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Après le microdosing, les tech bros américains ont une nouvelle passion : s’injecter des peptides

Seringue

Longtemps cantonnés à la cosmétique, les peptides séduisent désormais les biohackers et une partie de la tech américaine, qui les utilisent par injection au nom de l’auto-optimisation. Entre engouement alimenté par les réseaux sociaux, durcissement réglementaire de la FDA et approvisionnement via des fournisseurs chinois, le phénomène prend de l’ampleur à San Francisco.

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Arrêtez de réfléchir : le secret scientifique pour enfin gagner à pierre-feuille-ciseaux

Vous pensez choisir « Pierre » ou « Ciseaux » totalement au hasard ? Impossible. Votre cerveau, obsédé par vos résultats précédents, vous trahit à chaque manche en cherchant des logiques imaginaires. Des chercheurs révèlent pourquoi cette incapacité biologique à être réellement aléatoire nous rend prévisibles et précipite souvent notre défaite.

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La liste des médicaments à éviter en 2026

108 médicaments, dont 89 commercialisés en France, sont jugés « plus dangereux qu’utiles » par la revue Prescrire pour 2026. Il s’agit de produits d’utilisation courante qui, pour certains, peuvent provoquer des effets indésirables disproportionnés et pour d’autres, de graves conséquences allant de l’hospitalisation au décès.

© Rapisan John / john9595 - stock.adobe.com

La liste noire des médicaments pour 2026
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L'épidémie de grippe continue sa progression, pression accrue sur l’hôpital

Lors de la semaine achevée le 28 décembre, la grippe a progressé «dans l’ensemble des régions, toutes en épidémie», sauf La Réunion, a précisé l’agence sanitaire dans son point hebdomadaire.

© Hannah MCKAY / REUTERS

En ville, l’épidémie grippale est en revanche globalement «modérée», avec des évolutions divergentes selon l’âge. (Image d’illustration)
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Grippe: «Il est encore temps de se faire vacciner», affirme la ministre de la Santé

Stéphanie Rist assure que la grippe en France «est en phase d’arriver» à son pic, alors que les chiffres publiés par l’agence Santé publique France montrent une intensification de l’épidémie.

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Le pic épidémique devrait être atteint la dernière semaine de 2025 (72,5% de probabilité) sinon lors des premiers jours de 2026 (22,5%), a estimé l’institut. (Illustration). 
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L’épidémie de grippe continue de s’intensifier en France, le pic probablement imminent

Depuis plusieurs semaines, l’épidémie de grippe saisonnière a gagné toute la métropole. Elle frappe aussi l’essentiel des régions outre-mer à part la Réunion, mais celle-ci, déjà frappée par une première vague, semble aussi menacée par une reprise.

© Hannah MCKAY / REUTERS

Plus de 17.000 décès causés par a grippe ont été recensés durant la saison 2024/2025. 
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Jeûne et cancer : le piège des gourous

« Affamer la tumeur », jeûner pour « mieux supporter la chimio »… Depuis quelques années, des naturopathes et des influenceurs sans scrupules présentent le jeûne comme un allié, voire même comme une solution miracle face au cancer. Aujourd’hui, le danger ressurgit, car une nouvelle étude prometteuse pourrait être instrumentalisée par ces thérapeutes autoproclamés.

Le consensus médical est sans appel : ni l’Institut national du cancer (INCa) ni les experts en nutrition ne recommandent le jeûne ou les régimes restrictifs. Aucun bénéfice thérapeutique n’a été démontré chez l’homme, alors que les risques, eux, sont tragiquement documentés : dénutrition sévère, sarcopénie (fonte musculaire) et chute de la tolérance aux traitements. Les gourous de la « détox » profitent pourtant du flou de certaines recherches préliminaires pour faire croire que le jeûne peut remplacer la médecine.

L’affaire Éric Gandon, ce naturopathe mis en examen en 2023 pour homicide involontaire après plusieurs décès lors de stages de « jeûne hydrique », illustre jusqu’où peut aller l’emprise. À l’instar de Thierry Casasnovas ou de feu Irène Grosjean, ces figures ont bâti leur influence sur le rejet de la médecine, provoquant des pertes de chance vitales. Malheureusement, leurs idées se sont diffusées dans la société, à tel point qu’aujourd’hui, la question de l’efficacité du jeûne revient très souvent en consultation.

Une étude prometteuse…

Pourtant, une étude parue dans la revue de référence Nature apporte de nouveaux éléments, qui pourraient, au premier abord, sembler aller dans leur sens. Mais ses résultats sont très ciblés. Elle ne concerne qu’un cas bien particulier : les cancers du sein sensibles aux hormones, pour lesquels les patientes suivent un traitement hormonal spécifique.

