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Un vent nouveau souffle sur RĂ©volution ÉnergĂ©tique : dĂ©couvrez notre nouveau site

Vous l’avez remarquĂ©, notre site a changĂ© de peau. Six ans aprĂšs la crĂ©ation de RĂ©volution ÉnergĂ©tique, nous nous sommes refaits une beautĂ©, mais pas seulement.

Depuis sa crĂ©ation en 2018, RĂ©volution ÉnergĂ©tique s’est peu Ă  peu imposĂ© comme une rĂ©fĂ©rence sur la transition Ă©nergĂ©tique et les Ă©nergies bas-carbone. Il fallait le plus beau des Ă©crins Ă  nos reportages, dossiers pĂ©dagogiques, tests de produits et actualitĂ©s. C’est chose faite, avec la refonte complĂšte de notre site, que nous venons de mettre en service. Parmi les principaux changements, une nouvelle interface plus moderne et confortable, qui facilite la lecture et la navigation. Nous avons repensĂ© l’esthĂ©tique pour offrir une expĂ©rience plus fluide et agrĂ©able, que ce soit sur ordinateur ou mobile.

Autre nouveautĂ© : le systĂšme de commentaires Ă©volue. DĂ©sormais, il est nĂ©cessaire de crĂ©er un compte pour rĂ©agir aux articles et Ă©changer avec la communautĂ©. Cette amĂ©lioration vise Ă  garantir des dĂ©bats de qualitĂ©, contrastĂ©s, mais toujours respectueux, sans ĂȘtre gĂȘnĂ© par d’éventuels trolls et autres spambots. Pas d’inquiĂ©tude, les prĂ©cĂ©dents commentaires seront bientĂŽt importĂ©s et s’afficheront de nouveau.

Enfin, nous avons apportĂ© d’importantes optimisations techniques, permettant un chargement plus rapide des pages et une consultation plus fluide. Cette nouvelle base technique est le point de dĂ©part de futurs projets Ă©ditoriaux que vous dĂ©couvrirez au fil du temps. Une chose n’a pas changĂ© cependant : notre engagement Ă  vous proposer une information indĂ©pendante, claire et accessible sur les dĂ©fis Ă©nergĂ©tiques qui nous attendent. Bonne lecture !

Si vous avez la moindre question ou constatez un dysfonctionnement, n’hĂ©sitez pas Ă  nous le signaler ici. Merci !

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Elle installe un chauffage solaire en kit et Ă©conomise 120 € d’électricitĂ© chaque annĂ©e

Pour chauffer son logement, il y a le bois, l’électricitĂ©, le fioul, le gaz, mais aussi
 le soleil. Les panneaux solaires aĂ©rothermiques permettent d’élever la tempĂ©rature des piĂšces bien exposĂ©es, et donc de rĂ©duire la consommation du mode de chauffage principal. Nous avons interrogĂ© l’une des rares clientes de ce genre d’installation, qui a remplacĂ© un radiateur Ă©lectrique d’appoint par un chauffage solaire en kit.

Au cƓur des Hautes-PyrĂ©nĂ©es, non loin de Lannemezan, la maison de Jeanine est gĂ©nĂ©reusement baignĂ©e de soleil. MalgrĂ© une exposition plein sud trĂšs avantageuse, l’une des piĂšces, la cuisine, reste froide en hiver. Ni les radiateurs alimentĂ©s par une chaudiĂšre au fioul, ni l’insert au bois ne parvenaient Ă  chauffer efficacement cette piĂšce de 14 mÂČ. « La cuisine Ă©tait une cave, il y faisait autour de 14/15 °C le matin Â» explique-t-elle.

La retraitĂ©e et son mari se rĂ©signaient Ă  utiliser un convecteur Ă©lectrique d’appoint. Une solution insatisfaisante, en raison de son coĂ»t Ă©levĂ© Ă  l’utilisation. « Je voulais rĂ©chauffer la piĂšce sans que ça nous coute trop cher, alors j’ai tapĂ© chauffage solaire sur internet Â» indique Jeanine, qui dĂ©couvre alors le panneau solaire aĂ©rothermique en kit SunaĂ©ro du petit fabricant français Solar Brother. « Je m’étais renseignĂ© sur un autre systĂšme, mais il Ă©tait trop compliquĂ©, celui de Solar Brother est vraiment simple Â» assure-t-elle. Le couple a achetĂ© le panneau Ă  un prix avantageux, lors de la phase de prĂ©commande : 1 190 €, alors qu’il se vend actuellement 1 476 €.

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Augmenter la tempĂ©rature d’une piĂšce de 3 Ă  5 °C

Le principe de fonctionnement du chauffage solaire SunaĂ©ro est assez simple. Les rayons du soleil pĂ©nĂštrent dans un caisson vitrĂ© Ă  fond noir et, par effet de serre, rĂ©chauffent l’air qui s’y trouve. AprĂšs avoir traversĂ© un filtre, cet air chaud est insufflĂ© dans la maison grĂące Ă  un ventilateur alimentĂ© par un petit module photovoltaĂŻque adjacent. Selon Solar Brother, l’appareil peut augmenter de 3 Ă  5 °C la tempĂ©rature de la piĂšce concernĂ©e.

La puissance thermique d’un seul panneau plafonne Ă  500 W et Ă  32 W pour la partie photovoltaĂŻque rĂ©servĂ©e au ventilateur, ce qui est assez faible. Cela conviendrait pour rĂ©chauffer en appoint une piĂšce de 20 mÂČ selon la marque. Un kit nettement plus puissant peut toutefois ĂȘtre crĂ©Ă© en associant plusieurs panneaux, afin de prĂ©chauffer des surfaces plus vastes.

L’installation est relativement simple, puisque l’appareil peut ĂȘtre placĂ© en façade, Ă  hauteur d’homme. Seule l’orientation, la plus au sud possible et sans ombrages, compte. Il suffit de forer un passage de 12,5 cm de diamĂštre Ă  travers le mur pour la gaine de ventilation et percer les points d’attache du panneau. « Les murs de notre maison sont en pierre de Garonne, ils font 80 cm d’épaisseur Â» indique Jeanine. « On s’est fait prĂȘter une carotteuse. Mon fils et mon mari ont installĂ© le panneau, c’est sĂ»r qu’il faut ĂȘtre un peu bricoleur pour le faire soi-mĂȘme ».

Plus de 12 ans pour amortir l’achat

Depuis la pose du chauffage solaire en mars 2024, « la cuisine n’est jamais descendue sous 17 °C le matin, et en journĂ©e, il fait 22 °C. On a gagnĂ© 3 Ă  4 degrĂ©s » assure l’habitante. « Pour le prix et la problĂ©matique qu’on avait, le chauffage solaire Ă©tait l’idĂ©al Â» estime-t-elle, tout en admettant n’avoir pas rĂ©alisĂ© de devis pour une pompe Ă  chaleur air/air, dont le coĂ»t d’installation aurait probablement Ă©tĂ© similaire. Un choix effectuĂ© « un peu par conviction Â» concĂšde Jeanine, « j’aime bien trouver des solutions avec le solaire, mais c’était aussi la solution Ă©conomiquement idĂ©ale pour cette piĂšce Â».

La retraitĂ©e reconnaĂźt qu’ « il n’y a plus de chaleur dĂšs qu’il n’y a plus de soleil Â», sans s’en plaindre, le climat de sa localitĂ© Ă©tant plutĂŽt clĂ©ment. « Si j’avais pu mettre un chauffage solaire pour d’autres piĂšces de la maison, je l’aurais fait, mais il n’y a pas assez de place sur la façade ». GrĂące au SunaĂ©ro, le convecteur Ă©lectrique d’appoint a tout de mĂȘme remisĂ© au placard, gĂ©nĂ©rant une Ă©conomie annuelle d’électricitĂ© de 120 € selon Jeanine, soit environ 600 kWh selon nos calculs. Au tarif actuel du chauffage solaire SunaĂ©ro (1 476 €), l’économie rĂ©alisĂ©e correspond Ă  un retour sur investissement de 12,3 ans.

