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Asus ROG GR70 : le minipc dopé au Ryzen 9 9955HX3D

L’Asus ROG GR70 présenté au CES 2026 est un petit monstre de performances… si on le considère sous l’angle de sa compacité. L’engin mesure 28.2 cm de haut pour 18.8 cm de profondeur et 5.66 cm de large. Si on le ramène à un format classique de type « feuille A4 », on est proche d’une ramette de papier de 500 pages positionnée debout.

ROG GR70

ROG GR70

A l’intérieur de ce format, le ROG GR70 propose un équipement de machine mobile haut de gamme. Cela commence par l’emploi d’un AMD Ryzen 9 9955HX3D. Une puce Fire Range 16 cœurs Zen5 extrêmement performante. Puce équipée par défaut d’un circuit graphique basique Radeon 610M et pensée pour être associée à un processeur bien plus puissant. Chose faite ici par Asus avec l’emploi d’une puce mobile GeForce RTX 5070 8 Go. 

La puce AMD proposera un TDP de 70W et la solution Nvidia un TDP de 100W avec 15W de Dynamic Boost. L’ensemble sera épaulé par 32 Go de DDR5-5600 monté sur deux slots de mémoire vive SODIMM avec une possibilité d’évolution jusqu’à 96 Go. Le stockage choisi est un SSD de 1 To par défaut en NVMe PCIe 4.0. Mais deux ports M.2 2280 sont intégrés. Le second ne sera capable que de piloter des SSD au format PCIe 5.0 en cas d’évolution.

Le refroidissement proposé est important, double ventilation pour les composants processeur et graphique, il faut bien ça pour refroidir les 185 watts possibles dégagés par les puces. Un troisième ventilateur sera chargé de rafraichir le reste de la machine : mémoire et stockage. Difficile de savoir l’impact auditif de ces choix, le recours à de larges et épais ventilateurs pouvant permettre de déplacer beaucoup d’air sans forcément tourner à haut régime. Une seule certitude, la machine ne sera pas silencieuse en charge prolongée.

ROG GR70

Pour le reste, on retrouve une configuration complète avec Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4, Ethernet 2.5 Gigabit et une connectique proposant en façade : des USB 3.2 Gen Type-A et type-C et un jack audio combo 3.5 mm. Un bouton de démarrage et des systèmes de LEDs sont également visibles.

ROG GR70

Au dos de l’engin, on retrouve un USB4, un USB 3.2 Gen2 Type-A, quatre sorties vidéo avec deux paires de HDMI 2.1 et DisplayPort 2.1 et un Antivol type Kensington Lock. L’engin pourra piloter cinq affichages en parallèle grâce à sa sortie USB4 et son signal DisplayPort.

L’Asus ROG GR70 reste un format compliqué à justifier

La problématique rencontrée par l’acheteur devant ce type de minimachine est toujours la même. Pourquoi choisir ce format ultracompact si l’objectif d’usage est le jeu ? Le MiniPC se retrouve coincé entre trois offres concurrentes aujourd’hui.

L’engin propose peu ou prou les performances d’un ordinateur portable. Il sera sans doute plus évolutif avec de la mémoire non soudée et un SSD facilement accessible. Mais ses composants sont les mêmes qu’un portable gamer haut de gamme. Il est possible que la machine s’en tire mieux d’un point de vue refroidissement avec le gros avantage d’une épaisseur de 5.66 cm qui n’est évidemment pas tolérable sur un ordinateur mobile.

Mais dans l’absolu on sera dans le même bateau technologique. Le souci pour ce type de format, c’est que le côté niche de ce marché du MiniPC gamer compense mal le surcoût des composants annexes du format portable. En clair, Asus ne fabrique et ne vend pas assez de ces engins spécifiques pour que le prix du clavier, de l’écran et des accessoires d’une gamme de portables plus massivement vendue ne soit réellement différent. On ne connait pas le prix de cette machine pour le moment mais il va sans dire qu’il ne sera pas forcément très éloigné d’un ordinateur portable de mêmes capacités. Il va donc être difficile de justifier cette machine face à la propre offre d’Asus en terme de solutions mobiles.

Un dock graphique Thunderbolt signé Razer

Un dock graphique Thunderbolt signé Razer

Second concurrent pour ce type d’engin, un portable classique épaulé par un dock graphique en mode sédentaire. Si la facture peut être plus élevée, le résultat sera également très différent. D’abord, parce qu’on retrouvera alors un véritable ordinateur portable léger et autonome. Ensuite, parce que l’offre d’un dock permet d’intégrer dans l’équation un circuit graphique de bureau et donc de retrouver des performances supérieures ainsi qu’une évolutivité plus importante. La majorité des portables sortis pour ce CES 2026 proposent soit un USB4 soit un Thunderbolt4 ou supérieur. Ce qui ouvre la porte à des exploitations simples de ce type de dock.

Enfin, troisième concurrent, la mini tour ITX classique. Construite sur mesure ou achetée chez un fabricant, elle permettra de retrouver des performances proches d’une tour grand format, de l’évolutivité et une ventilation souvent plus aboutie. L’encombrement sera certes plus imposant que ce ROG GR70 mais sans être monstrueusement différent. La possibilité d’une plus large évolution sera également appréciée.

Sans connaitre le prix exact de cet engin, il est difficile d’avoir un avis tranché. On parle de 2000€ HT pour le modèle le plus évolué. Hormis pour un scénario d’usage vraiment tenu par ce format compact, ce type de MiniPC risque d’être extrêmement compliqué à commercialiser. Les produits concurrents seront également très chers à l’achat, encore plus en ce moment au vu de la situation du marché des composants, mais proposeront toujours plus de possibilités.

Source : Asus

Asus ROG GR70 : le minipc dopé au Ryzen 9 9955HX3D © MiniMachines.net. 2025

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Acer Swift 16 AI : un touchpad comme tablette tactile

Le Acer Swift 16 AI (SF16-71T) sera disponible au mois de mars prochain et propose une approche originale d’un problème assez ancien. Comment dessiner, signer, corriger ou retoucher sur un ordinateur portable. La solution est évidente, avec une fonction de tablette tactile.

Le Acer Swift 16 AI propose un énorme pavé tactile qui peut s’utiliser comme une tablette graphique avec un stylet. Cette idée n’est pas franchement nouvelle, mais a beaucoup de potentiel. En avril 2009, sur feu Blogeee.net, j’explorais des pistes pour redynamiser le marché des netbooks qui s’essoufflait déjà beaucoup. Je mettais en avant des solutions ultra-spécialisées puisque le prix de ces engins avait déjà tendance à la spécialisation.

Parmi ces idées de développement, on pouvait trouver un SecureBook avec l’emploi d’un TPM et de solutions de chiffrement. Un PhotoBook, avec un écran calibré en usine pour une retranscription fidèle d’images et un lecteur multicartes, un AudioBook avec une connectique d’entrée de qualité et une carte son interne proposant un bon échantillonnage.

Et, finalement, un SketchBook qui proposait une tablette graphique avec stylet en lieu et place du clavier qui serait, quant à lui, déporté en externe. Ce dernier point correspondant au besoin lié au format très compact des netbooks de l’époque. Cela aurait permis de dessiner sur le pouce, de faire des relevés, des croquis et autre avec un engin à prix très abordable et qui pourrait se transformer en une solution de productivité classique en plaçant un simple clavier magnétique par-dessus la zone tactile. Évidemment, un an plus tard, en mars 2010 sortait le premier iPad qui rendait cette idée un peu caduque.

Mais ce concept d’un engin capable d’embarquer une tablette graphique a eu d’autres échos au fil du temps, et il me semble que le dernier en date est le HoloBook de Compal présenté il y a presque un an. En mars 2025, le constructeur présentait un prototype de portable qui embarquait cette même idée d’un énorme pavé tactile proposant une compatibilité stylet. Chez Compal ce n’était qu’un concept en 3D, chez Acer cela parait évidemment beaucoup plus concret.

Acer Swift 16 AI

Acer Swift 16 AI

Le Acer Swift 16 AI est donc un portable 16″ avec une dalle OLED en 1920 x 1200 pixels 250 nits ou décliné en 2880 x 1800 pixels 340 nits. Ces écrans 16:10 120 Hz seront certifiés pour une colorimétrie correspondant à 100% à la norme DCI-P3 et proposeront une surface tactile multipoints.

À leur bord, des processeurs pouvant atteindre le Core Ultra X9 388H, la puce Panther Lake la plus haut de gamme qui embarque un circuit graphique Intel Arc B390. La mémoire vive sera soudée pour un maximum de 32 Go de LPDDR5x et le stockage monté sur un port M.2 non détaillé en format pour atteindre 2 To maximum en sortie d’usine. 

On retrouvera donc dans un châssis de 35.52 cm de large pour 24.54 cm de profondeur un engin assez complet. J’attire au passage l’attention sur le fait que ce genre de 16″ ne pèse que 1.55 kg pour 1.48 cm d’épaisseur à son point le plus haut. On est loin, très très loin des 15.6″ des années 2009 dont je parlais plus haut. Quand le moindre portable 15.6″ dépassait les 2 Kg pour une épaisseur atteignant parfois les 3.5 cm. À l’intérieur de cet Acer Swift 16 AI, on retrouve pourtant une batterie pouvant atteindre les 70 Wh qui promet au moins 14 heures d’usage en navigation web ou en exploitation bureautique et 24H en lecture vidéo.

La connectique comporte l’ensemble des éléments demandés avec deux ports Thunderbolt 4, deux USB 3.2 Type-A, une sortie vidéo HDMI 2.1, un jack audio combo 3.5 mm et un lecteur de cartes MicroSDXC. Un module  Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4 est intégré ainsi qu’une webcam FHD avec fonction infrarouge pour la reconnaissance faciale et un oeilleton de confidentialité. Trois micros sont disponibles pour l’enregistrement audio.

Des enceintes stéréo proposant une compatibilité DTS:X Ultra sont intégrées pour un son spatialisé. Acer précise au passage que la solution audio est montée pour que l’ensemble ne puisse pas entrer en résonance avec le châssis et ne créera donc jamais de vibrations parasites. 

Un pavé tactile / tablette graphique pour le Acer Swift 16 AI

Le clavier est très classique avec un retro-éclairage blanc, il occupe la partie supérieure du châssis bas. En dessous, on découvre un très imposant pavé tactile de 17.55 cm de large pour 10.97 cm de haut. Ce dernier, couvert par un verre Gorilla Glass de Corning est évidemment multipoints mais permet également de piloter l’engin grâce à un stylet. Acer a choisi le protocole MPP 2.5 ce qui rendra le Acer Swift 16 AI compatible avec n’importe quel stylet exploitant ce protocole. On pourra donc dessiner ou retoucher une image pour les métiers créatifs mais également signer des documents ou prendre des notes assez facilement.

