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AYANEO AM03 : un nouveau MiniPC aux airs de console de jeu

Et de trois, le AYANEO AM03 se dévoile dans deux coloris avec un châssis qui rappellera d’autres machines. A l’intérieur, un processeur Intel Alder Lake sorti en 2022, le Core i9-12900H.

Le AYANEO AM03 sera disponible en blanc cassé et bleu ou en noir et orange, avec une bande de LEDs RGB sur le dessus, une série de boutons, et un panneau avant qui se lève ou s’abaisse pour dévoiler sa connectique. Contrairement à AceMagic qui annonce un MiniPC copiant allègrement une machine de Nintendo, ce MiniPC est un peu plus subtil.

La puce embarquée est une solution disposant de 14 cœurs agencés en 6 cœurs Performants et 8 cœurs Efficients pour 20 Threads dans une fréquence maximale de 5 GHz. Elle propose 24 Mo de mémoire cache et un circuit graphique Intel Iris Xe embarquant 96 EU à 1.45 GHz. Une puce qui fonctionne dans un TDP de 45 watts aux performances tout à fait suffisantes pour la majorité des usages classiques.

AYANEO AM03

AYANEO AM03

A côté d’elle, deux ports SODIMM de mémoire vive DDR4-3200 sont proposés pour embarquer jusqu’à 64 Go de RAM. Deux ports M.2 2280 sont présents avec un premier module en NVMe PCIe 4.0 x4 et le second en PCIe 3.0 x4.

Le AYANEO AM03 propose des prix assez ajustés et une option sans mémoire

Un équipement qui va permettre à cet AYANEO AM03 d’être vendu dans deux formats différents. D’abord, une version barebone, qui laissera de côté les problématiques de mémoire et de stockage actuels, sera proposée à 399$ HT en précommande puis à 499$ une fois en stock. Soit une version 16/512 Go pour, à chaque fois, 100$ HT de plus. 

La machine proposera une solution sans fil M.2 2242 Wi-Fi6 et Bluetooth 5.2 et une connectique plutôt complète. En face avant, derrière le petit clapet, on retrouvera un USB 3.2 Type-C avec Power Delivery et DisplayPort, un jack audio combo 3.5 mm et deux USB 3.2 Gen 2 Type-A.  A l’arrière, un duo de ports Ethernet 2.5 Gigabit, un DisplayPort 1.4 et un HDMI 2.1 pour des sorties vidéo et deux ports USB Type-A. Le premier en USB 3.2 et le second en USB 2.0. La ventilation est cependant placée sous les câbles des connecteurs. Pas idéal pour ce type d’engin.

AYANEO AM03

AYANEO AM03

Les boutons sur la partie supérieure de l’engin pilotent son démarrage mais servent surtout à piloter les LEDs RGB. Pour ajuster vitesse, couleur et rythme de l’ensemble. 

AYANEO AM03 : un nouveau MiniPC aux airs de console de jeu © MiniMachines.net. 2025

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AYANEO Pocket Play : un smartphone avec manette coulissante

Certains verront immédiatement les similitudes entre cette console AYANEO Pocket Play et le Xperia Play de Sony. Lancée en 2011, la solution de Sony proposait un écran et une interface de jeu coulissante que l’on déployait en dessous.

La AYANEO Pocket Play veut exactement proposer la même chose et si, pour le moment, tous les détails de l’objet n’ont pas été communiqués, on peut reconnaitre de nombreuses similitudes entre les deux engins.

Sony Xperia Play

La Sony Xperia Play

Nous n’avons aucune information technique sur cette minimachine. Il s’agit d’une sorte de smartphone et on peut imaginer assez facilement un développement autour d’Android. Pour le reste, les constructeurs marchent sur des oeufs en ce moment et on imagine que l’information centrale du cœur de cette console n’a pas encore été délibérée. Quel SoC, combien de mémoire et combien de stockage vont dépendre de l’état du marché.

