Colmar : un octogénaire placé en garde à vue pour tentative d'assassinat contre son voisin

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Le ACEMAGIC M1A Pro+ est un MiniPC noname pur et dur, un engin de catalogue que tout le monde peut obtenir du moment qu’il paye le constructeur original. Lancé en 2023 sous la référence TANK03, il promettait un processeur Intel de 12e Gen et une GeForce RTX.

ACEMAGIC M1A Pro+
En 2026, le ACEMAGIC M1A Pro+ sera de retour dans une formule totalement AMD. La machine embarquera un processeur AMD AMD Ryzen AI Max+ 395 aux performances très intéressantes pour un boitier cubique qui ne devrait pas dépasser les 16 cm de côté. Pour le moment, peu d’informations ont fuité, et pour cause, les constructeurs ignorent comment communiquer sur leurs produits à moyen terme. En cause, la promesse d’une intégration de 128 Go de mémoire vive LPDDRx-8000 ainsi que des emplacements permettant jusqu’à 12 To de stockage. Ces composants étant pour le moment très volatils en termes de tarif, j’imagine qu’il est impossible d’annoncer un prix.

ACEMAGIC TANK03
A vrai dire, je ne vois pas réellement à qui s’adresse le ACEMAGIC M1A Pro+ ? Le prix des puces Strix Halo de ce type était déjà très élevé avant la crise de la mémoire vive, cela sera pire en janvier. Qui va investir autant dans un engin de ce calibre ? On parle ici d’une machine noname annoncée à 1*999 yuans soit au minimum 10999 yuans et 1340€ HT et au pire 19999 yuans soit 2435€ HT. On imagine que cela ne sera pas la tranche la plus basse qui sera proposée.
A moins que cette annonce d’un modèle haut de gamme ne cache en réalité des déclinaisons moins ambitieuses ? Des puces comme le Ryzen AI Max+ 388 avec moins de mémoire vive et surtout un prix plus abordable. Comme toujours, un modèle très haut de gamme mis en avant et des versions plus raisonnables mise en vente dans la foulée… Même s’il va bien falloir réfléchir à un autre marketing avec la poussée de fièvre qui s’empare du prix des composants.

ACEMAGIC TANK03
On retrouve sur ce modèle une gestion de profils d’utilisation de la minimachine avec, comme toujours, trois scénarios d’usage : silencieux, équilibré et performant. Une molette à l’avant permettant d’augmenter ou de baisser le TDP des puces Strix Halo en fonction de ses besoins. Pas d’autres infos si ce n’est qu’un module Wi-Fi7 sera également intégré. Le TANK03 proposait une triple solution avec deux ports M.2 2280, le nouveau modèle proposera trois emplacement M.2 2280 NVMe PCIE Gen4 x4. A priori, l’excellente connectique du précédent modèle devrait toujours être disponible.
À suivre.
AceMagic TANK03 : un minicube ultra performant sous Core i9 et GeForce RTX mobile
ACEMAGIC M1A Pro+ : du Strix Halo dans un cube compact © MiniMachines.net. 2025

La console Anbernic RG477V n’a toujours pas dévoilé tous ses mystères. La marque propose ici un design classique mais embarque un SoC pour le moment encore secret. Seule promesse du constructeur, la capacité de faire tourner des émulateurs exigeants.

La Anbernic RG477V propose une facade en verre
Il faut dire que l’affichage de cette Anbernic RG477V est gourmand en ressources pour émuler les vieilles consoles. Avec son look de Gameboy, le choix d’un écran 4:3 semble l’évidence. La dalle LTPS IPS offrira 500 nits de luminosité et surtout une définition de 1280 x 960 avec un rafraichissement de 120 Hz. Tactile et multipoint, l’affichage forcera les émulateurs à piloter des jeux dans une définition plusieurs fois supérieure à ce que les programmeurs d’origine avaient imaginé. Il faut donc une puce performante pour non seulement émuler les jeux, mais en plus, leur permettre d’atteindre cette définition sans trop bavouiller sur leurs pixels.
La puce embarquée devra donc suivre le mouvement et si, pour le moment, on est encore dans l’inconnu sur le modèle retenu par Anbernic, tout porte à croire que le SOC retenu sera un Mediatek Dimensity 8300. Il serait ici accompagné par 8 Go de mémoire vive en exploitant un stockage sur cartes MicroSDXC, la solution permettrait de piloter de nombreux moteurs. On parle de nombreuses consoles assez gourmandes. La vidéo ci-dessus montre le résultat obtenu avec la console sur de nombreux titres sous Wii, WiiU, Android, PS2, PSV, GameCube, 3DS, PSP, N64… Avec, à chaque fois, un rendu de bonne qualité malgré des contenus affichés trois à quatre fois leur définition originale.

