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Et si Linus Torvalds passait la main ? Le noyau Linux a son plan de continuité d’activité

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Et si Linus Torvalds passait la main ? Le noyau Linux a son plan de continuité d’activité

L’équipe en charge du noyau Linux a formalisé les modalités d’un plan de continuité d’activité destiné à préparer l’évolution de la gouvernance du projet si Linus Torvalds venait à en laisser les rênes.

Que se passerait-il si, ou plutôt que se passera-t-il, quand Linus Torvalds abandonnera le pilotage au quotidien des travaux liés au noyau Linux ? Bien que l’informaticien, aujourd’hui âgé de 56 ans, n’ait pas exprimé la moindre envie de se mettre en retrait du projet, la question figurait à l’ordre du jour du dernier Maintainers Summit, l’événement qui réunit la communauté impliquée dans le développement du noyau.

Du renouvellement des contributeurs au noyau

Le sujet n’est pas trivial, ne serait-ce que parce que c’est le dépôt personnel de Torvalds qui fait office de branche principale pour le noyau Linux (qui fêtait l’an dernier ses 34 ans). Au-delà de la question des accès nécessaires à la gestion des commits en cas d’indisponibilité, il interroge aussi de façon plus implicite la problématique de la continuité de la gouvernance autour du noyau, ce qu’admet d’ailleurs bien volontiers le principal intéressé.

Linus Torvalds évoquait déjà le sujet en 2020 lors de sa traditionnelle intervention à l’occasion de l’Open Source Summit. Il soulignait alors que la maintenance du noyau pouvait être perçue comme une mission fastidieuse, et qu’il était dans ce contexte difficile de fédérer de nouveaux développeurs prêts à s’impliquer.

Un propos renouvelé lors de l’édition 2024 (marquée par des débats animés sur Rust), lors d’une discussion avec Dirk Hohndel, son ami de longue date, contributeur historique au kernel Linux et responsable de l’open source chez Verizon. Quand ce dernier fait remarquer que tout de même, la moyenne d’âge des mainteneurs témoigne d’un certain vieillissement, Torvalds répond d’une pirouette que le gris (des cheveux) est certainement la bonne couleur pour le job.

S’il reconnait que certains contributeurs finissent par vieillir et se mettre en retrait du projet, il considère que le phénomène est attendu, et retourne le constat. « Ce qui n’est pas normal, c’est que des gens restent là pendant des décennies. C’est inhabituel, et je pense que c’est bon signe », sourit-il, avant d’admettre qu’il convient effectivement de préparer la suite, et donc de veiller au renouvellement progressif des personnes impliquées.

Pas de successeur désigné, mais un processus de sélection

La question de cette continuité a donc été débattue en décembre dernier, de façon relativement consensuelle, rapporte Jonathan Corbet sur LWN. Les participants ont dans un premier temps établi qu’il n’existait pas de « point de défaillance unique » qui compromettrait la maintenance du noyau en cas d’absence subite de Torvalds : plusieurs autres contributeurs disposent des droits nécessaires sur son dépôt, dont la redondance est par ailleurs assurée.

Reste à envisager la suite, qu’il s’agisse d’un départ accidentel ou d’une mise en retrait volontaire. Les mainteneurs du noyau ont pour ce faire convergé vers un processus plutôt simple, formalisé dans un document joliment baptisé conclave.rst, publié sur le dépôt de Torvalds le 25 janvier dernier.

Celui-ci définit que la mise en œuvre du processus de sélection du ou des nouveaux responsables de la maintenance incombe en premier lieu à l’organisateur du dernier Maintainer Summit ou, à défaut, au conseil technique (Technical Advisory Board) de la Linux Foundation.

Le processus en question prévoit quant à lui qu’un premier niveau de discussion soit engagé sous 72 heures entre les participants au Maintainer Summit, pour converger vers une proposition partagée ensuite sur la liste de diffusion du noyau sous deux semaines. Symboliquement, on sortirait donc du Benevolent dictator for life (BDFL) qui prévalait jusqu’ici.

La mise en œuvre reviendrait enfin à la Linux Foundation, avec laquelle Torvalds indique d’ailleurs avoir récemment signé un nouveau contrat. De quoi confirmer, s’il en était besoin, qu’il ne compte pas lâcher de sitôt le projet de sa vie !

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Et si Linus Torvalds passait la main ? Le noyau Linux a son plan de continuité d’activité

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Et si Linus Torvalds passait la main ? Le noyau Linux a son plan de continuité d’activité

L’équipe en charge du noyau Linux a formalisé les modalités d’un plan de continuité d’activité destiné à préparer l’évolution de la gouvernance du projet si Linus Torvalds venait à en laisser les rênes.

