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Microsoft 365 : de nombreuses données perdues après l’arrêt d’une offre gratuite

À la va-vite
Microsoft 365 : de nombreuses données perdues après l’arrêt d’une offre gratuite

Après l’arrêt de l’offre gratuite à 365 Business Premium et Office 365 E1 pour les organismes sans but lucratif, nombre d’entre eux ont perdu leurs données. Microsoft avait prévenu, mais la communication de l’entreprise a été bien confuse et les données non récupérables.

Pendant des années, Microsoft a offert un accès gratuit à son offre 365 Business Premium aux organismes sans but lucratif qui le demandaient. L’année dernière, l’entreprise a décidé d’arrêter ce programme de « subvention » et l’a fait savoir. Mais elle a ensuite validé les renouvellements annuels de licences des associations, laissant ainsi penser que les comptes seraient maintenus. Résultat : de nombreuses associations ont perdu leurs données.

L’abandon annoncé il y a un an mais des renouvellements qui laissent les utilisateurs dans le flou

En mai 2025, Microsoft annonçait qu’elle supprimait, pour les organismes à but non lucratif, la gratuité des offres MS 365 Business Premium et Office 365 E1 « afin de rationaliser [son] offre d’aides et de simplifier [son] portefeuille d’aides ». Elle poussait ces organisations à passer à d’autres offres, notamment MS 365 Business Basic pour laquelle elle promettait d’offrir 300 licences. Elle ajoutait qu’elle mettrait quand même en place, pour les anciens bénéficiaires des offres gratuites, un programme de remises « pouvant atteindre 75 % » visant notamment les produits MS 365 Business Premium et Office 365 E1.

Bref, après avoir attiré de nombreuses organisations à but non lucratif, Microsoft voulait qu’une bonne partie d’entre elles passe à la caisse. Mais un an après, beaucoup de responsables de ces organisations se plaignent d’avoir perdu leurs données, comme on peut le lire sur le forum de Microsoft. Ainsi, l’un d’eux écrit : « Nous sommes une association à but non lucratif qui a reçu 10 licences gratuites de Microsoft 365 Business Premium. Depuis le 21 mai 2026, nous ne parvenons plus à accéder aux logiciels Microsoft. Plus grave encore, nous ne pouvons plus accéder à OneDrive, où sont stockés tous nos fichiers ».

Un autre signale que l’abonnement à l’offre a été arrêté alors qu’un email envoyé par Microsoft lui indiquait que la date d’expiration de l’abonnement était le 5 mai 2027. Sur Facebook, encore un autre explique que, pour l’abonnement de son organisation, cette date était prévue le 12 septembre 2026 : « J’apprécie énormément ce qu’ils ont fait pour nous grâce à cette subvention ces deux dernières années. Je leur en suis très reconnaissant ! Mais on ne dit pas aux gens, il y a 10 jours, qu’ils ont jusqu’au 12 septembre 2026 pour ensuite mettre fin à la subvention sans aucun préavis. Ils pourraient vraiment faire beaucoup mieux, surtout envers les associations à but non lucratif… ».

Des données supprimées alors que l’abonnement a bien été renouvelé

C’est aussi arrivé à Ronald Khosla, le responsable d’un petit organisme à but non lucratif nommé Canopy. Celui-ci propose d’aider des startups dont le but est de protéger l’environnement. Interrogé par Slate, Ronald Khosla a expliqué à nos confrères que, depuis des années, Canopy dépend des licences de ce genre offertes par Microsoft. Mais le 11 juin dernier, il s’est aperçu que toutes les données de l’organisme stockées dans OneDrive avaient été supprimées. Au téléphone, un représentant du service client lui aurait affirmé qu’environ 171 000 organisations de ce type ont « tout perdu » sur leurs comptes OneDrive.

En octobre 2025, il avait pu renouveler sa licence, recevant un email lui confirmant le maintien de son accès jusqu’au 4 octobre 2026. Et l’email de confirmation ne donnait aucune information complémentaire sur le processus progressif de suppression de ces offres. Il n’a reçu aucun rappel ensuite, a-t-il expliqué à la publication.

Dans un communiqué envoyé en réponse à Slate, Microsoft a répondu : « Nous avons vivement conseillé à nos clients et partenaires à but non lucratif de passer à une autre offre Microsoft 365 destinée aux organisations à but non lucratif avant la date de renouvellement de leur abonnement, afin d’éviter toute interruption de service et toute perte de données ».

