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Avant son lancement officiel, DLSS 5 apparaît dans la nature

Le filtre qui fâche
Avant son lancement officiel, DLSS 5 apparaît dans la nature

Très critiqué lors de sa présentation au printemps, le DLSS 5 commence à apparaître dans les jeux avant même son lancement officiel. Une bibliothèque NVIDIA repérée dans NBA 2K27 a déjà permis à des moddeurs de tester le rendu neuronal avec des résultats encore très expérimentaux.

C’est peu dire que DLSS 5 n’a pas été très bien accueilli par les joueurs. NVIDIA s’est pris les pieds dans le tapis en dévoilant, en mars dernier, la nouvelle version de sa technologie d’upscale graphique Deep Learning Super Sampling. La promesse était de « transformer la réalité visuelle dans les jeux » en la faisant basculer dans le photoréalisme. Les exemples partagés à l’époque par l’entreprise ont surtout donné l’impression qu’il s’agissait d’un « filtre de beauté » d’IA générative emmenant les graphismes des jeux et des personnages loin de l’intention initiale des développeurs.

Jensen Huang, le directeur général de NVIDIA, était monté au créneau pour défendre le DLSS 5, d’abord en affirmant que les joueurs avaient tort, puis en essayant de se les mettre dans la poche en assurant qu’il n’aimait pas l’« AI slop ». Sans rien changer au développement de la technologie, qui doit être lancée cet automne.

Les jeux se préparent à la déferlante DLSS 5

À l’heure actuelle, aucun jeu n’est officiellement compatible, mais les éditeurs préparent la prise en charge du DLSS 5. C’est le cas d’EA : NBA 2K27, en accès anticipé sur PC depuis le 26 août, cache une DLL baptisée nvngx_dlssnr.dll. Un fichier qui est vraisemblablement une bibliothèque NVIDIA pour accéder à une fonction DLSS Neural Rendering.

Découverte par le développeur Renan Maniero puis décortiquée par la communauté de spécialistes des mods RenoDX, il s’agirait très probablement d’une version préliminaire du composant logiciel nécessaire à l’activation du DLSS 5, comme l’explique Tom’s Hardware. Des moddeurs sont déjà parvenus à l’injecter dans les jeux Control, Cyberpunk 2077 avec des résultats visibles sur le rendu des personnages : ombres, peaux et cheveux.

Les artistes ont-ils toujours la main ?

La bibliothèque comprend sept curseurs pour contrôler des paramètres comme le style, l’intensité, le ton et le niveau de préservation des détails. DLSS 5 ne se contente pas de reconstruire des images, de générer des frames ou d’améliorer l’anti-aliasing comme c’est le cas des versions précédentes ; il réinterprète les caractéristiques de certains aspects des personnages et de la scène.

DLSS 5 tourne uniquement sur les GPU Blackwell (les GeForce RTX 50xx), ce qui n’est pas une surprise : NVIDIA réserve cette technologie pour cette génération, comme l’entreprise l’avait annoncé durant la présentation en mars. Elle a un coût pour les performances du PC : l’activer revient en effet à faire chuter le framerate de moitié environ, selon les premières mesures.

Il faut garder à l’esprit qu’il s’agit de benchs non officiels réalisés à partir d’une version préliminaire. Quand NVIDIA a dévoilé DLSS 5, les démos tournaient sur des machines équipées de… deux RTX 5090. Depuis, la technologie a été optimisée pour être capable de fonctionner avec un seul GPU.

Au SIGGRAPH, le rendez-vous annuel des professionnels de l’image de synthèse et du rendu graphique, NVIDIA avait donné de plus amples détails sur le DLSS 5 : comment l’image rendue par le jeu « ancre » le modèle, et comment NVIDIA essaie de préserver l’intention artistique.

C’est un enjeu de taille, car durant toute la polémique l’entreprise n’a eu de cesse de rappeler que le DLSS 5 respecte l’intention des artistes. « Tout cela est fait pour les créateurs, afin qu’ils puissent créer quelque chose de plus beau mais toujours dans le style qu’ils souhaitent », expliquait Jensen Huang. « Je pense qu’ils ont eu l’impression que les jeux allaient sortir tels quels, comme ils le font d’habitude, puis qu’on allait les post-traiter. Ce n’est pas ce que le DLSS est censé faire. »

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☕️ Meta veut éteindre l’incendie autour de ses lunettes connectées



Meta joue les pompiers pour sauver la réputation de ses lunettes connectées. Ces produits font l’objet d’un feu nourri de critiques en raison de leur capacité à enregistrer des photos et des vidéos en loucedé ; la réputation catastrophique de l’entreprise en matière de respect de la vie privée fait le reste.

