Pérou : un journaliste assassiné par des hommes armés

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C’est un témoignage indirect sur un achat de RAM d’occasion qui arrive dans ma boite aux lettres. Celui de Marc qui a cru bon de faire confiance, peut-être de manière un peu trop candide, comme il le dit lui-même, à un acheteur sur LeBonCoin.
À la recherche de composants pour retaper un PC, Marc se penche sur le secteur de l’occasion. La machine sur laquelle il a mis la main vient de son travail et a été dépouillée de sa mémoire et de son stockage. Il lui faut donc trouver de la DDR4 en format DIMM classique et un SSD. Pour le stockage, pas de problème, il a ce qu’il faut. Un bon vieux SSD BX500 de Corsair en 500 Go acheté dans les bons flans de Minimachines. Pour la mémoire, c’est un autre challenge. Avec les prix qui enflent, la disponibilité qui baisse, l’éloignement des magasins spécialisés. Marc se décide de chercher du côté de la RAM d’occasion. Finalement, comme sa machine est déjà d’occasion, ce n’est pas un problème.

RAM d’occasion sur LeBonCoin (exemple)
Il fouille donc les annonces de LeBonCoin et trouve mardi dernier une offre intéressante qui vient d’être posée. Deux barrettes de 8 Go de DDR4-3600 Kingston, tout ce qu’il y a de plus classique. Le prix n’est pas donné mais il n’est pas délirant non plus : 80€. Les mêmes modules sont proposés à 140€ aujourd’hui, ils étaient régulièrement à moins de 60€ avant octobre… 20€ de plus donc mais pas réellement d’autre choix, sans mémoire vive, pas de PC.
Marc contacte le vendeur qui se montre fort efficace : réponses rapides, connaissances techniques, conseils. Il va même jusqu’à vérifier la compatibilité de la carte mère avec ses modules de RAM d’occasion. En quelques heures c’est plié, Marc veut acheter. Sauf qu’au dernier moment, le vendeur lui dit qu’un autre acheteur s’est manifesté et peut lui prendre sa mémoire en direct, de la main à la main. Qu’il veut éviter de s’embêter avec les frais et l’envoi, qu’il est désolé mais que c’est beaucoup plus simple pour lui. Marc insiste, tente le tout pour le tout pour faire jouer la « corde sensible » du vendeur. Et, contre toute attente, ça marche. Le vendeur accepte de lui envoyer, parce qu’il le trouve « sympa ».
Sauf que, pour ne pas perdre d’argent, il préfèrerait un paiement différent. Ne pas utiliser la plateforme LeBonCoin « qui coute cher » mais plutôt par PayPal « entre amis ». Comme me l’écrit Marc, normalement ses alertes intérieures « auraient dû retentir ». Mais le vendeur a réussi petit à petit à éteindre toute sa paranoïa. L’acheteur avait l’impression que le vendeur lui « faisait une fleur ». Et, quelques minutes plus tard, Marc paye le vendeur.
Il se passe une grosse semaine avant que Marc ne reçoive les barrettes. Il va les chercher au relais colis à côté de son travail et attend avec impatience de pouvoir l’installer. Chose qu’il a faite samedi matin. Enfin, qu’il a essayé de faire, parce que les barrettes ne fonctionnent pas. Rien, pas de signal, juste le code d’erreur d’une absence de mémoire bippé par la carte mère. Il essaye avec les barrettes de son PC habituel en DDR4-3200 et tout fonctionne, la machine démarre sur sa clé USB. Il installe ensuite la RAM d’occasion sur son PC. A nouveau, pas de signal.
Marc se connecte alors sur LeBonCoin pour avoir des informations, pas de réponse. Le vendeur si rapide à répondre et si prévenant, est désormais aux abonnés absents alors que son profil est toujours visible et qu’il est en ligne. Marc comprend enfin qu’il n’a pas de recours et qu’il vient de se faire soulager de 80€ « plus le port » et qu’il ne peut rien faire pour récupérer son argent. Il décide alors de jeter un coup d’œil à la mémoire Kingston qui ne répond pas et qu’il a dans la main. Il enlève les dissipateurs en aluminium. Et sous les profilés de métal, rien de visiblement abîmé.
Ce n’est pas la première fois que j’entends ce type d’histoire. Le conseil d’éviter de sortir du « tunnel de protection » des sites de petites annonces est indispensable même si cela ne vous garantira pas un achat sans pépin.
L’arnaque de l’auto-SAV classique
Ces derniers temps, l’arnaque la plus communément remontée sur ce type de site de petites annonces est celle d’un produit hors service qui va pousser l’acheteur à en avoir le cœur net. Dans le cas de notre RAM d’occasion, cela se traduirait exactement par le scénario de Marc. Un achat via le site et protégé par son système de paiement. Une réception au bout de quelques jours. La découverte d’un produit qui ne marche pas et la volonté d’en avoir le cœur net face à un vendeur qui vous jure que tout fonctionnait bien chez lui. L’acheteur démonte le produit pour comprendre et… n’a plus alors droit aux services de protection du site qui sert d’intermédiaire. J’ai eu des retours de ce genre d’histoire pour énormément de matériel : portables, synthétiseur, ampli, MiniPC et même un robot de cuisine. A chaque fois, la sentence est la même.
Si l’acheteur ouvre le matériel d’occasion pour vérifier ou valider qu’il y a un problème, alors le site de petites annonces déclarera que c’est lui le responsable de la panne et donnera raison au vendeur. Puis déclenchera le paiement. Si Marc avait acheté sa RAM d’occasion en la payant via LeBonCoin, si il avait ensuite enlevé les dissipateurs en aluminium, alors il aurait perdu tout recours contre le vendeur.
Même s’il est certain que la panne n’était pas en rapport avec cette ouverture. Un lecteur a ainsi acheté un portable qui ne fonctionnait pas au démarrage. Et pour cause, il était livré sans mémoire ni stockage même si la petite annonce indiquait bien la présence de ces composants. Le SAV de LeBonCoin n’a pas voulu donner suite après qu’il ait envoyé des images des slots vides. A chaque fois qu’un acheteur a voulu bien faire et a publié des images de son ordinateur sans RAM, son ampli sans tube ou même son synthétiseur sans les composants internes nécessaires à son bon fonctionnement. A chaque fois qu’il y a eu ouverture pour prouver sa bonne foi, la plateforme a rejeté la demande. Cela peut se comprendre, c’est parole contre parole. Le vendeur dit que le produit marchait, l’acheteur montre un espace vide et prouve par la même qu’il aurait eu les moyens de le vider…

