image : Google

En matière d’autonomie, une nouveauté est à noter : le mode Extreme Charging qui permet de remplumer 75 % de batterie en 30 minutes, en filaire avec le chargeur 45W de Google (pas fourni). Le mode suspend l’activité en arrière-plan ainsi que les applications non essentielles. La recharge sans fil est aussi disponible via le nouveau chargeur Pixelsnap (Qi2 25W), elle est plus rapide de 29 %.

Les écrans affichent une luminosité maximale 3 600 nits, exception faite du Pixel 11 de base qui se contente de 3 000 nits. Autre curiosité de la gamme : si ce modèle n’embarque toujours que 12 Go de mémoire (c’était déjà le cas du Pixel 10), les Pixel 11 Pro et Pro XL sont eux aussi proposés avec cette dotation dans leur version de base, avec 256 Go de stockage. Le Pixel 10 Pro de l’an dernier emportait 16 Go de base. Pour avoir plus de RAM, il faut s’offrir l’option à 512 Go de stockage, évidemment plus chère.

Un porte-parole de Google a expliqué à Engadget que « l’industrie tech traverse une grave pénurie de RAM provoquée par les fournisseurs » – sans préciser que l’entreprise fait partie du problème – « et nous avons dû ajuster les prix des Pixel 11 ainsi que leurs configurations de mémoire vive afin d’en atténuer les effets tout en offrant le maximum de valeur à nos clients ». Il ajoute : « grâce aux optimisations logicielles et matérielles, vous pouvez vous attendre à des performances plus rapides et plus fluides sur les modèles Pro de cette année par rapport aux versions comparables de l’an dernier équipées de 256 Go de stockage SSD. »

Ce qui nous emmène logiquement vers les prix, qui globalement sont 100 euros plus élevés que pour la gamme 2025. Mais Google rattrape un peu le coup en doublant le stockage de base pour les Pixel 10 et 10 Pro (mais pas le XL), qui embarquaient par défaut 128 Go.

  • Pixel 11 : à partir de 999 euros avec 256 Go de stockage et 12 Go de RAM (1 129 euros avec 512 Go/12 Go)
  • Pixel 11 Pro : à partir de 1 199 euros 256/12 (1 329 euros avec 512 Go/16, 1 589 euros avec 1 To/16)
  • Pixel 11 Pro XL : à partir de 1 399 euros 256/12 (1 529 euros avec 512 Go/16, 1 789 euros avec 1 To/16)
  • Pixel 11 Pro Fold : à partir de 1 999 euros 256/16 (2 129 euros avec 512 Go/16, 2 289 euros avec 1 To/16)

Ces smartphones auront droit à 7 ans de mises à jour Android.

Google a également levé le voile sur la Pixel Watch 5, qui ne réinvente pas la roue. On garde les mêmes et on recommence, ou presque, avec des tailles de boîtiers similaires (41 et 45 mm). La puce, une Qualcomm Snapdragon W5 Gen 2 Accelerated, est 20 % plus rapide que le modèle de l’an dernier. Le GPS s’améliore également, en particulier dans les zones urbaines denses. Il n’y a pas de nouveau capteur santé, néanmoins la montre peut mesurer plus de 50 types d’entraînements. Les tarifs débutent à 419 euros.

Image : Google

Enfin, la petite (littéralement) nouveauté du jour est un traqueur, le Pixel Tag, qui vient marcher directement sur les platebandes de l’AirTag d’Apple. L’objet, dont la commercialisation (29 dollars l’unité) est prévue pour novembre, s’appuie sur le réseau Localiser de Google, qui compte plus d’un milliard d’appareils dans le monde. La puce Ultra-Wideband des smartphones leur permettra de localiser précisément un mouchard.

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☕️ Gemini dans le club très fermé des services Google au milliard d’utilisateurs



Google peut s’enorgueillir de compter dans son catalogue 14 services et produits qui dépassent le milliard d’utilisateurs : Gemini fait désormais partie de ce club, comme s’en réjouit Sundar Pichai, le directeur général d’Alphabet et de Google. Le dirigeant parle de l’application Gemini, ce qui exclut les utilisateurs qui se servent de cette IA ailleurs (Google a pris l’habitude d’insérer Gemini partout où c’est possible, parfois au chausse-pied).

La performance est quand même à relativiser, sachant que l’app Gemini est préinstallée sur les smartphones Android. Évidemment, c’est un sérieux avantage qui aide à recruter des utilisateurs. Josh Woodward, le chef de Gemini, confirme qu’Android est la plateforme dominante et de loin, puisque Gemini compte plus de 100 millions d’utilisateurs sur iOS.

Il donne aussi quelques précisions et statistiques d’usage sur Gemini. En vrac : les utilisateurs avancés sur macOS envoient des requêtes deux fois plus souvent que les utilisateurs d’autres plateformes, 63 % des utilisateurs parlent à Gemini, l’IA génère plus de 150 millions d’images chaque jour, elle peut automatiser des actions dans une quarantaine d’apps.

Image : Google

En ce qui concerne les 13 autres produits qui dépassent le milliard d’utilisateurs, ils avaient été révélés durant l’édition 2026 de la Google I/O en mai dernier. Il s’agit de la recherche Google, Gmail, Google Drive, Chrome, Google Maps, Google Play, Google Calendar, Google Photos, Android, Google Discover, Google Lens, YouTube et Google Messages.

Gemini n’est pas la seule application IA qui ait atteint ce seuil psychologique. OpenAI a révélé au détour d’un billet de blog posté le 6 août que ChatGPT dépassait également le milliard d’utilisateurs. Comme l’indique The Verge, le chatbot aurait en fait franchi cette étape dès le mois de juin.

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☕️ Addiction aux réseaux sociaux : Meta et TikTok sous la menace de milliers de plaintes



Meta, TikTok, mais aussi Google et Snap devront faire face aux nombreuses plaintes qui visent leurs plateformes et l’addiction qu’elles provoquent chez les plus jeunes. Une cour d’appel a en effet rejeté les arguments de Meta et de TikTok qui ne voulaient pas attendre les jugements des procès avant de faire appel.

Plus de 3 000 plaintes déposées aux États-Unis contre le caractère addictif supposé des réseaux sociaux peuvent poursuivre leur chemin judiciaire. Meta et TikTok avaient essayé d’obtenir de la cour d’appel fédérale du 9e circuit, basée à San Francisco, qu’elle examine dès à présent leur argument fondé sur la fameuse Section 230 du Communications Decency Act, une loi américaine qui protège les plateformes contre les actions à leur encontre basées sur les contenus publiés par leurs utilisateurs.

Peine perdue : la cour d’appel estime dans son jugement (PDF) que la Section 230 offre seulement une défense contre une éventuelle responsabilité, et non une immunité contre les poursuites elles-mêmes ; elle n’a donc pas compétence pour examiner l’appel à ce stade. Cela ne veut pas dire que les plateformes ne pourront pas invoquer la Section 230 durant les procès.

Meta ne peut pas non plus échapper au procès qui débutera ce mercredi 12 août à Oakland, en Californie (avec la sélection des jurés). La cour d’appel a rejeté la demande de l’entreprise de suspendre le procès durant la procédure d’appel, relève Reuters.

Une coalition de procureurs généraux d’États américains accuse Meta d’avoir conçu Facebook et Instagram pour favoriser l’addiction chez les utilisateurs mineurs et d’enfreindre la loi fédérale sur la protection des données des enfants.

Le tout intervient quelques jours après une nouvelle condamnation de Meta par un tribunal du Nouveau-Mexique. En tout, le groupe est sanctionné à hauteur de 942 millions de dollars, avec plusieurs obligations pour améliorer les outils de protection des plus jeunes.

Le mois dernier, Meta indiquait au tribunal d’Oakland que la procédure engagée par les procureurs généraux pourrait représenter jusqu’à 1 400 milliards de dollars en réparations financières potentielles. Ces mêmes procureurs affirment (PDF) que les inquiétudes du géant des réseaux sociaux « sonnent creux » au regard des preuves qu’ils entendent présenter au procès. Ils veulent démontrer que Meta a trompé le public sur la sécurité de Facebook et Instagram, tout en développant des plateformes pour provoquer un usage compulsif et ainsi augmenter les revenus publicitaires.