Le design global de la Anbernic RG477V est assez classique : on retrouve deux minijoysticks, une croix directionnelle, des boutons ABXY et quatre gâchettes au dos. La console proposera un module Wi-Fi6 et Bluetooth 5.3 qui permettra le streaming de jeux depuis une autre source. La charge se fera via un port USB Type-C qui proposera également une sortie DispayPort pour une connexion sur un écran externe. Avec son module Bluetooth, la petite console mobile se transformera en solution de salon sur laquelle on pourra connecter une ou plusieurs manettes Bluetooth.

Pas d’infos sur le prix ni sur la disponibilité, pas plus sur la version du système Android embarqué. La marque juge bon de parler d’IA avec des fonctions qui permettront d’améliorer l’expérience de jeu et une surcouche logicielle assurant de régler l’affichage et d’assigner les boutons. Anbernic n’en est pas à son coup d’essai mais le fabricant est tellement exubérant dans sa production qu’on aimerait parfois qu’il se concentre un peu plus sur l’essentiel.
Source : Anbernic
La console Anbernic RG477V vous promet trois fois la Wii © MiniMachines.net. 2025

Le GMKtec K15 n’a pas encore dévoilé tous ses secrets. La marque le présente sur les réseaux sociaux chinois pour le moment dans l’effeuillage classique de slides qui se veulent alléchants.

GMKtec K15
On a donc découvert un engin qui reprend le design des machines précédentes de la marque mais qui embarque un processeur Core Ultra 5 125U. Une puce 12 cœurs construite autour de 2 cœurs P, 8 cœurs E et 2 cœurs LPE pour 14 Threads au total. Le processeur Meteor Lake a été lancé à la fin de l’année 2023 et emploie une lithographie Intel 4. Son circuit graphique grimpe à 1.85 GHz tandis que le processeur fonctionne de 1.3 à 4.3 GHz pour les cœurs les plus rapides.

GMKtec K12
Particularité de ce modèle de puce mobile, elle est censée fonctionner dans un TDP allant de 12 à 57 watts en mode Turbo avec une puissance de base de 15 watts. Pour rappel, cette idée d’un TDP n’est pas la consommation de la puce en énergie, mais le nombre de watts que le constructeur doit pouvoir dissiper efficacement pour que la puce fonctionne à 100% de ses capacités. Ici, avec 15 watts de TDP, on est sur une puce mobile pensée pour des engins qui peuvent être très fins et transportables. Les 15 watts peuvent être encaissés facilement par un dispositif du type caloduc/ailettes et un ventilateur actif. Les 57 watts du mode Turbo ne sont dépensés que pour des périodes extrêmement courtes que le constructeur doit considérer mais qui ne nécessitent en général pas de gros changements techniques.
Au sein de ce GMKtec K15 qui doit mesurer exactement les mêmes dimensions que le GMKteck K12 soit 15 cm de côté et 7.4 cm d’épaisseur, il y a la possibilité de monter un système de refroidissement bien plus conséquent que sur un portable de 2 cm d’épaisseur. Le K12 propose un mode « silencieux » qui laisse son processeur fonctionner à 35 watts de TDP. GMKtec annonce donc que le processeur Core Ultra 5 125U de son K15 fonctionnera également à 35 watts de TDP. Soit plus du double de son fonctionnement normal pour de meilleures performances. Le tout pour une nuisance sonore qui devrait rester sous les 35 dB, ce qui est très confortable.