Des alternatives dans l’associatif

Rappelons qu’en dehors des offres de ce genre d’entreprises comme Microsoft, le milieu associatif peut bénéficier de services hébergés par des associations comme Framasoft. L’année dernière, Pierre-Yves Gosset, coordinateur des services numérique de Framasoft, nous annonçait le chiffre de 2 100 associations qui ont un espace sur Framaspace, l’environnement de travail collaboratif proposé exclusivement aux associations par Framasoft depuis 2023.

Il nous expliquait alors : « on s’est dit qu’il y a plein d’associations qui n’ont pas les moyens de développer leurs propres outils et donc c’est peut-être à nous, association 1901, de faciliter la première marche pour que ces associations puissent agir et amener la société vers plus de progrès social et de justice sociale, ce qui est un des objectifs de Framasoft ».

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☕️ OpenAI va ouvrir la publicité dans ChatGPT en France et en Europe



La semaine prochaine, la version gratuite de ChatGPT et la déclinaison Go à 8 euros par mois afficheront de la publicité en France, en Belgique, en Allemagne, en Italie et dans 31 pays européens. Les abonnés Plus, Pro et Enterprise seront épargnés. Le programme, lancé début février, a débuté par les États-Unis puis s’est étendu au Canada, au Royaume-Uni, au Brésil et au Japon.

OpenAI, qui a donné à Adweek quelques détails sur l’ouverture européenne du programme, affirme que 20 % du milliard d’utilisateurs hebdomadaires de ChatGPT ont une « intention commerciale ». Un argument qui fait mouche auprès des annonceurs. Depuis le mois d’août, les revenus tirés de cette activité publicitaire ont progressé de 25 %, a aussi indiqué Colin Fleming, directeur marketing B2B de l’entreprise depuis trois mois.

Image : OpenAI

Évidemment, on ne connait pas le montant de départ, ce qui relativise la performance. Néanmoins, Sarah Friar, la directrice financière d’OpenAI, aurait déclaré à des investisseurs que la publicité approcherait désormais un rythme annualisé de 1 milliard de dollars. C’est beaucoup dans l’absolu, moins quand on compare ce chiffre aux quelque 40 milliards de revenus annualisés auxquels tournerait actuellement OpenAI. Mais il faut bien commencer quelque part.

Toujours dans le registre de la publicité, OpenAI veut s’appuyer sur ses propres technologies pour personnaliser les campagnes marketing en fonction des marchés et de la clientèle visée. « La possibilité de créer des publicités différentes en fonction de la localisation n’est, selon nous, qu’un aperçu de ce que cette technologie peut permettre », a précisé Colin Fleming.

L’entreprise aurait généré un chiffre d’affaires de 6,7 milliards de dollars durant le second trimestre, d’après des indiscrétions du Wall Street Journal. C’est 1 milliard de plus qu’au premier trimestre (+ 18 %). À comparer avec les 11,6 milliards réalisés par Anthropic sur la même période, une première. Le rival aurait même enregistré un bénéfice d’exploitation de 559 millions.

De son côté, OpenAI serait très loin du vert ; la marge opérationnelle se serait même dégradée, repoussant l’hypothèse de rentabilité en mirage lointain, alors que l’introduction en Bourse se profile pour les deux entreprises IA.

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GTA 6 : derrière la fuite, un groupe qui dit vouloir « protéger » les joueurs

Grand Theft Arnaque
GTA 6 : derrière la fuite, un groupe qui dit vouloir « protéger » les joueurs

Le « large aperçu » de GTA 6 qui sera diffusé en exclusivité sur Netflix le 27 août marquera le lancement de la campagne marketing du plus grand événement vidéo-ludique de l’année auprès du grand public (les joueurs sont sur le qui-vive depuis des mois !). Hélas pour le studio Rockstar et son éditeur Take-Two, une partie de la surprise a été gâchée par la fuite de plusieurs vidéos. Le groupe à l’origine de cette fuite dénonce les éditeurs qui « tuent » les jeux. Le mouvement Stop Killing Games ne veut pas être mêlé, de près ou de loin, à ce piratage.