Une décision de la cour d’appel en faveur de Meta et de TikTok aurait probablement aussi aidé Google et Snap, qui font partie des défendeurs dans cette vaste procédure.

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Anthropic va tatouer les textes et les images générés par Claude

Inked
Anthropic va tatouer les textes et les images générés par Claude

Anthropic va appliquer des watermarks sur les contenus générés par Claude, ce qui permettra de les repérer plus facilement. Cet engagement est aussi une obligation réglementaire en vertu de l’AI Act européen.

Depuis le 2 août dans l’UE, les fournisseurs d’IA générative doivent intégrer un marquage technique de détection dans les images, les sons, les vidéos ou les textes générés ou manipulés par IA. C’est le sens de l’article 50 de l’AI Act. Il y a des exceptions importantes : quand le contenu généré par IA a fait l’objet d’un examen humain ou d’un contrôle éditorial, le tatouage n’est pas nécessaire.

Cette obligation ne concerne aussi que les modèles d’IA commercialisés après la date du 2 août ; pour les modèles déjà disponibles, un sursis de 4 mois – jusqu’au 2 décembre – a été accordé. Mais, quoi qu’il en soit, les fournisseurs d’IA doivent plancher sur des systèmes de marquage des contenus générés par leurs services.

Un double dispositif de marquage

Anthropic a dévoilé son plan de match, en tant que fournisseur et comme signataire du code de pratique sur la transparence des contenus générés par IA. L’adhésion à ce code est volontaire, mais de toute manière les exigences de transparence prévues à l’article 50 constituent des obligations légales.

Deux mécanismes sont mis en œuvre sur les modèles lancés après le 2 août (Anthropic indique travailler sur un watermark pour les contenus générés avec les modèles disponibles avant cette date). Le premier concerne le texte, qui contient une marque statistique invisible. Elle ne se voit pas à la lecture, elle ne change pas le sens du texte, et elle reste intégrée au texte ; par conséquent, un copier/coller conservera la marque.

Le deuxième dispositif touche les fichiers générés ou traités par Claude, comme les images au format SVG, PNG ou JPG. Le modèle ajoute des métadonnées de provenance signées selon le standard ouvert Content Credentials de la C2PA (Coalition for Content Provenance and Authenticity). Si de telles métadonnées sont présentes dans un fichier, cela signifie qu’il a été traité par Claude.

Google utilise de son côté SynthID, un filigrane invisible développé par DeepMind. Ce signal est directement intégré dans le contenu, ce n’est pas une métadonnée. Par conséquent, il est possible de combiner SynthID avec Content Credentials : c’est d’ailleurs le choix d’OpenAI pour ses outils de génération d’images. Anthropic donne malheureusement très peu de détails techniques sur son marquage, que ce soit pour les fichiers ou le texte.

Il y a des limites à l’exercice. Anthropic explique ainsi qu’un texte généré par Claude peut ne pas présenter de tatouage s’il a été « fortement modifié, paraphrasé, traduit ou mélangé à d’autres écrits », si le passage est très court (trop peu de texte pour obtenir un signal fiable), si les métadonnées ont été supprimées après une conversion de format, une capture d’écran ou un nouvel enregistrement.

Logiquement, le texte n’aura pas de marquage s’il a été généré par un modèle ne prenant pas en charge le tatouage numérique. Par ailleurs, si un contenu ne présente aucun marquage, cela ne veut pas dire pour autant qu’il n’a pas été généré ou modifié par une IA.

Marquage au fer rouge

Anthropic ne précise pas la technologie utilisée pour tatouer le texte, mais le marquage d’un tel contenu repose généralement sur un algorithme qui influence discrètement les choix de mots ou de tokens du modèle. Cela produit un motif statistique détectable qui peut signaler qu’un texte a été généré ou traité par un système d’IA.

L’entreprise prévient aussi que la présence d’une marque ne confirme pas la provenance d’un contenu. Claude peut ne pas être « l’auteur » d’origine : le modèle peut servir à relire, traduire, résumer ou convertir des fichiers. Le résultat porte un tatouage Anthropic, mais les idées ou les données peuvent provenir d’une autre source. De même, un contenu marqué peut être modifié, extrait ou combiné avec d’autres éléments après son traitement par Claude.

Il ne reste plus qu’une chose à mettre en place : un outil de détection des marques de Claude. Anthropic n’a rien à proposer, ce qui annule tout l’intérêt de cette annonce – pour le moment. L’entreprise planche en effet sur le sujet pour « permettre aux utilisateurs et aux tierces parties de détecter les watermarks intégrés et les métadonnées ». Une documentation technique sur les mécanismes de détection est en préparation. Pour les fichiers contenant un marquage C2PA, des outils sont déjà disponibles comme celui-ci pour détecter des Content Credentials, ou encore celui-là d’OpenAI.

Si l’AI Act a une portée européenne, Anthropic précise que ces marquages seront intégrés partout où les modèles Claude sont utilisés (le chatbot Claude, l’API, Claude Code, Cowork et Tag), dans le monde entier.

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☕️ Apple prépare un système pour prouver qu’une photo vient bien d’un iPhone



Progrès de l’IA générative aidant, il est bien difficile désormais de distinguer à coup sûr une photo réelle d’une image photoréaliste générée par intelligence artificielle. Et même le vieux truc de compter les doigts ne marche plus : les IA ne font en effet (presque) plus d’erreurs anatomiques.

Les acteurs de l’IA ont mis au point des systèmes permettant à des outils de repérer une image générée ou modifiée par IA. Plusieurs technologies sont disponibles, comme le filigrane SynthID de Google DeepMind, les Content Credentials de la coalition C2PA, Meta a mis en place ses propres étiquettes « AI info »… Tout cela ressemble un peu au fameux strip de xkcd sur les standards. Pourquoi ne pas en ajouter un autre ? Apple y travaille ! Mais cette fois, pour authentifier une vraie photo.

Dans le code de la bêta 5 d’iOS 27, 9to5Mac a déniché des références à une nouveauté en développement : Apple Reference Image. Cette fonction devrait servir à authentifier la source d’une photo en utilisant des données liées aux capteurs photo de l’iPhone qui a servi à l’enregistrer.

Ce panneau de confidentialité apparaitra lors de l’activation de la fonction Apple Reference Image. L’option sera disponible dans les réglages Appareil photo d’iOS. Image : 9to5Mac

Apple Reference Image n’est pas activée par défaut. Il revient à l’utilisateur de le faire dans l’application Appareil photo. Il faut ensuite demander à authentifier la photo prise, ce qui nécessite l’envoi des données brutes de l’image, les métadonnées et des informations matérielles au Private Cloud Compute (PCC) d’Apple.

Cette architecture serveur a été mise en place par le constructeur pour les fonctions d’Apple Intelligence à traiter en ligne, un système censé protéger la confidentialité des utilisateurs. De la sorte, Apple affirme ne pas pouvoir accéder à l’image en elle-même. Durant cette phase d’authentification, un identifiant unique est attaché à la photo.

Si Apple détermine que le capteur photo a été compromis, elle peut révoquer les précédentes authentifications associées avec ce composant. Les photos authentifiées par le système Apple Reference Image peuvent ensuite être partagées ; les iPhone destinataires (on imagine que ça fonctionnera aussi avec les iPad et les Mac) pourront vérifier l’authenticité des documents en local, sans avoir à communiquer avec Apple.

En fonction de la méthode de partage utilisée (via iMessage, AirDrop, etc.), les informations pourraient varier et indiquer si l’image est une version originale, modifiée ou authentifiée. Si l’utilisateur choisit de partager « toutes les données des photos », le transfert pourrait inclure des identifiants matériels uniques.

9to5Mac ajoute une autre découverte : une option « Transfer with Provenance » pour les transferts USB de photos authentifiées vers un Mac ou un PC. Les images en question embarqueront les données Apple Reference. Au vu des efforts à déployer pour authentifier une image (choisir un mode spécifique et transférer des données à Apple), ce système devrait rester cantonné à une poignée d’usages restreints.

