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☕️ OpenAI bannit les comptes ChatGPT d’une opération russe de désinformation



OpenAI a supprimé un certain nombre de comptes ChatGPT connectés à une opération russe de désinformation. Ces derniers généraient des messages sur les réseaux sociaux pour faire la promotion de l’IBI (International Burke Institute), une soi-disant « communauté d’experts » basée en Israël.

Illustration : Flock

Ces messages, postés en anglais et en allemand sur X (anciennement Twitter), Telegram, Substack, Facebook et LinkedIn, sont générés de telle manière à masquer les indices linguistiques qui pourraient mettre les lecteurs attentifs sur la piste russe. OpenAI interdisant l’accès de ses modèles à la Russie, les attaquants utilisent des VPN.

La plupart des messages font donc la promotion de l’IBI, associée à un site enregistré en février 2025. Les articles lisibles sur ce site ne sont pas générés par ChatGPT, mais beaucoup sont copiés à partir de véritables travaux universitaires, parfois avec de fausses attributions d’auteurs.

Le site du vrai/faux think tank affirme réunir en son sein plusieurs experts de renommée mondiale, dont Noam Chomsky et Francis Fukuyama. OpenAI relève toutefois que sur 36 articles associés à des experts publiés sur le site de l’IBI entre septembre 2025 et le mois de mai, 34 avaient été copiés depuis d’autres sources. Certains étaient d’anciens papiers, d’autres étaient mal attribués.

Une des « réalisations » les plus notables de l’IBI est un « indice de souveraineté » qui fait l’éloge de la Russie et dénigre les pays occidentaux. Par exemple, la « note » de la France est peu amène pour Emmanuel Macron ; après ses deux mandats, « la France a été ouverte comme un coffre-fort rempli d’un capital historique, et elle est désormais vendue par morceaux ». Outre l’Hexagone, l’Allemagne et l’Union européenne en prennent pour leur grade, certainement en raison de leur opposition à la Russie et sa guerre en Ukraine.

« C’est la première fois que nous déjouons une opération d’influence liée à la Russie qui a déployé des efforts aussi considérables », affirme OpenAI. Malgré tout, l’impact de cette campagne semble limité : les publications sur les réseaux sociaux n’ont généré qu’un faible nombre de vues, les comptes liés à l’IBI comptant de leur côté peu d’abonnés. Exception faite des chaînes Telegram avec 10 000 à 20 000 abonnés pour chaque.

Ce qui est digne d’intérêt, c’est surtout l’infrastructure de cette campagne, dans laquelle ChatGPT n’a finalement joué qu’un petit rôle (produire des messages pour les réseaux sociaux). Mais cet usage de l’IA, même mineur, peut aider à dérouler la pelote d’une opération plus importante.

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Apple muscle les Mac mini et Mac Studio avec les puces M6 et M5 Ultra taillées pour l’IA

M6, la petite puce qui monte
Apple muscle les Mac mini et Mac Studio avec les puces M6 et M5 Ultra taillées pour l’IA

Apple n’attend pas son événement de rentrée pour dévoiler dès à présent de nouveaux Mac mini et Studio, ainsi que de nouvelles puces M5 Ultra et M6 toutes taillées pour l’IA.

Deux nouveaux Mac mini, deux nouveaux Mac Studio, deux nouvelles puces. La fin de l’été est déjà bien chargée pour Apple, alors que la nouvelle gamme d’iPhone devrait être présenté durant l’habituel événement de rentrée le mois prochain.

Mac mini, prix maxi

La fournée de Mac mini se décline en deux modèles. Le premier, proposé à partir de 1 049 euros, fonctionne avec une toute nouvelle puce M6. Par défaut, le petit ordinateur est équipé de 16 Go de mémoire unifiée mais on peut pousser jusqu’à 32 Go, ce qui ajoutera 440 euros à la facture. Le stockage de base, 256 Go, paraîtra bien chiche et l’option 2 To bien chère (+ 1 100 euros). Apple n’a jamais été bon marché sur ces options, mais la crise de la mémoire n’arrange rien.

L’autre Mac mini est plus haut de gamme, malgré sa puce M5 Pro moins récente. La version intégrée au modèle de base, vendue 1 999 euros, embarque un CPU de 15 cœurs et un GPU de 16 cœurs (on peut choisir à la place un CPU 18 cœurs et un GPU 20 cœurs pour 220 euros de plus). 24 Go de mémoire sont fournis d’office, avec une option maximale à 64 Go (+ 1 100 euros). Apple fait un petit effort sur le stockage qui est de 512 Go par défaut. L’ordinateur peut monter jusqu’à 8 To, mais dans ce cas la facture flambe de 4 180 euros supplémentaires.

Image : Apple

Au niveau des performances, ce modèle M5 Pro promet un traitement des requêtes LLM dans LM Studio jusqu’à 4 fois plus rapide que sur le précédent Mac mini M4 Pro. Et puisque tout n’est pas qu’IA générative dans la vie, ce Mac mini gonflé à bloc affiche une vitesse de traitement de rendu avec ray tracing dans Blender 1,4 fois plus rapide que sur le M4 Pro, et un traitement d’images dans Affinity 1,5 fois plus rapide.

Grâce à leur puce N1, les deux nouveaux Mac mini sont compatibles Wi-Fi 7 et Bluetooth 6, des avancées par rapport à la génération de 2024. Ils sont proposés en précommande dès maintenant, pour une livraison à partir du 22 septembre – probablement dans la foulée de la version finale de macOS Golden Gate.

Le Mac Studio joue les gros bras

Si la rumeur avait prédit le lancement de nouveaux Mac mini, la vraie surprise du jour demeure le rafraîchissement du Mac Studio. Pas de puce M6 pour ces ordinateurs de bureau, mais des M5 Max et l’inédite M5 Ultra.

Le modèle d’« entrée de gamme », si l’on peut dire, revient tout de même à 2 999 euros. Pour ce prix, on repart avec une M5 Max (18 cœurs CPU, 32 cœurs GPU), 36 Go de mémoire et 512 Go de stockage, que l’on peut gonfler à 8 To pour la modique somme de 4 180 euros.

Image : Apple

Si l’on veut davantage de mémoire unifiée, il faudra sélectionner une variante plus musclée de la M5 Pro, celle avec un CPU 18 cœurs et un GPU 40 cœurs, ce qui rajoute 330 euros au tarif. Dans ce cas, on déverrouille des options jusqu’à 128 Go (+ 2 200 euros).

Le Mac Studio est proposé à partir de 6 599 euros avec une puce M5 Ultra dotée d’un CPU 30 cœurs et d’un GPU 64 cœurs. Pour 1 430 euros de plus, la machine emporte 36 cœurs de CPU et 80 cœurs de GPU. Le modèle de base est livré avec 96 Go de mémoire et 1 To de stockage (à gonfler jusqu’à 16 To pour 8 250 euros de plus, une broutille).

Les deux modèles intègrent une nouvelle architecture PCIe Gen 6 et une puce N1 pour le Wi-Fi 7 et le Bluetooth 6. Signe des temps, Apple met là encore en avant les capacités de calcul IA de ses Mac Studio. La version M5 Max est ainsi annoncée jusqu’à 3,9 fois plus rapide dans le traitement des requêtes dans LM Studio par rapport au M4 Max. Le M5 Ultra va jusqu’à 4 fois plus vite que le M3 Ultra. Les deux machines sont en précommande, elles seront commercialisées à partir du 22 septembre.

Apple fait chauffer le silicium

Apple profite de l’occasion pour dévoiler ses nouvelles puces, les M5 Ultra et M6. La première, qualifiée de silicium le plus puissant jamais conçu par le constructeur, combine deux M5 Max pour former une architecture à quatre dies censés se comporter comme un processeur unifié. La technologie UltraFusion à l’œuvre porte la bande passante entre les dies à 4,4 To/s, et multiplie « par plus de six » la densité des connexions.

Image : Apple

Le processeur de la M5 Ultra peut compter jusqu’à 36 cœurs, dont 12 « super cœurs » et 24 cœurs hautes performances. Sur les tâches monocœur, la puce devrait se montrer jusqu’à 1,25 fois plus véloce que la M3 Ultra, et jusqu’à 1,3 fois sur les tâches multicœurs.

Le circuit graphique (jusqu’à 80 cœurs) intègre son propre Neural Accelerator pour accélérer, donc, les calculs IA jusqu’à 4,5 fois de plus qu’avec la M3 Ultra. Les performances graphiques sont annoncées jusqu’à 40 % supérieures à celles de la précédente puce haut de gamme (il n’y a pas eu de M4 Ultra).

La puce M6, évidemment bien moins puissante, n’en demeure pas moins intéressante puisque c’est la première du catalogue à être gravée en 2 nm (toujours chez TSMC). Cela lui permet d’embarquer deux Neural Engine de 16 cœurs, contre un seul sur les précédents modèles (les M5 Pro et Max se contentent d’un seul Neural Engine, ces ringards).

Le processeur de la M6 contient 12 cœurs : 2 « super cœurs » qui prennent en charge les tâches monocœur, 4 cœurs hautes performances qui travaillent sur les tâches multicœurs, et 6 cœurs à haute efficacité énergétique pour les tâches courantes en tâche de fond. Apple revendique les meilleurs perfs au monde sur le monocœur, et des performances de 1,2 fois supérieures à celles de la M5 en multicœurs.

