Vue lecture

Vous voulez une Steam Machine en avance ? Imprimez là !

Ce n’est pas le premier MiniPC imprimé en 3D que je vous propose mais celui-ci colle à l’actualité avec son design directement inspiré de la Steam Machine de Valve.

Construit autour d’une carte mère STX de DeskMini x300W AMD d’ASrock, il embarque un processeur AMD Ryzen 7 5700G et 32 Go de mémoire vive DDR4 sur deux slots SODIMM4. Mais je ne suis pas certain que cela vaille le coup en ce moment au vu du prix de ces composants. Le tout est refroidi avec un ventirad Scyte Ninja HSF. Autour de tout cela, a été construit une réplique assez fidèle de la Steam Machine à partir de filament PETG et d’une imprimante Qidi Tech X-Max 3

Le montage est assez classique avec l’emploi d’inserts métalliques fondus dans les impressions 3D pour permettre un montage et un démontage facilité. L’ensemble requiert 600 g de filament au total et une douzaine d’heures de temps d’impression. L’imprimante n’a pas besoin d’être énorme, la Steam Machine étant une minimachine, un volume de 180 x 180 x 180 mm suffit.

On notera au passage l’emploi de ventilateurs 120 mm fins pour améliorer l’aération à la place du modèle créé sur mesures par Valve pour son engin.

L’emploi d’aimants néodymes pour permettre une accroche de la face avant et l’ajout d’une bande de LEDs comme bandeau de la machine. Même si celle-ci n’a pas les avantages de la solution officielle.

S’il n’est pas parfait, le résultat est assez réussi. L’auteur va utiliser l’engin comme relais d’affichage pour du streaming de jeu local ou en ligne. Ce qui rend l’équipement choisi un peu trop musclé (et cher) pour cet usage. Je suppose qu’une carte mère de MiniPC classique à 200€ pourrait tout aussi bien faire l’affaire. Tout en pouvant fonctionner de manière quasi passive au cœur de ce type de boitier. Que ce soit en utiliser les services de Steam pour le streaming ou une solution comme Moonlight, n’importe quel MiniPC suffisamment bien équipé en connexion réseau proposera le même service. 

Il est donc possible de télécharger les fichiers 3D de l’auteur sur Printables et de construire votre propre Steam Machine juste pour le look. Ou alors d’y aller à fond et de glisser à l’intérieur une carte mère plus musclée. Surtout si vous avez des composants compatibles déjà en stock.

Valve annonce la Steam Machine, sa minimachine de jeu

Vous voulez une Steam Machine en avance ? Imprimez là ! © MiniMachines.net. 2025

  •  

Palmatop Computer : un dock clavier pour smartphone E Ink

Depuis plusieurs années, la marque Onyx Book propose des solutions Palma. Leur principale particularité est d’utiliser un affichage à encre numérique au lieu d’un écran à cristaux liquides. Ce qui a donné des idées à certains.

Le Palmatop Computer est donc une création d’un certain CommonKingfisher qui a simplement trouvé un clavier bien adapté et construit un système de charnière pour assembler les deux ensemble. C’est simple et efficace et cela permet de transformer facilement un format smartphone en un outil de saisie.

Le clavier en question est un CACOE Wireless Keyboard qui se connecte au smartphone grâce à une liaison Bluetooth. Il est ultra compact (19 x 8.5 x 1.5 cm) et, pour une fois, il existe en AZERTY ! Il est vendu moins de 20€ sur Amazon, ce qui en fait une solution sympathique pour ce genre de montage mais également pour d’autres usages. Le fait que ce clavier propose un support pour retenir un smartphone ou une tablette permet dès l’achat d’utiliser un de ces appareils pour de la prise de notes. Le projet Palmatop Computer va juste un peu plus loin en intégrant totalement l’ensemble.

L’avantage de ce clavier est qu’il se modifie très aisément. Non seulement son électronique Bluetooth est basique mais, en plus, sa batterie est amovible. La recharge se fait en USB Type-C. De quoi en faire un excellent outil pour tout projet DIY d’intégration. 

Palmatop Computer

La partie haute est dessinée en 3D puis imprimée pour intégrer le smartphone dans un châssis très protégé. À l’arrière du châssis, des trous permettent d’utiliser les capteurs photos de l’appareil. La liaison étant faite en Bluetooth, le clavier est juste intégré dans un châssis qui va porter la charnière. Une modélisation très simple, donc, et très efficace.

À gauche le clavier Bluetooth, à droite le smartphone Onyx Book Palma.

À gauche le clavier Bluetooth, à droite le smartphone Onyx Book Palma.

L’auteur ne donne pas encore accès à ses fichiers puisqu’ils sont encore en cours de développement. Plusieurs problèmes sont à régler. D’abord le poids du smartphone oblige à maintenir l’ensemble à plat. Le clavier étant très léger, le tout est emporté vers l’arrière. Une solution simple serait d’utiliser la béquille livrée avec le clavier et de l’intégrer dans le Palmatop Computer. L’autre d’ajouter une batterie sous le clavier pour augmenter son poids.