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Sur Spotify, les « artistes IA » vont gagner un badge et perdre des recommandations

Le badge de la honte
Sur Spotify, les « artistes IA » vont gagner un badge et perdre des recommandations

Personne n’aime découvrir que son nouveau chanteur ou sa nouvelle chanteuse préférée se révèle être une IA. Spotify lance donc un nouveau badge, « AI Persona », qui sera accolé aux profils des artistes qui ne sont pas des humains. Les créateurs de ces personnages IA pourront le signaler à Spotify, mais la plateforme attribuera également ce badge.

La musique générée par IA inonde les serveurs des plateformes de streaming. Deezer a annoncé le 21 juillet dernier que plus de la moitié des nouvelles chansons téléversées chaque jour – 90 000 morceaux – était générée par IA. L’an dernier, le service de streaming français a détecté 13,4 millions de chansons générées par IA.

Ce tsunami force les plateformes à agir. Le même Deezer démonétise ainsi les écoutes de ces morceaux IA. Du côté du leader du secteur, Spotify, on sort finalement la grosse artillerie. Un nouveau badge « AI Persona » va faire son apparition sur les profils d’artistes générés par IA à partir de la mi-septembre.

Les artistes IA privés de recommandations

Les morceaux proposés par ces profils ne seront pas intégrés dans les recommandations éditoriales ou algorithmiques, sauf si l’auditeur a choisi de suivre l’artiste en question. La plateforme cherche aussi à écarter de ses recommandations le spam et les contenus de faible qualité. Spotify explique :

« Si nous estimons que chaque artiste doit rester libre de choisir la manière dont il se présente, les recommandations de Spotify ont vocation à mettre en avant les artistes authentiques qui développent une véritable carrière musicale. »

Les créateurs de ces artistes peuvent dès aujourd’hui indiquer que leur profil est une persona générée par IA. Mais au vu des changements que cela implique (ne plus faire partie des recommandations revient à se faire invisibiliser, et donc démonétiser de fait), ça ne suffira pas. C’est pourquoi Spotify examinera de son côté « certains profils d’artistes » dont l’identité, le nom, les visuels et la manière dont ils se présentent « semble représenter des identités photoréalistes générées par l’IA ». Ces profils écoperont alors d’un badge « Likely AI Persona ».

Image : Spotify

Le badge sera présent sur la page de profil de l’artiste IA, mais aussi dans les résultats de recherche et à côté des titres dans les listes de lecture. L’auditeur pourra cliquer sur le badge pour savoir si c’est l’artiste lui-même qui s’est déclaré persona IA « dans une démarche de transparence vis-à-vis de son public », ou si Spotify l’a attribué. Dans les prochains mois, les abonnés pourront aussi signaler les artistes qui leur semblent être des personas IA.

Les artistes qui recevront ce badge de la part de Spotify pourront confirmer leur statut ou le contester. La plateforme précise que ce badge ne concerne que l’identité publique de l’artiste, « et non la manière dont la musique a été créée ». Pour ça, l’entreprise propose un système de crédits d’IA et SongDNA qui permettent aux artistes d’être transparents sur la manière dont leurs morceaux ont été créés.

Ce badge complète le « profil vérifié » qui est son exact inverse : ce statut indique qu’un être humain réel se cache derrière un artiste. Spotify précise que des centaines de milliers de profils ont déjà été vérifiés de la sorte.

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« Aperçus IA » de Google : l’Alliance de la presse saisit l’Autorité de la concurrence

L'Alliance contre l'Empire
IA : séries d’achats « bizarres » auprès de librairies d’occasion anglaises et irlandaises

Le lancement le mois dernier des aperçus IA dans les résultats d’une recherche Google est resté au travers de la gorge de l’Alliance de la presse d’information générale. L’organisation a saisi l’Autorité de la concurrence pour obtenir des négociations sur la rémunération des contenus de presse indispensables à ces nouveaux services IA.

Les éditeurs de presse ont été mis « devant le fait accompli », affirme l’Alliance de la presse d’information générale, qui compte dans ses rangs les grands titres de la presse nationale et régionale. Google a lancé ses aperçus IA et le mode IA en France le 22 juillet, deux ans après les États-Unis, « avant l’ouverture d’une négociation transparente et de bonne foi », affirme l’Alliance.

L’organisation a décidé de saisir l’Autorité de la concurrence pour faire respecter les engagements pris en 2022 par Google : le géant du web s’engageait alors à négocier « de bonne foi, de transparence et de non-discrimination ». Cela faisait suite à une amende de 500 millions d’euros infligée par l’Autorité pour non-respect des obligations de négociations. Ces engagements sont valables jusqu’en 2027.

Des sous pour exploiter les articles

Pour l’Alliance, le compte n’y est pas. Elle dénonce « le déploiement unilatéral de nouveaux usages des contenus de presse, sans autorisation préalable ni rémunération dédiée ». Le Figaro indiquait fin juin que Google prévoyait d’intégrer ces fameux aperçus IA aux accords passés avec les éditeurs concernant les droits voisins. Il s’agit d’une rémunération versée aux éditeurs en échange de l’utilisation faite des contenus de leurs publications dans les services du moteur de recherche.

Néanmoins, aucun accord collectif sur les aperçus IA n’a été annoncé. L’Alliance précise que Google a simplement proposé une « simple actualisation du contrat de licence existant ». Les éditeurs ont toujours la possibilité de refuser l’exploitation de leurs articles par ces aperçus générés par IA, mais ils estiment que « ce retrait technique [entraîne] une perte de visibilité ».

Dans une décision remontant au 8 juillet, l’Autorité de la concurrence prononçait quatre injonctions conservatoires contre Meta après une saisine de l’Alliance. Benoît Cœuré, le président de l’institution, avait alors déclaré à cette occasion que « les contenus protégés qui seraient utilisés par AI Overviews doivent faire l’objet d’une rémunération au titre du droit voisin ».

Les membres de l’Alliance se disent disposés à alimenter ces nouveaux services IA et accompagner les usages, mais « dans un cadre équilibré fondé sur une autorisation négociée et une rémunération à la mesure de la valeur que leurs contenus permettent de créer ». Les contenus produits par ces publications ont « une valeur considérable », rappelle Marc Feuillée, président de l’Alliance. Il ajoute : « Les éditeurs ne demandent pas d’arrêter l’innovation. Ils demandent que cette valeur soit partagée et que l’utilisation de leurs productions soit rémunérée, comme la loi l’exige. »

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☕️ Windows OEM, Microsoft 365 : des hausses de prix qui tombent mal pour l’industrie PC



Les prix des ordinateurs n’en finissent plus de grimper en raison de la crise de la mémoire, mais voilà que Microsoft n’arrange pas la situation. Certains constructeurs de PC auraient en effet subi une hausse importante des frais de licence OEM pour Windows, selon le site taïwanais UDN.

Chaque année, Microsoft augmente le coût de la licence, qui permet aux fabricants (ASUS, Acer, Dell, HP, Lenovo, etc.) de commercialiser des PC fonctionnant sous Windows. Mais habituellement, la hausse est de quelques pourcents. Depuis juillet, le relèvement tourne en moyenne entre 7 à 10 %.

Le prix de la licence varie en fonction de nombreux critères, parmi lesquels la taille du constructeur, le volume d’unités, le type de licence voulue, le marché visé, le pays, la catégorie de machines, et bien sûr les conditions négociées dans le contrat. Les grands OEM peuvent bénéficier d’une remise liée à un engagement sur les volumes.

Le coût de la licence est en partie facturé au client final, mais le constructeur peut en absorber une partie en rognant sur ses marges. Mais voilà, avec les prix de plus en plus élevés pour la RAM et les SSD, ces marges sont prises d’assaut, en particulier sur l’entrée de gamme. La problématique est la même que sur les smartphones bon marché.

Au bout du compte, ce n’est pas la licence OEM de Windows qui va plomber les comptes, mais bien plutôt ces mémoires toujours plus chères. Microsoft pourrait jouer la carte de l’opportunisme ici, pour faire passer une hausse plus élevée qu’à l’accoutumée.