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Test commande de pompe à chaleur Netatmo : elle rend les climatiseurs réversibles ultra-intelligents

Si les pompes Ă  chaleur air/air sont plĂ©biscitĂ©es pour chauffer et refroidir nos logements en rĂ©duisant la consommation d’énergie, certains modĂšles ne peuvent Ă©tonnamment pas ĂȘtre pilotĂ©s intelligemment. Pourtant, contrĂŽler son mode de chauffage ou de climatisation avec prĂ©cision est un moyen efficace pour gagner en sobriĂ©tĂ©. Il faut donc troquer la sommaire tĂ©lĂ©commande pour un dispositif connectĂ©. Nous avons testĂ© la « commande intelligente de climatiseur de Netatmo », qui s’est montrĂ© » efficace sur une pompe Ă  chaleur premier prix.

En consultant les sites de vente de pompes Ă  chaleur air/air (aussi appelĂ©s « climatiseurs rĂ©versibles »), un dĂ©tail nous a sautĂ© aux yeux. De nombreux modĂšles ne sont pas, de sĂ©rie, pilotables au travers d’une application smartphone. Pour contrĂŽler la tempĂ©rature de consigne et le flux d’air, il faut donc utiliser une basique tĂ©lĂ©commande infrarouge. Souvent, celle-ci ne permet pas, ou difficilement, de gĂ©rer les horaires d’arrĂȘt et de dĂ©marrage de la pompe Ă  chaleur (PAC), et toutes ne proposent pas de « mode absence », entre autres fonctionnalitĂ©s. C’est frustrant, d’autant qu’en pilotant finement son appareil, l’on peut rĂ©aliser davantage d’économies d’énergie.

Sur les modĂšles Ă  bas prix, la connectivitĂ© Wifi est souvent proposĂ©e en option. Elle s’effectue grĂące Ă  un petit module Ă  placer dans l’unitĂ© intĂ©rieure. En l’occurrence, sur notre appareil, un climatiseur rĂ©versible Airton parmi les moins chers du marchĂ©. Le module est vendu 99 € et permet le contrĂŽle de la PAC Ă  travers une application smartphone chinoise Ă  l’ergonomie et aux fonctionnalitĂ©s peu attrayantes. PlutĂŽt que d’acheter Ă  prix d’or cette option, nous avons choisi de tester la commande intelligente de climatiseur Netatmo, plus Ă©voluĂ©e, pour un surcoĂ»t raisonnable de 20 euros. Il s’agit d’un boĂźtier externe prĂ©sentĂ© comme compatible avec « tous les climatiseurs avec une tĂ©lĂ©commande infrarouge dont l’écran affiche tous les rĂ©glages ».

Installation et configuration de la commande Netatmo

C’est heureusement le cas de notre pompe Ă  chaleur, pourtant premier prix. Cette commande intelligente, lancĂ©e au printemps 2023 par la filiale de l’électricien français Legrand, fait finalement office de tĂ©lĂ©commande « augmentĂ©e Â». Comme la tĂ©lĂ©commande classique fournie avec la PAC, elle transmet les ordres au travers d’un Ă©metteur/rĂ©cepteur infrarouge. Ce petit boĂźtier en plastique hĂ©berge Ă©galement un capteur de tempĂ©rature et d’humiditĂ©.

L’installation est extrĂȘmement simple et rapide. Il suffit de brancher l’adaptateur Ă  une prise secteur et de relier le cĂąble micro USB (oui, ça existe encore
) Ă  l’appareil. Il faut ensuite positionner le boĂźtier dans la piĂšce oĂč se trouve l’unitĂ© intĂ©rieure, en veillant Ă  bien positionner le petit Ɠil infrarouge placĂ© sur la tranche. Si Netatmo indique que le capteur infrarouge est omnidirectionnel, ce dernier n’est pas parvenu Ă  transmettre les consignes Ă  notre pompe Ă  chaleur, situĂ©e Ă  5 mĂštres en diagonale, mais en champ libre. Nous avons donc dĂ» dĂ©placer le boĂźtier sur une Ă©tagĂšre afin qu’il se trouve parfaitement alignĂ© face Ă  l’unitĂ© intĂ©rieure, Ă  3 m de distance. La puissance de l’émetteur infrarouge n’est peut-ĂȘtre pas suffisamment Ă©levĂ©e. Cela ne nous a pas posĂ© de problĂšme dans la configuration de notre piĂšce, mais nous aurions peut-ĂȘtre dĂ» faire quelques petits travaux de perçage dans une autre situation (absence d’étagĂšre face Ă  l’unitĂ© intĂ©rieure).

Utilisation et fonctionnalités de la commande Netatmo

Pour utiliser la commande Netatmo, il est bien Ă©videmment indispensable de disposer d’un rĂ©seau Wifi personnel. Il faut Ă©galement tĂ©lĂ©charger l’application smartphone Home+Control, une appli française Ă©galement utilisĂ©e par d’autres appareils connectĂ©s proposĂ©s par Legrand et ses marques. Le processus de dĂ©marrage et de reconnaissance de la pompe Ă  chaleur est entiĂšrement guidĂ© et s’effectue sans encombre. Il nĂ©cessite de manipuler les touches de la tĂ©lĂ©commande d’origine du climatiseur (qui peut toujours ĂȘtre utilisĂ©e mĂȘme avec le boĂźtier) pour que l’appareil puisse l’identifier. AprĂšs quelques minutes, l’on accĂšde Ă  l’ensemble des fonctionnalitĂ©s offertes par le boĂźtier.

  • RĂ©glage de la tempĂ©rature de consigne
  • RĂ©glage de la vitesse et de l’orientation du flux d’air
  • PossibilitĂ© de crĂ©er des plannings de fonctionnement trĂšs prĂ©cis pour chaque jour de la semaine (par exemple, pour avoir une tempĂ©rature de consigne diffĂ©rente Ă  telle heure de la journĂ©e, arrĂȘter la PAC le week-end, la nuit, ou tout autre rĂ©glage).
  • PossibilitĂ© de commander manuellement la PAC en outrepassant le planning pour une durĂ©e rĂ©glable (utile, par exemple, lors d’une absence prolongĂ©e ou pour rallumer la PAC hors planning)
  • PossibilitĂ© de recevoir une notification si la PAC est Ă©teinte lorsqu’on est de retour chez soi et de la rallumer automatiquement (cette fonction utilise la gĂ©olocalisation du smartphone, nous ne l’avons pas testĂ©e, car elle n’était pas utile dans notre cas).
  • Consultation des courbes de tempĂ©rature et d’humiditĂ© de la piĂšce mesurĂ©e par le boĂźtier.

L’ensemble des rĂ©glages proposĂ©s est satisfaisant. S’il faut consacrer quelques minutes au dĂ©part pour apprĂ©hender les nombreuses fonctions de l’application et crĂ©er son propre planning personnalisĂ©, le programme fait correctement son travail au quotidien. Nous regrettons seulement l’absence d’un bouton « Vacances Â» sur l’appli, qui permettrait, en un clic, d’éteindre la pompe Ă  chaleur lors d’une absence prolongĂ©e et de programmer son dĂ©marrage le jour et l’heure de son choix, sans avoir Ă  modifier le planning habituel.

Notre avis sur la commande intelligente de climatiseur Netatmo

MalgrĂ© quelques petits dĂ©fauts, la commande intelligente de climatiseur Netatmo reste un excellent outil pour maĂźtriser sa pompe Ă  chaleur, que l’on soit en mode chauffage ou climatisation. Le capteur de tempĂ©rature intĂ©grĂ© au boĂźtier permet d’avoir un meilleur rĂ©glage du confort, les thermomĂštres intĂ©grĂ©s aux unitĂ©s intĂ©rieures et/ou aux tĂ©lĂ©commandes d’origine n’étant pas toujours trĂšs fiables ou correctement positionnĂ©s. On notera Ă©galement la grande sobriĂ©tĂ© du boĂźtier, qui ne consomme que 0,3 W constants (mesurĂ© par nos soins), soit 2,6 kWh par an (0,52 € au tarif rĂ©glementĂ© de l’électricitĂ©), lĂ  oĂč d’autres sont deux Ă  trois fois plus gourmands.