De manière étonnante, le Acer Swift 16 AI n’embarque pas le stylet dans son châssis, il ne dispose pas de chambre pour venir le loger et sera donc à stocker à part. Il faudra donc y faire attention pour ne pas l’oublier ou le perdre, l’idéal serait que la marque propose cette machine avec une pochette sur mesure destinée à le déplacer et à embarquer stylet et chargeur. Pourquoi pas en bundle pour le lancement de l’engin prévu pour mars prochain ? Pas de prix annoncé pour les différents modèles de cet Acer Swift 16 AI pour le moment. Nul doute que le plus haut de gamme sous Intel Core Ultra X9 388H avec écran WQXGA+ et 32 Go de mémoire vive et cette option de tablette tactile ne sera pas donné. Mais l’offre est originale et sans réelle concurrence sur le marché.

Acer Swift 16 AI : un touchpad comme tablette tactile © MiniMachines.net. 2025

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MSI Prestige 13 A3M : un portable Panther Lake de 899 grammes

Le MSI Prestige 13 A3M joue sur un tableau différent de la performance brute. S’il évolue désormais dans la division Panther Lake, il n’embarque pas les puces tout en haut du classement pour se concentrer sur d’autres aspects.

MSI Prestige 13 A3M

La charnière de l’écran bascule vers l’arrière pour surélever légèrement l’engin.

Le MSI Prestige 13 A3M propose un écran de 13.3″ de diagonale, avec des bordures fines et une dalle OLED en 2880 x 1800 pixels 16:10. Un affichage très confortable avec une colorimétrie couvrant totalement la norme DCI-P3 donc pour des usages mobiles mais désormais assez classique. Ce qui le rend original, c’est qu’il est couplé avec deux autres éléments importants. D’abord, il se décline dans la gamme Intel Panther Lake et propose des puces allant jusqu’au Core Ultra 9 386H. Pas le processeur le plus puissant de la nouvelle offre, mais une solution 16 cœurs en 25 W de TDP épaulée par un circuit graphique Intel Graphics 4 cœurs qui suffira à la majorité des usages.

Ensuite et surtout, un format incroyable avec un poids plume de 899 grammes pour 29.9 cm de large, 21 cm de profondeur et 1.59 cm d’épaisseur à son point le plus haut. C’est, à deux millimètres près, un format de feuille A4. MSI a choisi un châssis en alliage magnésium et aluminium pour parvenir à ce poids plume. Cette combinaison de puissance de calcul et de mobilité en fait un engin assez exceptionnel sur le marché, même si cela s’accompagne évidemment d’un certain nombre de concessions techniques.

MSI Prestige 13 AI+ A3M

C’est quoi ce logo ???

La mémoire vive, par exemple, sera soudée à la carte mère avec des modules LPDDR5x allant jusqu’à 64 Go. Le stockage sera également limité à un seul emplacement M.2 NVMe PCIe Gen4 qui sera probablement fort peu accessible. Ce ne sont pas là des concessions particulièrement rares et des machines bien plus encombrantes ont les mêmes. Ce qui va surtout impacter ce modèle, c’est la batterie embarquée.

Un modèle 3 cellules de 53.8 Whr qui ne devrait pas proposer l’autonomie la plus impressionnante du marché. Même si la gamme de processeurs Panther Lake est moins gourmande que la précédente, il est difficile d’imaginer dépasser l’autonomie des modèles embarquant une batterie de plus de 70 Whr avec ce MSI Prestige 13 A3M. 

MSI Prestige 13 A3M : une autonomie en deux temps

Le constructeur annonce une autonomie de 19 heures dans des conditions de test bien particulières. La marque a testé l’engin en lecture de vidéo 1080p plein écran avec une luminosité basse, sans Wi-Fi, un volume sonore à 15% en mode le plus économe en énergie dans les profils disponibles. Si vous n’utilisez pas votre portable au quotidien comme si vous regardiez une série au fond de votre lit sans volonté de réveiller votre voisin, la véritable autonomie ne devrait pas dépasser les 10 heures. 

Cela sera néanmoins suffisant pour une bonne partie des utilisateurs et le fait que ce type de minimachine puisse être épaulé par une batterie externe en Power Delivery 3.0 libérera ceux ayant besoin de plus de capacités. Le recours à une solution de batterie mobile pouvant allégrement prolonger l’usage de ce type de portable en voyage, par exemple. Le MSI accepte une recharge très rapide en 100W.

L’utilisateur classique se contentera sans doute d’une autonomie de 10 heures et pourra éventuellement soit épauler l’engin d’une batterie mobile supplémentaire, soit s’équiper d’un second chargeur type GaN à laisser sur son poste de travail

Pour le reste, cela ressemble à un sans faute. La connectique est très complète, puisqu’en plus d’une solution Wi-Fi7 et Bluetooth 6.0, on retrouve deux ports Thunderbolt 4.0, deux USB 3.2 Type-A, un lecteur de cartes MicroSDXC, un jack audio combo 3.5 mm et une sortie HDMI 2.1. On a ici une distribution classique combinée à une solution USB Type-C qui permet de marier le meilleur des deux mondes.

Pas besoin de balader un adaptateur en mobilité, les ports USB type-A peuvent facilement accueillir tout type d’accessoire et la sortie HDMI est là pour se connecter à n’importe quel écran. De retour à un bureau, le Thunderbolt assurera la connexion du portable à un poste sédentaire confortable avec un seul câble. Seul bémol, le fait de ne pas avoir distribué les ports de charge de chaque côté du châssis obligera sans doute parfois à faire voyager son câble USB.

Le reste de la machine est également intéressant. On retrouve un clavier rétroéclairé blanc, une caméra FullHD avec infrarouge pour la reconnaissance faciale et œilleton de confidentialité. Caméra qui proposera une fonction de réduction de bruit en usage dans de faibles conditions de luminosité. Une paire d’enceintes stéréo 2W, une capacité d’enregistrement spatialisé avec triple micro. Un capteur de luminosité saura piloter le rétroéclairage de l’engin et un lecteur d’empreinte digitale est par ailleurs intégré. Enfin, un Antivol type Kensington Lock est disponible pour pouvoir sécuriser le MSI Prestige 13 A3M à un poste.

Le tout est livré sous Windows 11 Home ou Pro à des tarifs non encore officiels.

MSI Prestige 13 A3M : un portable Panther Lake de 899 grammes © MiniMachines.net. 2025

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Asus NUC 16 Pro : Asus muscle le jeu avec l’Intel Arc B390

L’Asus NUC 16 Pro embrasse très logiquement la dernière grande famille de processeurs Panther Lake d’Intel. Les MiniPC seront déployés dans toute une gamme de processeurs allant jusqu’au Core Ultra X9 388H.

NUC 16 Pro

NUC 16 Pro

Ce qui fait dire à la marque que cette gamme de NUC 16 Pro sera 20% plus rapide que la gamme NUC 15 Pro sous Arrow Lake tout en étant 50% plus performante en graphismes 3D dans ses versions les plus haut de gamme. Le tout en étant moitié moins gourmand en termes de consommation. Les puces retenues sont des choix assez évidents, du milieu et haut de gamme qui vont du Core Ultra 5 325 au Cora Ultra X9 pour répondre à un éventail très large de besoins. 

  Cœurs Fréq. max GPU NPU TDP
Core Ultra X9 388H 16 – 4P+8E+4LPE 5,1 GHz Arc Pro B390
(12 cœurs)
50 TOPS 65 W
Core Ultra X7 358H 16 – 4P+8E+4LPE 4,8 GHz Arc Pro B390
(12 cœurs)
50 TOPS 65 W
Core Ultra 7 356H 16 – 4P+8E+4LPE 4,7 GHz Intel Graphics
(4 cœurs)
50 TOPS 65 W
Core Ultra 5 325 8 – 4P+4LPE 4,5 GHz Intel Graphics
(4 cœurs)
47 TOPS 45 W

Certains détails doivent cependant être notés. Les modèles sous Intel Arc Pro B390 seront équipés d’origine de plus de mémoire vive avec des options pouvant aller jusqu’à 96 Go en LPDDR5x-9600 soudés à la carte mère. Les modèles sous Intel Graphics resteront épaulés par deux slots de DDR5 et pourront grimper jusqu’à 128 Go. Le stockage sera toujours monté sur une solution de double support M.2 2280 NVMe. Le premier en PCIe 5.0 x4 et le second en PCIe 4.0 x4.

Aucune version haute de ce NUC 16 Pro n’a été annoncée, contrairement aux habitudes d’Intel reprises par Asus précédemment : un seul modèle semble être proposé en 4.2 cm de haut. Aucun NUC 16 Pro avec une baie 2.5″ SATA3 ne semble être prévu pour le moment. Le boitier mesurera 14.4 cm de large pour 11.7 cm de profondeur. A noter que l’ancien modèle « Slim » mesurait 3.7 cm d’épaisseur et que la version haute était à 5.4 cm avec sa baie 3.5″. Ce modèle de 4.2 cm semble donc être un compromis favorisant autant l’encombrement que le refroidissement de l’engin.

Refroidissement qui sera assuré par une solution très complète, puisqu’on retrouve un duo de ventilateurs qui expulseront l’air chaud depuis les côtés vers l’arrière. La chaleur sera concentrée de manière classique vers des ailettes métalliques par un trio de caloducs. Le second ventilateur fera circuler de l’air frais au niveau des composants secondaires : mémoire et stockage pour les versions ayant un processeur au TDP de 65 watts. Les performances globales devraient être excellentes pour les modèles les plus haut de gamme.

Comme pour sa gamme Expercenter PN55, on retrouvera un dispositif permettant une ouverture sans outil avec une petite gâchette permettant de débloquer la partie inférieure du boîtier. Un port Antivol type Kensington Lock empêchant de faire cette manipulation une fois mis en place.

NUC 16 Pro

Le NUC 16 Pro est pensé pour l’entreprise

On retrouve une connectique très évoluée avec, en façade, deux ports USB 3.2 Gen 2 Type-A et un USB 3.2 Gen 2 Type-C en plus du bouton de démarrage éclairé d’une LED.

A l’arrière, on distingue pas moins de deux ports Thunderbolt 4, deux sorties vidéo supplémentaires variant entre HDMI 2.1 ou DisplayPort 2.1 suivant les modèles, deux USB 3.2 Gen 2 Type-A et deux Ethernet 2.5 Gigabit. Asus fait donc l’impasse sur le bon vieux port Jack audio pour cette gamme NUC 16 Pro. Il faudra faire appel à un DAC USB vers Jack audio pour retrouver ces fonctions. Ces MiniPC pourront afficher en UltraHD sur quatre écrans simultanément, ils se débarrassent au passage du dernier port USB 2.0 encore présent sur la version précédente.

NUC 16 Pro

Il manque les câbles…

Le reste est très classique avec un module Wi-Fi7 et Bluetooth 6.0 pour des liaisons sans fil rapides en plus de la gestion du double réseau filaire. L’engin est livré avec un bloc secteur assez classique – et imposant – de 120 à 150 watts suivant les modèles de processeurs choisis. Un support VESA sera proposé avec la minimachine.