Des soucis de charnière sont également à régler puisque le modèle choisi n’a pas de retenue, il faut donc soit en trouver une autre, soit ajouter un ergot qui bloquera l’ouverture à un certain degré. Ce qui ne serait pas optimal pour tous les usages. 

D’autres détails sont à corriger, plus esthétiques qu’autre chose avec des petits oublis ou ajustements à apporter. Mais l’idée est là et elle est assez sympathique. L’auteur apportera ses améliorations sur son fil Reddit avant de publier les fichiers 3D à imprimer si cela vous intéresse.

Sinon, il est toujours possible d’utiliser un pied à coulisse et un programme de modélisation 3D pour ajuster un smartphone dans un châssis de ce type assez facilement. 

A noter pour finir, l’auteur utilise Obsidian, qui est une suite d’outils assez puissante pour rédiger des notes, des cartes mentales et construire des projets variés. Cette application payante est proposée sur quasiment toutes les plateformes. J’en ai entendu parler à plusieurs reprises, mais je n’ai jamais pris le temps d’essayer. L’idée de pouvoir rédiger et synchroniser mes notes depuis de multiples machines étant pourtant très importante pour mon usage au quotidien. Il faudra que je m’y penche un de ces jours. Rien que pour dessiner des cartes mentales pendant des conférences de presse et reprendre ensuite le fil des idées dans la foulée, cela me parait intéressant. La licence est à 4$ HT par mois, ce qui me fait toujours un peu reculer. Cela parait logique puisque le service offre la synchronisation des fichiers et il faut bien que cela passe par un serveur qui coûte de l’argent, mais accumuler des abonnements a tendance à m’embêter.

Palmatop Computer : un dock clavier pour smartphone E Ink © MiniMachines.net. 2025

  •  

Elegoo Centauri Carbon : une imprimante 3D CoreXY à 329€

Ca y’est, la Elegoo Centauri Carbon est disponible. Et à 329€ ! Voir en fin de billet.

Mise à jour de vacances : Après la Artillery M1 il y a seulement quelques jours, c’est au tour de la Elegoo Centauri Carbon d’être lancée. Et quel lancement, son argument numéro un est son tarif. Un prix promotionnel de 329.99€ qui correspond à une précommande. Un engagement qui s’adosse à une marque présente depuis 10 ans sur le secteur et qui a rencontré quelques grands succès avec de très bons modèles d’imprimantes en filament comme en résine.

Il s’agit encore d’une imprimante CoreXY. Un modèle fermé et rapide qui promet peu ou prou ce que toutes ses consœurs promettent. Imprimer en 3D vite et bien, sans se casser la tête. On n’est toujours pas au niveau d’une imprimante papier parce que des manipulations physiques restent indispensables, mais on s’approche d’une gestion très simple de la réalisation d’objets en 3D.

La Elegoo Centauri Carbon se présente donc comme un petit meuble de 39.8 cm de large pour 40.4 cm de profondeur et 49 cm de haut. Un bébé de 17.5 kg qui s’ouvre sur le devant avec une porte en verre pour pouvoir observer les opérations en cours. Elle propose un plateau qui se déplace en hauteur pendant que la tête bouge sur les deux autres axes, permettant une impression 3D sur un volume cubique de 25.6 cm de côté.

Compatible avec les filaments de tout type (PLA, ABS, PET, TPU, CF…), elle fonctionne de manière quasi entièrement automatisée. L’étalonnage se fait automatiquement, la détection des filaments est possible via un système de profils, on retrouve un système de caméra embarquée pour surveiller les impressions à distance et recevoir des alertes en cas de détection de pépin… Les fonctions de reprise d’impression après une coupure électrique et d’alerte en cas de fin de filament sont présentes et le prix très accessible de la machine ne cache pas de fonctionnalités au rabais.

La nuance face à d’autres marques viendra de la vitesse théorique de la machine. La Elegoo Centauri Carbon grimpe à une vitesse d’impression maximale de 500 mm/s quand la plupart des modèles concurrents annoncent du 600 mm/s. Cette vitesse max n’est, en pratique, jamais atteinte par personne et ne sert qu’à estimer la vitesse d’impression réelle. En pratique, entre ce type d’imprimante et une autre un poil plus rapide, sur une pièce qui mettra 6 heures à être imprimée, il est rare que cette différence se ressente énormément. On parle ici d’un modèle à destination des particuliers et non pas d’un engin professionnel. Si une impression dure 60 minutes au lieu de 50, cela n’a pas vraiment d’impact sur la cible vidée.

Pour le reste, c’est classique avec une extrusion gérée par un système en acier, une tête en métal capable de monter à 320°C, un lit chauffant à 110°C et un plateau magnétique double-face (lisse ou texturé) pour plus de facilité d’emploi. Le montage est super simple puisque tout est prêt. Il n’y a qu’à positionner le petit écran de contrôle qui affichera des menus en français sur ses 4.3 pouces, de décider où vous voulez mettre votre bobine de filament et ôter les éléments qui servent à protéger l’imprimante pendant son transport : mousse, serre-fil et vis de protection.