Le GMKtec K12 ci-dessus indique ce que le GMKtec K15 devrait proposer.
Pour le reste, on devrait retrouver une construction proche de ce que proposent les autres modèles du constructeur. Le GMKtec K15 embarquera deux emplacements de mémoire vive DDR5 et trois emplacements M.2 2280 NVMe PCIe Gen4 x4. La connectique n’est pas encore détaillée mais il y a fort à parier qu’elle « colle » à celle du GMKtec K12. Un port OCuLink est confirmé et, pour le reste, on devrait retrouver les mêmes connecteurs Ethernet 2.5 Gigabit, USB4, HDMI et DisplayPort.
Le mariage entre ce type de puce ultra économe « Metor Lake » et une connectique OCuLink n’est pas spécialement logique puisque Intel a pensé cette puce pour des portables très endurants. Cela n’empêchera pas les deux de fonctionner ensemble mais cela ne devrait pas être la solution la plus efficace possible pour un usage ludique. On comprend assez vite qu’ici, il s’agit surtout de reprendre le design de machines précédentes pour limiter des frais de fabrication et de R&D.
Cette stratégie du repli vers des puces plus anciennes n’est pas inhabituelle sur le marché du MiniPC. Cela a permis à de nombreuses marques de proposer des engins très abordables et toujours très efficaces au fil des ans. Mais, dernièrement, ce que je comprends à demi-mot des constructeurs, c’est que ce retour technologique est essentiellement là pour anticiper l’augmentation du prix des composants mémoire et stockage. GMK a été parmi les premiers à indiquer une augmentation des prix de ses machines à cause de la hausse de la mémoire vive.
Intégrer un processeur de 2023 permettra donc en 2026 de proposer un MiniPC avec 16 Go de mémoire vive au tarif d’un engin du début 2025 avec une puce plus récente en 32 Go de mémoire vive… Je vous laisse méditer là dessus.
GMKtec K15 : un mariage entre Meteor Lake et OCuLink © MiniMachines.net. 2025

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C’est un témoignage indirect sur un achat de RAM d’occasion qui arrive dans ma boite aux lettres. Celui de Marc qui a cru bon de faire confiance, peut-être de manière un peu trop candide, comme il le dit lui-même, à un acheteur sur LeBonCoin.
À la recherche de composants pour retaper un PC, Marc se penche sur le secteur de l’occasion. La machine sur laquelle il a mis la main vient de son travail et a été dépouillée de sa mémoire et de son stockage. Il lui faut donc trouver de la DDR4 en format DIMM classique et un SSD. Pour le stockage, pas de problème, il a ce qu’il faut. Un bon vieux SSD BX500 de Corsair en 500 Go acheté dans les bons flans de Minimachines. Pour la mémoire, c’est un autre challenge. Avec les prix qui enflent, la disponibilité qui baisse, l’éloignement des magasins spécialisés. Marc se décide de chercher du côté de la RAM d’occasion. Finalement, comme sa machine est déjà d’occasion, ce n’est pas un problème.