À la hausse des prix de la licence OEM s’ajoutent celles des abonnements professionnels pour Microsoft 365. Elles avaient été annoncées en décembre dernier, pour une mise en œuvre à partir du 1ᵉʳ juillet. Les augmentations varient entre 8 et 33 % pour les différentes formules de la suite, exception faite d’Office 365 E1 qui reste à 10 dollars. Pour les abonnements Microsoft 365 destinés au secteur public, eux aussi ont subi une hausse comprise entre 5 et 13 %, sauf là encore pour la formule E1 d’Office 365.

Tout cela ne va pas aider le marché du PC à sortir la tête de l’eau. Counterpoint Research a ainsi calculé qu’au second trimestre, les livraisons de PC ont reculé de 4 %, seuls Asus (+ 4 %) et Apple (+ 13 %) tirant leur épingle du jeu. Cette baisse intervient après cinq trimestres consécutifs de hausse. Face à la flambée des coûts de la mémoire, les constructeurs n’ont pas d’autre choix que d’augmenter le prix de leurs produits, ce qui a un impact sur les consommateurs sensibles aux prix. La maison d’analyses retient néanmoins que la demande dans le secteur commercial devrait rester stable car elle est portée par le cycle de renouvellement lié à la fin du support de Windows 10.

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☕️ Google Play Store accueille de nouveau la boutique tierce Aptoide aux États-Unis



L’histoire repasse les plats. Aptoide, la boutique d’apps Android, est de retour dans le Play Store plus de 15 ans après en avoir été retirée. Il restait possible d’installer le magasin alternatif mais en sideloading, en téléchargeant l’APK de l’application puis en l’installant à la main.

Les choses ont cependant bien changé depuis pour la plateforme mobile de Google. Suite à la défaite du géant du web face à Epic Games, le Play Store a revu son fonctionnement de fond en comble : la boutique officielle peut distribuer ses concurrents via le programme Play Catalog Access. Et Aptoide profite donc de l’occasion pour être la première du genre à en profiter, pour le moment aux États-Unis.

Aptoide est une boutique spécialisée dans les jeux. Créée en 2009, elle compte 25 millions d’utilisateurs actifs chaque mois, et son catalogue contient plus de 400 000 applications Android. « Les utilisateurs bénéficient de plus de choix, les développeurs disposent de nouvelles opportunités de distribution, et Android devient un écosystème plus ouvert et plus concurrentiel », se réjouit Paulo Trezentos, cofondateur et directeur général d’Aptoide.

Pour la boutique, cette ouverture du Play Store à la concurrence réduit les obstacles à la distribution d’applications. Aptoide estime que sa présence sur la boutique officielle, et celle à venir d’autres magasins, seront de nature à « encourager l’innovation (…) tout en élargissant les opportunités pour les développeurs qui recherchent des alternatives à un canal de distribution unique. »

Aptoide entend aussi préserver la sécurité des utilisateurs. L’entreprise affirme avoir, ces quinze dernières années, renforcé et sécurisé ses infrastructures, notamment dans la détection de malwares, l’examen et la validation des apps, la vérification des développeurs et la détection d’applications malveillantes avant qu’elles soient distribuées. Il vaudra mieux éviter la redite de la fuite de données de 2020, qui avait exposé les informations de 20 millions de comptes…

Le programme Play Catalog Access, ouvert le 22 juillet, ne concerne que les États-Unis. Pour le reste du monde, Google propose le Registered App Stores qui simplifie le sideloading pour les boutiques tierces répondant à des critères de qualité et de sécurité. Ce programme sera lancé d’ici la fin de l’année. Dans la crémerie d’en face, c’est-à-dire sur iOS, Aptoide fait partie des boutiques alternatives à l’App Store que les utilisateurs européens peuvent installer sur leurs iPhone.

Le mois dernier, à l’occasion de l’énième amende infligée à Google, la Commission européenne a indiqué qu’elle allait étudier les changements annoncés par l’entreprise pour déterminer la suite du dossier sur les restrictions imposées aux développeurs dans le Play Store.

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Meta revient aux poids ouverts avec Muse Glimmer, un modèle IA local

Mark Zuckerberg en pleine montée d'IA.
Meta revient aux poids ouverts avec Muse Glimmer, un modèle IA local

Meta reprend son bâton de pèlerin pour les poids ouverts, après l’avoir perdu suite au flop de Llama 4. Muse Glimmer est un nouveau modèle IA de 30 milliards de paramètres, installable sur un ordinateur personnel (assez costaud tout de même), assorti d’une licence open source permissive.

En publiant la première version de Muse Spark au mois d’avril, Meta changeait son fusil d’épaule sur la diffusion de son nouveau LLM : les poids ouverts de Llama laissaient la place à la fermeture d’un modèle propriétaire. Le débat autour de Kimi K3 et des modèles chinois à poids ouverts que Washington voudrait brider a poussé une bonne partie du secteur de l’IA à soutenir ce type de distribution.

Meta a retrouvé au fin fond d’un placard poussiéreux son costume de chevalier blanc des poids ouverts avec Muse Glimmer. Ce nouveau modèle est en effet distribué sous licence Apache 2.0, une licence open source standard, permissive, beaucoup plus familière aux développeurs et aux entreprises que ne l’étaient les licences spécifiques de Llama. Le modèle est disponible sur Hugging Face, on trouvera aussi une documentation technique à cette adresse.

Un modèle à installer chez soi (sur une bonne bécane)

Glimmer est un modèle de 30 milliards de paramètres qui peut être installé sur un ordinateur du commerce – oubliez le petit portable Windows avec 4 Go de RAM, il faudra plutôt un Mac haut de gamme (Meta publie des benchs réalisés sur des MacBook Pro M4 Max et M5 Max) ou un PC équipé d’un GPU puissant (RTX 5090), avec idéalement 24 à 32 Go de mémoire GPU ou unifiée. « Le modèle est suffisamment rapide pour permettre une conversation fluide et une interaction en temps réel avec un agent, le tout entièrement exécuté sur votre appareil », affirme Meta.

La version quantifié en 4 bits descend sous les 20 Go, mais il faut aussi de la marge pour le cache, l’encodeur image et le modèle de décodage spéculatif. En mode « full precision », Glimmer requiert plus de 55 Go de mémoire. Évidemment, rien n’empêche d’installer Glimmer sur un serveur distant, mais là on ne parle plus d’un fonctionnement en local.

Dans le secteur des modèles de 30 milliards de paramètres, Muse Glimmer se défend bien à en croire les benchmarks publiés par Meta. Sur les tests agentiques, le modèle de Meta est souvent devant : MCP Atlas 75,5, contre 54,2 pour Gemma et 62,5 pour Qwen ; DeepSearch QA affiche un score de 74,6, devant les deux autres ; GAIA2 43,3, devant Gemma et Qwen. En codage aussi, Glimmer se montre très solide. En revanche, sur le multimodal, Qwen peut passer devant dans certains benchs.

L’avantage est marqué pour les tâches agentiques, la recherche multi-étapes et les tests de codage. Le modèle n’est pas systématiquement premier en tout, mais il a été optimisé pour un usage précis : faire tourner des agents en local qui peuvent utiliser des outils, coder et mener des tâches longues. Glimmer sera suivi dans quelques semaines de la publication des poids de Muse Spark 1.2, son modèle lancé la semaine dernière dans la foulée de l’offensive de Meta sur les outils pour développeurs.

Le manifeste de Zuckerberg

Mark Zuckerberg a profité de l’occasion pour publier un très long manifeste techno-libertarien sur les capacités mirifiques de l’IA générative, dans la droite ligne de la nouvelle campagne de com’ hors sol de Meta. Le patron de l’entreprise vante une fois de plus sa vision d’une « superintelligence personnelle », distribuée aux individus plutôt que concentrée entre les mains de quelques entreprises (un digest vidéo est visible ici).

