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Le président israélien nie avoir parlé à Donald Trump à propos de la grâce de Benyamin Netanyahou

Donald Trump avait écrit à Isaac Herzog pour lui demander d’accorder une grâce au premier ministre israélien dans son procès pour corruption. «J’ai parlé au président (Herzog) et il m’a dit que (la grâce) était en cours», a-t-il affirmé ce lundi.

© ABIR SULTAN / REUTERS

Le président israélien Isaac Herzog.
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Bon Flan : Jeu PC Viewfinder gratuit

Défiez la perception, redéfinissez la réalité et remodelez le monde qui vous entoure avec un appareil photo instantané. Viewfinder est un nouveau jeu solo offrant aux joueurs des heures d’expériences passionnantes et l’occasion de percer des mystères oubliés.

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ACEMAGIC M1A Pro Plus : Le MiniPC Strix Halo à 2299€

On a découvert le ACEMAGIC M1A Pro Plus début décembre, cette minimachine est désormais listée sur le site français de la marque à 2299€ dans une version haut de gamme.

Si la liste des équipements de cet engin est impressionnante, l’investissement d’une telle somme dans une solution purement noname risque de ne pas trouver beaucoup d’échos. Acemagic espère probablement que la hausse plus marquée des composants chez les concurrents fasse leurs affaires.

Pour 2299€,  l’engin propose donc un processeur AMD Ryzen AI Max+ 395 avec 128 Go de mémoire vive LPDDR4x-8000 et 2 To de stockage montés sur un SSD M.2 2280 NVMe PCIe. Les offres concurrentes et équivalentes comme le Minisforum MS-S1 MAX sont passées de 2199€ en septembre à 2999€ aujourd’hui. Le Beelink GTR9 Pro avec le même équipement est passé de 1700€ en aout à 2100€ environ aujourd’hui. Ce qui en fait un produit de marque moins cher que le ACEMAGIC M1A Pro Plus avec une disponibilité annoncée pour février.

ACEMAGIC M1A Pro Plus

ACEMAGIC M1A Pro Plus

Le ACEMAGIC M1A Pro Plus a dévoilé toutes ses caractéristiques et on retrouve bien un boitier identique au TANK03 de la marque sous Core i9 annoncé en octobre 2023 ou au Chatreey TANK de novembre 2023. Soit un boitier et un PC noname assemblé par une usine tierce et revendu ensuite par Acemagic. On retrouve d’ailleurs le mot TANK sur la face avant et la partie droite de la coque.

L’engin propose donc un Ryzen AI Max+ 395 avec son circuit graphique Radeon 8060S à 2.9 GHz. une mémoire vive soudée en LPDDR5x-8000 MHz de 128 Go qui intéressera surtout les usages avec des LLM. La partie stockage est étrange, certaines parties de la fiche technique indiquent deux emplacements de stockage M.2 220 NVMe PCIe 4.0 x4  et d’autres trois ports de ce type. Dans tous les cas un sera équipé d’une solution de 2 To embarquant un Windows 11 Pro.

Le boîtier de 2 kg mesure 16.67 cm de large, 16.69 cm de haut et 16.60 cm de profondeur, arbore toujours la molette couverte de LEDs RGB en façade pour choisir entre trois configurations d’usage : un mode équilibré, un autre silencieux et enfin un mode performances. Chaque mode bridera ou débridera le TDP du processeur. Le premier promet un niveau sonore de 35.5 dB avec 70 W de TDP, le second grimpe à 37.2 dB pour 100 W et le troisième à 42.9 dB pour 140 W. Les chiffres du bruit généré en décibels me paraissent fort optimistes. En général, un MiniPC de ce type à 100 W de TDP se fait déjà largement entendre.

ACEMAGIC M1A Pro Plus

Le ACEMAGIC M1A PRO Plus met en avant un système de refroidissement complet avec pas moins de cinq caloducs en cuivre et trois ventilateurs pour refroidir l’ensemble. Je n’ai pas trop de doutes quant à la capacité de l’engin à assumer les composants embarqués, c’est plus au niveau du bruit proposé que je suis plus circonspect.

ACEMAGIC M1A Pro Plus

ACEMAGIC M1A Pro Plus

Pour le reste, c’est assez classique et très complet. En face avant une connectique comprenant deux ports USB 3.2 Gen2 Type-A, un USB 3.2 Type-C avec DisplayPort et PowerDelivery, un lecteur de cartes SDXC et un jack audio combo 3.5 mm. À l’arrière, quatre ports USB 3.2 Gen2 Type-A, un second jack audio combo 3.5 mm, deux ports Ethernet 2.5 Gigabit et des sorties vidéo comprenant deux HDMI 2.1 et un DisplayPort 2.0. On note également la présence d’un Antivol type Kensington Lock et l’engin proposera un module Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4 aux composants non détaillés.