En testant le jeûne sur des souris, les chercheurs ont découvert un mécanisme surprenant : le manque de nourriture provoque un pic de cortisol, l’hormone du stress. Ce cortisol agit comme un interrupteur qui « reparamètre » les cellules cancéreuses : il éteint les gènes qui les font grandir et allume ceux qui freinent leur multiplication. Résultat ? Le traitement classique devient plus efficace. Mieux encore, les scientifiques ont réussi à obtenir un effet similaire sans faire jeûner les animaux, simplement en utilisant un médicament à base de cortisone. Si ces résultats sont passionnants, attention à ne pas en tirer des conclusions trop vite, ou à les généraliser.

… mais limitée

Encore une fois, le processus n’est valable que pour une forme précise de cancer du sein. Pour d’autres types, activer cet interrupteur biologique pourrait être dangereux et accélérer la progression de la tumeur.

L’essentiel de la démonstration repose sur des souris. Chez les patientes, les données restent trop limitées : on observe des changements biologiques, mais rien ne prouve encore que cela augmente les chances de guérison.

L’hormonothérapie dure souvent entre 5 et 10 ans. Imposer des cycles de jeûne répétés sur une période aussi longue est physiquement épuisant et presque impossible à tenir pour les patientes au quotidien.

L’étude suggère que des médicaments (corticoïdes) pourraient imiter l’effet du jeûne. Mais, utilisés sur le long terme, ils entraînent des effets secondaires lourds : fonte musculaire, fragilité des os et baisse des défenses immunitaires.

Enfin, le point le plus critique est le risque vital de dénutrition. Le jeûne peut provoquer une perte de poids et de muscle (sarcopénie) qui affaiblit le corps face à la maladie. Un patient dénutri tolère moins bien ses traitements, ce qui diminue ses chances de s’en sortir.

À ce jour, aucun organisme officiel, comme le réseau NACRe, ne recommande le jeûne. Ces pistes de recherche doivent impérativement rester dans le cadre d’essais cliniques encadrés par des médecins.

Attention aux fausses promesses

Il faut rester vigilant : certains charlatans vont sans doute utiliser le nom prestigieux de la revue Nature pour prétendre que « le jeûne guérit le cancer ». Un slogan mensonger. Ces vendeurs d’espoir construisent leur business sur la détresse de patients prêts à tout pour guérir. La réalité scientifique est beaucoup, beaucoup plus nuancée, et c’est cette nuance qui protège les malades. Transformer une hypothèse de laboratoire en certitude commerciale est une dérive grave. En attendant des preuves solides chez l’homme, les faits sont clairs : cette étude ne justifie ni le jeûne à domicile, ni l’arrêt des traitements classiques. Le meilleur conseil reste le plus simple : une alimentation équilibrée et suffisamment riche en protéines. C’est cet apport nutritionnel qui permet de maintenir la masse musculaire, de limiter la fatigue et d’aider l’organisme à mieux tolérer les thérapies classiques.

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Grippe : un « fort impact » anticipé sur les hôpitaux pendant les vacances de Noël, selon des projections inédites

L’ensemble de l’Hexagone est désormais en phase épidémique pour la grippe et le pic est attendu autour de Noël, avec une pression hospitalière appelée à s’accentuer pendant les congés de fin d’année.

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Le pic de l’épidémie grippale est, à ce stade, attendu plutôt dans la semaine de Noël. (Image d’illustration)
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DNC : la détresse agricole, vache à lait des complotistes

Entre expression du profond malaise du monde agricole, récupération politique et délires complotistes alimentés par les réseaux sociaux, la crise de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) est devenue un cas d’école de tous les travers de l’époque.

La dermatose nodulaire contagieuse est une maladie virale hautement contagieuse qui affecte exclusivement les bovins. Causée par un poxvirus apparenté à une variole bovine, elle se manifeste par des nodules cutanés douloureux, une fièvre élevée, une baisse d’état général et, dans certains cas, la mort, celle-ci pouvant toucher entre 5 % et 10 % des bêtes affectées, avec une morbidité capable d’atteindre les 40 %. Elle a logiquement d’importantes conséquences économiques, provoquant une chute violente de la production laitière et une impossibilité de valoriser le cuir des animaux. Elle est également assez sournoise du fait de sa longue période d’incubation, de 15 à 28 jours. Cette affection n’est pas une zoonose : elle ne se transmet pas à l’humain, ni par contact direct ni par consommation de viande ou de lait.