Illustration : Flock

Pour le milliardaire, la principale contribution de la « superintelligence » ne sera pas de remplacer les travailleurs, mais d’aider les gens à créer : entreprises, produits, traitements médicaux, contenus, logiciels, ou encore recherches scientifiques. Un plaidoyer intéressant, sachant ce que Meta fait de son IA sur ses réseaux sociaux : un générateur de slop et de désinformation.

En attendant, il faut implanter des datacenters. L’entreprise promet des retombées locales sur l’emploi, la formation, les services publics, l’eau, les infrastructures. Le fonds « Future Is For Everyone » que Meta vient de lancer sera abondé à hauteur d’1 milliard de dollars pour soutenir les communautés affectés par l’installation de ces centres de données.

Le dirigeant s’oppose aux discours de certains acteurs de l’IA qui affirment qu’elle est dangereuse, tout en voulant cloisonner cette technologie. Pour Zuckerberg, qui rejette l’idée d’une « superintelligence bienveillante unique », le scénario du pire serait une IA contrôlée par une poignée d’institutions.

Ce qui nous amène directement à Glimmer. Le dirigeant estime que l’open source est une force positive contre la centralisation, et que ce serait une erreur de restreindre cet écosystème (clin d’œil appuyé vers la Maison-Blanche). S’il soutient les contrôles à l’exportation sur les puces, il ne manque pas de critiquer les règles ralentissant les entreprises américaines du secteur, ou qui limiteraient trop l’usage des données, de la distillation et des modèles étrangers open source.

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Spotify teste un bouton pour zapper les pubs dans les podcasts

Stop la pub
Spotify teste un bouton pour zapper les pubs dans les podcasts

Après y avoir beaucoup investi ces dernières années, Spotify est devenu une place forte du secteur du podcast. Mais sa dernière expérimentation risque de braquer une partie du secteur : la plateforme teste auprès de certains abonnés Premium un bouton permettant de sauter d’un geste les tunnels de publicités, promotions et messages sponsorisés.

Spotify propose régulièrement de nouvelles fonctions auprès d’une poignée de testeurs qui peuvent, si elles sont appréciées, se déployer auprès de tous. La dernière expérimentation du service, visible aux États-Unis et au Royaume-Uni, pourrait bien séduire les abonnés mais « détruire l’industrie du podcast », comme le dénonce Tommy Vietor, cofondateur du réseau Crooked Media.

Un bouton anti-pubs pour les podcasts

Il s’agit d’un bouton « Skip Ahead » qui s’affiche sur l’écran de lecture d’un podcast, ainsi que le décrit Podnews. Il apparait au début des intros, promotions, pubs et autres contenus sponsorisés et, comme son nom l’indique, le bouton permet de passer les sections d’un podcast (audio ou vidéo) que personne ne veut réellement écouter ou regarder.

Image : Podnews

Cette nouveauté peut être présentée comme une simplification d’une fonction déjà existante, à savoir le bouton d’avance de 15 secondes qui sert effectivement à beaucoup d’utilisateurs à éviter les annonces. Mais il est évidemment beaucoup moins efficace et précis qu’un bouton spécifiquement conçu pour sauter l’ensemble d’un tunnel de pub.

Spotify a confirmé l’existence de ce test : « Nous explorons des moyens de rendre l’écoute et le visionnage de podcasts plus intuitifs pour les abonnés Premium, en nous appuyant sur la façon dont les gens utilisent la plateforme, avec pour objectif d’aider les auditeurs à passer plus de temps à apprécier les podcasts. » Pour le moment, ce bouton n’apparait que lorsque l’app est au premier plan.

Comme sur de nombreux sites web qui usent et abusent de l’affichage de publicités, certains podcasts se montrent très gourmands : Podnews déplore ainsi ces épisodes qui débutent par huit minutes de réclames. Aucun auditeur ne veut encaisser un tel tunnel… En particulier les abonnés Premium à Spotify, qui ont payé pour ne pas avoir à subir de pub durant l’écoute de musique. Un avantage qui ne concerne pas les podcasts.

La fonction « Skip Ahead » permet aussi de zapper les pubs dans les podcasts monétisés par Spotify. Les huit minutes de messages de l’émission citée plus haut sont d’ailleurs fournies par Megaphone, une plateforme d’hébergement et de monétisation détenue par… Spotify. Les autres régies pub, comme Acast ou Audacy sont également touchées.

Une étude Podnews a révélé que moins de 10 % des pauses publicitaires sont réellement sautées aujourd’hui. L’enjeu n’est pas seulement que les auditeurs puissent zapper ces messages, mais que Spotify rende le geste bien plus simple, visible et presque encouragé.

Spotify marche sur des œufs

Pour une grande partie de l’industrie, ce bouton est une menace existentielle : la publicité représente en effet le modèle économique de bon nombre de podcasts, d’où le coup de gueule de Tommy Vietor. La valeur réelle des annonces baisse au fur et à mesure que les auditeurs les sautent. Les annonceurs pourraient donc se détourner des podcasts s’ils déterminent que leurs publicités ne sont écoutées par personne.

Image : OP3

Des chiffres d’OP3 indiquent que Spotify représente globalement 25,6 % de tous les téléchargements de podcasts, avec une différence marquée sur les marchés émergents où la plateforme domine très largement dans ce domaine. Une généralisation de ce bouton pourrait avoir un impact massif pour l’ensemble de la filière du podcasting.

En privé, Spotify aurait tenté d’apaiser les inquiétudes des grands réseaux de podcasts, selon Semafor. Le service de streaming numéro 1 dans le monde insisterait ainsi sur le fait que ce bouton renforce l’écoute globale et améliore l’engagement des auditeurs avec les contenus des podcasts. Le bouton inciterait en fait les utilisateurs à écouter les émissions plus longtemps.

Le secteur pourrait aussi décider de faire pression sur Spotify. YouTube est un concurrent redoutable, et Apple s’est lancée dans une offensive de charme auprès des podcasteurs après avoir perdu beaucoup de parts de marché.

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☕️ Valve alerte sur une fuite de données touchant des commandes d’appareils Steam en Europe



Valve a prévenu les clients européens de la Steam Machine et du Steam Controller d’une fuite de données les concernant. CEVA, l’entreprise de logistique chargée de la distribution de ses produits sur le Vieux Continent, a en effet été victime d’une cyberattaque.

Les données compromises sont le nom, l’adresse postale, le pays, le numéro de téléphone, l’adresse email, le type du produit acheté et son prix, d’après le courriel de Valve partagé par Digital Foundry. CEVA n’a accès ni aux informations de paiement, ni aux mots de passe des comptes Steam. Il n’est pas nécessaire de changer son mot de passe Steam ni de modifier quoi que ce soit dans les réglages du compte.

Illustration : Flock

Valve recommande toutefois la plus grande vigilance dans les prochains jours, le risque de hameçonnage étant important. « Attendez-vous à recevoir de faux messages — par e-mail, SMS ou téléphone — mentionnant votre commande de matériel et semblant provenir de Steam, de Valve ou d’une société de livraison », prévient l’entreprise. Ces messages frauduleux pourraient indiquer l’adresse du client pour prouver leur authenticité, demander la confirmation d’une livraison ou de payer des frais de douane, ou encore de se connecter pour « vérifier » une commande.

L’assistance Steam ne traite les problèmes de compte que sur le site dédié https://help.steampowered.com/. « Jamais par email, chat Steam ou Discord. Toute personne qui vous contacte ailleurs en prétendant être l’assistance Steam ne l’est pas ». Valve conseille de saisir l’URL soi-même plutôt que de cliquer sur un lien présent dans un message ; les pages de connexion sont présentes sur store.steampowered.com, www.steampowered.com, steamcommunity.com ou help.steampowered.com. Enfin, l’assistance de la boutique ou un transporteur ne demandera jamais de mot de passe ou de code Steam Guard (le 2FA de Steam).

CEVA conserve les informations des clients de Steam pour les produits physiques jusqu’à 90 jours après la commande. L’enquête est toujours en cours, Valve ayant été notifiée de la fuite le 7 août. Les systèmes affectés ont été isolés et mis hors ligne. Étrangement, l’opérateur de Steam « fait pression » sur CEVA pour connaitre l’étendue complète de ce qui a été volé et la manière dont l’extraction s’est déroulée. Valve est aussi en train d’informer les autorités de protection des données dans les pays concernés.

