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73 milliards d’euros : voici le prix des 6 nouveaux réacteurs nucléaires EPR2 prévus en France

Le conseil d’administration d’EDF a validé le devis prévisionnel du programme de construction de six réacteurs nucléaires de nouvelle génération. Une estimation à 72,8 milliards d’euros, qui sera soumise à un audit gouvernemental début 2026, dans l’attente d’une décision finale d’investissement.

EDF a présenté, le 17 décembre, à son conseil d’administration un devis prévisionnel chiffré à 72,8 milliards d’euros pour la construction des six futurs réacteurs EPR2 sur les sites de Penly, Gravelines et Bugey. Ce montant, exprimé dans les conditions économiques de 2020, est supérieur de 5 milliards à la précédente estimation, qui s’élevait à 67,4 milliards d’euros. Il a tout de même été validé par le conseil, et sera examiné au premier trimestre 2026 par la délégation interministérielle au nouveau nucléaire (DINN).

S’il est tenu, ce qui est loin d’être garanti, ce nouveau montant établirait le coût du mégawatt de puissance installée du nouveau nucléaire (9 900 MW au total) à 7,3 millions d’euros. À titre de comparaison, c’est significativement plus élevé que le parc éolien en mer de Saint-Nazaire (480 MW), qui affiche un coût de 4,2 millions d’euros par mégawatt installé, ou de la centrale solaire de Cestas (300 MW) et ses 1,2 million par mégawatt. Le service rendu n’est toutefois pas identique : les réacteurs nucléaires produisent en fonction de la demande du réseau électrique, alors que l’éolien et le solaire ne produisent qu’en fonction des conditions météorologiques.

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Un financement d’État qui doit encore être validé par l’Europe

Le financement de ce programme pharaonique reposera sur un dispositif d’aide publique inédit, qui doit encore être approuvé par la Commission européenne. Trois mécanismes sont prévus : un prêt à taux zéro couvrant au minimum la moitié des coûts de construction, un contrat pour différence (CfD) sur quarante ans garantissant la rentabilité du projet, et enfin un partage des risques entre l’État et l’électricien public. La décision finale d’investissement, conditionnée au feu vert de Bruxelles, est attendue pour la fin 2026. D’ici là, l’audit de la DINN permettra de valider ou non le réalisme de ce budget.

Le premier EPR de la centrale nucléaire de Penly ne devrait entrer en service qu’en 2038. Les unités suivantes seront ensuite mises en exploitation par paires, avec un espacement de douze à dix-huit mois entre chaque mise en service. Cette cadence permettrait de capitaliser sur l’expérience acquise et d’optimiser les processus de construction.

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Ce climatiseur réversible à moins de 250 € peut vous chauffer sans vous ruiner

Le site espagnol de matériel à prix bas PC Componentes met en vente un climatiseur réversible monosplit à un prix extrêmement bas de 249,99 €. Ce modèle premier prix rebadgé de la marque inconnue Origial propose une puissance de 2 600 W en mode chauffage, largement suffisante pour réguler la température d’une chambre ou d’une petite pièce jusqu’à 20 m², sans se ruiner en électricité.

Les pompes à chaleur air/air, aussi appelées climatiseurs réversibles, s’imposent peu à peu comme une solution économique pour chauffer son logement en hiver, en plus de pouvoir rafraîchir l’air en été. Le principe est simple : l’appareil accumule les calories présentes dans l’air extérieur pour les restituer à l’intérieur en hiver, et inverse le processus en été pour le refroidissement. Résultat : un confort thermique toute l’année avec une consommation électrique maîtrisée, considérablement inférieure à celle des convecteurs classiques. Certains modèles premier prix affichent un tarif défiant toute concurrence, à peine plus élevé que des convecteurs de milieu de gamme.

C’est le cas du modèle Origial Airnature 2250 WiFi proposé par le site PC Componentes au tarif particulièrement bas de 249,99 €, livraison incluse. Sa puissance de 2 500 W en mode froid et 2 600 W en mode chaud permet de traiter des surfaces d’environ 25 m², tandis que son coefficient de performance (SCOP) de 4 en chauffage indique qu’il est capable de produire 4 kWh de chaleur pour chaque kWh d’électricité consommé. Ce climatiseur réversible utilise le réfrigérant R32, identique à la plupart des modèles actuellement sur le marché.

Attention toutefois : pour l’installer, il faut bien évidemment acheter les câbles d’alimentation électrique et les liaisons frigorifiques. Ajoutez autour de 70 € pour un kit de liaisons flare de 4 m de long, à acheter séparément dans la boutique de votre choix, ou optez pour des liaisons préchargées déjà tirées au vide (mais trois fois plus chères). Pour la mise en service, vous devrez également considérer l’intervention d’un professionnel frigoriste, dont les tarifs varient fortement. En installant le climatiseur vous-même, vous pouvez espérer un coût global inférieur à 800 €, accessoires et mise en service par un professionnel inclus (si vous tombez sur un pro raisonnable et dans le cas d’une installation sans difficultés particulières).