AYANEO Pocket Play

AYANEO Pocket Play

Ce qu’il reste, c’est l’ergonomie proposée au travers de rendus 3D de l’objet. On découvre un écran tout en largeur dont la diagonale et la définition restent flous. Et, en dessous, un mécanisme qui déploie une sorte de manette de jeux. On reconnait immédiatement un profil même s’il ne ressemble pas aux dispositifs habituels. Une croix directionnelle, une série de boutons ABXY, des gâchettes et deux zones circulaires qui se positionnent comme des mini-joysticks. Ce sont de petits pavés tactiles qui vont simuler l’usage d’une paire de ces contrôleurs ou se transformer en zones de contrôle dans l’esprit d’un Steam Deck.

AYANEO Pocket Play

Un mauvais moment pour commercialiser la AYANEO Pocket Play ?

On ignore encore beaucoup de choses autour de cette AYANEO Pocket Play. Si l’alimentation sera assurée par un USB Type-C, pas d’infos sur la batterie et l’autonomie embarquée. On ignore évidemment de quoi la solution sera capable en jeu et le confort proposé par l’ensemble. Au dos de l’objet, on pourra compter sur deux capteurs photos et un flash LED pour des usages plus classiques.

On devine également que des enceintes stéréo seront bien montées à bord. Mais pas d’informations sur la possibilité de passer un appel par exemple même si un petit trou dans la coque laisse présager cette possibilité.

AYANEO Pocket Play

Dans l’état actuel du marché, ce type de gadget risque d’être difficile à positionner. Sans assez de mémoire et de stockage, il restera limité en usages. Avec trop de ces composants, la AYANEO Pocket Play sera probablement invendable pour toute l’année 2026. Le timing est compliqué pour la marque qui risque de se retrouver face à des joueurs qui vont préférer l’ajout d’une manette de poche à leur smartphone actuel pendant un bon moment. La crise actuelle des composants va recentrer les usages sur des besoins plus immédiats et importants tout en reléguant les gadgets, ce qu’est franchement cette AYANEO Pocket Play, au second plan.

AYANEO va passer par la traditionnelle étape du financement participatif pour commercialiser la console, ce qui lui permettra au passage de prendre la température.

AYANEO Pocket Play : un smartphone avec manette coulissante © MiniMachines.net. 2025

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Ayaneo Next II : la console Strix Halo en détail

C’est fait, la console PC Ayaneo Next II a été détaillée par la marque avec beaucoup d’informations techniques. Une débauche de composants et de capacités qui ne sont pas vraiment rassurants pour son avenir commercial.

Ayaneo Next II

Ayaneo Next II

On en a déjà parlé, la console Ayaneo Next II est une monstruosité. Une sorte de délire de Docteur Frankenstein qui réunit dans un seul corps l’ensemble des composants les plus imposants dans un format console PC. Un assemblage qui ne prend pas en compte le confort du joueur ni, évidemment, son portefeuille.

Ayaneo Next II

Ayaneo Next II

L’idée de la console portable telle que les constructeurs historiques l’ont définie, c’est un engin léger, maniable, autonome et capable non pas de lancer des jeux identiques aux autres machines, mais plutôt des développements taillés sur mesures. Il suffit de regarder le travail de Nintendo de la GameBoy à la Switch pour comprendre les impératifs de ce format. 

Ayaneo Next II

La Ayaneo Next II, c’est absolument tout le contraire. L’idée est ici de proposer un matériel suffisant pour faire tourner tout type de jeu en mobilité, avec de très belles capacités tout en oubliant les sacro-saints éléments de confort du format: Le poids, l’autonomie, la chauffe, le bruit et le tarif. 

Je confirme.

On retrouve donc une console PC d’un format immense. Son écran OLED mesure 9.06″ de diagonale et affiche en 2400 x 1504 pixels. Une définition élevée qui va demander des ressources à la machine et surtout un écran qu’il faudra porter à bout de bras. Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Sous cet écran, on retrouve un AMD Ryzen Ai Max+ 395. Une puce mobile extrêmement puissante qui va demander un appareillage complet de dissipation pour évacuer la chaleur dégagée. Un système de caloducs et un double ventilateur qui seront positionnés pour venir à bout de ses 85 watts de TDP. Pour que tout cela soit cohérent, il faut une batterie à la mesure du reste. Et donc un modèle endurant que la marque a finalement choisi de glisser dans la console quand ses concurrents permettent de la détacher vers l’extérieur. Résultat, il faudra porter ses 115 Wh de capacité pour pouvoir jouer.