Cependant, l’appareil pĂȘche par son prix de vente, environ 120 euros, que nous estimons dĂ©mesurĂ©. S’il est un peu plus cher que les modules premier prix vendus en option par les fabricants de climatiseurs rĂ©versibles, il reprĂ©sente tout de mĂȘme un sixiĂšme du coĂ»t de notre pompe Ă  chaleur monosplit. C’est trop, d’autant qu’il ne fait appel Ă  des composants trĂšs coĂ»teux (optique infrarouge, wifi, thermomĂštre et hygromĂštre
). Pour le rentabiliser, il faudra Ă©conomiser plus de 600 kWh d’électricitĂ© grĂące Ă  la planification. Cela correspond Ă  environ deux mois de chauffe de la piĂšce Ă©quipĂ©e, dans notre situation. Pas gagnĂ© !

â„č En toute transparence

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Test Legrand Ecocompteur : eau, gaz et Ă©lectricitĂ©, tout mesurer sans s’embĂȘter

ConnaĂźtre ses consommations exactes d’eau, de gaz et d’électricitĂ© sans avoir Ă  jongler parmi une multitude de compteurs et d’applications smartphone ? C’est possible grĂące aux compteurs multi-Ă©nergies Ă  placer dans le tableau Ă©lectrique. Nous avons optĂ© pour l’Ecocompteur de Legrand. Un appareil mĂ©connu, mais pourtant trĂšs utile, que nous avons testĂ© durant plusieurs mois.

Pour les geeks que nous sommes, pouvoir mesurer prĂ©cisĂ©ment les consommations d’eau, de gaz et d’électricitĂ©, Ă  l’échelle du logement comme de l’appareil, est un vieux rĂȘve. S’il fallait auparavant installer un compteur individuel pour chaque poste et le relever manuellement, il existe aujourd’hui des dispositifs complĂštement centralisĂ©s et connectĂ©s. Ainsi, un seul et unique appareil permet de mesurer et remonter toutes les informations au sein d’une application smartphone. Simple et pratique.

À l’origine du compteur, une rĂ©glementation Ă©nergĂ©tique

L’offre de compteurs multi-Ă©nergies destinĂ©e aux particuliers n’est pas plĂ©thorique. Et celle-ci n’a pas Ă©mergĂ© en rĂ©ponse Ă  un soudain appĂ©tit de la population pour le comptage, mais Ă  une nĂ©cessitĂ© lĂ©gale : la rĂ©glementation Ă©nergĂ©tique (RE2020). L’article 27 de cette rĂ©glementation impose aux logements neufs la prĂ©sence d’un dispositif permettant de communiquer les consommations d’énergie Ă  ses occupants.

Il peut s’agir d’estimations consultables Ă  partir d’outils en ligne, qui relĂšvent les donnĂ©es des distributeurs de gaz et d’électricitĂ©. Moins cher, mais aussi moins prĂ©cis. Les plus pointilleux prĂ©fĂšreront l’installation d’un compteur multi-canaux, qui mesure en permanence les consommations rĂ©elles d’eau, de gaz et d’électricitĂ© (conso totale du logement et par ligne).

S’il existe une grande variĂ©tĂ© de compteurs Ă  lignes multiples pour l’électricitĂ© uniquement, ceux qui permettent de mesurer Ă©galement l’eau (voire l’eau chaude) et le gaz sont moins courants. Trois modĂšles sont actuellement commercialisĂ©s : le module Schneider Wiser, l’afficheur Hager l’Ecocompteur de Legrand. Ce dernier Ă©tant le plus facile Ă  se procurer et Ă  utiliser selon les avis que nous avons consultĂ©s, nous avons choisi de le tester.

Un prix toujours trop élevé pour se démocratiser

Tous affichent des tarifs bien trop Ă©levĂ©s. Nous avons achetĂ© notre exemplaire 210 euros, mais le prix peut grimper jusqu’à 300 euros selon les modĂšles. ConnaĂźtre ses consommations avec prĂ©cision n’est hĂ©las pas Ă  la portĂ©e de tous. D’autant qu’il faut ajouter des tores vendus sĂ©parĂ©ment (autour de 20 euros) ainsi que des cĂąbles et compteurs ou capteurs impulsionnels (pour l’eau et le gaz). Comme leur nom l’indique, ces modules Ă©mettent une impulsion Ă©lectrique pour chaque mĂštre-cube d’eau ou de gaz consommĂ©e, qui est dĂ©tectĂ©e par l’Ecocompteur.

Notre logement ne consommant pas de gaz, nous n’avons pas eu Ă  installer de capteur pour ce poste. Pour des raisons techniques, nous avons seulement pu installer un capteur d’impulsion sur l’arrivĂ©e gĂ©nĂ©rale d’eau. AchetĂ© d’occasion sur Leboncoin, l’ensemble compteur et capteur impulsionnel nous a coĂ»tĂ© « seulement » 60 euros, auxquels il a fallu ajouter 10 euros de cĂąble (2 × 0,75 mmÂČ) afin de le raccorder Ă  l’Ecocompteur. Ce dernier fournit d’ailleurs la tension (30 V) nĂ©cessaire au fonctionnement du capteur d’impulsions.

Un compteur multi-canaux tentaculaire

Pour mieux comprendre les capacitĂ©s de l’Ecocompteur Legrand, voici un diagramme qui prĂ©sente toutes les connexions possibles.

Toutes les liaisons possibles au Legrand Ecocompteur / Image : Révolution Energétique.

En rĂ©sumĂ©, il est possible de mesurer les postes suivants :

  • Eau froide
  • Eau chaude (ou autre poste de consommation d’eau)
  • Gaz (ou autre poste de consommation d’eau)
  • ÉlectricitĂ© (ligne 1)
  • ÉlectricitĂ© (ligne 2)
  • ÉlectricitĂ© (ligne 3)
  • ÉlectricitĂ© (ligne 4)
  • Total Ă©lectricitĂ© via ligne d’arrivĂ©e ou ligne 5
  • Total Ă©lectricitĂ© via ligne TIC connectĂ©e au compteur Linky (paramĂ©trĂ© en historique uniquement)

L’Ecocompteur remonte l’ensemble de ces informations par Wifi ou cĂąble Ethernet Ă  l’application smartphone Home+Control, qui prĂ©sente l’avantage d’ĂȘtre française. Cette derniĂšre est trĂšs complĂšte et assez facile Ă  utiliser, mĂȘme si elle comporte quelques petites Ă©trangetĂ©s cosmĂ©tiques. À notre grand Ă©tonnement, l’application ne permet pas de consulter les puissances instantanĂ©es de chaque ligne, alors qu’il est possible de les consulter sur l’écran de l’Ecocompteur. PlutĂŽt frustrant. L’on doit se contenter des consommations dĂ©clinĂ©es par jour/semaine/mois/annĂ©e, heures pleines et heures creuses, en kilowattheures, mĂštres cubes, mais aussi en euros (si l’on a renseignĂ© les prix et horaires des heures creuses dans l’application).

Installation et cñblage de l’Ecocompteur Legrand

L’installation et le cĂąblage de l’Ecocompteur sur un rail DIN dans le tableau Ă©lectrique se fait sans grande difficultĂ©. Legrand aurait toutefois pu concevoir son produit de façon Ă  faciliter la tĂąche dans le cadre d’une rĂ©novation. On regrette, par exemple, les tores Ă  enfiler sur chaque ligne, ce qui nĂ©cessite de les dĂ©brancher de leur disjoncteur, alors qu’il existe des tores clipsables. De mĂȘme, le bornier d’alimentation de l’Ecocompteur est trĂšs profond. Nous n’avions pas de tournevis assez long et fin pour cela, et avons dĂ» dĂ©monter le capot afin de serrer les vis du bornier.