Apple soigne aussi les capacités de calcul IA. Le GPU de 12 cœurs emporte un Neural Accelerator dans chaque cœur (jusqu’à 30 % de puissance de calcul pour l’IA par rapport à la M5). La bande passante mémoire, si importante pour ce type de tâches, atteint jusqu’à 170 Go/s (10 % de plus que la M5).

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La Xring O3 de Xiaomi s’attaque aux meilleures puces du marché

Apple Silicon, version Xiaomi
La Xring O3 de Xiaomi s’attaque aux meilleures puces du marché

Xiaomi développe ses propres puces pour réduire sa dépendance à des fournisseurs tiers comme Qualcomm ou MediaTek. Le constructeur chinois a présenté un nouveau système-sur-puce, le Xring O3, qui affiche des performances pas loin des meilleurs SoC du marché.

À l’image d’Apple, de Samsung ou encore de Huawei, Xiaomi veut ses propres puces. En mai 2025, le constructeur chinois avait dévoilé la Xring O1, un système-sur-puce qui équipe plusieurs appareils de l’entreprise (smartphones, tablettes et montres connectées). Il en a écoulé plus d’un million d’unités depuis leur lancement, dont 125 000 smartphones, selon une source de Reuters.

Grosse patate dans une petite puce

Xiaomi saute l’étape de la Xring O2 (ce qui aurait été assez logique) pour lancer la Xring O3. Toujours destiné aux appareils haut de gamme, le SoC est fabriqué par TSMC selon le procédé N3P (3 nm), un cran derrière le 2 nm du géant taïwanais des semi-conducteurs dont la production a débuté en fin d’année dernière. Les puces des futurs appareils d’Apple, iPhone 18 Pro en tête, devraient être parmi les premières à en bénéficier.

La puce de Xiaomi accueille 24 milliards de transistors sur un die d’une surface de 133 mm2. Elle intègre un CPU doté de 10 cœurs : deux C1-Ultra cadencé jusqu’à 4,35 GHz, quatre C1-Premium à 3,68 GHz et quatre C1-Pro à 3,15 GHz. Le circuit graphique est un Mali-G2 Ultra NX (16 cœurs), qui embarque 8 unités dédiées à l’IA pour la génération d’images intermédiaires et l’upscale. Ce qui libère le NPU de 200 TOPS qui pourra exécuter d’autres tâches.

La Xring O3 est la première puce du genre à prendre en charge la mémoire LPDDR6 avec des débits pouvant allant jusqu’à 10 667 MT/s. De quoi porter la bande passante à 113,8 Go/s pour alimenter très rapidement le GPU et le NPU.

Image : Xiaomi

En termes de performances, Xiaomi a fait les comptes et annonce un gain de 60 % pour le CPU et de 85 % pour le GPU, par rapport à la Xring O1. Surtout, les scores obtenus sur Geekbench 6.5 (3 945 en mono-cœur et 15 221 en multicœurs) la positionne au même niveau qu’une M4 d’Apple en multicœurs, une puce pour Mac. La comparaison est plus flatteuse encore face à l’A19 Pro des iPhone 17 Pro, contre qui la Xring O3 fait jeu égal en monocœur et la dépasse de 4 000 points en multicœurs.

On imagine que l’A20 Pro qu’Apple devrait dévoiler cet automne en même temps que la nouvelle gamme d’iPhone remettra quelques pendules à l’heure. Cela n’en reste pas moins des performances de pointe. Tout comme l’est le résultat AnTuTu, un bench synthétique qui mesure les performances globales d’un smartphone en combinant CPU, GPU et la mémoire. Avec un score de 5 228 014, la Xring O3 est le premier SoC mobile à franchir le seuil des 5 millions.

Attention, il s’agit de tests réalisés par Xiaomi et comme toujours, ces chiffres sont à prendre avec prudence. La question de la gestion de la chauffe est également sur la table. Malgré tout, la promesse du constructeur ne devrait pas tarder à être vérifiée sur pièce : les Xiaomi 18 Fold et Pad 9 Pro Max seront les premiers appareils à fonctionner avec cette nouvelle puce. La production initiale viserait de 200 000 à 300 000 unités.

Une alternative aux composants Qualcomm et MediaTek

Ce SoC montre en tout cas la progression de Xiaomi sur le développement de puces en interne. En 2021, le constructeur avait lancé un vaste programme d’investissements sur dix ans (environ 6,3 milliards d’euros) pour s’affranchir de ses fournisseurs. Et avoir du répondant face à Huawei qui a également investi lourdement dans ses propres puces – le géant chinois n’a pas vraiment le choix au vu des restrictions américaines qui le visent directement.

Surtout, cette puce va permettre à Xiaomi de se différencier par rapport aux autres smartphones équipés des mêmes puces Qualcomm et MediaTek. Un moyen aussi de garder une marge confortable malgré la crise de la mémoire. L’entreprise a confirmé travailler avec TSMC sur deux autres puces : la XRing O100 (un NPU gravé en 6 nm) et la XRing D100 (node 3 nm) pour les systèmes de conduite autonome de ses véhicules.

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☕️ Changement de domaine : Apple laisse finalement tranquille « Masquer mon adresse e-mail »



Apple recule : les adresses utilisées par la fonction « Masquer mon adresse email » (Hide my Email) resteront finalement émises sur icloud.com. Le constructeur avait l’intention de remplacer le domaine par private.icloud.com. Une modification annoncée mi-juin, qui a fait courir un frisson d’effroi chez plusieurs utilisateurs.

Image : Next

Cette fonction liée à iCloud+, le bouquet payant de services en ligne d’Apple, permet de générer à la volée des adresses email uniques et aléatoires. Par exemple pour s’inscrire sur un site web ou à une newsletter, sans avoir à communiquer son adresse personnelle de type xyz@icloud.com. Ces adresses servent d’intermédiaires : les messages envoyés à ces alias sont automatiquement transférés vers la véritable boîte mail de l’utilisateur.

Le passage d’icloud.com au domaine private.icloud.com aurait permis à un site web ou à une application de repérer très facilement ces alias : ils auraient tous utilisé un domaine distinct des véritables adresses iCloud. Il aurait alors suffi de bloquer private.icloud.com pour refuser ces inscriptions. Une possibilité qui aurait sérieusement réduit l’intérêt de la fonction.

Pour ne rien arranger, Apple n’avait pas expliqué la raison de ce changement. L’entreprise a finalement revu sa copie. Elle a posté une mise à jour sur son site développeurs expliquant qu’« après mûre réflexion et après avoir pris en compte les retours de la communauté », les adresses générées par « Masquer mon adresse email » resteront sur le domaine icloud.com.

C’est donc un ouf de soulagement pour les abonnés iCloud+ qui pourront continuer à masquer leurs vraies adresses icloud.com sans crainte d’être refoulés à l’entrée d’un site web. L’affaire avait fait d’autant plus de bruit que la sécurité de « Masquer mon adresse email » a été remise en cause par une faille permettant justement de retrouver l’adresse réelle de l’utilisateur. Une vulnérabilité corrigée depuis.

Apple a également confirmé que d’ici la fin de l’année, les adresses utilisées par « Connexion avec Apple » seront bien émises sur le domaine private.icloud.com et non plus privaterelay.appleid.com.

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☕️ The Witcher 4 officiellement prévu pour 2028



Maintenant que GTA 6 est presque arrivé (manifestement, il y a même une build qui traine), il est grand temps de tourner notre attention vers un autre poids lourd vidéoludique : The Witcher 4. Michał Nowakowski, co-directeur général de CD Projekt Red, a révélé que le prochain jeu de la fameuse franchise basée sur l’univers de l’écrivain polonais Andrzej Sapkowski est prévu pour 2028.

Dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux, le dirigeant explique que le jeu occupe désormais plus de 500 développeurs ; c’est ce qu’il faut pour « un monde ouvert immense et immersif bourré d’action intense [qui] raconte une histoire profonde et marquante ». Avec à sa tête Ciri, devenue fille adoptive du héros des trois premiers volets, Geralt de Riv.


La sorceleuse est en effet la protagoniste principale de The Witcher 4, qui sera le premier volet d’une trilogie. CD Projekt Red est d’ailleurs extrêmement ambitieux sur les dates de sortie. À la fin de l’an dernier, Michał Nowakowski confirmait le calendrier établi dès 2022 de trois jeux qui sortiront dans une période de 6 ans. Si le 4e épisode sort en 2028, alors le 5e devrait être disponible vers 2031 et le 6e autour de 2034. Ce ne sont pas des dates fermes, mais elles se basent sur les projections officielles du studio.

Le même Nowakowski expliquait aussi que The Witcher 4 était alors en développement depuis quatre ans, soit depuis 2021 ; la première bande annonce cinématique, ainsi que le nom définitif du jeu, ont été annoncées fin 2024. À l’heure où les AAA exigent cinq, six ou sept ans (voire plus encore) de développement, on a peine à croire à ce feu roulant de The Witcher… Mais chaque chose en son temps : d’abord le 4.

CD Projekt Red avait montré en juin 2025 une démo technique du jeu réalisée avec l’Unreal Engine 5, alors qu’historiquement, le studio utilisait son propre moteur, le REDengine. Une démo d’autant plus impressionnante qu’elle était jouée en direct sur une PS5 de base, à 60 images par seconde avec le ray tracing activé.