A 2299€, la pilule est assez amère et le Beelink parait être une meilleure affaire. Le Framework Desktop étant à 2588€ dans cette configuration 128Go/2To.

 

ACEMAGIC M1A PRO Plus : Ryzen AI Max+ 395 – 128 Go / 2 To – Windows 11 Pro
Mini-Score : C

Mini-Score : C

+ performances avancées
+ accès simple aux SSD
+ connectique évoluée
+ compatibilité logicielle poussée
+ livré prêt à l’emploi
+ garantie 2 ans

– machine OEM
– prix élevé
– SAV et support Europe
– probablement audible en calculs lourds
– RAM soudée

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Garanties de sécurité pour l’Ukraine, le suspect du métro détenteur d’un passeport français, des heurts après la victoire de l’Algérie à la CAN... Les 3 infos à retenir à la mi-journée

LE POINT DE MIDI - Retrouvez l’essentiel de l’actualité parue ce lundi 29 décembre au matin sur notre site.

© Jonathan Ernst / REUTERS / Richard Villalon / stock.adobe.com / Pixarno - stock.adobe.com

Photomontage le Figaro.
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La Mangmi Pocket Max va proposer des contrôleurs modulaires

Petit à petit, la console Mangmi Pocket Max continue de se dévoiler. Dernières informations en date, la présence d’un jeu de contrôleurs modulaires encore très secret.

Ce n’est pas la seule information qui est feuilletonnée par la marque. On a appris l’existence de la Pocket Max le 15 décembre avant de découvrir son SoC embarqué le 23 décembre. Un Snapdragon 865 accompagné par 8 Go de mémoire vive et 128 Go de stockage interne. Désormais, ce sont des détails concernant son affichage et sa prise en main qui sont annoncés.

On découvre donc une solution proposant un écran d’une diagonale de sept pouces à la définition encore non détaillée mais pilotée par une dalle OLED en 144 Hz. On imagine assez facilement une dalle en FullHD sur ce type de diagonale. Mangmi pourrait aller plus loin et proposer une définition plus élevée, mais ce ne serait pas forcément un gain pour la jouabilité de l’engin.

La Mangmi Pocket Max va proposer des contrôleurs modulaires

La Mangmi Pocket Max va proposer des contrôleurs modulaires

L’autre détail intéressant est lié à la possibilité de modifier la prise en main de la console grâce à des contrôleurs modulaires. Les joysticks resteraient arrimés dans la console mais des blocs aimantés portant la croix directionnelle et les boutons ABXY pourraient être interchangés. Aucune solution de substitution n’a été présentée et en l’état, on ne voit pas très bien l’intérêt du dispositif, mis à part la possibilité d’interchanger la disposition gauche-droite classique.

AYAneo 3

AYAneo 3

MAngmi n’est pas le premier à intégrer ce type de solution. La console AYANeo 3 sous processeur AMD Ryzen propose le même type de contrôleur modulaire. À la différence toutefois qu’ils proposent une forme plus longue, ce qui permet d’embarquer plus d’options et notamment les joysticks.

contrôleurs modulaires

Un contrôleur modulaire

Chez Mangmi, la disposition est plus ramassée et force des usages plus simples. On imagine l’ajout de zones tactiles ou de boutons supplémentaires, mais il est difficile d’entrevoir les usages et possibilités réelles de ce système pour le moment.

Toujours pas de date de disponibilité ni de tarif, une seule certitude, la Pocket Max va être mise en vente en direct sur le site de la marque. Il n’est pas prévu de passage via un financement participatif sur Kickstarter ou Indiegogo. Comme pour la Mangmi Air X à 89.99$ déjà en vente.

La Mangmi Pocket Max va proposer des contrôleurs modulaires © MiniMachines.net. 2025

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Bon Flan : Cassette Beasts gratuit

Bienvenue à la Nouvelle-Wirral, une île habitée par les créatures de vos rêves, ou peut-être de vos cauchemars, ainsi que par des aventuriers courageux qui utilisent des cassettes audio pour se transformer au combat. Si vous voulez trouver le moyen de rentrer chez vous, vous devrez explorer le moindre recoin de l’île et enregistrer des monstres sur vos fidèles cassettes audio pour gagner leurs aptitudes!