Autre petite dĂ©ception : la relĂšve de la consommation gĂ©nĂ©rale via la ligne TIC du compteur Linky (qui libĂšre donc une cinquiĂšme ligne de comptage) ne peut se faire que si ce dernier est en mode historique. Cela peut ĂȘtre modifiĂ© en appelant son fournisseur d’électricitĂ©. Notre Linky Ă©tant en mode standard afin de pouvoir tester toutes sortes de compteurs avec une meilleure prĂ©cision, nous n’avons pas pu bĂ©nĂ©ficier de cette fonctionnalitĂ©.

Relier les capteurs impulsionnels, une étape plus délicate

La partie la plus complexe concerne le capteur impulsionnel destinĂ© Ă  la relĂšve de la consommation d’eau. Cela dĂ©pend bien sĂ»r de chaque logement, mais dans notre situation, nous avons dĂ» tirer une ligne longue de 30 mĂštres entre l’Ecocompteur et le compteur d’eau gĂ©nĂ©ral. À noter que nous n’avons pas pu installer de capteur impulsionnel sur le compteur de notre fournisseur d’eau, dĂ©jĂ  Ă©quipĂ© d’une tĂȘte de tĂ©lĂ©relĂšve incompatible avec l’Ecocompteur.

Pour Ă©viter de fastidieuses et coĂ»teuses dĂ©marches auprĂšs de notre fournisseur, nous avons donc greffĂ© un second compteur sur l’arrivĂ©e gĂ©nĂ©rale d’eau pour pouvoir y clipser un capteur impulsionnel. En achetant l’ensemble d’occasion, l’opĂ©ration n’a pas coĂ»tĂ© trĂšs cher. Cela a toutefois nĂ©cessitĂ© beaucoup de recherches afin de trouver les modĂšles adaptĂ©s Ă  notre installation et compatibles avec l’Ecocompteur. Le marchĂ© est plutĂŽt rĂ©servĂ© aux professionnels et il n’est hĂ©las pas aisĂ© de se procurer le matĂ©riel adĂ©quat Ă  un prix abordable lorsqu’on est un particulier.

ParamĂ©trage et utilisation de l’Ecocompteur Legrand

Une fois les cĂąblages rĂ©alisĂ©s, il suffit de mettre l’Ecocompteur sous tension et de le paramĂ©trer. À commencer par la connexion internet en Wifi ou Ethernet. Nous avons prĂ©fĂ©rĂ© la seconde aprĂšs avoir testĂ© la premiĂšre. Notre box Ă©tant trop Ă©loignĂ©e de l’Ecocompteur, la liaison s’interrompait rĂ©guliĂšrement. Sur l’application smartphone Home+Control, toutes les Ă©tapes sont guidĂ©es et la connexion se fait aisĂ©ment. Cette derniĂšre permet de nommer les lignes facilement, mĂȘme s’il est possible de le faire sur l’écran du compteur.

L’application offre aussi la possibilitĂ© de rĂ©gler les entrĂ©es impulsionnelles (par dĂ©faut, une impulsion vaut 1 litre, mais l’on peut modifier ce ratio). Une fonctionnalitĂ© est particuliĂšrement apprĂ©ciĂ©e : l’envoi de notifications personnalisĂ©es, qui alertent si la puissance d’une ligne ou du total est supĂ©rieure Ă  la valeur de son choix. Pratique pour Ă©viter de dĂ©passer sa puissance souscrite.

À noter que ceux qui souhaitent rester hors connexion peuvent tout Ă  fait paramĂ©trer et consulter les donnĂ©es de l’Ecocompteur grĂące Ă  la molette Ă  droite de l’écran.

Notre avis sur l’Ecocompteur Legrand

Le compteur multi-canaux proposĂ© par Legrand est un excellent outil pour relever prĂ©cisĂ©ment et consulter sans prise de tĂȘte l’ensemble de ses consommations d’électricitĂ©, de gaz et d’eau. S’il remplit parfaitement sa mission premiĂšre, il reste un produit perfectible, particuliĂšrement au regard de son prix Ă©levĂ©. Une version plus accessible aux particuliers serait bienvenue, notamment pour faciliter le comptage d’eau et de gaz au moyen de capteurs impulsionnels sans-fils. Consultez ci-dessous les points forts et les points faibles de l’Ecocompteur Legrand âŹ‡ïž

 

â„č En toute transparence

âžĄïž Cet essai a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© librement par un journaliste de RĂ©volution ÉnergĂ©tique.

âžĄïž Le produit testĂ© a Ă©tĂ© achetĂ© par RĂ©volution ÉnergĂ©tique, sans implication de la marque.

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On visite une usine qui fabrique de granulés de bois avec des chutes de charpentes et des palettes (vidéo)

Pour se chauffer au bois sans les inconvĂ©nients d’une cheminĂ©e ou d’un insert, le pellet est une solution souvent plĂ©biscitĂ©e. Ces petits granulĂ©s de bois broyĂ© puis compactĂ© permettent d’obtenir une meilleure combustion, et donc un rendement plus Ă©levĂ©, tout en rĂ©duisant les Ă©missions polluantes. Mais comment est-il fabriquĂ© ? Nous avons visitĂ© une petite usine familiale qui produit ce combustible Ă  partir de dĂ©chets de bois.

Environ 1,8 million de foyers se chauffent partiellement ou totalement grĂące aux pellets en France, selon les chiffres de Propellet, l’association nationale des professionnels du chauffage au granulĂ© de bois. Ce mode de chauffage est trĂšs minoritaire : si 10,5 % des foyers français se chauffent au bois (tous types confondus), seuls 13,5 % de cette fraction utilise des granulĂ©s. Pourtant, ce combustible prĂ©sente de nombreux avantages. Il est plus facile Ă  transporter et Ă  manipuler que des buches et, surtout, brĂ»le mieux au sein de poĂȘles et chaudiĂšres qui optimisent parfaitement sa combustion.

Ainsi, il est possible d’obtenir des rendements trĂšs Ă©levĂ©s : gĂ©nĂ©ralement supĂ©rieurs Ă  90 %, certains poĂȘles atteignant mĂȘme 98 %. La quasi-totalitĂ© de la chaleur produite par la flamme est donc transmise Ă  la piĂšce Ă  chauffer, contre 70 Ă  80 % pour un poĂȘle Ă  buches ou un insert. GrĂące Ă  cette maĂźtrise de la combustion, les appareils aux pellets sont nettement moins polluants, ils n’émettent d’ailleurs aucune fumĂ©e visible en dehors de la phase de dĂ©marrage. L’allumage est initiĂ© par une petite rĂ©sistance Ă©lectrique et la puissance du foyer est contrĂŽlĂ©e par un ventilateur qui pulse plus ou moins d’air selon la tempĂ©rature de consigne rĂ©glĂ©e par l’utilisateur.

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Du bois sĂ©chĂ© Ă  l’air libre

En France, 73 usines fabriquent actuellement des granulĂ©s de bois. Des sites trĂšs variĂ©s, allant de la gigantesque usine jusqu’au petit atelier. Le procĂ©dĂ© de fabrication reste cependant identique, Ă  quelques dĂ©tails prĂšs. À La Tour-d’Aigues, dans le Vaucluse, une modeste usine familiale nous a ouvert les portes pour dĂ©couvrir le cheminement du bois, de la matiĂšre premiĂšre jusqu’au pellet. « Les GranulĂ©s de Bois », c’est son nom, fabrique chaque annĂ©e entre 120 et 150 tonnes de ce combustible Ă  partir de dĂ©chets de bois  : essentiellement des chutes de charpentes et quelques vieilles palettes. Contrairement aux plus grands fabricants, l’entreprise ne dispose pas de sĂ©choirs. Le bois est sĂ©chĂ© naturellement, Ă  l’air libre, ce qui rĂ©duit sa consommation d’énergie, et donc son impact environnemental.