RAM d’occasion sur LeBonCoin (exemple)
Il fouille donc les annonces de LeBonCoin et trouve mardi dernier une offre intéressante qui vient d’être posée. Deux barrettes de 8 Go de DDR4-3600 Kingston, tout ce qu’il y a de plus classique. Le prix n’est pas donné mais il n’est pas délirant non plus : 80€. Les mêmes modules sont proposés à 140€ aujourd’hui, ils étaient régulièrement à moins de 60€ avant octobre… 20€ de plus donc mais pas réellement d’autre choix, sans mémoire vive, pas de PC.
Marc contacte le vendeur qui se montre fort efficace : réponses rapides, connaissances techniques, conseils. Il va même jusqu’à vérifier la compatibilité de la carte mère avec ses modules de RAM d’occasion. En quelques heures c’est plié, Marc veut acheter. Sauf qu’au dernier moment, le vendeur lui dit qu’un autre acheteur s’est manifesté et peut lui prendre sa mémoire en direct, de la main à la main. Qu’il veut éviter de s’embêter avec les frais et l’envoi, qu’il est désolé mais que c’est beaucoup plus simple pour lui. Marc insiste, tente le tout pour le tout pour faire jouer la « corde sensible » du vendeur. Et, contre toute attente, ça marche. Le vendeur accepte de lui envoyer, parce qu’il le trouve « sympa ».
Sauf que, pour ne pas perdre d’argent, il préfèrerait un paiement différent. Ne pas utiliser la plateforme LeBonCoin « qui coute cher » mais plutôt par PayPal « entre amis ». Comme me l’écrit Marc, normalement ses alertes intérieures « auraient dû retentir ». Mais le vendeur a réussi petit à petit à éteindre toute sa paranoïa. L’acheteur avait l’impression que le vendeur lui « faisait une fleur ». Et, quelques minutes plus tard, Marc paye le vendeur.
Il se passe une grosse semaine avant que Marc ne reçoive les barrettes. Il va les chercher au relais colis à côté de son travail et attend avec impatience de pouvoir l’installer. Chose qu’il a faite samedi matin. Enfin, qu’il a essayé de faire, parce que les barrettes ne fonctionnent pas. Rien, pas de signal, juste le code d’erreur d’une absence de mémoire bippé par la carte mère. Il essaye avec les barrettes de son PC habituel en DDR4-3200 et tout fonctionne, la machine démarre sur sa clé USB. Il installe ensuite la RAM d’occasion sur son PC. A nouveau, pas de signal.
Marc se connecte alors sur LeBonCoin pour avoir des informations, pas de réponse. Le vendeur si rapide à répondre et si prévenant, est désormais aux abonnés absents alors que son profil est toujours visible et qu’il est en ligne. Marc comprend enfin qu’il n’a pas de recours et qu’il vient de se faire soulager de 80€ « plus le port » et qu’il ne peut rien faire pour récupérer son argent. Il décide alors de jeter un coup d’œil à la mémoire Kingston qui ne répond pas et qu’il a dans la main. Il enlève les dissipateurs en aluminium. Et sous les profilés de métal, rien de visiblement abîmé.
Ce n’est pas la première fois que j’entends ce type d’histoire. Le conseil d’éviter de sortir du « tunnel de protection » des sites de petites annonces est indispensable même si cela ne vous garantira pas un achat sans pépin.
L’arnaque de l’auto-SAV classique
Ces derniers temps, l’arnaque la plus communément remontée sur ce type de site de petites annonces est celle d’un produit hors service qui va pousser l’acheteur à en avoir le cœur net. Dans le cas de notre RAM d’occasion, cela se traduirait exactement par le scénario de Marc. Un achat via le site et protégé par son système de paiement. Une réception au bout de quelques jours. La découverte d’un produit qui ne marche pas et la volonté d’en avoir le cœur net face à un vendeur qui vous jure que tout fonctionnait bien chez lui. L’acheteur démonte le produit pour comprendre et… n’a plus alors droit aux services de protection du site qui sert d’intermédiaire. J’ai eu des retours de ce genre d’histoire pour énormément de matériel : portables, synthétiseur, ampli, MiniPC et même un robot de cuisine. A chaque fois, la sentence est la même.
Si l’acheteur ouvre le matériel d’occasion pour vérifier ou valider qu’il y a un problème, alors le site de petites annonces déclarera que c’est lui le responsable de la panne et donnera raison au vendeur. Puis déclenchera le paiement. Si Marc avait acheté sa RAM d’occasion en la payant via LeBonCoin, si il avait ensuite enlevé les dissipateurs en aluminium, alors il aurait perdu tout recours contre le vendeur.
Même s’il est certain que la panne n’était pas en rapport avec cette ouverture. Un lecteur a ainsi acheté un portable qui ne fonctionnait pas au démarrage. Et pour cause, il était livré sans mémoire ni stockage même si la petite annonce indiquait bien la présence de ces composants. Le SAV de LeBonCoin n’a pas voulu donner suite après qu’il ait envoyé des images des slots vides. A chaque fois qu’un acheteur a voulu bien faire et a publié des images de son ordinateur sans RAM, son ampli sans tube ou même son synthétiseur sans les composants internes nécessaires à son bon fonctionnement. A chaque fois qu’il y a eu ouverture pour prouver sa bonne foi, la plateforme a rejeté la demande. Cela peut se comprendre, c’est parole contre parole. Le vendeur dit que le produit marchait, l’acheteur montre un espace vide et prouve par la même qu’il aurait eu les moyens de le vider…