Que se passerait-il si, ou plutôt que se passera-t-il, quand Linus Torvalds abandonnera le pilotage au quotidien des travaux liés au noyau Linux ? Bien que l’informaticien, aujourd’hui âgé de 56 ans, n’ait pas exprimé la moindre envie de se mettre en retrait du projet, la question figurait à l’ordre du jour du dernier Maintainers Summit, l’événement qui réunit la communauté impliquée dans le développement du noyau.

Du renouvellement des contributeurs au noyau

Le sujet n’est pas trivial, ne serait-ce que parce que c’est le dépôt personnel de Torvalds qui fait office de branche principale pour le noyau Linux (qui fêtait l’an dernier ses 34 ans). Au-delà de la question des accès nécessaires à la gestion des commits en cas d’indisponibilité, il interroge aussi de façon plus implicite la problématique de la continuité de la gouvernance autour du noyau, ce qu’admet d’ailleurs bien volontiers le principal intéressé.

Linus Torvalds évoquait déjà le sujet en 2020 lors de sa traditionnelle intervention à l’occasion de l’Open Source Summit. Il soulignait alors que la maintenance du noyau pouvait être perçue comme une mission fastidieuse, et qu’il était dans ce contexte difficile de fédérer de nouveaux développeurs prêts à s’impliquer.

Un propos renouvelé lors de l’édition 2024 (marquée par des débats animés sur Rust), lors d’une discussion avec Dirk Hohndel, son ami de longue date, contributeur historique au kernel Linux et responsable de l’open source chez Verizon. Quand ce dernier fait remarquer que tout de même, la moyenne d’âge des mainteneurs témoigne d’un certain vieillissement, Torvalds répond d’une pirouette que le gris (des cheveux) est certainement la bonne couleur pour le job.

S’il reconnait que certains contributeurs finissent par vieillir et se mettre en retrait du projet, il considère que le phénomène est attendu, et retourne le constat. « Ce qui n’est pas normal, c’est que des gens restent là pendant des décennies. C’est inhabituel, et je pense que c’est bon signe », sourit-il, avant d’admettre qu’il convient effectivement de préparer la suite, et donc de veiller au renouvellement progressif des personnes impliquées.

Pas de successeur désigné, mais un processus de sélection

La question de cette continuité a donc été débattue en décembre dernier, de façon relativement consensuelle, rapporte Jonathan Corbet sur LWN. Les participants ont dans un premier temps établi qu’il n’existait pas de « point de défaillance unique » qui compromettrait la maintenance du noyau en cas d’absence subite de Torvalds : plusieurs autres contributeurs disposent des droits nécessaires sur son dépôt, dont la redondance est par ailleurs assurée.

Reste à envisager la suite, qu’il s’agisse d’un départ accidentel ou d’une mise en retrait volontaire. Les mainteneurs du noyau ont pour ce faire convergé vers un processus plutôt simple, formalisé dans un document joliment baptisé conclave.rst, publié sur le dépôt de Torvalds le 25 janvier dernier.

Celui-ci définit que la mise en œuvre du processus de sélection du ou des nouveaux responsables de la maintenance incombe en premier lieu à l’organisateur du dernier Maintainer Summit ou, à défaut, au conseil technique (Technical Advisory Board) de la Linux Foundation.

Le processus en question prévoit quant à lui qu’un premier niveau de discussion soit engagé sous 72 heures entre les participants au Maintainer Summit, pour converger vers une proposition partagée ensuite sur la liste de diffusion du noyau sous deux semaines. Symboliquement, on sortirait donc du Benevolent dictator for life (BDFL) qui prévalait jusqu’ici.

La mise en œuvre reviendrait enfin à la Linux Foundation, avec laquelle Torvalds indique d’ailleurs avoir récemment signé un nouveau contrat. De quoi confirmer, s’il en était besoin, qu’il ne compte pas lâcher de sitôt le projet de sa vie !

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☕️ Stop Killing Games valide son objectif, réponse de Bruxelles attendue d’ici juillet

Cette fois c’est la bonne : la Commission européenne a formellement accusé réception du succès de la pétition Stop Killing Games. Après vérification des signatures déposées via son outil dédié aux initiatives citoyennes (pour prévenir les risques de bourrage des urnes et vérifier que les quotas nationaux sont bien remplis), Bruxelles reconnait 1 294 188 enregistrements valides. Stop Killing Games deviendra de ce fait la quatorzième « Initiative citoyenne européenne » examinée depuis l’entrée en vigueur de la régulation dédiée, en 2019.