Le processus est plutĂŽt simple : le bois brut est broyĂ© une premiĂšre fois en fines plaquettes de quelques millimĂštres d’épaisseur, stockĂ©, puis broyĂ© une seconde fois en rĂ©sidus trĂšs fins, mĂ©lange de copeaux et de poussiĂšre. Ce produit est ensuite malaxĂ© avec une faible quantitĂ© d’eau afin d’ajuster son taux d’hygromĂ©trie, qui ne doit ĂȘtre ni trop Ă©levĂ© ni trop faible pour garantir une bonne densitĂ© du granulĂ© et une combustion parfaite. Pour fabriquer les granulĂ©s, la matiĂšre est pressĂ©e par des galets contre une filiĂšre, une sorte de crĂ©pine en acier, et en sort sous forme de spaghettis, immĂ©diatement coupĂ©s Ă  la taille souhaitĂ©e par une lame. C’est Ă  peu-prĂšs le mĂȘme principe qu’un hachoir Ă  viande.

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Un peu d’eau et beaucoup d’électricitĂ©

Aucun liant ni adjuvant n’est utilisĂ© dans la fabrication. L’aspect pelliculĂ© et compact du pellet est obtenu naturellement grĂące Ă  la lignine contenue dans le bois. TrĂšs chaud Ă  la sortie de la filiĂšre en raison de la pression Ă  laquelle il a Ă©tĂ© soumis, le granulĂ© est ensuite refroidi par simple soufflage d’air ambiant. Il est dĂ©sormais suffisamment compact pour ĂȘtre soit conditionnĂ© en l’état pour la vente, soit stockĂ© dans des silos, afin de dĂ©corrĂ©ler les pĂ©riodes de production avec les pĂ©riodes de forte demande. L’entreprise que nous avons visitĂ© prĂ©sente la particularitĂ© de ne proposer qu’un seul conditionnement pour ses pellets : le seau de 10 kg consignĂ©. Un choix assez original, la majoritĂ© des granulĂ©s Ă©tant vendus en sac plastique jetable ou en vrac.

Cette petite usine familiale Ă©coule sa production Ă  une centaine de clients fidĂšles situĂ©s dans un rayon de 20 km. Le seau de 10 kg est vendu 5,5 euros, soit 550 euros la tonne, ce qui est actuellement bien au-dessus des tarifs pratiquĂ©s par les grands fournisseurs (autour de 300 euros la tonne). MalgrĂ© une production et maintenance assurĂ©e par une seule personne, Fabien Schmerber, qui a repris l’usine fondĂ©e en 2008 par son dĂ©funt pĂšre, l’entreprise fait face Ă  des coĂ»ts Ă©nergĂ©tiques dĂ©mesurĂ©s. Les machines nĂ©cessitent entre 60 et 80 kW de puissance pour fonctionner, ce qui reprĂ©sente une consommation de 250 kWh d’électricitĂ© pour produire une tonne de granulĂ©s, selon ses calculs. Une Ă©lectricitĂ© qui leur est Ă  ce jour facturĂ©e 0,35 € le kWh, soit prĂšs de deux fois plus cher que le tarif rĂ©glementĂ©, dont peuvent bĂ©nĂ©ficier les particuliers et professionnels peu consommateurs.

Pour rĂ©duire sa facture Ă©nergĂ©tique, le gĂ©rant souhaitait couvrir la toiture de l’usine de panneaux photovoltaĂŻques. Mais le projet est abandonnĂ©, Fabien Schmerber, qui doit jongler entre deux activitĂ©s professionnelles, cherche un nouveau propriĂ©taire Ă  son entreprise. Il est possible de le contacter sur le site des GranulĂ©s de Bois. Le repreneur devra relever le dĂ©fi de la compĂ©titivitĂ©, face aux trĂšs grands fabricants, « qui produisent en une heure ce que je produis en un an », explique le gĂ©rant.

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Voici la consommation rĂ©elle d’un climatiseur rĂ©versible premier prix en hiver

Pour se chauffer Ă  l’électricitĂ© sans se ruiner, la pompe Ă  chaleur air/air, aussi appelĂ©e « climatiseur rĂ©versible », peut ĂȘtre une bonne solution. Mais quelle est sa consommation rĂ©elle d’électricitĂ© en plein hiver ? Pour le savoir, nous avons installĂ© un petit compteur Ă©lectrique sur le modĂšle de pompe Ă  chaleur le moins cher du marchĂ©. L’appareil, destinĂ© Ă  chauffer une piĂšce de 25 mÂČ trĂšs mal isolĂ©e, a subi des tempĂ©ratures extĂ©rieures allant jusqu’à –6,5 °C. VoilĂ  le rĂ©sultat.

Convecteurs Ă©lectriques ou pompe Ă  chaleur ? Pour chauffer cet ancien dĂ©barras de 25 mÂČ chichement isolĂ© et rĂ©cemment transformĂ© en piĂšce Ă  vivre, nous n’avions que deux options dans la balance. D’un cĂŽtĂ©, investir 300 euros dans deux radiateurs Ă©lectriques connectĂ©s de 1 500 W trĂšs gourmands en Ă©lectricitĂ©. De l’autre, acheter un climatiseur rĂ©versible premier prix Ă  installer soi-mĂȘme, vendu 700 euros, mais nettement plus sobre.

Chauffer une piĂšce mal isolĂ©e avec une pompe Ă  chaleur : et pourquoi pas ?

Si la seconde option est 2,3 fois plus coĂ»teuse que la premiĂšre Ă  l’achat, nous avons souhaitĂ© privilĂ©gier les Ă©conomies d’énergie en choisissant la pompe Ă  chaleur (PAC). D’autant que la piĂšce Ă  chauffer est une vĂ©ritable passoire thermique : traversante, elle est Ă©quipĂ©e de deux grandes baies en simple vitrage dont le remplacement par des modĂšles plus isolants est chiffrĂ© entre 6 500 et 9 000 euros selon les devis. Autant dire que c’est inenvisageable. Nous nous sommes donc contentĂ©s de doubler les murs intĂ©rieurs et le plafond Ă  la laine de roche, pour rĂ©duire les pertes autant que ce que notre budget le permettait.

InstallĂ©e par nos soins en une journĂ©e grĂące Ă  des liaisons frigorifiques Ă©tanches ne nĂ©cessitant pas de tirage au vide, la PAC a rapidement dĂ©livrĂ© ses premiĂšres calories. Il s’agit d’un modĂšle annoncĂ© avec une puissance thermique maximale de 3 700 W en production chaleur, pour une puissance Ă©lectrique de 1 650 W (groupe extĂ©rieur seul), selon la fiche technique.

Attention Ă  la loi !

S’il est tout Ă  fait lĂ©gal d’installer soi-mĂȘme une pompe Ă  chaleur, la mise en service, qui consiste Ă  libĂ©rer le gaz frigorigĂšne dans le circuit, ne doit ĂȘtre effectuĂ©e que par un professionnel qualifiĂ©. Ce dernier doit disposer d’une attestation d’aptitude Ă  la manipulation des fluides frigorigĂšnes. Dans notre cas, un proche frigoriste a rĂ©alisĂ© gratuitement l’opĂ©ration, qui est extrĂȘmement simple et rapide. Elle consiste Ă  vĂ©rifier l’étanchĂ©itĂ© du circuit et Ă  ouvrir une vanne. Si vous n’avez pas la chance d’avoir un frigoriste dans votre entourage, la mise en service vous coĂ»tera entre 150 et 500 €, selon l’appĂ©tit du professionnel. Veillez Ă  bien intĂ©grer ces frais dans votre calcul de rentabilitĂ©.