La vidéo fleuve de présentation nous montre une Ayaneo Next II alimentée par USB pour ses sessions de jeu.

La vidéo fleuve de présentation nous montre une Ayaneo Next II alimentée par USB pour ses sessions de jeu.

C’est le premier élément manquant de la communication du constructeur. On ne connait pas le poids de la minimachine. Combien peut peser un engin pareil ? Plus d’un kilo ? Une Asus ROG Ally X pèse  678 grammes avec son écran 7″, son processeur beaucoup plus facile à dissiper (9 à 30 watts de TDP) et sa batterie 80 Whr. Le problème de ce poids est qu’il va impacter la jouabilité de l’engin. Le confort du joueur est peut-être l’élément le plus important de tous. Qui va accepter de tenir à bout de bras un objet de cette envergure et d’un poids aussi élevé pour jouer ? Si l’utilisateur est contraint de poser sa console sur une table pour jouer, autant prendre un portable. Si le processeur n’accepte de délivrer son maximum de performance qu’une fois connecté à l’alimentation externe de son chargeur, comme cela est le cas pour certaines machines portables, le côté « mobile » perd encore plus d’intérêt.

On aura une image très belle avec cet écran OLED, une compatibilité annoncée HDR avec 1100 nits de luminosité et des fréquences de rafraichissement variables de 60 à 165 Hz. On aura une batterie bien plus performante que les modèles classiques. On aura un moteur ultra-puissant. On aura même un écran plus grand que la concurrence. Mais est-ce que tout cela à du sens si l’objet est peu confortable ? S’il coute le prix d’un ordinateur portable gaming haut de gamme ?

Car si la marque ne précise absolument pas l’autonomie de sa console, l’autre point capital qu’il faut craindre c’est un prix qui s’envole. On sait que l’engin embarquera jusqu’à 128 Go de mémoire vive. Et probablement quelques Téraoctets de stockage. Mis bout à bout avec les autres composants et en particulier le processeur Strix Halo 395+, la facture pourrait largement atteindre les 2000€. Les MiniPC avec les mêmes composants mais sans batterie, stockage ni éléments de contrôle coutent déjà des prix faramineux. Le format console n’a pas de raisons d’y échapper.

La Next II restera un projet de niche

Autrement dit, l’engin sera produit au compte-goutte, ce qui nous amène à un troisième problème après le confort et le prix. Quid du suivi technique ? Si la Ayaneo Next II est produite à une toute petite quantité pour un public limité, est-ce que Ayaneo assurera le correctif d’éventuels bugs ? Des mises à jour techniques et un suivi de sa console ? La marque est connue pour ses multiples sorties chaque année. Il ne se passe souvent pas un mois sans qu’elle lance un nouveau modèle. Combien de temps la console aura le droit à un développement si elle n’est vendue qu’à quelques richissimes nerds qui ne savent pas quoi faire de leur argent ? On a vu à quel point ce travail de développement est important sur ce marché. Les efforts d’optimisation menés chez Asus, Lenovo, MSI et surtout Valve. Des efforts qui ont mené à des gains importants en autonomie et en performances.

En l’absence des derniers éléments de l’équation, je ne peux pas encore porter de jugement définitif sur cette Next II. Mais pour moi Ayaneo aurait mieux fait de tenter une recette SteamOS que de se lancer dans une parodie de portable gaming entré de force dans un engin ultraportable. Le problème pour la marque est toujours le même. Qui va acheter une copie du Steam Deck  moins bien garanti, suivi et distribué s’il est au prix de l’original ? La marque préfère vendre peu de consoles très haut de gamme qui sont censées assurer son prestige plutôt que de devoir se battre à armes égales contre Valve.