Pas de date ni de prix pour le moment. Asus pousse ces modèles NUC 16 Pro comme des MiniPC d’entreprise. Au vu du contexte actuel sur les prix de la mémoire et du stockage, le choix de proposer les modèles les plus haut de gamme avec de la LPDDR5 soudée risque de faire exploser les tarifs. Difficile de voir s’il sera possible pour un particulier de choisir un engin de ce type. Cela pourrait même être un défi pour les finances d’une profession libérale de choisir un engin de ce type avec 96 Go de LPDDR5 embarqué.

Asus NUC 16 Pro : Asus muscle le jeu avec l’Intel Arc B390 © MiniMachines.net. 2025

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Asus ExpertCenter PN55 : un NUClike au parfum Ryzen AI

Equipé de processeurs Gorgon Point d’AMD, le nouvel Asus ExpertCenter PN55 reste très compact et performant. Pensé pour de multiples usages, il propose le profil parfait pour une intégration en entreprise.

La minimachine ne mesure que 13 cm de côté pour 3.4 cm de haut, dans la prolongation des précédents MiniPC de cette gamme chez Asus. L’ExpertCenter PN55 est en effet l’évolution logique des PN54 sous Ryzen AI 300 lancés il y a tout juste un an pour le CES 2025. Puis repris dans une version Hawk Point en PN54-S1 en octobre dernier.

ExpertCenter PN55

ExpertCenter PN55

L’Asus ExpertCenter PN55 compte sur l’ajout à cette gamme de puces plus rapides avec la possibilité de choisir des solutions Ryzen AI 400 allant jusqu’au Ryzen AI 9 HX 470. Une puce 12 cœurs Zen5 et 24 Threads composée de 4 cœurs Zen5 et 8 cœurs Zen 5c dans un TDP oscillant entre 15 et 54 W. Une solution qui profite d’un excellent circuit graphique AMD Radeon 890M avec 16 cœurs et un NPU XDNA2 développant 55 TOPS. 

Le MiniPC sera également proposé en version Ryzen AI 5 430 et Ryzen AI 7 445. Des modèles qui ne seront donc pas franchement plus rapides que ceux de l’année passée

ExpertCenter PN55

On retrouvera à bord de belles capacités d’évolution avec deux slots SODIMM de DDR5-5600 capables d’accueillir jusqu’à 96 Go de mémoire vive. Les possibilités de stockage sont réduites au minimum avec un unique port M.2 2280 en NVMe PCIe 4.0. Un module sans fil Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4 est aussi présent.

Le refroidissement est, semble-t-il, très latéral avec deux larges ouïes d’aération sur les côtés de l’engin pour laisser de l’air s’évacuer. En dessous de la machine, on découvre une large ouverture destinée à aspirer de l’air frais. On notera au passage un système de fixation VESA mais aussi la possibilité d’ouvrir l’engin sans outil.

Un loquet et une gâchette permettront de libérer facilement la plaque inférieure pour faire face à la mémoire, au stockage et à la carte sans fil. Cette option est limitée par la présence d’un antivol qui bloquera l’ouverture.

ExpertCenter PN55

L’Asus ExpertCenter PN55 propose une connectique complète et une option idiote

La connectique est plutôt complète avec en face avant deux ports USB 3.2 Type-A et un port USB Type-C de même capacité ainsi qu’un jack audio combo 3.5 mm. Un petit bouton au centre abrite un petit micro. Asus poursuit l’exploitation d’un double bouton en façade. A gauche le bouton de démarrage de la machine très classique, à droite, l’option totalement imbécile d’un bouton « Copilot ». Je ne comprends toujours pas l’intérêt de ce bouton.

J’imagine que pour Asus c’est une économie, parce que Microsoft va sponsoriser le bouton et une partie du marketing pro d’Asus derrière. Mais pour l’utilisateur, cela n’a aucune espèce d’intérêt. Encore une fois, qui va lâcher sa souris pour appuyer sur le bouton de son MiniPC souvent planqué derrière son écran en VESA alors que l’icône Copilot est désormais partout sous Windows 11. La bonne question serait d’ailleurs plutôt : qui va cliquer sur Copilot tout court ?

Asus explique en gros « le bouton sert à activer Copilot et donc à poser une question orale à la machine »… Ce que j’aimerais BEAUCOUP voir en pratique dans un Open Space. Le souci de ces engins, c’est qu’ils sont employés là où les entreprises manquent de place en général. Dans des lieux comme des bureaux partagés, où plusieurs collaborateurs vont travailler côte à côte. Quelle espérance de vie aurait un collègue qui se mettrait à interroger à l’oral son poste de travail sous Copilot pour lui demander la météo, de lancer une recherche quelconque ou à connaitre l’heure à laquelle il est censé prendre son train ? Elle ne serait pas énorme à mon avis. Ses « collègues » seraient ravis de lui expliquer comment bien se comporter en groupe. Surtout si cela suppose que le MiniPC lui réponde ensuite via des haut parleurs…

Au-dessus du châssis, on distingue par contre, un lecteur d’empreintes digitales bien utile pour une identification facile de son poste.

Sur la partie arrière, on retrouve un USB4 avec signal DisplayPort, deux sorties DisplayPort 1.4, une sortie HDMI 2.1, un USB 2.0 Type-A, un USB 3.2 Type-A, deux ports Ethernet 2.5 Gigabit et un jack d’alimentation. L’ Asus ExpertCenter PN55 est alimenté par un bloc secteur de 120 watts. Sur le côté droit de la minimachine, on distingue la présence de son Antivol type Kensington Lock.

Asus ExpertCenter PN55 : un NUClike au parfum Ryzen AI © MiniMachines.net. 2025

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AceMagic Retro PS1 : Un MiniPC au format PlayStation

Ce nouveau MiniPC AceMagic Retro PS1 apparait en « dur » quelques jours après que la marque ait fait part de son intention de proposer un AceMagic RetroX5. Les deux ont un point commun évident, celui de proposer un design très nostalgique.


Ce MiniPC AceMagic Retro PS1  devrait accueillir des puces pouvant aller jusqu’aux AMD Ryzen AI 9 HX 470, soit la gamme supérieure à celle du RetroX5. Cette puce se compose de douze cœurs : quatre en Zen 5 et huit cœurs de type Zen 5c. 24 Threads au total associés à un circuit graphique Radeon 890M. La mémoire vive pourra monter jusqu’à 64 Go de DDR5 et le stockage sera confié à une solution NVMe PCIe non détaillée mais pouvant atteindre 4 To. Probablement une unité Gen4 x4 en M.2 2280.

Le boitier mesurera 14 cm de large pour 12.8 cm de profondeur et 4.08 cm d’épaisseur. Suffisamment de place pour embarquer deux Ethernet 2.5 Gigabit, un module Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4 ainsi que quatre ports USB 3.2 Type-A, deux USB 3.2 Type-C, des sorties vidéo HDMI et DisplayPort. 

AceMagic RetroX5 et AceMagic Retro PS1

AceMagic RetroX5 et AceMagic Retro PS1

Le nom « AceMagic Retro PS1 » est une invention de ma part puisque la véritable appellation de cette machine n’est pas encore connue. Elle lève en tout cas un doute sur la volonté réelle de la marque de se frotter aux services juridiques de Nintendo et Sony. Si le design de ce second modèle est moins évident, celui de la version Nintendo NES est toujours très évocateur. Suffisamment pour soulever le sourcil gauche de la société nippone que l’on sait si tatillonne d’un point de vue licences.

A la vue des deux engins côte à côte, on se rend compte assez vite que la connectique est identique et que ce ne sont que les emballages qui changent.

AceMagic RetroX5 : un MiniPC au format de la console NES

Source : ElChapuzainformatico.com

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Thunderobot présente un MiniPC au look de Steam Machine

Je pense que cela va être une tendance dans les mois à venir, des MiniPC au format de la Steam Machine de Valve vont être présentés. Thunderrobot annonce cette tendance sans beaucoup de détails techniques pour le moment. Il faut dire que la présentation de la solution de Valve est récente.

Thunderobot est une marque chinoise qui sort rarement de ses frontières. Débordant à peine sur les régions limitrophes. Son nouveau MiniPC présenté au CES 2026 dans un format cubique se rapprochant du Steam Deck semble pourtant faire partie des pistes envisagées par beaucoup de constructeurs pour 2026.

Equipé d’un processeur AMD Ryzen AI Max+ 395 très performant avec son circuit graphique Radeon 8060S, la machine a, semble t-il, beaucoup de points communs avec la Steam Machine. En particulier, l’emploi d’un énorme dissipateur sur sa partie supérieure et une évacuation de la chaleur qui fonctionne de la même manière que l’engin de Valve.

Thunderobot

La connectique est toutefois largement plus étoffée, on retrouve sur la station de Thunderobot l’ensemble des ports classiques d’un MiniPC haut de gamme. Double port USB 3.2 Type-A en façade, un USB 3.2 Type-C, un jack audio combo 3.5 mm et un lecteur de cartes SDXC.

A l’arrière, quatre ports USB 3.2 Type-A supplémentaires, deux sorties HDMI, un DisplayPort, deux ports Ethernet et un Antivol type Kensington Lock. 

Aucune autre information technique n’est disponible. Pas de détails sur la mémoire vive, le stockage ou la gestion des réseaux. Pas d’info précise sur les capacités des différents connecteurs non plus. 

Des similitudes et beaucoup de différences entre Valve et Thunderobot.

La face avant ne présente pas de système de LEDs identique à la trouvaille de Valve pour le Steam Deck. Mais il est possible que le bouton de démarrage, entouré d’une zone qui semble transparente, joue le même rôle. Reste à espérer que Thunderobot ne joue pas encore une fois au jeu de l’IA et présente des versions uniquement équipées des 128 Go de mémoire vive habituels. Non pas que le public soit contre le fait d’avoir beaucoup de mémoire vive, simplement que le prix de cet équipement est un peu prohibitif en ce moment.

Je ne serais vraiment pas surpris de voir une myriade de minimachines de ce type débarquer dans les trimestres à venir. Pas forcément équipées de puces Strix Halo mais reprenant ce design particulier. Difficile de savoir dans quelle mesure ce type d’engin pourrait avoir droit à une licence de Steam OS.

Valve annonce la Steam Machine, sa minimachine de jeu

Source : VideoCardz

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HyperX devient la marque gaming du constructeur HP

HP HyperX devient ainsi le nouveau nom emblématique des ordinateurs de jeu du constructeur. Les PC Omen ne disparaissent pas pour autant, leur appellation évolue.

HyperX au boot !

HyperX au boot !

Les anciens HP Omen « tout court » ne disparaissent pas forcément pour autant, ils vont simplement changer d’étiquette et d’emballage pour se retrouver sous la marque HyperX Omen. Il s’agit de capitaliser sur ce qui était au départ une marque secondaire de périphériques de jeux. HyperX est une création de Kingston, fabricant de solutions de stockage, qui a voulu diversifier son activité avec des produits accessoires orientés jeu. Des claviers, des souris, des casques. Évidemment,  Kingston ne fabriquait rien lui-même et les produits étaient juste sous-traités à un industriel compétent avant d’être injectés sur le marché.