Hélas, il n’existe aucun traitement curatif, contrairement à ce que certaines fake news prétendent, ce sur quoi nous reviendrons. La transmission repose principalement sur des déplacement d’animaux et des insectes tels que les moustiques, le stomoxe ou les taons (et non les mouches communes, contrairement à certaines idées diffusées). Si ces deux derniers ne se déplacent que très rarement sur de longues distances, surtout par temps froid, les moustiques, favorisée par un climat doux et humide, sont les grands suspects pour la dissémination entre les fermes.

En France, le premier foyer a été détecté le 29 juin 2025 en Savoie. À ce jour, 113 foyers ont été confirmés dans onze départements, avec des cas récents dans l’Aude, marquant une extension. Plus de 3 000 bovins ont été euthanasiés sur un cheptel national de 16 à 17 millions de têtes. Outre les pertes économiques, les conséquences sont multiples, notamment psychologiques pour des éleveurs déjà en difficulté et inquiets, qu’importe qu’ils aient raison ou tort quant aux conséquences de traités, comme le Mercosur, ou des importations venant d’Europe de l’Est sur leur activité. Et comme l’a expliqué sur X notre contributeur, le Dr Jérôme Barrière : « Si cela suscite autant de mobilisation chez les éleveurs, c’est qu’avec l’abattage d’un troupeau entier, des années de sélection génétique sont anéanties. Et, parmi ces animaux, il peut aussi exister des races rares ou des lignées précieuses qui pourraient disparaître. Sans parler de l’impact humain : le traumatisme psychologique est réel. » Car oui, pour les agriculteurs, voir leurs animaux, avec lesquels ils entretiennent une relation quasi fusionnelle, être euthanasiés est bien plus qu’un crève-cœur. Or, même si un vaccin existe, l’abattage après contamination et les restrictions de mouvement sont les seules réponses pouvant être apportées. Et elles laissent toujours des traces indélébiles dans la psyché des éleveurs.

Une stratégie contestée et pourtant… indispensable

La stratégie française, alignée sur les règlements européens, combine abattage systématique des unités épidémiologiques infectées, zonage strict et vaccination obligatoire autour des foyers. Ce qui a permis une contention initiale efficace dans les régions alpines, la Savoie étant désormais sauvée de ce fléau. Elle se double d’indemnisations à 100 %, d’avances rapidement dispensées et d’un soutien psychologique. Non sans quelques rigidités qui alimentent la grogne, comme en ont témoigné les blocages d’autoroutes et les manifestations de ces derniers jours, ayant conduit à des affrontements violents avec des forces de l’ordre parfois dépassées et à des réactions brutales. Des syndicats comme la Coordination rurale et la Confédération paysanne dénoncent des abattages excessifs, y compris sur des troupeaux vaccinés (dus à une incubation préexistante), et plaident, à tort, pour celui des seuls animaux en apparence malades, ce qui pourrait être trompeur. Face à une mobilisation exacerbée par des motifs souvent plus politiques que scientifiques, le gouvernement tente de s’ouvrir au dialogue, étend les zones de vaccination et envisage des ajustements, tout en maintenant que l’abattage reste indispensable pour éviter une propagation endémique.

Ailleurs, l’herbe n’est pas plus verte

J’approfondis

Que dit la science ?

La question a été largement traitée sur X par un vétérinaire tenant le compte Dr Toudou, vu plus de deux millions de fois et relayé par nombre de ses confrères. Il a fait le point, non sans exaspération, sur le chaos informationnel des réseaux sociaux à ce propos, avant de structurer son intervention en décrivant la nature de la maladie et d’en détailler les symptômes avec une précision clinique, tout en rappelant que le vrai fléau réside dans les retombées économiques. Il a ensuite balayé les illusions thérapeutiques qui circulent en ligne, rappelant l’impossibilité de guérison et l’inefficacité de remèdes tels que l’ivermectine ou la fleur de Bach. Pour illustrer l’urgence, il a comparé la situation au Covid-19, mais en « 100 fois pire », en raison de trois obstacles majeurs. D’abord, la transmission vectorielle : le virus ne se propage pas simplement par contact, mais via des insectes, rendant les quarantaines illusoires. Ensuite, le temps d’incubation prolongé permet au virus de se disséminer discrètement avant l’apparition des symptômes. Enfin, la morbidité variable entretient un redoutable flou statistique. Face à ce tableau, le vétérinaire expose les solutions, associant deux mesures complémentaires correspondant aux préconisations de l’État : l’abattage total des troupeaux infectés et la vaccination ciblée. À l’échelle du pays, une vaccination généralisée est prématurée, car elle épuiserait les doses et les ressources humaines et bloquerait les exportations indispensables à la survie du secteur. Un plaidoyer pour la raison face à la panique, soulignant que ces mesures, bien que déchirantes, sont le fruit d’études et de spécialistes, non d’un caprice administratif. Des propos indispensables tant cette crise attise les saillies complotistes et la récupération politique.

