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☕️ Stop Killing Games valide son objectif, réponse de Bruxelles attendue d’ici juillet

Cette fois c’est la bonne : la Commission européenne a formellement accusé réception du succès de la pétition Stop Killing Games. Après vérification des signatures déposées via son outil dédié aux initiatives citoyennes (pour prévenir les risques de bourrage des urnes et vérifier que les quotas nationaux sont bien remplis), Bruxelles reconnait 1 294 188 enregistrements valides. Stop Killing Games deviendra de ce fait la quatorzième « Initiative citoyenne européenne » examinée depuis l’entrée en vigueur de la régulation dédiée, en 2019.

« Les organisateurs de cette initiative appellent la Commission à introduire une obligation pour les éditeurs vendant ou concédant sous licence des jeux vidéo dans l’UE de laisser ces jeux en état de fonctionnement, afin d’empêcher les éditeurs de les désactiver à distance », rappelle la Commission européenne, qui précise avoir jusqu’au 27 juillet 2026 pour produire une réponse écrite listant ses éventuelles décisions en la matière. Elle indique qu’elle rencontrera bientôt les porteurs de l’initiative, et qu’une audition publique sera organisée au Parlement européen.

illustration d'une Gameboy en Marty Mc Fly en train de découvrir un jeu récent
Stop Killing Games a émergé en avril 2024, dans la foulée de la fermeture, par Ubisoft, des serveurs dédiés au jeu de course The Crew, sorti dix ans plus tôt

Lancée en avril 2024, la pétition avait connu un net regain d’intérêt au début de l’été 2025, ce qui lui a finalement permis d’atteindre le seuil exigé du million de signatures au début du mois de juillet. La mobilisation s’était poursuivie durant plusieurs semaines, avec l’objectif de dépasser largement ce million de signatures, de façon à pouvoir compenser les participations invalidées.

« Un nombre croissant de jeux vidéo sont vendus effectivement comme des biens, sans date d’expiration indiquée, mais conçus pour être complètement injouables dès que le support de l’éditeur cesse. Cette pratique est une forme d’obsolescence programmée et est non seulement préjudiciable aux clients, mais rend la préservation pratiquement impossible. De plus, la légalité de cette pratique est largement non testée dans de nombreux pays », rappelle le site du mouvement.

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☕️ Stop Killing Games valide son objectif, réponse de Bruxelles attendue d’ici juillet

Cette fois c’est la bonne : la Commission européenne a formellement accusé réception du succès de la pétition Stop Killing Games. Après vérification des signatures déposées via son outil dédié aux initiatives citoyennes (pour prévenir les risques de bourrage des urnes et vérifier que les quotas nationaux sont bien remplis), Bruxelles reconnait 1 294 188 enregistrements valides. Stop Killing Games deviendra de ce fait la quatorzième « Initiative citoyenne européenne » examinée depuis l’entrée en vigueur de la régulation dédiée, en 2019.

« Les organisateurs de cette initiative appellent la Commission à introduire une obligation pour les éditeurs vendant ou concédant sous licence des jeux vidéo dans l’UE de laisser ces jeux en état de fonctionnement, afin d’empêcher les éditeurs de les désactiver à distance », rappelle la Commission européenne, qui précise avoir jusqu’au 27 juillet 2026 pour produire une réponse écrite listant ses éventuelles décisions en la matière. Elle indique qu’elle rencontrera bientôt les porteurs de l’initiative, et qu’une audition publique sera organisée au Parlement européen.

illustration d'une Gameboy en Marty Mc Fly en train de découvrir un jeu récent
Stop Killing Games a émergé en avril 2024, dans la foulée de la fermeture, par Ubisoft, des serveurs dédiés au jeu de course The Crew, sorti dix ans plus tôt

Lancée en avril 2024, la pétition avait connu un net regain d’intérêt au début de l’été 2025, ce qui lui a finalement permis d’atteindre le seuil exigé du million de signatures au début du mois de juillet. La mobilisation s’était poursuivie durant plusieurs semaines, avec l’objectif de dépasser largement ce million de signatures, de façon à pouvoir compenser les participations invalidées.

« Un nombre croissant de jeux vidéo sont vendus effectivement comme des biens, sans date d’expiration indiquée, mais conçus pour être complètement injouables dès que le support de l’éditeur cesse. Cette pratique est une forme d’obsolescence programmée et est non seulement préjudiciable aux clients, mais rend la préservation pratiquement impossible. De plus, la légalité de cette pratique est largement non testée dans de nombreux pays », rappelle le site du mouvement.

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☕️ Microsoft revendique 1 milliard d’utilisateurs pour Windows 11

Il aura fallu quatre ans, trois mois et 23 jours depuis son lancement, le 5 octobre 2021. « Windows a franchi une étape importante : le milliard d’utilisateurs de Windows 11, soit une hausse de plus de 45 % sur un an », a annoncé Satya Nadella, CEO de Microsoft, mercredi 28 janvier lors de la présentation des résultats financiers de l’éditeur.

Le mouvement a logiquement été accéléré par la fin du support de Windows 10, programmée au 14 octobre dernier. Cette bascule, annoncée de longue date, permet à Windows 11 d’afficher un taux d’adoption plus rapide que celui de son prédécesseur. La disponibilité générale de Windows 10 remonte en effet au 29 juillet 2015, et ce cap symbolique du milliard d’utilisateurs avait été annoncé le 16 mars 2020 (soit quatre ans, sept mois et 18 jours plus tard).

« Ce trimestre, nous avons également enregistré des gains de parts de marché sur Windows, Edge et Bing, ainsi qu’une croissance à deux chiffres du nombre de membres sur LinkedIn et une augmentation de 30 % des publicités vidéo payantes », a également déclaré Satya Nadella.

Si Windows 11 gagne des parts de marché, la concurrence n’est pas en reste, ce qui laisse supposer que le système profite principalement de l’abandon progressif de Windows 10.

La fin du support de Windows 10 a accéléré la bascule vers Windows 11, même s’il est possible d’obtenir un délai de grâce

D’un point de vue financier, Microsoft fait état, pour le deuxième trimestre de son exercice fiscal 2026, clos au 31 décembre dernier, d’un chiffre d’affaires en hausse de 1 % sur un an pour la division Windows OEM and Devices. Cette dernière intègre à la fois les ventes de licences Windows au travers des canaux OEM, les machines de la gamme Surface et les accessoires PC.

Microsoft ne précise pas le chiffre d’affaires attribué spécifiquement à son système d’exploitation (d’ailleurs ouvertement présenté par Nadella l’an dernier comme un produit d’appel vers le reste des offres de l’éditeur, notamment sur le cloud), mais Amy Hood, directrice financière, a quelque peu détaillé la tendance mercredi :

« Windows OEM a enregistré une croissance de 5 % grâce à une excellente exécution et à l’effet favorable continu de la fin du support de Windows 10. Les résultats ont dépassé les attentes, les niveaux de stocks restant élevés en raison d’une augmentation des achats avant la hausse des prix de la mémoire. »

Elle anticipe néanmoins un ralentissement des ventes en trimestre glissant. « Les revenus liés aux appareils et aux OEM Windows devraient connaître une baisse modérée. Les taux de croissance seront affectés par la normalisation des avantages liés à la fin du support de Windows 10 et par la diminution des niveaux élevés des stocks au cours du trimestre. Par conséquent, les revenus liés aux OEM Windows devraient baisser d’environ 10 % ».

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☕️ Microsoft revendique 1 milliard d’utilisateurs pour Windows 11

Il aura fallu quatre ans, trois mois et 23 jours depuis son lancement, le 5 octobre 2021. « Windows a franchi une étape importante : le milliard d’utilisateurs de Windows 11, soit une hausse de plus de 45 % sur un an », a annoncé Satya Nadella, CEO de Microsoft, mercredi 28 janvier lors de la présentation des résultats financiers de l’éditeur.

Le mouvement a logiquement été accéléré par la fin du support de Windows 10, programmée au 14 octobre dernier. Cette bascule, annoncée de longue date, permet à Windows 11 d’afficher un taux d’adoption plus rapide que celui de son prédécesseur. La disponibilité générale de Windows 10 remonte en effet au 29 juillet 2015, et ce cap symbolique du milliard d’utilisateurs avait été annoncé le 16 mars 2020 (soit quatre ans, sept mois et 18 jours plus tard).

« Ce trimestre, nous avons également enregistré des gains de parts de marché sur Windows, Edge et Bing, ainsi qu’une croissance à deux chiffres du nombre de membres sur LinkedIn et une augmentation de 30 % des publicités vidéo payantes », a également déclaré Satya Nadella.

Si Windows 11 gagne des parts de marché, la concurrence n’est pas en reste, ce qui laisse supposer que le système profite principalement de l’abandon progressif de Windows 10.