Le studio a rapidement précisé qu’il ne s’agissait pas d’une séquence de gameplay de The Witcher 4. Mais le moteur d’Epic sera néanmoins au cœur du jeu : « nous sommes très satisfaits de ce que nous avons obtenu [et] de la manière dont le moteur évolue », avait expliqué Michał Nowakowski. L’Unreal Engine 6 a été présenté en juin dernier.

En attendant de prendre en main la destinée de Ciri, les joueurs pourront relancer leur copie de The Witcher 3: Wild Hunt. Le jeu, sorti en 2015, va recevoir une troisième extension, « Songs of the Past », au sujet de laquelle on aura davantage de détails durant la Gamescom qui ouvre ce mardi 25 août à Cologne, en Allemagne. Le DLC, qui sortira l’année prochaine sur PC, PS5 et Xbox Series S/X, fera le pont entre la saga de Geralt et la nouvelle à venir.

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Twitch accusé d’avoir donné les contenus de ses créateurs à Amazon et ses modèles IA

Collecter n'est pas jouer
Twitch accusé d’avoir donné les contenus de ses créateurs à Amazon et ses modèles IA

À la stupeur générale de bon nombre de créateurs de contenus, Twitch exploite automatiquement le contenu des chaînes pour entrainer les modèles IA d’Amazon. S’il est possible de désactiver l’option, elle est activée par défaut et les données de discussions dans un chat restent exploitables si quelqu’un dans la discussion a accepté de participer à la collecte.

L’histoire n’allait pas en rester là. Une proposition de recours collectif (class action) a été déposée le 20 août en Californie contre Twitch et Amazon, propriétaire de la plateforme de streaming (PDF). L’accusation centrale du plaignant, Warren Pandiscia, streamer du Connecticut, est simple : Amazon aurait utilisé les contenus des créateurs de Twitch sans rémunération ni consentement.

L’évolution des CGU de Twitch appuie la plainte

Mike Minton, le directeur produit de Twitch, avait d’ailleurs justifié ce choix assez franchement : « si c’était à activer volontairement, personne ne le ferait. » La plainte va cependant plus loin que l’annonce du 12 août. Elle soutient en effet qu’Amazon utilisait déjà du contenu de Twitch pour ses modèles IA en 2024. À l’époque, il n’existait aucun mécanisme de refus.

Minton lui-même avait reconnu que Twitch servait effectivement à l’entraînement des modèles d’Amazon mais pour des prototypes, comme l’a rappelé 404media. Le fait que les conditions d’utilisation de Twitch aient été mises à jour le jour de l’annonce plaide en la faveur du plaignant, d’après sa poursuite.

La licence accordée aux utilisateurs permet à Twitch d’exploiter leurs contenus « en lien avec la monétisation des services de Twitch ». Le 12 août, la plateforme change la formulation : la licence peut désormais servir aux activités de Twitch et/ou de ses affiliés. Un changement qui sonne comme un aveu : si la licence précédente autorisait déjà l’utilisation des contenus des créateurs pour les activités d’IA générative d’Amazon, il n’aurait pas été nécessaire d’élargir la finalité de la licence de la sorte.

La plainte formule quatre chefs d’accusation : rupture d’un contrat implicite et du devoir de bonne foi contre Twitch, enrichissement injustifié contre Twitch et Amazon, rupture du contrat explicite contre les deux entreprises, et violation de la loi californienne sur les pratiques commerciales déloyales.

Le plaignant demande la certification de la plainte en class action, qui pourrait dès lors représenter les créateurs Twitch américains dont les œuvres auraient été indûment collectées pour entraîner les modèles d’Amazon.

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Sony rappelle aux joueurs qu’ils n’achètent pas vraiment leurs jeux

82 % de démat’, 100 % de polémique
Sony rappelle aux joueurs qu’ils n’achètent pas vraiment leurs jeux

La fin annoncée des jeux PlayStation sur support physique continue de faire grincer des dents. Et Sony ne calme pas vraiment le jeu en rappelant, dans un courriel envoyé à ses clients, que ses logiciels sont « concédés sous licence » plutôt que vendus. Une règle ancienne, mais qui résonne autrement à l’heure du tout-dématérialisé.

Depuis l’annonce de la fin définitive des supports physiques pour les jeux PlayStation, la marque est la cible des joueurs attachés aux bonnes vieilles galettes. Une colère que le constructeur a attisée récemment, via un courriel rappelant les conditions d’utilisation de la plateforme, notamment que les jeux sont concédés sous licence plutôt que vendus. Une licence qui laisse relativement peu de latitude au joueur.

En annonçant le 1ᵉʳ juillet la fin des supports physiques pour les jeux PlayStation (programmée en janvier 2028), Sony ne s’attendait probablement pas à ce que la controverse soit toujours aussi vivace aujourd’hui. Le constructeur s’est caché la tête dans le sable en attendant que la tempête passe, mais c’est peine perdue : les joueurs désireux de ne pas perdre les avantages des Blu-ray ne décolèrent pas.

Confrontée aux questions des analystes durant la présentation des derniers résultats financiers de Sony le 31 juillet, la directrice financière Lin Tao a bien été obligée de communiquer officiellement sur le sujet. « La décision de mettre fin à la production de disques physiques s’explique notamment par la numérisation croissante des contenus dans leur ensemble, et pas uniquement de ceux destinés à la plateforme PlayStation », a-t-elle rappelé.

« Nous ne prévoyons à ce stade aucun impact sur notre activité », poursuit la dirigeante. Il faut dire que Sony vend très majoritairement les jeux PS4 et PS5 sous forme dématérialisée : 78 % sur l’exercice fiscal 2025, contre 22 % en physique. Durant le premier trimestre fiscal (qui correspond au deuxième trimestre calendaire), 82 % des jeux vendus l’ont été en téléchargement, contre 18 % en physique.

Les chiffres sont clairement du côté de Sony, mais évidemment on n’entretient pas la même relation avec un jeu dématérialisé qu’avec une boîte et un CD, qui peuvent accompagner des souvenirs – et au pire, il est toujours possible de prêter ou de revendre un jeu sur support physique, ce qui n’est pas possible avec un jeu téléchargé.

« À plus long terme, la distribution numérique représente déjà une part importante des ventes de contenus et nous ne nous attendons donc pas à ce que l’arrêt des disques ait un effet négatif sur nos performances », a précisé Lin Tao. Qui ajoute tout de même : « Dans le même temps, nous continuerons à réfléchir attentivement à la meilleure manière de répondre aux préférences et aux attentes de nos joueurs. » Pas vraiment de quoi calmer la fronde des joueurs.

Acheter sans vraiment posséder

Ces mêmes joueurs peuvent avoir l’impression que Sony attise les flammes de leur colère. L’entreprise a en effet envoyé un courriel ces derniers jours qui rappelle les conditions d’utilisation du matériel et des services PlayStation. Rien de très original là-dedans, il s’agit d’un texte assez aride comme le sont généralement les conditions d’utilisation.

Au milieu du contrat de licence de l’utilisateur final se niche un article 1.4 qui revient sur la nature réelle des jeux PlayStation que l’on achète sur le PS Store – une logique qui s’applique aussi aux jeux physiques :

« Le logiciel vous est concédé sous licence, il ne vous est pas vendu. Vous disposez d’une licence personnelle limitée, non exclusive et non transférable pour jouer ou utiliser le Logiciel dans un cadre privé et non commercial sur le système ou l’appareil pour lequel il est conçu. »

S’ensuivent une série d’obligations à respecter : le jeu ne peut pas être loué, modifié, mis à disposition sur un réseau sans autorisation, émulé, piraté, copié, joué en public. Le prêt ou la revente restent en revanche possibles, même si Sony rappelle que le logiciel lui-même est fourni sous licence.

Il n’y a là rien qui sorte de l’ordinaire. Nintendo, Xbox et Valve (Steam) ont des conditions similaires. Mais le fait que Sony ait procédé à ce rappel peine à passer auprès des joueurs toujours fâchés par l’annonce du mois dernier.

Image : @BehindTGames

On ne pourra cependant pas dire que le constructeur prenne les consommateurs par surprise. Outre cette campagne d’emails, Sony a en effet imprimé un « avis important » sur les emballages de PS5. Il prévient qu’« à partir de janvier 2028, les nouveaux jeux sortis sur PlayStation seront disponibles à l’achat sur le PlayStation Store et chez les revendeurs uniquement en format numérique ». Qu’on se rassure, « les disques pour les jeux sortis avant janvier 2028 peuvent toujours être lus sur cette console ».

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Apple a payé 40 % de ses impôts mondiaux en Irlande en 2025

Petite équipe, gros profits
Apple a payé 40 % de ses impôts mondiaux en Irlande en 2025

Les nouvelles obligations européennes de transparence fiscale permettent de regarder d’un peu plus près où les géants de la tech déclarent leurs bénéfices, et où ils paient leurs impôts. Pour Apple comme pour Microsoft, l’Irlande occupe une place considérable.