La marque Omen a été sponsor de plusieurs équipes e-Sport

La marque Omen a été sponsor de plusieurs équipes e-Sport

Quand Kingston a vu que la mode des périphériques gaming commençait à devenir trop concurrentielle avec de plus en plus de produits en tous genres, il a sorti le discours bien rôdé habituel. La marque voulait se concentrer sur son activité principale… HP a donc racheté HyperX en 2021 pour la coquette somme de 425 millions de dollars. Quand en 2020, HP avait redécouvert la modularité des PC de bureau avec ses tours Omen, la marque s’était déjà rapprochée de Kingston en intégrant ses  barrettes mémoire HyperX. LE rapprochement était en cours.

La cession de l’activité d’accessoires de jeu vers HP s’est sans doute faite dans une transition sans douleur. Au lieu d’envoyer ses rapports par email à Kingston, le responsable de l’usine des produits gaming a dû changer pour hp.com. Au bout de quelques temps, la production a été validée et les bons logos sont apparus sur les notices et les boites en carton. Le truc amusant, c’est que malgré les investissements assez importants d’HP dans la marque Omen, c’est bien HyperX qui semble avoir gagné.

Une fiche produit d'écran HypoerX Omen

Une fiche produit d’écran HyperX Omen où seul le logo HyperX est visible

Seule la marque HyperX sera visible sur les produits

Pour ne pas perdre totalement les sommes injectées dans la promotion de la marque Omen, HP se décide à continuer de l’employer dans ses dénominations. Ce qui donne encore une fois des noms à rallonge qui ne seront jamais acceptés par le grand public. Jamais aucun client ne poussera la porte d’un magasin en demandant si le nouveau HP HyperX Omen Max 16 – auparavant appelé HP Omen Max 16 – est en stock. Pas plus qu’un vendeur n’en fera la réclame avec cette appellation. Aucun particulier ne pianotera jamais cette double référence dans le moteur de recherche de son magasin préféré.

Le site HyperX.com brouille allègrement les pistes aujourd’hui avec ce nom de marque HyperX qui présente d’abord un listing de produits Omen et un popup qui vient vous parler de Cookies signé par HP. Il est donc assez logique de venir faire un peu de ménage dans tout cela et de regrouper l’ensemble des produits gaming sous une unique appellation « générique ». 

Il faudra sans doute un peu de temps pour que tout cela soit réellement lisible. Enfin, lisible.… Les marques Omnibook, EliteBook, ProBook, OmniStudio, Envy, Pavilion,Victus, Essential, HP Z et autres Elite restent bien vivantes chez HP.

HyperX devient la marque gaming du constructeur HP © MiniMachines.net. 2025

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Le dock ONEXGPU 3 passe sous Radeon RX 9070 XT

One Netbook profite du CES 2026 pour annoncer son nouveau dock graphique ONEXGPU 3. Sans grosse surprise, ce modèle passe au circuit graphique Radeon RX 9070 XT. Une solution RDNA 4 en 180W accompagnée de 16 Go de mémoire vive GDDR6.

La solution proposera donc du FSR4 et se connectera au choix en OCuLink ou en USB4. Deux connectiques qui ne permettront pas d’exploiter la totalité des capacités de la puce graphique embarquée. L’OCuLink sera plus performant mais laissera tout de même quelques miettes de bande passante en retrait. L’USB4 sera dans tous les cas nécessaire pour exploiter le port M.2 NVMe PCIe 2.0 qui permettra d’ajouter du stockage au dispositif.

Le OneXGPU 3 par The Verge

Le OneXGPU 3 par The Verge

Des connecteurs accessoires sont également présents puisque le ONEXGPU 3 propose deux ports USB 3.2 Type-A, un lecteur de cartes MicroSDXC et un Ethernet Gigabit. Ces éléments auront pareillement besoin de la connectique USB pour fonctionner. Le boîtier mesurera 22.8 cm de haut pour 16.57 cm de profondeur et 4.8 cm de large.

Aucune date ni aucun tarif n’ont été communiqués.

Le dock ONEXGPU 3 passe sous Radeon RX 9070 XT © MiniMachines.net. 2025

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ASRock NUC Ultra 300 BOX : la panthère apprivoisée

Les NUC Ultra 300 BOX d’ASRock ressemblent franchement à des NUCs d’Intel. Dans leur approche, leur format et leur distribution, il est difficile de ne pas voir de filiation directe. Logique donc d’observer ces appareils, prévus pour une date indéterminée cette année, au travers de ce prisme.

ASRock NUC Ultra 300 BOX

ASRock NUC Ultra 300 BOX

Deux versions des ASRock NUC Ultra 300 BOX sont prévus, toutes équipées très logiquement de puces Intel Panther Lake. Attention, la différence de nom est subtile mais d’importance. Les NUC Ultra 300 mesurent 11.8 cm de large et 11 cm de profondeur pour 4.9 cm d’épaisseur. Les NUCS Ultra 300 sont exactement la même taille mais plus que 3.8 cm d’épaisseur. En ce sens, ASRock reprend le concept de base des NUC d’Intel qui proposait deux versions de ses machines pour adapter leur stockage.

Sur ces modèles cependant, aucun emplacement 2,5″ ne semble prévu. Les minimachines n’ont pas non plus détaillé les puces qu’elles embarqueront, mais il ne fait pas trop de doute qu’elles proposeront des Core Ultra X9 388H puisque la marque met en avant une capacité de traitement d’IA de 180 TOPS. D’autres puces devraient évidemment être proposées pour des versions plus accessibles. La mémoire vive semble être très intelligemment1 montée sur des slots SODIMM de DDR5-7200 qui pourront accueillir jusqu’à 128 Go.

On retrouvera deux ports M.2 PCIe 5.0 x4 non détaillés en format, mais probablement en 2280. Un autre port M.2 (2242 ?) en PCIe Gen 4 x4 sera également disponible. Des modules Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4 seront par ailleurs de la partie.

Les NUC Ultra 300 BOX sont des clones des  Ultra 200 et Ultra 100…

Pas beaucoup d’autres détails pour le moment, peu d’info sur le pourquoi une différence de taille entre les NUC Ultra 300 et leurs cousins NUCS Ultra 300. Peut être que le dissipateur des versions les plus musclées demandera un peu plus d’épaisseur. Peut-être qu’ASRock n’a tout simplement pas communiqué sur la présence d’une baie 2.5 pouces. Peut-être enfin, scénario déjà vécu avec d’autres marques, que le constructeur a recyclé les boitiers de ses NUC Ultra 200 sous Arrow Lake-H lancés il y a un an tout pile, ainsi que les NUC Ultra 100 présentés en décembre 2023. La marque a, semble-t-il, simplement ôté leur connecteur SATA mais sans changer le reste. Une manière d’économiser le design d’un nouveau boitier.

Les NUC Ultra 300 ressemble à 100% aux NUC Ultra 200

Les NUC Ultra 300 ressemblent à 100% aux NUC Ultra 200

Si tel est le cas, on devrait retrouver une connectique sensiblement identique. Les deux versions semblent en tout cas correspondre d’un point de vue design. Cela veut dire un bouton de démarrage sur le capot sur la version basse, pratique pour une exploitation en mode VESA. 

Sur la version haute, le bouton retournera en façade. La connectique semble assez complète. On aura droit à un jack audio combo 3.5 mm, un Thunderbolt 4, quatre ports USB 3.2 Gen 2, deux sorties HDMI et deux Ethernet 2.5 Gigabit sur la version haute.

Les NUC Ultra 300 ressemble à 100% aux NUC Ultra 200

Les NUCS Ultra 300 Box moins épais proposeront cinq ports USB 3.2 Gen 2 en Type-A et Type-C, toujours deux HDMI mais un unique port Ethernet 2.5 Gigabit. Il parait très vraisemblable que ASRock propose comme d’habitude des cartes mères nues de ces modèles pour une intégration industrielle. Ce dernier mot est d’ailleurs à ne pas prendre à la légère.

Les solutions de la marque sont assez difficiles à acheter. Les professionnels peuvent en général contacter ASRock pour commander leurs produits et les NUC Ultra 300 BOX ne devraient pas faire exception. Mais, pour un particulier, tant qu’un revendeur ne prend pas sur lui le risque de les distribuer, c’est souvent quasi impossible de trouver ces minimachines.

ASRock NUC Ultra 300 BOX : la panthère apprivoisée © MiniMachines.net. 2025

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Derrière l’annonce de l’intérêt d’Intel pour les Consoles PC

Le marché des Consoles PC existe depuis un moment, mais il est resté marginal jusqu’à l’apparition du Steam Deck. La solution de Valve a rendu ces appareils populaires tout en faisant découvrir leur existence au grand public. Pour lancer sa minimachine, Valve s’est appuyé sur AMD en lui commandant un processeur sur mesure pour cet usage ultramobile.

Le Steam Deck

D’autres constructeurs internationaux ont voulu monter dans le train du succès de Valve avec leurs propres consoles PC. En premier lieu Asus et Lenovo. Ces deux marques se sont appuyées sur des puces AMD spécifiquement mises en œuvre pour ce marché. D’autres marques, plus exotiques, ont également intégré ces puces et lancé des produits sous processeur Ryzen. Un seul constructeur s’est associé à Intel pour son offre, MSI avec sa Claw. Au fil des mois, avec le développement de ce marché particulier, AMD n’a fait que gagner du terrain.

Les ventes de Consoles PC ne sont pourtant pas à la hauteur de la place qui leur est faite dans l’actualité. Elles sont dopées par le fait que beaucoup de rédactions reçoivent des exemplaires de tests et que le format est nouveau. Il génère de l’attention et donc du clic. Beaucoup hésitent a passer à la caisse et la situation ne devrait pas s’améliorer avec des modèles de plus en plus chers pour l’année qui vient.

En février 2025, les expéditions de ces appareils étaient estimées à 6 millions d’unités en trois années de commercialisation. Ce qui laissait dire à Acer qu’il s’agissait d’un marché assez secondaire. Probablement assez peu rentable dans la durée. L’idée étant que le nombre d’acheteurs de ces appareils, en majorité des Steam Deck, n’en rachèterait pas de si tôt. Une raison suffisante pour ne pas s’engager trop loin dans l’aventure.

 

Vers des Consoles PC Intel

La panthère d’Intel veut pourtant un bout du gâteau des Consoles PC

Au CES Intel a pourtant évoqué l’arrivée d’une gamme de puces Panther Lake adaptées à ces Consoles PC. Décision qui parait étrange de prime abord puisque cette gamme de produits ne sera peut-être jamais au niveau des ventes de portables plus classiques ou de MiniPC. On peut chercher la raison de ce choix de s’intéresser à ce marché dans une volonté de séduction de la part d’Intel. Ces consoles s’adressent surtout aux joueurs qui, s’ils n’achèteront pas forcément ce format, pourront apprécier les efforts de la marque si elle parvient à détrôner AMD sur ce segment. Les retombées en termes d’images pouvant rejaillir ensuite sur des parts plus importantes du catalogue de produits équipés de puces Intel. 