La fin du support de Windows 10 a accéléré la bascule vers Windows 11, même s’il est possible d’obtenir un délai de grâce

D’un point de vue financier, Microsoft fait état, pour le deuxième trimestre de son exercice fiscal 2026, clos au 31 décembre dernier, d’un chiffre d’affaires en hausse de 1 % sur un an pour la division Windows OEM and Devices. Cette dernière intègre à la fois les ventes de licences Windows au travers des canaux OEM, les machines de la gamme Surface et les accessoires PC.

Microsoft ne précise pas le chiffre d’affaires attribué spécifiquement à son système d’exploitation (d’ailleurs ouvertement présenté par Nadella l’an dernier comme un produit d’appel vers le reste des offres de l’éditeur, notamment sur le cloud), mais Amy Hood, directrice financière, a quelque peu détaillé la tendance mercredi :

« Windows OEM a enregistré une croissance de 5 % grâce à une excellente exécution et à l’effet favorable continu de la fin du support de Windows 10. Les résultats ont dépassé les attentes, les niveaux de stocks restant élevés en raison d’une augmentation des achats avant la hausse des prix de la mémoire. »

Elle anticipe néanmoins un ralentissement des ventes en trimestre glissant. « Les revenus liés aux appareils et aux OEM Windows devraient connaître une baisse modérée. Les taux de croissance seront affectés par la normalisation des avantages liés à la fin du support de Windows 10 et par la diminution des niveaux élevés des stocks au cours du trimestre. Par conséquent, les revenus liés aux OEM Windows devraient baisser d’environ 10 % ».

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☕️ Amazon annonce la suppression de 16 000 emplois

Les 14 000 licenciements annoncés par Amazon en octobre dernier n’étaient finalement que le hors-d’œuvre. Le géant américain du e-commerce a en effet communiqué mercredi 28 janvier, d’abord en interne puis de façon publique, sur une nouvelle vague de suppressions de postes. Elle devrait cette fois concerner 16 000 personnes.

« Comme je l’ai indiqué en octobre, nous avons travaillé à renforcer notre organisation en réduisant les niveaux hiérarchiques, en responsabilisant davantage les équipes et en simplifiant les procédures administratives. Si de nombreuses équipes ont finalisé leurs changements organisationnels en octobre, d’autres n’ont achevé ce travail que maintenant », justifie Beth Galetti, vice-présidente chargée des ressources humaines et de la technologie chez Amazon.

Le groupe ne précise pas quels sont les services concernés par cette nouvelle vague de départs, mais les licenciements d’octobre concernaient prioritairement certaines divisions telles que le cloud computing (AWS), certaines fonctions support comme les RH, la publicité, etc. On suppose donc, à la lecture des propos de Beth Galetti, que l’entreprise a depuis l’automne complété le passage en revue de ses différents services internes.

Boites en carton Amazon
Photo de ANIRUDH sur Unsplash

Cette deuxième vague porte donc à 30 000 le volume total de suppressions de postes envisagées par Amazon sur cette phase de restructuration, ce qui correspond aux objectifs chiffrés dévoilés par plusieurs médias outre-Atlantique en octobre dernier.

Le Wall Street Journal parlait par exemple de 30 000 suppressions de postes programmées dans les bureaux, soit environ 10 % des quelque 300 000 cols blancs que compte le groupe à l’échelle mondiale, sur son effectif total de plus de 1,5 million de collaborateurs.

De son côté, Beth Galetti assure qu’Amazon va continuer à recruter dans les secteurs et fonctions stratégiques, sans en préciser la nature. Mais elle prévient dans le même temps qu’aucune équipe n’est à l’abri d’un passage en revue.

« Certains d’entre vous se demandent peut-être si cela marque le début d’une nouvelle ère, avec des annonces de réductions drastiques tous les deux ou trois mois. Ce n’est pas notre intention. Mais comme toujours, chaque équipe continuera d’évaluer sa capacité à innover pour nos clients, sa rapidité et son efficacité, et d’apporter les ajustements nécessaires. C’est plus important que jamais dans un monde qui évolue à une vitesse sans précédent. »

Amazon a par ailleurs annoncé mardi la fermeture, aux États-Unis, de ses points de vente physiques Amazon Go et Amazon Fresh.

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☕️ Amazon annonce la suppression de 16 000 emplois

Les 14 000 licenciements annoncés par Amazon en octobre dernier n’étaient finalement que le hors-d’œuvre. Le géant américain du e-commerce a en effet communiqué mercredi 28 janvier, d’abord en interne puis de façon publique, sur une nouvelle vague de suppressions de postes. Elle devrait cette fois concerner 16 000 personnes.

« Comme je l’ai indiqué en octobre, nous avons travaillé à renforcer notre organisation en réduisant les niveaux hiérarchiques, en responsabilisant davantage les équipes et en simplifiant les procédures administratives. Si de nombreuses équipes ont finalisé leurs changements organisationnels en octobre, d’autres n’ont achevé ce travail que maintenant », justifie Beth Galetti, vice-présidente chargée des ressources humaines et de la technologie chez Amazon.

Le groupe ne précise pas quels sont les services concernés par cette nouvelle vague de départs, mais les licenciements d’octobre concernaient prioritairement certaines divisions telles que le cloud computing (AWS), certaines fonctions support comme les RH, la publicité, etc. On suppose donc, à la lecture des propos de Beth Galetti, que l’entreprise a depuis l’automne complété le passage en revue de ses différents services internes.

Boites en carton Amazon
Photo de ANIRUDH sur Unsplash

Cette deuxième vague porte donc à 30 000 le volume total de suppressions de postes envisagées par Amazon sur cette phase de restructuration, ce qui correspond aux objectifs chiffrés dévoilés par plusieurs médias outre-Atlantique en octobre dernier.

Le Wall Street Journal parlait par exemple de 30 000 suppressions de postes programmées dans les bureaux, soit environ 10 % des quelque 300 000 cols blancs que compte le groupe à l’échelle mondiale, sur son effectif total de plus de 1,5 million de collaborateurs.

De son côté, Beth Galetti assure qu’Amazon va continuer à recruter dans les secteurs et fonctions stratégiques, sans en préciser la nature. Mais elle prévient dans le même temps qu’aucune équipe n’est à l’abri d’un passage en revue.

« Certains d’entre vous se demandent peut-être si cela marque le début d’une nouvelle ère, avec des annonces de réductions drastiques tous les deux ou trois mois. Ce n’est pas notre intention. Mais comme toujours, chaque équipe continuera d’évaluer sa capacité à innover pour nos clients, sa rapidité et son efficacité, et d’apporter les ajustements nécessaires. C’est plus important que jamais dans un monde qui évolue à une vitesse sans précédent. »

Amazon a par ailleurs annoncé mardi la fermeture, aux États-Unis, de ses points de vente physiques Amazon Go et Amazon Fresh.

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☕️ Mort de Jean Pormanove : le parquet de Paris ouvre une information judiciaire visant Kick

Faute de réponse adéquate de la plateforme australienne à ses sollicitations, le parquet de Paris enclenche une nouvelle étape dans le cadre de l’enquête ouverte le 25 août dernier et relative au décès du streamer Jean Pormanove, survenu après douze jours de direct sur Kick.

« Par réquisitoire du 27 janvier 2026, le parquet de Paris ouvre une information judiciaire à l’encontre de la société KICK et de ses gérants de droit et de fait », annonce la procureure Laure Beccuau dans un communiqué (pdf).

Elle y explique que, dans le cadre d’une enquête ouverte au contradictoire, les avocats de Kick ont pu consulter la procédure en cours, mais qu’aucun représentant de la plateforme n’a répondu aux convocations de la justice visant à « recueillir leurs observations sur les faits reprochés », ainsi qu’à analyser les mesures de mise en conformité intervenues depuis la mort du streamer.

Capture d’écran de la chaîne de Jean Pormanove sur Kick (archive)

Faute de réponse, le parquet indique donc l’ouverture d’une information judiciaire, avec réquisitions de mandats d’arrêt contre les personnes nommément visées. Ce nouveau volet de l’enquête doit, selon la procureure, permettre de clarifier les montages financiers par lesquels Kick administre ses activités en France, mais aussi les « flux financiers suspects » identifiés entre Kick et la chaîne de Jean Pormanove.

Ces derniers laissent, selon le parquet, suspecter que la plateforme ait directement contribué au financement de la chaîne, ce qui conforterait l’idée d’une forme de responsabilité dans le décès survenu.

L’information porte notamment sur les chefs de fourniture illicite de plateforme en ligne et de blanchiment d’un crime ou d’un délit en bande organisée, ainsi que de non-assistance à personne en danger et diffusion d’enregistrement d’images d’atteinte volontaire à l’intégrité de la personne.

En parallèle de cette information judiciaire, le parquet de Nice a pour sa part placé en garde à vue mardi 27 janvier les deux co-streamers de Jean Pormanove, Owen Cenazandotti, alias Naruto, et Safine Hamadi, dit Safine.