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La France ouvre la route aux robots livreurs autonomes

Attention aux ronds-points
La France ouvre la route aux robots livreurs autonomes

Faudra-t-il un jour partager les routes avec les robots livreurs ? La voie est en tout cas libre, du moins du point de vue de la réglementation : le ministère des Transports a publié un arrêté qui homologue ces véhicules bien particuliers en France.

Assurer la livraison du dernier kilomètre, c’est un des plus importants enjeux des plateformes de commerce en ligne. Elles vont pouvoir ajouter à leur arsenal un nouvel outil : les robots autonomes. Le ministère des Transports autorise désormais leur homologation depuis la publication de l’arrêté du 28 juillet. Ces robots « compacts, électriques et conçus pour effectuer de courtes distances » pourront donc circuler sur la voie publique, en dehors des trottoirs.

Feu vert pour les robots livreurs

En plus de rouler sur batterie, ces véhicules pourront être équipés de capteurs comme des lidars, des caméras et des radars, et bien sûr de logiciels embarqués pour se repérer sur la route. De quoi se déplacer de manière autonome dans une zone ou sur un parcours prédéfini. « Ces robots contribueront à construire une logistique urbaine plus propre, plus silencieuse et plus efficace, au bénéfice des collectivités, des entreprises et des citoyens », annonce Philippe Tabarot, ministre des Transports.

Ces véhicules de catégorie L – qui recouvre les cyclomoteurs, les motos, les tricycles motorisés et les quadricycles de type voitures sans permis – resteront supervisés à distance pour répondre aux difficultés qu’ils pourraient rencontrer en chemin. Il sera intéressant de voir comment ils géreront les ronds-points, véritable spécificité française qui nécessite une adaptation des logiciels de conduite autonome.

Mais pour le reste, il s’agira de véhicules sans présence humaine à bord, et on ne parle pas que de petits chariots sur roues : il sera ainsi possible d’homologuer des modèles pouvant mesurer jusqu’à 4 mètres de long, 2 mètres de large et 2,5 mètres de haut, avec une charge utile pouvant atteindre 1 000 kg. Ils pourront aussi assurer des livraisons sur « plusieurs dizaines de kilomètres ».

Les véhicules seront soumis aux réglementations sur la protection des données personnelles ainsi qu’aux obligations en matière de cybersécurité. Il reviendra aux collectivités locales de déterminer les zones ou les itinéraires sur lesquels ces livreurs d’un nouveau genre pourront circuler.

Des livraisons oui, des humains non

La conduite autonome totale transportant des personnes sur route ouverte, partout et sans contrainte, n’est pas autorisée aujourd’hui en usage général. Les véhicules de niveau 3 peuvent déléguer temporairement la conduite au système, mais le conducteur doit rester en mesure de reprendre la main lorsque le véhicule le demande. Cette délégation n’est possible que dans des conditions précises d’utilisation, notamment environnementales, routières et de trafic. Les niveaux 4 et 5 restent, en pratique, limités à des cas très encadrés : navettes ou services automatisés, généralement sur des parcours ou dans des zones bien définies.

Le gouvernement a récemment refusé d’autoriser la conduite assistée de Tesla (FSD), tout en se disant prêt à homologuer des véhicules autonomes dès l’année prochaine. La France a procédé à plus de 200 expérimentations de véhicules autonomes depuis 2015.

Si la conduite autonome d’humains attendra des jours meilleurs, l’exécutif a été plus réactif sur les robots de livraison, alors que « les travaux engagés au niveau international, tant au niveau de l’ONU que de l’Union Européenne, pour définir un cadre pour l’homologation des robots de livraison autonomes sont encore en cours », rappelle le ministère. « En ouvrant la voie à l’homologation des robots de livraison autonomes, notre pays confirme sa place parmi les plus avancés au monde dans ce domaine, fort d’un écosystème reconnu dans l’intelligence artificielle et les technologies connectées », se réjouit Philippe Tabarot.

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Microsoft Edge enterre à son tour Manifest V2

Les bloqueurs de pubs sur les nerfs
Microsoft Edge enterre à son tour Manifest V2

Edge va marcher dans les pas de Chrome, en abandonnant Manifest V2 pour la version 3 du format technique des extensions de navigateur. La transition est programmée pour ce mois, ce qui signifie qu’uBlock Origin et quelques autres extensions ne pourront plus fonctionner dans le navigateur de Microsoft.

Dans les prochains jours, les utilisateurs d’Edge vont opérer la transhumance vers Manifest V3. Microsoft va prévenir tous ceux qui utilisent encore des extensions au format MV2, puis elles seront désactivées par défaut progressivement. La transition devrait être achevée d’ici la fin de cette année (début 2027 pour les machines gérées en entreprise).

Un enterrement de dernière classe

Manifest est un cahier des charges qui définit ce que les extensions ont le droit de faire, sur quels sites elles peuvent agir, les scripts qu’elles peuvent lancer, les API du navigateur utilisées. Ces règles techniques sont donc essentielles, et la MV3 annoncée par Google en 2018 resserre les règles de sécurité. Certains changements, comme la suppression de l’API Web Request, ont fait couler beaucoup d’encre et pour cause : l’interface de programmation est (ou était) très utilisée par les bloqueurs de publicité pour modifier à la volée les requêtes vers un nom de domaine.

Si l’usage que font les bloqueurs de cette API est légitime, Google a estimé que Web Request pose aussi des problèmes de sécurité, par exemple pour espionner les communications. Le géant du web a bien proposé un remplaçant, Declarative Net Request, mais ce dernier empêche les bloqueurs d’analyser ce qui circule en temps réel et d’accéder à du code distant.

De fait, ces extensions se montrent moins efficaces en MV3. Certaines mauvaises langues ont même estimé qu’avec cette nouvelle version, Google souhaitait surtout faire un sort à des extensions qui l’empêchent d’engranger les subsides de la pub. L’entreprise a longtemps rongé son frein avant d’imposer Manifest V3 dans Chrome, le temps que tous les acteurs et développeurs se mettent au diapason.

Finalement, début juin, Chrome et l’écosystème Chromium entraient dans la phase finale de la transition vers Manifest V3. Et c’est désormais le cas aussi d’Edge. Microsoft, qui rappelle l’engagement pris en faveur de la nouvelle version dès 2020, explique que 95 % des extensions les plus utilisées dans son navigateur sont compatibles MV3.

Edge bascule dans MV3

L’éditeur n’a en fait compté que 58 extensions MV2 dans la boutique d’Edge ayant encore un « usage significatif ». Seules trois d’entre elles ne disposent pas déjà d’une déclinaison MV3. « La très grande majorité des extensions de tous types, des gestionnaires de mots de passe aux VPN en passant par les bloqueurs de publicité, ont réussi leur transition vers Manifest V3 sans perte de fonctionnalités pour les utilisateurs », affirme l’entreprise.

uBlock Origin, qui est un des gros perdants de l’histoire, a bien lancé une version Lite compatible MV3. Mais son développeur Raymond Hill a prévenu qu’elle est trop différente pour remplacer automatiquement l’original. La nouvelle extension est, en général, moins efficace face aux sites utilisant des mécanismes anti-bloqueurs, plusieurs capacités de filtrage de uBlock Origin ne pouvant pas être portées vers MV3.

Les développeurs qui ont encore une extension MV2 vont aussi recevoir une alerte de Microsoft ; ils seront contactés par les équipes de l’éditeur en cas de besoin d’un coup de main pour la migration.

Les utilisateurs qui ne jurent que par MV2 peuvent toujours se tourner vers Firefox, qui ne prévoit pas d’abandonner ces extensions. La situation est plus diffuse pour les autres navigateurs Chromium : Brave a annoncé un support limité des extensions MV2, et Opera a indiqué que ces extensions restent utilisables « pour le moment ».