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L’armée jordanienne diffuse des images de ses frappes contre les réseaux de drogue en Syrie

VIDÉO - La télévision d’État syrienne avait fait état de ces frappes contre des dépôts de captagon dans le sud et dans l’est du pays mercredi 24 décembre.

© JORDANIAN ARMY / AFP

L’armée jordanienne a rapporté avoir mené des frappes contre des réseaux de trafic de drogue en Syrie le 24 décembre 2025.
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«Bonne année, chers amis»: Vladimir Poutine apparaît dans un dessin animé inspiré d’un classique soviétique

VIDÉO - Le porte-parole du Kremlin a justifié la présence du président russe dans l’épisode diffusé le 26 décembre en affirmant qu’il est «une partie intégrante de la vie des enfants et du pays dans son ensemble».

© SOYUZMULTFILM / AFP

Vladimir Poutine est apparu sous forme de personnage de dessin animé dans la série pour enfant Prostokvachino fin 2025.
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Bon Flan : We Were Here Together gratuit

Promo terminée
Alors que nous explorons ces terres gelées, le malheur nous frappe encore. À travers le blizzard, une fusée éclaire le ciel, suivie d’un appel brisé à la radio… Personne d’autre ne peut les sauver. Pourrons-nous rentrer, ensemble ?
 

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Asus Memory : Asus à la tête d’une division mémoire ?

Asus Memory, ce serait la solution à tous les problèmes du fabricant de portables en matière de composants mémoire. Cette rumeur nous vient du site Sakhtafzarmag, habitué à lancer des affirmations du genre avec parfois des infos qui s’avèrent exactes et d’autres fois des paris erronés. Dans tous les cas, cela ne résoudrait rien à court terme et pas grand chose à long terme.

Ce serait aujourd’hui le rêve pour Asus, lancer sa propre marque de mémoire vive pour ne plus être dépendant de ses fournisseurs. Devenir fabricant de RAM serait une solution qui lui permettrait de proposer d’abord le composant dans ses portables et PC de bureau. Mais également de lancer une branche type Asus Memory qui fonctionnerait parfaitement bien dans son écosystème. Avec ses filiales comme Republic of Gamers, proposer des déclinaisons de modules DDR serait évidemment très intéressant financièrement. La rumeur est cependant difficile à croire. Entre les investissements colossaux, le calendrier probable et les risques financiers, le lancement d’un tel service parait difficile à envisager.

Asus Memory

Un portable Asus ROG équipé de mémoire Samsung

Etat des lieux

Pour Asus, cela aurait du sens de développer une usine de fabrication de mémoire et cela pour plusieurs raisons. La première est que sans mémoire vive disponible, Asus va être – comme tous les fabricants de PC – en grande difficulté en 2026. Ce n’est pas tant l’augmentation de prix qui est problématique, la marque sait que les clients vont craquer faute de choix alternatifs. C’est la disponibilité des modules qui pose un vrai problème. Même en décidant de fabriquer des portables avec moitié moins de mémoire qu’en 2025, le compte n’y sera pas.

Aujourd’hui, les grandes marques comme les assembleurs reçoivent seulement 20 à 40 % des commandes qu’ils passent. Certains fabricants de barrettes de mémoire vive ont indiqué avoir quasiment épuisé leur stock en réserve et ne pas avoir été livrés depuis des mois par les trois principaux fabricants de puces DDR. Autrement dit, la crise n’est pas encore à son point culminant et nous devrions connaitre une situation encore pire dans quelques semaines.

Pour Asus, l’absence de livraison de mémoire vive se traduit par l’impossibilité de produire et de vendre ses ordinateurs. Ce qui veut dire des usines totalement à l’arrêt avec des charges et des salariés à payer. Mais, cela veut également dire que ses services d’intégration via sa filiale Pegatron (et sa sous filiale ASRock) seraient également impactés. Ses usines de fabrication de cartes mères et autres composants PC seront tout aussi affectées puisque sans mémoire disponible ou vendue à un tarif prohibitif, on sait déjà que l’ensemble du marché va se contracter. 

Idem pour le marché de la carte graphique avec l’impossibilité de sortir ses produits sans mémoire vive. Le constructeur est hyperdépendant de cette ressource pour fonctionner. En investissant dans une usine de fabrication, Asus pourrait non seulement relancer sa production mais s’ouvrir de nouveaux marchés. Il semble donc logique, à première vue, que la marque veuille s’émanciper.

Le complexe de fabrication de semiconducteurs de Samsung à Pyeongtaek.