Une bataille d’image peut donc être évoquée. Même si les ventes de ces appareils restent marginales, Intel aurait tout à gagner à proposer une puce plus efficace que celles d’AMD. En termes de communication, ce serait évidemment une énorme réussite. En 2024 Intel était bien à la peine pour présenter au public de simples alternatives à l’hégémonie d’AMD.

En 2026, sur l’image de présentation d’Intel au CES 2026 on peut lire beaucoup de noms. MSI qui travaille déjà avec Intel avec les consoles MSI Claw. On retrouve également Acer qui semble donc se décider à rentrer sur ce marché ainsi que GPD et Onexplayer qui ont déjà un catalogue de consoles PC. Les autres noms ne sont pas des marques grand public mais des industriels. Inventec, Foxconn, Compal, Pegatron, Wistron et Quanta sont les usines qui fabriquent la majorité des ordinateurs aujourd’hui. Si toutes ces entreprises se décident à intégrer des puces Intel Panther Lake dans des consoles en 2026, cela ne veut dire qu’une seule chose. D’autres noms se cachent derrière ces fabricants. Probablement de grandes marques internationales de PC qui ne veulent pas froisser, pour le moment, leurs relations avec AMD.

Un processeur Panher Lake

Un processeur Panher Lake

Cette approche dévoile à mon sens surtout un changement de stratégie

Cette ambition d’Intel de pénétrer ce marché des Consoles PC est un bon angle pour enfoncer le clou d’un détail important de la nouvelle donne proposée par Intel avec Panther Lake. Depuis très longtemps, la position de leader de la marque lui a fait regarder de haut les besoins des fabricants. C’était à eux de choisir les puces dont ils avaient besoin sur leur catalogue et d’adapter leurs produits en conséquence.

Entre prix, puissance, consommation, disponibilité, services et marketing, un constructeur construisait sa gamme en intégrant les puces Intel Core de manière assez peu subtile. Un Core i3 pour l’entrée de gamme, un Core i5 pour le milieu de gamme et un Core i7 pour le haut de gamme. Des variations de puissance et de consommations étaient également proposées. En bref, un fabricant piochait dans un menu de puces décidées par Intel.

Certaines gammes d’ordinateurs spécifiques ont bien sûr eu droit à des constructions sur mesure de la part d’Intel. Je pense évidemment aux netbooks sortis sous Celeron et, devant leur succès, rapidement relayés par des puces Atom plus adaptées. Mais dans la grande majorité des cas, Intel proposait des puces et le marché piochait dans son catalogue.

En face, chez AMD, la proposition était sensiblement différente. Depuis toujours AMD propose à ses partenaires la possibilité d’un développement sur mesure de ses puces. Des aménagements pratiques suivant des besoins spécifiques relayés par ses ingénieurs. La puce AMD « Aerith » intégrée dans les premières consoles Steam Deck est un excellent exemple de cette offre. Valve et AMD se sont rapprochés pour développer la solution la plus à même de répondre à un cahier des charges spécifique. Et, derrière cette production spécifique, AMD a décliné l’idée dans des solutions Z1 et Z2 compatibles avec Steam OS et adaptées à ce marché particulier.

La carte mère du Steam Deck premier du nom et sa puce Aerith créée sur mesure pour Valve.

La carte mère du Steam Deck premier du nom et sa puce Aerith créée sur mesure pour Valve.

Cela fait longtemps qu’AMD pratique cela, la marque dispose d’une entité de processeurs « Custom » qui permet à de nombreux industriels de déployer des puces Ryzen dans de nombreux segments. Parfois des marchés minuscules mais assez riches pour qu’ils payent des solutions très rentables pour la marque. AMD est par exemple très présent sur le segment des machines à sous avec des processeurs parfaits d’un point de vue affichage, fiabilité et robustesse contre d’éventuelles attaques. Un détail important, puisque ces machines manipulent de l’argent. C’est un marché limité en termes de taille mais très rémunérateur.

Ce qu’annonce Intel avec Panther Lake au CES 2026, c’est une approche assez similaire. Quand Intel indique qu’une vague de consoles PC va débarquer sous processeur Panther Lake en 2026, ce n’est pas une explosion de ses ventes sur ce marché. C’est sa capacité à développer des puces réellement adaptées aux besoins de ses clients. Le fondeur fait un pas de côté, change l’approche qu’il a de son offre et se met plus à l’écoute. Cela lui est possible grâce à ses compétences de fondeur, mais aussi et surtout par l’ensemble des choix architecturaux intégrés à Panther Lake.

Comme on l’a vu en octobre 2025, cette gamme de puces est construite en pensant dès le départ à une imbrication de cœurs. À un patchwork de compétences mises côte à côte pour répondre à tout types de besoins. Le design de chaque puce peut embarquer différentes options, opter pour plus ou moins de mémoire, choisir dans un panel de circuits graphiques disponibles et compatibles et même s’adapter aux prix recherchés par chaque constructeur. 

En clair, il est désormais possible de venir frapper à la porte d’Intel et de demander une puce Panther Lake unique. Exactement comme l’a fait Valve il y a quelques années en toquant chez AMD pour obtenir leur puce Aerith. Bien entendu, ce n’est pas spécifiquement le marché des Consoles PC qui est visé, mais l’ensemble de l’industrie qui peut venir trouver exactement ce dont il a besoin pour construire les machines qu’il cherche à développer. Du processeur à basse consommation pour une tablette à la puce gourmande et performante d’une station de travail en passant par une solution mixte mais économique pour un portable plus standard.

L’intérêt de cette annonce d’une arrivée de Consoles PC Intel en 2026 n’est pas la couverture de segments particuliers. C’est que les constructeurs vont pouvoir commander précisément leurs propres puces. Et cela fait toute une différence.

 

Panther Lake, mieux comprendre le futur mobile d’Intel

Derrière l’annonce de l’intérêt d’Intel pour les Consoles PC © MiniMachines.net. 2025

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Minisforum BD395i MAX : une carte Mini-ITX AMD Strix Halo

La Minisforum BD395i MAX propose, dans le format très ramassé des 17 cm de côté du Mini-ITX, l’accès à une solution AMD Ryzen AI Max+ 395 et à un port PCIe pour une éventuelle carte fille.

BD395i MAX

BD395i MAX

La carte sera livrée uniquement avec de la mémoire vive soudée de type LPDDR5X-8000 et pourra accueillir jusqu’à 128 Go de celle-ci. Le constructeur a choisi d’exploiter les quatre canaux en additionnant quatre modules de 16 Go. On devine la volonté de la marque de capitaliser encore une fois sur un usage très lié aux LLMs avec ce modèle. Je doute d’ailleurs que des versions ayant moins de 128 Go de mémoire soient réellement disponibles. Le stockage se fera sur un port M.2 2280 NVMe PCIe 4.0 x4 pouvant accueillir des modules de 8 To.

Point intéressant de cette Minisforum BD395i MAX, la possibilité d’ajouter au besoin une carte fille sur un port PCIe 4.0 x16. On pourra donc épauler la solution avec diverses options secondaires. Carte graphique pour seconder le circuit Radeon 8060S embarqué mais plus probablement des cartes permettant un accès à plus de stockage ou des solutions de NPU. 

A noter que Minisforum a décidé d’intégrer un dissipateur passif sur le processeur mais que le format retenu est celui du LGA 1700 d’Intel. Il sera donc possible et assez simple de changer ce dernier pour une solution commerciale plus performante. De quoi maintenir au frais la puce d’AMD surtout si on conjugue la solution avec un watercooling et des ventilateurs de châssis. La carte propose en effet toute la connectique pour les alimenter.

BD395i MAX

La connectique embarquée est assez large avec, pour commencer, un module Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4 MT7925 et un double circuit Ethernet. Un premier module RTL8125 proposera une solution 2,5 Gigabits et un second RTL8127 assurera une liaison 10 Gigabits. Le reste de la connectique présente sur la carte mère est assez vaste. Outre le port 24 broches d’alimentation et les 8 broches dédiées au processeur, on retrouvera une alimentation pour système Watercooling en 12 volts, trois alimentations pilotées de ventilateurs, les broches du panneau avant pour le système, l’audio mais également trois ports USB : un USB 2.0 Type-A classique, un USB3.2 Type A et un USB 3.2 Gen 2 Type-C. Des broches d’alimentation et de pilotage RGB sont aussi de la partie.

Sur la partie arrière, on retrouve une connectique classique avec des sorties vidéo HDMI 2.1 et DiplayPort 2.1, deux USB4, deux USB 3.2 Type-A, deux USB 2.0 Type-A, des ports d’antenne et trois ports Jack séparés. La carte Minisforum BD395i MAX demandera une alimentation de 500W ou plus. Elle est censée supporter Windows 11. Pas de précision d’un éventuel support Linux même si on voit, assez mal, pourquoi des distributions classiques seraient incompatibles.

Pas de date ni de tarif pour la BD395i MAX

Cela fait une carte concurrente à celle du Framework Desktop dans ce type de format compact. Pour le moment, pas de date ni de tarif. En espérant des déclinaisons futures vers les nouveaux Strix Halo dans des versions avec moins de mémoire vive ou un passage à des slots SODIMM pour que le commun des mortels puisse se la procurer. Une carte Ryzen AI Max+ 392 ou Ryzen AI Max+ 388 pourrait avoir un certain succès avec deux slots SODIMM et cette possibilité d’extension PCIe. 

Source: Minisforum et TweakTown

Minisforum BD395i MAX : une carte Mini-ITX AMD Strix Halo © MiniMachines.net. 2025

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Acer Veriton RA100, une station de travail Strix Halo

Prévue pour ce premier trimestre 2026, l’Acer Veriton RA100 est une station de travail clairement orientée vers des usages IA. Elle reprend pour cela une recette que l’on connait bien avec à son bord un processeur AMD Strix Halo Ryzen AI Max+ 395.

Acer Veriton RA100

Acer Veriton RA100

Acer présente la minimachine comme un outil parfait pour les créateurs de contenus, développeurs et autres designers. Compacte, elle apporte sur votre bureau une alternative aux tours plus massives tout en concentrant un joli niveau de performances. Cela grâce en grande partie aux compétences particulières de la puce mobile embarquée.

Le Ryzen AI Max+ 395 est un processeur 16 cœurs Zen 5 qui développe 32 threads. Il embarque surtout un circuit graphique Radeon 8060S construit par 40 cœurs RDNA 3.5. Circuit qui propose une fonctionnalité assez rare, la possibilité de lui adresser énormément de mémoire vive partagée. Détail qui permet à l’utilisateur de piloter des IA gourmandes en mode local avec un assez bon niveau de performances. Accessoirement, la puce propose également un NPU maison 50 TOPS.

l’Acer Veriton RA100 embarque donc très logiquement 128 Go de mémoire vive, de la LPDDR5-8000 soudée à bord sur quatre canaux. Un montage qui offre une bande passante de dialogue avec la puce Radeon de 256 GB/s et accélèrera d’autant plus la performance globale des IA embarquées.

