Le constructeur profite du CES 2026 pour annoncer le GMKtec EVO-T2, un MiniPC qui ne change pas trop sur la forme mais plutôt sur le fond.
Pour faire des économies et probablement parce que le format est adapté et ne nécessite pas de changements, le GMKtec EVO-T2 reprend le flambeau d’un T1 annoncé en mai 2025. Le boîtier est identique mais le processeur Core Ultra 9 285H « Arrow Lake » est remplacé par un tout nouveau Core Ultra X9 388H « Panther Lake« .
Le GMKtec EVO-T2 dédicacé par le CEO d’Intel, monsieur Lip-Bu Tan.
Le MiniPC profiterait ainsi des nouvelles puces d’Intel et, en particulier, de leurs nouvelles possibilités graphiques. La marque indique que le GMKtec EVO-T2 serait 50% plus rapide en capacités graphiques. Ce qui la rendrait plus adaptée au jeu mais aussi aux différents travaux créatifs. L’emphase sur l’IA est très logiquement aussi importante. La précédente génération développait 99 TOPS au total pour piloter des usages locaux. La nouvelle passe à 180 TOPS en dérivant la totalité de ses ressources NPU, circuit graphique et cœurs de calcul à cette tâche. La partie calcul pur est plus modestement décrite comme proposant 10% de performances en plus en calcul sur un seul cœur.
Le GMKtec EVO-T2 aura le même design que ce GMKtec EVO-T1
D’un point de vue physique, on retrouve les connecteurs de l’année dernière, le GMKtec EVO-T2 propose toujours du Thunderbolt 4, une sortie OCuLink et deux ports Ethernet. Ces derniers évoluent cependant puisque GMKtec a décidé de remplacer les puces 2.5 Gigabit du T1 par un port 10 Gigabit et un autre en 2.5 Gigabit sur ce nouveau modèle. Le constructeur a également décidé de faire évoluer les deux emplacements de stockage interne à la norme PCIe 5.0, le T1 étant en PCIe 4.0.
GMKtec EVO-T2 : Mauvais timing pour la mémoire vive ?
Un autre détail est, par contre, problématique, il sera impossible d’acheter ce MiniPC en version Barebone, c’est à dire sans mémoire vive ni stockage. Le GMKtec EVO-T2 est désormais équipé de mémoire soudée en LPDDR5-9600 quand l’ancien proposait deux emplacements de DDR5 SODIMM-5600. La marque proposera des modèles avec 128 Go de mémoire à bord… Ce qui devrait rendre le prix assez explosif au vu du contexte actuel.
Le GMKtec EVO-T2 est prévu pour ce premier trimestre 2026. Pour le moment, aucun détail sur les prix n’a filtré chez le constructeur.
Avec un processeur AMD Ryzen 5 3500U, le GMK G10 semble assez anachronique. De génération Picasso-U, le seul point commun que ce processeur partage avec les productions actuelles d’AMD est le nom des technologies embarquées.
Il s’agit d’une puce Zen+ gravée en 12 nanomètres avec 4 cœurs et 8 threads, fonctionnant dans une enveloppe thermique de 15 watts et supportant uniquement la mémoire vive DDR4-2400. Son circuit graphique est un Radeon RX Vega 8 qui commence, lui aussi, à dater. Seulement voilà, AMD n’a pas de solutions pour contrer les puces Intel Twin Lake actuelles comme le N150. Ses processeurs sont plus performants, sans aucun doute, mais ils sont également beaucoup plus chers.
Résultat, depuis 2023 et la sortie des Alder Lake-N, Intel a emporté tout le marché des MiniPC entrée de gamme. Doublant la mise avec les Twin Lake deux ans plus tard. Impossible de sortir un MiniPC approchant les prix des solutions sous puces Intel.
La solution proposée par ce GMK G10 est donc de proposer une alternative. Ne pas lutter contre les puces comme l’Intel N150 mais plutôt se positionner contre un Intel Core 3 N350. Le Ryzen 5 3500U propose en effet le même niveau de performances que ce processeur Twin Lake qui est presque son plus haut de gamme. Le gros avantage, ici, c’est que si le marché des MiniPC Intel N150 est saturé par une offre pléthorique, il est beaucoup plus dégagé sur le segment Core 3 N350. Peu de machines ont été annoncées, mais elles sont quasiment des fantômes. Un Zotac a bien été listé et Asus lance les NUC Essentials en proposant des Intel N250 et 355.