RAM d’occasion sur LeBonCoin (image d’illustration)
Pas forcément, mais il faut rester conscient des dangers que cela peut avoir. La flambée des tarifs va probablement inciter certains à vendre des barrettes à prix d’or et d’autres à tenter de vous arnaquer. Je ne serais pas non plus surpris d’entendre parler de vols de composants en entreprise d’ici quelque temps. Un larcin relativement facile qui peut rapporter gros en revendant ensuite le matériel via des petites annonces. Pour éviter tout souci, il faut respecter quelques règles de base.
Si vous êtes vendeur, la bonne pratique est d’abord de proposer une photo « personnalisée » de votre produit sur votre annonce. Avec votre pseudo griffonné à coté de l’objet à vendre. Cela montre aux acheteurs que vous n’avez pas repris une vieille photo d’un autre site. Ensuite, c’est d’utiliser les services mis à votre disposition par le site de mise en relation. Et, évidemment de proposer de tester le produit.

Si vous êtes une entreprise ou que vous avez des ordinateurs en contact avec du public, attendez-vous à de possibles tentatives de vol de mémoire et de stockage. C’est autrement plus simple que d’autres composants et cela se revend très facilement. Je me souviens des années 2000, quand des voleurs profitaient de la pause déjeuner pour écumer les bureaux de PME et vider les PC de leurs composants. N’oubliez pas que sur la majorité des machines de type PC ou MiniPC il existe des protections antivol type Kensington Lock. Des antivols qui permettent non seulement d’arrimer PC et portables à du mobilier pour éviter qu’on parte avec mais qui empêchent également l’ouverture du capot. C’est très fréquent sur les PC d’entreprise. Cela évite que quelqu’un n’ouvre les boitiers et ne s’envole ensuite avec les composants.
PS : Ce n’est pas la peine de commenter au sujet de Marc, ni de juger sa mésaventure. Il s’en veut déjà suffisamment. Comme il le dit lui même, il suffit d’un « i » en moins pour passer de LeBonCoin à autre chose.
RAM d’occasion sur LeBonCoin : attention danger ! © MiniMachines.net. 2025

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A la mi septembre je m’étonnais du tarif « contenu » de la GPD Win 5. L’odeur méfitique d’une crise des composants commencait juste à reveiller nos sinus mais je m’inquiétais surtout alors de la concurrence classique. Les consoles Strix Halo ayant bien du mal à lutter face au MiniPC spécialisés qui embarquent des puces AMD Ryzen AI Max+ 395 et qui se vendent extremement bien quand ils trouvent du stock.
La page Indiegogo de l’époque anoncait un premier prix à 1650$ HT pour la GPD Win 5. Une version 32Go/2To bien en dessous des autres tarifs des consoles Strix Halo. Je m’attendais à bien pire. Sauf que, depuis, la page annoncant ce tarif a totalement disparu et une nouvelle a été mise en place sur Indiegogo. Exit les 1650$ HT, bonjour les 1781$ HT. La machine vient de gagner 131$ HT sur son prix. En cause ? Probablement la hausse de la mémoire vive.

Le modèle de base qui devait être être vendu sous Ryzen Ai Max 385 avec 32 Go de LPDDR5x-8000 et 1 To de stockage à 1449$ HT est passé à 1549$ HT. 100$ de plus en un mois donc. La version la plus musclée en Ryzen AI Max+ 395 avec 128 Go de LPDDR5 et 4 To de SSD a enfin dévoilé son tarif qui atteind 2653$ HT. Soit quelque chose comme 2730€.