Branle-bas de combat chez les joueurs curieux. Depuis ce mardi 18 août circulent deux vidéos supposées de gameplay de GTA 6, ainsi que la carte du jeu. Ces documents n’ont pas été authentifiés par Rockstar ou Take-Two, mais les deux entreprises font activement la chasse aux fuites, en réclamant la suppression des vidéos partout où elles peuvent apparaitre. Internet n’oubliant jamais, il est toujours possible de les visionner en fouillant un peu.

La « guerre » aux éditeurs

Cette fuite tombe bien mal, puisque Netflix diffusera le 27 août un large aperçu du jeu qui devrait être consacré, en bonne partie, à son gameplay. Les deux bandes-annonces proposées ces derniers mois ne disent rien de la manière dont le jeu fonctionne – même si la formule est désormais bien connue. La vidéo sera proposée en exclusivité aux abonnés de la plateforme, mais elle sera mise en ligne six heures plus tard sur YouTube. Le jeu sortira le 19 novembre sur PS5 et Xbox Series S/X.

Rockstar n’avait certainement aucune envie de voir sa surprise gâchée par des fuites intempestives. Le groupe à l’origine de la diffusion de ces documents, CyberLeek, n’a pas manqué d’intégrer aux vidéos son logo, des URL et une pub pour une crypto maison. L’argent collecté par ce biais servira à un « projet secret ». « Que les choses soient parfaitement claires », expliquent les pirates dans leur manifeste, « il ne s’agit pas d’une opération destinée à soutirer de l’argent. » On respire, ce n’est donc pas une escroquerie (ou peut-être bien que si !).

« Les fonds servent à financer l’infrastructure nécessaire pour frapper, ainsi que les mesures de sécurité et de protection indispensables pour résister aux inévitables contre-attaques des entreprises. » CyberLeek dit en effet mener une « guerre » contre les éditeurs qui « vendent des licences et appellent cela des achats » : ces derniers sont accusés de vendre des jeux inachevés, de verrouiller du contenu présent sur les supports physiques (« [ils] appellent cela des DLC »), et d’avoir des pratiques hostiles envers les consommateurs.

Le groupe promet de s’attaquer à tous les éditeurs qui ne respecteraient pas des engagements sur la vente de « faux DLC », sur les précommandes numériques jugées nuisibles, et sur la préservation du contenu solo. La majeure partie des éditeurs sont concernés. « Si CyberLeek peut atteindre Rockstar, personne n’est à l’abri », menace t-il.

Stop Killing Games ne veut pas être impliqué

GTA 6 sera vendu en dématérialisé évidemment, mais il y aura aussi une version « boîte »… qui ne contiendra qu’un code à saisir dans la boutique de sa console. Le petit monde du jeu vidéo est aussi toujours secoué par la décision de Sony d’abandonner les supports physiques pour les jeux PlayStation en janvier 2028.

La colère est toujours vive chez de nombreux joueurs, mais pour autant faut-il en venir à de telles extrémités ? Ce d’autant que cette fuite pourrait bien n’être qu’une bête arnaque à la crypto maquillée derrière une cause autrement plus sérieuse : celle de la préservation des jeux et des droits des consommateurs. Mais les militants qui travaillent depuis des années sur le sujet n’ont aucune envie de voir leur combat associé aux méthodes de CyberLeek.

C’est le cas de Stop Killing Games (SKG), qui n’est pas cité nommément dans le manifeste, mais qui est le mouvement le plus visible sur le sujet. Il a posté sur Reddit un message pour prendre clairement ses distances avec CyberLeek. « Le groupe [CyberLeek] utilise cette fuite pour promouvoir un memecoin, en ajoutant aux vidéos des liens et des QR codes vers une cryptomonnaie et en demandant aux internautes de payer pour en voir davantage. »

SKG recommande de « ne pas envoyer d’argent à ces gens » : « C’est illégal et, très franchement, nous compatissons avec toutes les personnes chez Rockstar qui doivent une nouvelle fois traverser ce genre d’épreuve ». GTA 6 avait déjà fait l’objet d’une fuite majeure en 2022, « la personne (…) a fait l’objet d’un placement à durée indéterminée dans un établissement hospitalier », rappelle le mouvement.