40 % de l’impôt mondial sur les sociétés réglé par Apple durant le dernier exercice fiscal de l’entreprise (clos en septembre 2025) est parti dans les poches du fisc irlandais. Soit 17 milliards de dollars, sur un total de 43 milliards. Attention, cela ne signifie pas que cette somme représente une charge fiscale normale ou récurrente, puisqu’elle inclut les 13 milliards d’euros d’arriérés fiscaux imposés à Apple après l’arrêt définitif de la Cour de justice de l’UE en 2024.

Ce très long dossier avait débuté en 2016 par une décision de la Commission européenne qui ordonnait au constructeur informatique de rembourser à l’Irlande des avantages fiscaux jugés indus. Apple a bénéficié de deux décisions fiscales très favorables de la part du pays, en 1991 et en 2007, ce qui a « substantiellement et artificiellement réduit le montant de l’impôt » de deux filiales européennes de l’entreprise, reprochait Bruxelles. On parlait alors d’une imposition de moins de 1 % sur les bénéfices.

Cette véritable saga a connu des rebondissements mémorables, comme l’annulation de la décision de la Commission par le Tribunal de l’Union européenne en 2020. La plus haute juridiction européenne s’est finalement rangée du côté de l’accusation.

Apple et l’Irlande n’ont cependant pas attendu pour mettre en place un mécanisme de remboursement. Dès 2018, l’entreprise versait 14,3 milliards d’euros (les 13,1 milliards d’arriérés d’impôts, plus 1,2 milliard d’intérêts) dans un compte séquestre, en attendant l’issue du contentieux. Le verdict de la Cour de justice de l’UE, en septembre 2024, a permis de débloquer le séquestre : 12,7 milliards d’euros ont ensuite été transférés au fisc irlandais entre l’automne 2024 et le début de 2025. La somme devient alors, juridiquement, un paiement d’impôts à l’Irlande.

Les généreux bénéfices d’Apple en Irlande

Apple a par ailleurs comptabilisé 34,64 milliards de dollars de bénéfice avant impôt en Irlande, soit un peu plus du quart de son bénéfice mondial (132,7 milliards). Un montant considérable, qui représente 6 millions de bénéfice avant impôt pour chaque employé de la filiale irlandaise du groupe (5 575 salariés, soit 3 % des effectifs mondiaux).

Les salariés de la filiale française (2 611 postes) doivent eux se contenter, si l’on peut dire, de 63 700 dollars de bénéfice avant impôt par tête de pipe. Apple a déclaré 1,63 milliard de dollars de revenus dans l’Hexagone en 2025, pour un peu plus de 166 millions de bénéfice avant impôt. L’entreprise a versé 63,37 millions de dollars d’impôts au fisc français.

Apple a l’habitude d’affirmer qu’elle est « depuis longtemps l’un des plus gros contribuables au monde ». En particulier quand des histoires d’optimisation fiscale remontent à la surface.

Si on en sait un peu plus sur la situation fiscale d’Apple en Irlande et ailleurs en Europe, c’est en vertu d’une nouvelle obligation européennes de reporting pays par pays. Les grandes entreprises sont désormais tenues de publier leurs revenus, bénéfices et impôts sur les sociétés, pour chacun des États membres de l’UE (ce PDF pour l’Espagne, par exemple).

Le reporting d’Apple pour son exercice fiscal 2025 dans l’ensemble de l’Union européenne est disponible à cette adresse du site du CRO, le registre officiel des sociétés en Irlande.

Microsoft doit également respecter la règle. On sait ainsi que 38 % du bénéfice mondial avant impôt de Microsoft a été comptabilisé en Irlande durant son exercice fiscal 2025 (qui se clôt fin juin pour l’éditeur). Cela représente plus de 7 millions de dollars par salarié. L’éditeur de Windows appelle d’ailleurs à prendre ces chiffres avec une certaine prudence.

Le reporting pays par pays obéit à des règles différentes de celles utilisées dans sa comptabilité américaine. Il faut également distinguer l’impôt dû au titre d’un exercice, de l’impôt payé effectivement durant la même période. Microsoft prend pour exemple la France, où le montant d’impôt payé durant l’exercice 2025 a été affecté par un remboursement exceptionnel qui correspond à un trop-perçu des années précédentes. Au cours des trois exercices précédents, l’entreprise avait versé à Bercy 374 millions de dollars au titre des impôts.

La fiscalité irlandaise toujours très douce

Dans les comptes 2025 d’Apple (PDF), l’Europe est le deuxième segment géographique par chiffre d’affaires avec 111 milliards de dollars de ventes. Derrière les Amériques (178,4 milliards), mais devant la Chine (64,4 milliards).

L’Irlande a longtemps été un des principaux havres fiscaux en Europe, avec une astuce comptable connue sous le nom de « double Irish ». Ce montage d’optimisation fiscale permettait à des multinationales de faire transiter leurs bénéfices par deux sociétés irlandaises, dont l’une était domiciliée dans un paradis fiscal pour réduire fortement la douloureuse des impôts.

Ce dispositif a été fermé aux nouveaux entrants en 2015, mais le climat fiscal du pays demeure malgré tout très doux. Son taux d’impôt sur les sociétés reste fixé à 12,5 % sur les bénéfices commerciaux. Le taux effectif minimum est de 15 % pour les très grands groupes, en vertu de nouvelles règles internationales.

De nombreuses multinationales ont installé leur siège européen en Irlande, comme c’est le cas d’Apple (à Cork, plus précisément). Le Financial Times rapporte qu’en 2024, trois entreprises ont représenté près de la moitié de l’impôt sur les sociétés au pays : Apple, Microsoft et le groupe pharmaceutique Eli Lilly.

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La crise de la mémoire plombe les smartphones, en Europe et dans le monde

L'entrée de gamme s'effondre
La crise de la mémoire plombe les smartphones, en Europe et dans le monde

Comme prévu, ce n’est pas la joie sur le marché des smartphones, à part si on s’appelle Apple ou, dans une moindre mesure, Samsung. Les statistiques pour le deuxième trimestre confirment le coup de froid lié à la crise de la mémoire, que ce soit en Europe ou partout ailleurs dans le monde.

Les expéditions de smartphones sont à la peine en Europe. Counterpoint Research a fait le point et il n’est pas encourageant : 35 millions d’unités expédiées au deuxième trimestre, un volume en recul de 10 % par rapport à l’an dernier. Le marché européen retrouve le même niveau qu’en 2023.

« La situation reste très difficile pour le marché européen des smartphones », explique Jan Stryjak, directeur associé de la maison d’analyses. Il y a évidemment la crise de la mémoire qui oblige les constructeurs à augmenter les prix de leurs appareils, « une situation que n’arrange pas la rareté généralisée des promotions, les fabricants cherchant à préserver leurs marges ». Et puis la situation macroéconomique, avec les guerres en Ukraine et en Iran, fait flamber l’inflation et dégrade les perspectives financières de la région.

Il relève toutefois une situation « relativement meilleure » en Europe de l’Ouest, notamment grâce à Apple qui a pesé 34 % des expéditions au deuxième trimestre : un chiffre qui progresse de 9 points d’une année sur l’autre. Le constructeur a lancé l’iPhone 17e début mars ; ce modèle un peu moins cher que le reste de la gamme a probablement tapé dans l’œil et dans le budget de nombreux consommateurs. L’iPhone 17 conserve lui aussi un fort attrait.

Samsung a aussi tiré les marrons du feu, avec exactement le même pourcentage des expéditions qu’Apple (34 %). La progression du constructeur coréen est de 3 points par rapport à l’an dernier. Les autres acteurs affichent une contraction :- 3 points pour Xiaomi (15 %),- 2 points pour Oppo (4 %),- 1 point pour Honor (3 %). Tous des représentants de l’entrée de gamme, qui souffrent plus que les autres de la RAMpocalypse.

La situation ne devrait pas s’améliorer de sitôt. « Avec des stocks qui s’épuisent à travers l’Europe, nous nous attendons à de nouveaux reculs au cours des prochains trimestres, en particulier pour les acteurs positionnés sur l’entrée de gamme », décrypte Jan Stryjak. Apple restera une exception, ajoute-t-il.

Counterpoint a aussi relevé une baisse de 10 % en Amérique latine au deuxième trimestre, et de 8,6 % des ventes en Chine durant les 30 premières semaines de l’année.

Image : IDC

Sur un plan plus global, la température est tout aussi fraîche. IDC a relevé une baisse des expéditions de 6,7 % dans le monde durant le deuxième trimestre, pour un total de 277,5 millions d’unités. Les deux premiers, Samsung et Apple, sont les seuls constructeurs à enregistrer une hausse (de respectivement 8,1 et 15,3 %). Les autres essuient des chutes à deux chiffres.

« Le coût de la mémoire a augmenté de près de 300 % en un an et représente désormais plus de 65 % du coût des composants sur l’entrée de gamme », détaille la directrice de recherche Nabila Popal. La situation rend la survie de ces fabricants « de plus en plus difficile », soutient-elle.

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☕️ Apple Music va étiqueter la musique IA



Apple Music va étiqueter les morceaux générés par IA d’ici la fin de l’année. Le service de streaming a prévenu ses partenaires de la filière via un courriel obtenu par Billboard. Les chansons signalées comme « largement générées à l’aide de l’IA » par les maisons de disques et les distributeurs auront droit à un tag « Made With AI ».

