Le chancelier allemand Friedrich Merz a de son côté affirmé vouloir mener des discussions avec ses alliés européens afin de trouver une réponse commune aux nouveaux droits de douane américains, avant une rencontre avec le président Donald Trump à Washington.
«Une approche unie de l’Union européenne sera nécessaire», a indiqué le ministre délégué au Commerce, Nicolas Forissier, dans un message transmis par le ministère à l’AFP.
Le président américain annonce ce samedi une hausse de ses droits de douane mondiaux de 10 à 15% au lendemain du revers majeur infligé par la Cour suprême à sa politique commerciale agressive, jugée en grande partie illégale.
La décision de la haute juridiction ouvre la voie à des demandes massives de dédommagement. Groupes de distribution, chambres de commerce et élus démocrates réclament déjà des comptes à la Maison-Blanche.
«Nous allons passer les cinq prochaines années devant les tribunaux», a déclaré Donald Trump, assurant que le sujet des remboursements n’était «pas abordé» par la Cour suprême.
Le chef de l’État a salué l’existence de «pouvoirs et contrepouvoirs» aux États-Unis après la décision de la Cour suprême limitant la politique commerciale de Donald Trump. Washington prévoit toutefois l’entrée en vigueur d’une taxe douanière mondiale de 10% d’ici le 24 février.
«Nous voulons continuer à exporter (...) et le faire avec les règles les plus loyales qui soient (...) et ne pas subir des décisions unilatérales», a déclaré le chef de l’État à son arrivée au Salon de l’agriculture, estimant qu’il faut «être dans une logique d’apaisement».