Les joueurs devraient plutôt canaliser leur frustration vers « quelque chose de constructif », car aider ces pirates est « destructeur et n’aide personne ; pire encore, cela risque de ternir la réputation de nos communautés et de réduire nos chances d’obtenir des changements ». Rockstar ou Take-Two n’ont pas commenté.

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☕️ Flockerie d’été : pas facile d’avoir une connexion satellite, aidez Jean-Luc à sauver sa soirée



Cet été, Next propose de vous divertir avec un cahier de vacances spécial geek. On vous a préparé des mini-jeux pour vous occuper sur la plage, à la montagne, en voyage… Cerise sur le gâteau, il y a des cadeaux à gagner.

Deux fois par semaine, on se donne rendez-vous pour s’amuser et/ou agiter ses méninges. La liste de tous nos jeux de l’été 2026 est disponible sur cette page, complétée au fur et à mesure des publications.

Jean-Luc a décidé de partir en vacances dans le centre de la Lozère, un département connu pour « ses truites sauvages, ses miels, ses confitures, ses volailles fermières, ses champignons, ses fromages et ses charcuteries… », mais également pour ses zones blanches. Comme il n’a pas vérifié avant de partir, Jean-Luc se trouvera fort dépourvu lorsque la nuit fut venue. Aide-le à connecter son ordinateur qu’il puisse aller surfer sur le Net.

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Apple baisse ses commissions dans l’UE et fait la paix avec Bruxelles

Finie la pomme de discorde
Apple baisse ses commissions dans l’UE et fait la paix avec Bruxelles

Après des années de dispute, Apple et la Commission européenne pourraient bien avoir enterré la hache de guerre sur une partie importante du dossier houleux du DMA. Le constructeur a en effet revu, une fois encore, les conditions commerciales applicables aux apps distribuées dans l’Union européenne. Et cette fois, c’est (semble-t-il) la bonne.

Après des circonvolutions dignes de la maison des fous des 12 Travaux d’Astérix, les conditions commerciales d’Apple pour les apps dans l’Union européenne ont fait l’objet d’un nouveau toilettage annoncé ce mardi 18 août par le constructeur. Les derniers changements, qui remontaient à juin 2025, n’avaient pas convaincu grand monde avec un système byzantin de commissions empilant frais d’acquisition, frais de service et Core Technology Commission (CTC).

La petite commission

Dans le détail, le nouveau modèle conserve une CTC de 5 % qui s’appliquera aux apps distribuées dans les boutiques alternative ou directement sur le web (jailbreak). Les développeurs et les boutiques auront la responsabilité de comptabiliser toutes les transactions réalisées avec un moyen de paiement alternatif et transmettre ces informations chaque mois à Apple.

Pour les applications qui envoient les utilisateurs vers un site ou une boutique externe pour finaliser un achat, la commission prélevée par Apple sera de 15 %. Les développeurs participants aux programmes (Small Business, Mini Apps Partner, Video Partner) devront verser 10 % de commission.

La commission sur les achats intégrés se montera à 20 % pour les transactions dans les applications qui utilisent des système de paiement alternatif à celui de l’App Store. Elle sera de 10 % pour les développeurs membres d’un des programmes ci-dessus. Enfin, pour les apps qui continuent d’utiliser uniquement le système de paiement de l’App Store, la commission est abaissée à 26 % (au lieu de 30 %), ou 15 % pour les développeurs des programmes de réduction.

Les applications pourront proposer des achats avec le système de l’App Store et/ou avec leur propre service. Une certaine marge de manœuvre est donnée aux développeurs pour intégrer les boutons d’achats, mais ils ne pourront pas faire n’importe quoi pour autant :

Les boutons d’achats alternatifs doivent être de la couleur principale de la marque ou de l’app.

Apple recommande d’utiliser des boutons et badges spécifiques pour les achats in-app qui passent par l’App Store. La créativité est même autorisée :

Les développeurs qui le souhaitent pourront donc n’être soumis qu’à une commission minimale de 5 % à verser à Apple. Ils devront ensuite payer les frais de transaction et gérer tout ce qui est TVA. C’est une des concessions importantes du constructeur, tout comme la possibilité de proposer des achats intégrés de l’App Store et alternatifs en même temps.

La paix des braves (?)