La grande question que tout le monde doit se poser est finalement la suivante. Pourquoi pendant les 2H30 de vidéo pour présenter la console, le constructeur n’évoque pas son poids ? Que son prix soit conservé secret en ce moment semble logique. Entre le financement participatif et l’envolée des prix des composants mémoire et stockage, cela se comprend. Mais son poids ? J’imagine que plus il est révélé tardivement, moins les utilisateurs ont de chances d’aller dans leur cuisine et  de saisir une brique de lait d’un litre. Essayez de porter un kilo à bout de bras pour vous rendre compte de ce que cela donne au bout de cinq minutes. Et encore, une brique de lait ne chauffe pas, ne ventile pas et propose une densité parfaitement homogène.

Ayaneo Next II : la console PC de tous les superlatifs

Ayaneo Next II : la console Strix Halo en détail © MiniMachines.net. 2025

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AYANEO Pocket Vert : une autre Gameboy-like sous Android

Nous n’avons toujours pas le détail de cette console Pocket Vert un peu particulière. Pas assez d’infos du moins pour se forger un avis complet mais quelques éléments rassemblés et des précisions techniques qui ont été égrenées au fil des mois. Une pratique habituelle du serial développeur qu’est Ayaneo.

AYANEO Pocket Vert

On sait par exemple que le châssis de cette console AYANEO Pocket Vert sera entièrement en métal avec une feuille de verre posée par-dessus la face supérieure. Cela propose un aspect très classe à la machine mais semble contraindre quelque peu ses contrôles avec une croix directionnelle et des boutons comme engoncés dans la surcouche de verre. Difficile de voir à priori si la jouabilité sera ici aussi exemplaire qu’avec la Gameboy d’origine. L’ensemble des boutons sera paramétrable promet AYAneo, de telle sorte que l’on puisse configurer ses contrôles préférés pour chaque jeu.

La AYANEO Pocket Vert annonce un écran exceptionnel. La diagonale est classique avec un écran de 3.5″ mais il s’agit d’une dalle LTPS en 1600 x 1400 pixels. Un ratio assez fou de 615 pixels par pouce et une luminosité de 450 nits pour faire face à la lumière extérieure. Des spécifications impressionnantes même si elles peuvent faire un peu peur. En effet, il faudra alimenter ces pixels à la fois en énergie et en données. Ce qui pourrait impacter l’autonomie de la solution. 

C’est tout de même beaucoup plus de pixels que pour la Gameboy d’origine. sans parler de la technologie d’écran embarquée qui permettait à Nintendo de ne pas trop tirer sur les piles. Une batterie de 6000 mAh est pressentie dans l’objet sans que l’on sache vraiment combien d’heures de jeu, elle apportera. Elle serait accompagnée par un SoC et des composants internes qui n’ont pas encore été révélés. On sait que l’engin tournera sous Android sans avoir d’informations sur la version embarquée pour le moment. L’ajout d’ouïes de dissipation de chaleur à l’arrière comme au*dessus de la petite console laisse supposer une puce assez performante.

AYANEO Pocket Vert

La Pocket Vert cache de petites surprises ergonomiques

Parmi les informations annoncées comme sûres par la marque, une recharge en USB Type-C, des dimensions de 14.3 cm de haut pour 8.64 cm de large et 2.05 cm d’épaisseur, quatre gâchettes à l’arrière et… quelques surprises.

La Pocket Vert cache en effet sur sa face avant une sorte de pavé tactile. La zone libre entre les contrôles et les boutons du bas agit en effet comme une surface capacitive. Ce qui permettra de piloter un curseur sur le système Android à l’écran. Une bonne idée qui permettra un contrôle fin dans un affichage de ce niveau. Les menus et options des différents émulateurs pouvant être difficiles à manipuler en 1600 x 1400 pixels.

Une molette sur le côté de la pocket Vert agira comme un « Jog-dial » pour ceux qui ont connu les machines de Sony. Ce sera un moyen de navigation classique en tournant la molette dans un sens ou dans l’autre pour piloter le son. Un appui assurera la mise en pause. Mais un appui long permettra de réveiller un menu en surcouche avec les différents outils de contrôle de la console.

Trois coloris sont attendus avec du blanc, du noir et un bordeaux-rouge assez original. Pas de date ni de prix annoncés. L’engin sera probablement proposé en 2026.

