TRIBUNE - Loin d’être une victoire pour les droits de l’homme, l’arrestation de Nicolas Maduro par les États-Unis, en violation de la souveraineté vénézuélienne, nuit à l’architecture de la sécurité internationale, estime le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme.
TRIBUNE - En dépit du non-respect des règles formelles du droit international, l’intervention américaine au Venezuela peut se justifier au nom de la résistance à l’oppression. Mais cet emploi de la force ne doit pas être le préalable d’une mise sous tutelle, analyse Jean-Éric Schoettl, l’ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel.
FIGAROVOX/TRIBUNE - L’adoubement par les Américains de la vice-présidente Delcy Rodríguez, sans concertation avec l’opposition, suscite l’inquiétude de tous ceux qui se sont réjouis avec les Vénézuéliens de la chute du dictateur, pointe la philosophe Renée Fregosi.
CHRONIQUE - Si les États-Unis intervenaient militairement au Groenland, il y a fort à parier que les Européens ne montreraient pas la moindre solidarité militaire avec le Danemark, et ne sanctionneraient même pas l’économie américaine.
GRAND ENTRETIEN - Après l’enlèvement de Nicolás Maduro, l’historienne vénézuélienne* rappelle les exactions du gouvernement chaviste et la souffrance de son peuple. Elle confie son espoir de voir l’opposition démocratique portée par María Corina Machado arriver enfin au pouvoir.
TRIBUNE - Si l’arrestation extrajudiciaire du président vénézuélien heurte, à première vue, le principe de souveraineté territoriale, elle est juridiquement défendable, estime Julien Lalanne de Saint-Quentin, enseignant au King’s College de Londres.
«L’arrestation ciblée d’un individu soupçonné de crimes internationaux majeurs relève d’un registre juridique distinct : celui du droit pénal international des personnes, et non du droit des relations interétatiques.»
En renversant le dictateur vénézuélien, Nicolas Maduro, Donald Trump étend la zone d’influence des États-Unis à l’Amérique latine et ouvre la voie à un grand chamboulement géopolitique.
Le pouvoir des mollahs n’est pas encore menacé d’effondrement, mais il est incapable d’offrir un nouvel horizon à un peuple qui ne croit plus à ses promesses sans lendemain.
CHRONIQUE - Il est assez cruel de constater que les Européens semblent incapables, depuis plus d’un siècle, de faire seuls la paix sur leur continent lorsque des conflits y surgissent.
Pour concrétiser « l’espoir » de Mar-a-Lago, le président américain devra persuader son homologue russe qu’il ne lui offrira pas à la table des négociations ce qu’il n’a pas su conquérir par la force.
CHRONIQUE - En mettant en garde contre un « effacement civilisationnel » de l’Europe, la Maison-Blanche a pointé l’islamisation accélérée de notre continent, les flux migratoires et la chute dramatique de la natalité. Mais nos dirigeants, eux, restent enfermés dans le déni.
FIGAROVOX/TRIBUNE - En écartant la solution proposée par l’Allemagne, lors du conseil européen du 18 décembre sur l’aide à l’Ukraine, la Belgique de Bart de Wever a rappelé à Berlin et à la Commission qu’au sein de l’UE, les États demeurent les maîtres, analyse l’ancien haut fonctionnaire à la Commission européenne, Bruno Alomar.
Le Premier ministre belge Bart de Wever tient une conférence de presse lors d’un sommet des dirigeants de l’Union européenne, à Bruxelles, Belgique, le 19 décembre 2025.
Non content d’une immigration zéro, le président des États-Unis s’en prend maintenant aux arrivés légaux, souhaitant « dénaturaliser » le plus possible de citoyens récents.
CHRONIQUE - La renaissance de l’UE passe par le départ d’Ursula von der Leyen et par la nomination de Mario Draghi à la tête de la Commission mais aussi du Conseil européen. Qui mieux que l’homme qui a sauvé l’euro puis redressé l’Italie peut aujourd’hui faire renaître l’Europe face aux empires ?
Cantonnés au rôle de payeurs avec un plan d’aide de 90 milliards d’euros pour l’Ukraine, les Européens se préparent à la guerre en redoutant qu’une paix soit conclue sur leur dos.
TRIBUNE - Si certains reproches formulés par la Maison-Blanche à l’encontre de l’Europe sont justifiés, l’Amérique a, elle-même, de quoi rougir dans bien des domaines, estime l’essayiste.
TRIBUNE - Alors que l’Australie vient de reconnaître le caractère antisémite de l’attentat de Sydney, le dirigeant d’entreprise pointe du doigt la violence envers les Juifs qui découle directement, selon lui, de la libération de la parole antisémite depuis l’attaque barbare du 7 Octobre.