CĂŽtĂ© confort, la PAC air/air semble nettement plus efficace que des radiateurs Ă©lectriques. L’unitĂ© intĂ©rieure souffle un dĂ©bit d’air chaud soutenu, qui permet de faire passer la tempĂ©rature de la piĂšce de 6 Ă  19 °C en 40 minutes. Surtout, la tempĂ©rature augmente lĂ  oĂč en a besoin : proche du sol, et non au plafond, Ă  l’inverse des convecteurs qui ont tendance Ă  stratifier les couches d’air.

Seul bĂ©mol jusqu’ici : le volume sonore provenant de l’unitĂ© extĂ©rieure. Premier prix oblige, elle nous paraĂźt bien plus bruyante que les groupes extĂ©rieurs de PAC air/air de grandes marques. Le compresseur, Ă  l’origine du bruit, ne fonctionne toutefois pas en continu et l’intensitĂ© de la nuisance est proportionnel Ă  la tempĂ©rature extĂ©rieure. Nous planifions d’ailleurs le dĂ©marrage uniquement en journĂ©e, de 7 h Ă  20 h. La PAC ne fonctionne jamais de nuit, la piĂšce n’étant occupĂ©e qu’en journĂ©e.

Ce dernier est installĂ© sur une façade orientĂ©e nord, pas idĂ©ale, car non exposĂ©e directement au soleil, mais il n’y avait pas le choix. Un lĂ©ger givre se forme sur les ailettes de l’échangeur, le matin, lorsque la tempĂ©rature est nĂ©gative, mais finit par disparaĂźtre quelques heures aprĂšs le lever du soleil.

Quelle performance par temps glacial ?

Durant le mois de janvier, la tempĂ©rature la plus basse subie par notre appareil atteint –6,5 °C. Nous avons mesurĂ© la courbe de puissance de la PAC ce jour, le plus froid de l’hiver pour l’instant, dans cette localitĂ© proche d’Aix-en-Provence (Bouches-du-RhĂŽne). Elle montre une forte puissance Ă©lectrique au dĂ©marrage : 1 380 W en moyenne et 1 961 W en pic, jusqu’à une tempĂ©rature extĂ©rieure de 3 °C.

Au fur et Ă  mesure que la tempĂ©rature extĂ©rieure, mais Ă©galement intĂ©rieure, augmente, la puissance de la machine rĂ©duit. En milieu de journĂ©e, par 8 °C, elle est d’environ 730 W. Elle s’établit en moyenne Ă  998 W sur l’ensemble de la journĂ©e, ce qui reste assez faible au regard de la tempĂ©rature moyenne ce jour, qui est de 1,8 °C. Cette journĂ©e que nous pouvons considĂ©rer comme glaciale pour une localitĂ© du sud-est de la France, la PAC a consommĂ© un total de 12,97 kilowattheures (kWh), soit 2,53 € au tarif actuel de l’électricitĂ© (0,195 €/kWh).

Plus Ă©conome que des radiateurs Ă©lectriques, vraiment ?

Une performance que nous pouvons comparer aux 23,4 kWh consommĂ©s par les deux convecteurs Ă©lectriques rĂ©cents de 1 500 W utilisĂ©s le mĂȘme jour pour chauffer une piĂšce de taille similaire, mais mieux isolĂ©e, au sein du mĂȘme logement. En se basant sur ces relevĂ©s, nous pouvons estimer le coefficient de performance (COP) de notre pompe Ă  chaleur premier prix autour de 2 lors de cette froide journĂ©e. Cela signifie que, pour 1 kWh d’électricitĂ© consommĂ©e, environ 2 kWh de chaleur ont Ă©tĂ© restituĂ©s.

L’affichette technique de l’unitĂ© extĂ©rieure / Image : RE – HL.

Le mois de janvier n’a pas Ă©tĂ© trĂšs froid dans l’ensemble, avec une tempĂ©rature moyenne de 8,2 °C durant la plage de fonctionnement de la PAC. Le jour le plus doux, avec 14,1 °C, l’appareil n’a consommĂ© que 3,77 kWh. Lorsque nous comparons nos deux radiateurs Ă©lectriques Ă  la PAC sur l’ensemble du mois, on trouve cependant une nette diffĂ©rence. Les deux convecteurs connectĂ©s ont consommĂ© 739,79 kWh (soit 144 euros d’électricitĂ©) contre 254 kWh (soit 49 euros) pour la PAC. Cette fois, le COP s’élĂšve Ă  2,9. Il est, en rĂ©alitĂ©, probablement supĂ©rieur puisque la piĂšce oĂč les radiateurs sont installĂ©s est bien mieux isolĂ©e que celle oĂč se trouve la pompe Ă  chaleur. Selon la fiche technique de l’appareil, le COP Ă  +7 °C doit normalement se situer Ă  4.

Le choix de la pompe Ă  chaleur air/air plutĂŽt que de radiateurs Ă©lectriques semble avoir Ă©tĂ© le bon, pour l’instant. Le surcoĂ»t Ă  l’achat, 400 euros dans notre cas, pourrait ĂȘtre amorti en moins de deux hivers. Il reste Ă  vĂ©rifier la tenue dans le temps de cet appareil premier prix, qui n’a pas Ă©tĂ© installĂ© par un professionnel.

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Voici la consommation rĂ©elle d’une pompe Ă  chaleur air/eau sur un an

Elle est parfois jugĂ©e peu efficace pour chauffer efficacement de grands logements, accusĂ©e de faire exploser les factures d’électricitĂ©, mais au-delĂ  des polĂ©miques, que consomme rĂ©ellement une pompe Ă  chaleur air/eau ? Pour le savoir, nous avons installĂ© un compteur Ă©lectrique sur un modĂšle produisant de l’eau chaude sanitaire et assurant le chauffage intĂ©gral d’une maison de 150 mÂČ. Le rĂ©sultat est tout bonnement surprenant.

Lorsqu’il faut remplacer une vieille chaudiĂšre au fioul, la pompe Ă  chaleur (PAC) est souvent le choix privilĂ©giĂ©. Il faut dire qu’avec les aides financiĂšres monumentales accordĂ©es Ă  ce mode de chauffage, le tarif devient imbattable. C’est ce dont a bĂ©nĂ©ficiĂ© le logement oĂč nous avons installĂ© notre petit compteur Ă©lectrique. Ce foyer a payĂ© seulement 5 784 euros pour se dĂ©barrasser d’une chaudiĂšre au fioul au profit d’une PAC air/eau de 16 kW. Un rabais de 9 000 euros permis grĂące Ă  l’obtention d’une prime Ma Prime RĂ©nov’ et d’une prime CEE.

L’abandon du fioul a-t-il pour autant entraĂźnĂ© une explosion de leur facture d’électricitĂ© ? En toute logique, lorsqu’on remplace le pĂ©trole par l’électricitĂ© pour produire de la chaleur, l’on consomme davantage d’électrons. Rien de plus normal, puisqu’on substitue une Ă©nergie par une autre. Toutefois, l’utilisation d’une pompe Ă  chaleur permet gĂ©nĂ©ralement de rester compĂ©titif : les factures de fioul Ă©conomisĂ©es compensent largement la hausse de celles d’électricitĂ©. Cette maison de 150 mÂČ bien isolĂ©e situĂ©e au sud des Alpes-de-Haute-Provence achetait en moyenne pour 2 900 euros de fioul chaque annĂ©e. En 2024, la deuxiĂšme annĂ©e suivant le remplacement de la chaudiĂšre au fioul par une PAC, l’appareil a consommĂ© 639 euros d’électricitĂ©. Une Ă©conomie annuelle de 2 261 €, tout bonnement ahurissante.

