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Sophie Adenot, quarante jours avant son décollage vers l’ISS : « J’ai hâte de voir à quel point la Terre est belle et fragile »

ENTRETIEN - L’astronaute française se confie sur le rythme très soutenu de son entraînement, son impatience d’être en apesanteur à bord de la Station spatiale internationale et son espoir de faire une sortie en scaphandre.

© Thilo Schmuelgen / REUTERS

L’astronaute française Sophie Adenot, au centre des astronautes de l’Agence spatiale européenne à Cologne.
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Après Tesla, le « Vulkangruppe » soupçonné d’avoir saboté le réseau électrique à Berlin

panne courant électricité

Berlin a été touchée par un incendie électrique d'ampleur, avec plus de 50 000 foyers et 2 000 commerces et entreprises sans éclairage ni chauffage, en plein hiver. La piste de l'enquête s'oriente vers un sabotage organisé par un groupe d'extrême gauche, Vulkangruppe, déjà connu pour l'attaque contre une usine de Tesla.

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Le botaniste français Francis Hallé, grand défenseur des forêts tropicales, est mort à l’âge de 87 ans

Le botaniste français Francis Hallé est décédé à l’âge de 87 ans à Montpellier. Explorateur et pédagogue engagé, il a consacré sa vie à l’étude et à la protection des forêts, devenant une figure majeure de la défense du vivant.

© THOMAS SAMSON / AFP

Alternant coups de gueule, pédagogie et traits d’humour, le botaniste a poursuivi pendant des décennies un ardent plaidoyer en faveur des forêts tropicales primaires.
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Le malentendu et la nécessité

Sacrifier l’humanité ne sauvera pas la planète. Il est temps de sortir du catastrophisme pour passer à une « écologie adulte » : celle des arbitrages réels, de la science et de l’action concrète. Car la prospérité humaine et la préservation du vivant sont les deux faces d’une même pièce. Ni extinction, ni rébellion : action !

Au terme de ce dossier, une certitude s’impose, à rebours des récits dominants : notre rapport à la biodiversité repose sur un malentendu. Trop souvent, nous la percevons comme une « arche de Noé » — une collection d’espèces fragiles à sauver par principe. La réalité est plus abrupte. La biodiversité n’est pas un absolu moral, mais une réalité biologique, foisonnante, fonctionnelle et, en partie, mesurable.
Elle est une machinerie complexe dont nous ne connaissons et ne comprenons encore qu’une fraction, un tissu vivant, une usine invisible dont chaque rouage assure des services inestimables pour le maintien de notre monde.

Contrairement aux récits d’effondrement globaux, le vivant ne disparaît pas partout, ni de la même manière. Mais il ne se porte pas bien pour autant. Il recule ici, se stabilise ailleurs, progresse parfois, disparaît localement, jamais selon un scénario unique.

Les causes de son érosion ne forment pas un bloc indistinct. Elles s’additionnent, se hiérarchisent et interagissent. Certaines sont massives et structurantes, d’autres locales, temporaires ou réversibles. Les confondre, c’est renoncer à les traiter efficacement.

On l’a vu, protéger la biodiversité ne consiste pas à sanctuariser un monde figé qui n’existe plus, n’ayant jamais été davantage qu’une étape. Les écosystèmes que nous habitons sont profondément anthropisés. Gérer, réguler, intervenir n’est pas trahir le vivant ; c’est parfois la seule manière de le maintenir.

Le lac du Der, quand progrès technique rime avec écologique

J’approfondis

La biodiversité n’est pas un décor. Elle est une condition de l’habitabilité humaine. Elle dépend de sols généreux, d’eaux fonctionnelles, de paysages productifs et de systèmes agricoles et industriels compatibles avec le vivant. Imaginer qu’elle serait sauvée par l’effondrement de nos sociétés ou par la disparition de l’humain relève du fantasme, pas de l’écologie.

Les récits catastrophistes séduisent, parce qu’ils simplifient et rassurent moralement, mais ils échouent à décrire finement le réel. En transformant chaque enjeu écologique en quitte ou double, ils finissent par inhiber l’action, complexifier le droit et parfois retourner la protection du vivant contre lui-même. Car la survie à court terme passera toujours avant la survie à long terme. Aussi prospérité humaine et préservation durable de la biodiversité vont-elles de pair.

Paul Watson : l’humain par dessus bord

J’approfondis

Il n’existe pas de solution pure, idéale. La conservation efficace repose sur des choix imparfaits, des arbitrages assumés, des compromis locaux. Elle demande du temps long, des moyens, de la science et de la coopération.