« Les organisateurs de cette initiative appellent la Commission à introduire une obligation pour les éditeurs vendant ou concédant sous licence des jeux vidéo dans l’UE de laisser ces jeux en état de fonctionnement, afin d’empêcher les éditeurs de les désactiver à distance », rappelle la Commission européenne, qui précise avoir jusqu’au 27 juillet 2026 pour produire une réponse écrite listant ses éventuelles décisions en la matière. Elle indique qu’elle rencontrera bientôt les porteurs de l’initiative, et qu’une audition publique sera organisée au Parlement européen.

illustration d'une Gameboy en Marty Mc Fly en train de découvrir un jeu récent
Stop Killing Games a émergé en avril 2024, dans la foulée de la fermeture, par Ubisoft, des serveurs dédiés au jeu de course The Crew, sorti dix ans plus tôt

Lancée en avril 2024, la pétition avait connu un net regain d’intérêt au début de l’été 2025, ce qui lui a finalement permis d’atteindre le seuil exigé du million de signatures au début du mois de juillet. La mobilisation s’était poursuivie durant plusieurs semaines, avec l’objectif de dépasser largement ce million de signatures, de façon à pouvoir compenser les participations invalidées.

« Un nombre croissant de jeux vidéo sont vendus effectivement comme des biens, sans date d’expiration indiquée, mais conçus pour être complètement injouables dès que le support de l’éditeur cesse. Cette pratique est une forme d’obsolescence programmée et est non seulement préjudiciable aux clients, mais rend la préservation pratiquement impossible. De plus, la légalité de cette pratique est largement non testée dans de nombreux pays », rappelle le site du mouvement.

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☕️ Stop Killing Games valide son objectif, réponse de Bruxelles attendue d’ici juillet

Cette fois c’est la bonne : la Commission européenne a formellement accusé réception du succès de la pétition Stop Killing Games. Après vérification des signatures déposées via son outil dédié aux initiatives citoyennes (pour prévenir les risques de bourrage des urnes et vérifier que les quotas nationaux sont bien remplis), Bruxelles reconnait 1 294 188 enregistrements valides. Stop Killing Games deviendra de ce fait la quatorzième « Initiative citoyenne européenne » examinée depuis l’entrée en vigueur de la régulation dédiée, en 2019.

« Les organisateurs de cette initiative appellent la Commission à introduire une obligation pour les éditeurs vendant ou concédant sous licence des jeux vidéo dans l’UE de laisser ces jeux en état de fonctionnement, afin d’empêcher les éditeurs de les désactiver à distance », rappelle la Commission européenne, qui précise avoir jusqu’au 27 juillet 2026 pour produire une réponse écrite listant ses éventuelles décisions en la matière. Elle indique qu’elle rencontrera bientôt les porteurs de l’initiative, et qu’une audition publique sera organisée au Parlement européen.

illustration d'une Gameboy en Marty Mc Fly en train de découvrir un jeu récent
Stop Killing Games a émergé en avril 2024, dans la foulée de la fermeture, par Ubisoft, des serveurs dédiés au jeu de course The Crew, sorti dix ans plus tôt

Lancée en avril 2024, la pétition avait connu un net regain d’intérêt au début de l’été 2025, ce qui lui a finalement permis d’atteindre le seuil exigé du million de signatures au début du mois de juillet. La mobilisation s’était poursuivie durant plusieurs semaines, avec l’objectif de dépasser largement ce million de signatures, de façon à pouvoir compenser les participations invalidées.

« Un nombre croissant de jeux vidéo sont vendus effectivement comme des biens, sans date d’expiration indiquée, mais conçus pour être complètement injouables dès que le support de l’éditeur cesse. Cette pratique est une forme d’obsolescence programmée et est non seulement préjudiciable aux clients, mais rend la préservation pratiquement impossible. De plus, la légalité de cette pratique est largement non testée dans de nombreux pays », rappelle le site du mouvement.

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☕️ Microsoft revendique 1 milliard d’utilisateurs pour Windows 11

Il aura fallu quatre ans, trois mois et 23 jours depuis son lancement, le 5 octobre 2021. « Windows a franchi une étape importante : le milliard d’utilisateurs de Windows 11, soit une hausse de plus de 45 % sur un an », a annoncé Satya Nadella, CEO de Microsoft, mercredi 28 janvier lors de la présentation des résultats financiers de l’éditeur.

Le mouvement a logiquement été accéléré par la fin du support de Windows 10, programmée au 14 octobre dernier. Cette bascule, annoncée de longue date, permet à Windows 11 d’afficher un taux d’adoption plus rapide que celui de son prédécesseur. La disponibilité générale de Windows 10 remonte en effet au 29 juillet 2015, et ce cap symbolique du milliard d’utilisateurs avait été annoncé le 16 mars 2020 (soit quatre ans, sept mois et 18 jours plus tard).

« Ce trimestre, nous avons également enregistré des gains de parts de marché sur Windows, Edge et Bing, ainsi qu’une croissance à deux chiffres du nombre de membres sur LinkedIn et une augmentation de 30 % des publicités vidéo payantes », a également déclaré Satya Nadella.