Les dates coïncident, mais les deux procédures ne sont pas directement liées. Le procureur de Nice a en effet prononcé cette garde à vue dans le cadre d’une enquête préliminaire lancée en décembre 2024 sur les deux streamers vedettes du « Lokal », soit avant le décès de Pormanove, survenu le 18 août 2025.

Les deux hommes sont entendus pour des chefs de violences en réunion sans ITT, violences en réunion avec arme sans ITT sur mineurs de 15 ans, abus de faiblesse, provocation à la haine et à la discrimination en raison du handicap, de l’orientation sexuelle, enregistrement et diffusion d’images de violences, d’après le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli.

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☕️ Mort de Jean Pormanove : le parquet de Paris ouvre une information judiciaire visant Kick

Faute de réponse adéquate de la plateforme australienne à ses sollicitations, le parquet de Paris enclenche une nouvelle étape dans le cadre de l’enquête ouverte le 25 août dernier et relative au décès du streamer Jean Pormanove, survenu après douze jours de direct sur Kick.

« Par réquisitoire du 27 janvier 2026, le parquet de Paris ouvre une information judiciaire à l’encontre de la société KICK et de ses gérants de droit et de fait », annonce la procureure Laure Beccuau dans un communiqué (pdf).

Elle y explique que, dans le cadre d’une enquête ouverte au contradictoire, les avocats de Kick ont pu consulter la procédure en cours, mais qu’aucun représentant de la plateforme n’a répondu aux convocations de la justice visant à « recueillir leurs observations sur les faits reprochés », ainsi qu’à analyser les mesures de mise en conformité intervenues depuis la mort du streamer.

Capture d’écran de la chaîne de Jean Pormanove sur Kick (archive)

Faute de réponse, le parquet indique donc l’ouverture d’une information judiciaire, avec réquisitions de mandats d’arrêt contre les personnes nommément visées. Ce nouveau volet de l’enquête doit, selon la procureure, permettre de clarifier les montages financiers par lesquels Kick administre ses activités en France, mais aussi les « flux financiers suspects » identifiés entre Kick et la chaîne de Jean Pormanove.

Ces derniers laissent, selon le parquet, suspecter que la plateforme ait directement contribué au financement de la chaîne, ce qui conforterait l’idée d’une forme de responsabilité dans le décès survenu.

L’information porte notamment sur les chefs de fourniture illicite de plateforme en ligne et de blanchiment d’un crime ou d’un délit en bande organisée, ainsi que de non-assistance à personne en danger et diffusion d’enregistrement d’images d’atteinte volontaire à l’intégrité de la personne.

En parallèle de cette information judiciaire, le parquet de Nice a pour sa part placé en garde à vue mardi 27 janvier les deux co-streamers de Jean Pormanove, Owen Cenazandotti, alias Naruto, et Safine Hamadi, dit Safine.

Les dates coïncident, mais les deux procédures ne sont pas directement liées. Le procureur de Nice a en effet prononcé cette garde à vue dans le cadre d’une enquête préliminaire lancée en décembre 2024 sur les deux streamers vedettes du « Lokal », soit avant le décès de Pormanove, survenu le 18 août 2025.

Les deux hommes sont entendus pour des chefs de violences en réunion sans ITT, violences en réunion avec arme sans ITT sur mineurs de 15 ans, abus de faiblesse, provocation à la haine et à la discrimination en raison du handicap, de l’orientation sexuelle, enregistrement et diffusion d’images de violences, d’après le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli.

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Tests Core Ultra Series 3 (Panther Lake) : Intel semble avoir redoré son blason

Here comes (back) a new challenger
Tests Core Ultra Series 3 (Panther Lake) : Intel semble avoir redoré son blason

La publication, outre-Atlantique, des premiers tests consacrés aux processeurs Panther Lake d’Intel confirme que les promesses du fondeur autour de son procédé de gravure Intel 18A n’étaient pas vaines. C’est au moins vrai pour le Core Ultra X9 388H et son iGPU Intel Arc Pro B390, qui marquent des points tangibles face à la concurrence, en x86 comme en Arm.

Après la traversée du désert, le retour du roi ? Annoncés début janvier à l’occasion du CES de Las Vegas, les nouveaux processeurs Core Ultra Series 3 pour ordinateurs portables d’Intel, dits Panther Lake, semblent partis pour redorer le blason d’Intel.

La publication des premiers tests dans la presse tech outre-Atlantique confirme en effet que cette nouvelle génération, la première basée sur le procédé de gravure Intel 18A, délivre des performances et une efficacité énergétique qui ramènent ces puces x86 dans la course face aux Ryzen d’AMD (du moins en attendant l’arrivée des Ryzen AI 400), mais aussi et surtout face aux processeurs Arm d’Apple.

Des tests centrés sur le modèle le plus haut de gamme

À ce stade, il faut toutefois rappeler que tous les tests publiés mardi 27 janvier, date de levée de l’embargo, concernent le processeur le plus haut de gamme de la famille des Core Ultra Series 3, le Core Ultra X9 388H, lui-même accompagné du GPU intégré le plus performant de cette génération, l’Intel Arc Pro B390 (gravé par TSMC).

Il convient également de noter que ces tests ont été effectués, dans la plupart des rédactions, sur un même châssis, le ZenBook Duo d’Asus, une machine très haut de gamme (annoncée à 2 300 dollars aux États-Unis dans cette configuration) qui dispose de deux écrans, mais aussi d’une imposante batterie de 99 Whr.

Les résultats relayés ici ne valent donc que pour ce processeur, dans cette configuration, et ne présagent pas du ratio entre performances et efficacité énergétique du reste de la gamme (qui compte 14 références au lancement).

Tous les Core Ultra Series 3 bénéficieront cependant des avancées liées à leur nouveau procédé de gravure, grâce auquel Intel déclarait en janvier atteindre « jusqu’à 15 % de performances par watt et une densité de puces 30 % plus élevée par rapport au nœud de processeur Intel 3 ».

Pour une présentation plus générale de la gamme, et des bénéfices architecturaux promis par Intel, consultez notre article de présentation dédié.

Un Core Ultra X9 388H solide, mais derrière l’Apple M5

Au chapitre des tests synthétiques, Tom’s Hardware nous propose de positionner le nouveau venu face à ses principaux concurrents en un coup d’œil, puisque le X9 388H est opposé à un Core Ultra 7 255H (la génération précédente) au sein d’un portable Lenovo, au Ryzen 9 HX 375 d’AMD via une machine HP, et à deux processeurs Arm, signées respectivement Apple et Qualcomm, via un MacBook Pro M5 et un Dell XPS 13 doté d’un Snapdragon X Elite.

Crédit Tom’s Hardware

En monocœur, le X9 dépasse tous ses concurrents, à l’exception de la puce Apple M5, qui conserve une belle longueur d’avance. Sur des flux multithreadés en revanche, le nouveau venu d’Intel talonne la puce du MacBook Pro. Sur un encodage vidéo via Handbrake, Apple s’impose nettement devant le Ryzen 9 HX 375, lui-même talonné par le X9. « Intel ne peut toujours pas rivaliser avec Apple en termes de performances monocœur, et c’est là que l’amélioration est la plus modeste », résume aussi Wired, avant d’aborder ce qui constitue peut-être la meilleure surprise de cette nouvelle référence : sa partie graphique intégrée.

Un iGPU qui envoie

Sur le classique 3DMark Fire Strike, Tom’s Hardware mesure un score de 13 581 pour le Zenbook Duo, loin devant l’iGPU du Ryzen 9 HX 375 qui totalise 8 557 points.

En jeu, PC Gamer constate un débit moyen de 64 images par seconde (FPS) sur Cyberpunk 2077 en 1080p natif avec des réglages en moyen, mais c’est bien sûr avec les fonctions d’upscaling (XeSS chez Intel, équivalent du DLSS chez NVIDIA et du FSR chez AMD) que la magie opère, puisque la machine d’Asus délivre alors 92 images par seconde en moyenne.

Elle écrase alors sans difficulté l’iGPU Radeon 890M d’AMD, même si elle reste en retrait des performances obtenues par une RTX 4050 Mobile de NVIDIA.

Crédit PC Gamer

Usages fluides et autonomie record

Si la génération précédente de GPU mobiles de NVIDIA tient encore largement la corde en matière de performances, le ratio entre performances et autonomie se renverse assez largement au profit d’Intel, remarque encore PC Gamer. Le Zenbook Duo équipé du Core X9 tient en effet 146 minutes en jeu, en mode d’alimentation équilibré, quand la machine équipée d’une RTX 4050 calanche au bout de 92 minutes.

Tous les testeurs saluent de façon unanime l’autonomie de la machine d’Asus, qui franchit largement la journée d’utilisation loin de toute prise électrique, en rappelant tout de même qu’elle profite d’une batterie hors norme. Les tests lancés par Guillaume Henri des Numériques semblent eux aussi partis pour confirmer une excellente autonomie.