Apple et la Commission européenne ont également travaillé sur des mesures de protection des mineurs. Pour réduire les risques d’escroquerie, les apps de la catégorie Enfants et pour les moins de 13 ans ne devront pas contenir de liens vers des sites web pour finaliser une transaction. Les applications utilisées par les moins de 18 ans qui intègrent un système de paiement alternatif (ou renvoyant vers un site web pour effectuer une transaction) intégreront un contrôle parental : le parent ou le tuteur devra valider tout achat.

Enfin, Apple assouplit les critères pour opérer une boutique alternative dans l’Union européenne.

Ces nouvelles (nouvelles) modifications ont l’avantage de mettre fin aux « désaccords entre Apple et la Commission concernant les conditions commerciales et les modes de distribution alternatifs », explique l’entreprise. Les changements qui seront en vigueur le 1er octobre (les développeurs peuvent néanmoins accepter les conditions dès à présent) permettent enfin aux deux parties de fumer le calumet de la paix sur ce dossier.

La Commission se félicite ainsi des modifications apportées par Apple, « qui font suite à un dialogue étroit », indique un porte-parole à Bloomberg. Toutefois, le régulateur annonce aussi qu’il surveillera la mise en œuvre effective de ces changements.

Hasard du calendrier peut-être, ces nouvelles conditions interviennent à moins de deux semaines du remplacement de Tim Cook par John Ternus à la tête d’Apple. L’entreprise prépare les esprits à un recul des revenus de l’App Store, soumis à la pression des régulateurs partout dans le monde. Ces baisses de commission, également proposées aux États-Unis sur les achats externes, témoignent du changement forcé de modèle de la boutique.

Est-ce que pour autant tout est bien qui finit bien entre Apple et Bruxelles ? Cela reste à voir. Il n’est ainsi toujours pas question de proposer Siri AI sur iPhone et iPad dans l’UE dès cet automne, toujours à cause du DMA mais cette fois sur des questions d’interopérabilité…

Epic ne se satisfait pas des changements annoncés

Epic Games, engagé dans un long bras de fer juridique avec Apple, a rapidement réagi pour dénoncer l’accord annoncé :

« La loi dispose clairement qu’Apple doit autoriser les développeurs à proposer des liens vers des sites web pour les achats « gratuitement » et permettre une « utilisation effective » des plateformes concurrentes. Les conditions d’Apple violent délibérément la loi sur les marchés numériques. Si la Commission accepte ces conditions et abandonne les poursuites en cours, la loi sera vidée de sa substance et les consommateurs comme les développeurs ne bénéficieront pas des avantages qu’elle visait à apporter. »


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OpenLogi, nouvelle alternative au logiciel envahissant des souris Logitech

Debloatware
OpenLogi, nouvelle alternative au logiciel envahissant des souris Logitech

Un développeur indépendant a conçu un logiciel alternatif à Logi Options+, le très lourd client officiel dédié aux souris Logitech. Écrit en Rust et disponible depuis peu pour Windows, macOS et Linux, il promet un contrôle complet, avec 44 actions préprogrammées. Le tout sans télémétrie ou nécessité de créer un compte sur le cloud du fabricant.

Logitech, comme bien d’autres fabricants de périphériques PC, associe depuis des années ses souris, claviers, webcams ou casque audio à un client logiciel dédié. Ce dernier donne accès aux options et réglages avancés, mais il incorpore aussi de nombreuses options plus discutables, entre télémétrie, promotions pour les nouveaux produits de la marque, sauvegarde des réglages dans le cloud, etc. Cette avalanche de fonctions connectées souvent non désirées se traduit par un poids important, en surface de stockage comme en mémoire vive, et fait râler de nombreux utilisateurs qui crient au bloatware.

Une alternative complète à Options+

Dans ce contexte, les utilisateurs de souris Logitech apprécieront peut-être de découvrir OpenLogi, une nouvelle initiative open source (voir le projet sur GitHub), qui présente le double intérêt de fonctionner uniquement en local, avec des réglages stockés au travers d’un simple fichier TOML, et de tourner sur les trois plateformes courantes que sont Linux, macOS et, depuis quelques jours, Windows.

OpenLogi est censé savoir gérer tous les périphériques Logitech qui passent par le protocole HID++, qu’ils soient connectés via le dongle radio maison, en Bluetooth ou au moyen d’un câble USB. Sur le plan fonctionnel, il permet d’attribuer une action précise, parmi 44 préprogrammées, à chaque bouton des souris les plus populaires du fabricant suisse (dont la MX Master 4).