Acer Veriton RA100

L’Acer Veriton RA100 est un PC IA qui ne dit pas vraiment son nom

Le constructeur met en avant son offre comme un engin capable de tout faire : architecture, conception graphique, développement, composition musicale, jeu 3D, montage vidéo et autres usages professionnels. Et c’est tout à fait le cas, la machine n’aura pas à rougir de ses performances pour ces tâches. Mais ne nous voilons pas la face, il y aura sans doute beaucoup plus d’intérêt pour un professionnel du monde graphique ou du jeu à choisir une solution plus standard. Un PC au format ITX par exemple, avec une carte graphique type GeForce, sera plus efficace dans la majorité des cas.

Entre les fonctions CUDA de ces cartes graphiques pour les calculs lourds et les accélérations spécifiques du monde du jeu, le choix d’un PC plus évolutif sera plus raisonnable.

La cible réellement visée par l’Acer Veriton RA100 est plutôt explicitement un public à la recherche d’une solution capable de piloter des IA en local. C’est la seule raison logique d’embarquer autant de mémoire vive soudée sur la carte mère en ce moment. L’impact du prix de cette mémoire va rendre le MiniPC absolument inintéressant pour la majorité des autres usages en réalité. Rares sont les logiciels métiers à avoir vraiment besoin d’autant de mémoire et aucun joueur n’en tirera un réel avantage.

Acer Veriton RA100

Difficile de savoir pourquoi Acer garde des pudeurs vis-à-vis de cet usage particulier, peut-être que la marque cherche juste élargir sa cible. Mais dans tous les cas, la station de travail n’aura pas vraiment d’intérêt pour d’autres publics que des personnes intéressées par l’IA locale. Avec moins de mémoire embarquée, la minimachine aurait surement eu plus d’intérêt pour un plus grand public.

Pour le reste, on retrouve une solution bien équipée avec un maximum de 4 To de stockage M.2 2280 NVMe PCIe, un module Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4 et une connectique encore peu détaillée. Les images laissent cependant voir différents ports USB 3.2 Type-A et Type-C, un jack audio combo 3.5 mm, un lecteur de cartes SDXC, un bouton de démarrage qui semble pouvoir abriter un lecteur d’empreintes digitales.

Acer Veriton RA100

Acer Veriton RA100

Si cette connectique ne vous évoque rien, c’est que vous ne suivez pas le blog avec attention.

La disposition des connecteurs est absolument identique à toute une série de minimachines sous AMD Strix Halo lancées en 2025. Je reprends la séquence : bouton 1, bouton 2, lecteur de carte, USB Type-C, double USB type-A, jack. C’est absolument identique en tous points à la Corsair AI Workstation 300 annoncée en aout 2025. C’est la même déclinaison de ports que les Colorful SMART 900 en juin dernier, FEVM FA-EX9, AOKZOE et PELADN Y01.

Corsair AI Workstation 300

Corsair AI Workstation 300

Coïncidence technique ? Pas vraiment. Si tous les constructeurs se retrouvent avec la même disposition de connecteurs, c’est parce qu’ils se basent sur le même dessin de carte mère. Au départ, je pensais qu’il s’agissait de la production d’une seule et même usine qui expédiait la carte à différents acteurs. Et c’est peut être bien le cas en ce qui concerne les petites marques noname qui ont dégainé en premier.

Mais depuis j’ai appris que la carte mère en question est directement issue des laboratoires d’AMD qui a fourni un schéma de développement spécifique pour ses AMD Strix Halo les plus puissants. Un dessin de carte qui permet d’embarquer les modules de mémoire LPDDR5 de la manière la plus efficace possible. Les différents constructeurs se basent donc tous sur ce design pour construire leurs propres machines et, comme la recette fonctionne bien et que le dessin de la carte est complexe, ils ne cherchent pas à révolutionner quoi que ce soit.

Cela ne veut pas dire que le modèle signé AOKZOE ou Corsair sera identique à celui d’Acer. Les différents processus et grades de composants qui entrent en jeu dans la construction de ces cartes peuvent être très différents. Il est impossible de comparer une carte avec des composants comme des Mosfets haut de gamme avec un modèle embarquant des modèles de capacités identiques mais beaucoup plus bas de gamme. Ne serait-ce qu’en termes d’efficacité énergétique et de chaleur dégagée, il existe d’énormes différences sur ce seul composant.

L’Acer Veriton RA100 n’a pas encore de date précise de commercialisation ni de tarif.

Acer Veriton RA100, une station de travail Strix Halo © MiniMachines.net. 2025

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Zotac ZBOX CI360 nano : du fanless un peu fainéant

Pour résumer l’appareil, rien de plus simple. Le MiniPC Zotac ZBOX CI360 nano est un clone du Zotac ZBOX CI338 nano annoncé en janvier 2025. Même châssis, même processeur et mêmes connectiques. Ce qui change, c’est uniquement la qualité de la mémoire embarquée. 

ZBOX CI360 nano

ZBOX CI360 nano

Si le CI338 était équipé d’une solution de mémoire SODIM DDR4-2666, le ZBOX CI360 nano passe, quant à lui, à un slot de DDR5-4800… C’est l’unique changement opéré sur la machine. La raison est probablement plus conjoncturelle qu’une recherche de performances. Les différences de capacités et de rapidité de calcul proposées par ce changement de mémoire sur ce type de processeur étant marginales.

Zotac a simplement besoin d’une référence supplémentaire pour faire face à la crise actuelle de la mémoire vive. Si la marque n’arrive pas à mettre la main sur un lot de DDR4, elle aura désormais la possibilité de proposer une alternative avec le ZBOX CI360 nano sous DDR5. La proposition d’un modèle « Barebone », livré d’origine sans mémoire ni stockage, dans un format SODIMM DDR5 fait également sens puisque la mémoire de ce type a de plus en plus tendance à être recyclée par les utilisateurs au fil du temps. On se souvient au passage que le Zotac ZBOX CI337 nano de 2023 était déjà équipé de mémoire vive DDR5-4800 mais sous processeur Intel N100.

ZBOX CI360 nano

Pour le reste, pas de changements majeurs. Le boîtier est toujours le même depuis des générations de machines chez Zotac. On retrouve donc les mêmes connecteurs et fonctions que sur la minimachine précédente avec deux ports M.2. Un port 2280 au format NVMe PCIe 3.0 X2 et un second au format M.2 2280 NVMe PCIe 3.0 x1 par ailleurs compatible SATA 3.0. Les deux ports peuvent accueillir des SSD M.2 2242. Zotac joue donc à un jeu de chaises musicales avec ses différents composants pour répondre aux besoins de ses marchés. C’est toujours un bon élève mais il ne s’agit plus vraiment d’une société réellement innovante ces dernières années.

ZBOX CI360 nano

Pour le reste, on retrouve une connectique très classique embarquée dans ce boitier de 12.78 cm de large pour 12.68 cm de profondeur et 5.68 cm d’épaisseur. Un USB 3.2 Gen 2 Type-C avec DisplayPort, trois USB 3.2 Gen 2 Type-A, deux jack audio 3.5 mm séparés, deux Ethernet Gigabit, une sortie DisplayPort 1.4 et deux sorties HDMI. Attention, la machine aura bien quatre sorties vidéo mais ne diffusera pas plus de trois sorties en simultané. Un lecteur de cartes MicroSDXC est également présent et un port d’antenne permettra au module interne en Wi-Fi6E et Bluetooth 5.3 de fonctionner.

Sans grosse surprise, le ZBOX CI360 nano sera proposé en modèle barebone sans mémoire ni stockage, mais en version équipée de 8 Go de DDR5 et 128 Go de SSD  NVMe sous Windows 11. Pas de prix ni de date officielle de commercialisation pour le moment.

Le ZBOX CI360 nano n’apporte pas vraiment de nouveautés techniques

On sent un basculement vers une logique industrielle ces dernières années pour Zotac. Avec une base de clients de plus en plus institutionnelle. Certains grands comptes qui se fournissaient chez Intel du temps des NUC ont trouvé chez le constructeur les machines dont ils avaient besoin. Entre des MiniPC destinés à de l’affichage passif et des stations que l’on peut surtout considérer comme des clients légers, Zotac a trouvé une voie commerciale.

Et cela semble ne plus trop l’inciter à rechercher de nouveaux formats ni à faire évoluer ses gammes passives. Le constructeur joue au grand jeu des chaises musicales avec ses composants sans changer de format. C’est probablement ce que demandent les principaux clients de la marque à cette gamme. Avoir un format plus ancien que l’on pourra remplacer par le nouveau en cas de panne. Un format stable sur lequel un intégrateur pourra compter quand il réalise le mobilier d’un lieu public.

Le Zotac ZBox nano CI320 nano de...2014

Le Zotac ZBox nano CI320 nano de…2014

En 2015, à la sortie du Zotac ZBOX CI322 nano sous Celeron J1900 et qui était déjà la suite d’un CI320 proposé un an auparavant. J’écrivais ceci : « Mon petit doigt me dit que Zotac n’est pas prêt d’abandonner ce format et que l’arrivée de puces toujours plus performantes avec des dissipations toujours plus basses devrait pousser le constructeur à maintenir ces gammes fanless pour un bon bout de temps. »

Je ne pensais pas à l’époque que onze ans plus tard, la marque n’aurait pas fait évoluer outre mesure son boitier et son système de dissipation passive. Zotac a des ingénieurs de talent et pourrait réfléchir à optimiser, après plus de dix années d’amortissement, à une amélioration de son système passif. Il est grand temps de proposer des options plus abouties et créatives pour le grand public.

Source : Zotac

  Spécification
Processeur Intel Processor N150 (quad-core, 0.8 à 3.6 GHz)
Mémoire 1 × DDR5-4800 SODIMM (jusqu’à 16 Go)
Graphiques Intel Graphics
Sorties vidéo 2 × HDMI 2.0 (4K@60Hz), DP 1.4, DP via USB-C
Affichages Jusqu’à 3 écrans
Stockage 2 × M.2 (PCIe 3.0 x2 + PCIe/SATA)
Réseau 2 × Ethernet Gigabit
Sans fil Wi-Fi 6E, Bluetooth 5.3
USB 4 × USB 3.2 Gen 2 (Type-A & Type-C)
Audio Entrée micro, sortie audio, HDMI 8-ch
Refroidissement Passif (fanless)
Alimentation 19V / 45W
Dimensions 127.8 × 126.8 × 56.8 mm
OS Windows 11 ready
Fixation Compatible VESA

Zotac ZBOX CI360 nano : du fanless un peu fainéant © MiniMachines.net. 2025

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Lenovo Yoga Mini i : La panthère va tourner rond

Le Lenovo Yoga Mini i est une vraie minimachine, un boitier de 13 cm de diamètre et 4.86 cm d’épaisseur qui est pensé pour rester exposé sur un bureau. Avec un format de 0.65 litre et un poids de 600 grammes, c’est un engin que l’on pourra facilement déplacer de pièce en pièce.