Une vitre supérieure permet de voir la machine en action

La machine démarre et vous devrez d’abord attendre la fin de l’autocalibration obligatoire de l’engin. C’est un point important. Si cette opération est assez longue et peut prendre un bon quart d’heure, tout sera géré de manière automatique. Le positionnement de la tête sur le plateau et son espacement pour la meilleure impression possible. Rien n’est à réaliser manuellement à ce niveau. Au pire, l’écran proposera de modifier la hauteur du plateau lors de l’impression si vous constatez un souci avec un type de filament particulier, ce qui peut arriver ponctuellement en cas de changement de buse pour un modèle à gros débit ou avec des filaments type CF ou ASA plus capricieux. 

Un élément intéressant est la facilité proposée pour gérer le changement de filament. Lorsque vous demandez à la machine de préparer un changement de matériaux, elle lance alors un protocole complet. Elle va couper le filament utilisé, le rétracter vers la bobine, attendre que vous changiez la bobine, repousser le filament vers la tête et, purger toute seule la tête d’impression pour préparer l’arrivée du nouveau filament.

Un point important par rapport à la concurrence actuelle avec ce modèle, c’est l’absence de gestion multi-filaments pour le moment. Ce qui me conforte dans ma vision d’un engin à destination des particuliers et peut-être d’un apprentissage de l’impression 3D. Si la plupart des imprimantes CoreXY annoncées actuellement suivent le mouvement d’un caisson externe permettant de diriger plusieurs filaments vers leur imprimante, celle-ci reste plus modeste dans ses usages pour ce lancement. Une promesse de la gestion multi-couleurs est faite pour le troisième trimestre 2025 sans être obligatoire. 

L’autre point qui me fait pencher pour un modèle entrée de gamme est la volonté d’Elegoo de cerner l’utilisateur dans un logiciel particulier. Le programme qui va permettre de préparer les fichiers est propriétaire, il s’agit d’un trancheur classique baptisé Elegoo Slicer spécialisé dans la gestion des imprimantes de la marque. Pilotable à distance en Wi-Fi et capable de préparer des fichiers que l’on pourra imprimer via la prise USB Type-C. 

Le logiciel est un dérivé d’Orca Slicer, un logiciel classique du marché. Il a juste été adapté pour rendre la vie des possesseurs d’Elegoo Centauri Carbon plus facile. Les profils proposés sont adaptés et cela rendra les impressions beaucoup plus simples. Il faudra juste veiller à choisir le bon filament pour les réglages et à indiquer quelle face de son plateau magnétique vous utilisez pour lancer une impression.

L’imprimante est relativement silencieuse, parfaitement inaudible lorsqu’elle ne travaille pas, quand elle est juste en veille, au contraire de modèles qui allument en général un douloureux ventilateur pendant les réglages. Elle reste assez calme à l’usage malgré ses cinq ventilateurs. Un système d’extraction d’air avec filtre à charbon est présent pour filtrer l’air en sortie de la machine. Par contre, la chambre d’impression n’est pas chauffée.

La Elegoo Centauri Carbon est une imprimante abordable, proposée à 330€ en précommande, elle va faire tourner pas mal de têtes pour des gens qui ne sont pas encore mis à l’impression 3D par peur de la poussière faute d’un lieu adapté à son usage dans un habitat classique. Ce genre de modèle sera exploitable dans un garage ou un atelier du moment qu’on la laisse un peu à l’écart de machines à bois ou de ponceuses. La poussière pouvant être aspirée par la ventilation. Construire un châssis pour enfermer cet engin reste une bonne solution. C’est aussi un modèle qui pourra être positionné dans un bureau ou une chambre pour peu que l’on dirige son aération externe vers une évacuation extérieure. 

D’un point de vue usage, elle semble très complète et son prix très bas ne cache pas une production au rabais. Si vous ne comptez pas imprimer de modèles multicouleur et que votre exploitation sera très classique, elle n’a rien à envier à d’autres modèles beaucoup plus chers. L’approche logicielle sera limitée par les choix de la marque mais cela apportera du confort aux non bidouilleurs. C’est clairement un modèle pour quelqu’un qui veut se lancer dans l’impression 3D ou qui ne cherchera pas à y passer des heures et des heures mais simplement imprimer des choses de temps en temps. Un outil plus qu’un hobby en quelque sorte.

La Elegoo Centauri Carbon est désormais mise en vente à 349.99€ directement chez le constructeur. Les expéditions ont lieu depuis les entrepôts Européens de la marque.

Voir l’offre chez Elegoo

Geekbuying vient de m’indiquer qu’un stock sur la Elegoo Centauri Carbon est dispnible dans leur entrepôt en Allemagne. L’imprimante y est proposée à 349€ et passe à 329€ avec le code NNNFRECXY sans frais de port et avec une livraison rapide. 

Voir l’offre chez Geekbuying

Elegoo Centauri Carbon : une imprimante 3D CoreXY à 329€ © MiniMachines.net. 2025

  •  
❌