La DNC ? « Nous sachons ! »

La DNC agit comme un aimant irrésistible pour les mouvances complotistes et antivax, offrant un narratif qui s’inscrit dans l’actuelle défiance envers les institutions sanitaires et l’État, entretenue par les réseaux sociaux, les intérêts politiques et les ingérences étrangères. Ce que le spécialiste de ces questions, David Colon, a analysé, ayant établi qu’au « moins 16 sites de médias fictifs francophones du réseau Storm-1516 affilié au Kremlin cherchent depuis jeudi dernier à amplifier en ligne le mouvement des agriculteurs ». Les abattages systématiques sont dépeints non comme une nécessité épidémiologique, mais comme une punition arbitraire contre les ruraux, un « génocide bovin » orchestré pour des motifs occultes. La vaccination, pourtant complémentaire et désormais élargie à près d’un million de doses en Occitanie et en Nouvelle-Aquitaine, est elle-même diabolisée, étant présentée comme un « poison expérimental » ou un « cheval de Troie » des laboratoires pharmaceutiques. L’État, accusé d’autoritarisme pur, devient le complice d’une Union européenne vue comme un marionnettiste distant, imposant des protocoles uniformes au mépris des réalités locales.

Ce cocktail émotionnel se fait l’écho des controverses nées durant la pandémie de Covid, où les mêmes acteurs – antivax, souverainistes et ultradroitiers, souvent pro-Kremlin – avaient prospéré sur des théories de « grand reset » ou de « vaccins tueurs ». La crise agricole cumulée (Mercosur, FCO, hausse des coûts) et la défiance post-Gilets jaunes transforment une maladie en symbole d’une « guerre contre les paysans ». Comme l’a analysé Emmanuelle Ducros dans L’Opinion, les réseaux sociaux se muent en « torrents d’émotions et de fake news », où des images chocs – charges policières devant une ferme ariégeoise le 9 décembre, euthanasies filmées en direct – « galvanisent tout ce que la France compte d’antisystèmes », parasitant le débat rationnel et amplifiant une colère légitime en furie populiste.

Ces visuels viraux, souvent décontextualisés ou manipulés (comme une photo générée par IA relayée par des comptes complotistes pour illustrer de prétendus « abattages secrets »), transforment une mesure sanitaire en scandale moral, pour maximiser les vues.

Comme le rappelle le Dr Jérôme Barrière, les mêmes comptes qui, en 2020-2022, propageaient des rumeurs sur les « puces 5G » dans les vaccins humains se reconvertissent aujourd’hui en « défenseurs des vaches ». Sans compter les théories dénonçant un virus « fabriqué en labo » pour justifier le Frexit (cherchez le rapport…). Sur X, l’analyse des contenus viraux confirme cette dérive. Selon des observations partagées par des fact-checkers, comme Raphaël Grably, sur les vingt-sept tweets les plus partagés (plus de 2 000 retweets chacun), vingt-deux émanent de comptes affiliés à l’ultra-droite, aux mouvances antivax, pro-Kremlin ou complotistes, transformant une crise sanitaire agricole en champ de bataille informationnel.

Cette attractivité s’explique aussi par la porosité des sphères. Certains Gilets jaunes ruraux, déjà échaudés par les ZAD et la taxe carbone, se croisent avec des antivax urbains, créant un front hybride où la science est reléguée au rang de « narratif élitiste ». Des opportunistes politiques, inexistants en dehors des réseaux, comme Nicolas Dupont-Aignan ou Florian Philippot, en tirent profit en titrant « DNC : L’AVEU ! », accusant l’UE de vouloir « réduire massivement notre cheptel » via des abattages « imposés ».

De même, des rumeurs comme celle des « 70 vétérinaires radiés pour refus d’abattage », démentie le 15 décembre par le préfet de l’Ariège, se propagent comme une traînée de poudre, accusant un « État totalitaire » de museler les « lanceurs d’alerte ».

Au-delà des fake news, cette attraction révèle une stratégie plus large, également alimentée par le RN et LFI, exploitant la vulnérabilité rurale pour élargir l’audience complotiste en liant la DNC à un « agenda vert » imaginaire ou à des théories globalistes (Bill Gates et les « steaks artificiels »).

Ces convergences, amplifiées par des bots et des groupes Telegram, menacent non seulement l’éradication de la maladie, mais aussi la cohésion sociale.