La marque AYANeo continue d’annoncer des solutions en série, remplaçant sans cesse ses modèles par de nouveaux. Sur le papier, c’est une créativité formidable mais dans le cas des solutions Android, cela me fait toujours un peu peur. Je n’ai pas l’impression que la marque soit la plus prolixe en termes de mises à jour techniques de ses systèmes Android. Plutôt que chaque nouveau projet châsse l’autre. Cette nouvelle console ne sera assurément pas un produit « premier prix ». Avoir l’assurance de mises à jour de son système dans le temps serait assurément une bonne idée pour rassurer les clients éventuels.

AYANEO Pocket Vert : une autre Gameboy-like sous Android © MiniMachines.net. 2025

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Ayaneo Next II : la console PC de tous les superlatifs

La Ayaneo Next II se dévoile petit à petit dans un teasing dont la marque a le secret mais qui commence totalement à me perdre. De plus en plus puissantes, de plus en plus imposantes mais également de plus en plus élitistes, les Consoles PC prennent un drôle de chemin. 

Ayaneo Next II

La « nouvelle » Ayaneo Next II a eu droit à de nouvelles annonces et des développements depuis juillet. Le but non avoué de cette diffusion d’informations est toujours le même. Tenir un public en haleine et surtout empêcher de se jeter dans les précommandes d’une autre marque qui joue le même jeu. GPD a en effet annoncé lui aussi une console PC Strix Halo avec la GPD Win 5. Points communs entre ces deux modèles ? Outre le matériel embarqué, des engins de moins en moins portables et des prix qui devraient s’envoler encore plus haut.

La Ayaneo Next II a eu droit à un énième redesign technique. Il faut dire que c’est un serpent de mer dans le monde de la console. Elle a été annoncée il y a plus de trois ans sous AMD Ryzen 6000 avant d’être basculée sous processeur Intel Alder Lake. La marque l’a ensuite reconduite dans l’écurie d’AMD avec une proposition sous Ryzen 7000 associée à un circuit graphique secondaire. Puis, à l’annonce des puces Strix Halo, la marque a fait savoir que sa console haut de gamme embarquera ces solutions.  Vous comprenez rapidement le problème de cette Console PC. Étant positionnée comme le porte-étendard de la marque, elle se doit d’être la plus puissante possible. Si une nouvelle puce plus puissante sort avant qu’elle ne soit finalisée, elle ne peut pas passer outre.

Les conséquences de cette recherche de la meilleure solution technique d’un point de vue performance sont énormes. La première est que toutes les considérations ergonomiques et d’usages autour de cette puissance brute passent au second plan. Ce qui est assez grave pour une console portable. Ainsi l’encombrement, le poids, l’autonomie, la chauffe, le bruit généré et le prix ne rentrent plus en ligne de compte. Les ornières de la performance guident les constructeurs sur un seul sillon, celui du nombre d’images par seconde sur tel ou tel jeu à la mode.

C’est à mon avis la pire façon de construire une machine puisque cela pose de nombreux problèmes pour l’utilisateur. Mais c’est surtout la meilleure manière de ringardiser ultra rapidement sa propre production. Que se passe-t-il lorsque la machine que l’on a assemblée pour être la plus rapide possible n’est plus la meilleure sur son segment ? Parce qu’une nouvelle puce est disponible six mois plus tard par exemple ? Tous ses défauts annexes sautent immédiatement aux yeux et l’engin n’a plus aucune valeur technique.

La Ayaneo Next II est un monstre

La Ayaneo Next II est un monstre

Avec son nouveau design, la Ayaneo Next II propose donc une nouvelle voie pour sa console. Les contrôles ont migré, les joysticks sont désormais de types TMR plus précis et réactifs. Les gâchettes sont analogiques et la croix directionnelle analyse 8 positions. On retrouve deux petits pavés tactiles de part et d’autre d’un affichage massif. L’écran devrait atteindre les 8.4 pouces de diagonale et la console mesurer plus de 32 cm de large et 14 cm de haut. Le tout pour un poids qui devrait friser le kilo. 