OpenLogi dispose d’une interface graphique et d’un accès CLI

Le client sait également gérer le réglage de la précision (DPI), le SmartShift de la molette des MX Master (alternance entre roulette cliquable et défilement libre), ainsi que des réglages spécifiques à une application donnée (par exemple, des raccourcis dédiés aux fonctions courantes d’un logiciel d’image). Il offre enfin une vue simplifiée des appareils connectés, avec état de charge et niveau de la batterie. L’outil dispose d’une interface graphique mais peut aussi se piloter en ligne de commande. Les appels réseau se limitent à la récupération de visuels (pour afficher la souris dans l’interface) et à la recherche de mises à jour.

Sur le papier, OpenLogi couvre donc, voire dépasse, l’essentiel des fonctionnalités de Logi Options+, sans les désagréments associés. Le logiciel est signé d’un développeur indépendant, Xuan Zhang dit AprilNEA, qui l’a placé sous licence Apache 2.0 et admet avoir recouru à l’IA générative pour ses travaux. Le dépôt GitHub associé, ouvert en mai et mis à jour cette semaine pour signaler l’arrivée de la version Windows, s’enorgueillit déjà de 9 000 étoiles. Une réserve tout de même : le logiciel, actuellement en version 0.71, est toujours présenté comme en cours de développement, et son installation ou son utilisation ne sont donc probablement pas exempts de bugs.

Un choix supplémentaire pour les allergiques à la télémétrie

AprilNEA n’est pas le premier à s’atteler à la construction d’une alternative au client officiel Logitech, loin s’en faut. Sous macOS, on connait par exemple de longue date BetterMouse, tandis que Solaar (disponible dans les dépôts officiels d’Ubuntu) est censé répondre aux besoins des utilisateurs Linux, a minima pour les souris connectées via le récepteur Logitech Unifying. Aucune des solutions disponibles jusqu’ici n’offrait toutefois la compatibilité totale (trois familles d’OS, fonctionnement indépendant du mode de connexion) promise par OpenLogi.

Notons que pour ceux qui souhaitent rester sur le client officiel, tout en limitant son caractère intrusif, le support entreprise de Logitech offre une option permettant d’installer une version hors ligne d’Options+, sur Windows et macOS.

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Google entraîne son IA avec les données d’une compagnie aérienne en faillite

Spirit es-tu là ?
Google entraîne son IA avec les données d’une compagnie aérienne en faillite

L’IA mène à tout, y compris à des opérations pour le moins originales. Google a ainsi acheté une énorme partie des données internes de Spirit Airlines, une compagnie aérienne qui a fait faillite aux États-Unis. Le géant du web a confirmé que cette montagne de données servira à entraîner ses modèles d’IA.

Tout est bon manifestement pour l’entraînement des modèles d’intelligence artificielle générative. Les grands acteurs du secteur ont, pour certains, consciencieusement pillé les données disponibles sur le web sans faire trop de cas des droits d’auteur. D’autres se sont jetés comme des morts de faim sur les livres d’occasion et les livres rares.

De son côté, Google n’hésite pas à passer à la caisse pour s’offrir le coffre aux trésors de Spirit Airlines : 10 millions de dollars pour un impressionnant volume de documents en tout genre. Il y a là 100 millions d’emails, 500 millions d’éléments Teams, 17 millions d’éléments OneDrive et 20,6 millions pour SharePoint, 516 dépôts et environ 30 millions de lignes de code, les données de vol et d’exploitation, des milliards d’observations liées aux prix et aux réservations, des informations sur les ressources humaines, de paie et de formation, ou encore des contrats et des dossiers juridiques.

Nourrir la machine

Le document judiciaire de la transaction – la compagnie aérienne est en faillite – est très explicite sur un point (PDF) : les données personnelles des clients ne font pas partie de la vente. La liste des clients, les 97 millions de profils passagers, les 50 millions de membres Free Spirit, les adresses email, numéros de téléphone, enregistrements d’appels, chats clients, enquêtes et plaintes ne sont pas inclus.