Récupération politique : les municipales en ligne de mire

L’extrême droite, Rassemblement national en tête, joue un rôle central dans cette instrumentalisation, en dénonçant un « scandale vaccinal » et une gestion « inhumaine » des abattages pour consolider son ancrage dans les campagnes. Après avoir obtenu des scores records lors des européennes de 2024, le RN multiplie les déclarations incendiaires pour capter le vote des éleveurs désemparés. Certains de ses députés, comme Laurent Jacobelli ou Sébastien Chenu, ont relayé des images d’abattages, accusant l’État de « sacrifier l’agriculture française sur l’autel de Bruxelles », dans une rhétorique anti-UE qui fait écho à leur programme. Cette stratégie vise non seulement à déstabiliser le gouvernement, mais aussi à préparer le terrain pour les municipales de mars 2026, où le RN espère conquérir des mairies rurales en Occitanie et dans les Alpes, régions touchées par la DNC. Reconquête, de son côté, amplifie ce narratif en liant la crise à un « complot mondialiste » contre la souveraineté alimentaire, relayant des théories conspirationnistes sur les vaccins bovins pour mobiliser un électorat ultraconservateur.

De l’autre côté de l’échiquier, La France insoumise illustre la jonction entre les extrêmes en qualifiant la politique d’abattage de « mortifère » et d’« écocide sanitaire », dans une ligne qui s’inscrit dans son combat pour une agriculture paysanne et écologique, sans que l’on comprenne bien le rapport entre les deux. Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l’Assemblée, a ainsi interpellé la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, lors d’une séance de questions au gouvernement, exigeant une « suspension immédiate des abattages » et une « vaccination massive et gratuite » pour tous les troupeaux, accusant le pouvoir d’une « gestion libérale qui privilégie les exportations au bien-être animal et humain ». LFI tente ainsi de concurrencer le RN sur son terrain. À l’approche des municipales, les insoumis visent des alliances locales avec des listes citoyennes ou écologistes dans des communes agricoles touchées par la DNC.

Enfin, les syndicats agricoles jouent un rôle idéologique essentiel dans cette récupération, en servant de courroie de transmission entre la base paysanne et les partis politiques. La FNSEA, syndicat majoritaire, défend une ligne modérée, soutenant les abattages comme un « mal nécessaire » pour préserver les exportations et le statut indemne de la France, tout en réclamant davantage d’indemnisations et de vaccins – une position qui l’expose aux accusations de « collaboration » avec le gouvernement. À l’opposé, la Coordination rurale, ancrée à droite, voire à l’extrême droite, et entretenant des liens avec le RN, mène une contestation virulente contre les « abattages barbares » et l’UE, appelant à des blocages radicaux pour « sauver nos vaches et notre indépendance ». Lui emboîtant le pas, la Confédération paysanne, d’inspiration altermondialiste et proche de LFI, critique une « politique industrielle mortifère » qui privilégie les gros élevages au détriment des petits, plaidant pour une vaccination généralisée et des traitements alternatifs. Ces deux syndicats, prétendument aux antipodes idéologiquement, ont formé une coalition temporaire, comme l’illustre leur appel commun à des mobilisations. Cette convergence cynique, rare dans l’histoire syndicale agricole, souligne comment la DNC devient un catalyseur de défiance, au risque de fragiliser davantage une filière déjà exsangue.

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? En test, un vaccin universel contre le cancer montre une efficacité exceptionnel

😮
« L'un des avantages de cette technologie est sa flexibilité. Plutôt que de dépendre d'antigènes spécifiques pour chaque cancer, qui nécessitent des analyses génomiques approfondies, les chercheurs ont testé une version utilisant des lysats tumoraux. Cette approche a donné des taux de rejet élevés: 88 % pour le cancer du pancréas, 75 % pour le cancer du sein et 69 % pour le mélanome. »
(via https://lehollandaisvolant.net/?id=20251213182320)
(Permalink)
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Sécurité sociale : l’Europe au banc d’essai

Après les retraites, la sécu.
La France face à ses concurrents, deuxième volet de notre comparatif européen. Huit pays, huit systèmes. Les modes de financement et fonctionnement des sécurités sociales de la plupart de nos plus proches voisins du continent, Royaume-Uni compris, passés au banc d’essai, selon neuf critères. La semaine prochaine, focus sur l’assurance chômage, selon le même processus.

La sécu ! En France, comme ailleurs en Europe, elle représente le pilier de la protection sociale depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Mais partout, elle fait face à des défis croissants dans un contexte de vieillissement, de tensions budgétaires et d’inégalités régionales persistantes. En 2023, les dépenses sociales publiques dans l’Union européenne ont atteint en moyenne 28 % du PIB, avec une hausse notable des investissements en santé et en soins de longue durée pour répondre à l’augmentation de l’espérance de vie qui avoisine désormais 81 ans en moyenne.