La fausse affiche de publicité mettant en scène Jeffrey Epstein portant les fameuses Ray-Ban connectées avec le slogan ravageur « Les lunettes des gens qui ne demandent pas le consentement » a fait le tour des réseaux sociaux. Cette campagne d’activistes menée à Londres contre les lunettes de Meta n’est que la pointe de l’iceberg. Ces produits, dont le succès commercial a été confirmé par Mark Zuckerberg et son partenaire EssilorLuxottica, posent de sérieux problèmes de confidentialité et de respect de la vie privée.

C’est pourquoi Meta tente de reprendre la main sur la com’ autour de ses lunettes connectées, dont le petit nom – « pervert glasses » – commence à leur coller à la peau. L’entreprise a ainsi lancé une campagne pour sensibiliser le public à l’existence du voyant LED qui s’allume dès que le capteur photo est en marche. Des affiches, placardées là où les lunettes enregistrent de fortes ventes, scandent le message suivant : « La caméra vous permet d’immortaliser l’instant. Le voyant permet à toutes les personnes autour de vous de savoir quand vous le faites. »

Image : Meta

Une vidéo partagée par Meta à The Verge précise que « pas de voyant » signifie « pas d’enregistrement ». Un message que l’entreprise va marteler, car cette loupiote est au cœur de la problématique. Les utilisateurs qui veulent enregistrer des vidéos sans le consentement des personnes aux alentours ont mis au point des techniques élaborées pour empêcher la diode de s’allumer.

C’est devenu un jeu du chat et de la souris avec Meta, qui déploie des correctifs pour empêcher ces bidouilles. Début juillet, la société mettait en ligne un patch empêchant la caméra de se lancer en cas d’altération du témoin lumineux. Autre correctif annoncé ce jeudi 27 août : arrêter la caméra quand la diode est couverte après le lancement d’un enregistrement.

« La caméra ne commence pas à enregistrer si la LED est masquée, mais certaines personnes tentent de contourner cette protection en lançant un enregistrement puis en la couvrant », explique Alex Himel, vice-président à la réalité augmentée chez Meta. On se demande pourquoi il a fallu tout ce temps à l’entreprise pour mettre un terme à cette bidouille si simple.

Le dirigeant indique aussi que Meta continuera à déployer des mises à jour de ce type pour s’assurer que la LED puisse avertir les personnes alentour lorsque des photos ou des vidéos sont enregistrées. « Seule une infime minorité de personnes tente de contourner ces protections, et le fait qu’elles doivent aller aussi loin montre que nos efforts portent leurs fruits », ajoute-t-il.

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Mémoire : Google impose de nouvelles règles aux apps Android trop gourmandes

Ruée vers la RAM
Mémoire : Google impose de nouvelles règles aux apps Android trop gourmandes

Et si la crise de la mémoire débouchait sur quelque chose de positif ? Les prix vertigineux des nouveaux ordinateurs et smartphones forcent une bonne partie des consommateurs à garder leurs appareils plus longtemps (merci pour la planète !) ou à opter pour des modèles plus chiches en mémoire. Google essaie d’adapter Android à cette nouvelle contrainte.

La situation force les développeurs à optimiser le code de leurs applications pour des terminaux qui ne sont pas à la pointe du progrès, ou qui commencent à prendre un peu de bouteille. Il en ira ainsi des développeurs Android, à qui Google va imposer de nouvelles exigences de qualité – il s’agit d’abord d’améliorer la migration vers un nouvel appareil, mais surtout de réduire l’empreinte mémoire des applications.

Des apps Android plus légères et plus efficaces

« Le secteur mobile fait face à d’importantes contraintes d’approvisionnement », explique Google (qui fait partie du problème, soit dit en passant). Elles « réduisent la disponibilité de la mémoire », euphémise l’entreprise, « et peuvent à terme dégrader l’expérience utilisateur ». Android doit s’attaquer à ce problème pour « préserver la fluidité globale du système lorsque certaines applications consomment trop de mémoire. »

C’est pourquoi de nouveaux seuils de performance vont être mis en place à partir de février prochain, accompagnés d’outils pour les développeurs. Premier indicateur, une mesure de la mémoire utilisée pour le stockage des données privées de l’application (hors assets ou code). L’utilisation sera évaluée selon le statut de l’app, quand elle est utilisée ou en arrière-plan.