En mars, la plateforme d’Apple avait dévoilé son système de signalement « AI Transparency Tags », par lequel les fournisseurs de musique doivent indiquer quand et où l’IA a été utilisée de manière « significative » – dans la création des visuels par exemple, ou encore le clip vidéo, la composition ou la chanson. « Tout contenu provenant principalement d’un service d’IA générative », précise le courriel.

Ces informations, qui permettront à Apple Music d’identifier les contenus concernés, devront obligatoirement être fournies par les distributeurs. Et si certains ne jouent pas le jeu ? Olivier Schusser, le directeur du service, expliquait à Billboard en avril qu’Apple avait développé une technologie qui permet de « savoir précisément quel type de musique nous est envoyé, quel modèle d’IA a été utilisé ».

Apple pourrait donc aisément mettre la main au collet des titres IA. Mais le responsable estimait que la responsabilité devait être portée par les fournisseurs de contenus. « Toutes les maisons de disques dans le monde nous livrent des contenus utilisant l’IA, même si elles n’en ont pas forcément conscience. Elles doivent elles aussi développer des outils pour comprendre l’ampleur de cette utilisation », déclarait-il.

La musique générée par IA ne représente que 0,5 % des écoutes sur Apple Music, a indiqué Olivier Schusser. En revanche, plus d’un tiers des chansons téléversées sur les serveurs de la plateforme est généré par IA. Apple Music rejoint ainsi Deezer, Tidal et Spotify dans le signalement des morceaux IA.

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Le géant chinois Bilibili part à l’assaut de YouTube

La drague des influenceurs
Le géant chinois Bilibili part à l’assaut de YouTube

YouTube règne en maître dans le secteur de la vidéo en ligne. Mais même si la plateforme de Google paraît inébranlable, les positions de force peuvent toujours changer à la faveur d’un nouvel entrant sur le marché. Et celui qui arrive est redoutable.

Bilibili est un des géants chinois de la vidéo en ligne. Lancée en 2010 avec une spécialisation sur l’animation, les comics et les jeux, la plateforme a rapidement musclé son répertoire jusqu’à ressembler au YouTube que l’on connait. Si son site chinois est accessible partout dans le monde, Bilibili reste avant tout ancré en Chine et en Asie.

Le groupe exploite aussi Bstation, une offre internationale destinée notamment à l’Asie du Sud-Est, avec une interface en anglais et dans plusieurs autres langues. Cela devrait évoluer : le groupe basé à Shanghai a relancé son application Android sur le Play Store de Google, après avoir débranché la précédente mouture en septembre 2025.

Bilibili dans les starting blocks à l’international

Cette ancienne version « internationale » de l’app Bilibili était allégée par rapport à l’original : une bonne partie des fonctions était absente (notamment tout ce qui touche au commerce en ligne). Elle affichait aussi moins de publicité, ce qui explique pourquoi elle rencontrait également un certain succès en Chine. L’application avait accumulé près de 10 millions de téléchargements.

Bilibili a donc ressuscité son application sur le Play Store. L’icône a été remaniée (elle passe du blanc au rose), tout comme l’interface. C’est le signe d’une nouvelle offensive internationale pour la plateforme chinoise. Semafor explique en effet que cette relance s’accompagnera d’un site web en anglais ainsi que d’embauches au Japon, aux États-Unis et en Europe (des community managers à Los Angeles, Londres, Mexico, São Paulo, Istanbul et Tokyo) pour courtiser les créateurs.

Cette nouvelle app ne réclame plus de vérification de l’identité pour les utilisateurs ni pour les créateurs de contenus à l’inscription : ils n’ont plus besoin de fournir de pièces d’identité ou un passeport pour poster sur le site. Un compte X (anciennement Twitter) a été lancé pour faire connaitre la plateforme aux créateurs : « Bilibili se lance à l’international », annonce un des messages, et un Discord a également ouvert.

Sur ce serveur, un document vante aux influenceurs un espace qui touchera des utilisateurs « très Gen Z, aisés et bien éduqués ». Une place de marché, encore en développement, leur permettra de contacter des marques pour des contenus sponsorisés. Un système de modération par IA est également dans les tuyaux, ainsi qu’une version iOS de l’application.

Bilibili pousse plusieurs célébrités occidentales, comme MrBeast, à publier du contenu sur son principal site en chinois accessible dans le monde entier (376 millions d’utilisateurs actifs mensuels). Mais cette fois, la plateforme veut manifestement s’en prendre au grand rival américain qui a une belle longueur d’avance : l’audience publicitaire de YouTube dépassait 2,5 milliards de personnes dans le monde début 2025, selon des chiffres de DataReportal.

La volonté seule ne suffira sans doute pas à Bilibili pour passer entre les gouttes aux États-Unis, où TikTok a failli être interdit. Une coentreprise mêlant Bytedance et des sociétés américaines (et même française avec la holding NJJ de Xavier Niel) a finalement pu reprendre les activités US du réseau social. Bilibili va devoir naviguer en eaux troubles.

Netflix sur les platebandes de YouTube

YouTube a de son côté d’autres problèmes à gérer. Des indiscrétions de Bloomberg ont raconté ce 19 août que le service de Google proposait aux créateurs les plus en vue des millions de dollars pour une exclusivité temporaire sur leurs vidéos. YouTube cherche à couper l’herbe sous le pied de Netflix qui lorgne de plus en plus sur les contenus des influenceurs pour booster l’engagement.

Netflix s’est déjà mis dans la poche plusieurs créateurs pour qu’ils postent leurs vidéos simultanément sur sa plateforme et sur YouTube. Ce dernier voit ce petit manège d’un très mauvais œil : non seulement cela nuirait à l’audience des créateurs sur YouTube, mais surtout, publier sur Netflix donne l’impression que les chaînes ne considèrent plus YouTube comme leur principal canal de diffusion. Voilà qui n’est pas bon pour les affaires publicitaires.

YouTube aurait même mis en place des mesures de rétorsion : ceux qui signent avec Netflix sont susceptibles d’être moins mis en avant dans les campagnes marketing ou lors d’événements. Les « traîtres » seraient aussi exclus du partage des revenus générés par les grandes campagnes de publicité. L’arrivée de Bilibili pourrait néanmoins forcer YouTube, et Netflix dans une moindre mesure, à améliorer leurs offres pour les créateurs.

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☕️ Sur le web, les bots IA écrivent de plus en plus pour les bots



Les bots lisent les bots. Les sites web sont de plus en plus rédigés par des robots IA : plus d’un tiers des pages web mises en ligne après le lancement de ChatGPT intègre des contenus IA, selon une étude du Pew Research.

10 % des 10 000 pages web en anglais prélevées au mois de juillet par le Pew Research « présentent des signes significatifs d’une rédaction par IA » (textes complets ou largement remaniés). Cela parait finalement peu, mais comme le soulignent les chercheurs, une grande partie de ces pages a été mise en ligne avant l’avènement de l’IA. En mettant de côté les pages mises en ligne avant novembre 2022 et le lancement de ChatGPT, le taux monte à 35 % de pages intégrant du contenu IA.

L’étude a été réalisée avec l’aide de l’outil d’archivage web Common Crawl, les textes ayant été scrutés avec l’outil de détection IA Open Pangram. Ces utilitaires ne sont pas infaillibles, ils peuvent ranger à tort des documents rédigés par des humains dans la mauvaise case, et inversement. Néanmoins, certains types de ponctuation, de mots et d’expressions ont tendance à revenir plus fréquemment dans les textes générés par IA.

L’intelligence artificielle générative semble en effet apprécier les tirets cadratins (ils sont utilisés environ deux fois plus souvent) ; l’usage de la virgule de série (le fameux Oxford comma dans une énumération avant le « and », par exemple « I invited Alice, Bob, and Charlie ») augmente de 63 % ; certains mots prisés des IA sont employés plus de deux fois plus souvent (« testament », « interplay »…).

Pour rédiger une comparaison, l’IA a également davantage recours au parallélisme négatif, comme dans la phrase « Ce n’est pas seulement de l’information, c’est de l’influence ». Une tournure qui reste relativement rare tout de même. Les humains ne doivent pas pour autant s’interdire d’utiliser cet arsenal, mais l’IA montre un tropisme certain pour ces formes.

Début juin, Matthew Prince le patron de Cloudflare constatait que les bots (agents IA, mais aussi les bots plus traditionnels) représentaient plus de trafic que les internautes de chair et de sang. « Le trafic généré par les agents IA augmente si rapidement que, pour la première fois dans l’histoire d’internet, le trafic des bots a désormais dépassé celui des humains en ligne », s’étonnait-il. Le dirigeant avait prévu que cette bascule arriverait début 2027.

Autrement dit, de plus en plus de textes rédigés par des bots sont lus par d’autres bots. À ce rythme, les humains risquent bien de faire figure d’intrus sur Internet.

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☕️ SFR prévient ses clients Fibre d’une fuite de données



À chaque jour sa fuite de données, ou presque. SFR a prévenu jeudi 20 août ses clients qu’un « incident de sécurité » avait été détecté le 2 juillet. Il a touché un outil de gestion d’analyse des raccordements fibre, qui a entraîné un accès non autorisé à des données : nom, prénom, civilité, adresse, numéro de téléphone mobile, identifiant de contrat et des données techniques liées à la ligne.