RAM d’occasion sur LeBonCoin (image d’illustration)
Pas forcément, mais il faut rester conscient des dangers que cela peut avoir. La flambée des tarifs va probablement inciter certains à vendre des barrettes à prix d’or et d’autres à tenter de vous arnaquer. Je ne serais pas non plus surpris d’entendre parler de vols de composants en entreprise d’ici quelque temps. Un larcin relativement facile qui peut rapporter gros en revendant ensuite le matériel via des petites annonces. Pour éviter tout souci, il faut respecter quelques règles de base.
Si vous êtes vendeur, la bonne pratique est d’abord de proposer une photo « personnalisée » de votre produit sur votre annonce. Avec votre pseudo griffonné à coté de l’objet à vendre. Cela montre aux acheteurs que vous n’avez pas repris une vieille photo d’un autre site. Ensuite, c’est d’utiliser les services mis à votre disposition par le site de mise en relation. Et, évidemment de proposer de tester le produit.

Si vous êtes une entreprise ou que vous avez des ordinateurs en contact avec du public, attendez-vous à de possibles tentatives de vol de mémoire et de stockage. C’est autrement plus simple que d’autres composants et cela se revend très facilement. Je me souviens des années 2000, quand des voleurs profitaient de la pause déjeuner pour écumer les bureaux de PME et vider les PC de leurs composants. N’oubliez pas que sur la majorité des machines de type PC ou MiniPC il existe des protections antivol type Kensington Lock. Des antivols qui permettent non seulement d’arrimer PC et portables à du mobilier pour éviter qu’on parte avec mais qui empêchent également l’ouverture du capot. C’est très fréquent sur les PC d’entreprise. Cela évite que quelqu’un n’ouvre les boitiers et ne s’envole ensuite avec les composants.
PS : Ce n’est pas la peine de commenter au sujet de Marc, ni de juger sa mésaventure. Il s’en veut déjà suffisamment. Comme il le dit lui même, il suffit d’un « i » en moins pour passer de LeBonCoin à autre chose.
RAM d’occasion sur LeBonCoin : attention danger ! © MiniMachines.net. 2025