Les pays nordiques misent sur un modèle fiscal généreux favorisant les services universels, tandis que les systèmes allemands et français reposent sur des cotisations sociales paritaires, et que le Royaume-Uni opte pour un service public centralisé, hélas sous pression. Cette diversité révèle une tendance commune matérialisée par une augmentation des coûts de 3 à 5 % par an, mais aussi par des disparités en termes d’accès aux soins, avec des co-paiements plus élevés dans le sud de l’Europe comme en Italie ou en Espagne.

Notre pays, souvent mythifié comme disposant du « meilleur système de santé du monde », cache en réalité des fragilités. Il déplore de nombreux déserts médicaux, une lourde dette de la Sécurité sociale, et une efficacité contestée par des classements internationaux comme celui de la Commission européenne, qui le place au milieu du peloton pour la qualité de ses soins primaires. La générosité française pèse sur la compétitivité sans toujours se traduire par la qualité des services, ni en termes d’espérance de vie en bonne santé. D’où notre « étonnement » face à la récente déclaration de Jean-Luc Mélenchon sur LCI : « Nous ne sommes pas le pays le plus taxé du monde : ce n’est pas vrai ! Notre Sécurité sociale coûte 5 fois moins cher que n’importe quel système assurantiel ». Un mensonge lunaire, faisant probablement référence aux modèles privés américains. Nos dépenses totales de protection sociale s’élèvent en réalité à 31,6 % du PIB en 2022, contre une moyenne de 21 % dans l’OCDE. Cette sortie ignore que la générosité française coûte cher précisément parce qu’elle est publique et universelle, contrairement aux États-Unis où 28 millions de personnes restent non assurées. Elle omet aussi que notre système repose sur des cotisations sociales parmi les plus élevées d’Europe, contribuant à un taux de prélèvements obligatoires de 45 % du PIB, deuxième plus haut de l’OCDE.

Ce débat pose finalement la question essentielle sur cette fameuse sécu. Comment concilier protection accrue et soutenabilité budgétaire dans un Europe où les déficits sociaux menacent la croissance ?

Les neuf critères de comparaison et leurs sources principales

  1. Couverture santé universelle : mesure l’accès à l’assurance maladie pour la population. OCDE Health at a Glance 2023
  2. Dépenses de santé totale en % du PIB (2023) : évalue l’effort budgétaire public dédié à la santé. Eurostat Healthcare Expenditure 2023
  3. Part des paiements directs en santé (2023) : indique le poids financier réellement supporté par les ménages. Our World in Data 2023
  4. Taux de remplacement des indemnités journalières de maladie (brut, ouvrier moyen, 2023) : quantifie la générosité pour les arrêts maladie courts. OCDE Health at a Glance 2023
  5. Taux de remplacement des prestations d’invalidité (brut, ouvrier moyen, 2023) : mesure le soutien pour les incapacités permanentes. OCDE Pensions at a Glance 2023
  6. Durée du congé maternité payé (en nombre de semaines, 2023). World Bank Gender Data 2023
  7. Dépenses de soins de longue durée en % du PIB (2021) : reflète l’investissement pour les personnes dépendantes. OCDE Health at a Glance 2021
  8. Le déficit ou l’excédent de chaque système. OCDE Health at a Glance Europe 2024 et sources nationales hétérogènes
  9. Le classement de la qualité des soins. Celui-ci est fondé sur une synthèse de trois index. Le Legatum Prosperity Index, le Commonwealth Fund Mirror Mirror et le Numbeo Health Care Index

France : un universalisme généreux mais sous tension

  • Couverture santé universelle : La Sécurité sociale couvre 99 % de la population via la branche maladie, complétée par des mutuelles obligatoires pour 90 % des assurés. Et protection des plus précaires via la CMU-C.
  • Dépenses de santé totales en % du PIB : 11,5 %, très élevé. L’État et les cotisations financent massivement hôpitaux et consultations, pesant sur les déficits.
  • Part des paiements directs en santé : 9 %, parmi les plus bas. Les Français paient peu de leur poche grâce à des remboursements de 70 à 100 %.
  • Taux de remplacement des indemnités journalières de maladie : 50 %, modéré après carence. Mais avec un plafond bas, quand il n’est pas compensé par un maintien de salaire à la charge de l’employeur.
  • Taux de remplacement des prestations d’invalidité : 50 %, complété par aides. La pension d’invalidité couvre la moitié du salaire précédent, plus l’AAH pour les plus pauvres.
  • Durée du congé maternité payé : 16 semaines à 100 %, incluant les trois semaines prénatales.
  • Dépenses de soins de longue durée en % du PIB : 1,5 %, en hausse modérée.
  • Déficit du système de santé : -13,8 Milliards d’euros pour la branche maladie en 2024. Le plus important.
  • Classement de la qualité des soins : 6ème (sur 8) Note 75/100