Avec le GMK G10, le constructeur propose donc une alternative abordable et plus efficace que les modèles low-cost classiques même si cela passe par un TDP plus élevé. Le 3500U et ses 15 watts est beaucoup plus gourmand qu’un N150 (6 watts) ou un N350 (7 watts). La puce gère la mémoire double canal jusqu’à 64 Go, prend en charge 8 threads pour ses 4 cœurs et surtout son circuit graphique Radeon VEGA 8 cœurs est souvent plus rapide en jeu 3D que les 24 EU de la puce Intel.
Le MiniPC se présente donc comme une alternative intéressante avec un ticket d’entrée plus bas ce qui permet un prix final beaucoup plus raisonnable que les machines sous Ryzen de dernière génération.
La ventilation est assurée par un dispositif très standard. Une aspiration d’air frais par le dessous de l’engin et un caloduc qui transporte la chaleur vers les ailettes de la machine. Ailettes elles-mêmes refroidies par l’air repoussé par la ventilation. Deux slots de mémoire vive DDR4 sont disponibles pour monter jusqu’à 64 Go de RAM et deux ports M.2 2280 PCIe 3.0 x4 sont intégrés afin de faire évoluer le stockage.
La connectique propose en façade un jack audio combo 3.5 mm, deux USB 3.2 Type-A et le bouton de démarrage classique.
A l’arrière, on retrouve un port USB Type-C qui ne servira qu’à alimenter la machine en 19V/3.42A pour 65 watts. Un port USB 3.2 Type-C avec DisplayPort et Power Delivery, un USB 2.0 Type-A, un HDMI 2.1 et un DisplayPort 1.4 en sorties vidéo. Un port Ethernet 2.5 Gigabit est présent en plus du module Wi-Fi5 et Bluetooth 5.0. L’ensemble est intégré dans un châssis de 10.3 cm de large, 9.8 cm de profondeur et 4.2 cm d’épaisseur. Un port Antivol type Kensington Lock est clairement visible. A notert que ce modèle dispose d’une compatibilité VESA et qu’il est livré avec une plaque de support pour pouvoir être positionné au dos d’un écran.
À noter que l’engin est également disponible sur Amazon France en promo à 224.96€ en cochant la case coupon sur la page du produit mais dans une version 16 Go / 256 Go. Un peu plus cher pour moins de stockage donc, mais expédié par Amazon depuis ses entrepôts locaux et garanti pendant la durée légale de deux ans. Ce qui change son miniscore.
Le NucBox K15 de GMK n’a pas vraiment de chance, c’est typiquement l’engin qui aurait fait un carton en aout, alors que les prix de la mémoire vive étaient encore raisonnables. Avec ses deux slots de DDR5-4800 et ses trois extensions M.2 2280 NVMe PCIe, il a été pensé pour être gavé de RAM et de stockage.
Aujourd’hui la minimachine est un peu moins belle, avec des prix en hausse, le constructeur se doit d’abord de la proposer en mode barebone, c’est-à-dire sans mémoire, stockage ni système. Ce qui va forcément limiter les acheteurs potentiels. Des versions toutes équipées sont également proposées mais elles restent sans rapport avec ce qu’auraient été les prix à la rentrée de septembre.
GMK NucBox K15
Pour autant le GMK NucBox K15 n’est pas une mauvaise machine, loin de là. La base est un processeur Intel mobile Core Ultra 5 125U. Une solution comprenant 2 cœurs P, 8 cœurs E et 2 cœurs LPE pour un total de 14 Threads. Cette puce Meteor Lake datant de la fin de l’année 2023 ne s’est pas spécialement démodée, elle est gravée en Intel 4 et propose un bon circuit graphique cadencé à 1.85 GHz et un NPU 11 TOPs.