Si Windows 11 gagne des parts de marché, la concurrence n’est pas en reste, ce qui laisse supposer que le système profite principalement de l’abandon progressif de Windows 10.

La fin du support de Windows 10 a accéléré la bascule vers Windows 11, même s’il est possible d’obtenir un délai de grâce

D’un point de vue financier, Microsoft fait état, pour le deuxième trimestre de son exercice fiscal 2026, clos au 31 décembre dernier, d’un chiffre d’affaires en hausse de 1 % sur un an pour la division Windows OEM and Devices. Cette dernière intègre à la fois les ventes de licences Windows au travers des canaux OEM, les machines de la gamme Surface et les accessoires PC.

Microsoft ne précise pas le chiffre d’affaires attribué spécifiquement à son système d’exploitation (d’ailleurs ouvertement présenté par Nadella l’an dernier comme un produit d’appel vers le reste des offres de l’éditeur, notamment sur le cloud), mais Amy Hood, directrice financière, a quelque peu détaillé la tendance mercredi :

« Windows OEM a enregistré une croissance de 5 % grâce à une excellente exécution et à l’effet favorable continu de la fin du support de Windows 10. Les résultats ont dépassé les attentes, les niveaux de stocks restant élevés en raison d’une augmentation des achats avant la hausse des prix de la mémoire. »

Elle anticipe néanmoins un ralentissement des ventes en trimestre glissant. « Les revenus liés aux appareils et aux OEM Windows devraient connaître une baisse modérée. Les taux de croissance seront affectés par la normalisation des avantages liés à la fin du support de Windows 10 et par la diminution des niveaux élevés des stocks au cours du trimestre. Par conséquent, les revenus liés aux OEM Windows devraient baisser d’environ 10 % ».

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☕️ Microsoft revendique 1 milliard d’utilisateurs pour Windows 11

Il aura fallu quatre ans, trois mois et 23 jours depuis son lancement, le 5 octobre 2021. « Windows a franchi une étape importante : le milliard d’utilisateurs de Windows 11, soit une hausse de plus de 45 % sur un an », a annoncé Satya Nadella, CEO de Microsoft, mercredi 28 janvier lors de la présentation des résultats financiers de l’éditeur.

Le mouvement a logiquement été accéléré par la fin du support de Windows 10, programmée au 14 octobre dernier. Cette bascule, annoncée de longue date, permet à Windows 11 d’afficher un taux d’adoption plus rapide que celui de son prédécesseur. La disponibilité générale de Windows 10 remonte en effet au 29 juillet 2015, et ce cap symbolique du milliard d’utilisateurs avait été annoncé le 16 mars 2020 (soit quatre ans, sept mois et 18 jours plus tard).

« Ce trimestre, nous avons également enregistré des gains de parts de marché sur Windows, Edge et Bing, ainsi qu’une croissance à deux chiffres du nombre de membres sur LinkedIn et une augmentation de 30 % des publicités vidéo payantes », a également déclaré Satya Nadella.

Si Windows 11 gagne des parts de marché, la concurrence n’est pas en reste, ce qui laisse supposer que le système profite principalement de l’abandon progressif de Windows 10.

La fin du support de Windows 10 a accéléré la bascule vers Windows 11, même s’il est possible d’obtenir un délai de grâce

D’un point de vue financier, Microsoft fait état, pour le deuxième trimestre de son exercice fiscal 2026, clos au 31 décembre dernier, d’un chiffre d’affaires en hausse de 1 % sur un an pour la division Windows OEM and Devices. Cette dernière intègre à la fois les ventes de licences Windows au travers des canaux OEM, les machines de la gamme Surface et les accessoires PC.

Microsoft ne précise pas le chiffre d’affaires attribué spécifiquement à son système d’exploitation (d’ailleurs ouvertement présenté par Nadella l’an dernier comme un produit d’appel vers le reste des offres de l’éditeur, notamment sur le cloud), mais Amy Hood, directrice financière, a quelque peu détaillé la tendance mercredi :

« Windows OEM a enregistré une croissance de 5 % grâce à une excellente exécution et à l’effet favorable continu de la fin du support de Windows 10. Les résultats ont dépassé les attentes, les niveaux de stocks restant élevés en raison d’une augmentation des achats avant la hausse des prix de la mémoire. »

Elle anticipe néanmoins un ralentissement des ventes en trimestre glissant. « Les revenus liés aux appareils et aux OEM Windows devraient connaître une baisse modérée. Les taux de croissance seront affectés par la normalisation des avantages liés à la fin du support de Windows 10 et par la diminution des niveaux élevés des stocks au cours du trimestre. Par conséquent, les revenus liés aux OEM Windows devraient baisser d’environ 10 % ».

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