☕️ Gérald Darmanin veut utiliser la reconnaissance faciale pour identifier les casseurs
« Il faut être impitoyable envers les casseurs parce qu’ils trahissent la France », a déclaré Gérald Darmanin au JT de 20H de TF1 ce lundi 19 octobre, en réponse aux pillages effectués en marge des manifestations du samedi 17 octobre.
« Il y a eu 2.513 gardes à vue au moment où je parle », a précisé le ministre de la Justice, soulignant que l’immense majorité des personnes concernées étaient encore en garde à vue devant les services de police et que « la réponse pénale, on la saura définitive en fin de semaine » :
« Déjà plus d’un demi-millier de ces personnes, plus de 500 personnes, sous escorte policière, ont été déférées au tribunal pour être présentées aujourd’hui, demain et après-demain en comparution immédiate. »
Le garde des Sceaux a également envoyé lundi matin une instruction à tous les parquets de France « pour leur demander de passer en qualification de criminalité organisée ce qui s’est passé », afin de leur permettre de recourir à des techniques dites « techniques spéciales d’enquête » qualifiées par Valéry Muller, vice-président chargé de l’instruction au tribunal judiciaire de Paris,, de « particulièrement offensives ».
« Ça veut dire d’abord qu’on pourra passer les gardes à vue de 48 à 72 heures pour que les services de police puissent faire leur travail vu l’afflux de gardes à vue », a précisé Gérald Darmanin :
« Ça veut dire aussi qu’on va pouvoir faire des géolocalisations, des écoutes téléphoniques, qui vont nous permettre de savoir, en regardant les téléphones des personnes qui sont en garde à vue, s’ils ont participé et comment ils ont participé, où ils étaient au moment où on a pillé des magasins, attaqué des mairies. Et puis surtout, on va utiliser le moyen de la reconnaissance faciale sur le TAJ (Traitement des antécédents judiciaires), c’est-à-dire le fichier des policiers, il y a des millions de personnes qui sont dans ce fichier, pour regarder si sur les réseaux sociaux, on n’a pas les mêmes images. »
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Interrogé ce mardi matin sur CNEWS (X.com / Facebook), Gérald Darmanin précise qu’ « aujourd’hui, 123 personnes sont incarcérées, soit en détention provisoire soit en mandat de dépôt », et que « plus de 700 personnes sont déférées dans les dépôts, c’est-à-dire les endroits où l’on attend d’être condamné ».