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Le relevé de consommation mois par mois

Notre compteur a donc relevĂ© une consommation totale de 3 280,27 kWh sur l’annĂ©e. La courbe de consommation mois par mois rĂ©vĂšle logiquement une trĂšs forte hausse de la consommation durant la saison froide. D’avril Ă  octobre, la PAC n’est pas utilisĂ©e pour alimenter les radiateurs, mais uniquement pour produire de l’eau chaude sanitaire. Il faut noter que le mois de septembre est particuliĂšrement bas, avec seulement 10,4 kWh. Il ne s’agit pas d’un record de sobriĂ©tĂ© des occupants. Ces derniers se sont absentĂ©s de leur logement durant le mois complet. Une absence qui n’a pas d’impact significatif sur le rĂ©sultat annuel, le mois de septembre Ă©tant presque aussi chaud que le mois de juin. La dizaine de kilowattheures consommĂ©s correspond ainsi au circulateur de la pompe Ă  chaleur, qui Ă©vite la stagnation d’eau dans le circuit.

En optant pour une pompe Ă  chaleur en remplacement d’une chaudiĂšre au fioul, ce logement semble donc avoir rĂ©alisĂ© une excellente opĂ©ration. À ce rythme, l’investissement de 5 784 euros consenti par les propriĂ©taires devrait ĂȘtre amorti en seulement 2,5 ans. Mais au-delĂ  de l’avantage Ă©conomique, ce couple rĂ©duit Ă©galement ses Ă©missions de CO2 d’une maniĂšre assez radicale. Les 2 600 litres de fioul jadis brĂ»lĂ©s annuellement rejetaient 8 452 kg de CO2 Ă©quivalent. Les 3 280 kWh d’électricitĂ© dĂ©sormais consommĂ©s par la PAC n’émettent indirectement que 105 kg de CO2 Ă©quivalent, grĂące Ă  un rĂ©seau Ă©lectrique national français trĂšs dĂ©carbonĂ©. Dans leur cas, l’impact carbone est divisĂ© par 80. PlutĂŽt impressionnant.

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Une pompe Ă  chaleur efficace par grand froid ?

Il faut toutefois remarquer que cette maison est situĂ©e dans une localitĂ© du sud des Alpes-de-Haute-Provence qui bĂ©nĂ©ficie d’un climat relativement doux. La tempĂ©rature moyenne en janvier, mois le plus froid, est d’environ 5 °C et les gelĂ©es nocturnes, bien que systĂ©matiques en hiver, ne dĂ©passent que trĂšs rarement -5 °C. Ce climat permet Ă  la pompe Ă  chaleur d’afficher une consommation Ă©lectrique Ă©videmment plus faible que si elle Ă©tait installĂ©e dans l’extrĂȘme nord-est de la France.

La fiche technique du modĂšle mesurĂ©, une Atlantic AlfĂ©a Excellia Duo HP AI de 16 kW, annonce d’ailleurs un coefficient de performance (COP) de 2,6 Ă  une tempĂ©rature extĂ©rieure de 7 °C et une tempĂ©rature d’eau de 55 °C. Cela signifie que pour 1 kWh d’électricitĂ© consommĂ©e, cette pompe Ă  chaleur restitue 2,6 kWh d’énergie thermique. À une tempĂ©rature extĂ©rieure de -7 °C, qui devient trĂšs rare annĂ©e aprĂšs annĂ©e, le COP chute Ă  1,85. Son fabricant garantit un dĂ©part d’eau Ă  60 °C jusqu’à une tempĂ©rature extĂ©rieure de -20 °C, ce qui permet Ă  la PAC d’assurer sa fonction mĂȘme lors d’une improbable, mais rude vague de froid.

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Voici les nouveaux prix de l’électricitĂ© au 1er fĂ©vrier 2025

FixĂ© par l’État, le tarif rĂ©glementĂ© de vente de l’électricitĂ© (TRVE) permet de rĂ©guler le prix de l’électricitĂ© au profit d’une majoritĂ© de particuliers et petites entreprises. Au 1á”‰Êł fĂ©vrier 2025, aprĂšs plusieurs annĂ©es de hausse, ces tarifs baissent enfin, en moyenne de 15 %. Autre nouveautĂ© : l’accĂšs Ă  l’option « base », qui propose un tarif fixe quelle que soit l’heure de la journĂ©e, est dĂ©sormais plus restreint. DĂ©couvrez tous les changements et les nouveaux prix de l’électricitĂ© selon votre option dans le tableau interactif ci-dessous.

Enfin ! La facture d’électricitĂ© va baisser pour les abonnĂ©s ayant optĂ© pour le tarif rĂ©glementĂ©, le fameux tarif Bleu d’EDF. Plus de 24 millions de clients paieront, en moyenne, 15 % de moins dĂšs ce 1á”‰Êł fĂ©vrier. C’est la premiĂšre fois que le tarif rĂ©glementĂ© marque une baisse depuis aout 2021. Il Ă©tait temps, les prix s’étaient remarquablement envolĂ©s dĂšs 2022, suite au conflit en Ukraine, passant de 0,16 Ă  0,25 € par kilowattheure (kWh). Une hausse brutale de 61 % dure Ă  assumer, notamment pour ceux qui se chauffent Ă  l’électricitĂ©. Le marchĂ© s’étant calmĂ© depuis, les prix peuvent dĂ©sormais repartir Ă  la baisse, retrouvant trĂšs progressivement un niveau plus raisonnable.

Le tarif du kilowattheure en option « base », qui sert souvent de rĂ©fĂ©rence, s’établit dorĂ©navant Ă  0,2016 €, contre 0,2516 € auparavant. Annuellement, cela reprĂ©sente une Ă©conomie d’environ 250 €, pour une consommation de 5 000 kWh. Si la baisse est spectaculaire, -19,89 % tout de mĂȘme, le tarif rĂ©glementĂ© demeure moins avantageux que les offres de marchĂ©, particuliĂšrement celles proposĂ©es par les fournisseurs dits alternatifs. Actuellement, il est possible de trouver des offres promettant un rabais indexĂ© sur le tarif rĂ©glementĂ©. Elles ramĂšnent le prix du kWh autour de 0,17 € en option « base », ce qui fait une grande diffĂ©rence sur la facture mensuelle, surtout si l’on est un grand consommateur d’électricitĂ©.

Le demi-million d’abonnĂ©s Ă  l’option « Tempo », cette offre complexe qui rĂ©compense la flexibilitĂ© des consommateurs, ne bĂ©nĂ©ficie hĂ©las pas d’une aussi grande baisse de prix. Seule la tranche d’heures pleines en jour rouge voit son tarif rĂ©duire de 12,92 %. Les cinq autres tranches diminuent de seulement 0,6 Ă  3,6 %. C’est assez frustrant au regard des efforts consentis par ces utilisateurs durant les fameux jours rouges.

À noter que la baisse du tarif rĂ©glementĂ© de l’électricitĂ© aurait pu ĂȘtre plus importante si la CRE n’avait pas optĂ© pour une hausse de 10 % du tarif d’utilisation des rĂ©seaux publics d’électricitĂ© (TURPE). L’accise, anciennement appelĂ©e CSPE, augmente elle aussi, passant de 32 Ă  33,7 € par mĂ©gawattheure. Heureusement, la chute des prix de l’électricitĂ© sur les marchĂ©s de gros a permis de compenser ces hausses.

Fin de l’option base pour les gros consommateurs

L’entrĂ©e en vigueur des nouveaux tarifs entraĂźne un autre changement de taille : la fin de l’option « base » pour les puissances souscrites dĂšs 9 kVA. ConcrĂštement, il n’est dĂ©sormais plus possible de souscrire Ă  un abonnement au tarif rĂ©glementĂ© en option « base » si l’on souhaite avoir une puissance supĂ©rieure Ă  9 kVA. Au-delĂ , il faut obligatoirement opter pour l’option « heures pleines / heures creuses » (HP/HC) ou « Tempo ». Une volontĂ© de la Commission de rĂ©gulation de l’énergie (CRE) afin de favoriser la flexibilitĂ© du rĂ©seau Ă©lectrique. En contraignant les abonnĂ©s Ă  opter pour le tarif HP/HC, la CRE veut inciter Ă  dĂ©caler les consommations Ă  des moments oĂč le rĂ©seau est moins sollicitĂ©, la nuit notamment, mais Ă©galement valoriser l’abondante production solaire, en milieu de journĂ©e.