The Verge explore de son côté la concurrence entre X9 et M5 sur deux applications dites de création. D’abord, un export Premiere 4K qui se conclut à l’avantage d’Intel (183 secondes, contre 194 secondes pour le MacBook Pro), puis le test Classroom de Blender, qui lui consacre une victoire sans conteste de la puce Apple (44 secondes pour le M5, 61 secondes pour le X9).

S’ils confirment les ordres de grandeur généraux, ces deux chiffres sont toutefois difficiles à analyser plus avant, faute de détail précis quant au paramétrage des logiciels concernés. Est-ce le plus important ? « En pratique, la rapidité de Panther Lake est indéniable. Lorsque j’ai ouvert mon catalogue Adobe Lightroom Classic et commencé à retoucher certains de mes fichiers RAW de 50 mégapixels, j’ai constaté une fluidité comparable, voire supérieure, à celle d’un MacBook Pro », estime l’auteur du test.

Après cet accueil globalement favorable, reste à voir comment se comporte le reste de la gamme, et bien sûr dans quelle mesure les Core Ultra Series 3 tiendront leur nouveau rang face aux nouveaux venus attendus chez Apple (M5 Pro, M5 Max), AMD ou Qualcomm…

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Tests Core Ultra Series 3 (Panther Lake) : Intel semble avoir redoré son blason

Here comes (back) a new challenger
Tests Core Ultra Series 3 (Panther Lake) : Intel semble avoir redoré son blason

La publication, outre-Atlantique, des premiers tests consacrés aux processeurs Panther Lake d’Intel confirme que les promesses du fondeur autour de son procédé de gravure Intel 18A n’étaient pas vaines. C’est au moins vrai pour le Core Ultra X9 388H et son iGPU Intel Arc Pro B390, qui marquent des points tangibles face à la concurrence, en x86 comme en Arm.

Après la traversée du désert, le retour du roi ? Annoncés début janvier à l’occasion du CES de Las Vegas, les nouveaux processeurs Core Ultra Series 3 pour ordinateurs portables d’Intel, dits Panther Lake, semblent partis pour redorer le blason d’Intel.

La publication des premiers tests dans la presse tech outre-Atlantique confirme en effet que cette nouvelle génération, la première basée sur le procédé de gravure Intel 18A, délivre des performances et une efficacité énergétique qui ramènent ces puces x86 dans la course face aux Ryzen d’AMD (du moins en attendant l’arrivée des Ryzen AI 400), mais aussi et surtout face aux processeurs Arm d’Apple.

Des tests centrés sur le modèle le plus haut de gamme

À ce stade, il faut toutefois rappeler que tous les tests publiés mardi 27 janvier, date de levée de l’embargo, concernent le processeur le plus haut de gamme de la famille des Core Ultra Series 3, le Core Ultra X9 388H, lui-même accompagné du GPU intégré le plus performant de cette génération, l’Intel Arc Pro B390 (gravé par TSMC).

Il convient également de noter que ces tests ont été effectués, dans la plupart des rédactions, sur un même châssis, le ZenBook Duo d’Asus, une machine très haut de gamme (annoncée à 2 300 dollars aux États-Unis dans cette configuration) qui dispose de deux écrans, mais aussi d’une imposante batterie de 99 Whr.

Les résultats relayés ici ne valent donc que pour ce processeur, dans cette configuration, et ne présagent pas du ratio entre performances et efficacité énergétique du reste de la gamme (qui compte 14 références au lancement).

Tous les Core Ultra Series 3 bénéficieront cependant des avancées liées à leur nouveau procédé de gravure, grâce auquel Intel déclarait en janvier atteindre « jusqu’à 15 % de performances par watt et une densité de puces 30 % plus élevée par rapport au nœud de processeur Intel 3 ».

Pour une présentation plus générale de la gamme, et des bénéfices architecturaux promis par Intel, consultez notre article de présentation dédié.

Un Core Ultra X9 388H solide, mais derrière l’Apple M5

Au chapitre des tests synthétiques, Tom’s Hardware nous propose de positionner le nouveau venu face à ses principaux concurrents en un coup d’œil, puisque le X9 388H est opposé à un Core Ultra 7 255H (la génération précédente) au sein d’un portable Lenovo, au Ryzen 9 HX 375 d’AMD via une machine HP, et à deux processeurs Arm, signées respectivement Apple et Qualcomm, via un MacBook Pro M5 et un Dell XPS 13 doté d’un Snapdragon X Elite.

Crédit Tom’s Hardware

En monocœur, le X9 dépasse tous ses concurrents, à l’exception de la puce Apple M5, qui conserve une belle longueur d’avance. Sur des flux multithreadés en revanche, le nouveau venu d’Intel talonne la puce du MacBook Pro. Sur un encodage vidéo via Handbrake, Apple s’impose nettement devant le Ryzen 9 HX 375, lui-même talonné par le X9. « Intel ne peut toujours pas rivaliser avec Apple en termes de performances monocœur, et c’est là que l’amélioration est la plus modeste », résume aussi Wired, avant d’aborder ce qui constitue peut-être la meilleure surprise de cette nouvelle référence : sa partie graphique intégrée.

Un iGPU qui envoie

Sur le classique 3DMark Fire Strike, Tom’s Hardware mesure un score de 13 581 pour le Zenbook Duo, loin devant l’iGPU du Ryzen 9 HX 375 qui totalise 8 557 points.

En jeu, PC Gamer constate un débit moyen de 64 images par seconde (FPS) sur Cyberpunk 2077 en 1080p natif avec des réglages en moyen, mais c’est bien sûr avec les fonctions d’upscaling (XeSS chez Intel, équivalent du DLSS chez NVIDIA et du FSR chez AMD) que la magie opère, puisque la machine d’Asus délivre alors 92 images par seconde en moyenne.

Elle écrase alors sans difficulté l’iGPU Radeon 890M d’AMD, même si elle reste en retrait des performances obtenues par une RTX 4050 Mobile de NVIDIA.

Crédit PC Gamer

Usages fluides et autonomie record

Si la génération précédente de GPU mobiles de NVIDIA tient encore largement la corde en matière de performances, le ratio entre performances et autonomie se renverse assez largement au profit d’Intel, remarque encore PC Gamer. Le Zenbook Duo équipé du Core X9 tient en effet 146 minutes en jeu, en mode d’alimentation équilibré, quand la machine équipée d’une RTX 4050 calanche au bout de 92 minutes.

Tous les testeurs saluent de façon unanime l’autonomie de la machine d’Asus, qui franchit largement la journée d’utilisation loin de toute prise électrique, en rappelant tout de même qu’elle profite d’une batterie hors norme. Les tests lancés par Guillaume Henri des Numériques semblent eux aussi partis pour confirmer une excellente autonomie.

The Verge explore de son côté la concurrence entre X9 et M5 sur deux applications dites de création. D’abord, un export Premiere 4K qui se conclut à l’avantage d’Intel (183 secondes, contre 194 secondes pour le MacBook Pro), puis le test Classroom de Blender, qui lui consacre une victoire sans conteste de la puce Apple (44 secondes pour le M5, 61 secondes pour le X9).

S’ils confirment les ordres de grandeur généraux, ces deux chiffres sont toutefois difficiles à analyser plus avant, faute de détail précis quant au paramétrage des logiciels concernés. Est-ce le plus important ? « En pratique, la rapidité de Panther Lake est indéniable. Lorsque j’ai ouvert mon catalogue Adobe Lightroom Classic et commencé à retoucher certains de mes fichiers RAW de 50 mégapixels, j’ai constaté une fluidité comparable, voire supérieure, à celle d’un MacBook Pro », estime l’auteur du test.

Après cet accueil globalement favorable, reste à voir comment se comporte le reste de la gamme, et bien sûr dans quelle mesure les Core Ultra Series 3 tiendront leur nouveau rang face aux nouveaux venus attendus chez Apple (M5 Pro, M5 Max), AMD ou Qualcomm…

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Bloquer les réseaux sociaux aux moins de 15 ans : l’Assemblée adopte une loi problématique

Next, premier sur l'euphémisme
Bloquer les réseaux sociaux aux moins de 15 ans : l’Assemblée adopte une loi problématique

L’Assemblée nationale a adopté lundi la proposition de loi visant à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans. Si Emmanuel Macron a promis qu’il veillerait à ce que la mesure soit appliquée avant le 1er septembre, le texte adopté ne démine pas les principales chausse-trappes, réglementaires, techniques ou juridiques, qui s’opposent à sa mise en œuvre.

« Au 1er septembre, nos enfants et adolescents seront enfin protégés. J’y veillerai. », s’est réjoui dans la nuit Emmanuel Macron. Quelques minutes plus tôt, l’Assemblée nationale venait d’adopter la proposition de loi de la députée Laure Miller (EPR) visant à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans.