La forme circulaire de ce Lenovo Yoga Mini i est évidemment originale. On a connu des TVBox de ce format, mais les fabricants de PC ont jusque là évité d’embarquer leurs, composants dans ce type de gabarit. Il faut dire que c’est probablement le moins simple à prendre en charge avec des composants classiques. 

A l’intérieur du Yoga Mini i, on retrouvera des puces Intel Panther Lake pouvant aller jusqu’au Core Ultra X7 358H. Une puce mobile très compétente avec 16 cœurs et un circuit Intel Arc N390. Pour que l’intégration soit plus simple, Lenovo ajoutera jusqu’à 32 Go de mémoire vive en LPDDR5x-8533 directement soudée sur la carte mère ainsi qu’un SSD M.2 de 2 To au format NVMe.

Le boîtier en aluminium cache quelques bonnes idées au-delà de son format. Construit en aluminium, il semble pourtant proposer un module Wi-Fi7 et Bluetooth 6.0 pour des débits rapides sans fil tout en ajoutant une fonction originale. Le MiniPC peut en effet proposer une fonction de réveil lorsqu’il détectera des perturbations dans le signal Wi-Fi qui l’entoure. L’utilisateur pourra donc retrouver un MiniPC qui sortira de sa veille lorsque vous rentrerez dans une pièce par exemple. Je trouve l’idée un peu étrange d’avoir un PC qui s’allume dès que quelqu’un s’approche. Mais on pourra sans doute désactiver cette fonction dans un usage personnel. Pour un usage pro, avec une machine en libre accès, cela peut avoir du sens.

On retrouvera également un jeu de lumières RGB, en bas du boitier, dont l’unique but sera de vous alerter de différents états de votre système. Les lumières s’activeront par exemple quand vous recevrez un nouvel email. La lumière pourra éventuellement changer pour signaler la mise en veille de l’appareil. Enfin, l’utilisateur pourra interagir avec une IA ou passer des appels directement avec le Lenovo Yoga Mini i qui embarque une paire de micros et un haut-parleur. L’ajout d’une webcam offrant l’image au reste du dispositif.

Le Lenovo  Yoga Mini i est prévu pour juin.

La connectique est assez complète, on retrouve pour commencer un lecteur d’empreintes digitales intégré dans le bouton de démarrage. On liste également deux ports Thunderbolt 4 et un USB 3.2 Gen 2 Type-A, une sortie vidéo HDMI 2.1, un Ethernet 2.5 Gigabit et un jack audio combo 3.5 mm. L’alimentation se fera via le port USB Type-C dédié depuis un bloc secteur en 65 ou 100 Watts suivant la configuration retenue.

La disponibilité n’est pas pour maintenant avec un calendrier estimant les premiers Yoga Mini i en magasin en juin prochain. Le prix de base est à prendre avec des pincettes au vu du contexte actuel mais Lenovo évoque un ticket d’entrée autour des 700$… HT.

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Lenovo Yoga Slim 7i Ultra : un impressionnant poids plume

Le Yoga Slim 7i Ultra de Lenovo ne séduira pas forcément tout le monde, mais l’engin est indubitablement une réussite pour le constructeur. Avec un poids plume, un écran haut de gamme et un équipement interne à même de soutenir la majorité des besoins, c’est un vrai outil de production ultraportable qui est proposé.

Lenovo Yoga Slim 7i Ultra

Le Lenovo Yoga Slim 7i Ultra propose un clavier rétroéclairé

Réussir à proposer un engin de 14 pouces de diagonale performant en dessous du kilo n’est pas une mince affaire. Le Lenovo Yoga Slim 7i Ultra y parvient avec un ensemble de caractéristiques assez impressionnantes. 

Lenovo Yoga Slim 7i Ultra

Il embarque un processeur Intel Core Panther Lake avec des puces pouvant atteindre le Core Ultra X9 388H associé à 32 Go de mémoire vive LPDDR5-9600 et un stockage NVMe de 2 To dans un format M.2 2242 PCIe Gen4. Livré obligatoirement sous Windows 11, il proposera toute la puissance nécessaire à un usage informatique complet. Si cette offre de base est assez classique et va se retrouver dans de nombreuses machines pour ce début d’année, elle est ici couplée à un ensemble d’éléments très impressionnants.

Lenovo Yoga Slim 7i Ultra

Cela commence par un écran très haut de gamme. Le Yoga Slim 7i Ultra profitera d’une dalle 14″ en 2880 x 1800 pixels tactile OLED 120 Hz 100% à la norme DCI-P3 qui est pensée pour un véritable usage en mobilité. L’engin qui affiche 975 grammes a été construit pour pouvoir être sorti de sa housse n’importe où et n’importe quand. Sa dalle est donc capable de compenser la lumière extérieure de manière très poussée, avec un pic de luminosité pouvant atteindre 1100 nits.

Le châssis de la machine est construit en alliage de magnésium et d’aluminium pour gagner en liberté et Lenovo parvient tout de même à intégrer une batterie de 75 Wh 4 cellules dans 13.9 mm d’épaisseur. Le recours à un pavé tactile – au demeurant très large – de type haptique est en effet moins gourmand en épaisseur que les solutions traditionnelles, ce qui permet de mieux distribuer le poids de la batterie. Une webcam 5 mégapixels est intégrée avec un double microphone et une solution infrarouge pour offrir de la reconnaissance faciale au système. 

Petit bémol, la connectique demandera des adaptations. Elle comprend uniquement trois ports Thunderbolt 4, deux à gauche et un à droite. Un bouton permettra de désactiver la webcam mais aucune connexion USB Type-A, HDMI ni aucun lecteur de cartes ne seront disponibles. Avec 31.2 cm de large pour 21.2 cm de profondeur, la place nécessaire était pourtant disponible, mais je suppose que cela aurait alourdi l’engin. On note tout de même que l’on pourra recharger l’appareil de chaque côté et que Lenovo propose un chargeur rapide qui permettra de remettre la machine sur pied pour 3 heures en 15 minutes de branchement sur secteur.

La connectique au réseau est assurée par une solution Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4 et on note la présence d’enceintes sur les flancs de la machine. Le Lenovo Yoga Slim 7i propose des sorties stéréo compatibles Dolby Atmos grâce à l’emploi de quatre enceintes au total.

Le Lenovo Yoga Slim 7i Ultra dispo en précommande

Deux premières versions de cette machine sont listées en France avec une disponibilité prévue pour le 2 février prochain chez Lenovo. Une version Core Ultra 7 355 32 Go / 1 To sous Windows 11 familial à 1799€ et une version Core Ultra 7 355 32 Go / 2 To sous Windows 11 Pro à 2069€ TTC. Il est possible de modifier certains composants de chaque machine pour baisser la note. Passer à Windows 11 famille permet par exemple d’économiser 100€ sur le second modèle. La mémoire vive étant soudée, il n’est pas possible de la modifier. J’imagine que le prix de la version Core Ultra X9 388H ne sera pas des plus accessibles.

Lenovo Yoga Slim 7i Ultra : un impressionnant poids plume © MiniMachines.net. 2025

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Lexar Air Portable : le SSD pour cyclistes

Le point fort du Lexar Air Portable c’est son poids. L’objet pèse 19 grammes. Un poids tellement plume qu’il pèse moins qu’un (bon) câble USB, explique le fabricant. Cela parait être anodin et peu important, mais balader un SSD léger est une bonne chose.

Lexar Air Portable

Lexar Air Portable

Je parle de cyclistes parce que les plus fondus que je connais me précisent souvent le poids des divers équipements de leur vélo. Le poids de leur dérailleur, de leur pédalier ou de leurs roues et autres. Cela se comprend quand on pédale sur des centaines de kilomètres, chaque gramme pèse une tonne au final. Pour un SSD, ce n’est pas forcément le point le plus important mais il se conjugue ici avec d’autres avantages bien maitrisés. C’est donc un bonus pas inintéressant à considérer.

Lexar Air Portable

Le Lexar Air Portable pourra proposer jusqu’à 2 To de stockage dans un boitier de 7 cm de haut pour 5 de large et 9.3 mm d’épaisseur qui propose un espace pour l’accrocher à une dragonne ou autre. Le petit boitier est résistant aux chutes de 2 mètres et sera compatible avec des environnements difficiles. Les températures extrêmes ne lui font pas peur puisqu’il est censé résister par -40°C et +85°C tout en proposant un fonctionnement normal entre 0 et 55°C. Certifié IP65, le SSD est prévu pour résister quelque peu à la poussière et aux éclaboussures.

Compatible avec la technologie Magsafe, il peut se fixer au dos des smartphones qui proposent ce type de fonctionnalités pour venir compenser un stockage interne un peu faible. Si votre smartphone n’est pas doté de ce type de technologie, Lexar propose dans le paquet un anneau magnétique à coller sur votre smartphone ou sa coque pour le rendre compatible. Un câble court permettra d’exploiter le SSD directement dans cette position.

La vitesse de transfert est également correcte, en USB 3.2 Gen 1 via sa prise USB Type-C, le Lexar Air Portable promet du 390 Mo/s en écriture et 400 Mo/s en lecture. Pour plus de lisibilité, la marque assure un transfert de 1 Go en 3 secondes. Le SSD promet surtout de pouvoir accompagner un smartphone ou un portable sans alourdir votre bagage et, avec un petit câble USB, pourrait quasiment venir se fixer sur ces équipements. Le constructeur propose une application permettant le transfert automatique des photos et vidéos directement vers le SSD. Une manière de sauvegarder ses prises de vues loin de tout réseau.

Le vrai problème de ce Lexar Air Portable sera finalement de ne pas l’oublier dans une poche ou s’il est accroché à un sac ou un vêtement. Avec un poids aussi léger, il pourrait se faire oublier et passer aussi bien à la lessive qu’être oublié au fond d’un sac quand on en a besoin.

Le Lexar Air Portable troque la vitesse pour le poids

Je me demande dans quelle mesure ce Lexar Air Portable n’est pas une solution d’adaptation aux problématiques actuelles du marché. Avec des pénuries de composants de stockage, ressortir des puces moins rapides en USB 3.2 Gen2 Type 1 et jouer sur le fait que leur montée en température est moindre pour limiter le poids de leurs dissipateurs a peut-être motivé la création de ce produit. Avec un prix public annoncé de 149€ le 1 To et 219€ les 2 To. Les SSD sont poids plume mais leur tarif est élevé.

Lexar ES4 Portable

Lexar ES4 Portable

La marque propose toujours des SSD proposant ce même type de fonctionnalités pour moins cher même si ils sont plus lourds. Si vous n’êtes pas cycliste mais que vous préférez l’haltérophilie, le Lexar ES4 Portable de 1 To est à 109.99€ avec des débits de 1050 et 1000 Mo/s. Il profite en effet de son côté d’une connectique bien plus rapide en USB 3.2 Gen2 Type2. Son poids grimpe à 95 grammes. 