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A la mi septembre je m’étonnais du tarif « contenu » de la GPD Win 5. L’odeur méfitique d’une crise des composants commencait juste à reveiller nos sinus mais je m’inquiétais surtout alors de la concurrence classique. Les consoles Strix Halo ayant bien du mal à lutter face au MiniPC spécialisés qui embarquent des puces AMD Ryzen AI Max+ 395 et qui se vendent extremement bien quand ils trouvent du stock.
La page Indiegogo de l’époque anoncait un premier prix à 1650$ HT pour la GPD Win 5. Une version 32Go/2To bien en dessous des autres tarifs des consoles Strix Halo. Je m’attendais à bien pire. Sauf que, depuis, la page annoncant ce tarif a totalement disparu et une nouvelle a été mise en place sur Indiegogo. Exit les 1650$ HT, bonjour les 1781$ HT. La machine vient de gagner 131$ HT sur son prix. En cause ? Probablement la hausse de la mémoire vive.

Le modèle de base qui devait être être vendu sous Ryzen Ai Max 385 avec 32 Go de LPDDR5x-8000 et 1 To de stockage à 1449$ HT est passé à 1549$ HT. 100$ de plus en un mois donc. La version la plus musclée en Ryzen AI Max+ 395 avec 128 Go de LPDDR5 et 4 To de SSD a enfin dévoilé son tarif qui atteind 2653$ HT. Soit quelque chose comme 2730€.

Comme les autres consoles Strix Halo, le ratio performances / prix est finalement assez mauvais. Les machines ont certes l’avantage de leur format, malgré d’évidents défauts de portabilité et d’autonomie, mais elles seront bien moins rapides que des solutions portables équipées de puces graphiques traditionelles chea AMD ou Nvidia pour une mission ludique. Certes, les machines classiques vont elles aussi augmenter de prix. L’impact du DDRGate sera ressenti par l’ensemble du marché. Mais la GPD Win 5 comme la AyaNeo Next II ou la OneXplayer OneXfly vont être touchées bien plus durement. Le nombre de ces machines sera probablement moins élevé sur les lignes de production que ce que pourront produire HP, Asus, Acer, Lenovo ou MSI sur le marché gaming plus global. Leur force d’achat sera donc bien plus faible.
Outre les questions déjà soulevées d’encombrement, d’autonomie et de confort pour ces machines, celui du prix rajoute un assez joli clou dans leur cerceuil. Est-ce vraiment le moment que choisiront les internautes pour s’équiper d’un format aussi gadget et peu pratique ? Ou est-ce que les ressources disponibles ne partiront pas alimenter des reserves en cas de pépin avec un engin déjà existant.
OneXplayer a déjà annoncé que sa console allait revoir ses prix de financement participatif à la hausse et Ayaneo garde pour le moment l’information secrète. Bref, les machines étaient par nature déjà compliquées à vendre mais le calendrier est désormais clairement catastrophique.

Le projet est pourtant totalement financé avec des chiffres à donner le tournis. La campagne aurait été bouclée en « 4 minutes et 7 secondes » et financée aujourd’hui à hauteur de plus de 41000%… Est-ce qu’il y a vraiment 563 contributeurs assez passionnés -et riches- pour investir dans ce type de consoles Strix Halo ? Il y a mille façons de faire en sorte que ce genre de campagne participative soit toujours un succès. Il faudra que je fasse un billet à ce sujet un jour.
Les consoles Strix Halo se prennent les pieds dans le tapis © MiniMachines.net. 2025

À bord de cette carte mère MetaComputing ARM AI PC, un SoC que l’on a déjà croisé. Du moins sur le papier. Le CIX P1 a en effet été retenu par Radxa, Orange Pi et Minisforum.