La puce est pilotée dans trois modes de fonctionnement pour différents scénarios d’usage. De manière très classique, on retrouvera des puissances de TDP variées pour le processeur. D’abord un mode silencieux à 15 W, puis un mode performances à 35 W et enfin un mode équilibré à 25 W. L’idée est comme toujours de piloter le Nucbox K15 suivant son besoin avec par défaut un mode équilibré censé convenir à la majorité des scénarios. Le mode de basculement d’un TDP à l’autre n’est pas précisé, ce qui suggère qu’il faudra aller changer cette option dans le BIOS de la machine. À moins que des outils logiciels compatibles ne soient proposés ?3
Le refroidissement interne de l’engin est confié à une solution classique. Le NucBox K15 reprenant un châssis que l’on a déjà croisé avec le GMK K12 et le GMK EVO-T1, il ne s’agit que d’une transposition de la carte mère. On notera tout de même que ce châssis a réussi à embarquer des processeurs avec un TDP porté à 75 watts. Ce qui laisse entendre que les 35 watts de la puce Meteor Lake ne seront pas un problème. On retrouve ici une aspiration d’air frais sous l’engin puis une expulsion au travers de fines lamelles en métal qui vont dissiper la chaleur du processeur.
Un second ventilateur placé sur la partie supérieure va quant à lui évacuer la chaleur générée par les composants mémoire et stockage situés sur le dessus de l’engin. Ces ventilations sont suivies par des sondes qui vont réguler la vitesse des ventilateurs en fonction des températures relevées.
Le GMK NucBox K15 est prêt à recevoir mémoire et stockage
La partie supérieure de l’engin autorisera l’ajout de deux barrettes de mémoire vive SODIMM en DDR5-4800 et trois SSD au format M.2 2280 NVMe PCIE 3.0 X4. Il sera possible d’employer des SSD PCIe 4.0 mais ils seront sous-exploités. On appréciera au passage le talent des graphistes de GMK qui ont réussi à intervertir les étiquettes mémoire DDR5 et stockage PCIe sur l’illustration. Du grand art.
Cette disposition du processeur sous la carte mère amène à un placement connectique assez classique chez GMK. La grille de ventilation arrière se retrouve sous la connectique. Ce qui n’est pas forcément idéal. Il faudra comme d’habitude faire attention à ne pas l’obstruer avec ses câbles. Privilégier une installation en mode VESA avec l’accessoire livré, ou veillez a attacher les câbles ensemble sur les côtés pour ne pas boucher cette évacuation.
Le boîtier mesure 15.4 cm de large pour 15.1 cm de profondeur et, tout de même 7.36 cm de hauteur. Il pèse 877 g. En face avant, on retrouve une connectique assez classique avec un bouton de démarrage, trois USB 3.2 Gen.2 Type-A, un USB 3.2 Gen.2 Type-C et un jack audio combo 3.5 mm.
La partie arrière est encore plus complète avec un port Jack d’alimentation 20V / 5A, un second jack audio combo 3.5 mm, une sortie vidéo HDMI 2.1, une autre au format DisplayPort 1.4. Un port USB4 avec prise en charge DisplayPort et PowerDelivery 100 Watts. Une extension OCuLink en PCIe Gen4 x4. Deux ports USB 2.0 Type-A pour des extensions classiques type clavier et souris. Enfin, une double prise Ethernet 2.5 Gigabit sous chipsets Realtek 8125BG est visible pour piloter deux réseaux distincts.
En tout le MiniPC pourra afficher sur quatre écrans et sa prise OCuLink autorisera un éventuel recours à une carte graphique externe. Un module interne sans fil proposera un Wi-Fi6 et Bluetooth 5.2 pour des liaisons rapides pilotées par un circuit MediaTek MT7922. A noter enfin que le ventilateur de la partie supérieure est livré avec des LEDs RGB… qui pourront être désactivées. L’ensemble est compatible avec Windows 11 et Ubuntu.
Le GMK NucBox K15 est proposé à 319.99€ sur le site de la marque en version Barebone. Les prix des versions équipées de mémoire et de stockage avec une licence de Windows 11 sont évidemment concernés par la hausse de la mémoire vive globale. Le modèle 16Go/1To est à 519.99€ et la version 32Go/1To est à 629.99€.
La formule trouvée ici par GMKtec pour le NucBox K11 n’est pas très originale d’un point de vue composants, mais change un peu la donne d’un point de vue esthétique.
Le NucBox K11 a en effet un ventilateur à LEDs colorées sur sa partie supérieure. Mais pour que celui-ci soit visible sans que la poussière puisse entrer trop facilement dans la machine, il est recouvert par une petite plaque transparente. Cela donne un boitier à la fois sobre et lumineux qui pourra sans doute désactiver ses LEDs en cas de besoin.