Allemagne : un équilibre paritaire robuste

  • Couverture santé universelle : via les assurances mutualistes. 90 % des Allemands sont couverts par des caisses maladie publiques, avec choix libre. Mais les complémentaires privées creusent des inégalités pour les hauts revenus.
  • Dépenses de santé totales en % du PIB : 11,7 %, le plus important. Les cotisations paritaires financent un système ambulatoire fort, évitant la sur hospitalisation. Mais les hausses de cotisations pèsent sur les salaires.
  • Part des paiements directs en santé : 10,7 %, bien maîtrisée. Les franchises annuelles limitent les dépenses personnelles.
  • Taux de remplacement des indemnités journalières de maladie : 100 %, plein salaire initial. L’employeur paie 100 % les six premières semaines, puis la caisse 70-90 %. Protecteur.
  • Taux de remplacement des prestations d’invalidité : 66 %. Les pensions couvrent deux tiers du salaire, avec rééducation obligatoire.
  • Durée du congé maternité payé : 14 semaines à 100 % pour pères et mères.
  • Dépenses de soins de longue durée en % du PIB : 1,6 %. L’assurance dépendance couvre domicile et institutions, soulageant les familles.
  • Déficit du système de santé : -6,2 Milliards d’euros pour l’assurance maladie statutaire en 2024. Les caisses font face à une hausse des coûts de 6,8 % supérieure à celle des revenus, menant à des cotisations supplémentaires.
  • Classement de la qualité des soins : 4ème (sur 8) Note 77/100

Italie : un système public sous pression régionale

  • Couverture santé universelle : Via service national. Il couvre tous les résidents pour soins essentiels, mais des disparités Nord-Sud persistent ; cela garantit l’accès, mais les listes d’attente freinent l’efficacité.
  • Dépenses de santé totales en % du PIB : 9,0 %. Stable mais tendu. Le financement public priorise les hôpitaux, avec coupes budgétaires récurrentes. Insuffisant face au vieillissement.
  • Part des paiements directs en santé : 22,3 %, le plus élevé du groupe. Les Italiens payent cher pour les médicaments et les spécialistes, aggravant les inégalités.
  • Taux de remplacement des indemnités journalières de maladie : 50-66 %, progressif. Décent pour les courts arrêts, mais la durée limitée (180 jours max) pousse à un retour rapide.
  • Taux de remplacement des prestations d’invalidité : 60 %, moyen avec contrôles. Les fraudes passées ont conduit à durcir les critères.
  • Durée du congé maternité payé : 21 semaines à 80 %. Les mères ont cinq mois payés, plus options parentales ; c’est généreux pour booster la natalité basse.
  • Dépenses de soins de longue durée en % du PIB : 1,4 %. Les régions gèrent les aides à domicile, complétées par le réseau familial.
  • Déficit du système de santé : non spécifié nationalement, mais sous-financement de 43 Milliards d’euros par rapport à la moyenne européenne.
  • Classement de la qualité des soins : 8ème (sur 8) Note 70/100

Espagne : en progrès

  • Couverture santé universelle : système national décentralisé. Il couvre 99 % de la population via les régions, gratuit pour l’essentiel.
  • Dépenses de santé totales en % du PIB : 9,5 %.
  • Part des paiements directs en santé : 21 %, en diminution, soulageant un peu les ménages ; même si le coût reste élevé, surtout pour les maladies chroniques.
  • Taux de remplacement des indemnités journalières de maladie : 60-75 %, par convention. Variable selon les secteurs, souvent 75 % ; c’est flexible, protégeant les travailleurs précaires, courants en Espagne.
  • Taux de remplacement des prestations d’invalidité : 60 %, réformé récemment.
  • Durée du congé maternité payé : 16 semaines à 100 %. Égal pour les deux parents depuis 2021.
  • Dépenses de soins de longue durée en % du PIB : 0,7 %, le plus bas. Régional et sous-financé, reposant sur les familles.
  • Déficit du système de santé : Les régions gèrent les dépenses en hausse (santé +14,9 %), mais le système national reste proche de l’équilibre grâce à un rebond de la croissance.
  • Classement de la qualité des soins : 7ème (sur 8) Note 75/100

Suède : exemplaire

  • Couverture santé universelle : Les comtés la financent via les impôts. Avec une importante gestion numérique. Gratuité quasi-totale.
  • Dépenses de santé totales en % du PIB : 11,2 %, haut et efficient avec un effort de prévention. Une santé publique de premier plan.
  • Part des paiements directs en santé : 13,4 %, plafonné annuellement. Co-paiements max 1 200 €/an.
  • Taux de remplacement des indemnités journalières de maladie : 80 %. Haut niveau.
  • Taux de remplacement des prestations d’invalidité : 64 %, avec rééducation. Excellent pour les handicapés, avec soutien psychosocial.
  • Durée du congé maternité payé : 16 semaines (stricte), plus parental. Égalitaire, pour booster la natalité.
  • Dépenses de soins de longue durée en % du PIB : 3,4 %, leader nordique. Les services gratuits à domicile dominent.
  • Déficit du système de santé : -20 milliards de couronnes suédoises (environ -1,8 milliards d’euros) pour les régions en 2024.
  • Classement de la qualité des soins : 3ème (sur 8) Note 80/100