Mais en dépit du satisfecit d’Anne Le Hénanff, ministre du Numérique, qui a salué en clôture de séance « un texte conforme au droit européen », « applicable donc opérationnel » et « juridiquement solide », de nouvelles évolutions sont sans doute à prévoir pour que les déclarations du président de la République ne relèvent pas du vœu pieux.

Une interdiction complexe à mettre en œuvre

La rapporteure du texte, Laure Miller, et le gouvernement ont accordé leur violon en dernière minute autour d’une version remaniée de l’article 1 de la proposition de loi, qui en porte la principale mesure. Incarnée par un amendement gouvernemental adopté en séance, elle prévoit que « l’accès à un service de réseau social en ligne fourni par une plateforme en ligne est interdit aux mineurs de quinze ans », sans explicitement faire porter la responsabilité de cette interdiction aux plateformes.

Comme nous l’expliquions lundi, cette précaution oratoire fait suite à un avis du Conseil d’État, dans lequel l’institution rappelait que si les États membres ont toute compétence pour « définir des mesures de politique sociale, notamment fixer un âge minimal d’accès », ils ne peuvent pas « imposer d’obligations supplémentaires aux plateformes en ligne ». Dans la mesure où ces dernières ne sont pas installées en France, mais dans un autre pays de l’Union (l’Irlande), c’est en effet au niveau européen que se décide leur réglementation, comme l’a déjà rappelé Bruxelles à Paris au sujet de la loi SREN.

« Certains regrettent que nous n’imposions pas davantage d’obligations en droit national. Je partage évidemment cette frustration, mais le droit européen est clair : le DSA est un règlement d’harmonisation maximale », a justifié en séance la rapporteure, avant d’admettre quelques minutes plus tard avancer « sur une ligne de crête ».

Déjà ténue, cette ligne de crête pourrait être encore fragilisée sur le plan juridique, comme le soulignent Alexandre Archambault ou Tris Acatrinei. Dans une affaire en cours de règlement à la Cour de justice de l’Union européenne, l’avocat général propose en effet (PDF) de juger que les dispositifs d’interdiction d’accès aux mineurs sont englobés par la directive européenne en vigueur, « de sorte qu’il n’est pas possible de contourner ce mécanisme pour imposer des obligations résultant de dispositions générales et abstraites aux prestataires de services ».

Texte à trous

Les lacunes du texte participent également de sa fragilité. Dans sa version provisoire du 27 janvier (PDF), la proposition dispose bien qu’il appartient au gouvernement de fixer la liste des plateformes visées, sur avis de l’Arcom, mais elle ne dit rien des critères qui permettront de sélectionner ces dernières (à part que l’interdiction ne s’appliquerait ni aux encyclopédies en ligne, ni aux répertoires éducatifs ou scientifiques), et donc de vérifier l’adéquation avec les définitions faites par le DSA.

Elle n’évoque pas, non plus, les modalités de la vérification d’âge qui deviendrait le corollaire de cette application. En séance, Laure Miller a toutefois soutenu à plusieurs reprises qu’il ne s’agirait pas d’une simple estimation de l’âge (comme celle qu’OpenAI étudie pour ChatGPT) ou d’un contrôle de photo, mais bel et bien d’une « vérification », conforme aux directives formulées par la Commission européenne dans le cadre de ses propres réflexions sur le contrôle de l’accès des mineurs aux contenus en ligne.

France Identité en embuscade ?

« Les lignes directrices indiquent que la solution doit être précise, fiable, robuste, non intrusive et non discriminatoire », a fait valoir Laure Miller. Mais quid de son implémentation réelle, à plus forte raison d’ici septembre ? La proposition de loi n’en pipe mot.

D’après Emile Marzolf, journaliste à Politico, le gouvernement aurait cependant une idée bien précise de la façon d’adresser le problème : « En attendant qu’une loi soit votée, l’État se tient déjà prêt à dégainer son application de vérification d’âge, adossée à la carte d’identité électronique, et à la proposer gratuitement aux plateformes », indique-t-il sur LinkedIn.

Cette conformité d’âge, valable aussi bien pour les mineurs de moins de 15 ans sur les réseaux sociaux que pour les moins de 18 ans sur les sites pornographiques, serait en fait « directement intégrée à l’appli France Identité du ministère de l’Intérieur — qui n’a finalement pas repris l’application de référence proposée par la Commission européenne », affirme encore notre confrère.

Des systèmes intrinsèquement faillibles

Quel que soit l’outil sélectionné, il restera à généraliser sa mise en œuvre, ce qui supposerait donc que tous les internautes français acceptent de confier la « vérification » de leur âge à une tierce partie. Dans un contexte marqué par une explosion du volume d’attaques cyber entrainant des fuites de données personnelles, pas certain que les internautes français se plient de bonne grâce à l’exercice. À plus forte raison quand l’expérience liée aux sites pornographiques a montré qu’il était aisé, pour ne pas dire trivial, de contourner les dispositifs de vérification d’âge.

« Sans doute certains adolescents de moins de 15 ans réussiront-ils à contourner les systèmes de vérification d’âge. Mais est-ce une raison pour renoncer ? Avec cette proposition de loi, nous posons une limite claire et disons une chose simple : les réseaux sociaux n’ont rien d’anodin », estimait lundi la rapporteure.

En vertu de la procédure accélérée engagée vendredi dernier, le texte devrait être examiné en première lecture au Sénat dans les prochaines semaines.

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Bloquer les réseaux sociaux aux moins de 15 ans : l’Assemblée adopte une loi problématique

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Bloquer les réseaux sociaux aux moins de 15 ans : l’Assemblée adopte une loi problématique

L’Assemblée nationale a adopté lundi la proposition de loi visant à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans. Si Emmanuel Macron a promis qu’il veillerait à ce que la mesure soit appliquée avant le 1er septembre, le texte adopté ne démine pas les principales chausse-trappes, réglementaires, techniques ou juridiques, qui s’opposent à sa mise en œuvre.

« Au 1er septembre, nos enfants et adolescents seront enfin protégés. J’y veillerai. », s’est réjoui dans la nuit Emmanuel Macron. Quelques minutes plus tôt, l’Assemblée nationale venait d’adopter la proposition de loi de la députée Laure Miller (EPR) visant à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans.

Mais en dépit du satisfecit d’Anne Le Hénanff, ministre du Numérique, qui a salué en clôture de séance « un texte conforme au droit européen », « applicable donc opérationnel » et « juridiquement solide », de nouvelles évolutions sont sans doute à prévoir pour que les déclarations du président de la République ne relèvent pas du vœu pieux.

Une interdiction complexe à mettre en œuvre

La rapporteure du texte, Laure Miller, et le gouvernement ont accordé leur violon en dernière minute autour d’une version remaniée de l’article 1 de la proposition de loi, qui en porte la principale mesure. Incarnée par un amendement gouvernemental adopté en séance, elle prévoit que « l’accès à un service de réseau social en ligne fourni par une plateforme en ligne est interdit aux mineurs de quinze ans », sans explicitement faire porter la responsabilité de cette interdiction aux plateformes.

Comme nous l’expliquions lundi, cette précaution oratoire fait suite à un avis du Conseil d’État, dans lequel l’institution rappelait que si les États membres ont toute compétence pour « définir des mesures de politique sociale, notamment fixer un âge minimal d’accès », ils ne peuvent pas « imposer d’obligations supplémentaires aux plateformes en ligne ». Dans la mesure où ces dernières ne sont pas installées en France, mais dans un autre pays de l’Union (l’Irlande), c’est en effet au niveau européen que se décide leur réglementation, comme l’a déjà rappelé Bruxelles à Paris au sujet de la loi SREN.

« Certains regrettent que nous n’imposions pas davantage d’obligations en droit national. Je partage évidemment cette frustration, mais le droit européen est clair : le DSA est un règlement d’harmonisation maximale », a justifié en séance la rapporteure, avant d’admettre quelques minutes plus tard avancer « sur une ligne de crête ».

Déjà ténue, cette ligne de crête pourrait être encore fragilisée sur le plan juridique, comme le soulignent Alexandre Archambault ou Tris Acatrinei. Dans une affaire en cours de règlement à la Cour de justice de l’Union européenne, l’avocat général propose en effet (PDF) de juger que les dispositifs d’interdiction d’accès aux mineurs sont englobés par la directive européenne en vigueur, « de sorte qu’il n’est pas possible de contourner ce mécanisme pour imposer des obligations résultant de dispositions générales et abstraites aux prestataires de services ».

Texte à trous

Les lacunes du texte participent également de sa fragilité. Dans sa version provisoire du 27 janvier (PDF), la proposition dispose bien qu’il appartient au gouvernement de fixer la liste des plateformes visées, sur avis de l’Arcom, mais elle ne dit rien des critères qui permettront de sélectionner ces dernières (à part que l’interdiction ne s’appliquerait ni aux encyclopédies en ligne, ni aux répertoires éducatifs ou scientifiques), et donc de vérifier l’adéquation avec les définitions faites par le DSA.