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☕️ Pour ses 30 ans, Quake s’offre une extension surprise



On a peine à le croire, mais Quake a fêté son 30e anniversaire au mois de juin. Difficile de résumer l’impact du jeu d’id Software qui a posé les bases du FPS 3D moderne, et dont l’héritage continue de se faire sentir aujourd’hui… et ce n’est pas qu’une façon de parler puisqu’un nouvel épisode vient de sortir.

« Dawn of the Machine » est une création conjointe d’id et de MachineGames, le studio qui a repris en main la destinée de Wolfenstein (et à qui l’on doit le récent Indiana Jones et le Cercle Ancien). Cette extension comprend une campagne inédite composée de 19 maps, une nouvelle bande-son et une nouvelle carte match à mort.

Histoire de varier les plaisirs, l’épisode propose non seulement de revisiter des niveaux modifiés par la structure temporelle chamboulée du royaume, mais aussi d’affronter des variantes des ennemis classiques avec de nouveaux comportements. Fort heureusement, Ranger pourra s’équiper de nouvelles versions d’armes comme la Super Hache ou le toujours sympathique Canon laser.

Pour les plus férus d’archéologie, le Coffre d’id offre la possibilité de parcourir une galerie consacrée aux coulisses du développement avec des contenus inédits, et surtout d’explorer des niveaux remontant aux premières étapes du développement du jeu. On pourra aussi leur recommander de visionner le livestream de présentation de l’extension avec John Romero durant la Quakecon. L’événement se tient jusqu’à dimanche, d’autres annonces sanglantes ne sont pas à exclure !

L’extension est proposée gratuitement à tous les possesseurs de Quake sur PC (Steam et Microsoft Store), Xbox Series X/S et Xbox One, PS4 et PS5, Nintendo Switch et Switch 2 (grâce à la rétrocompatibilité). En revanche, les versions distribuées sur GOG et l’Epic Games Store n’y ont pas droit.

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Meta de nouveau condamnée : Facebook et Instagram qualifiés de « nuisance publique »

Près d'un milliard de dollars d'amendes pour Meta
Meta revient aux poids ouverts avec Muse Glimmer, un modèle IA local

En mars dernier, Meta était condamnée par un tribunal du Nouveau-Mexique à 375 millions de dollars pour avoir, en toute connaissance de cause, exposé les jeunes à des outils et pratiques jugés dangereux. Le géant des réseaux sociaux n’est pas au bout de ses peines sur ce dossier.

Si la première sanction a été infligée par un jury, cette fois c’est le juge Bryan Biedscheid qui a ajouté à la facture 567 millions de dollars (PDF). Durant la seconde phase de ce procès, le juge devait déterminer si Meta et ses plateformes (Facebook et Instagram, principalement) créaient une « nuisance publique » et, le cas échéant, décider des mesures de protection appropriées. Il l’a confirmé.

La somme devra abonder un fonds de réparation destiné à financer la prévention, le traitement et des mesures contre les dommages causés aux jeunes. Bien que le montant de ce fonds soit inférieur aux 779,5 millions de dollars réclamés par les avocats de l’État américain, sa création est « nécessaire, compte tenu de l’ampleur des répercussions du préjudice et de la complexité de la réparation », a affirmé le juge.

Meta au cœur de la tempête

En tout, Meta est sanctionnée à hauteur de 942 millions de dollars. Pour une période de cinq ans, le groupe devra en outre mettre en œuvre des dispositifs pour renforcer les outils de vérification et d’estimation de l’âge, passer les comptes Instagram des mineurs en privé par défaut, empêcher qu’un compte de mineur soit recommandé à un adulte n’ayant aucune relation avec le jeune utilisateur, afficher des alertes plus fermes en cas de risque de sextorsion ou de contact suspect, ou encore bloquer l’envoi ou la réception par des mineurs d’images de nudité contraires aux règles de Meta.

Le juge veut aussi que Meta limite l’usage des mineurs à 90 heures par mois au total sur Instagram et Facebook. En revanche, il a écarté certains dispositifs demandés par le Nouveau-Mexique, comme l’arrêt du scrolling infini ou une refonte des algorithmes. Meta a l’intention de faire appel : « Nous restons confiants dans notre bilan en matière de protection des adolescents en ligne et continuerons à nous défendre contre des accusations qui déforment les faits », a déclaré un porte-parole au Wall Street Journal.

Un autre procès doit s’ouvrir dans les prochains jours en Californie : Meta est accusée par les procureurs généraux de quatre États américains d’avoir conçu Facebook et Instagram de telle manière à rendre les jeunes utilisateurs dépendants, tout en trompant le public sur la sécurité de ses plateformes. Selon l’entreprise, cette procédure pourrait représenter jusqu’à 1 400 milliards de dollars en pénalités.

Fin mars, Meta était condamnée à verser 4,2 millions de dollars à une plaignante qui accusait l’entreprise d’avoir provoqué et entretenu l’addiction à ses plateformes alors qu’elle était mineure. YouTube a aussi été sanctionné. Lors de ses résultats trimestriels, Meta a signalé aux investisseurs que les procédures judiciaires en cours pourraient avoir un « impact négatif » sur ses résultats financiers : au second trimestre, elles ont représenté des dépenses de l’ordre de 2,4 milliards de dollars.

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Suno veut mettre fin au far-west de la musique générée par IA

La cacophonie de la transparence
Spotify teste un bouton pour zapper les pubs dans les podcasts

Le temps du Far West dans le secteur de la musique générée par IA est-il bientôt terminé ? Suno, une des principales startups sur ce marché bouillonnant, promet davantage de transparence pour lutter contre la fraude et les abus, sans pour autant freiner l’adoption de l’IA générative parmi les professionnels de la filière.

Depuis son accord l’an dernier avec Warner Music Group, Suno veut filer doux. En échange de l’arrêt des poursuites de la major, la jeune pousse a pris plusieurs engagements, en particulier sur le téléchargement. Une nouvelle politique va être mise en œuvre pour limiter la distribution massive de morceaux générés par IA sur les plateformes de streaming.

Les serveurs des services de streaming sont pris d’assaut par la musique générée par IA. Au mois d’avril, Deezer avait ainsi annoncé que c’était le cas pour 44 % des chansons téléversées. La plateforme signale d’ailleurs quand le contenu est généré par IA (ou par un humain dans le cas de Spotify).

L’industrie tente de s’organiser, par exemple via l’organisation Digital Data Exchange (DDEX, qui fédère les entreprises et organisations ayant des intérêts commerciaux dans le domaine des contenus multimédias numériques, mais dont Suno ne serait pas membre) pour mettre en place des standards communs, mais chacun y va aussi avec ses propres outils.

C’est le cas de Suno, qui en plus de rappeler cette fameuse politique anti-téléchargements de masse dont les détails sont encore inconnus, vient d’annoncer plusieurs nouveaux dispositifs. À commencer par l’adoption « dans les prochaines semaines » de technologies de filigrane (watermarking) audio et de fingerprinting pour lutter contre la fraude et les usages abusifs. Des outils de transparence vont aussi être proposés pour faire en sorte que les chansons générées par Suno puissent être identifiées si elles sont partagés avec d’autres plateformes.

De la transparence pour les oreilles

Il s’agit pour l’entreprise de s’aligner avec les standards de l’industrie… et probablement aussi des régulateurs. Depuis le 2 août, l’AI Act impose une obligation de transparence aux fournisseurs d’IA qui passe par un marquage technique de détection sur les sons, mais aussi les images, les vidéos ou textes générés ou modifiés par IA.

Les systèmes commercialisés avant le 2 août ont cependant quatre mois pour respecter ces obligations, qui ne s’appliqueront pas aux éditeurs d’information générale si le contenu généré par IA a fait l’objet « d’un examen humain ou d’un contrôle éditorial ». Une zone grise pleine de flou qui pourrait justifier tous les abus.

L’UE propose d’ailleurs des badges (optionnels) à placer à côté des contenus générés par IA :

L’icône basique quand l’IA a servi à la création du contenu.
L’icône à afficher quand l’intégralité du contenu a été généré par IA.
L’icône à afficher quand du contenu humain a été modifié partiellement par de l’IA.