Avant le transfert de ces informations, les données doivent passer par un intermédiaire pour les « nettoyer », c’est-à-dire retirer ou transformer les éléments qui permettent d’associer des données à un individu. Google prend en charge cette procédure. Attention, l’affaire n’est pas encore tout à fait dans le sac pour l’entreprise puisqu’un juge doit encore approuver l’opération.

Sur le plan de la confidentialité des données, un porte-parole de Google a assuré à Axios que l’entreprise ne recevra « aucune information personnelle provenant de cet ensemble de données ». Et que la finalité de la transaction est d’« aider à améliorer nos produits et nos modèles d’IA ». Rien à voir donc avec un projet de créer une compagnie aérienne…

En revanche, comme le subodore The Register, Google pourrait entraîner un modèle spécialisé pour le secteur de l’aviation. Le corpus est suffisamment large (finance, opérations, RH, tarification, code…) pour avoir bien d’autres usages.

La compagnie aérienne à bas coût Spirit Airlines a fermé le rideau début mai, après plusieurs années de turbulences post-Covid. L’administration Trump a même tenté de prendre une participation pour sauver l’entreprise, mais ça n’a pas aidé.

Mise à jour 20/08 — Google n’a pas encore mis la main sur le grisbi. Le tribunal des faillites à Manhattan, en charge du dossier Spirit Airlines, a reporté l’approbation du rachat des données de la compagnie aérienne. Un syndicat du personnel navigant commercial a demandé au tribunal de rejeter la transaction à moins de recevoir l’assurance que toutes les informations confidentielles concernant les hôtesses et les stewards soient exclues de la vente. À tout le moins, ils devraient bénéficier des mêmes protections que les données des consommateurs.

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☕️ Le Fairphone (Gen. 6+) est plus puissant et plus cher



On ne change pas une équipe qui gagne chez Fairphone. Pour son tout nouveau Fairphone (Gen. 6 +), le constructeur néerlandais s’appuie sur le précédent modèle qui reste d’ailleurs au catalogue. Les différences sont légères, mais elles n’en sont pas moins significatives.

La puce est désormais une Snapdragon 7 s Gen 4 (contre une Gen 3 sur le modèle de l’an dernier) gravée à 4 nm. Surtout, le smartphone intègre 12 Go de RAM DDR5. Soit 4 Go de plus : en cette période de crise de la mémoire, c’est presque un miracle.

Malheureusement, ce miracle se paie, puisqu’à 649 euros, le Fairphone (Gen. 6 +) est 50 euros plus cher que son prédécesseur (599 euros). On y gagnera cependant, et logiquement, jusqu’à 24 % de performances dans le lancement des applications et le passage de l’une à l’autre d’après le constructeur. Le multitâche devrait se montrer plus réactif.

Le reste de la fiche technique ne change pas : 256 Go de stockage avec un slot microSD (jusqu’à 2 To), jusqu’à 53 heures d’autonomie sur une seule charge avec la batterie de 17,26 Wh (4 415 mAh), un système photo 3 capteurs (dont le principal signé Sony de 50 mégapixels qui ouvre à ƒ/1.88), un écran OLED LTPO de 6,3 pouces (120 Hz), et la certification IP55 pour la résistance à l’eau.

Fairphone ajoute l’habituel mais bienvenu support logiciel : six mises à jour majeures pour Android à partir d’Android 16, « garanti jusqu’en 2032 ». Et bien sûr, on retrouve la possibilité de remplacer jusqu’à 12 composants facilement : batterie, écran, port USB-C, les capteurs photos, les coques supérieure et inférieure, le tiroir pour carte SIM, l’unité supérieure, le haut-parleur… Comme les générations précédentes, le Fairphone (Gen. 6 +) repart de chez iFixit avec une note parfaite de réparabilité de 10 sur 10.

Enfin, et c’est une grande première pour le constructeur, Fairphone commercialise son smartphone Gen. 6 + aux États-Unis (au prix de 649 dollars), ainsi que ses écouteurs Fairbuds.

Pour ceux qui souhaiteraient combiner les atouts réparabilité du Fairphone à une expérience logicielle décorrélée des outils marketing de Google, le Fairphone 6 + est également distribué, dès le lancement, par Murena, avec son environnement logiciel /e/OS 4, récemment passé sur AOSP (Android Open Source Project) 16. Murena l’affiche à 700 euros, avec deux accessoires offerts, et un an de services optionnels (stockage cloud, MDM) offert.

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