Illustration : Flock

Le groupe de pirates ZeroBytes a revendiqué l’attaque, rapporte FrenchBreaches qui publie le message de l’opérateur. Ces derniers ne sont pas inconnus des services : c’est à eux que l’on doit aussi l’attaque de la plateforme du fisc. Dans le cas de SFR, 2,1 millions de clients seraient potentiellement concernées.

L’entreprise a désactivé le compte utilisé pour accéder à l’outil, bloqué les adresses IP à l’origine de l’accès non autorisé, et continue de surveiller ces adresses. Les mesures de sécurité des systèmes ont été renforcés. La CNIL a également été notifiée, et une plainte déposée auprès du Procureur de la République.

Les données en fuite pourraient alimenter des campagnes de hameçonnage. Un escroc pourrait se présenter comme un représentant de SFR pour pousser les clients contactés à communiquer des informations confidentielles ou effectuer un paiement.

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DMA : plutôt que des grosses amendes, Bruxelles veut des résultats

Après les baffes, les réglages
DMA : plutôt que des grosses amendes, Bruxelles veut des résultats

Apple et la Commission européenne ont enterré la hache de guerre cette semaine sur le dossier houleux de l’ouverture de l’App Store à la concurrence. Un accord qui consacre un certain pragmatisme de Bruxelles, après des années de tensions très vives entrecoupées de grosses amendes.

Des résultats. C’est ce que la Commission européenne cherche à obtenir des géants du numérique qui font partie du club des contrôleurs d’accès au titre du DMA. Ce 18 août, Apple a dévoilé les nouveaux changements – et ultimes, a priori – apportés aux conditions commerciales applicables aux applications distribuées dans l’UE.

Ces modifications « font suite à un dialogue étroit entre la Commission et Apple, après que la Commission a adopté, en avril 2025, une décision constatant le non-respect des règles concernant les conditions imposées par Apple en matière d’orientation des utilisateurs, ainsi que des conclusions préliminaires concernant la distribution d’applications par des canaux alternatifs », a déclaré l’exécutif européen. Qui va désormais surveiller la mise en œuvre effective de ces nouvelles conditions.

Bruxelles range le bâton

En avril 2025, Apple écopait d’une amende de 500 millions d’euros, assortie d’astreintes journalières (jusqu’à 5 % du chiffre d’affaires mondial) en cas de non-conformité. La Commission n’envisage pas, à ce stade, de pénalités, indique à Politico le porte-parole Ricardo Cardoso.

Autre affaire qui devrait être réglée, celle qui concerne Meta sur le choix des utilisateurs de partager moins de données avec les réseaux sociaux du groupe. La Commission a reconnu en décembre dernier l’engagement de Meta de proposer « des publicités moins personnalisées ». L’entreprise avait écopé d’une amende de 200 millions d’euros, infligée en même temps que celle d’Apple.

Sur ce dossier, la Commission est toujours en phase d’examen de l’efficacité du choix, sans dire si elle en est satisfaite. Elle relevait tout de même l’an dernier que « c’est la première fois qu’un tel choix est proposé sur les réseaux sociaux de Meta ».

Mi-juillet, Bruxelles précisait la manière dont Google devait partager les données de recherche avec la concurrence, et ouvrir la porte aux assistants IA rivaux dans Android.

« Pas une question de chiffres »

Deux ans et demi après l’entrée en vigueur du règlement sur les marchés numériques, la Commission a ouvert sept procédures pour non-conformité, infligé des amendes à trois entreprises (Apple et Meta donc, ainsi que Google). Deux enquêtes sont closes, une troisième concernant Apple devrait l’être sous peu – il s’agit des conditions commerciales imposées aux boutiques alternatives et aux apps distribuées en dehors de l’App Store.

« La mise en œuvre et l’application du DMA ne sont pas une question de chiffres, mais de résultats », affirme Ricardo Cardoso. Au-delà des amendes ronflantes, la Commission cherche davantage à obtenir des changements concrets. Au grand dam d’organisations comme l’Initiative for Neutral Search, une coalition d’entreprises européennes du numérique qui dénonce le « désintérêt » et le « désengagement » de Bruxelles. Concernant les amendes, elle les estime trop faibles pour être réellement dissuasives. Les sanctions seraient ainsi considérées par les grands groupes comme une dépense parmi d’autres.

Pour Ricardo Cardoso, « comparer les amendes entre différents instruments juridiques ou différentes entreprises n’a pas vraiment de sens. » Obtenir des changements dans les comportements – une « procédure de spécification » – n’est pas le bon outil « pour s’attaquer aux problèmes liés à la recherche, aux boutiques d’applications, aux offres groupées ou au cloud », déplore de son côté l’Initiative. Ces outils sont efficaces pour « régler des problèmes réglementaires plus limités. Mais cela n’a pas d’effet sur la conception des produits ».

Pas question pour autant de changer de cap à la Commission. Elle « n’hésitera pas à ouvrir des procédures de non-conformité chaque fois que cela sera nécessaire au regard des circonstances concrètes, tandis que, dans d’autres cas, une procédure de spécification est justifiée », indique le porte-parole.

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☕️ Aux États-Unis, le boulet électoral des datacenters IA



Les entreprises de l’IA qui multiplient les projets de centres de données aux États-Unis vont devoir se retrousser les manches pour améliorer leur image. En cette année d’élections, le stigmate est tel que ces infrastructures sont devenues un risque politique pour les républicains.

Illustration : Flock

Le parti sonne l’alerte. Dans un mémo récupéré par Axios, le National Republican Senatorial Committee (NRSC) – le bras armé des campagnes sénatoriales pour les républicains – s’inquiète du sentiment anti-datacenters des citoyens et des électeurs américains. Un cas en particulier suscite beaucoup de craintes : la réélection de Jon Husted en Ohio. La campagne de son opposant démocrate, Sherrod Brown, dépense des millions de dollars pour dépeindre son adversaire comme « le visage des centres de données dans l’Ohio ».

Le mémo explique que « si [Jon Husted] perd et que les centres de données sont tenus responsables, les responsables politiques de tout le pays en prendront bonne note ». Le NRSC estime que les datacenters sont devenus « un sujet qui couve en arrière-plan durant le cycle électoral ». Le sujet est particulièrement sensible dans cet État où plusieurs projets d’implémentation sont en préparation du côté de NVIDIA, OpenAI, Meta, et d’autres encore.

Des responsables du parti républicain ont expliqué à Axios que, d’après leurs sondages internes, les centres de données sont à peu près aussi populaires dans l’opinion que… les déchets nucléaires. L’impopularité de ces grands bâtiments pourrait faire basculer plusieurs élections lors du grand raout du 3 novembre.

Plus de 4 000 datacenters sont présents aux États-Unis, et 3 000 autres sont en projet. Ces sites consomment énormément d’eau et d’énergie pour faire tourner les serveurs, ce qui provoque une hausse des prix de l’énergie dans les communautés proches, sans oublier la pollution environnante. Ce qui a poussé plusieurs acteurs de la filière à prendre des engagements pour minimiser leur impact. Ce n’est manifestement pas suffisant.

Le mémo indique qu’il revient aux entreprises IA d’améliorer l’image de leurs infrastructures, en expliquant au grand public « qui en bénéficie, qui paie et pourquoi une communauté devrait vouloir en accueillir un ». Si cette perception ne s’améliore pas « rapidement », la campagne anti-datacenters s’étendra « bien au-delà de l’Ohio », prévient-elle. Actuellement, l’avance de Sherrod Brown sur Jon Husted est de 8 points.

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L’IA de Google testée pour éviter les traînées de condensation derrière les avions

Non, ce n'est pas sale
L’IA de Google testée pour éviter les traînées de condensation derrière les avions

Les traînées blanches que l’on voit derrière les avions vont faire l’objet d’une étude au long cours menée dans le corridor aérien de l’Atlantique Nord, entre l’Europe et l’Amérique du Nord. Le gouvernement britannique et Google ont mis la main à la poche pour déterminer s’il est possible d’éviter la formation de nuages qui participent au réchauffement climatique.

Les traînées blanches laissées par les avions sont des cristaux de glace qui se forment lorsque les gaz chauds des moteurs rencontrent de l’air très froid et humide. En fonction de l’humidité et de la température ambiante, ces traînées de condensation peuvent disparaitre en quelques secondes, ou persister plus longtemps et s’étaler.

Elles peuvent alors se transformer en nuages qui retiennent une partie du rayonnement infrarouge émis par la Terre. Un rapport de l’Aviation Impact Accelerator (AIA), piloté par l’Université de Cambridge en 2024, indiquait qu’éviter les « contrails » les plus réchauffantes pouvait réduire de 40 % l’impact climatique de l’aviation.

Le grand bleu zébré de traînées blanches

Voilà qui nous amène tout droit à l’opération « Blue Skies ». Menée par un consortium composé du gouvernement britannique, Google, le fournisseur NATS de services pour le trafic aérien et l’Université de Cambridge, elle cherche à réduire les conséquences sur le climat des traînées de condensation. Le programme, qui durera 30 mois, dispose d’un budget de 5 millions de livres sterling (environ 5,8 millions d’euros), dont une contribution de 1,4 million de Google sous la forme de capacités de calcul et en recherche IA.

L’objectif n’est pas de supprimer ces traînées, mais d’éviter les zones où elles pourraient devenir des nuages et donc, avoir un effet réchauffant sur le climat. Google utilise des images satellites, des données de vol et des prévisions météo pour déterminer les poches d’air froid et humide. L’intelligence artificielle est mise à contribution pour établir ces prévisions ; le cas échéant, elle sert aussi à vérifier si les traînées ont été évitées en analysant les images satellites.