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Pourquoi je n’ai pas remplacĂ© mes vieux radiateurs Ă©lectriques par une pompe Ă  chaleur air/air

Lourd hĂ©ritage des annĂ©es 1980, ma maison n’est pas Ă©quipĂ©e d’un systĂšme de chauffage central, mais de classiques radiateurs Ă©lectriques. De vieux modĂšles ĂągĂ©s de plusieurs dĂ©cennies qui font exploser les factures d’électricitĂ© chaque hiver. Alors que j’envisageais de les remplacer par des pompes Ă  chaleur air/air, les devis exorbitants et l’absence d’aides sur ce type d’équipement m’ont fait renoncer. Tant pis pour la sobriĂ©tĂ© Ă©nergĂ©tique et pour mon portefeuille.

Il ne coĂ»te pas grand-chose Ă  l’installation, n’impose aucun entretien, fonctionne tout seul, sans risques ni odeurs : voici le bon vieux radiateur Ă©lectrique. Par facilitĂ©, mais aussi par Ă©conomie, bon nombre de logements en ont Ă©tĂ© Ă©quipĂ©s dĂšs les annĂ©es 1980 et beaucoup le sont encore. Si son utilisation n’est pas problĂ©matique lorsque l’électricitĂ© est bon marchĂ© et abondante, elle le devient quand le prix du kilowattheure s’envole et que les Ă©conomies d’énergie reviennent au premier plan des prĂ©occupations.

Le chauffage « grille-pain », une plaie pour le porte-monnaie

À la construction de mon logement, dans les annĂ©es 1980, les premiers propriĂ©taires n’ont probablement pas tiquĂ© en dĂ©couvrant les 7 convecteurs installĂ©s par le promoteur. 9 000 W de puissance installĂ©e pour chauffer cette maison d’environ 80 mÂČ, sans compter le chauffe-eau, Ă  rĂ©sistance lui aussi. De quoi bien faire suer le rĂ©seau Ă©lectrique les soirs d’hiver, mais aussi dĂ©garnir le compte en banque chaque mois. Comptez autour de 350 euros mensuels entre dĂ©cembre et fĂ©vrier pour chauffer ce logement sommairement isolĂ©, pourtant situĂ© dans le sud-est de la France.

Le modÚle de convecteur électrique ancien installé dans mon logement des années 1980.

Ces vieux convecteurs, possiblement d’origine, n’ont mĂȘme pas de thermostat rĂ©glable. De vrais grille-pains, qui ne peuvent ĂȘtre contrĂŽlĂ©s qu’au moyen d’un unique bouton on/off en façade. Par dĂ©faut, ils restent donc allumĂ©s en permanence durant la saison froide, mĂȘme dans des piĂšces peu utilisĂ©es, si personne ne pense Ă  les Ă©teindre. Il Ă©tait devenu indispensable de les remplacer par un systĂšme de chauffage plus Ă©conome. Mais que choisir ?

Une pompe Ă  chaleur air/eau ? Cela aurait Ă©tĂ© idĂ©al, d’autant plus avec les aides considĂ©rables accordĂ©es Ă  l’installation de ce type d’appareil. Mais le logement n’est pas Ă©quipĂ© d’un rĂ©seau de radiateurs Ă  eau. Autant exclure d’emblĂ©e toutes les autres solutions centralisĂ©es, comme la chaudiĂšre Ă  pellets, entre autres. Par Ă©limination, ne reste que la pompe Ă  chaleur air/air et les radiateurs Ă©lectriques connectĂ©s, Ă©quipĂ©s d’un thermostat moderne facilement rĂ©glable.

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Passer du convecteur Ă  la pompe Ă  chaleur sans se ruiner : mission impossible ?

Pour ses excellentes performances Ă©nergĂ©tiques, mon choix se porte sur la pompe Ă  chaleur. Elle doit thĂ©oriquement consommer trois Ă  quatre fois moins d’électricitĂ© que des radiateurs classiques pour une mĂȘme quantitĂ© de chaleur produite. Toutefois, un premier obstacle se dresse : il n’est pas possible d’installer soi-mĂȘme une pompe Ă  chaleur sans habilitation Ă  la manipulation des fluides frigorigĂšnes. Il est donc obligatoire de s’adresser Ă  un professionnel, ce qui bride d’office la possibilitĂ© de rĂ©duire significativement les coĂ»ts.

Comme je m’en doutais, le projet flanche Ă  la rĂ©ception des devis, tous rĂ©alisĂ©s auprĂšs d’artisans locaux disposant de la qualification QualiPAC. Les tarifs sont extrĂȘmement Ă©levĂ©s et paraissent impossibles Ă  rentabiliser grĂące aux Ă©conomies d’énergie prĂ©vues. Mon attention avait Ă©tĂ© portĂ©e sur un devis « intermĂ©diaire » Ă  7 986 euros, pour Ă©quiper trois chambres et un salon cumulant une superficie d’environ 70 mÂČ. À ce prix, nous avions deux groupes extĂ©rieurs et quatre unitĂ©s intĂ©rieures de marque Daikin, ainsi que les petites fournitures (liaisons frigorifiques, cĂąbles, goulottes, etc.) et bien sĂ»r la main d’Ɠuvre.

Ainsi, il faudrait prĂšs de 12 ans pour obtenir un retour sur investissement, Ă  condition d’atteindre un coefficient de performance (COP) moyen de 3 et sans considĂ©rer d’éventuelles opĂ©rations d’entretien et rĂ©parations. La solution pompe Ă  chaleur air/air consommerait autour de 1 700 kWh annuels, contre environ 5 000 kWh pour les radiateurs, soit une Ă©conomie annuelle de 630 € (basĂ© sur un tarif de 0,19 € le kilowattheure). Cette diffĂ©rence de consommation pourtant colossale ne permet hĂ©las pas de rentabiliser rapidement l’achat.

Un des devis pour l’installation d’une pompe à chaleur air/air comme mode de chauffage principal.

 

Des devis qui gonflent le prix du matériel

Un constat frustrant, d’autant que les devis semblent dĂ©mesurĂ©ment gonflĂ©s. En effet, en comparant le prix du matĂ©riel proposĂ© sur le devis Ă  celui appliquĂ© par des boutiques en ligne spĂ©cialisĂ©es dans la vente de pompes Ă  chaleur, l’on constate d’importantes diffĂ©rences. L’artisan Ă  l’origine du devis ayant retenu mon attention souhaitait facturer 4 288 euros HT pour les deux groupes extĂ©rieurs et quatre unitĂ©s intĂ©rieures. Du matĂ©riel que l’on retrouve Ă  2 977 euros HT, livraison offerte, chez un e-commerçant français, soit une diffĂ©rence de 1 311 euros.

Devis ahurissants, absence d’aides sur les pompes Ă  chaleur air/air, impossibilitĂ© de mettre en service soi-mĂȘme les appareils : tout a concordĂ© pour ne pas opter pour ce mode de chauffage en rĂ©novation. Je me suis donc rabattu sur cinq radiateurs Ă©lectriques Ă  inertie connectĂ©s pour un investissement nettement plus limitĂ© de 593 €. Pilotables Ă  distance via une application smartphone, ces appareils ne chauffent qu’en fonction de la tempĂ©rature de consigne et du planning de mon choix. Ils consomment donc un peu moins que leurs homologues vieux d’une trentaine d’annĂ©es, grĂące Ă  une stratĂ©gie de chauffe plus intelligente.

Le coĂ»t du matĂ©riel sur un site d’e-commerce français et la facture d’achat des radiateurs Ă©lectriques connectĂ©s.

Et vous, qu’avez-vous choisi pour remplacer de vieux radiateurs Ă©lectriques ?

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