Sur la carte mère, on retrouve un AMD Ryzen 9 8945HS, un processeur développant 8 cœurs Zen 4 pour 16 Threads au total, il proposera entre 4 et 5.2 GHz de fréquence et un circuit Radeon 780M comptant 12 Compute Units RDNA 3. AMD y a ajouté un NPU proposant 16 TOPS de puissance de calcul. Cette puce est prévue par le fabricant pour fonctionner entre 35 et 51 watts mais GMKtec le positionne ici pour fonctionner jusqu’à 70 watts. Il reprend une recette déjà employée par certains de ses concurrents qui ont poussé leurs minimachines avec les mêmes ambitions techniques. C’est le cas du Minisforum UM890Pro, par exemple.
L’engin pourra être piloté dans trois modes de performances. Un premier profil silencieux le calera entre 35 et 40 Watts de TDP pour des usages de base même si ces fréquences autoriseront en fait énormément de choses. Le mode équilibré fera grimper la puce Ryzen entre 54 et 60 watts. Le mode performance poussera l’engin dans ses retranchements avec un TDP entre 65 et 70 Watts, ce qui apportera plus de performances notamment pour des usages lourds ou des jeux. Mais cela se fera certainement au détriment d’un certain confort avec hausse du bruit de ventilation.
Le choix fait par GMKtec sur ce NucBox K11 est de combiner deux ventilateurs. Un dispositif classique de caloduc et ailettes ventilées situées sur la partie inférieure de l’engin qui aspirera de l’air frais depuis les ouvertures de chaque côté du boitier. Et un ventilateur sur la partie supérieure qui va aspirer de l’air frais de l’extérieur de la machine juste au-dessus des composants amovibles. Autour de cette puce AMD, on retrouve en effet deux ports M.2 2280 NVMe PCIe Gen 4 x4 en plus d’un double support de mémoire vive SODIMM DDR5-5600 permettant de monter jusqu’à 96 Go en interne.
La connectique est assez intéressante : sur la façade avant, on retrouve un port OCuLink pour connecter un dock graphique externe et un port USB4 pour différents types de docks. Un double port USB 3.2 Type-A, un jack audio combo 3.5 mm et un bouton de démarrage.
Sur la partie arrière, on note la présence de deux USB 2.0 Type-A, un DisplayPort 2.1 et un HDMI 2.1, un double port Ethernet 2.5 Gigabit, un second USB4 et une entrée d’alimentation 19 V / 6.32 A. Un Antivol type Kensington Lock est également présent. À noter que l’extraction d’air chaud de la machine se situe sous la connectique et qu’il faudra donc veiller à ce que les câbles n’obstruent pas la circulation de l’air chaud.
Le recours à la solution de montage VESA pour positionner l’engin à la verticale devrait résoudre ce problème. Avec ce type d’installation derrière un écran ou sur un meuble la connectique fixe est déplacée vers le bas et le bouton de démarrage se situe vers le haut.
Le GMKtec K15 n’a pas encore dévoilé tous ses secrets. La marque le présente sur les réseaux sociaux chinois pour le moment dans l’effeuillage classique de slides qui se veulent alléchants.
GMKtec K15
On a donc découvert un engin qui reprend le design des machines précédentes de la marque mais qui embarque un processeur Core Ultra 5 125U. Une puce 12 cœurs construite autour de 2 cœurs P, 8 cœurs E et 2 cœurs LPE pour 14 Threads au total. Le processeur Meteor Lake a été lancé à la fin de l’année 2023 et emploie une lithographie Intel 4. Son circuit graphique grimpe à 1.85 GHz tandis que le processeur fonctionne de 1.3 à 4.3 GHz pour les cœurs les plus rapides.
GMKtec K12
Particularité de ce modèle de puce mobile, elle est censée fonctionner dans un TDP allant de 12 à 57 watts en mode Turbo avec une puissance de base de 15 watts. Pour rappel, cette idée d’un TDP n’est pas la consommation de la puce en énergie, mais le nombre de watts que le constructeur doit pouvoir dissiper efficacement pour que la puce fonctionne à 100% de ses capacités. Ici, avec 15 watts de TDP, on est sur une puce mobile pensée pour des engins qui peuvent être très fins et transportables. Les 15 watts peuvent être encaissés facilement par un dispositif du type caloduc/ailettes et un ventilateur actif. Les 57 watts du mode Turbo ne sont dépensés que pour des périodes extrêmement courtes que le constructeur doit considérer mais qui ne nécessitent en général pas de gros changements techniques.
