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Au CES 2026, la très fragile illusion de la normalité

Rendez-vous incontournable du mois de janvier dans le monde de la tech et de l'informatique, l'édition 2026 du CES a eu un goût très particulier. On y feignait comme on pouvait de s'enthousiasmer pour les nouveautés présentées, comme si l'année à venir était une année comme les autres. Mais la crise actuelle de la mémoire vive avait beau n'être sur aucune bouche, elle était bien évidemment dans toutes les têtes. Il pouvait difficilement en être autrement quand deux des plus grands animateurs habituels du salon, AMD et Nvidia, sont précisément les principaux responsables de la situation.
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Quand les historiens font la chasse aux anachronismes

Dans le Bagdad médiéval d’Assassin’s Creed Mirage, vous ne croiserez pas de commerçants en train de vendre des sacs de thé. Vous ne verrez pas non plus d’icône à l’effigie d’un muffin à côté du trait « Glouton » dans Crusader Kings III, tout comme vous ne croiserez pas de paysans vêtus de somptueuses tuniques brodées dans Kingdom Come : Deliverance II. Au sein de studios comme Warhorse, Paradox et Ubisoft, des historiens se prennent le chou sur des détails qui peuvent sembler aussi triviaux que l’inclinaison d’une pente de toit, la stature d’un cheval des steppes ou les caractéristiques d’une peinture italienne du XIIIe siècle – tout ça dans l'objectif de créer des univers virtuels aussi riches que cohérents.
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IA en local : générer n’est pas (que) jouer

Le but de ce dossier était de vous mettre le pied à l’étrier et de vous redonner le contrôle sur des outils généralement considérés comme le privilège des géants de la tech, et qui sont en passe de remodeler le monde du numérique pour le meilleur ou le pire.
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Deep learning sur PC : les prérequis matériels

Bonne nouvelle : le hardware requis pour profiter de la puissance de l’IA générative libre sur un PC ne diffère que peu de celui nécessaire pour s’adonner à ce noble loisir qu’est le jeu vidéo. S’il n’y a pas à se triturer les neurones, il existe cependant quelques subtilités à connaître.
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Une IA générative en local, pour donner des moyens à ses ambitions

Je vais vous faire une confidence : j’aime le deep learning. Que ce soit dans mon quotidien d’ingénieur de production ou lorsque je bricole des bêtises à la maison, le neurone formel m’a non seulement facilité l’existence, mais il m’a en plus mis à disposition des applications d’une puissance incroyable m’aidant à concrétiser des choses que je n’aurais probablement jamais été capable de réaliser par moi-même.
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Générer des images avec un modèle de diffusion local

Créer des images d’un clic génère probablement autant de tensions et d’incompréhension que de pixels. Mais pour ceux qui ne sont ni graphistes ni doués en dessin, les modèles de diffusion ouvrent des possibilités incroyables d’illustration dans les expérimentations ou projets personnels. Et bonne nouvelle, il est possible de se passer de GPT-4o pour des outils bien plus intéressants, accessibles eux aussi en local.
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Installer un LLM en local pour coder

Si je vous demande de penser à un modèle d’IA, il y a de fortes chances que GPT-4 soit la première chose qui vous vienne à l’esprit. Le modèle de langage propriétaire d’OpenAI est, certes, très puissant et utilisé partout dans le monde, mais il n’est pas indispensable pour autant. Il existe une large variété de LLM libres et accessibles à tous, capables à la fois de répondre à nos besoins et de s’exécuter sur nos machines.
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Les attentes 2026 de la rédaction

2026 pose enfin une vraie question : à quoi jouer en attendant les chars russes ? Certes, c’est une question qui terrorise tous les rédacteurs, sauf ackboo qui y voit l’occasion de vérifier si les tanks sont bien modélisés dans les jeux, mais qui nous oblige surtout à trier fort. Nous n’aurons pas le temps de tout essayer avant que Paris ne soit vitrifié, autant commencer par le meilleur.
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Que reste-t-il de Disco Elysium ?

En 2019, on nous annonçait une révolution et des lendemains qui chantent. Six ans plus tard, c’est la crise : ZA/UM se délite, un successeur désigné peine à surgir, et dans le clair-obscur surgissent quelques timides descendants. L’heure est venue d’un premier bilan.
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Une ode à l’âge d’or du moteur Source

Le temps de lire ces pages, laissez tomber ces histoires de ray tracing, de compilation des shaders et de pass saisonniers. Remémorons-nous un temps où tout était plus simple, où les FPS pesaient 5 Go et où l'on pouvait se faire bannir d’un serveur pour avoir posé un graffiti de zizi sur un mur. L’époque bénie du Source Engine.
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Xbox Game Pass… et puis s’en va ?