Malgré le prix bas, la connectivité wifi est incluse

La connectivité WiFi intégrée représente l’un des atouts majeurs de ce climatiseur réversible. En option sur d’autres modèles même de grande marque, elle est ici incluse. Elle permet de piloter finement l’appareil via smartphone, de créer des plannings adaptés à ses besoins et d’ajuster la température à distance. Cette gestion précise contribue directement à réduire la facture énergétique en évitant les cycles inutiles et en adaptant la production de chaud ou de froid aux besoins réels.

La classe énergétique A+ (SEER 6,1 / SCOP 4) paraît normale pour un climatiseur premier prix. Avec une consommation annuelle estimée à 152 kWh en mode climatisation et 798 kWh en mode chauffage, l’appareil se montre sobre comparé aux convecteurs électriques. L’ADEME confirme d’ailleurs l’efficacité des pompes à chaleur, y compris lors des périodes de grand froid, avec des coefficients de performance qui restent élevés même par températures négatives.

Caractéristiques techniques du climatiseur Original Airnature 2250 WiFi

Modèle Airnature 2250 WiFi monosplit
Type Pompe à chaleur air/air
Puissance en refroidissement 2 500 W (8 530 BTU)
Puissance en chauffage 2 600 W (8 871 BTU)
Classe énergétique A+ (SEER 6,1 / SCOP 4)
Réfrigérant R32 (0,57 kg préchargé)
Connectivité WiFi intégré
Niveau sonore unité intérieure 21 à 40 dB
Niveau sonore unité extérieure 52 dB (max)
Consommation annuelle (climatisation) 152 kWh/an
Consommation annuelle (chauffage) 798 kWh/an
Prix catalogue 249,99 €

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Nucléaire : les 6 nouveaux réacteurs EPR2 sont-ils vraiment nécessaires ?

À en croire le gestionnaire de réseau français, une augmentation trop faible de la consommation électrique française pourrait, à long terme, mettre à mal les grands projets nucléaires et éoliens en mer. Pour éviter cette situation, RTE appelle le pays à prendre des décisions rapidement.

Dans la course effrénée vers le zéro carbone d’ici 2050, l’électrification des usages constitue vraisemblablement la meilleure piste à suivre pour se donner une chance de réussite. Néanmoins, si les moyens de produire de l’électricité décarbonée se multiplient, encore faut-il pouvoir utiliser cette électricité. Selon le dernier bilan prévisionnel de RTE, la France est à un moment charnière de ce défi majeur. Le gestionnaire de réseau français a analysé la situation française et dessiné deux scénarios possibles au sujet du réseau électrique français. L’un de ces scénarios pourrait, à terme, compromettre le nouveau programme nucléaire.

Si tout se passe bien, et que la France prend la direction de ses objectifs publics via une décarbonation rapide, sa consommation électrique devrait augmenter de manière considérable pour atteindre 580 TWh d’électricité par an, contre 442 TWh d’électricité en 2024. Cette hausse serait alors en grande partie liée à la hausse du parc de voitures électriques, de la production d’hydrogène et des besoins de l’industrie.

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Le nouveau nucléaire remis en question en cas de décarbonation lente

Néanmoins, sans action majeure en ce sens dans les prochains trimestres, la trajectoire du pays pourrait être bien différente. C’est ce qu’a analysé RTE à travers son scénario de décarbonation lente. Celui-ci aurait des répercussions directes sur les moyens de production d’énergie décarbonée. Dans ce cas de figure, l’exportation d’électricité vers le reste de l’Europe atteindrait un plafond et ne pourrait pas suffire à combler l’écart entre production et consommation.

De ce fait, il nécessiterait une modulation plus importante du parc nucléaire, ce qui conduirait à une hausse du coût complet de production. RTE envisage ainsi une différence de 60 TWh de production annuelle d’électricité pour le parc nucléaire entre les deux scénarios. La production serait de 380 TWh en cas de décarbonation rapide contre seulement 320 TWh en cas de décarbonation lente.

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Les parcs éoliens en mer également plongés dans le doute

Mais ce n’est pas tout, une croissance trop lente de l’électrification des usages pourrait ralentir les besoins en énergie décarbonée. Si le déploiement des moyens de production d’énergies renouvelables terrestres semble déjà voué à ralentir, il en va de même, à moyen et long terme, pour les grands projets que sont les parcs éoliens en mer et les nouveaux EPR2.

Dans son bilan, RTE écrit ainsi : « À moyen et long terme, la poursuite d’une tendance d’électrification modérée conduirait à remettre en question également des projets éoliens en mer et les nouveaux réacteurs nucléaires ». Le gouvernement français va devoir prendre des mesures fortes dès les prochains trimestres pour maintenir le cap vers ses objectifs de décarbonation, et ainsi ne pas bousculer les investissements industriels déjà réalisés dans le domaine des énergies décarbonées.

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