Armés de ces informations, les contrôleurs aériens pourront indiquer aux pilotes de voler un peu plus haut ou un peu plus bas de 2 000 pieds. Des modifications en vol déjà courantes pour éviter les trous d’air et les turbulences.

Image : Google

Les tests auront lieu dans l’espace aérien Shanwick, qui couvre la partie orientale du corridor de l’Atlantique Nord reliant l’Europe aux États-Unis. Ils seront menés durant l’hiver 2026 - 2027 et l’hiver 2027 - 2028, là où le trafic est moins important, le soir et la nuit.

10 000 vols environ devraient traverser cet espace aérien pendant les périodes concernées ; seule une partie d’entre eux devra changer d’altitude. Cette seule région du monde pèse pour 5 % du réchauffement climatique imputable aux traînées de condensation.

Google derrière les traînées

Comme le fait remarquer la BBC, ces changements d’altitude ne risquent-ils pas de faire brûler davantage de carburant aux avions ? Voilà qui risquerait d’annuler tout ou partie de l’intérêt d’une réduction des traînées…

Paul Hodgson, directeur technique de Google pour l’opération, affirme que « le surcroît d’émissions de CO2 est inférieur à 1 %, alors que l’impact des traînées de condensation est d’un ordre de grandeur comparable à celui de l’ensemble des émissions de CO₂ de l’aviation », soit autour de 100 kg de carburant pour l’avion concerné, selon des modélisations. Relativement modeste pour un long-courrier qui brûle plusieurs tonnes de carburant par heure.

L’expérience doit aussi permettre de vérifier si les résultats obtenus lors de précédents essais peuvent être reproduits à grande échelle, avec de nombreux vols et dans des conditions réelles de contrôle aérien. Les conclusions de l’opération Blue Skies doivent ensuite être publiées dans la littérature scientifique.

L’intérêt de Google pour les contrails ne date pas d’hier. En 2023, le géant du web testait déjà avec American Airlines des cartes de prévision permettant aux pilotes d’éviter les zones susceptibles de générer des traînées de condensation. C’est une manière de faire valoir des modèles d’IA qui peuvent aussi produire des effets positifs pour le climat.

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GeForce NOW en version finale pour Linux, GOG et l’Epic Games Store en approche

Pingouin joueur
GeForce NOW en version finale pour Linux, GOG et l’Epic Games Store en approche

L’année 2026 sera celle de Linux… pour le jeu vidéo, du moins. Après GOG, Epic prépare son arrivée sur le système d’exploitation libre, tandis que NVIDIA vient d’y lancer la version finale de GeForce NOW. De quoi élargir sérieusement l’offre au-delà de Steam.

Linux, une plateforme de jeux ? Valve a démontré toute la pertinence du système d’exploitation open source avec SteamOS et sa couche Proton qui font des merveilles face à un Windows toujours bien empoté. Mais en dehors de l’écosystème Steam, les joueurs Linux sont toujours assez mal lotis, à moins de sortir les bidouilles du tiroir (ils ont l’habitude, c’est entendu).

Steam bientôt moins seul

Les choses ont cependant l’air de vouloir progresser dans le bon sens. Fin juillet, on a ainsi appris que GOG planchait finalement sur une version Linux de son lanceur Galaxy. Même si les jeux compatibles Linux vendus par la boutique sans DRM peuvent s’installer sans ce logiciel, la gestion de la bibliothèque sera plus simple.

À ce même chapitre des annonces, un membre de l’équipe Epic a indiqué qu’une version de l’Epic Games Store pour Linux sortirait « bientôt ». La bonne nouvelle est tombée à l’occasion d’une séance de questions/réponses avec la communauté sur le Discord de la boutique, repérée par SteamDeckHQ.

Pour accéder à l’Epic Games Store ou à GOG depuis un appareil Linux comme le Steam Deck, il est toujours possible d’utiliser un lanceur alternatif comme Heroic Launcher (il ouvre aussi la porte à Amazon Prime Games). Bien sûr, il faut que les jeux soient compatibles Linux. Le responsable d’Epic a tout de même prévenu que « comme vous pouvez l’imaginer, il ne suffit pas d’avoir une version du lanceur capable de fonctionner nativement sous Linux ».

Malgré tout, ce serait là une ouverture vers une autre boutique que Steam, et puis l’Epic Games Store est connu pour sa livraison régulière de jeux gratuits. L’intérêt d’Epic pour Linux a ceci d’encore plus intéressant qu’il soulève la question du portage de la solution anti-triche bas niveau Easy Anti-Cheat (EAC). Elle est utilisée dans Fornite bien sûr, mais aussi dans des centaines d’autres jeux multijoueurs. Voilà le principal verrou qu’il faudrait faire sauter pour que ces jeux débarquent sur Linux, mais sur ce point, Epic ne s’est pas encore exprimé…

Pas besoin de portage anti-cheat avec GeForce NOW : de nombreux jeux free-to-play multi – et solo – sont compatibles avec le service de cloud gaming de NVIDIA. Le client Linux est distribué dans sa version finale depuis le 13 août, huit mois après l’annonce de la bêta et la compilation de « retours de la communauté ».

Cette version « met l’accent sur les performances, la stabilité et les finitions ». Elle est à installer sur Ubuntu 24.04 LTS et plus récent. NVIDIA a ajouté un dépôt Flatpack pour faciliter l’installation et les futures mises à jour.

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☕️ OpenAI va ouvrir la publicité dans ChatGPT en France et en Europe



La semaine prochaine, la version gratuite de ChatGPT et la déclinaison Go à 8 euros par mois afficheront de la publicité en France, en Belgique, en Allemagne, en Italie et dans 31 pays européens. Les abonnés Plus, Pro et Enterprise seront épargnés. Le programme, lancé début février, a débuté par les États-Unis puis s’est étendu au Canada, au Royaume-Uni, au Brésil et au Japon.

OpenAI, qui a donné à Adweek quelques détails sur l’ouverture européenne du programme, affirme que 20 % du milliard d’utilisateurs hebdomadaires de ChatGPT ont une « intention commerciale ». Un argument qui fait mouche auprès des annonceurs. Depuis le mois d’août, les revenus tirés de cette activité publicitaire ont progressé de 25 %, a aussi indiqué Colin Fleming, directeur marketing B2B de l’entreprise depuis trois mois.

Image : OpenAI

Évidemment, on ne connait pas le montant de départ, ce qui relativise la performance. Néanmoins, Sarah Friar, la directrice financière d’OpenAI, aurait déclaré à des investisseurs que la publicité approcherait désormais un rythme annualisé de 1 milliard de dollars. C’est beaucoup dans l’absolu, moins quand on compare ce chiffre aux quelque 40 milliards de revenus annualisés auxquels tournerait actuellement OpenAI. Mais il faut bien commencer quelque part.

Toujours dans le registre de la publicité, OpenAI veut s’appuyer sur ses propres technologies pour personnaliser les campagnes marketing en fonction des marchés et de la clientèle visée. « La possibilité de créer des publicités différentes en fonction de la localisation n’est, selon nous, qu’un aperçu de ce que cette technologie peut permettre », a précisé Colin Fleming.

L’entreprise aurait généré un chiffre d’affaires de 6,7 milliards de dollars durant le second trimestre, d’après des indiscrétions du Wall Street Journal. C’est 1 milliard de plus qu’au premier trimestre (+ 18 %). À comparer avec les 11,6 milliards réalisés par Anthropic sur la même période, une première. Le rival aurait même enregistré un bénéfice d’exploitation de 559 millions.

De son côté, OpenAI serait très loin du vert ; la marge opérationnelle se serait même dégradée, repoussant l’hypothèse de rentabilité en mirage lointain, alors que l’introduction en Bourse se profile pour les deux entreprises IA.

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GTA 6 : derrière la fuite, un groupe qui dit vouloir « protéger » les joueurs

Grand Theft Arnaque
GTA 6 : derrière la fuite, un groupe qui dit vouloir « protéger » les joueurs

Le « large aperçu » de GTA 6 qui sera diffusé en exclusivité sur Netflix le 27 août marquera le lancement de la campagne marketing du plus grand événement vidéo-ludique de l’année auprès du grand public (les joueurs sont sur le qui-vive depuis des mois !). Hélas pour le studio Rockstar et son éditeur Take-Two, une partie de la surprise a été gâchée par la fuite de plusieurs vidéos. Le groupe à l’origine de cette fuite dénonce les éditeurs qui « tuent » les jeux. Le mouvement Stop Killing Games ne veut pas être mêlé, de près ou de loin, à ce piratage.

Branle-bas de combat chez les joueurs curieux. Depuis ce mardi 18 août circulent deux vidéos supposées de gameplay de GTA 6, ainsi que la carte du jeu. Ces documents n’ont pas été authentifiés par Rockstar ou Take-Two, mais les deux entreprises font activement la chasse aux fuites, en réclamant la suppression des vidéos partout où elles peuvent apparaitre. Internet n’oubliant jamais, il est toujours possible de les visionner en fouillant un peu.