Au sein de ce GMKtec K15 qui doit mesurer exactement les mêmes dimensions que le GMKteck K12 soit 15 cm de côté et 7.4 cm d’épaisseur, il y a la possibilité de monter un système de refroidissement bien plus conséquent que sur un portable de 2 cm d’épaisseur. Le K12 propose un mode « silencieux » qui laisse son processeur fonctionner à 35 watts de TDP. GMKtec annonce donc que le processeur Core Ultra 5 125U de son K15 fonctionnera également à 35 watts de TDP. Soit plus du double de son fonctionnement normal pour de meilleures performances. Le tout pour une nuisance sonore qui devrait rester sous les 35 dB, ce qui est très confortable.
Le GMKtec K12 ci-dessus indique ce que le GMKtec K15 devrait proposer.
Pour le reste, on devrait retrouver une construction proche de ce que proposent les autres modèles du constructeur. Le GMKtec K15 embarquera deux emplacements de mémoire vive DDR5 et trois emplacements M.2 2280 NVMe PCIe Gen4 x4. La connectique n’est pas encore détaillée mais il y a fort à parier qu’elle « colle » à celle du GMKtec K12. Un port OCuLink est confirmé et, pour le reste, on devrait retrouver les mêmes connecteurs Ethernet 2.5 Gigabit, USB4, HDMI et DisplayPort.
Le mariage entre ce type de puce ultra économe « Metor Lake » et une connectique OCuLink n’est pas spécialement logique puisque Intel a pensé cette puce pour des portables très endurants. Cela n’empêchera pas les deux de fonctionner ensemble mais cela ne devrait pas être la solution la plus efficace possible pour un usage ludique. On comprend assez vite qu’ici, il s’agit surtout de reprendre le design de machines précédentes pour limiter des frais de fabrication et de R&D.
Intégrer un processeur de 2023 permettra donc en 2026 de proposer un MiniPC avec 16 Go de mémoire vive au tarif d’un engin du début 2025 avec une puce plus récente en 32 Go de mémoire vive… Je vous laisse méditer là dessus.
Le GMKtec M7 Ultra embarque donc un processeur AMD Rembrandt que nous n’avons jamais croisé sur Minimachines. Le Ryzen 7 Pro 6850U est une puce pourtant très intéressante mais elle n’a pas trouvé son chemin vers le marché des MiniPC jusqu’à aujourd’hui. La probable raison est probablement liée à un beau succès sur des portables pro. Lenovo l’a par exemple employé sur des Thinkpad T14 et T16 destinés à des flottes d’entreprises.
Avec ce processeur, le GMKtec M7 Ultra hérite de nombreux avantages. D’abord, c’est une puce de génération Rembrandt en Zen 3+, gravée en 6 nanos, qui propose un fonctionnement dans un TDP de base de 15 petits watts débrayable en 28 watts. Ensuite, il s’agit d’un 8 cœurs pour 16 threads dans des fréquences de 2.7 à 4.7 GHz qui offrira de très bonnes performances de calcul. La puce propose 16 Mo de cache L3 et s’associe à un circuit AMD Radeon 680M composé de 12 cœurs et à une fréquence de 2.2 GHz.
Cet ensemble fournira un niveau de performances tout à fait convaincant pour énormément d’usages : jeu, création 2D et 3D, programmation, vidéo, multimédia et évidemment surf et bureautique. Le constructeur met en avant des chiffres importants en jeu avec des titres récents et gourmands. Malheureusement, il oublie de préciser dans quelles conditions ces vitesses d’affichage sont obtenues. Sans ces détails techniques, ces chiffres sont donc à prendre pour ce qu’ils sont, c’est à dire de la publicité.
Cette vidéo d’un Ryzen 7 6800U, très proche du 6850U intégré ici, nous voyons un peu mieux de quoi ces puces sont capables. Sans être une machine de jeu parfaite, cela reste un engin capable de lancer des titres assez gourmands en jouant sur les différents détails graphiques et les définitions. Pour le reste, que ce soit en graphisme, en vidéo ou dans des usages assez complexes, ce type de processeur s’avère fort efficace. Assez en tout cas pour tout usage personnel.