Ayaneo Next II

Ayaneo Next II

A l’intérieur de l’engin, on devrait retrouver deux types de puces Strix Halo. D’abord un Ryzen AI Max 385 pour le modèle « entrée de gamme » et ensuite un Ryzen AI Max+ 395. Des puces qui seraient accompagnées de 32 à 128 Go de LPDDR5 et d’un montant indéfini de stockage mais probablement jusqu’à 4 To de SSD NVMe PCIE Gen4 x4. Des composants qui vont chauffer et demander une ventilation active importante. 

Si j’oublie les performances brutes de ma Ayaneo Next II, j’ai ici un engin lourd, vraiment lourd à bout de bras. Encombrant puisque 32 cm, c’est plus grand qu’une feuille de papier A4, il sera difficile de la balader et de la sortir facilement. Mais également une solution à la fois chaude et bruyante. Assez pour être désagréable pour les autres si on joue dans la même pièce qu’eux…

Aucune idée du prix de cette console, pas plus que d’une date de disponibilité réelle. Aux dernières nouvelles – et depuis 2023 – elle est censée sortir très prochainement. Aucun doute que cet ensemble de composants conduira à des tarifs hors normes. La version  « 395 » devrait largement dépasser les 2000$ HT en prix d’appel et grimper bien plus haut pour les modèles les plus haut de gamme.

Quel marché vise cette Ayaneo Next II ?

Je me demande bien qui va investir là-dedans. J’imagine que les influenceurs seront ravis de recevoir ce joujou sans concession mais je ne comprends pas vraiment le marché de ce type de console. Chères, très chères, avec une garantie limitée et compliquée à l’autre bout de la planète, une possibilité de casse importante du simple fait de leur côté mobile. Cela ne me parait pas être un investissement très réfléchi. Mais si on considère juste l’objet en tant que tel avec souvent une autonomie ridicule, parfois une batterie externe que l’on garde dans la poche au bout d’un câble… Et un poids fort désagréable, cela ne me parait pas être une excellente idée.

Enfin, pour un medium si spécifique que le jeu vidéo, que les studios imaginent dans une ambiance précise, le format me parait totalement bancal. Avoir une console comme la Ayaneo Next II, qui peut lancer des jeux Triple A dans de bonnes conditions, mais sur une diagonale ultracompacte avec de maigres enceintes stéréo n’est pas l’idéal. Outre le fait que le jeu en ligne sera compliqué face à des joueurs disposant d’un clavier et d’une souris, la qualité globale du jeu sera limitée par cette interface amoindrie. Je préfère vraiment découvrir un jeu de ce type sur un écran de portable ou de PC de bureau que sur un écran de console.

Steam Deck

J’ai parfois l’impression que les créateurs de ces consoles sont partis sur un chemin complètement à l’opposé des besoins du marché. Avec 2500€ de budget, je préfère réellement investir 2000€ dans un excellent portable garanti localement qui me permettra de jouer dans de meilleures conditions que ce que proposera ce type de console. Et si je considère le prix des versions les plus haut de gamme, il me restera probablement de quoi acheter un Steam Deck bien moins puissant, mais capable de piloter des jeux vraiment adaptés au format console. Des jeux pas trop gourmands, jouables et fun. Que l’on peut lancer vite et abandonner ou mettre en pause tout aussi vite

Je comprends la problématique de ces marques, elles ne peuvent pas produire des tonnes de consoles comme le fait Valve avec ses Steam Deck. Là où Valve vise très large et se rattrape en plus avec son magasin de jeux, Ayaneo et GPD se doivent de dégager le maximum de rentabilité sur les ventes directes. Autant vendre peu de consoles au prix le plus élevé possible. Mais est-ce que ces machines correspondent réellement aux attentes du public ? Le steam Deck n’a pas promis la lune et n’a pas pris une ride. Les acheteurs de la première génération continuent de jouer avec confortablement. Je ne suis pas certain qu’une console super haut de gamme comme la Ayaneo Next II en 2026 sera capable d’être toujours aussi haut de gamme un an plus tard. Des jeux toujours plus gourmands ayant la fâcheuse habitude de sortir chaque année.

Steam Deck : l’avenir rafraichissant proposé par Valve

Ayaneo Next II : la console PC de tous les superlatifs © MiniMachines.net. 2025

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