Après deux générations de consoles aux ventes décevantes et le rachat record d’Activision-Blizzard, on pensait avoir compris que Microsoft misait tout sur le Game Pass. Mais surprise...
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Xbox et le hardware console : je t’aime, moi non plus

À tous les niveaux, la stratégie hardware de Xbox est devenue on ne peut plus nébuleuse ces dernières années. Entre les jeux emblématiques de la marque qui sortent désormais sur les plateformes concurrentes, un marketing qui semble déconseiller aux joueurs l'achat d'une Series X ou S, et maintenant des « consoles portables Xbox » dont on préfère confier la conception à Asus plutôt que de la faire en interne, on croirait que Microsoft n'a plus du tout envie de s'embêter à construire du hardware. Ce serait, paraît-il, un reniement de l'identité de la marque. Et si c'était, à l'inverse, un retour aux sources ?
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Comment les consoles sont devenues des PC comme les autres

Entre Microsoft qui lance en partenariat avec Asus des consoles ROG « Xbox » Ally n'étant rien d'autre que des PC Windows, et Sony et AMD qui ont engagé une collaboration plus étroite que jamais entre les équipes d'ingénierie console de l'un et PC de l'autre, il est devenu aujourd'hui extrêmement difficile de définir ce qui différencie techniquement une console d'un PC. C'est peut-être l'étape finale d'une histoire commencée il y a plus de 30 ans, dont peu de choses à l'époque laissaient penser qu'elle pourrait arriver à cette conclusion.
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Cartes graphiques : à quoi s’attendre en 2026 ?

Lorsque vous tiendrez ce numéro entre les mains, les GeForce Blackwell seront à moins d’un trimestre de souffler leur première bougie. Les RTX 5000 arrivent en effet au milieu de leur cycle de vie, et c’est l’occasion de faire un point sur l’offre actuelle et celle à venir, afin de savoir si c’est le bon moment ou non pour déposer une carte graphique au pied du sapin.
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GPU en 2025 : le drame de l’entrée de gamme

Des flagships inaccessibles, un milieu de gamme gentrifié et des constructeurs qui semblent de plus en plus tourner le dos aux joueurs incapables de lâcher la moitié d’un SMIC dans un GPU : sale temps pour les petits budgets. Néanmoins, est-il vraiment impossible de jouer sur un GPU dernière génération sans perdre un rein ?  
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La barre de son, de la télévision à votre PC

Les plus anciens d’entre nous se rappelleront en écrasant une petite larme de termes tels que Gravis UltraSound, Roland MT-32 et Sound Blaster. Trois lettres – EAX – feront resurgir encore plus de souvenirs alors que, depuis déjà quelques années, le son sur PC est entré dans une dimension bien différente. Les systèmes multi-canaux dédiés PC n’existent presque plus et, pour beaucoup d’utilisateurs, le choix se fait entre un casque audio et une paire d’enceintes entourant le moniteur. Il existe pourtant une autre voie, que nous avons explorée…
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2026, l’annus horribilis du hardware

Tout va bien pour vous, le matos informatique et de jeu vidéo que vous possédez en ce moment vous satisfait ? Je l'espère pour vous, parce que vous risquez de devoir le garder pas mal de temps. La flambée actuelle des prix de la RAM et des SSD annonce une crise du hardware sans précédent, partie pour durer, et dont l'ampleur dépasse déjà toutes les prévisions les plus pessimistes.
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Riyad et l’e-sport : un grain de sable dans la machine ?

L’annonce sonne comme un coup de semonce : le Comité international olympique a rompu son accord avec l’Arabie saoudite pour organiser les Jeux olympiques de l'e-sport. La raison ? Un mélange de contrôle étatique assumé et de refus catégorique de respecter les règles fondamentales de l'olympisme. Un aveu d’échec cuisant pour la stratégie de sportswashing du royaume. Rêvons : l’argent ne peut peut-être pas tout acheter à chaque fois ?
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Les Saoudiens rachètent tout le monde

Si l’actualité de l’industrie du jeu vidéo n’est pas très calme en ce moment, il y a quand même des coups de tonnerre qui retentissent plus fort que d’autres. En l’occurrence, le vainqueur au VU-mètre de ces dernières semaines est sans conteste le rachat d’Electronic Arts (EA) pour 55 milliards de dollars par un triumvirat pas piqué des hannetons : Silver Lake, Affinity Partners et, surtout, le fonds d’investissement souverain saoudien, également connu sous le sobriquet de PIF, pour « Public Investment Fund ».
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La Steam Machine sera-t-elle le salut du joueur PC fauché ?

Enhardi par le succès du Steam Deck, Valve va lancer en début d'année 2026 une nouvelle version de la Steam Machine, son mini-PC de jeu aux allures de console de salon. L'enjeu, outre laver l'échec cuisant une décennie plus tôt des premières machines de ce nom, sera de combler le vide qui s'est formé ces dernières années sur le marché du hardware d'entrée de gamme... si la conjoncture le permet.
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