Comme les autres consoles Strix Halo, le ratio performances / prix est finalement assez mauvais. Les machines ont certes l’avantage de leur format, malgré d’évidents défauts de portabilité et d’autonomie, mais elles seront bien moins rapides que des solutions portables équipées de puces graphiques traditionelles chea AMD ou Nvidia pour une mission ludique. Certes, les machines classiques vont elles aussi augmenter de prix. L’impact du DDRGate sera ressenti par l’ensemble du marché. Mais la GPD Win 5 comme la AyaNeo Next II ou la OneXplayer OneXfly vont être touchées bien plus durement. Le nombre de ces machines sera probablement moins élevé sur les lignes de production que ce que pourront produire HP, Asus, Acer, Lenovo ou MSI sur le marché gaming plus global. Leur force d’achat sera donc bien plus faible.
Outre les questions déjà soulevées d’encombrement, d’autonomie et de confort pour ces machines, celui du prix rajoute un assez joli clou dans leur cerceuil. Est-ce vraiment le moment que choisiront les internautes pour s’équiper d’un format aussi gadget et peu pratique ? Ou est-ce que les ressources disponibles ne partiront pas alimenter des reserves en cas de pépin avec un engin déjà existant.
OneXplayer a déjà annoncé que sa console allait revoir ses prix de financement participatif à la hausse et Ayaneo garde pour le moment l’information secrète. Bref, les machines étaient par nature déjà compliquées à vendre mais le calendrier est désormais clairement catastrophique.

Le projet est pourtant totalement financé avec des chiffres à donner le tournis. La campagne aurait été bouclée en « 4 minutes et 7 secondes » et financée aujourd’hui à hauteur de plus de 41000%… Est-ce qu’il y a vraiment 563 contributeurs assez passionnés -et riches- pour investir dans ce type de consoles Strix Halo ? Il y a mille façons de faire en sorte que ce genre de campagne participative soit toujours un succès. Il faudra que je fasse un billet à ce sujet un jour.
Les consoles Strix Halo se prennent les pieds dans le tapis © MiniMachines.net. 2025

À bord de cette carte mère MetaComputing ARM AI PC, un SoC que l’on a déjà croisé. Du moins sur le papier. Le CIX P1 a en effet été retenu par Radxa, Orange Pi et Minisforum.

Il s’agit toujours d’un CXI CP8180 au TDP de 28 W, une solution 12 cœurs comprenant deux cœurs Cortex-A720 à 2.6 GHz, deux cœurs Cortex-A720 à 2.4 GHz, quatre cœurs cortex-A-720 à 2.3 GHz et enfin quatre cœurs Cortex-A520 à 1.8 GHz. Un circuit graphique Immortalis-G720 MC10 et un NPU 30 TOPS complètent l’ensemble. Cette puce prendra ici en charge de la mémoire vive LPDDR5-5500 en 16 et 32 Go avec un stockage associé de 1 To.
La carte mère sera proposée à partir de 480.95€ HT en version standard. Mais elle pourra également être achetée avec un ordinateur Framework, totalement préinstallée, pour une base tarifaire de 962.95€ HT. Il semble qu’il sera également possible d’obtenir le boitier dédié mis au point par Cooler Master.
CNX Software pointe vers deux éléments intéressants pour cette carte. Le premier est technique et remonte que si la puce CIX P1 présente bien un TDP de 28 watts compatible avec les portables, sa consommation électrique est en revanche bien plus élevée que les puces classiques de ce marché. Là où des processeurs AMD, Qualcomm ou Intel proposent des fonctionnements en veille sous les 3 watts, la CXI grimpe à 16 watts. Ce qui affectera énormément l’autonomie du portable sur batterie.

La carte mère MetaComputing sous CIX P1
L’autre point notable est dans la société MetaComputing elle même. Il semble qu’elle soit pilotée par le créateur de DeepComputing qui développe des solutions RISC-V dont une en particulier. La carte mère spécialisée qui propose une de ces puces RISC-V Starfive aux… Framework.

La carte mère DeepComputing sous StarFive JH7110
MetaComputing semble donc avoir repris purement et simplement l’image de la carte mère de DeepComputing sur son site. De là à dire que la carte n’est pour le moment pas encore fabriquée mais uniquement en précommande ? Difficile d’être totalement affirmatif mais le site de vente de la marque ne donne aucune indication de délai, de stock ou de situation géographique.
MetaComputing développe une carte mère ARM CIX P1 pour Framework © MiniMachines.net. 2025