Le complexe de fabrication de semiconducteurs de Samsung à Pyeongtaek.

Asus Memory : un investissement important en capital et en temps

Reste que le scénario est difficile à envisager pour différentes raisons. La première est évidemment financière. Il est impossible de savoir combien couterait l’implantation d’une usine capable de simplement suffire aux besoins d’Asus en mémoire vive. Mais cela se chiffre en milliards de dollars. Asus annonçait un bénéfice net de 848 millions de dollars en 2024 au total, une année fastueuse puisque le même bénéfice était deux fois moins important en 2023. L’impact financier de l’investissement dans cette usine serait donc colossal. Outre les sommes nécessaires à emprunter pour lancer les opérations, le calendrier assez long de réalisation et l’effet sur les dividendes pourraient inquiéter les principaux porteurs des titres de la société.

La création d’une usine Asus Memory réclamerait également du temps. Il faut d’abord trouver un lieu adapté à cette implantation. Par le passé, on a vu des entreprises de semi-conducteurs pourtant chouchoutées par les gouvernements passer de longs trimestres à négocier ce type de lieu. L’espace et les infrastructures nécessaires sont difficiles à piloter. Il faut des aménagements spécifiques pour le matériel à implanter. De l’eau en quantité, suffisamment d’énergie, un réseau routier, des habitations pour le personnel. Ce n’est pas une mince affaire que d’implanter ce type d’infrastructure.

En France, il faut 17 mois en moyenne pour sortir une usine standard de terre. Pour une usine capable de produire de la mémoire vive au niveau des capacités techniques demandées, il faudrait des années. Pour atteindre une production de masse juste suffisante pour qu’Asus puisse retrouver son niveau d’avant la crise dans ses différentes succursales, il faudrait encore plus de temps.

Les circuits de commandes pour obtenir les différents composants sont également à considérer. Le carnet de réservation des rares marques qui savent fabriquer les outils de gravure sont plein pour de nombreuses années à l’avance. Ces sociétés sont elles-mêmes dans une situation très tendue. Les composants nécessaires à la réalisation physique des puces mémoire ne sont pas mieux. On n’achète pas les wafers de silicium vierges au supermarché du coin. 

Un complexe d'habitation construit par Pegatron au Vietnam pour loger ses salariés

Un complexe d’habitation construit par Pegatron au Vietnam pour loger ses salariés

Outre la partie physique du problème, il y a par ailleurs la fabrication intellectuelle de ces mémoires. Le personnel à former pour exploiter les outils dans l’usine, mais aussi et surtout le développement des processus et des brevets nécessaires à la réalisation de ces composants. On se souvient de la société chinoise CXMT dont nous parlions en novembre. L’entreprise fondée en 2016 débute tout juste son développement de mémoire DDR5 en s’appuyant sur ses propres développements et brevets. Évidemment, Asus Memory pourrait acheter ou obtenir des licences afin de fabriquer de la mémoire vive sur les processus d’un tiers3. Mais cela affecterait son coût de production. En permettant à Asus de fabriquer de la mémoire avec les process de Micron ou Samsung, ces sociétés fragiliseraient leurs propres marges.

Tout cela demanderait donc du temps et énormément d’argent pour un projet dont la rentabilité serait compliquée à cerner.

Les composants DDR5 16Go de Samsung sont gravés en 12 nanomètres

Les composants DDR5 16Go de Samsung sont gravés en 12 nanomètres

Un pari très risqué sur le temps long

Si tout le monde a choisi de ne pas fabriquer ce type de composants, si Intel est le dernier concepteur et fabricant de processeur hyper complexe. Si les divisions Samsung Memory peuvent refuser de livrer la division Samsung Smartphone pour des histoires de rentabilité. Si tout le monde a fait le choix de la sous-traitance, c’est pour de bonnes raisons d’intégration dans l’économie mondiale. En particulier le jeu d’une concurrence féroce qui a fait baisser les prix de tous ces composants hyper complexes au fil des ans. Sans les problèmes très spécifiques liés à l’IA aujourd’hui, les prix seraient encore extrêmement bas. Ce besoin de fabriquer de la mémoire vive pour les constructeurs est donc hyperponctuel et contextuel.

Ceux qui vous expliquaient il y a quelques mois qu’Intel devait absolument se séparer d’Intel Foundry, sa division de fabrication de processeurs. Ceux-là sont aujourd’hui en train d’expliquer pourquoi Asus devrait absolument avoir sa propre usine de fabrication de mémoire vive. Il y a là un drôle de retournement de situation dans un secteur où chaque décision prise met des années à devenir réalité.