Elle n’évoque pas, non plus, les modalités de la vérification d’âge qui deviendrait le corollaire de cette application. En séance, Laure Miller a toutefois soutenu à plusieurs reprises qu’il ne s’agirait pas d’une simple estimation de l’âge (comme celle qu’OpenAI étudie pour ChatGPT) ou d’un contrôle de photo, mais bel et bien d’une « vérification », conforme aux directives formulées par la Commission européenne dans le cadre de ses propres réflexions sur le contrôle de l’accès des mineurs aux contenus en ligne.

France Identité en embuscade ?

« Les lignes directrices indiquent que la solution doit être précise, fiable, robuste, non intrusive et non discriminatoire », a fait valoir Laure Miller. Mais quid de son implémentation réelle, à plus forte raison d’ici septembre ? La proposition de loi n’en pipe mot.

D’après Emile Marzolf, journaliste à Politico, le gouvernement aurait cependant une idée bien précise de la façon d’adresser le problème : « En attendant qu’une loi soit votée, l’État se tient déjà prêt à dégainer son application de vérification d’âge, adossée à la carte d’identité électronique, et à la proposer gratuitement aux plateformes », indique-t-il sur LinkedIn.

Cette conformité d’âge, valable aussi bien pour les mineurs de moins de 15 ans sur les réseaux sociaux que pour les moins de 18 ans sur les sites pornographiques, serait en fait « directement intégrée à l’appli France Identité du ministère de l’Intérieur — qui n’a finalement pas repris l’application de référence proposée par la Commission européenne », affirme encore notre confrère.

Des systèmes intrinsèquement faillibles

Quel que soit l’outil sélectionné, il restera à généraliser sa mise en œuvre, ce qui supposerait donc que tous les internautes français acceptent de confier la « vérification » de leur âge à une tierce partie. Dans un contexte marqué par une explosion du volume d’attaques cyber entrainant des fuites de données personnelles, pas certain que les internautes français se plient de bonne grâce à l’exercice. À plus forte raison quand l’expérience liée aux sites pornographiques a montré qu’il était aisé, pour ne pas dire trivial, de contourner les dispositifs de vérification d’âge.

« Sans doute certains adolescents de moins de 15 ans réussiront-ils à contourner les systèmes de vérification d’âge. Mais est-ce une raison pour renoncer ? Avec cette proposition de loi, nous posons une limite claire et disons une chose simple : les réseaux sociaux n’ont rien d’anodin », estimait lundi la rapporteure.

En vertu de la procédure accélérée engagée vendredi dernier, le texte devrait être examiné en première lecture au Sénat dans les prochaines semaines.

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☕️ Ubisoft cible 200 départs volontaires parmi les 1 100 salariés de son siège social

Cinq jours après la présentation d’une grande réorganisation stratégique censée lui permettre de retrouver la voie de la rentabilité, Ubisoft a signalé lundi son intention d’engager un plan de départs volontaires, sous forme de rupture conventionnelle collective, au sein des équipes de la direction du groupe. Le plan pourrait concerner « jusqu’à 200 postes », sur les 1 100 personnes actuellement employées au siège d’Ubisoft à Saint-Mandé, aux portes de Paris, d’après une déclaration transmise à l’AFP.

À ce stade, le plan ne concerne que les salariés de l’entité « Ubisoft International » sous contrat français précise encore le groupe, qui compte environ 4 000 salariés en France. Les salariés des différents studios français de l’éditeur sont donc pour l’instant épargnés par cette première vague de restructuration. Ubisoft assure par ailleurs qu’aucune décision « ne sera définitive tant qu’un accord collectif n’aura pas été conclu avec les représentants du personnel et validé par les autorités françaises ».

Des précautions qui s’imposent, dans la mesure où ce plan de départ volontaire ne constitue probablement que le prélude à de plus grandes manœuvres de restructuration. Dans le cadre de sa restructuration autour de cinq « maisons de création » autonomes, Ubisoft a en effet déclaré vouloir réaliser 200 millions d’euros d’économies supplémentaires sur les deux ans à venir.

Cette nouvelle cure d’austérité, à laquelle s’ajoute un durcissement programmé des accords sur le télétravail, a toutes les chances de déclencher une fronde sociale chez l’éditeur. D’après les Échos, les principaux syndicats français d’Ubisoft convergent vers l’idée d’un mouvement de grève du 10 au 12 février prochain.

Le cours d’Ubisoft a perdu près de 40 % jeudi 22 janvier suite à l’annonce de ce grand plan de réorganisation, ce qui a ramené le titre à sa valorisation de 2012. L’action s’est depuis légèrement ressaisie : mardi matin, le titre UBI s’échange aux alentours de 4,60 euros, ce qui valorise l’entreprise aux alentours de 660 millions d’euros, soit un tiers environ de son chiffre d’affaires annuel (1,846 milliard d’euros annoncés sur l’exercice 24 - 25 avant retraitement).

En mai dernier et sur les douze mois de son exercice 24 - 25, Ubisoft revendiquait 1,846 milliard d’euros de réservations nettes, l’indicateur qui fait office de chiffre d’affaires pour les éditeurs de jeux vidéo – capture d’écran Next
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☕️ Ubisoft cible 200 départs volontaires parmi les 1 100 salariés de son siège social

Cinq jours après la présentation d’une grande réorganisation stratégique censée lui permettre de retrouver la voie de la rentabilité, Ubisoft a signalé lundi son intention d’engager un plan de départs volontaires, sous forme de rupture conventionnelle collective, au sein des équipes de la direction du groupe. Le plan pourrait concerner « jusqu’à 200 postes », sur les 1 100 personnes actuellement employées au siège d’Ubisoft à Saint-Mandé, aux portes de Paris, d’après une déclaration transmise à l’AFP.

À ce stade, le plan ne concerne que les salariés de l’entité « Ubisoft International » sous contrat français précise encore le groupe, qui compte environ 4 000 salariés en France. Les salariés des différents studios français de l’éditeur sont donc pour l’instant épargnés par cette première vague de restructuration. Ubisoft assure par ailleurs qu’aucune décision « ne sera définitive tant qu’un accord collectif n’aura pas été conclu avec les représentants du personnel et validé par les autorités françaises ».

Des précautions qui s’imposent, dans la mesure où ce plan de départ volontaire ne constitue probablement que le prélude à de plus grandes manœuvres de restructuration. Dans le cadre de sa restructuration autour de cinq « maisons de création » autonomes, Ubisoft a en effet déclaré vouloir réaliser 200 millions d’euros d’économies supplémentaires sur les deux ans à venir.

Cette nouvelle cure d’austérité, à laquelle s’ajoute un durcissement programmé des accords sur le télétravail, a toutes les chances de déclencher une fronde sociale chez l’éditeur. D’après les Échos, les principaux syndicats français d’Ubisoft convergent vers l’idée d’un mouvement de grève du 10 au 12 février prochain.

Le cours d’Ubisoft a perdu près de 40 % jeudi 22 janvier suite à l’annonce de ce grand plan de réorganisation, ce qui a ramené le titre à sa valorisation de 2012. L’action s’est depuis légèrement ressaisie : mardi matin, le titre UBI s’échange aux alentours de 4,60 euros, ce qui valorise l’entreprise aux alentours de 660 millions d’euros, soit un tiers environ de son chiffre d’affaires annuel (1,846 milliard d’euros annoncés sur l’exercice 24 - 25 avant retraitement).

En mai dernier et sur les douze mois de son exercice 24 - 25, Ubisoft revendiquait 1,846 milliard d’euros de réservations nettes, l’indicateur qui fait office de chiffre d’affaires pour les éditeurs de jeux vidéo – capture d’écran Next
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☕️ La Commission européenne désigne WhatsApp comme très grande plateforme en ligne

Il aura fallu près d’un an pour que la Commission européenne désigne formellement WhatsApp comme très grande plateforme en ligne, mais c’est désormais chose faite. Une communication datée du 26 janvier signale en effet que WhatsApp dispose désormais de quatre mois pour s’assurer du respect des « obligations supplémentaires découlant du règlement sur les services numériques pour les très grandes plateformes en ligne », décrites comme suit :

« Ces obligations comprennent l’évaluation et l’atténuation appropriées de tout risque systémique, tel que les violations des droits de l’homme fondamentaux et de la liberté d’expression, la manipulation électorale, la diffusion de contenus illicites et les préoccupations en matière de protection de la vie privée, découlant de ses services. »

WhatsApp avait pour mémoire franchi le seuil des 45 millions d’utilisateurs mensuels dans l’Union européenne en février 2025. C’est cette audience cumulée qui déclenche le passage sous le régime spécifique des très grandes plateformes en ligne, souvent appelées VLOP (pour Very large online platform).