S’il est en dessous d’un Ryzen 7 6800H en termes de performances, ce Ryzen 7 6850U consommera beaucoup moins et aura sans doute besoin d’un dispositif de dissipation moins bruyant. Cela en fait une alternative intéressante, avec des performances qui resteront souvent au-delà d’un Core i7 de 12e gen mobile classique comme le 1260P en multicœur et équivalent sur un seul. Attention cependant, si la puce est censée fonctionner en 15 watts avec un débrayage vers 28 watts, la fiche technique du constructeur laisse entrevoir la possibilité de le pousser beaucoup plus haut à 54 watts. Je ne suis pas certain que cette option soit la meilleure en termes de chauffe, de consommation et de bruit.
La ventilation proposée est classique : un ventilateur placé sous l’appareil aspire de l’air frais par la partie inférieure ainsi que les côtés de l’engin et recrache le tout au travers des ailettes métalliques à l’arrière. Ces dernières servent d’échangeur thermique à la chaleur du processeur grâce à une circulation portée par des caloducs. En fonctionnement classique, elle ne devrait pas être bruyante, mais je ne suis pas certain qu’en repoussant le processeur dans ses retranchements, cela soit la même chose.
Le MiniPC propose deux emplacements de mémoire vive en SODIMM DDR5-4800 sur deux canaux. Distribué en barebone sans mémoire ni stockage ou en versions 16Go/512Go ou 32Go/1To, le GMKtec M7 Ultra proposera deux emplacements M.2 2280 NVMe PCIe 4.0 x4. Attention, les versions préinstallées en stockage seront montées avec un SSD M.2 2280 au format NVMe PCIe 3.0. On retrouvera également un chipset sans fil Wi-Fi6E et Bluetooth 5.2 AMD RZ616 ainsi qu’un double port Ethernet 2.5 Gigabit Intel I226-V.
La connectique du GMKtec M7 Ultra est assez complète. En façade on retrouve d’abord un port OCuLink. Une extension qui reste assez rare sur un MiniPC à ce niveau de prix et qui permettra donc de piloter un circuit graphique externe. Un port USB4 est également présente avec transport d’un signal vidéo DisplayPort et d’un PowerDelivery 3.0 100w, deux ports USB 3.2 Gen2 Type-A, un jack audio combo 3.5 mm et le bouton de démarrage de l’engin.
Sur la partie arrière, on retrouve deux USB 2.0 Type-A, une sortie DisplayPort 2.0 et une autre en HDMI 2.1, les deux ports Ethernet 2.5 Gigabit, un second port USB4 identique au premier et un port d’alimentation. Un Antivol type Kensington Lock est par ailleurs présent. On regrettera la disposition de l’évacuation de chaleur sur la partie inférieure du MiniPC mais la densité des ports au-dessus reste assez faible et il sera donc possible de gérer l’ensemble pour ne pas que cela gène. En tout la minimachine pourra donc piloter quatre affichages distincts et la faiblesse du nombre de ports USB Type-A sera facilement compensée par l’ajout d’un hub USB en USB4.
Livré avec un support VESA pour une fixation derrière un écran et un petit câble HDMI pour s’y connecter à l’horizontale. Dans cette disposition, l’ensemble des principaux câbles tombera vers le bas de l’engin pendant que les ports USB les plus courants resteront accessibles au-dessus de la machine. Il sera également possible de poser le MiniPC à plat sur un bureau ou de la fixer en dessous en aménageant à chaque fois les câbles au mieux.
Vendu à partir de 309.99€ en version barebone, sans mémoire, sans stockage ni système, le MiniPC est par ailleurs proposé à 369.99€ en version 16/512 Go et 429.99€ en 32Go/1To. Les versions avec stockage étant livrées sous Windows 11 pro. Vous pouvez réduire ce montant de 10€ en vous abonnant à la mailing list de la marque. A noter que l’engin devrait apparaitre bientôt sur Amazon France, ce qui augmentera son mini score.
+ distribution certifiée
+ évolutions techniques possibles
+ accès simple aux composants
+ connectique avancée
+ larges scénarios d’usages
+ prix très intéressant en barebone
+ compatibilité Linux
– garantie une année
– SAV Chine
– coque plastique
– ventilation mal positionnée