Fabriquer sa mémoire, c’est horriblement cher, très compliqué et fort difficile à rentabiliser. Éponger les milliards de dollars d’investissement dans une usine et les dettes nécessaires à la création de celle-ci ne peut se faire que sur le très long terme. Or rien ne nous dit que d’ici à ce que les premières barrettes de DDR5 Asus Memory sortent un jour, la situation du marché mondial ne se soit pas entièrement retournée.

Que deviendrait Asus Memory si la situation retournait à celle d'aout 2025 ?

Que deviendrait Asus Memory si la situation retournait à celle d’aout 2025 ?

Les scénarios plausibles sont nombreux. Le premier serait un abandon d’un des acteurs de l’IA qui revendrait ses parts à un second acteur qui serait d’un coup riche de tout le matériel nécessaire pour son développement. Pas besoin de rafler toute la mémoire vive en sortie d’usine, le marché reviendrait à une situation plus saine et les prix de la mémoire retomberaient. Ce qui empêcherait une rentabilité des investissements rapide pour Asus Memory. Celle-ci n’étant possible qu’avec un prix de la mémoire vive qui a explosé ces derniers mois.

Le second serait une augmentation de production des principaux acteurs. Samsung, Micron et SK Hynix sont déjà à la tâche. Ils ont déjà lancé le développement de  nouvelles lignes de production avec de nombreuses extensions ou créations d’usines depuis des années. Asus serait donc un nouvel acteur sur un marché dont le calendrier prévoit déjà une embellie le temps que ses propres puces sortent.

Le troisième serait un renforcement de la production mondiale au moment de la sortie des composants Asus. Les géants de la mémoire ne veulent pas augmenter leurs cadences de production parce que la situation d’une mémoire hyperchère les arrange. Ils pourraient décider d’augmenter leur production sur ce marché très volatil afin de rendre la rentabilité d’un nouveau concurrent beaucoup plus compliquée. Si les concurrents fabless payent leur mémoire moins cher qu’Asus, l’avantage recherché deviendrait alors un handicap.

Enfin, en devenant concurrent de ses anciens partenaires, Asus pourrait subir les foudres de ceux-ci et passer en bas de la liste des clients à livrer. HP, Lenovo et Dell absorberaient facilement la totalité des composants que les fabricants voudraient bien leur livrer.

La situation des SSD n'est pas au beau fixe non plus

La situation des SSD n’est pas au beau fixe non plus

Et même si tout fonctionne, Asus Memory prendrait un énorme risque

La rumeur du site Sakhtafzarmag indique une mise en production de mémoire chez Asus d’ici la fin du second trimestre 2026. Un scénario fort peu crédible. Six mois pour établir un tel outil de production n’est absolument pas crédible. Ou alors Asus aurait pris cette décision dans le plus grand secret il y a des années en arrière. S’il suffisait d’une demi-année pour lancer la production mémoire, HP, Dell, Lenovo et Apple auraient déjà communiqué dessus.

En imaginant un scénario parfait, un site d’installation découvert et signé en six mois seulement. Une usine qui sort sans pépins en vingt-quatre mois. Une période de tests qui débute douze mois plus tard et une production en masse qui commence dans la foulée après seulement six mois de tests. Ce scénario idyllique ferait que la première barrette mémoire Asus Memory sortirait en… 2030 ? Qui sait ce qu’il va se passer en attendant ?

On nous parle d’un mouvement de survie pour Asus avec cette volonté de se lancer dans la production de mémoire, mais l’urgence n’est pas 2030, c’est 2026. Si l’année prochaine Asus ne peut produire que 40 % de ses ordinateurs portables et que ses cartes mères ne se vendent plus, cela va être très compliqué pour la marque. Si ces 40 % sont proposés plus chers et avec moins de mémoire qu’en 2025 sur les segments gaming et grand public, le risque de problèmes à très court terme sont réels. Et cela ne concerne pas uniquement la mémoire mais également le stockage. À moins qu’une rumeur nous indique qu’Asus voudrait se lancer dans la fabrication de SSD ?

Outre le fait que la production de la mémoire vive peut se retourner et la mémoire revenir en masse pour plein de raisons différentes, le scénario d’une évolution d’Asus en tant que fabricant de composants parait fort improbable. Asus Memory est une bonne idée aujourd’hui à la veille du CES 2026 en janvier. Mais beaucoup plus complexe sur le temps long.

DDRGate : Il ne faut pas penser sur le temps court

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