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Asus ROG Zephyrus Duo 16 : un portable double écran 16″ OLED

Le ROG Zephyrus Duo 16 2026 est une nouveauté intrigante et assez originale même si elle ne correspondra finalement qu’à peu de profils d’usages. La gamme Zéphyrus a toujours été un laboratoire expérimental pour le constructeur qui proposait déjà des formules double écran en 2020. Mais si les premiers Zéphyrus du genre proposaient un écran secondaire très large en repoussant le clavier vers le bas du châssis, ce nouveau modèle extrait littéralement la saisie vers l’extérieur avec la proposition d’un clavier séparé.

L’idée du ROG Zephyrus Duo 16 est d’aller plus loin. Proposer une formule hybride entre le portable et la tablette en gommant quelque peu l’usage d’un ordinateur portable mobile classique. Avec ce format, on imagine aussi bien une exploitation sur le pouce, entre deux rendez-vous, dans un train ou à la table d’un café. Qu’un usage sédentaire plus posé. La machine propose un encombrement assez important qui n’aura véritablement tout son sens que dans une solution déployée demandant finalement beaucoup de mise en place.

ROG Zephyrus Duo 16

ROG Zephyrus Duo 16

Le scénario le plus évident est une exploitation en mode sédentaire avec un pied déployé pour porter les deux écrans l’un au-dessus de l’autre dans une configuration assez originale. Le clavier magnétique fourni, sans fil, se retrouvant positionné en dessous pour une exploitation standard. Cela permet de piloter de nombreux programmes. L’écran supérieur est confortablement positionné en face des yeux, l’écran inférieur peut afficher des informations secondaires. Si pour le jeu ce n’est pas forcément la formule idéale, cela aura du sens pour d’autres scénarios : visioconférence, développement, usages créatifs et autres applications s’accommodant parfaitement du double écran.

Mais Asus propose d’autres usages de la machine. Dans un mode « tente » le ROG Zephyrus Duo 16 permettra de jouer face à face ou de proposer à un autre utilisateur de consulter des données.

Le ROG Zephyrus Duo 16 embarquera un clavier qui restera en place en sandwich entre les deux écrans

Le ROG Zephyrus Duo 16 embarquera un clavier qui restera en place en sandwich entre les deux écrans

Ces usages originaux sont évidemment à combiner avec des usages plus classiques où on positionnera le clavier par-dessus un des écrans pour gagner en compacité. Évidemment, dans ce type de configuration, la machine ne sera pas très confortable à l’usage. Il faudra déployer l’engin, l’ouvrir, positionner le clavier et, au moment de le ranger, tout refaire dans l’autre sens. Le portable sera également assez lourd et épais. Cette exploitation « classique » sera donc possible mais moins confortable qu’une machine lambda.

Le double écran pourra également se positionner en mode portrait pour des usages spécifiques.

Le double écran pourra également se positionner en mode portrait pour des usages spécifiques.

C’est donc une solution assez clivante qui demandera réflexion avant tout achat. Certains des clichés proposés par Asus font envie et différents métiers ou usages peuvent fantasmer sur l’exploitation de cet engin au quotidien. Mais il faut mettre ces idées à l’épreuve d’une pratique au jour le jour dans les différents scénarios rencontrés.

Ce que propose Asus ici c’est de payer, probablement fort cher, un usage qui revient à séparer le clavier d’un dispositif classique quand on peut avoir une toute autre approche bien plus économique. L’utilisation d’un écran externe proposera le même genre de gymnastique, un double affichage et une utilisation sensiblement identique mais pour une fraction du prix de ce ROG Zephyrus Duo 16.

Certains des scénarios d’usages de l’engin sont difficiles à imaginer. Je ne peux pas croire que la photo ci-dessus illustre un quelconque confort d’exploitation. C’est une utilisation plus fantasmée que possible, le centre de gravité de l’ensemble devant être assez haut, le moindre problème d’équilibre transformerait l’expérience en… drame. Avec un poids de 2.8 kg, le ROG Zephyrus Duo ne sortira probablement pas bien vivant d’une chute de canapé.

ROG Zephyrus Duo 16

Le ROG Zephyrus Duo 16 propose une belle fiche technique

Les deux écrans afficheront grâce à des dalles OLED en 2880 par 1880 pixels de 16 pouces en 120 Hz. Des solutions tactiles qui prendront en charge des stylets actifs et afficheront une belle colorimétrie couvrant 100% de la gamme DCI-P3. Avec 1100 nits, ils permettront des usages dans des environnements très lumineux. On retrouvera par ailleurs du Wi-Fi 7 et du Bluetooth 6.0, une batterie de 90 Wh sur laquelle Asus ne s’est pas trop étendu niveau autonomie. Précisant juste qu’elle se rechargera de moitié en 30 minutes avec un adaptateur de 250 watts. La présence de ces deux grands écrans et du matériel interne ne devrait pas assurer de grands voyages loin d’une prise de courant. Ce qui est logique pour un engin de jeu de ce format et de ce poids, l’engin pèsera tout de même 2.84 kg.

Pour le reste on retrouve une webcam 1080p, six enceintes stéréo et Dolby Atmos, deux ports Thunderbolt 4.0, deux ports USB 3.2 Gen2 Type-A, une sortie HDMI 2.1, un jack audio combo 3.5 mm et même un lecteur de carte micro SD.

Prévu pour le second trimestre, ce modèle se conjuguera dans des déclinaisons qui n’avaient, semble t-il, pas du tout anticipé la hausse des tarifs de la mémoire vive. Et cela risque de compliquer les choses pour Asus. Équipée d’une puce Intel Panther Lake Core Ultra X9 388H, la machine proposera des options permettant de lui ajouter un circuit mobile secondaire. Avec le choix entre une GeForce RTX 5070 Ti et une RTX 5090 dans un TGP assez impressionnant de 135 watts.

ROG Zephyrus Duo 16

Le châssis en aluminium jouera sans doute un rôle dans la dissipation des composants, mais cela reste impressionnant de glisser un tel équipement sous un écran. Asus explique avoir repensé toute la carte mère pour que cela fonctionne. Les deux ventilateurs ont été déployés à des points stratégiques pour compenser l’absence d’aspiration possible depuis les touches du clavier. Une Vapor Chamber permet d’encaisser les watts en faisant tampon pendant que les ventilateurs assurent le maintien d’une température stable.

Deux versions sont annoncées pour le moment : le modèle GeForce RTX 5090 sera systématiquement livré avec 64 Go de mémoire LPDDR5x et 2 To de stockage,. La version GeForce RTX 5070 Ti sera, quant à elle, proposée avec 32 Go de mémoire vive et 1 To de stockage.

Ticket d’entrée ? 4999€ TTC tout de même pour la version la plus légère avec une disponibilité prévue pour le second trimestre 2026.

Asus ROG Zephyrus Duo 16 : un portable double écran 16″ OLED © MiniMachines.net. 2025

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Acer Aspire 14 AI : un 14″ sobre et complet avec option OLED

Le nouveau Acer Aspire 14 AI présenté au CES 2026 se déploie dans deux voies différentes. D’un côté, on retrouve une gamme Intel Panther Lake capable de proposer des Core Ultra 9 386H. De l’autre, des processeurs AMD Gorgon Point jusqu’au Ryzen AI 7 445.

Acer Aspire 14 AI A14-A71M (AMD)

Acer Aspire 14 AI A14-A71M (AMD)

Dans les deux cas, l’idée est de proposer un large niveau de performances pour adresser tout type de publics. La formule du Acer Aspire 14 AI est assez simple, coller à l’air du temps, sans particulièrement briller en terme d’innovation mais plutôt sur un bon rapport performances / prix. Un pari qui pourrait être gagnant pour cette année 2026. Le processeur pourra être entouré au maximum par 32 Go de mémoire vive LPDDR5x et de 1 To de stockage NVMe PCIe Gen4 évolutif sur un port M.2.

Acer Aspire 14 AI A14-A71M (AMD)

Acer Aspire 14 AI A14-A71M (AMD)

Acer Aspire 14 AI : une formule très classique

On retrouve donc une dalle de 14 pouces en 1920 x 1200 pixels, un format 16:10 avec un rafraichissement de 120 Hz entouré de fines bordures. La dalle de type IPS par défaut ne brille pas par une colorimétrie extraordinaire mais elle peut évoluer vers des versions OLED 120 Hz bien plus abouties sur ce poste. Une option tactile sera également proposée avec des charnières qui s’ouvrent à 180° pour une utilisation à plat de leur dalle tactile.

Acer Aspire 14 AI A14-I71M (Intel)

Acer Aspire 14 AI A14-I71M (Intel)

Le reste est tout aussi standard avec un clavier de type chiclet, bien intégré pour exploiter au maximum l’espace du châssis et un très large pavé tactile. Le boîtier mesure 31 cm de large pour 22.5 cm de profondeur et 1.58 cm d’épaisseur. Le poids du Acer Aspire 14 AI varie suivant les puces avec 1.25 Kg pour les versions Intel et 1.27 Kg pour l’AMD. Dans les deux cas l’Acer Aspire 14 AI embarque une batterie de 65 Wh.

Acer Aspire 14 AI A14-I71M (Intel)

Acer Aspire 14 AI A14-I71M (Intel)

La connectique présente deux ports USB Type-C, deux USB 3.2 Type-A, une sortie HDMI 2.1 et un jack audio combo 3.5 mm. Dans le cas de la version Intel, les ports Type-C seront au format Thunderbolt 4. La liaison sans fil proposera du Wi-Fi6E et Bluetooth 5.3. Une webcam avec trois micros sera embarquée, elle capturera en FullHD et proposera un capteur infrarouge pour la reconnaissance faciale. Un obturateur de confidentialité sera également présent pour bloquer toute exploitation non désirée. Des enceintes stéréo proposeront un signal DTS.

Acer Aspire 14 AI A14-I71M (Intel)

Acer Aspire 14 AI A14-I71M (Intel)

Rien de vraiment nouveau ou de spécialement original avec ces machines donc, Acer s’est contenté de faire une mise à jour vers de nouveaux processeurs. Tout en jouant à fond la carte d’une communication IA. Une certification Copilot+ et tout un univers de fonctionnalités signées par la marque pour améliorer le son, l’image et autres fonctions.

J’aime beaucoup le design de cette machine, c’est assez passe-partout mais plutôt réussi dans son genre. L’année va être compliquée pour les marques et cette approche très sobre pourrait aider Acer à ne pas faire exploser ses tarifs. Reste qu’on remarque ici que le choix d’une mémoire vive soudée va probablement compliquer la tâche du constructeur. Les modèles les mieux équipés seront sans doute assez chers et les autres ne pourront pas évoluer.

Acer Aspire 14 AI : un 14″ sobre et complet avec option OLED © MiniMachines.net. 2025

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