Suno clarifie également ses règles de communauté, avec une interdiction explicite des imitations non autorisées, des téléversements sans droits, de l’utilisation de voix ou d’image sans permission, des scams, faux engagements, et des contenus trompeurs. La plateforme IA va également renforcer sa collaboration avec Audible Magic et Musixmatch pour détecter les usages non autorisés.

Suno ne veut pas se poser en gardien des « valeurs artistiques », ni juger si « telle chanson est bonne, porteuse de sens ou suffisamment humaine ». En revanche, la société estime qu’il est de sa responsabilité de « rendre plus difficile l’utilisation abusive des outils d’IA d’une manière qui fragilise un écosystème musical sain. » Une réflexion bienvenue mais qui sonne étrange à l’oreille, au vu du pillage orchestré par la startup pour entraîner ses modèles IA.

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☕️ ChatGPT fait sauter la limite sur les conversations texte pour les comptes gratuits



Les utilisateurs qui se servent gratuitement de ChatGPT vont bénéficier d’une douceur. OpenAI fait en effet sauter les limites des discussions texte, qui deviennent donc illimitées. Une proposition très agressive parmi les chatbots généralistes.

Ce n’est pas complètement inédit dans le secteur : Microsoft propose depuis début 2025 un accès gratuit et illimité au modèle de raisonnement avancé Think Deeper (propulsé par o1) de Copilot, ainsi qu’aux conversations vocales… mais avec des interruptions possibles en cas de forte demande. La formule standard (gratuite) du moteur de réponses IA Perplexity offre aussi des recherches quasiment illimitées.

Néanmoins, cela n’en reste pas moins un gros coup pour OpenAI qui propose ainsi une carotte fort alléchante pour ferrer des utilisateurs qui pourront se transformer un jour en abonnés payants. Ce d’autant qu’ils ont aussi accès au bouton « Think » qui génère des réponses approfondies. Le modèle utilisé passe également de GPT-5.5 à GPT-5.6 Luna, l’« entrée de gamme » de la nouvelle famille de modèles IA et désormais la version par défaut de ChatGPT.

En revanche, la génération d’images, la voix et l’examen de fichiers et d’images sont toujours limités. Il faut passer à la caisse pour accéder aux modèles plus évolués Terra et Sol. Les abonnés payants bénéficient d’ailleurs d’une mise à jour de Sol, présenté comme plus efficace sur les tâches à accomplir rapidement (Codex et ChatGPT Work n’ont cependant pas droit à cette déclinaison de GPT-5.6 Sol, comprenne qui pourra).

Les abonnés Plus et Pro obtiennent aussi une nouvelle réglette pour choisir plus facilement le niveau d’effort de GPT-5.6 : tout à gauche pour les questions du quotidien, plus à droite pour la planification, l’écriture, le code ou les décisions qui nécessitent un peu plus de jugeote qu’à l’accoutumée.

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☕️ BMW transforme ses voitures en panneaux publicitaires pour Spider-Man



Les BMW sont des supports publicitaires comme les autres. Plusieurs conducteurs n’ont guère apprécié voir sur l’écran de leurs voitures une réclame pour le blockbuster Marvel estival Spider-Man: Brand New Day. La publicité, pardon, « l’animation festive » selon la description du constructeur, se lance plein écran en cliquant sur le bandeau. La vidéo, dans laquelle Spider-Man virevolte autour d’une voiture de la marque, s’accompagne d’une musiquette de fond et d’un « spectacle lumineux » dans l’habitacle. Elle sera proposée jusqu’au 10 août.

@bmw 🚨 Spoiler Alert: Something amazing is waiting in your BMW. 🤫 See #SpiderManBrandNewDay exclusively in cinemas 31st July.#BMW @spidermanmovie ♬ original sound – bmw

Cette « surprise spéciale » a été conçue dans le cadre d’un partenariat avec le film, dans lequel une BMW iX3 et une BMW 5 Series font des apparitions. Si le placement de produit est un grand classique dans l’histoire d’Hollywood, subir de la sorte une réclame dans sa voiture est inédit. Et ce n’est pas du goût de tout le monde. Au vu des prix des véhicules BMW, les conducteurs sont nombreux à estimer qu’ils pourraient au moins être dispensés de publicité.

Il arrive que des animations spéciales s’affichent sur l’écran des BMW, mais habituellement pour des occasions comme Noël ; il ne s’agit pas de vendre un produit ou ici, un film. L’entreprise affirme pourtant au Spiegel que la vidéo de Spider-Man n’est pas une promotion pour le long métrage, et qu’elle ne sert pas non plus de bande-annonce. À cet égard, ce n’est donc pas une réclame traditionnelle. L’argument est pour le moins audacieux, mais BMW assure recevoir de nombreux retours positifs sur cette campagne.

En 2023, Stephan Durach, le dirigeant de BMW en charge de l’infodivertissement, assurait qu’il ne vendrait jamais l’écran de ses véhicules à des annonceurs. « Je ne peux pas l’imaginer, c’est un espace privé (…) C’est l’endroit où vous pouvez faire ce que vous voulez, seul : vous avez la bonne température, la musique que vous voulez ». Et profiter d’une publicité pour Spider-Man, donc.

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☕️ Meta ouvre Muse Code et casse les prix face à OpenAI et Anthropic



Dans la foulée de la version 1.2 de son modèle Muse Spark, Meta ouvre à tous les développeurs son agent de programmation Muse Code en bêta « pour créer des choses qui comptent ». Et qui ne coûtent pas trop cher non plus : les tarifs de Muse Spark 1.2 sont en effet plus proches de ceux des modèles chinois que de ceux d’OpenAI ou d’Anthropic.

La tarification standard à l’usage est de 1,25 dollar par million de tokens en entrée et 4,25 dollars par million de sortie (0,15 dollar par million en entrée en cache). Le mode « contributeur », qui permet à Meta d’exploiter les données pour améliorer ses modèles de langage, réduit encore les coûts : 0,10 dollar en entrée, 0,20 dollar en sortie, 0,002 dollar en cache. Ce mode impose des limites d’usage sur une fenêtre glissante de 5 heures plutôt qu’en nombre de requêtes.

Meta accepte également les demandes « zéro rétention de données », ce qui signifie que l’entreprise ne conserve pas les données, « une fonctionnalité majeure pour les entreprises, importante pour beaucoup d’utilisateurs », explique Alexandr Wang, le patron du Meta Superintelligence Labs, au Wall Street Journal.

Image : Meta

On est très loin des prix pratiqués par la concurrence directe : l’utilisation de Claude Sonnet 5 est facturée 2 dollars en entrée et 10 dollars en sortie par million de tokens. GPT-5.6 Terra, auquel Spark 1.2 se compare, coûte 2,50 dollars en entrée et 15 dollars en sortie.

« Nous pensons que, pour de nombreux cas d’usage, cela peut être une option extrêmement intéressante, notamment du point de vue des coûts », indique Alexandr Wang. Cette stratégie tarifaire agressive a été initiée avec Spark 1.1, lancé le 9 juillet. Meta veut rattraper son retard en jouant la carte du prix, un sujet devenu très sensible du côté des entreprises.

Les modèles Spark ne se présentent pas comme des champions des benchmarks, et c’est le cas aussi de la version 1.2. Meta indique que la nouvelle mouture apporte une « amélioration modérée » par rapport au précédent modèle, mais surtout qu’il a été optimisé pour les tâches confiées aux agents de développement (refactorisation sur plusieurs fichiers, longues sessions de débug, gestion de tâches multiples).

Artifial Analysis a publié ses propres benchmarks : ils positionnent Spark 1.2 au même niveau que Grok 4.5, avec qui il partage la même envie de secouer le cocotier des prix. Les deux modèles se placent derrière Opus 5, Fable 5, Opus 4.8, GPT-5.6 Sol et Kimi K3. Muse Code peut s’installer dès aujourd’hui via une ligne de commande dans un terminal (macOS et Linux). Il fonctionne évidemment avec Spark 1.2, disponible aussi sur la plateforme OpenRouter.

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