Danemark : la flexisécurité en action

  • Couverture santé universelle : Payée par l’impôt et décentralisés via les municipalités.
  • Dépenses de santé totales en % du PIB : 10,5 %, équilibré.
  • Part des paiements directs en santé : 14 %. Soins majoritairement gratuits ; protège les plus vulnérables, mais avec des plafonds.
  • Taux de remplacement des indemnités journalières de maladie : 100 %, jusqu’à 22 semaines. Plein salaire et flexisécurité poussant au retour à l’emploi.
  • Taux de remplacement des prestations d’invalidité : 60 %.
  • Durée du congé maternité payé : 18 semaines à 100 %. Plus parental partagé.
  • Dépenses de soins de longue durée en % du PIB : 2,9 %, avec maintien à domicile fort.
  • Déficit du système de santé : non spécifié, mais dépenses en hausse de 4 % sans alerte de déséquilibre.
  • Classement de la qualité des soins : 2ème (sur 8) Note 83/100

Pays-Bas : assurance privée obligatoire

  • Couverture santé universelle : Privée mais régulée. Assurances obligatoires couvrent tous, choix libre ; compétitif, mais lourdeurs administratives.
  • Dépenses de santé totales en % du PIB : 10,2 %. Des subventions assurent l’équité pour une haute qualité de soins.
  • Part des paiements directs en santé : 13 %, couvert par les assurances. Franchises modérées ; accessibles, via concurrence.
  • Taux de remplacement des indemnités journalières de maladie : 70 %, par employeur. Public après deux ans.
  • Taux de remplacement des prestations d’invalidité : 75 %, haut. Généreux, mais avec contrôles stricts.
  • Durée du congé maternité payé : 16 semaines à 100 %. Plus six pour les pères.
  • Dépenses de soins de longue durée en % du PIB : 3,5 %.
  • Déficit du système de santé : le mix public-privé maintient l’équilibre, malgré l’augmentation des soins de longue durée.
  • Classement de la qualité des soins : 1er (sur 8) Note 83/100

Royaume-Uni : un National Health Service (NHS) sous-financé

  • Couverture santé universelle : Centralisée. Le NHS couvre tous, gratuitement. Mais files d’attente critiques et soins de qualité inégale.
  • Dépenses de santé totales en % du PIB : 10,0 %. Budget NHS tendu post-Brexit et manque de personnel.
  • Part des paiements directs en santé : 15 %. Mais dentaire/optique payants ; inéquitable pour bas revenus.
  • Taux de remplacement des indemnités journalières de maladie : 20-30 %, très bas
  • Taux de remplacement des prestations d’invalidité : 40 %, critique.
  • Durée du congé maternité payé : 39 semaines. Favorables aux familles monoparentales.
  • Dépenses de soins de longue durée en % du PIB : 1,2 %, sous-financé.
  • Déficit du système de santé : -787 livres (-930 millions d’euros)
  • Classement de la qualité des soins : 5ème (sur 8) Note 76/100

La France n’est plus un modèle

La France dépense plus que presque tous ses voisins (11,5 % du PIB en santé publique, 31 % au total pour la protection sociale) mais accumule des déficits records (−13,8 milliards d’euros pour la seule branche maladie en 2024), creuse la dette et n’obtient ni l’accès ni la qualité de soins des meilleurs élèves du continent. Au surplus, indépendamment des critères analysés, 9 % de la population vit dans un désert médical, contre moins de 5 % au Danemark, en Suède ou aux Pays-Bas. Les délais explosent, les urgences saturent et les inégalités territoriales s’aggravent, alors que les indemnités maladie et invalidité sont parmi les moins généreuses d’Europe occidentale et l’espérance de vie en bonne santé inférieure à celle des pays nordiques. Bref, nous payons le prix fort pour un système qui protège moins bien les plus vulnérables qu’on ne le prétend, entretient des rigidités coûteuses et refuse les réformes qui ont permis à l’Allemagne, aux Pays-Bas ou au Danemark d’allier générosité réelle, accès rapide et bonne gestion. Sans changement profond, notre modèle continuera de s’enfoncer dans une spirale de dépenses incontrôlées et de promesses non tenues.

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