Deuxième indicateur : l’utilisation mémoire des images bitmap. Ces images peuvent rester en mémoire au premier plan, mais elles doivent être libérées rapidement lorsque l’application n’est plus visible. Enfin, le code compilé exécuté par Android (DEX) devra être mieux optimisé : consommer moins de mémoire, permettre à l’app de démarrer plus rapidement et offrir de meilleures performances. Les développeurs pourront consulter cette fiche d’assistance pour davantage de détails techniques.

Des fonctions supplémentaires permettront à ces mêmes développeurs de diagnostiquer les problèmes de mémoire dans leurs applications dans Android vitals, l’outil de Google Play Console qui permet de suivre la stabilité et les performances des apps. Les seuils de mauvais comportements déclencheront des « alertes de performance ». Les dévs seront également alerté en cas de détection d’images bitmap non optimisées, une optimisation code DEX limitée ou un usage limité des bundles fractionnés.

L’optimisation du code DEX dans la Play Console. Image : Google

Android 17 a inauguré une fonction de limiteur de mémoire qui surveille et limite l’utilisation de la mémoire dans les processus des apps. Google prévient : les applications et les jeux qui ne respecteront pas ces seuils pourraient subir une perte de leur visibilité, et se voir imposer des limites dans leurs possibilités de publication.

À partir d’avril 2027, Google Play va également exiger que les apps avec connexion utilisateur restaurent automatiquement l’état de connexion lors de la migration vers un nouvel appareil. Cette reconnexion « Zero-Tap Sign-In » doit être immédiate et sécurisée, sans que l’utilisateur ait à s’en préoccuper.

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☕️ Playdate : Panic rembourse aux joueurs les surtaxes Trump annulées



Les bonnes nouvelles sont rares pour le portefeuille des joueurs, alors saluons Panic, qui a décidé de rembourser aux clients américains de la Playdate les surtaxes douanières de Donald Trump depuis annulées. Les consommateurs qui ont acheté la console pendant que ces droits supplémentaires étaient en vigueur ont commencé à recevoir un petit remboursement de la part du fabricant (entre 12 et 23 dollars).

« Ce n’est pas notre argent, et ça nous a fait vraiment plaisir de le rendre », a déclaré Cabel Sasser, cofondateur de Panic, auprès de Game Developer. « Il y a eu une période précise cette année pendant laquelle nous avons facturé les droits de douane aux clients », poursuit-il. L’entreprise a bien tenté d’absorber ce surcoût pendant un moment, mais ce n’était pas tenable financièrement.

C’est ce qui l’a poussée à ajouter une surtaxe de 19 % au prix de la console, dont le prix avait déjà augmenté à 229 dollars en mars 2025. Le prix total, hors taxes pour les États-Unis, tournait donc autour de 272 dollars.

En février, la Cour suprême américaine invalidait ces droits de douane. Le temps que la poussière retombe et que les mécanismes de remboursement se mettent en place, Panic a cessé de les facturer en avril. « Il nous a fallu beaucoup de travail pour remplir toute la paperasse afin d’obtenir le remboursement du gouvernement, et encore du travail pour construire un petit système permettant de traiter les remboursements », précise le dirigeant. Qui ajoute : « Par moments, on se disait : attendez, pourquoi avons-nous l’impression d’en faire plus sur ce sujet que des entreprises pourtant gigantesques ? »

Il a peut-être en tête Nintendo, qui a gardé les 300 millions de dollars de remboursement des droits de douane, et déclaré qu’il n’était pas question de redonner cet argent aux clients.

La Playdate, annoncée en 2019 et lancée trois ans plus tard, est une petite console jaune dotée d’un écran monochrome et… d’une manivelle. Ce n’est pas un foudre de guerre, mais l’appareil jouit d’une communauté active de joueurs et de développeurs qui continuent de proposer des jeux sortant de l’ordinaire.

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GTA 6 : à la découverte d’un monde plus grand et surtout plus réactif

La cavale des gens heureux
GTA 6 : à la découverte d’un monde plus grand et surtout plus réactif

Vu de très loin, GTA 6 ressemble à un jeu GTA en beaucoup plus joli. Vu d’un peu plus près, comme les abonnés Netflix ont pu en profiter avec le « large aperçu » diffusé hier (maintenant disponible sur YouTube), le futur blockbuster de Rockstar donne la pleine mesure de ce qui attend les joueurs le 19 novembre.

Après deux bandes annonces cinématiques et une poignée de captures d’écrans (et des vidéos en fuite), Rockstar a donc dévoilé de nombreux éléments de son jeu tout au long de la trentaine de minutes de cet aperçu sur Netflix. La plateforme a d’ailleurs connu quelques cahots lors de la diffusion : DownDetector a enregistré une pointe de problèmes de connexion à 21 h ce jeudi 27 août.