Il s’agit toujours d’un CXI CP8180 au TDP de 28 W, une solution 12 cœurs comprenant deux cœurs Cortex-A720 à 2.6 GHz, deux cœurs Cortex-A720 à 2.4 GHz, quatre cœurs cortex-A-720 à 2.3 GHz et enfin quatre cœurs Cortex-A520 à 1.8 GHz. Un circuit graphique Immortalis-G720 MC10 et un NPU 30 TOPS complètent l’ensemble. Cette puce prendra ici en charge de la mémoire vive LPDDR5-5500 en 16 et 32 Go avec un stockage associé de 1 To.
La carte mère sera proposée à partir de 480.95€ HT en version standard. Mais elle pourra également être achetée avec un ordinateur Framework, totalement préinstallée, pour une base tarifaire de 962.95€ HT. Il semble qu’il sera également possible d’obtenir le boitier dédié mis au point par Cooler Master.
CNX Software pointe vers deux éléments intéressants pour cette carte. Le premier est technique et remonte que si la puce CIX P1 présente bien un TDP de 28 watts compatible avec les portables, sa consommation électrique est en revanche bien plus élevée que les puces classiques de ce marché. Là où des processeurs AMD, Qualcomm ou Intel proposent des fonctionnements en veille sous les 3 watts, la CXI grimpe à 16 watts. Ce qui affectera énormément l’autonomie du portable sur batterie.

La carte mère MetaComputing sous CIX P1
L’autre point notable est dans la société MetaComputing elle même. Il semble qu’elle soit pilotée par le créateur de DeepComputing qui développe des solutions RISC-V dont une en particulier. La carte mère spécialisée qui propose une de ces puces RISC-V Starfive aux… Framework.

La carte mère DeepComputing sous StarFive JH7110
MetaComputing semble donc avoir repris purement et simplement l’image de la carte mère de DeepComputing sur son site. De là à dire que la carte n’est pour le moment pas encore fabriquée mais uniquement en précommande ? Difficile d’être totalement affirmatif mais le site de vente de la marque ne donne aucune indication de délai, de stock ou de situation géographique.
MetaComputing développe une carte mère ARM CIX P1 pour Framework © MiniMachines.net. 2025

Le DDRGate c’est le nom que j’ai choisi pour qualifier la crise que nous allons traverser dans les trimestres qui viennent et qui concerne la mémoire vive. Cela me permet de lier dans une même catégorie tous les billets qui vont traiter du sujet. Cela permettra également, je l’espère, aux internautes de mieux comprendre ce qu’il se passe sur le secteur.
Le DDRGate est une « surprise ». Surprise par son ampleur même si on voyait arriver cette crise depuis un moment. L’appellation fait référence à la raréfaction de la mémoire vive à destination des ordinateurs personnels que l’on trouve sur tous les bureaux de la planète. Raréfaction due en très grande partie à la production qui oriente ses capacités pour alimenter les énormes besoins des centres de données. La véritable course à l’armement des entreprises pour construire les plus gros serveurs possibles pour piloter leurs intelligences artificielles.

Si tout le monde voyait arriver la situation, personne n’imaginait cet impact… Les constructeurs d’ordinateurs n’ont pas simplement à appuyer sur un bouton pour que des usines se mettent à produire des portables ou des PC. Toute la mécanique prend des mois et des mois pour se mettre en place. Les ordinateurs que vous allez découvrir en magasin en début d’année 2026 ont été imaginés il y a un an à partir de prototypes de composants de base fournis par AMD, Intel et Nvidia. Ils ont été dessinés, leur électronique a été pensée, optimisée, prototypée et validée. Les carnets de commandes des différentes pièces détachées ont été établis, des contrats signés et des lignes de fabrication réservées.
Pendant ce temps, des commerciaux ont rendu visite à leurs différents acheteurs et ont présenté depuis des mois les futures machines sur catalogues. Prenant alors des commandes pour des livraisons qui auraient lieu souvent deux trimestres plus tard. Tout cela prend des mois et s’établit sur des chiffres stables déterminés à l’avance par des contrats. Le prix des batteries, des écrans, le coût de l’assemblage, du transport, celui des processeurs et de la mémoire vive comme du stockage. Tout est fixé à l’avance pour proposer le prix de vente public de chaque machine. La marge laissée au grossiste, celle du revendeur et celle dégagée par le fabricant, tout est millimétré.