Le statut de VLOP découle du DSA, le règlement européen sur le numérique

Dans le cas de WhatsApp, les obligations ne concernent qu’un volet spécifique de l’offre : celui des chaînes, ou channels, la fonctionnalité « qui permet aux destinataires de diffuser des informations, des mises à jour et des annonces à un large public d’utilisateurs ». Le service de messagerie privée reste quant à lui « explicitement exclu de l’application du règlement sur les services numériques », précise Bruxelles.

« À la suite de sa désignation en tant que très grande plateforme en ligne, la Commission sera compétente pour contrôler le respect par WhatsApp du règlement sur les services numériques, en coopération avec Coimisiún na Meán, coordinateur irlandais pour les services numériques », prévient la Commission européenne. L’échéance est fixée à mi-mai 2026.

Meta et TikTok ont déjà été épinglés en octobre dernier pour non-respect de certaines des obligations liées au statut de VLOP. L’infraction concernait plus précisément l’absence d’ouverture d’un « accès adéquat aux données publiques » de leurs plateformes à des fins de recherche.

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☕️ La Commission européenne désigne WhatsApp comme très grande plateforme en ligne

Il aura fallu près d’un an pour que la Commission européenne désigne formellement WhatsApp comme très grande plateforme en ligne, mais c’est désormais chose faite. Une communication datée du 26 janvier signale en effet que WhatsApp dispose désormais de quatre mois pour s’assurer du respect des « obligations supplémentaires découlant du règlement sur les services numériques pour les très grandes plateformes en ligne », décrites comme suit :

« Ces obligations comprennent l’évaluation et l’atténuation appropriées de tout risque systémique, tel que les violations des droits de l’homme fondamentaux et de la liberté d’expression, la manipulation électorale, la diffusion de contenus illicites et les préoccupations en matière de protection de la vie privée, découlant de ses services. »

WhatsApp avait pour mémoire franchi le seuil des 45 millions d’utilisateurs mensuels dans l’Union européenne en février 2025. C’est cette audience cumulée qui déclenche le passage sous le régime spécifique des très grandes plateformes en ligne, souvent appelées VLOP (pour Very large online platform).

Le statut de VLOP découle du DSA, le règlement européen sur le numérique

Dans le cas de WhatsApp, les obligations ne concernent qu’un volet spécifique de l’offre : celui des chaînes, ou channels, la fonctionnalité « qui permet aux destinataires de diffuser des informations, des mises à jour et des annonces à un large public d’utilisateurs ». Le service de messagerie privée reste quant à lui « explicitement exclu de l’application du règlement sur les services numériques », précise Bruxelles.

« À la suite de sa désignation en tant que très grande plateforme en ligne, la Commission sera compétente pour contrôler le respect par WhatsApp du règlement sur les services numériques, en coopération avec Coimisiún na Meán, coordinateur irlandais pour les services numériques », prévient la Commission européenne. L’échéance est fixée à mi-mai 2026.

Meta et TikTok ont déjà été épinglés en octobre dernier pour non-respect de certaines des obligations liées au statut de VLOP. L’infraction concernait plus précisément l’absence d’ouverture d’un « accès adéquat aux données publiques » de leurs plateformes à des fins de recherche.

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Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : la proposition de loi arrive à l’Assemblée

Hâtez-vous lentement
Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : la proposition de loi arrive à l’Assemblée

L’Assemblée nationale va débuter lundi l’examen d’une proposition de loi visant à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans. Emmanuel Macron, qui a redit sa détermination à faire entrer le texte en vigueur avant la rentrée de septembre, a poussé pour que le gouvernement adopte la procédure d’urgence, en dépit des questions techniques et juridiques qui restent en suspens.

La proposition de loi « visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l’utilisation des réseaux sociaux » va débuter son parcours parlementaire ce lundi 26 janvier. Dans un calendrier chargé, elle bénéficie d’un passe-droit. Le Gouvernement a en effet engagé la procédure accélérée sur le texte vendredi dernier, pour essayer de tenir l’objectif, plusieurs fois répété par le président de la République, d’une mise en œuvre au 1er septembre 2026.

Trois textes pour une même problématique ?

Alors que Gabriel Attal planchait sur la question et que le Sénat a déjà adopté en première lecture une proposition de loi le 18 décembre dernier, c’est finalement le projet porté par Laure Miller (Ensemble pour la République) qui sera examiné en première lecture dans le cadre de la niche parlementaire du parti présidentiel.

Déposé le 18 novembre dernier, il découle des travaux de Laure Miller autour de la commission en charge de l’examen des pratiques et dérives associées à TikTok. En septembre dernier, elle avait rendu un rapport particulièrement virulent contre les dangers potentiels des réseaux sociaux sur les jeunes publics.

Ces conclusions sont désormais reprises dans une proposition de loi qui veut donc instaurer l’interdiction d’accès aux réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, mais prévoit aussi l’interdiction du téléphone portable au lycée, l’inscription d’un message d’avertissement sur les emballages de smartphones, ou l’obligation faite aux professionnels de l’accueil de jeunes enfants de leur éviter toute exposition aux écrans.

Pour faire bonne mesure, il envisage également l’encadrement de la publicité pour les réseaux sociaux, et le renforcement des dispositifs de lutte contre la diffusion en ligne de contenus constituant des délits.

Un virage de dernière minute sur l’interdiction

Du fait de ce vaste panorama de mesures et de la concurrence entre textes, l’examen risque de se révéler particulièrement complexe. La version présentée à l’examen des députés ce 26 janvier se veut cependant expurgée d’un certain nombre de chausse-trappes, notamment grâce à l’intervention du Conseil d’État, qui a délibéré le 8 janvier dernier un avis rendu public cinq jours plus tard.

L’article 1er du texte a ainsi été réécrit en dernière minute pour faire porter la responsabilité de l’interdiction non pas sur l’éditeur du réseau social, mais sur le mineur. Le Conseil d’État a en effet estimé que la mesure serait contraire au règlement européen sur le numérique (DSA), dans la mesure où ce dernier prévoit que « les États membres peuvent définir des mesures de politique sociale, notamment fixer un âge minimal d’accès, mais ne peuvent pas imposer d’obligations supplémentaires aux plateformes en ligne ».

Alors qu’il prévoyait initialement d’imposer aux réseaux sociaux « de refuser l’inscription des mineurs de 15 ans à leurs services et de suspendre les comptes déjà créés et détenus par des mineurs de 15 ans », le texte programmé pour l’examen en séance publique dispose désormais qu’il est « interdit au mineur de quinze ans d’accéder à un service de plateforme de partage de vidéos », sur la base d’une liste établie par le gouvernement après avis de l’Arcom.

Problème : comme le remarquent certains des 118 amendements déposés sur le texte, ce dernier ne précise pas, à ce stade, comment sera opérée l’indispensable vérification d’âge visant à assurer le respect de cette nouvelle interdiction.

Quelle vérification d’âge ?

« L’effectivité de la vérification d’âge est une vraie question. J’en suis aussi soucieuse que vous », a déclaré à ce sujet la rapporteure du texte en réunion le 13 janvier dernier (voir le compte-rendu et le rapport associés) :

« Toutefois, l’architecture du droit européen et le DSA ont de quoi nous rassurer : si les plateformes veulent respecter la réglementation européenne, elles devront absolument instaurer des vérifications d’âge robustes, fiables et respectueuses de la vie privée. La Commission européenne fait souvent référence au système du double anonymat : l’utilisateur envoie ses données personnelles à une plateforme neutre – un tiers de confiance –, qui infirme ou confirme ensuite au réseau social que l’utilisateur a atteint l’âge de 15 ans. »

La France fait pour mémoire partie, sur ce volet, des cinq pays qui doivent tester la solution de vérification d’âge en double anonymat expérimentée par la Commission européenne, mais rien ne permet d’affirmer que cette dernière sera déployée d’ici la rentrée de septembre.

Telle est pourtant bien l’ambition renouvelée dimanche par Emmanuel Macron. « Ce texte va nous permettre de concrétiser une ambition que nous portons depuis plusieurs années, qui est pour moi très importante et qui fait l’objet d’un engagement fort que j’ai pris auprès des Françaises et des Français », affirme ce dernier dans un message vidéo adressé à la députée Laure Miller, relayé par BFM.

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Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : la proposition de loi arrive à l’Assemblée

Hâtez-vous lentement
Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : la proposition de loi arrive à l’Assemblée

L’Assemblée nationale va débuter lundi l’examen d’une proposition de loi visant à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans. Emmanuel Macron, qui a redit sa détermination à faire entrer le texte en vigueur avant la rentrée de septembre, a poussé pour que le gouvernement adopte la procédure d’urgence, en dépit des questions techniques et juridiques qui restent en suspens.

La proposition de loi « visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l’utilisation des réseaux sociaux » va débuter son parcours parlementaire ce lundi 26 janvier. Dans un calendrier chargé, elle bénéficie d’un passe-droit. Le Gouvernement a en effet engagé la procédure accélérée sur le texte vendredi dernier, pour essayer de tenir l’objectif, plusieurs fois répété par le président de la République, d’une mise en œuvre au 1er septembre 2026.