Vice City, personnage à part entière

Les tribulations de Lucia et Jason dans Vice City s’annoncent, sans surprise, violentes et destructrices. Mais contrairement aux précédents épisodes, les deux protagonistes ne semblent plus évoluer dans un simple décor prêt à être dynamité : le monde paraît davantage observer, réagir et garder la trace de leurs actions.


Une poignée de publications (New York Times, IGN, Kinda Funny, mais bizarrement pas Next) ont eu la chance de voir en avant première l’aperçu Netflix chez Rockstar North, en Écosse, et surtout de poser quelques questions. Elles sont reparties avec quelques bribes d’infos supplémentaires. Parmi elles, l’idée que Vice City, réinterprétation trash de Miami, ne sera pas seulement plus grande et plus détaillée, mais aussi plus réactive.

Dans GTA 6, les passants ne se contenteront plus forcément de fuir ou de servir de chair à canon ambulante : selon Rob Nelson, codirecteur de Rockstar North, les PNJ disposeront de seuils de tolérance différents. Certains pourront s’offusquer, répondre, attaquer ou appeler la police selon la situation. Le joueur se fera repérer plus facilement dans la rue s’il porte une mitraillette dans le dos.

Un changement qui se retrouve aussi dans le système de recherche. Si Jason ou Lucia sont vus en train de commettre un crime, les forces de l’ordre ne poursuivront plus simplement une icône sur la carte : elles pourront recevoir une description du personnage, de ses vêtements, de son véhicule, voire du fait qu’il agit seul ou en couple.

Changer de tenue, abandonner une voiture ou séparer momentanément les deux protagonistes pourrait donc aider à disparaître des radars. Une évolution logique pour un épisode qui semble vouloir rendre son monde moins passif, et ses cavales un peu moins mécaniques. Une cavale qui se déroulera d’ailleurs dans une carte deux fois plus grande que celle de Los Santos (le Los Angeles de GTA 5) et trois fois plus grande que la map de Read Dead Redemption 2.

Toujours sur ses gardes

Rockstar pousse la logique évolutive avec un nouveau système baptisé « Criminal Profile ». Sorte d’évolution de l’Honneur de Red Dead Redemption 2, il n’est pas destiné à punir une manière de jouer plutôt qu’une autre, mais à qualifier le type de criminels que deviennent Lucia et Jason. Une fusillade pendant un braquage, ou une riposte face à quelqu’un qui attaque le joueur, ne sera pas interprétée de la même manière qu’une escalade gratuite de violence dans une situation qui aurait pu se régler autrement.

Rob Nelson explique qu’il n’y aurait pas de bonne ou de mauvaise façon de jouer à GTA 6, mais des comportements répétés pourraient influer sur la manière dont l’environnement répond aux deux protagonistes, et sur certains développements narratifs. Même des gestes plus ordinaires, comme jeter un déchet dans une poubelle ou nourrir un animal, pourraient contribuer à dessiner ce profil.

Les Bonnie and Clyde que le joueur dirige pourront entretenir une relation romantique ou plus platonique. Un système d’affinité est en place : la manière dont le joueur nourrit, ou non, la relation entre Lucia et Jason pourra influencer certains aspects du récit. Rockstar insiste toutefois sur un point : les deux personnages resteront partenaires quoi qu’il arrive. Et le joueur pourra passer de l’un à l’autre pratiquement en tout temps.

Sur un plan plus technique, aucune info n’a vraiment filtré si ce n’est que l’aperçu a été enregistré sur une PS5 de base (il sera aussi disponible sur PS5 Pro et Xbox Series X/S). Le jeu devrait y tourner à 30 images/seconde, d’après Kinda Funny (qui a aussi obtenu la confirmation que le jeu ne comprendra pas de micro-transactions). Le NYT rapporte de son côté que GTA 6 a nécessité la bagatelle de 600 000 animations, contre 55 000 pour GTA 5 et 300 000 pour Read Dead Redemption 2.

Impossible de faire le tour complet de tout ce qui a été présenté, mais on a au moins une petite idée de la durée de l’aventure solo : Rob Nelson a complété l’histoire et certains objectifs optionnels en 80 heures. Ce n’est pas une durée officielle, car au vu de tout ce qu’il y a à faire dans GTA 6 – et de tout ce qui n’a pas encore été révélé –, ce jeu pourrait bien durer des dizaines d’heures supplémentaires.

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