Ce dossier plaide ainsi pour une écologie adulte, non moralisatrice, non catastrophiste, sans naïveté. Une écologie qui accepte la complexité du vivant, la pluralité des situations et la nécessité de hiérarchiser.
Protéger la biodiversité n’est pas un luxe de pays riches, c’est une nécessité qui s’impose à tous. C’est l’acte de lucidité d’une espèce qui comprend que sa conservation dépend de la santé de son environnement. Aussi la hiérarchie d’action est-elle claire : préserver ce qui subsiste, restaurer ce qui a été abîmé, ne remplacer qu’en dernier ressort, et ne jamais se résoudre à ne rien faire. Ni renoncer à se développer.

L’écologie est une science et doit se fonder sur des politiques publiques exigeantes. Tout sauf une posture morale. Ni extinction, ni rébellion, action !

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Le retour du loup : entre fantasme et gestion pragmatique

1 000 loups vivent aujourd’hui en France. Chaque année, ils tuent plus de 10 000 bêtes — dont des bovins ! —, au grand désespoir des éleveurs. Pour les contrer, ceux-ci s’en remettent aux patous. Des molosses efficaces, mais parfois dangereux.

En France, le loup endosse le rôle de figure centrale des tensions contemporaines entre préservation de la biodiversité et activités humaines traditionnelles. Depuis les années 1990, ce prédateur emblématique, le loup gris (Canis lupus), a opéré une recolonisation naturelle du territoire français, passant d'une présence quasi nulle à une population établie et stable. Ce phénomène n'est pas le fruit d'une réintroduction artificielle, comme le suggèrent parfois des rumeurs persistantes, mais d'une migration spontanée depuis les populations italiennes protégées, facilitée par les corridors alpins. En 1992, les premiers individus ont été détectés dans le parc national du Mercantour, marquant le début d'une expansion progressive. Les facteurs clés de ce retour incluent la protection juridique européenne, via la Convention de Berne et la directive Habitats, qui interdisait initialement toute perturbation ou abattage, mais aussi la reforestation massive des zones montagnardes, abandonnées par l'agriculture intensive, et l'abondance croissante de proies sauvages telles que les cerfs, chevreuils et sangliers, qui ont proliféré en l'absence de régulation prédatrice.

Aujourd'hui, les estimations les plus récentes de l'Office français de la biodiversité (OFB) font état d'une population comprise entre 989 et 1 187 individus, centrée autour de 1 082 loups, soit une légère augmentation de 69 animaux par rapport à l'année précédente, mais une stagnation globale observée depuis plusieurs saisons. Cette présence s'étend désormais à une trentaine de départements, des Alpes au Massif central, en passant par les Vosges, les Pyrénées, et même des incursions dans les plaines du Centre et de l'Est, avec des signalements sporadiques en Seine-et-Marne ou aux abords de zones urbaines.

Fascination et répulsion

De manière prévisible, ce retour suscite autant de fascination que de répulsion, ancrées dans un imaginaire collectif où le loup incarne la peur primale déclinée dans les contes pour enfants et autres fictions. Du Petit Chaperon rouge aux Trois Petits Cochons, en passant par l'ombre mythique de la Bête du Gévaudan au XVIIIᵉ siècle, l'animal évoque pour beaucoup un danger latent, un envahisseur tapi dans les forêts.

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Les mesures antienvironnementales de Donald Trump suscitent une levée de boucliers au sein de son propre camp

DÉCRYPTAGE - Les partisans du courant antipesticides et antimalbouffe « Make America Healthy Again » ont demandé la démission de Lee Zeldin, nommé à la tête de l’Agence de protection de l’environnement.

© Kent Nishimura / REUTERS

Lee Zeldin, le 12 décembre 2025.
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Aux États-Unis, l’Administration Trump veut abattre un pilier des sciences du climat

L’Administration américaine entend démanteler le Centre national de recherche atmosphérique de Boulder, dans le Colorado, une référence mondiale, au prétexte qu’elle est « alarmiste ».

© Mark Makela / REUTERS

Le Centre national de recherche atmosphérique (NCAR) à Boulder, dans le Colorado, aux États-Unis.
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Les Alcooliques anonymes nés autour d’un verre de gin

HISTOIRES DE MÉDECINE - D’un verre non partagé naîtront les premiers germes d’une organisation qui revendique aujourd’hui plus de deux millions de membres à travers le monde.

© Page 124 Productions LLC 2011

Bill Wilson, le cofondateur des Alcooliques anonymes, à son bureau à Wit’s End, un pavillon de travail qu’il avait fait construire dans sa propriété, au nord de New York.
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Caraïbes : près de la moitié des récifs coralliens ont disparu depuis 1980, selon un rapport

Les scientifiques alertent sur l’impact du réchauffement climatique, du blanchissement et des pressions humaines sur des récifs essentiels aux écosystèmes et aux populations côtières.

© DK_2020 / stock.adobe.com

Le «Rainbow Reef», récif de corail à Vanua Levu au Fiji, le 23 janvier 2024.
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