En faisant flamber les prix des SSD et de la mémoire vive, le DDRGate, cette hausse de la mémoire et du stockage rendent impossible d’opérer comme avant. Si les machines qui arrivent en janvier correspondent à des contrats signés avant l’augmentation des tarifs, leurs prix ne devraient donc pas bouger ? Oui… et non. Les prix des machines sont établis en fonction de multiples paramètres, dont l’un est la fourchette de prix d’achat des composants lissés sur l’année. Par exemple, la mémoire et le stockage, souvent sujets à de multiples fluctuations, sont estimés sur un prix moyen établi sur toute la durée de leur commercialisation.
Les clients imaginent généralement que les fabricants se mettent beaucoup d’argent dans les poches quand ils voient les prix de la mémoire s’écrouler. Les mêmes se disent que les fabricants vont avoir du mal à vendre leurs vieilles machines quand le prix public d’un portable reste élevé alors que le stockage dévisse. En fait, cela ne change rien pour eux, leurs contrats établissent un prix sur la durée pour tous les composants. Les problèmes arrivent lorsque ce contrat change et que la machine continue de bien se vendre. Si le prix de la mémoire baisse, alors ils vont gagner plus d’argent ou relancer la production avec un nouveau prix plus bas. Ou bien lancer des promotions.
Le problème que l’on rencontre aujourd’hui est que le prix des machines pour le troisième et le quatrième trimestres de 2026 ne peut pas être calculé. Les constructeurs ignorent à combien la mémoire vive et le stockage seront vendus. HP annonçait la semaine dernière que leurs contrats sur la mémoire allaient s’arrêter en mai 2026. À partir de cette date, les achats de mémoire et de stockage se feront soit au coup par coup, soit avec un prix estimé pour toute la production.
Autrement dit, les prix vont probablement exploser pour le troisième et quatrième trimestre. Certaines marques pourront également décider d’augmenter leurs tarifs dès le début de l’année pour lisser l’impact de cette hausse sur le marché.

Il faut lire toutes les annonces du moment avec cette idée en tête. Chaque décision industrielle a été prise il y a des mois. Valve ne décide pas de lancer sa Steam Machine « au pire moment » mais a choisi cette date bien avant le début de ce DDRGate. Nvidia ne décide pas d’arrêter le support de ses vieilles générations de circuits graphiques « en pleine crise » mais a arrêté à cette date depuis des mois de ne plus continuer le support de ses puces Maxwell, Pascal et Volta.
Les seuls acteurs à réagir vite dans toute l’équation actuelle, ce sont les fabricants de mémoire et de stockage. Micron qui abandonne la marque Crucial et le marché grand public est une réaction rapide. Samsung et Sk Hynix qui décident de ne pas augmenter leur production est également une décision stratégique rapide. Les deux marques auraient pu réagir différemment dans d’autres circonstances. Par exemple, si un des trois acteurs de ce marché avait d’un coup un énorme problème technique mettant à mal sa production dans une configuration de marché classique. Les deux autres auraient pu vouloir investir pour augmenter leurs propres capacités de production pour tenter de grappiller des parts de marché au détriment de leur rentabilité. Là, elles ont choisi de ne pas amplifier leur production pour de meilleurs profits au détriment d’éventuelles parts de marché. C’est un arbitrage.
L’année qui s’annonce risque d’être extrêmement compliquée. Pour beaucoup de raisons. L’hyper spécialisation du marché informatique qui a laissé à trois – ou quatre – marques le bon soin de fabriquer la mémoire d’un secteur absolument indispensable à toute l’économie, va avoir des répercussions sauvages.
D’abord, parce que la baisse de disponibilité de la mémoire vive et du stockage va empêcher les ventes de toutes les machines. Ce qui va entrainer une baisse de production de tous les composants. Cartes mères, écrans, alimentations, claviers… Le volume des ventes en baisse conduira les fabricants à augmenter leurs prix.
Ensuite et surtout parce que les particuliers ne vont pas pouvoir lutter sur les prix avec les entreprises. Si un tarif de portable grimpe de 100, 200 ou 300 euros pour un engin identique ou inférieur en capacités, à la machine de l’année d’avant, cela ne sera pas un frein pour une entreprise qui aura absolument besoin de ce matériel pour ses salariés. Les entreprises n’auront pas d’autres choix que d’acheter. Et même de faire monter les enchères. Les particuliers de leur côté devront donc lutter avec des moyens et des impératifs moins importants.
DDRGate : Il ne faut pas penser sur le temps court © MiniMachines.net. 2025

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