Trois textes pour une même problématique ?

Alors que Gabriel Attal planchait sur la question et que le Sénat a déjà adopté en première lecture une proposition de loi le 18 décembre dernier, c’est finalement le projet porté par Laure Miller (Ensemble pour la République) qui sera examiné en première lecture dans le cadre de la niche parlementaire du parti présidentiel.

Déposé le 18 novembre dernier, il découle des travaux de Laure Miller autour de la commission en charge de l’examen des pratiques et dérives associées à TikTok. En septembre dernier, elle avait rendu un rapport particulièrement virulent contre les dangers potentiels des réseaux sociaux sur les jeunes publics.

Ces conclusions sont désormais reprises dans une proposition de loi qui veut donc instaurer l’interdiction d’accès aux réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, mais prévoit aussi l’interdiction du téléphone portable au lycée, l’inscription d’un message d’avertissement sur les emballages de smartphones, ou l’obligation faite aux professionnels de l’accueil de jeunes enfants de leur éviter toute exposition aux écrans.

Pour faire bonne mesure, il envisage également l’encadrement de la publicité pour les réseaux sociaux, et le renforcement des dispositifs de lutte contre la diffusion en ligne de contenus constituant des délits.

Un virage de dernière minute sur l’interdiction

Du fait de ce vaste panorama de mesures et de la concurrence entre textes, l’examen risque de se révéler particulièrement complexe. La version présentée à l’examen des députés ce 26 janvier se veut cependant expurgée d’un certain nombre de chausse-trappes, notamment grâce à l’intervention du Conseil d’État, qui a délibéré le 8 janvier dernier un avis rendu public cinq jours plus tard.

L’article 1er du texte a ainsi été réécrit en dernière minute pour faire porter la responsabilité de l’interdiction non pas sur l’éditeur du réseau social, mais sur le mineur. Le Conseil d’État a en effet estimé que la mesure serait contraire au règlement européen sur le numérique (DSA), dans la mesure où ce dernier prévoit que « les États membres peuvent définir des mesures de politique sociale, notamment fixer un âge minimal d’accès, mais ne peuvent pas imposer d’obligations supplémentaires aux plateformes en ligne ».

Alors qu’il prévoyait initialement d’imposer aux réseaux sociaux « de refuser l’inscription des mineurs de 15 ans à leurs services et de suspendre les comptes déjà créés et détenus par des mineurs de 15 ans », le texte programmé pour l’examen en séance publique dispose désormais qu’il est « interdit au mineur de quinze ans d’accéder à un service de plateforme de partage de vidéos », sur la base d’une liste établie par le gouvernement après avis de l’Arcom.

Problème : comme le remarquent certains des 118 amendements déposés sur le texte, ce dernier ne précise pas, à ce stade, comment sera opérée l’indispensable vérification d’âge visant à assurer le respect de cette nouvelle interdiction.

Quelle vérification d’âge ?

« L’effectivité de la vérification d’âge est une vraie question. J’en suis aussi soucieuse que vous », a déclaré à ce sujet la rapporteure du texte en réunion le 13 janvier dernier (voir le compte-rendu et le rapport associés) :

« Toutefois, l’architecture du droit européen et le DSA ont de quoi nous rassurer : si les plateformes veulent respecter la réglementation européenne, elles devront absolument instaurer des vérifications d’âge robustes, fiables et respectueuses de la vie privée. La Commission européenne fait souvent référence au système du double anonymat : l’utilisateur envoie ses données personnelles à une plateforme neutre – un tiers de confiance –, qui infirme ou confirme ensuite au réseau social que l’utilisateur a atteint l’âge de 15 ans. »

La France fait pour mémoire partie, sur ce volet, des cinq pays qui doivent tester la solution de vérification d’âge en double anonymat expérimentée par la Commission européenne, mais rien ne permet d’affirmer que cette dernière sera déployée d’ici la rentrée de septembre.

Telle est pourtant bien l’ambition renouvelée dimanche par Emmanuel Macron. « Ce texte va nous permettre de concrétiser une ambition que nous portons depuis plusieurs années, qui est pour moi très importante et qui fait l’objet d’un engagement fort que j’ai pris auprès des Françaises et des Français », affirme ce dernier dans un message vidéo adressé à la députée Laure Miller, relayé par BFM.

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☕️ Peter Thiel est l’invité de l’Académie des sciences morales et politiques

Peter Thiel, le milliardaire qui assume de vouloir en finir avec la démocratie, est l’invité, lundi 26 janvier, de l’Académie des sciences morales et politiques.

L’événement, dont la tenue a été révélée par le journaliste Olivier Tesquet, prend place en fin d’après-midi, après une communication de Philippe Étienne, ancien ambassadeur de France aux États-Unis, au sujet de l’impact de la présidence de Donald Trump sur la société et la démocratie américaines.

Pas un mot en revanche de Peter Thiel sur le calendrier public de l’établissement. « C’est une audition réservée aux académiciens, pas d’accès au public, c’est juste un groupe de travail… », minimise l’Académie, auprès de Libération.

« C’est privé, et c’est Peter Thiel qui a demandé à ce que ce soit confidentiel. Il veut pas non plus que ça se sache (…), il veut pas qu’il y ait des manifestations devant le truc », explique de son côté Carlos Diaz, l’animateur du podcast Silicon Carne, révélant au passage que Thiel organise dans la foulée de son intervention à l’Académie un dîner pour une cinquantaine de convives.

Gage Skidmore from Surprise, AZ, United States of America, CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons

Peter Thiel risque d’être déçu : un appel au rassemblement a été lancé dimanche pour protester contre la venue de celui qui est qualifié de « principal idéologue du mouvement réactionnaire ».

Quel sera le propos de Thiel devant l’Académie des sciences morales et politiques ? Le milliardaire américain, cofondateur de PayPal puis de Palantir, a donné à l’automne un cycle de conférences privées consacrées à son idéologie dont les accents religieux servent un propos ouvertement libertarien.

Si l’Académie des sciences morales et politiques semble gênée aux entournures par cet invité, c’est peut-être aussi que le calendrier n’est pas idéal.

L’intervention de Peter Thiel est en effet programmée alors que l’opinion publique s’émeut, dans le monde entier, de la mort d’Alex Pretti, tué samedi par un agent de la Border Patrol (une agence fédérale de police en charge de l’immigration) à Minneapolis.

Or Palantir fait partie des entreprises, proches du président Trump, qui profite directement, d’un point de vue financier, des 27,7 milliards de dollars de budget annuel dont dispose désormais l’ICE, la police anti-immigration devenue première force fédérale américaine.

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☕️ Peter Thiel est l’invité de l’Académie des sciences morales et politiques

Peter Thiel, le milliardaire qui assume de vouloir en finir avec la démocratie, est l’invité, lundi 26 janvier, de l’Académie des sciences morales et politiques.

L’événement, dont la tenue a été révélée par le journaliste Olivier Tesquet, prend place en fin d’après-midi, après une communication de Philippe Étienne, ancien ambassadeur de France aux États-Unis, au sujet de l’impact de la présidence de Donald Trump sur la société et la démocratie américaines.

Pas un mot en revanche de Peter Thiel sur le calendrier public de l’établissement. « C’est une audition réservée aux académiciens, pas d’accès au public, c’est juste un groupe de travail… », minimise l’Académie, auprès de Libération.

« C’est privé, et c’est Peter Thiel qui a demandé à ce que ce soit confidentiel. Il veut pas non plus que ça se sache (…), il veut pas qu’il y ait des manifestations devant le truc », explique de son côté Carlos Diaz, l’animateur du podcast Silicon Carne, révélant au passage que Thiel organise dans la foulée de son intervention à l’Académie un dîner pour une cinquantaine de convives.

Gage Skidmore from Surprise, AZ, United States of America, CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons

Peter Thiel risque d’être déçu : un appel au rassemblement a été lancé dimanche pour protester contre la venue de celui qui est qualifié de « principal idéologue du mouvement réactionnaire ».

Quel sera le propos de Thiel devant l’Académie des sciences morales et politiques ? Le milliardaire américain, cofondateur de PayPal puis de Palantir, a donné à l’automne un cycle de conférences privées consacrées à son idéologie dont les accents religieux servent un propos ouvertement libertarien.

Si l’Académie des sciences morales et politiques semble gênée aux entournures par cet invité, c’est peut-être aussi que le calendrier n’est pas idéal.

L’intervention de Peter Thiel est en effet programmée alors que l’opinion publique s’émeut, dans le monde entier, de la mort d’Alex Pretti, tué samedi par un agent de la Border Patrol (une agence fédérale de police en charge de l’immigration) à Minneapolis.

Or Palantir fait partie des entreprises, proches du président Trump, qui profite directement, d’un point de vue financier, des 27,7 milliards de dollars de budget annuel dont dispose désormais l’ICE, la police anti-immigration devenue première force fédérale américaine.

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