La « guerre » aux éditeurs

Cette fuite tombe bien mal, puisque Netflix diffusera le 27 août un large aperçu du jeu qui devrait être consacré, en bonne partie, à son gameplay. Les deux bandes-annonces proposées ces derniers mois ne disent rien de la manière dont le jeu fonctionne – même si la formule est désormais bien connue. La vidéo sera proposée en exclusivité aux abonnés de la plateforme, mais elle sera mise en ligne six heures plus tard sur YouTube. Le jeu sortira le 19 novembre sur PS5 et Xbox Series S/X.

Rockstar n’avait certainement aucune envie de voir sa surprise gâchée par des fuites intempestives. Le groupe à l’origine de la diffusion de ces documents, CyberLeek, n’a pas manqué d’intégrer aux vidéos son logo, des URL et une pub pour une crypto maison. L’argent collecté par ce biais servira à un « projet secret ». « Que les choses soient parfaitement claires », expliquent les pirates dans leur manifeste, « il ne s’agit pas d’une opération destinée à soutirer de l’argent. » On respire, ce n’est donc pas une escroquerie (ou peut-être bien que si !).

« Les fonds servent à financer l’infrastructure nécessaire pour frapper, ainsi que les mesures de sécurité et de protection indispensables pour résister aux inévitables contre-attaques des entreprises. » CyberLeek dit en effet mener une « guerre » contre les éditeurs qui « vendent des licences et appellent cela des achats » : ces derniers sont accusés de vendre des jeux inachevés, de verrouiller du contenu présent sur les supports physiques (« [ils] appellent cela des DLC »), et d’avoir des pratiques hostiles envers les consommateurs.

Le groupe promet de s’attaquer à tous les éditeurs qui ne respecteraient pas des engagements sur la vente de « faux DLC », sur les précommandes numériques jugées nuisibles, et sur la préservation du contenu solo. La majeure partie des éditeurs sont concernés. « Si CyberLeek peut atteindre Rockstar, personne n’est à l’abri », menace t-il.

Stop Killing Games ne veut pas être impliqué

GTA 6 sera vendu en dématérialisé évidemment, mais il y aura aussi une version « boîte »… qui ne contiendra qu’un code à saisir dans la boutique de sa console. Le petit monde du jeu vidéo est aussi toujours secoué par la décision de Sony d’abandonner les supports physiques pour les jeux PlayStation en janvier 2028.

La colère est toujours vive chez de nombreux joueurs, mais pour autant faut-il en venir à de telles extrémités ? Ce d’autant que cette fuite pourrait bien n’être qu’une bête arnaque à la crypto maquillée derrière une cause autrement plus sérieuse : celle de la préservation des jeux et des droits des consommateurs. Mais les militants qui travaillent depuis des années sur le sujet n’ont aucune envie de voir leur combat associé aux méthodes de CyberLeek.

C’est le cas de Stop Killing Games (SKG), qui n’est pas cité nommément dans le manifeste, mais qui est le mouvement le plus visible sur le sujet. Il a posté sur Reddit un message pour prendre clairement ses distances avec CyberLeek. « Le groupe [CyberLeek] utilise cette fuite pour promouvoir un memecoin, en ajoutant aux vidéos des liens et des QR codes vers une cryptomonnaie et en demandant aux internautes de payer pour en voir davantage. »

SKG recommande de « ne pas envoyer d’argent à ces gens » : « C’est illégal et, très franchement, nous compatissons avec toutes les personnes chez Rockstar qui doivent une nouvelle fois traverser ce genre d’épreuve ». GTA 6 avait déjà fait l’objet d’une fuite majeure en 2022, « la personne (…) a fait l’objet d’un placement à durée indéterminée dans un établissement hospitalier », rappelle le mouvement.

Les joueurs devraient plutôt canaliser leur frustration vers « quelque chose de constructif », car aider ces pirates est « destructeur et n’aide personne ; pire encore, cela risque de ternir la réputation de nos communautés et de réduire nos chances d’obtenir des changements ». Rockstar ou Take-Two n’ont pas commenté.

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Apple baisse ses commissions dans l’UE et fait la paix avec Bruxelles

Finie la pomme de discorde
Apple baisse ses commissions dans l’UE et fait la paix avec Bruxelles

Après des années de dispute, Apple et la Commission européenne pourraient bien avoir enterré la hache de guerre sur une partie importante du dossier houleux du DMA. Le constructeur a en effet revu, une fois encore, les conditions commerciales applicables aux apps distribuées dans l’Union européenne. Et cette fois, c’est (semble-t-il) la bonne.

Après des circonvolutions dignes de la maison des fous des 12 Travaux d’Astérix, les conditions commerciales d’Apple pour les apps dans l’Union européenne ont fait l’objet d’un nouveau toilettage annoncé ce mardi 18 août par le constructeur. Les derniers changements, qui remontaient à juin 2025, n’avaient pas convaincu grand monde avec un système byzantin de commissions empilant frais d’acquisition, frais de service et Core Technology Commission (CTC).

La petite commission

Dans le détail, le nouveau modèle conserve une CTC de 5 % qui s’appliquera aux apps distribuées dans les boutiques alternative ou directement sur le web (jailbreak). Les développeurs et les boutiques auront la responsabilité de comptabiliser toutes les transactions réalisées avec un moyen de paiement alternatif et transmettre ces informations chaque mois à Apple.

Pour les applications qui envoient les utilisateurs vers un site ou une boutique externe pour finaliser un achat, la commission prélevée par Apple sera de 15 %. Les développeurs participants aux programmes (Small Business, Mini Apps Partner, Video Partner) devront verser 10 % de commission.

La commission sur les achats intégrés se montera à 20 % pour les transactions dans les applications qui utilisent des système de paiement alternatif à celui de l’App Store. Elle sera de 10 % pour les développeurs membres d’un des programmes ci-dessus. Enfin, pour les apps qui continuent d’utiliser uniquement le système de paiement de l’App Store, la commission est abaissée à 26 % (au lieu de 30 %), ou 15 % pour les développeurs des programmes de réduction.

Les applications pourront proposer des achats avec le système de l’App Store et/ou avec leur propre service. Une certaine marge de manœuvre est donnée aux développeurs pour intégrer les boutons d’achats, mais ils ne pourront pas faire n’importe quoi pour autant :

Les boutons d’achats alternatifs doivent être de la couleur principale de la marque ou de l’app.

Apple recommande d’utiliser des boutons et badges spécifiques pour les achats in-app qui passent par l’App Store. La créativité est même autorisée :

Les développeurs qui le souhaitent pourront donc n’être soumis qu’à une commission minimale de 5 % à verser à Apple. Ils devront ensuite payer les frais de transaction et gérer tout ce qui est TVA. C’est une des concessions importantes du constructeur, tout comme la possibilité de proposer des achats intégrés de l’App Store et alternatifs en même temps.

La paix des braves (?)

Apple et la Commission européenne ont également travaillé sur des mesures de protection des mineurs. Pour réduire les risques d’escroquerie, les apps de la catégorie Enfants et pour les moins de 13 ans ne devront pas contenir de liens vers des sites web pour finaliser une transaction. Les applications utilisées par les moins de 18 ans qui intègrent un système de paiement alternatif (ou renvoyant vers un site web pour effectuer une transaction) intégreront un contrôle parental : le parent ou le tuteur devra valider tout achat.

Enfin, Apple assouplit les critères pour opérer une boutique alternative dans l’Union européenne.

Ces nouvelles (nouvelles) modifications ont l’avantage de mettre fin aux « désaccords entre Apple et la Commission concernant les conditions commerciales et les modes de distribution alternatifs », explique l’entreprise. Les changements qui seront en vigueur le 1er octobre (les développeurs peuvent néanmoins accepter les conditions dès à présent) permettent enfin aux deux parties de fumer le calumet de la paix sur ce dossier.

La Commission se félicite ainsi des modifications apportées par Apple, « qui font suite à un dialogue étroit », indique un porte-parole à Bloomberg. Toutefois, le régulateur annonce aussi qu’il surveillera la mise en œuvre effective de ces changements.

Hasard du calendrier peut-être, ces nouvelles conditions interviennent à moins de deux semaines du remplacement de Tim Cook par John Ternus à la tête d’Apple. L’entreprise prépare les esprits à un recul des revenus de l’App Store, soumis à la pression des régulateurs partout dans le monde. Ces baisses de commission, également proposées aux États-Unis sur les achats externes, témoignent du changement forcé de modèle de la boutique.

Est-ce que pour autant tout est bien qui finit bien entre Apple et Bruxelles ? Cela reste à voir. Il n’est ainsi toujours pas question de proposer Siri AI sur iPhone et iPad dans l’UE dès cet automne, toujours à cause du DMA mais cette fois sur des questions d’interopérabilité…

Epic ne se satisfait pas des changements annoncés

Epic Games, engagé dans un long bras de fer juridique avec Apple, a rapidement réagi pour dénoncer l’accord annoncé :

« La loi dispose clairement qu’Apple doit autoriser les développeurs à proposer des liens vers des sites web pour les achats « gratuitement » et permettre une « utilisation effective » des plateformes concurrentes. Les conditions d’Apple violent délibérément la loi sur les marchés numériques. Si la Commission accepte ces conditions et abandonne les poursuites en cours, la loi sera vidée de sa substance et les consommateurs comme les développeurs ne bénéficieront pas des avantages qu’elle visait à apporter. »


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